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Ne manquez pas les deux derniers chapitres de Darkwatch, où s'affronteront Le Chevalier Noir et l'Empereur !

Clash of the Warriors & La Révolte

"Lors d'une rafle de la Ligue des Ombres, la Lignée décide d'intervenir et de massacrer les hommes de Ra's Al Ghul. Les habitants, excédés par la situation, décident de se révolter, avec le support de l'Empereur et ses troupes. Le G.C.P.D est dépassé et les justiciers n'ont d'autre choix que s'en mêler, Batman en tête."

(Petit aperçu des évènements en vidéo ici)


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 Pour le premier rendez-vous... [PV Batman]

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MessageSujet: Pour le premier rendez-vous... [PV Batman]   Ven 30 Aoû - 22:35

... Il est vivement conseillé d'apporter un présent Pied de Biche

Il y a cette énorme blague, qui se transmet de génération en génération, dans cette espèce de fange décrépie que forme l'humanité. Les fêtes de fin d'année. On ment aux gens pour qu'ils achètent des cadeaux minables à leurs prochains, pour essayer de générer un maigre sourire sur leurs visages livides, que l'hiver de ses mains froides et narcotiques a plongé dans une torpeur saisonnière. Il est vrai qu'il existe, tout le long de l'année, des évènements pour remonter le moral d'une population qui est perdue dans un monde moderne qui va déjà trop vite pour elle. Mais le Joker trouvait dans les fêtes de fin d'année une hypocrisie si perfide, si vile, si propre à cette société déchue qui permettaient à ces réjouissances d'obtenir la palme de la bonne grosse blague. Le cynisme est là, vif, tranchant, net. Lui, il n'a pas besoin d'une fête pour sourire, il n'a pas besoin d'un cadeau sous un arbre d'émeraude pour s'émerveiller. Pourtant, il n'avait pas l'humour facile, mais l'artificiel vendu par la civilisation ne le satisfaisait plus. Il transcendait cette médiocrité, visionnaire, clairvoyant. Il savait trouver dans son monde l'humour, sans avoir besoin d'un quelconque artifice. Mieux que cela, il avait un talent qui avait été oublié par les uns et les autres : lorsque l'humour n'était pas là, il savait le fabriquer, tel un alchimiste de la réalité. Ce talent, qui était aussi une malédiction, il ne le devait qu'à un seul homme.

Les gens se regroupaient devant les magasins de télévisions, dont les écrans, petites lumières dans la vie nocturne de Gotham, déversaient un journal qui se répétait au fil des trois derniers jours. Comme un compte à rebours morbide, déjà trois meurtres s'étaient succédé. D'abord, un juge, ensuite un officier du département de la Police de Gotham et hier un chirurgien. Le criminel poussait la police à bout. Les meurtres avaient eu lieu à des endroits différents de Gotham. Le juge McDaste avait été assassiné dans son appartement très chic du vieux Gotham, l'officier Lasket dans le sien, près du quartier de Burnley, quant au docteur Villefort, c'est ni plus ni moins dans son bureau à l'hôpital qu'il avait trouvé la mort. Les trois hommes ne se connaissaient même pas, ou tout du moins, n'avaient pas de relations connues. Des inspecteurs s'arrachaient les cheveux en ce moment même pour trouver un mobile qui n'existait visiblement pas. Les scènes étaient toutes semblables, seul point commun entre les meurtres, si ce n'est que le criminel aimait bien viser le gratin qui travaillait pour le bien de la société. Les portes avaient toutes été forcées au pied de biche, les victimes avaient lutté, portant des marques de coups violents, mais en vain. Sur leur visage était gravé comme dans le marbre un rictus glauque, provoquée par une substance inconnue des forces de police, visiblement artisanale et sur leur corps une carte à jouer avait été déposée par le tueur. Une carte représentant un bouffon, que les joueurs connaissent plus souvent sous le terme du Joker. Évidemment, il n'y avait pas d'empreintes digitales ou de quoi relever un fragment d'ADN. Les meurtres avaient choqué toute la société gothamite, de par la cruauté des attaques, l'innocence des victimes, le choix visiblement aléatoire de ces dernières et le mode opératoire si particulier. Les journalistes et spécialistes se mettaient d'accord pour dire que ces meurtres étaient commis par un fou dangereux, un criminel d'un nouveau genre.

Dans le silence qui régnait dans le bâtiment sombre, qui se trouvait au carrefour de deux rues du Midtown, le coup de pied biche paraissait extrêmement bruyant. Ce fut un véritable miracle que personne ne le remarqua dans l'immeuble. Les habitants étaient sans doute trop absorbés par leur petite vie personnelle et égoïste pour prêter attention à leur voisin. Il fallait aussi remarquer que l'immeuble était relativement luxueux et que les appartements étaient largement séparés les uns des autres. L'ombre parme entra silencieusement dans l'appartement, fermant doucement la porte derrière lui. D'abord, elle se débattit, c'était souvent comme ça. C'était la première fois qu'il attaquait une femme et sa résistance, bien que valeureuse, n'était en rien comparable à celle du policier qu'il avait assassiné. Les coups étaient violents et le pied de biche frappait ici et là dans le corps de la jeune femme. De la bouche du Joker s'échappait un rire frénétique alors que son arme dévorait la chair de sa victime. Épuisée par le combat, elle s'effondrait au sol. Rapidement, il comprit son erreur, il ne pouvait pas la tuer simplement comme ça. Ses mains gantées de blanc, aux gestes encore peu habituées, se dirigeaient vers une seringue contentant un liquide verdâtre. Violemment, il lui enfonça dans la poitrine, frappant le coeur. Soudainement prise de spasmes et d'un rictus violent, elle semblait s'étouffer dans un rire qui ne voulait pas s'échapper. Quelques minutes plus tard, elle ressemblait aux autres. Elle présentait cependant quelques mèches verdâtres dans sa tignasse blonde, sans doute car cette fois-ci, il avait trop dosé son venin. Les pupilles étaient dilatées, recouvrant presque son iris bleuté. Elle était morte.

" Je vous enverrais la facture du pressing ! Je ne vous salue pas ! "

La tirade envoyée sarcastiquement au cadavre était sans doute liée aux tâches de sang que la lutte avait dispersées sur le costume violet et le gilet vert du criminel, qui recouvrait une chemise bleuté et un noeud papillon lui aussi verdâtre. De sa poche, le Joker saisit une carte, représentant la clown éponyme et la plaça sur le cadavre. Remettant son costume correctement, afin de toujours être dans l'élégance la plus macabre, il regarda la scène avec attention, avant de pouffer une autre fois de rire. Comme lorsqu'on lit une bonne blague, il pensa à la chute. Sa victime, Mary Carter, était une cadre respectable d'Ace Chemical. Quelle ironie de mourir ainsi. Des larmes d'émotions fuyaient les yeux du Clown, rampant le long de sa face à la teinte exsangue, qu'il essuyait rapidement avec un mouchoir. Il replaça la fleur sur le côté de son veston et ramassa le pied de biche, le glissant dans ce premier, entre le couteau, la seringue et le six-coup qui formait son arsenal cette nuit là.

Puis, refermant délicatement la porte de l'appartement, il monta les escaliers jusqu'au toit. Il aimait cette sensation après chaque crime, quant il se sentait libéré d'un poids immense, qui était un corset pour la majorité sinon l'intégralité de la populace : le sérieux. Il était libre, parfaitement libre, grâce à un bienfaiteur qui était aussi celui qui l'avait condamné à être défiguré et, pour beaucoup, totalement dément. Il attendait là, sur le toit, montre en main, l'oeil vif. Il attendait de voir qui arrivait les premiers, les flics, ou bien lui. Pour l'instant, les policiers avaient toujours gagné la course, mais peut-être que cette nuit, ce serait différent. Alors, il pourrait discuter en face à face avec son juge, juré et bourreau. Ce serait peut-être l'occasion de faire connaissance : plus on est de fous, plus on rit. Si la scène avait eu un témoin, personne n'en aurait douté : le Joker trépignait d'impatience, à l'idée d'avoir la chute de cette histoire drôle, en fin de soirée d'un 23 décembre, à Gotham.

" Alors Batman, tu vas encore me poser un lapin ? La quatrième fois ? "
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Bats

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MessageSujet: Re: Pour le premier rendez-vous... [PV Batman]   Ven 6 Sep - 22:48

Les bottes quittent le béton dur et sale. Mon corps s'envole, propulsé dans les airs par la force de mes muscles. La gravité reprend rapidement ses droits, m'attirant vers un autre toit, un autre sol : ma cible. Imprévue, impromptue, chanceuse - trop, sûrement. Mais je ne vais pas bouder le hasard.
Ma cape bruisse derrière moi, freine ma descente. C'est bon, malgré la situation.



Je me réceptionne, sans mal, sur la bordure du toit. Accroupi, je fixe mon regard, rendu blanchâtre par ma nouvelle cagoule, sur l'inconnu... sur celui qui vient de m'appeler.

Son allure est étrange, elle attire immédiatement mon attention. Alors que je bouge lentement les doigts, pour coller parfaitement mes gants à mes phalanges, je détaille son physique... étonnant. La pâleur de sa peau, ses cheveux verts, ce sourire proéminent, ces yeux injectés de sang... il me donne la chair de poule.
Sans que je sache pourquoi, un sentiment de malaise monte en moi - avant même de voir le sang sur son costume pourpre et totalement hors de propos. Alors, en voyant l'épais liquide rouge sur lui, un frisson parcourt mon échine... et se transforme en rage profonde.

Depuis un peu plus d'un an que j'ai entrepris ma quête, que j'ai adopté cette nouvelle identité et que j'ai commencé à me vêtir d'une façon appropriée pour terrifier les criminels, j'essaye de contrôler la colère qui me ronge - mais je n'y arrive pas encore vraiment.

Même si mes parents sont morts depuis une douzaine d'années, même si j'ai vécu et appris énormément pour m'entraîner, la rage qui m'anime n'a pas changé. Elle s'endort, me fait espérer une disparition quand il ne s'agit que d'une rémission... au moindre meurtre, à la moindre victime, elle revient et m'emporte. Comme maintenant.

Ses paroles... ses paroles m'indiquent qu'il est lié aux trois récents et terribles meurtres qui ont touché Gotham City ces dernières semaines. Des exécutions brutales, cruelles, sans raison, avec une férocité extrême. Aucun indice, aucun lien entre les victimes - rien pour me permettre d'avancer.
L'affaire était, malheureusement, en stand-by. Ce qui attise ma colère... comme de découvrir un clown dérangeant avec un costume recouvert de sang et des paroles qui en font mon principal suspect.

J'exécutais ma ronde habituelle, sautant de toit en toit en attendant que Lucius construise ce fameux avion qu'il m'a promis, quand je suis arrivé ici.
La chance - une chance terrible, pour moi, s'il est bien l'auteur de ces meurtres. Et absolument un manque de chance, terrible, pour lui, s'il est bien l'auteur d'un nouveau meurtre.

"Qu'as-tu fait ? Qui es-tu ?"

Lentement, je m'avance et me lève définitivement. Mes mains tremblent, mes dents crissent - j'ai la haine. Si c'est lui... s'il a recommencé... il va souffrir. Il va prendre cher.

"Qu'as-tu fait ?!"

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MessageSujet: Re: Pour le premier rendez-vous... [PV Batman]   Dim 8 Sep - 11:29

Ca y est, il était là. Le justicier, la chauve-souris de Gotham, de sa longue cape qui semblait taillée dans les ténèbres elles-mêmes, planait dans les airs, se servant subtilement des courants aériens pour se déplacer. Une ombre, discrète et vengeresse, qui fondait sur sa proie, comme un rapace. Le Joker jubilait, il voyait sa silhouette se détacher de la voute sombre, découpée par la lumière lunaire qui donnait à cette figure des plus obscures un halo pâle. Lorsqu'il se pose enfin sur le toit plat de l'immeuble, vide si l'on oublie la cage d'escalier et quelques bouches d'aérations, les yeux du clown détaillent le portrait du héros. Cette fois, il avait été plus rapide, les sirènes de la police ne hurlaient pas encore dans la nuit. Comment avait-il su où intervenir ? Le criminel était fasciné par son nouvel adversaire. De son regard injecté du liquide carmin qui coule dans tout corps, il admirait la cape bleutée qu'il avait cru noire d'abord au premier regard. Batman était peut-être aussi grand que lui, mais bien plus imposant. La largeur d'épaules des deux ennemis qui se faisaient face, pour la première fois, était si différente que le Joker, aussi dangereux était-il déjà, paraissait comme bien frêle. Le costume épousait la musculature du chevalier noir, renforçant son côté bestial et bien qu'il ne fut point apeuré, le Joker eut la clairvoyance de comprendre d'où venait la frayeur des criminels. Sa cagoule laissait visible le bas de son crâne, seul signe d'humanité dans le démon de cette ville, alors que ses yeux étaient rendus comme deux phares, sans iris ou pupille, dans la nuit dévorante.

La voix était grave, impérieuse. C'était le psaume de ce héros, à son image. Abyssale, terrifiante. Un instant, le clown se sentit proche du justicier. Tout cela n'était que spectacle. Deux acteurs sur une scène terrible, qui allaient livrer à leur adversaire le plus profond et personnel de leur registre. Et pourtant, elle vibrait. L'élocution du chevalier noir tremblait, comme un mur qui résonne, comme une paroi qui essaie de contenir un courant intarissable, prête à céder. Qu'est-ce qui rendait le ton du travesti, car contrairement à lui, le Joker ne portait aucun artifice destiné à cacher son identité, si éperdu ? La peur, la haine, peut-être ? Le dégoût, la colère ? Un mélange de tout cela, sans doute. Un chaos inextinguible, qui venait des tripes, de l'essence même de son humanité. L'être humain est faible, il cède aux émotions et au désordre. C'était là, que le rapprochement des deux némésis s'arrêtait. L'un semblait comme une bouilloire, prête à éclater, l'autre maîtrisait la discorde qui émanait de sa simple présence. Il était temps, temps de reprendre la main.

" Avant que tu te jettes sur moi, pour me fracasser comme tu brises les criminels de Gotham, je dois te montrer quelque chose... "

Le Joker avait dit ça calmement. C'était sans doute le plus terrifiant, à l'instant, une froideur qui ne laissait rien paraître. Aucune émotion. Pourtant, cette stérilité du coeur contrastait, paradoxalement, avec le sourire qui était taillé dans son faciès. Alors que son ton était apathique, sa bouche elle semblait emprunte du plaisir le plus interdit qu'il soit. Fouillant dans la poche de son costume, il en sortit habilement un boitier noir. Le boitier, qui tenait dans la main, était orné d'un gros bouton jaune, qui arborait un visage souriant, comme un smiley qui sortait, cylindrique, de ce qui avait globalement la taille d'un gros téléphone portable.

" Ca, Batman, c'est un détonateur. Ca sert à faire exploser des choses, à longue distance. Ca fonctionne un peu comme une blague téléphonique... J'ai besoin de tes talents de détective, ceux qui te rendent si célèbre, car je ne sais plus du tout où j'ai pu laisser mes explosifs... Dans un hôpital ? Une zone résidentielle ? Un immeuble d'une grande compagnie ? Une usine de produits chimiques ? Vraiment un gros trou de mémoire, marrant n'est-ce pas ? J'ai une méthode pour m'en rappeler, j'appuie sur le bouton et on voit tous les deux où ça prend feu. Mais si tu préfères on peut discuter aussi. "

La voix avait changé. Chaque phrase était au mieux ponctuée d'un léger éclat de rire, au pire d'une risée qui était désagréable et qui semblait couvrir tout le spectre sonore audible par un être humain. Le ton lui-même semblait désaccordé, comme un vieux piano. Celui qui semblait froid et sans coeur, jubilait et n'hésitait pas à le montrer. Le sourire du Joker prenait tout son sens. Il se tut et se sentant en sécurité car il savait que le justicier ne mettrait pas la vie d'innocents en danger, c'était dans sa nature, faible et naïve. Enfantine presque. Dans son costume violet, tâché du sang qui commençait à sécher, il commença a faire les cent-pas, tout en continuant son verbiage.

" Qui je suis ? Eh bien, tu ne regardes pas la télévision ? Les journaux m'ont appelés, le Joker. C'est pas trop mauvais comme nom de scène, je pense le garder. Ce que j'ai fait ? Tu le sais, n'est-ce pas ? Certains te présentent comme le héros le plus intelligent du monde. Le cerveau de cette ville. Sans doute le seul d'ailleurs. Aujourd'hui, j'ai tué une femme, la quatrième. Elle était totalement innocente et je l'ai totalement déglinguée. J'imagine déjà le rapport du légiste demain, à mourir de rire. Je l'ai fait juste pour m'amuser... Et aussi, un peu pour te rencontrer. Je suis un peu comme ton admirateur, ton fan. "

Il rigola une deuxième fois, niaisement, puis se tut. Ce n'était pas la peine d'être trop grandiloquent. Il était fou après-tout, il devait le montrer. Comme un pianiste qui choisit sur quelle note appuyer, il tira de son sac un nouveau trait de son caractère. La colère. Une courte folie selon les anciens. Celle du criminel était enterrée, mais aujourd'hui, il avait enfin le moyen de la faire sortir de sa tombe et de la poser sur la table. Il avait le coupable de son état sous les yeux et il allait lui faire payer. Il ne lui restait plus qu'à choisir l'outil de son méfait. Plus vite Batman aura disparu, plus vite il pourrait s'en aller, libéré de cette malédiction.

" Il y a un bout de temps, j'ai passé une très mauvaise journée. Un peu à cause de toi. Mais maintenant, il est temps d'affronter ses responsabilités. De devenir un grand garçon... "

Son doigt frôlait le bouton jaune, hésitant.

To Boum or Not To Boum, that is the question.
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Bats

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MessageSujet: Re: Pour le premier rendez-vous... [PV Batman]   Mer 11 Sep - 22:52

Il ment. Je suis sûr qu'il ment.

Alors que je plisse mes yeux pour mieux le regarder, pour mieux l'observer, je vois qu'il dit la vérité sur sa victime. Le sang est frais, les traces indiquent des éclaboussures anarchiques et violentes - il n'a pas pu faire ça lui-même, pour me piéger, il s'est vraiment acharné sur une personne pendant plusieurs minutes, voire pire.

J'ai déjà vu des meurtres et des meurtriers. Si j'ai débuté cette carrière il y a quelques mois, déjà, j'ai en moi les souvenirs et l'expérience de mes voyages ; j'ai eu mon lot d'horreurs, de massacres, et j'ai les nerfs bien accrochés.
Je ne comprends donc pas d'où vient cette rage, cette colère... j'ai déjà arrêté des monstres ici, mais c'était différent. Il est différent.

Ses crimes n'ont aucun sens, aucune logique. J'ai tenté de trouver des liens, des pistes, des connexions entre ses assassinats... rien. Il frappe sans prévenir, sans prévoir, sans raison. Je n'ai jamais vu ça, et je ne sais pas comment réagir face à une telle imprévisibilité.

"Tu mens."

Je ne peux pas... je ne veux pas croire qu'un tel fou existe. Les criminels obéissent à des schémas, des systèmes, des modes de pensée que je peux analyser, prévoir, comprendre et stopper. Mes différents maîtres m'ont, à plusieurs reprises, montré comment anticiper les actes d'un adversaire, une fois que son esprit m'a livré ses secrets.

Je connais les criminels, je connais les types de terreurs qui rôdent dans ce monde... et il n'est pas possible qu'un tel meurtrier, qui aime les attaques brutales, cruelles, frontales, s'abandonne à une explosion.
Jusque-là, ce "Joker" m'a montré qu'il était un sadique, un type extrême, adorateur de la violence, du sang, des cris de ses victimes et des râles d'agonie. Il a besoin du contact, de la mort rapprochée, de pouvoir plonger les mains, autant sur le principe que dans la réalité, dans l'horreur qu'il inflige.

L'explosion est trop éloignée, trop distante pour lui.
Il bluffe - définitivement.

"Je n'ai pas besoin de fan, je n'ai pas besoin d'admirateur... je n'ai pas besoin de savoir qui tu es, et pourquoi tu fais ça. Je sais que tu as assassiné des innocents, et tu dois payer pour ça. Non... tu vas payer pour ça."

Je m'avance, déterminé. J'ai menti également, car je veux toujours comprendre mes ennemis, pour pouvoir prévenir les attaques de ceux qui suivent leur schéma, mais je ne veux pas qu'il en ait conscience.
D'ici quelques instants, mes poings gantés vont s'écraser sur son visage albinos, et je l'amènerai au récemment réformé asile d'Arkham en attendant son procès. Tout va bien se passer - il n'y a aucune raison pour que ça se passe différemment.

J'ai déjà tout prévu dans ma tête.
Rien ne peut m'empêcher de réussir... comme d'habitude.

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