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Ne manquez pas les deux derniers chapitres de Darkwatch, où s'affronteront Le Chevalier Noir et l'Empereur !

Clash of the Warriors & La Révolte

"Lors d'une rafle de la Ligue des Ombres, la Lignée décide d'intervenir et de massacrer les hommes de Ra's Al Ghul. Les habitants, excédés par la situation, décident de se révolter, avec le support de l'Empereur et ses troupes. Le G.C.P.D est dépassé et les justiciers n'ont d'autre choix que s'en mêler, Batman en tête."

(Petit aperçu des évènements en vidéo ici)


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 Le Fou, la Brute et le truand [PV]

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Drury Walker/Killer Moth

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Drury Walker/Killer Moth

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MessageSujet: Le Fou, la Brute et le truand [PV]   Le Fou, la Brute et le truand [PV] EmptyMer 28 Jan - 22:07

Introduction

Drury buvait son café dans la salle principale de la moth-cave. Désormais privé de son penthouse qui gisait dans les décombres de l'immeuble qui l'accueillait, le terrible chef du moth gang en était réduit à se cacher sous terre, mais que Gotham prenne garde! Les insectes savent mieux s'adapter que les pitoyables créatures mammifères! Hin hin hin. Le café n'était pas particulièrement bon, mais tout était potable tant que les papilles gustatives n'étaient pas encore en marche.  

Autour de lui, ses cinq derniers fidèles moths-cocons/maréchaux/insectes-à-tout-faire* s'activaient pour terminer la préparation du petit déjeuné, l'un vitrifiait des œufs qui devaient être pochés, un autre grattait les parties brûlées des toasts, le troisième pulvérisait des oranges en espérant que le jus tombe à soixante-dix pour cent dans le pichet, le moins dégourdis de ses mains faisait de nombreux aller-retour entre le frigo et le placard jusqu'à l'instant fatidique où il souleva la cloche de porcelaine peinte du beurrier.

Face à une situation que d'aucun qualifierait de tragique, plusieurs solutions s'offrent à l'individu frappé: être solennel et faire face avec force; fuir lâchement; préférer le déni et feindre l'ignorance; choisir la voie de l'humour jaune (très vif en l'occurrence); apitoyer en se lamentant voire fondre en larmes et enfin lâcher prise et pratiquer un burn-out dans les règles de l'art. Ce moth qui venait de découvrir l'abominable vérité en soulevant cette simple cloche blanchâtre frappée d'une mite verte décida de la reposer calmement et de fuir dans un déni lâche et larmoyant attendant l'irruption de ce qui allait sans doute gâcher toute la journée du Moth-gang. Il fallait impérativement qu'il joue la montre.

- Sinon chef, le moth-espion est revenu? demanda-t-il innocemment en posant le beurrier hors de protée de main de Drury qui sirotait son café.

- Gnonn, grommela-t-il.

Drury n'était pas d'un mauvais caractère, mais il était de ceux qui pouvaient une fois sur dix se lever du pied gauche et lorsque tel était le cas, il valait mieux le saisir avec de la térébenthine et de l'éther. La vue du pichet de jus d'orange dont la paroi extérieure était aussi humide que son intérieur sembla raviver une forme de joie enfantine sur son visage. C'était un des petits plaisirs dont il avait hérité de sa préhistoire de criminel. Les gorgées rafraîchissantes de ce breuvage qu'il buvait pendant les vacances et les dimanche matin alors que sa tante et sa mère plongeaient leurs madeleine dans du thé... Interrompant ses rêveries pour s'interroger sur le fait que ni sa mère ni sa tante n'avaient jamais pris de petit déjeuné avec lui ni ne mangeaient de madeleine encore moins plongée dans un breuvage qu'elles avaient en horreur, le génie du mal oublia jusqu'à l'envie primaire qu'il avait eu de tartiner un toast à demi-carbonisé avec du beurre.

C'est à cet instant critique, à dix minutes de la révélation qui allait bouleverser la journée du moth-gang et faire plonger la mite dans les abîmes de l'ascenseur émotionnel de la dépression, qu'entra le moth préposé à l'espionnage extérieur (voir le tableau des corvées de la journée). Killer Moth se tourna doucement, espérant quelques bonnes nouvelles, quoi qu'en lui l'optimisme commençait à fléchir. Il réprima une moue de dégoût en voyant son moth revenir, la cagoule ensanglantée et une nappe de table dans chaque narine.

- Mais qu'est-ce qui s'est passé? demanda-t-il après une petite seconde de silence qui sembla durer une éternité.  

- Ben, vous m'avez demandé de rejoindre le parking souterrain B56 près de la zone sinistrée du Killinger's store non?

Drury opina.

- Je l'ai fait. Ensuite j'ai suivi "Joe-les-embrouilles" jusque dans la planque des "Manchots".

Drury opina derechef.

- Ben, on va dire que Joe tient bien son pseudonyme chef. Mais j'ai une bonne nouvelle.

- Ah bon? réagir tous les autres des étoiles dans les yeux.

- Ouais, après que... ben, que je leur ai tous mis une sévère raclée,  mentit-il, j'ai vu un truc que vous aurez du mal à croire: on avait raison!

Il fit un signe de victoire piteux en tentant de lever un bras endolori par diverses ecchymoses visibles au travers des larges morceaux de tissu arrachés de sa tenue. Des larmes perlèrent sur les joues des différents membres de l'équipe. Pour une fois leurs hypothèses étaient justes!

- Ouaip, compléta le moth, y'a d'autres mecs qui sont sur le coups.

- Hein? Comment ça? s'exclama Killer Moth tandis qu'il prenait la gifle de sa vie par cette choquante révélation qui n'avait rien à voir avec ce qu'il avait imaginé par "avoir raison". D'autres? Tu veux dire que...

- Et ils m'ont même donné une lettre chef.

Le moth tendit une lettre pliée et tachée de sang. Sans doute une lettre d'excuses songea instinctivement Drury. On ne frappe pas ainsi le séide du plus grand criminel de tous les temps sans se confondre ensuite en politesses justifiant un geste d'une incommensurable ignorance! Il prit donc théâtralement le pli et l'ouvrit avec un soin exagéré. Sept minutes s'étaient écoulées. Il s'éclaircit délicatement la gorge et lit. Sept minutes et trente secondes. La lettre était composée de morceaux de journaux découpés et collés avec un soin extrême. Il se contenta d'en lire le contenu, une invitation peu formelle pour converger vers le fameux parking souterrain des "manchots", le soir même et c'était signé le.... le Joker!!!!!

Le groupe hésita un instant avec d'exploser de joie avec leur chef, huit minutes étaient ainsi passées vers l'achèvement d'une parfaite journée! Le second plus grand criminel de Gotham reconnaissait enfin la toute puissance du Moth-gang et le conviait à un rendez-vous mystérieux (donc forcément de bon augure) vers l'un des lieux les plus mal famés que le moth gang avec détecté dans les ruines d'une Gotham en proie au cannibalisme et autres joyeusetés que les carences rendaient soi-disant moralement justifiées.  

- Messieurs, s'exclama Drury dans la liesse ambiante, nous sortons de l'ombre! Notre fourmilière va passer à l'action! Notre ruche va s'agiter et nos ennemis vont trembler de nous voir surgir des ténèbres hin hin hin hin! Sur ce, un toast avec du beurre! ça se fête!

Sitôt le couvercle du beurrier ouvert, les dix minutes s'achevèrent.


***

Lorsque la lune illumina de ses rayons blafards la surface en ruine de Gotham City, accompagnée d'une fine pluie qui rendait les surfaces glissantes et transperçait avec une force tranquille les vêtements, une colonne de miteux criminels dépenaillés croyant être au summum du bon goût quitta sa tanière et progressa entre les larges pierres à demi givrées des quartiers qui cachaient leur repaire. Le vent soulevait difficilement la tourbe qui mêlait la pluie fainéante aux poussières des débris d'immeuble et les rats grouillaient dans les coins protégés par de larges pics de verre qui surgissaient tels des éperons naturels de la chaussée. Lentement la ville la plus verticale du monde s'était affaissée sur elle-même. La grandeur de ses building était devenue une mer houleuse de vestiges. Il n'était pas une journée sans que le paysage ne se modifie au gré des pluies, des orages, des guerres de gang avec leur cortège de rafales, de combats et d'explosifs, quoi qu'ils se faisaient de plus en plus rares ces temps-ci.

Dans ce décor digne des pires cauchemars, le groupe de bras cassés était comme un phare de réconfort, comme si le monde changeait mais que dans ses propres entrailles il restait quelque chose, un morceau de charbon qui brillait de plus en plus comme un diamant en toc mais qui était aussi nécessaire à son équilibre que n'importe quel autre organe. Oui, le Moth-gang semblait ne pas suivre le cours des choses, il semblait ne pas évoluer, stagner lamentablement, mais la vérité était tout autre et souvent la vie à cela pour elle de forcer l'évolution. Cette nuit serait un grand moment de Vie.

- On y est chef, fit un moth alors que tous se rassemblaient dans un coin du parking souterrain.

- Merveilleux, lança Drury par pur réflexe. Eh ben... y'a plus qu'à attendre...


*Rayer la mention inutile
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Wawe

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MessageSujet: Re: Le Fou, la Brute et le truand [PV]   Le Fou, la Brute et le truand [PV] EmptySam 31 Jan - 21:30

"Non."

Une voix désagréable fait sursauter la majorité des membres du gang rassemblé par Drury. L'écho de ce simple mot disparaît dans les ruines et les gravats qui jonchent ce lieu jadis dévolu au consumérisme et à la victoire éclatante du capitalisme américain. Le centre commercial a été ravagé par les récents événements, il est désormais abandonné aux quelques gangs de rapaces qui tentent d'arracher aux animaux errants leur pitance et leur instinct de survie.

"Il n'y a plus qu'à me saluer."

Alors que les quelques syllabes s'élèvent encore entre les murs défoncés, les carrelages brisés et les produits de consommation trop endommagés pour avoir été volés par les générations de voleurs passés par ici, le claquement sec et désagréable de chaussures résonnent aux oreilles des criminels. Ceux-ci n'arrivent cependant pas à voir l'origine de ces bruits, ce qui ne les rassure sûrement pas en se souvenant qui les a invité.

"Je suis ici."

Alors que le gang ne cesse de se tourner dans tous les sens pour découvrir sa localisation, le Joker tapote l'épaule de Killer-Moth. Apparu comme par magie si près des criminels, il provoque une réaction de surprise et de gêne chez les hommes de main du vilain masqué.

Cela ne le gêne pas. Cela ne le touche pas.
Debout derrière Killer-Moth, il fixe le chef de la troupe, sans se préoccuper de cette dernière. Vêtu d'un pantalon sombre, d'une chemise blanche très sale visqueuse, d'une veste pourpre, il n'a pas coiffé ses cheveux d'émeraude récemment coupés avec un couteau mal effilé. Sa peau blême est marquée par de récents coups, des plaies peu soignées, et ses yeux exorbités demeurent fixés sur l'homme masqué.


"Vous êtes ponctuels. C'est dommage."

Le Joker passe une main dans ses cheveux, ce qui permet à son public de se rendre compte qu'il tient entre ses autres doigts un étrange sac plastique, qui semble bien lourd. La couleur noire du sac les empêche de découvrir ce qu'il y a dedans, mais cela ne semble pas engageant.

"A vrai dire, je ne pensais pas que vous viendriez. A vrai dire, je pensais devoir vous chercher dans votre repaire, égorger vos gardes, briser la nuque de vos domestiques et percer vos fesses pour vous tirer avec moi et vous ramener ici."

Il hausse les épaules.

"Tant pis."

Le Joker se détourne des quelques hommes devant lui, marche à nouveau pour quelques pas. Il s'arrête devant un tas de gravats, qui devait avant être une boutique de vêtements à la mode. Il croise lentement les bras, avant de reprendre la parole, de sa voix si étrange et désagréable.

"J'ai souhaité votre présence ici parce que je souhaite modifier diamétralement l'équilibre des forces de cette zone. Cette dernière ne mérite plus le nom de ville dans la situation actuelle, et cela me déplaît."

Il retourne son visage blême vers Killer-Moth, et appuie chacun de ses mots.

"Je veux sauver Gotham City. Nous allons le faire ensemble, en commençant par anéantir le repaire du Pingouin."

Le discours du Joker est troublant, car inattendu. L'attitude du Joker est troublante, car sans aucune mesure avec ce qu'il faisait jusque-là.
Mais tous comprennent subitement ce qui les met réellement mal à l'aise, ce qui les choque fondamentalement. Ce qui les inquiète et les ronge.

Il ne sourit pas.
Le Joker ne sourit pas. C'est peut-être l'élément le plus terrifiant de cette petite scène.
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Snake

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MessageSujet: Re: Le Fou, la Brute et le truand [PV]   Le Fou, la Brute et le truand [PV] EmptyMar 3 Fév - 20:20

"Sauver Gotham, hein ?"

Une autre voix désagréable fit sursauter les membres du gang de Drury. Mais cette voix n'avait rien à voir avec celle du Prince Clown du crime qui venait de discourir. C'était une voix beaucoup plus sombre et au timbre plus grave, une voix rauque, gutturale, presque inhumaine. Et pour cause, la créature à qui appartenait cette voix était également presque inhumaine. Cet homme, si l'on pouvait le désigner comme tel, avait autant de gènes communs avec l'Homo Sapiens qu'un bonobo, soit 99%. Le 1% restant, c'était ce qui faisait toute la différence entre lui, et n'importe quel homme. Une peau recouverte d'écailles verdâtres, des ongles naturellement taillés en pointes comme des griffes de prédateur, des yeux jaunes dont la pupille formait presque une fente ovale, et une mâchoire extrêmement puissante parsemée de crocs tranchants. Originellement qu'une simple maladie de peau, sa mutation s'était encore accentuée ces derniers mois. Était-ce dû aux traitements infligés à Arkham durant son incarcération ? Son régime alimentaire ? Sa fâcheuse habitude à traîner dans les égouts ? Ou bien était-ce une mutation génétique causée par les conditions difficiles de survie depuis le début du No Man's Land ? Nul ne le savait, mais une chose était sûre : quelque chose, à Gotham City, aggravait sa maladie. Les modifications sur son corps n'étaient pour le moment que des détails sur lesquels il était difficile de se focaliser, tant sa laideur repoussante était insupportable à l’œil humain. Mais qu'adviendrait-il s'il continuait à muter dans les prochains mois, les prochaines années ? Que deviendrait-il ?...

Killer Croc, comme il se faisait appeler, n'était pas facile à joindre depuis son évasion. En effet, contrairement à la plupart des criminels qui se trouvaient un repaire et tentaient tant bien que mal de le garder, le colosse errait sans cesse au travers des ruines de l'ancienne cité gothique, à la recherche d'indices sur son passé, se battant contre la plupart des gangs qu'il rencontrait, volant leurs vivres, et croisant parfois de vieilles connaissances qui l'aidaient à poursuivre son enquête. Mais l'attaque de frise Freeze, et le dur climat en résultant, l'avait forcé à changer ses habitudes. Ces derniers temps, la rumeur courrait qu'il traînait autour du My Alibi. C'était probablement fort de cette information, que le Joker avait donné pour mission à un jeune paumé de retrouver l'être le plus affreux de la ville et de lui soumettre une lettre. Le type eut la chance de ne pas souffrir de sa rencontre avec la bête, qui, surpris que le service postal de la ville fonctionnait encore, l'avait laissé filer sans encombres. S'il y avait bien une chose à laquelle Waylon Jones ne s'attendait pas, c'était recevoir du courrier, lui qui n'avait même pas d'adresse fixe. Il s'agissait d'un message du Joker, le convoquant pour une affaire très spéciale, au parking du centre commercial Killinger.

Qu'on se le dise tout de suite, Croc avait grandement hésité avant de se décider à venir. Tout d'abord, parce que c'était loin. Lui qui se trouvait en plein Park Row, il devait traverser la moitié de la ville recouverte de glace, et, flemmard qu'il était, ça l'embêtait vraiment. Ensuite, parce que le message provenait du Joker. Il avait beau avoir perdu la mémoire, il le connaissait quand même un peu, l'animal. Et pour cause, ce clown blafard avait tendance à beaucoup faire parler de lui. De plus, il l'avait croisé quelques fois à Arkham avant son évasion, et avait pu se faire une première opinion sur la personne. C'était un être encore plus instable que lui, totalement imprévisible, qui pouvait tuer son plus fidèle allié sur un coup de tête. Il était donc très risqué de bosser pour lui, et Croc n'aimait pas les affaires trop risquées.

Mais c'était Le Joker, tout de même. Et pour une raison que Waylon ignorait, il était aussi célèbre que respecté par la majeure partie des criminels. Ces derniers temps, Croc n'avait fait que se balader avec pour seul objectif celui de recouvrer la mémoire. Cela faisait un moment qu'il n'avait pas fait quelque chose de gros. Puisqu'il avait oublié ce qu'il faisait à Gotham avant son incarcération, autant recommencer à zéro. Et il avait besoin d'un peu d'exercice, pour reprendre la main. Les petits gangs qu'il affrontait dans les rues du No Man's Land, ce n'était que du menu fretin, ça ne lui suffisait pas. Et s'il se contentait d'errer sans faire parler de lui, tout le monde finirait par l'oublier. On aurait alors dit de lui qu'il n'était qu'un pauvre type complétement perdu qu'il valait mieux éviter. Ce n'était pas ce qu'il voulait. Il voulait devenir quelqu'un, cela n'avait pas changé. Il voulait qu'on le respecte. Et puisque le Joker avait fait l'effort de faire un premier pas vers lui, de le sortir de ses oubliettes, il répondrait présent. En outre, il était animé par la curiosité, se demandant bien ce que le Joker complotait, cette fois-ci.

Mais la ponctualité chez Croc était aussi fréquente que sa délicatesse, il ne fut donc pas étonnant qu'il était, comme à son habitude, le dernier arrivé sur les lieux. Il avait toutefois entendu la fin du speech du clown. Ce fut le corps vêtu d'un long trench-coat, correctement boutonné afin d'affronter le froid, les jambes couvertes du même pantalon orange, craqué à plusieurs endroits, qu'il avait depuis son évasion, et le crâne orné d'un nouveau chapeau, néanmoins tout aussi rapiécé que le précédent, que Waylon Jones s'avança en direction de la petite troupe d'hommes, tout en gardant ses mains profondément enfouies dans ses poches. Alors qu'on ne pouvait deviner que le contour de sa silhouette colossale, le géant, caché dans l'ombre mais continuant de s'approcher, reprit la parole.


"Cette foutue ville est devenue une jungle, sans foi ni loi. On peut y faire c'qu'on veut, buter qui on veut, on est libres ! Y a plus b'soin d'se cacher, plus personne pour te juger. Ça fait p't'et' deux semaines que j'me suis échappé de l'asile, et pourtant, les flics me courent même pas après. Alors, Joker... Pourquoi tu veux sauver Gotham ?"

Maintenant qu'il avait fini de parler, il se situait au même niveau que les autres hommes, qui pouvaient donc le contempler de toute sa splendide hideur. Il en fit de même, balayant du regard les quelques gars qui se trouvaient là. Du lot, il ne reconnaissait que le Joker, qui pourtant était méconnaissable sans son éternel sourire. Le casque ridicule du type qui semblait être le leader du groupe costumé lui disait vaguement quelque chose, toutefois. Waylon se demanda alors s'il ne l'avait pas déjà rencontré avant sa perte de mémoire.


[HRP : ça fait plaisir de RP à nouveau avec vous deux. Joker, ça fait une éternité qu'on n'avait plus RP ensemble ! La dernière fois, nous étions ennemis, et maintenant, nous sommes presque alliés. Very Happy ]

_________________________________
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Drury Walker/Killer Moth

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MessageSujet: Re: Le Fou, la Brute et le truand [PV]   Le Fou, la Brute et le truand [PV] EmptySam 7 Fév - 13:16

[HRP]ça fait également plaisir de croiser la plume ensemble, ça remet agréablement dans le bain![/HRP]

Dans la moth-cave, le moth-éclaireur de fortune, le bras en écharpe pianotait sur le moth-ordinateur pour récupérer la fenêtre de suivi de la petite équipe qui l'avait laissé là pour qu'il se repose et assure le soutient technique. S'il avait su que le démineur fermerait automatiquement l'application, il n'aurait sûrement pas tenter la partie facile qu'il venait d'échouer au premier clic. Son casque audio rendu trop grand par le mauvais état de ses glissières le rendait plus ridicule qu'il ne l'était et le micro intégré ne cessait de tomber, il faudrait que son chef en ramène un s'il le pouvait. Il décida, après cinq minutes d'essais infructueux pour retrouver l'application de se lever pour aller se chercher un sachet de vers de farines, on finissait pas s'y habituer et puis, au moins le moth-gang pouvait assurer sa pitance avec la vaste collection d'insectes qu'ils avaient dans le sous-sol.

Pendant ce temps, Drury avait à peine fini sa phrase qu'il avait été surpris par l'écho d'une voix qu'il crut reconnaître. Crut seulement à cause d'un je-ne-sais-quoi qui manquait. L'écho de la sinistre voix résonnait de toute part. C'était comme si le bâtiment entier cherchait à parler au moth-gang. Les quatre moths-cocons se cachaient courageusement derrière leur chef et suivaient les moindres mouvements de son dos tandis qu'il cherchait à découvrir l'origine de la voix. Drury lui-même n'en menait pas large, mais son casque permettait de cacher sa grimace d'angoisse. Il commençait à douter de la raison de l'invitation, mais heureusement, ce doute était submergé par le magnétophone de sa propre éducation. L'aurait-on invité pour le tuer? Hin hin hin! Il ne s'agissait que... du Joker... Le simple souvenir du nom rappela le doute.

Une main toucha son épaule. Comme un chat arrosé avec de l'eau froide, Killer Moth fit un saut retourné de toute beauté en poussant un cri de pucelle pré-pubère, provoquant par la même occasion une course brownienne chez ses sbires qui finirent par se regrouper derrière lui.

Lorsqu'il découvrit le visage du Joker - une bonne raison de paniquer à nouveau -, Drury le trouva... ben, comme Gotham... méconnaissable. Il était comme un pot de fleur fané, des couleurs oui, mais sans âme, sa tenue, jadis parfaite semblait être composée d'autant de pétales qui se flétrissaient, le Joker dépérissait comme les restes de la ville. Il portait un sac noir qui contenait sans doute un gadget mortellement drôle, même si la dégaine de son interlocuteur rendait cette option lointaine, comme d'un passé révolu.

Le discours qu'il lui servit avant qu'il ne puisse en placer une - un exploit en soi - était au diapason de son ton: sinistre, désabusé, triste, amer avec une pointe de déception qui semblait sonner vraie, pas comme une blague en suspens, mais comme une vérité malheureuse. Drury aurait aimé s'excuser mais il avait de l'éducation, un bon criminel était nécessairement ponctuel, surtout pour être intronisé meilleur criminel de Gotham face au Joker. Dans l'ambiance glacée, alors que Killer Moth allait se fendre d'une diatribe à la hauteur de l'évènement, le Joker se détourna et le prit de vitesse.

Rééquilibrer les forces? Drury regarda autour de lui et ne vit que la victoire d'un chaos de la force criminelle. Dire que Gotham n'était plus une ville était tristement vrai mais c'était là le rêve de tous les autres criminels, lui aussi non? Après tout, le Joker n'était-il pas celui qui subvertissait toutes les règles, alors être dans une non-ville devait être le pied pour lui! Killer Moth pouvait se vanter d'être l'un des super-vilains de cette "ville" qui s'intéressait le plus aux autres pour tenter de les comprendre. D'accord, c'était principalement pour se faire une place en se faufilant dans les brèches qu'ils laissaient dans la superstructure du super-crime, mais il s'y intéressait tout de même. Pour lui le Joker aurait du être un roi dans ce monde en pleine dévastation. A la place il semblait être réduit au poste de subalterne, c'en était presque pathétique. Mais mieux valait, songea-t-il, ne pas dire un seul mot en ce sens, l'individu le plus désespéré était le plus dangereux et le Joker semblait à l'ultime limite de la rupture.

Puis le mot surgit de nul part. Pas un sourire pour l'appuyer, pas un éclat de rire, juste une froide résolution: "Sauver Gotham". Le groupe de Killer Moth resta sans voix face à cette claque d'une violence qu'aucun non-gothamite ne pouvait saisir absolument. C'était abasourdissant, d'une violence telle que le moth-gang n'en avait connue depuis leur dernière raclée. Le cerveau du ciron maléfique était câblé pour répondre à toutes les situations déjà vues et déjà analysées mais pas à ça, pas à un Joker qui ne riait pas, qui ne plaisantait pas et qui, pire que tout, ne sourirait même pas. C'était comme d'affronter un ciel chargé de nuages noirs balayés par un vent silencieux, c'était attendre l'explosion de la tempête qui se différait depuis longtemps. Le Joker était sérieux? Sauver Gotham?

Une voix rocailleuse prit le relais des pensées de Drury. Une voix forte que la mite pouvait, cette fois-ci, identifier! Ses chers moths aussi hélas, la reconnurent, l'abominable aberration qui les avait un temps terrorisés était de retour, l'accalmie était trop belle pour durer... Drury se retourna, le visage rayonnant d'une joie sans limite! Oui, Killer Croc, c'était bien lui! Sa voix prononça un discours en parfait contrepoint avec celui du Joker. Ce cher croc, toujours prompt à courir après la liberté de paraître et d'être! C'était un criminel, mais surtout une victime, une pauvre victime de l'intelligentsia qui l'avait lui-même rejeté des années auparavant, ce pauvre saurien était un incompris, mais lui, le plus grand criminel du monde savait aller au-delà des apparences et voir le diamant de pureté qui se cachait en lui!  

- Croc! s'écria-t-il. Mais quel plaisir!

Drury écarta ses bras comme pour attendre une étreinte de son ancien compagnon de galère sans succès. Puis il se rappela qu'il y avait le Joker, Killer Croc était sans doute un grand timide qui n'aimait pas les effusions en public. Killer Moth se rattrapa après une longue seconde. C'était à lui de réagir et si le Joker voulait sauver Gotham, soit, peut-être se rendait-il compte que les miettes qui restaient n'étaient pas dignes de criminels de leurs rangs et qu'il fallait réagir. C'était à la mite du mal de saisir l'occasion de faire un édifiant discours qui lui permettait de faire tourner la réunion en la faveur de ses propres projets!

- Hum, se reprit-il en prenant une pose de justicier du dimanche, l'index pointé sur le plafond défoncé des lieux. Sauver Gotham! Mais de qui, de quoi? Des criminels? Des "bonnes gens"? Voilà la vraie question! Je suis d'accord, nous avons la liberté, mais surtout celle de pouvoir nous faire écraser! Il y a toujours des justiciers qui volent dans le ciel, il y a toujours des restes de police, ne parlons pas des autres chefs de gangs qui sont devenus ce qu'ils combattaient, et n'oublions pas les hiboux qui veulent manger d'honnêtes insectes! Je vous le dis, il faut sauver Gotham, oui, mon cœur y est tout entier acquis, mais nous devons la libérer et la libérer de tout à la fois. Les gangrènes sont nombreuses et les membres à amputer sont légions, mais ensemble nous pouvons le faire! Vaincre l'ennemi, l'asphyxier! Commencer par le Pingouin est un symbole fort! Les autres trembleront de notre colère, de notre force et de notre détermination!

Il laissa une petite pause dramatique de circonstance puis reprit piteusement.

- Mais est-ce qu'on a un plan d'ailleurs?

Drury aimait les plans, ils étaient toujours rassurants surtout dans les circonstances actuelles avec un Joker qui avait l'air tout droit sorti d'une autre dimension.
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MessageSujet: Re: Le Fou, la Brute et le truand [PV]   Le Fou, la Brute et le truand [PV] EmptyLun 9 Fév - 22:19

"Killer Croc."

Sa voix est lente, traînante. Ses yeux exorbités demeurent fixés sur l'étrange casque de Drury, alors que ses doigts tripotent sans raison le sac plastique sombre qui semble définitivement bien lourd. Les secondes s'écoulent, dangereuses et troublantes, avant qu'il ne tourne avec lenteur et malaise son regard vers l'homme-crocodile.

"Tu es stupide. Mais ton esprit vicié et marqué par ta transformation t'offre une excuse."

Son visage esquisse pour la première fois un sentiment, et c'est du dégoût. Une épaisse glaire s'échappe de ses lèvres gercées et percées, pour s'écraser aux pieds du colosse d'écailles.

"Killer-Moth."

A nouveau, ses yeux rougis par sa vision différente de l'univers se glissent jusqu'au casque définitivement pathétique de Drury. Il lèche ses lèvres rouges avec sa langue, que tous découvrent blême et quasiment malade.

"Tu parles trop, et tu n'écoutes pas. Mais tu n'as pas d'excuse."

Sans prévenir, il jette son gros sac plastique sombre vers l'un des assistants de Killer-Moth, qui recule sous l'impact et la surprise. Alors que l'attention de toute l'assistance est bloquée sur l'étrange sachet, le Joker en profite pour sortir, coincé à l'arrière de son pantalon, un revolver plus vieux que n'importe qui ici.
Sans hésiter, sans remords, il appuie sur la gâchette. Une balle ancienne mais efficace s'échappe du canon, et pénètre la gorge du criminel.

Le coup est parfait, mortel ; une épaisse gerbe de sang s'échappe de la plaie, et recouvre rapidement tout le costume de l'assistant de Killer-Moth. Quand il s'écroule au sol, toujours surpris du déroulé de l'action, il n'a pas encore saisi que tout est terminé. Ses fonctions vitales s'éteignent alors que son esprit n'a pas encore intégré toute la portée de l'attaque.


"Mon annonce fut : je veux sauver Gotham City. Ma proposition fut : nous allons le faire ensemble. Mon plan est : commencer par anéantir le repaire du Pingouin."

Le Joker exhibe son arme, joue avec, comme si ce n'était qu'un hochet. Ses lèvres tremblent, ses paupières battent, et il ne cesse de tourner sur lui-même pour faire face à chaque membre de cette petite assemblée.

"EST-CE QUE JE DOIS ENCORE ME REPETER ? EST-CE QUE JE PEUX ESPERER UN PEU D'ATTENTION ? EST-CE QUE JE DOIS ENCORE ENVOYER QUELQU'UN AU COIN ?!"

Son hurlement est aussi soudain et terrifiant. Sa voix est éraillée, quasiment brisée par l'effort.

"Humf. Bref. Passons."

Il pousse un long soupir, avant de glisser son index et son pouce libres sur le haut de son nez. Il masse cette zone pendant quelques secondes, avant de ranger lentement son arme à l'arrière de son pantalon. Il relève des yeux légèrement moins exorbités qu'avant ; légèrement.

"Pourquoi sauver Gotham City, dites-vous ? La réponse est simple : le chaos a besoin d'ordre pour continuer à être le chaos. L'ordre a besoin du chaos pour continuer à être l'ordre. Trop d'ordre est frustrant et insupportable. Trop de chaos est inutile et ennuyeux. Il y a trop de chaos, ici. Cela n'amène rien de bon."

Son long bras droit décharné se lève et pointe Killer Croc.

"Toi. Tu t'ennuies, tu ne sais pas quoi faire, tu te sens inutile dans cette ville fantôme. Tu n'as ni cible, ni victime, ni populace à terrifier. Tout est long, lent, et ta mémoire ravagée n'obtient aucune aide. Tu t'enfonces dans la folie et l'oubli, et tu n'as personne à terroriser. Ta vie est vide."

Son autre bras se lève également, et pointe Killer-Moth.

"Toi. Tes plans n'ont aucun effet. La ville est remplie de monstres pires que toi. Tes costumes lassent, n'amusent plus. Tu n'as plus aucun contrôle, tu te perds en plans inutiles. Ton terrain de jeu n'est plus, ton existence n'a plus de sens. Tu es une attraction d'un parc fermé. Ta vie est vide."

Lentement, il croise ses bras et recule, de manière à s'enfoncer un peu plus dans les ténèbres du centre commercial en ruines. Seuls l'éclat de ses cheveux verts et sa peau blême apparaissent encore.

"Anéantir le Pingouin brisera son influence sur la ville. Gotham City doit être sauvée, car nous avons besoin de son ordre pour créer notre chaos. Trop de chaos n'a aucun sens. Nous sommes l'Ennemi, nous sommes l'Adversaire ; mais il n'y a plus de base, de force initiale contre lesquels être l'Ennemi. Et quand la force initiale ne sera définitivement plus, nous ne serons plus."

Il pousse un long soupir, avant de pointer avec son pouce une zone sombre, recouverte de murs écroulés, derrière lui.

"Briser le Pingouin. Briser son influence. Trouver ceux qui veulent trop de chaos, et leur amener notre chaos. C'est notre ville. Notre chaos. Le remettre. Il le faut. Killer Croc, là, derrière... ton couteau. Caché. Enterré. Une avance sur salaire. Dépêches-toi."

Le discours perd de sa cohérence, devient plus électrique, excité.
S'ils sont intelligents, ils comprendront que ce n'est pas une bonne nouvelle.
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Snake

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MessageSujet: Re: Le Fou, la Brute et le truand [PV]   Le Fou, la Brute et le truand [PV] EmptyMar 10 Fév - 22:58

Mais Killer Croc était tout sauf intelligent. Et cela faisait déjà quelques minutes que son esprit s'était perdu entre les paroles de l'énigmatique Joker. Ce type était certainement l'être le plus étrange qu'il lui avait été donné de voir. Et cela le rendait particulièrement effrayant. L'être humain a tendance à avoir peur de l'inconnu. Ce qu'il ne comprend pas l'effraie, ce qui est bizarre l'effraie. Et Waylon Jones est bien placé pour le savoir, lui qui, toute sa vie, a dû faire face à cette peur de l'anormalité. Mais, cette fois-là, c'était lui qui ressentait une pointe de peur au fond de lui. Oui, la créature la plus hideuse de l'extérieur était nerveuse face à la créature la plus monstrueuse de l'intérieur. Ce n'était pas une peur panique comme celle qui pousse les gens à crier et à fuir le danger. Ce n'était pas non plus une peur irrationnelle comme la peur du noir ou la peur des fantômes. C'était plus une sorte d'angoisse semblable à de l'appréhension. Concrètement, il avait l'impression de jouer à la roulette russe. Avec un six-coups comportant cinq balles. Ce qui ne laissait pas beaucoup de chances de s'en sortir indemne.

Lorsque le grand être à la peau blanchâtre lui parla de son couteau, Waylon haussa son arcade sourcilière imberbe, d'un air dubitatif. Un couteau ? Quel couteau ? Il chercha dans les méandres de son esprit, et se souvint alors que quelques jours plus tôt, en fouillant dans le sac d'un groupe de vandales, il avait effectivement trouvé un poignard qui lui avait rappelé un vague souvenir. Il avait eu, ce jour là, le sentiment d'avoir déjà possédé une arme similaire par le passé, qui avait été précieuse à ses yeux. Mais, faute d'indices, il n'avait pu chercher après. Toutefois, comment le Joker avait pu mettre la main dessus ? Sans grand espoir, continuant de mettre en doute la parole du Joker, le colosse se dirigea tout de même à l'endroit pointé par celui-ci, avant de se mettre à dégager la terre avec ses doigts.



Profitons de ce moment pour revenir dans le passé, de quelques minutes à peine, afin d'analyser l'évolution du comportement de Killer Croc durant les discours du dénommé Killer Moth et du Joker. A peine était-il arrivé à porté du groupe d'hommes, que le type au casque étrange et aux ailes colorées s'était écrié son surnom tout en écartant les bras comme s'il s'était attendu à une étreinte amicale. Le géant costaud lui avait lancé un regard suspicieux, tout en gardant ses distances et en laissant ses mains dans ses poches, et s'était fait la réflexion suivante :


*Il est pédé ce type ou quoi ?*

Bien que victime de l'intolérance de la société vis-à-vis des différences d'autrui, il était le premier à cracher sur les individus qui ne lui plaisaient pas et à avoir tout un tas de préjugés stupides sur de nombreux groupes de personnes, incluant les femmes, les homosexuels, les hommes d'affaire, et les flics. Selon lui, les femmes étaient juste là pour faire la cuisine et élever des gosses, les homosexuels et les hommes d'affaire étaient des êtres faibles et pétochards qui méritaient d'être éradiqués, et les flics, bah, c'était des flics, donc des casse-croûtes.

Après ce vent magistral, Killer Moth rouvrit la bouche pour faire un discours, à son tour. Il ne fallut à Waylon que très peu de temps pour qu'il se disperse.


*Pfff... Ça m'gonfle déjà, la parlotte...*
pensa t-il, alors que Moth venait d'entamer son 35éme mot.

Il regarda autour de lui, pour voir si personne n'arrivait. L'endroit était plutôt désert. Il se demanda alors à quoi ressemblait la zone avant le No Man's Land. Cela devait être bondé de monde. Et la foule, il détestait ça. Non, définitivement, c'était mieux ainsi. Il reposa après quelques secondes les yeux sur Killer Moth, sans rien avoir écouté à son discours, pour entendre :

"... de notre force et de notre détermination! "

*Ah ! Ça c'est intéressant !*

Tant qu'il y avait le mot "force", il aimait.
Puis il demanda s'ils avaient un plan. Croc haussa les épaules. Ce n'était pas à lui de demander ça, tout d'abord parce qu'il n'avait rien écouté de son discours, ensuite parce que les plans ce n'était pas son truc. Il avait déjà du mal à les suivre, alors si en plus il devait en établir...

La réponse du Joker ne se fit pas attendre. En entendant son pseudonyme, le colosse tourna la tête vers le Joker qui lui lança un regard à faire froid dans le dos. Et d'un coup, blam, l'insulte s'abattit sur lui comme un coup de massue. Il plissa légèrement les yeux d'un air menaçant, un peu vexé, et agita nerveusement les doigts de la main droite qui se crispait un peu. Mais le Joker avait bien choisi ses mots. Il avait offensé son intellect, et Waylon savait bien qu'il n'était pas une lumière, d'ailleurs ça ne le gênait absolument pas. S'il l'avait offensé sur le plan physique, Killer Croc aurait vu rouge et n'aurait pu s'empêcher de bondir sur le Joker pour lui mettre une rouste. Mais il avait uniquement insulté son intelligence. Même s'il n'aimait pas cela, il parvenait plus ou moins à garder son calme.
Mais le Joker ne s'arrêta pas là. Il cracha aux pieds de la bête, qui l’interpréta comme étant un grand manque de respect. Cette fois-ci, sa main droite se referma et son poing se crispa nerveusement. Il avait envie de le frapper, mais quelque chose l'en empêcha. Comme une force surnaturelle. Son regard. Le regard que le Joker lançait à Croc paralysait ce dernier. Aucune peur ne pouvait se lire dans ce regard. Il le défiait, par ce simple regard intimidant. Et ce seul regard suffisait à empêcher l'homme-reptile de réagir. Il était Le Joker, après tout. Même si Croc pouvait lui donner un coup de poing et lui casser quelques dents, qui pouvait prévoir ce qui se passerait ensuite ? Il n'avait peur de rien, pas même de la mort. Il était totalement imprévisible, et il avait bien plus d'un tour dans son sac. Waylon n'appréciait particulièrement pas de se faire rabaisser de la sorte, mais pour le moment, il ne pouvait rien faire. Il devait se maîtriser, au moins jusqu'à ce que le Joker leur en dise en peu plus.

Le clown triste s'attaqua ensuite à Killer Moth. Cette fois, Croc était d'accord avec lui sur un point : il parlait trop. Puis, d'une façon soudaine et imprévisible, il jeta le sac qu'il tenait sur l'un des hommes de main costumés, puis un coup de feu retentit. Surpris, Waylon sursauta avant de poser son regard sur le canon encore fumant du psychopathe. Il avait tué l'un d'entre eux comme ça, sans raison, juste pour punir Killer Moth. Croc se dit que ça aurait très bien pu être lui. Comme il s'en doutait, bosser pour le Joker, c'était trop dangereux. Il était trop instable. Sans même s'en rendre compte, le colosse couvert d'écailles recula d'un pas, son corps agissant instinctivement de façon prudente après ce qui venait de se passer. Il commençait alors à s'inquiéter un peu pour sa vie, et regrettait déjà d'être venu. Mais il se rassura en se disant que si le Joker l'avait convoqué, c'était qu'il avait besoin de lui, donc il ne le tuerait pas. De plus, il savait qu'il était lui-même beaucoup plus coriace que le gusse qui venait de se faire descendre, et que si le Joker tentait de le tuer, il pourrait réagir à temps. Ce qu'il fallait, c'était garder un œil sur lui, ne jamais l'avoir dans son dos. Croc se mit donc à le surveiller d'un air méfiant, sans jamais lâcher son regard du Joker.

Ce dernier se mit à leur hurler dessus, perdant totalement les pédales. Puis, il reprit son calme aussi rapidement qu'il l'avait perdu et fit comme si de rien n'était. Il expliqua ensuite pourquoi il voulait sauver Gotham, en affirmant qu'il fallait remettre un peu d'ordre pour pouvoir semer le chaos, et qu'en gros il s'ennuyait. Puis il s'adressa à nouveau à Jones, pour lui dresser le portrait. Le mutant fut étonné de constater à quel point le Joker avait raison à son propos. En entendant son discours, il baissa la tête, comme un enfant à qui on ferait la leçon. C'était vrai, il se sentait vide. Son seul objectif était de retrouver la mémoire, mais après ? Il n'avait aucune idée de ce qu'il ferait. Il y avait bien ce Ra's Al Ghul, qu'il avait promis à Amy de tuer pour venger le Fool. Mais il ne savait par où commencer, et en dehors de ça, il n'avait aucun objectif à long terme. Il devait redevenir quelqu'un. C'est à tout ça que Croc repensa pendant que le Joker finissait son discours.

Et quelques secondes plus tard, il parla du couteau de Killer Croc. Ce dernier était donc en train de retourner la terre et de jeter des gros morceaux de pierre tout autour de lui pour dégager la zone et tenter tant bien que mal de retrouver son couteau. Mais le Joker n'avait pas été hyper précis sur sa localisation, c'était comme chercher une aiguille dans une meule de foin. Il continua sa recherche tout en écoutant la réaction de Killer Moth et en jetant de temps à autre des coups d’œil méfiant au Joker pour le surveiller, puis, après quelques minutes, il s'exclama sur un ton un peu agressif :


"Il est où ce foutu couteau ?! J'le trouve pas !"

Il reprit sa fouille archéologique et, après un long moment à tout retourner dans tous les sens, il finit par apercevoir quelque chose de brillant dans la terre.

"Ah !" s'exclama t-il en s'approchant de l'objet.

Il gratta la terre autour et déterra enfin son précieux trésor.


"Comment t'as su qu'il était là ?" demanda t-il avant d'empoigner son manche avec fermeté.

_________________________________
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MessageSujet: Re: Le Fou, la Brute et le truand [PV]   Le Fou, la Brute et le truand [PV] EmptyLun 16 Fév - 21:43

[HRP]Navré pour le temps de réponse, j'ai eu une décision à prendre qui aura une grande influence sur la suite de mes RPs[/HRP]

La détonation fut aussi surprenante que la réplique du Joker. Drury ne comprit pas tout de suite. Il y avait eu la fumée, la détonation bruyante, puis l'affaissement d'un moth surpris pas la soudaineté de ce que l'on nommait communément la Mort. Le moth-gang avait toujours été une organisation joyeuse où le mauvais goût prévalait sur la méchanceté et où finalement l'on jouait avec la vie par insouciance plutôt que par goût du risque. Les plans étaient absurdes, les plans étaient minables, mais ils avaient toujours l'option "sortir vivant" à l'intérieur, voilà pourquoi inconsciemment Drury aimait les plans préparés à l'avance, ils évitaient précisément que la réalité ne les rattrape.

Le Joker fut cinglant dans sa répartie, normalement, les mots, Killer Moth avait su s'en protéger derrière un égo artificiellement gonflé d'aberrations et de phrases toutes faites, mais il n'avait pas penser un seul moment qu'un membre de sa garde rapprochée puisse finir aussi brutalement son existence. Encore moins que l'un de ses anciens alliés, Killer Croc reste planté là sans réagir.

Killer Moth avait eu un rêve de criminalité haut en couleur qui pourrait égayer le morne quotidien des gothamites et s'assurer leur soutient alors qu'en face seul un encapuchonné de noir volait de toits en toits. Il venait de se rendre compte que son rêve n'était précisément qu'une émanation versatile de son esprit d'enfant trop gâté. Il fit comme ses autres hommes et resta tétanisé, le Joker avait toujours en main son arme et faisait la démonstration d'un grand moment de folie furieuse, entre éclats de voix et calme résolu. Ses phrases volaient dans l'air mais ne parvenaient pas à toucher complètement l'esprit ébranlé de Drury. Ce dernier encaissait encore la perte de l'un de ses hommes qui préparait encore le petit-déjeuné ce matin. Le coup était dur, le plus dur d'une vie entière à bien y réfléchir.

Intérieurement cependant, naissait un feu qui commençait à consumer les bonnes manières et à flamber dans la bibliothèque des "petits guides" qu'il avait rédigé et dont il s'était lui-même imprégner lentement. Tout était confusion... Lui, un parc fermé? Une vie sans but? Il s'était cru imperméable aux remarques de ce genre, il en avait connu de plus brutales et de plus sinistres, cependant la lézarde de la détonation brisait le miroir de son âme, il ne se reconnaissait déjà plus tout à fait dans l'uniforme bariolé de ses sbires. Par les ocelles du petit satyre des b... merde, se dit-il, il faut réagir! Killer Croc farfouillait cependant déjà dans l'ombre, la scène avait continué loin de lui et de sa conscience perdue. Killer Moth était presque aussi mort que son acolyte. Il voulut articuler des sons sans qu'aucun mot ne daigne venir dans sa gorge pour leur donner forme.

Les ombres semblaient s'être épaissies et elles dansaient sur le Joker comme s'il en était le chef d'orchestre. Drury était ridiculement impressionnable en cet instant, il se sentait démuni, sans l'ombre d'une chance de survie. Derrière lui, ses moths s'étaient finalement jetés au pied de leur camarade, lui non. Il ne pouvait s'empêcher de penser que le Joker n'était qu'une extension des ruines alentours. Avait-il raison? Le chaos devait-il avoir de l'ordre? Fallait-il le suivre, fuir, rester, paniquer, pleurer, rire, s'énerver? La situation était trop complexe pour lui. Trop de folie, autant chez le Joker que chez Killer Croc qui était resté là, planté comme un bézoard, n'y avait-il plus rien à sauver dans gotham que ça? Poussière, folie, violence, panique?

Drury sentait le feu poindre, c'était une chaleur étrangère chez lui, une sorte de relent qui voulait de ses flammes lécher ses bras et les faire bouger d'instinct, c'était quelque chose qui renvoyait la logique dans un coin perdu de l'esprit d'un grand coup de botte bien placé, c'était une force irrésistible qui crispait les sourcils, qui faisait écumer, c'était une force qui transformait les sanglots en rage folle, c'était une volonté plus puissante que toute celle qui avait animé Killer Moth, c'était ce qu'il avait toujours voulu faire surgir de lui, c'était le paroxysme de la rupture entre le bien et le mal! Cette nuit allait changer sa vie.

Il dégaina son arme violette et la chargea puis d'une voix qui n'avait plus les teintes du petit criminel de quartier, mais plutôt les accents de la folie qui animait le crime le plus odieux, il dit:

- Alors, allons-y. Le Pingouin ne nous attendra pas éternellement.

Mais derrière lui, ses hommes gémissaient. L'un de s'approcha de son chef.

- On devrait plutôt partir chef, il a tué Geor...

Le masque de Killer Moth se tourna vers lui et sa voix fut un fouet de glace.

- Rien ne vous oblige à rester.

Le moth se recula de quelques pas.

- Mais...

Va pleurer dans les pattes d'un autre,
rétorqua sèchement un Drury au bord de l'explosion qui commençait à comprendre pourquoi certains grand criminel abattait sans sommation les pleurnichards de leurs gangs.

Les moths se regardèrent tous puis enlevèrent leurs masques qu'il jetèrent à terre. En moins d'une vingtaine de minute, le Moth-gang venait d'être dissout. Les trois hommes de mains s'en allèrent lentement en emportant leur camarade décédé, ils ne survivraient pas plus d'une demi-heure dehors, c'était une certitude. Intérieurement, Killer Moth luttait, ils étaient tous devenus ses amis, mais les temps étaient désormais à qui sauraient le mieux s'adapter, c'était une loi chez les insectes comme chez les hommes et Drury allait montrer à Gotham qu'il savait lui aussi muer en quelque chose de terrible, de puissant et de dévastateur. Il aurait dû remercier le Joker, mais il ne le ferait jamais, c'était là chose superflue. Cette nuit allait être celle d'une chrysalide qui n'avait que trop attendu l'heure de son réveil. Cette nuit allait être grandiose pour Killer Moth!
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MessageSujet: Re: Le Fou, la Brute et le truand [PV]   Le Fou, la Brute et le truand [PV] EmptyMar 17 Fév - 21:50

(HJ/ Messieurs, c'est un réel plaisir d'écrire avec vous ! /HJ)

Le Joker ne réagit pas quand Killer Croc se précipite vers les ruines du centre commercial, pour se comporter tel un chien errant à la recherche d'un os à ronger ou de quelque nourriture enfermée dans la terre.

Le Joker ne réagit pas quand les membres du gang de Killer-Moth se réunissent autour de leur camarade décédé, comme les faibles pathétiques qu'ils sont. Le sang coule le long de la blessure, la vie s'échappe définitivement de son corps, il n'est déjà plus, mais ses collègues n'ont toujours pas compris ce qu'il vient de se passer.
Ils sont anéantis, brisés. Le petit monde qu'ils s'étaient constitués vole en éclats, parce que la réalité s'est brusquement rappelée à eux, comme une plaque de tôle propulsée en plein crâne par un psychopathe brutal et sadique.

Le Joker ne réagit pas quand Killer-Moth se fait soudainement pousser des testicules, et passe de l'adolescence ingénue et naïve au froid pragmatisme de l'âge adulte.


"Je savais que ce couteau était là parce que je l'y ai enterré."

Les yeux exorbités du Joker glissent lentement vers la figure massive de Killer Croc.

"Je l'ai arraché à un nuisible qui l'utilisait pour des tâches futiles et banales. Se protéger. Trouver à manger. Survivre. Pfff. Tu sauras sûrement trouver une meilleure utilisation. Découper des tranches de steak."

Sa langue blême et étrange passe étrangement sur ses lèvres creusées par le froid et les maladies.

"Bref. Tu trouveras, mais tu devras forcer ta psyché limitée et ravagée pour te souvenir d'une chose."

Le Joker se tourne définitivement vers son futur associé. Il reste silencieux de longues secondes, ses doigts recouverts de petites plaies se fermant et se rouvrant frénétiquement.

"Je te l'ai rendu. Il est la clé de ta mémoire. Tu me dois beaucoup."

Lentement, il tourne sa figure vers Killer-Moth.
Il n'a pas réagi quand ce dernier a trouvé une nouvelle force intérieure, et il n'a pas réagi quand il a décidé de l'accompagner face au Pingouin. A vrai dire, il n'est pas sûr qu'il comprenne vraiment ce qu'il vient de se passer chez Killer-Moth, tout simplement parce que sa psychologie ne l'intéresse pas vraiment. Il est un outil, un élément de son puzzle ; il le manipule et l'use à son aise, et s'en débarrassera quand tout sera terminé. Car cela terminera.


"Killer-Moth. Tu oublies l'essentiel."

Il s'avance, effectue quelques pas rapides en sautillant comme une ballerine unijambiste, et parvient devant les casques des membres du gang. Ces derniers entourent le sac sombre jeté contre la victime, juste avant qu'elle ne soit tuée brutalement.

"La liberté que tu viens de trouver n'est qu'un bonus. Comme pour Killer Croc, je t'ai amené un cadeau."

Le Joker s'empare du sac, et il retire son contenu du papier plastique froissé.
Il en ressort une petite sphère étrange, grise et métallique, recouverte du logo... nucléaire. Les sourcils du Joker se froncent, alors qu'il envoie nonchalamment la sphère vers Killer-Moth.


"Une bombe nucléaire. Petite, minuscule, mais capable de raser un quartier. Rassure-toi : elle n'est pas chargée. J'ai le chargement, en lieu sûr."

Ses étranges bottes crissent sur le sol jonché de gravats et de débris, alors qu'il se rapproche de Killer-Moth. Il avance, tourne autour de ce dernier, parlant d'une voix lente et étrange, quasi hypnotique. Il n'a jamais été plus reptilien que maintenant.

"Imagine. Une bombe, Killer-Moth. LA bombe. Le cauchemar de Nagasaki et Hiroshima. Le fantôme du XXe siècle. La menace de la Guerre Froide. L'annihilation. Le destructeur de mondes. L'annihilation. Dans tes mains. En ton pouvoir. Imagine, Killer-Moth. Toi... avec LA bombe."

Il s'arrête derrière Killer-Moth, puis pose ses mains sur ses épaules. Il les malaxe avec douceur, puis violence, puis sadisme, avant de le projeter en avant.
Il ouvre en grand les bras, et craque sa nuque avant de hausser le ton.


"ALLONS-Y DONC ! LANCONS-NOUS ! QUE L'ORDRE REVIENNE POUR QUE LE CHAOS REGNE ! QUE LES AGENTS DU CHAOS REORGANISENT CETTE VILLE ! QUE DOUBLE-FACE TOMBE CE SOIR !"

Son discours se stoppe, et il passe lentement ses mains sur son visage, l'air hébété. Il hésite quelques instants, tourne sur lui-même, puis pose son doigt sur sa langue, avant de le passer sur ses sourcils.

"Ah... j'avais dit le Pingouin. Mais Harvey ira aussi. Allons-y !"

Sans un regard pour ses collègues, il s'avance d'un pas décidé vers la sortie des ruines du centre commercial.
Qui l'ose le suive.
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MessageSujet: Re: Le Fou, la Brute et le truand [PV]   Le Fou, la Brute et le truand [PV] EmptyMer 18 Fév - 20:45

"Hé !" s'exclama Croc en souriant d'un air hébété quand Joker lui dit qu'il ferait une meilleure utilisation du couteau.

Puis, à la phrase suivante du Joker, le colosse le regarda d'un air perplexe en essayant de comprendre ce qu'il voulait dire. Le mot "psyché" lui posait problème.


*Pourquoi y faut toujours qu'y causent avec des mots compliqués ceux-là ?!* rumina t-il intérieurement.

Et après quelques secondes de silence, le Joker accoucha enfin. Il lui rappela que comme il le lui avait rendu, Croc lui serait redevable.


"Ouais, ouais..." répondit-il de façon désintéressée.

Tandis que le Joker s'adressa à Moth, Waylon baissa les yeux vers son couteau de chasse qu'il regarda attentivement.
K.C.
A l'image de ces initiales gravées sur la lame, un souvenir lui revint en tête. Il se revoyait en train de les graver à l'aide d'un silex trouvé par terre. Pourquoi il faisait ça ? Il n'en avait aucune idée. De toute évidence, ce couteau était important pour lui mais il ne savait pas encore pourquoi. Il ne se souvenait plus non plus d'où lui venait son surnom 'Killer Croc'.
Il se concentra d'avantage, ce qui se manifesta par un froncement de sourcils tandis que le Joker présentait son cadeau à Killer Moth. Il essayait de se souvenir du contexte, où se trouvait-il au moment de graver ses initiales ? Qu'y avait-il autour de lui ? D'où venait son surnom ?
Dans son souvenir, il était assis sur un gros rocher. Autour de lui, il y avait des tentes, des caravanes, un lieu de pauvreté...
Il se souvint vaguement d'une musique agaçante qui restait facilement en tête. Ce genre de musique qu'on entend dans les cirques... Le cirque, ça lui semblait familier. Il ferma les yeux et fronça d'avantage des sourcils pour fouiller au fin fond de son esprit dévasté. Killer Croc, Killer Croc, d'où est-ce que ça pouvait venir... ? Tueur de crocodiles... Des crocodiles, des alligators... Il y en avait plein en Floride. Il se souvint d'avoir eu à faire à ces bêtes... Il se battait contre eux, et les étranglait. Des cris... Des applaudissements... La musique qui tournait en boucle... Des gens, des gens étaient là pour le regarder. Une affiche. Une affiche sur laquelle était écrit : "The Killer Croc's Freak Show".

Plusieurs souvenirs lui revenaient à présent, de façon soudaine, c'était comme une avalanche de scènes visuelles et sonores qui s'abattaient sur lui, passant les unes après les autres sans ordre chronologique, sans cohérence. Une bête de foire, voilà ce qu'il était. Il se souvint vaguement de spectacles où il affrontait des reptiles sous les yeux du public. Il se souvint également des nombreuses soirées passées à la fête foraine, ses oreilles assaillies par cette même musique bruyante et énervante. Les cris des gens qui devenaient insupportables. Cette ambiance malsaine, où tout le monde s'amusait, tout le monde semblait heureux. Sauf lui. Il restait caché, dans l'ombre, n'existant pas en dehors de son spectacle, n'étant rien d'autre qu'une bête de foire immonde qui attirait les gens uniquement par sa laideur, son anormalité si caractéristique qui les effrayait autant qu'elle les intriguait. Un sentiment désagréable l'envahit. Souffrance, solitude, mélancolie, rage... Voilà ce que ces souvenirs lui évoquaient.

Il rouvrit les yeux subitement et chassa tout cela de son esprit, alors que le Joker s'écriait de nouveau. Il se souvenait donc de la prison dans laquelle il avait perdu 18 années de sa vie, puis de la fête foraine où il était devenu un objet de distraction, un animal de zoo. Mais que s'était-il passé entre temps ? Quel rapport avec son couteau qui avait l'air important pour lui, quel rôle avait-il joué ? Et pourquoi avait-il quitté le cirque ? Pourquoi était-il venu à Gotham City ? Peu à peu, les pièces du puzzle se reconstituaient... Mais il restait encore beaucoup à découvrir. Le couteau n'était pas la seule clé permettant de débloquer ses souvenirs. Il n'en débloquait en réalité qu'une partie. Si Croc voulait retrouver totalement la mémoire, deux autres clés seraient nécessaires. La deuxième clé, c'était le Fool. Le meilleur ami que Croc avait eu à Gotham City, celui avec qui il avait passé le plus de temps et fait les plus gros coups. Manque de pot, il était mort. Il se rattrapait donc comme il pouvait grâce aux vieilles connaissances comme Catgirl ou Amy Jacobs, ce qui lui avait permis de se souvenir de quelques moments passés avec le Fool. Mais il était encore loin de se souvenir de tout. Quant à la troisième et dernière clé... Ce serait celle qui lui permettrait de découvrir comment il avait perdu la mémoire, celle qui débloquerait son traumatisme si choquant que son cerveau avait préféré sceller ce souvenir au fin fond de son esprit afin de ne pas avoir à y faire face, à supporter la douleur qu'il procurait. C'était également cette clé qui lui ferait comprendre d'où lui venait cette image floue d'un masque blanc effrayant, qu'il avait d'abord pris pour le masque du Fool avant de se rendre compte qu'il ne s'agissait pas de ce masque là.

Croc rangea le couteau sous la ceinture qui encerclait sa taille et maintenait son pantalon orange crasseux, et s'approcha du Joker et de Killer Moth. Le clown parla d'aller s'en prendre à Double-Face puis au Pingouin, avant de partir devant.


"On s'occupe de qui alors ? Pingouin ou Double-Face ?!"

Le colosse le suivit en marchant à côté du leader du Moth-Gang qui avait renvoyé ses sbires. Pour Waylon, ces gars-là étaient vraiment des moins que rien et c'était un bon débarras. Il repensa au nom du type au costume coloré, prononcé par le Joker à plusieurs reprises : Killer Moth. Ce nom, ainsi que l'apparence de l'étrange personnage, lui étaient familiers. A nouveau, il chercha dans ses souvenirs. Il avait entendu ce nom récemment... Mais oui ! C'était Catgirl qui lui en avait parlé. Il avait été l'un de ses alliés durant l'attaque de Little Italy, à l'issue de laquelle Croc avait quitté le Fool. Il avait très peu de souvenirs de cet évènement et se fiait uniquement aux paroles de Catgirl et Amy. Moth pourrait sûrement lui en dire plus.

"Killer Moth, c'est ça ?... On s'connait, non ? Paraît qu'on a fait équipe dans le passé, mais, manque de pot, j'm'en souviens pas ! Tu peux m'en dire plus ?"

Ils auraient au moins un sujet de conversation en chemin.

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MessageSujet: Re: Le Fou, la Brute et le truand [PV]   Le Fou, la Brute et le truand [PV] EmptySam 21 Fév - 11:49

Tandis que les sens de Killer Moth étaient entièrement noyés par la fureur de sa nouvelle condition, le Joker répondait aux interrogations du saurien qui l'avait superbement ignoré. Ce couteau, Drury l'avait déjà vu, tantôt entre les mains du gigantesque reptile, tantôt à sa ceinture, c'était un véritable fétiche pour lui. Il parla aussi de sa mémoire. L'information frôla mais ne parvint pas à traverser l'épaisse armure de colère et de ressentiment qui enveloppait son esprit bouleversé.

Le Joker jouait les bons samaritains avec lui? Grand bien lui en fasse, il avait déjà tenté de le faire en son temps, tout ça pour rien, juste un vent monumental et pas une parole en sa direction, comme s'il n'existait pas! Il n'avait jamais existé aux yeux des autres, ni sa famille, ni ses amis qui se comptaient sur une mains privées de ses doigts, ni les rentiers que Cameron Van Cleer avait un temps fréquenté, ni les justiciers, ni les criminels. Pas un regard, pas une parole, pas même un instant de considération pour Killer Moth, le crétin en collant, à la vie insipide, rien qui ne valait la peine d'être dit sur lui, c'était une pure perte de temps! Mais les temps changeaient!

Alors qu'il ruminait en boucle et s'enfermait dans une spirale d'auto-flagellation, le Joker se tourna vers lui. A l'entente de "Killer Moth" prononcé entre ces lèvres balafrées, toutes ses pensées cessèrent et son esprit tout entier fut à l'instant présent. Son interlocuteur effectua un pas qui aurait pu être mignonnet s'il n'avait pas été fait par un psychotique notoire à l'allure débraillée, le clown qui dépérit avec sa ville... Drury songea que s'il avait fait ce pas, on lui aurait probablement craché dessus. Le sac plastique dont Killer Moth n'avait pour le moment eu cure lui sembla d'un tout autre intérêt lorsque le Prince du crime en extrait ce qu'il lui présenta comme une arme.... nucléaire??

Drury attrapa la sphères entre ses bras faute de pouvoir l'attraper avec une main déjà prise par son arme. Il y a dix minutes, il aurait reculé en tremblant, mais là il se contenta d'observer la sphère inerte. Sa manufacture n'était pas mauvaise, loin de là, ce n'était, semble-t-il, pas une farce où un vulgaire assemblage de boîtes de conserves, le poids était correct, mais c'était le Joker, pourquoi lui offrir une bombe, pourquoi jouer les Père Noël? Soit c'était une arme inactive - il manquait la barre d'activation. Killer Moth connaissait ce genre de technologie, il avait eu le loisir de visiter une fabrique d'arme en tant que Cameron Van Cleer pour financer un projet débile du gouvernement et il avait l'impression que c'était il y a des années et des années - mais comment le Joker avait fait pour obtenir...

Avant que ses pensées n'atteignent leur but, le Joker lui tournait autour. L'esprit de Drury était une horloge qui n'indiquait plus l'heure, elle tournait à cent à l'heure, ses ressorts se comprimaient et libéraient de l'énergie inutilement, les rouages tournaient tous dans le même sens, leurs dents s'émoussaient et dans cette jungle de métal, de vis rouillées et d'aiguilles tordues, un serpent s'insinua. Sa voix était aussi glissante que les écailles d'un python et aussi efficace que le venin d'une vipère. Oui, lui Killer Moth, avec une arme aussi puissante, qui pourrait en venir à douter de lui et de son pouvoir de nuisance? Qui oserait? Qui ne tremblerait pas? Son regard fixait la bombe comme si elle était devenue la chose la plus précieuse au monde. LA bombe, SA bombe...

L'étreinte du Joker ne lui fit aucun mal malgré la force avec laquelle il lui broya les triangles, son esprit et son corps s'étaient projetés dans un futur fait de destruction. C'était une chance inespérée! Puis son interlocuteur le poussa violemment en avant. Ce fut un véritable coup de fouet! Lui, le plus minable, le plus insignifiant allait prendre une revanche qui effacerait les humiliations et il allait pulvériser toutes les accusations de faiblesse de ses ennemis! Pingouin ou Double-face, peu importe pourvu qu'ils périssent!

- L'un comme l'autre doivent payer, lança Drury lorsque Killer Croc s'enquit de l'identité exacte de leur ennemi.

Puis ils se mirent en route. Lentement l'excitation de la chasse nucléaire qui l'attendait se calma pour ne laissait plus qu'une froide résolution. Son esprit recommençait à reprendre lentement un fonctionnement abominablement normal, sans image de film de série Z, sans nanard, sans tirade de tragédie grecque pour l'embrouiller, juste une réalité froide et déterminée. Killer Croc se rapprocha de lui. Le moment était trop beau pour que la rancune de son premier silence vienne perturber Drury qui marchait d'un air décidé, plus rien ne viendrait lui mettre des bâtons dans les roues. Aux premiers mots de Waylon, Killer Moth comprit que son ancien camarade de lutte était amnésique, cela remettait en perspective le discours précédent du Joker.

- Alors comme ça tu as perdu la mémoire? commença Drury d'une voix qu'il ne se connaissait pas, elle était claire quoique masculine ,déterminée et elle n'avait plus le son pointu et agressant d'une voix pré-pubère qui n'osait totalement muer. On se connaît oui, enfin, pour le coup on se connaissait. Je t'ai accueilli dans ma moth-cave à une période difficile pour toi. C'était il y a un certains temps maintenant. Tu faisais peur à mes ex-acolytes, qu'est-ce qui ne leur faisait pas peur, je te le demande.

Killer Moth resta un instant songeur, cherchant à se remémorer des instants qu'il aurait préféré oublier.

- Nous avons fait quelques opérations ensemble, avant que Gotham ne soit ce qu'elle est aujourd'hui. Tu avais formé un gang avec un autre criminel, un psychopathe qui décapitait des gens, je ne me souviens pas de son nom. En tout cas on avait attaqué ensemble un grand quartier de Gotham, Amusement Miles contre un type que je ne connaissais même pas, on l'a tué à la fin si mes souvenirs sont bons. Ensuite on aurait dû faire une opération conjointe, la "Colère de la Mite", quelle débilité quand j'y repense. Enfin bref, après on a été séparé par un coup de malchance. Mais toi, de quoi tu te souviens exactement? Pourquoi est-ce que tu es là, avec nous, en ce moment je veux dire, ça ne te ressemble pas trop.

Puis il regarda un instant la bombe qu'il tenait dans la main gauche et interrogea alors le Joker qui gambadait devant eux.

- Où as-tu mis le chargement de la bombe à ce propos?
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MessageSujet: Re: Le Fou, la Brute et le truand [PV]   Le Fou, la Brute et le truand [PV] EmptySam 21 Mar - 22:32

Il continue d'avancer dans les ruines du centre commercial. Il s'est plongé dans ses pensées, dans ses plans, dans ces stratégies qu'il a maintenant décidé de mettre en place, et d'abandonner l'humour anarchique qui reste encore trop attaché à lui. Il s'est gravement lassé de cette posture, de ces rires stupides, de ces blagues inutiles ; il s'est usé lui-même, ouvrant enfin les yeux sur le cliché qu'il était devenu.

Ses bottes glissent sur les gravats, et son esprit s'enfonce définitivement dans ses réflexions quand il est enfin rappelé à la réalité par la question de Killer-Moth.
De la discussion entre les deux Killers, il n'a rien retenu, mais son inconscient l'a ramené au monde quand il a été directement questionné par son nouveau camarade d'infortune.


"Dans ton cul."

La réponse est lente, détachée. Il ne se retourne même pas pour l'énoncer.

"Non. Dans mon cul. Le concept de propriété et de subjectivité est parfois difficile à tenir, ne trouvez-vous pas ? Je, tu, il, c'est tellement fatigant... tellement XXe siècle. J'espérais que le XXIe aurait trouvé autre chose. Il faudra attendre le XXIIe."

Nul rire, nul sourire n'accompagnent ses déclarations. Sa voix demeure traînante, irritante, terrifiante.

"J'ai avalé ce dispositif. Beaucoup disent que les armes sont de la merde, j'ai pris le principe au mot."

Le Joker s'arrête enfin, et tourne un visage grave et terriblement sérieux vers ses deux accompagnants. Il reste silencieux quelques instants, avant de cligner ses yeux exorbités de sang et grand ouverts vers eux.

"Tu auras le dispositif quand je l'expulserai par les voies naturelles. Et je n'expulse que quand je suis satisfait. Et je ne vois aujourd'hui que deux motifs de satisfaction : le sexe S-M, et l'anéantissement des forces du Pingouin. Et je suppose que le sexe S-M n'est négociable ni avec l'un, ni avec l'autre, n'est-ce pas ?"

A nouveau, il ne sourit pas, il ne rit pas, et ses camarades comprennent que sa question est simplement sérieuse... ce qui n'a rien de rassurant, bien évidemment.

"Bah, ne répondez même pas, ça ne vaut pas la peine. Après tout ça, rappelez-moi de récupérer une barre à mines et d'aller rôder près de l'orphelinat. Avec de la chance, je tomberai sur un gamin encore ici, et on pourra jouer au baise-ball..."

Le Joker hausse les épaules, et ne laisse pas Killer-Moth et Killer Croc répondre, ou comprendre ce qu'il vient vraiment de dire.
Le Joker parvient en effet sur l'avenue défoncée qui borde les ruines du centre commercial brisé, et s'arrête devant une vieille voiture américaine au toit défoncé. Il ouvre la porte du conducteur, et commence à s'installer.


"Montez. Nous allons chez le Pingouin... ou Harvey ? Qu'est-ce que j'ai dit, avant ?"

Il se gratte le crâne pendant quelques instants, le regard dans le vague.

"Bah !"

Il hausse les épaules, avant de serrer les poings et de frapper le volant. Pendant de longues secondes, il s'acharne dessus en haussant le ton.

"BAH ! BAH ! BAAAH ! QUI S'EN OCCUPE ? HARVEY ? OSWALD ? HARWALD ? LES MEMES ! TOUS LES MEMES !"

Il tourne ses yeux exorbités vers ses camarades, et crispe ses mains sur le volant.

"Bref. Tous les mêmes, tous les symptômes de la maladie à éradiquer pour retrouver le chaos ordonné. Okay ? OKAY !"

Le Joker allume le moteur, et fait signe aux deux autres de monter pour partir dans les temps.
Sur l'autoroute de l'enfer.


***

Une demi-heure plus tard, après des détours dans les rues défoncées de Gotham City, après une conduite incompréhensible et dangereuse, la voiture usée s'arrête devant le célèbre Iceberg Lounge, dernier établissement réellement tenu et debout dans la ville coupée du monde.

Le Fou, la Brute et le truand [PV] Latest?cb=20121124033210

"OKAY. On y est. Comment comptez-vous entrer et tout détruire ?"

Sorti de la voiture, debout, le Joker pose ses fesses sur le capot encore fumant de la voiture. Il cherche dans les poches de son imperméable, sort un paquet de cigarettes et en allume une, avant d'expulser une importante fumée par ses narines et sa bouche. Il attend - à eux de jouer. A eux d'essayer.
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Snake

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MessageSujet: Re: Le Fou, la Brute et le truand [PV]   Le Fou, la Brute et le truand [PV] EmptyJeu 26 Mar - 21:47

Il écouta attentivement la réponse de Killer Moth par rapport à son passé. Cela concordait avec les témoignages qu'il avait eus auparavant. Cependant, il ne parla pas de la bataille de Little Italy qui avait causé la séparation avec le Fool, ce qui l'étonna. Puis il lui demanda pourquoi il aidait le Joker, et Croc haussa les épaules. Il ne le savait pas lui-même. Peut-être était-ce parce qu'il se sentait trop seul et que c'était la première fois qu'on faisait appel à lui depuis son évasion. Peut-être avait-il juste besoin d'exercice, ou besoin de se retrouver. De se souvenir de ce que ça fait de livrer de grosses batailles, de massacrer des gros gangs. De se souvenir de ce que c'est que d'être Killer Croc.

Il sourit stupidement à la réponse débordant de finesse du Joker. Puis il hocha la tête d'un air un peu blasé, comme pour dire "quel cas désespéré". Le Joker était un personnage très étrange, le plus étrange que Waylon avait pu rencontrer depuis sa naissance. Même dans la fête foraine où il avait travaillé, parmi les bêtes de foire, il n'avait vu personne de plus étrange et dérangé que le Joker. Waylon ne comprenait pas ce type. La moitié de ses phrases semblaient n'avoir aucun sens pour lui. Ce n'était pas les mots employés par le Joker qui posaient problèmes. Certes, il n'était pas une lumière, mais il n'était pas complétement idiot non plus, et bien qu'il manquait parfois de vocabulaire, il comprenait tous les mots employés par le Joker, il comprenait les phrases, de façon littérale. Mais il ne comprenait pas où le clown voulait en venir. Particulièrement lorsqu'il parla du concept de propriété et de subjectivité, et du futur, comme s'il venait d'une autre époque. Un extra-terrestre, voilà ce qu'était le Joker aux yeux de Croc. Pour le colosse, ces principes n'avaient jamais été compliqués. Ce qui était à lui, ce qui lui appartenait, personne ne pouvait se l'approprier. C'était on ne peut plus simple. Mais avec le Joker, cela prenait une autre dimension, que Jones ne comprenait pas. Il ne savait pas si le problème venait de lui-même, ou bien du Joker qui était trop éloigné de la réalité.


"Pfff..."

Croc soupira de façon blasée quand le Joker leur proposa une relation S-M. Il avait l'impression que le fou le provoquait et se moquait de lui, et ça ne lui plaisait pas du tout. C'était principalement à cause du complexe qu'il avait par rapport à son apparence, qui l'empêchait d'avoir une quelconque relation normale. Quand il avait besoin d'assouvir ses besoins primitifs, il n'avait d'autre choix que de le faire de force. Involontairement, il était le sadique, mais il n'y avait personne d'assez maso pour aimer ça.

Waylon se tourna vers Drury.


"Tout à l'heure tu m'as demandé pourquoi j'suis venu... Franchement, je me l'demande de plus en plus."

Ils atteignirent une voiture. Waylon monta à l'avant, en reculant le siège au maximum pour avoir à peine la place de mettre ses jambes. Pourquoi fallait-il que les humains construisent tout en petit ? Puis le Joker péta à nouveau un câble en criant et en frappant le volant. Ses cris résonnaient dans la tête de Croc qui soupira de plus belle, d'une façon agacée cette fois-ci, en tournant la tête de l'autre côté. Lui qui aimait le calme et le silence, il était servi...

Puis une course effrénée s'ensuivit, le genre de course que le géant détestait. Il se cramponna à tout ce qu'il pouvait pendant les longues dizaines de minutes que dura le voyage, sans dire un mot. Une chance que les rues étaient quasiment désertes à cause du No Man's Land, car ils avaient à plusieurs reprises frôlé l'accident.
Le Joker freina brusquement et arrêta la voiture devant les portes du musée du Pingouin. Croc quitta précipitamment le véhicule, et claqua la porte si violemment qu'elle se décrocha et retomba sur le sol dans un bruit métallique.


"Où est-ce que t'as appris à conduire ?!" beugla t-il sur un ton agressif.

Puis, pour répondre à la question du Joker, il se dirigea vers la porte de l'Iceberg Lounge, et s'arrêta juste devant avant de tourner la tête vers le clown.


"Comment on compte rentrer, hein ?... Y a pas 36 solutions."

Il donna un puissant coup de l'avant-bras dans la porte, qui s'arracha à ses gonds, et tomba lourdement contre le sol.

Un sbire du Pingouin, se trouvait à quelques mètres de l'autre côté de la porte d'entrée, chargé de la surveiller et de répondre aux gens qui toquaient. Il recula de quelques pas tout en regardant le colosse avec des yeux écarquillés.


"Sainte merde de Dieu ! Killer Croc !"
s'exclama t-il sur un ton à la fois choqué et surpris.

Croc était certainement la dernière personne qu'il s'attendait à voir débarquer ici.
Comprenant rapidement qu'il n'était pas venu pour discuter - quand Croc défonçait une porte, ce n'était jamais bon signe - il fit volte-face et commença à courir dans la direction opposée tout en s'écriant :


"Hé les gars ! Venez m'aider y a KilleuuuuuuuuAAAAAAARGHHhhhhhhh......"

Le poignard s'était enfoncé au niveau des reins, avant de remonter lentement en suivant parallèlement la colonne vertébrale. Croc retira le poignard d'un mouvement brusque, et le corps du sbire s'effondra au sol. Le colosse eut un très léger sourire en regardant son poignard couvert de sang.

"Le Joker avait raison... Ça coupe comme dans du beurre."

Mais les cris avaient alerté les autres sbires qui faisaient leur tour de garde dans les couloirs avoisinant l'entrée. Six d'entre eux se retrouvèrent face à Croc et eurent l'air aussi surpris que le premier. Ils étaient armés uniquement de battes de baseball, de chaînes métalliques et de poignards. Aucun d'entre eux n'avait d'armes à feu. Dans cette jungle urbaine qu'était devenue Gotham, les munitions avaient encore plus de valeur que l'or et les bijoux. C'était devenu la principale monnaie d'échanges avec la nourriture et l'eau, et le Pingouin ne voulait pas gaspiller cette monnaie. Il préférait laisser mourir ses sbires et conserver les munitions, que leur en donner pour leur faciliter la tâche. Tant pis pour lui. Tant pis pour eux. Killer Croc savait exactement ce qu'il avait à faire. C'était ce qu'il avait toujours fait. Et c'était la seule chose pour laquelle il excellait.

"Toi ! Va prévenir Pingouin ! Demande-lui de prendre les flingues !" s'exclama le chef des sbires à l'un d'entre eux.

Puis il se tourna vers le colosse en le regardant avec peu d'assurance.


"Croc... Qu'est-ce que tu fais là ? On est peut-être pas obligé de se battre, si ?"

"J'ai rien contre toi, p'tit gars. Mais j'suis pas venu pour discuter, dommage pour toi. Ce que j'veux dire, c'est que vous allez tous crever."

Le chef des sbires baissa la tête d'un air résigné. Il savait qu'il n'avait aucune chance de s'en sortir vivant. Mais il savait aussi que Croc ne le laisserait pas fuir. Et même si par miracle il y parvenait, le Pingouin le tuerait pour sa lâcheté.
Finalement, il empoigna fermement son couteau, et se rua sur le colosse qui n'eut aucun mal à le stopper en l'attrapant à la gorge et en le claquant contre le mur. Les autres suivirent leur chef en attaquant le monstre, mais leurs corps rapidement brisés et démembrés volèrent les uns après les autres dans le couloir, en l'espace de quelques secondes.

Un seul sbire resta debout. Il jeta sa batte cloutée aux pieds de Croc, et se laissa tomber en position assise contre le mur, tremblant comme une feuille.


"O...Ok... Je... Je te lai-laisse p-passer... M-mais p-pitié, me t-tue pas !... Pi-pitié..."

Waylon marcha lentement à côté de lui en l'ignorant complétement, puis s'arrêta après l'avoir dépassé d'un pas.

"Non, je ne vais pas te tuer." affirma t-il d'une voix sombre.

Il resta silencieux quelques secondes, avant de se retourner et de fixer le sbire peureux dans les yeux.


"Ils vont le faire." ajouta t-il

Puis son regard se leva vers l'encadrement de la porte d'entrée, où les silhouettes de ses partenaires se dessinaient.


"Vous pouvez venir, les gars. La voie est libre. Pour l'instant."

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MessageSujet: Re: Le Fou, la Brute et le truand [PV]   Le Fou, la Brute et le truand [PV] EmptyLun 6 Avr - 18:04

La réponse du Joker manqua aurait pu faire enrager Drury dont les nerfs étaient autant à vifs que ses certitudes passées. Mais il n'en fit rien. Killer Moth, toujours dans la brume de l'incertitude s'était doté d'une carapace de patience pour ne pas finir broyer dans les errements du Joker dont la voix avait toutes les similitudes d'un diamants contre un tableau noir. L'écouter vous donnait littéralement envie de vous arracher les tympans et de vous extirper le cerveau pour le jeter contre le mur le plus proche, mais l'ignorer totalement c'était comme  tourner le dos à une créature qui avait une soif inextinguible à étancher et qui pouvait à tout moment vouloir vous dévorer sans raison apparente.

Drury écoutait attentivement son interlocuteur dont la voix glissait jusqu'à son esprit sans s'encombrer de son appareil auditif. Le Joker gravait ses propos avec le sérieux d'un être dont la logique était une machinerie brisée. Il passait d'une idée à l'autre, folâtrant dans des terres imaginaires dont il était le seul maître. Killer Moth ne fit aucun commentaire, préférant garder son énergie pour contenir la fureur qui se déchaînait, au même moment, Killer Croc lui fit part de ses doutes, ou ce qui semblait s'en approcher. Lui-même, pourquoi était-il venu? Pour entendre un clown triste déblatérer sur ses déviances sexuelles? Encore ce matin tout était possible, autant en cet instant où tout semblait se liquéfier autour de lui, Drury ne voyait plus qu'un chemin. Gotham pourrissait autour d'eux. Vaste cité aux allures de temple décadent, vaste cité perdue dans les ténèbres d'une nuit sans fin. Drury s'autorisa à répondre à Killer Croc.

- Peut-être parce qu'au fond on a aucune raison de dire "non" et par les temps qui courent, vaut mieux être à plusieurs que tout seul...

Il observa un temps le dos du Joker et sa tenue en charpie.

- Même si franchement il m'a l'air d'avoir déjà pas mal de compagnie sans nous...

Le Joker s'immobilisa devant ce qui devait avoir été un jour une voiture ou tout du moins un véhicule avec quatre roues et un semblant de carrosserie. C'était à l'image du décor invraisemblable qui l'entourait. Les façades de bétons décorées d'impacts de balles, les poubelles qui vomissaient ordures et cadavres, les flaques de liquide noirâtre qui reflétaient un noir plus profond que celui dans lequel était plongé l'avenue dont les lampadaires se tordaient de douleur. Devenu comme hystérique après sa période de calme, le Joker hurla autant contre eux que contre lui-même; Drury se demanda s'il savait à qui il s'adressait ou si d'ailleurs leur "collaborateur" avait vaguement conscience de leur présence dans ce genre de moment.

Drury s'étonna de voir le visage du Joker se tourner vers eux, il n'avait pas le souvenir de s'être installé dans le véhicule, et pourtant il était bien sur un siège poussiéreux tâché de sang, particulièrement inconfortable. La conduite fut remarquable et Killer Moth regretta un temps de n'avoir pas mis sa ceinture. Ce fut une course effrénée, un mélange entre course d'obstacles et derby à l'ancienne. Les rues de Gotham dont les routes étaient d'avantage des champs de ruines que des voies praticables ne posèrent aucun problème au clown qui tournait le volant frénétiquement, usant des pédales du véhicule comme de celle d'un orgue. Un instant, la mite du mal tourna son casque vers l'arrière et observa une trace de liquide qui suivait de près le véhicule, c'eut-été un miracle qu'ils parviennent à s'arrêter songea-t-il. Drury enroula par précaution son bras autour des restes de la ceinture de sécurité pour se maintenir un minimum dans les virages.  

Killer Croc sortit passablement énervé de l'épave une fois l'équipée à l'arrêt tandis que Drury, ravalant la légère nausée qui le prenait préféra sortir doucement et respirer calmement. Mais le voyage avait d'avantage aggravé son état, il le sentait. La fatigue, l'énervement, l'accablement, tout se liguait pour briser jusqu'à ses plus intimes barricades. Lorsque le Joker demanda une idée de plan, la mécanique de l'esprit de Killer Moth se mit en branle mais avec une étrange résonance. Il n'était plus question de musique, de fumée, de mise en scène, juste d'une irrépressible envie de tuer, massacrer et... Le gigantesque saurien ménagea son esprit et décida de foncer.

La porte était déjà enfoncée que Drury sortait à peine ses deux armes à fléchettes empoisonnées. Il y eut des cris, des hurlements, des injures, mais il n'en avait cure, il lui fallait profiter de l'instant, trop solennel et trop beau pour qu'il le gaspille en restant en arrière. Une véritable bataille c'était engagée dans l'entrée de l'Iceberg Lounge. Killer Moth enjamba les cadavres et atteignit la position du géant qui avait nettoyé avec une rare efficacité la pièce. Il ne restait plus qu'un homme du Pingouin dans les lieux, et Croc le leur laissait. Lorsqu'il aperçut la silhouette de Killer Moth, le criminel ricana.

- Ah.... putain.... c'te merde de K...killer Moth... ren...tre chez ta mère!

Drury pointa son arme sur l'œil droit du criminel. Il ne reconnut pas sa voix lorsqu'elle jaillit de sa gorge.

- Le Rôdeur mortel, Leiurus quinquestriatus, est un arthropode dont le venin est une neurotoxine très puissante. Normalement une dose normale ne tue pas...

- Mais...qu'est-ce... commença la petite frappe qui ne comprenait vraiment pas ce que venait foutre un scorpion dans leur conversation, mais Drury ne lui laissa pas le temps de terminer sa phrase.

- Une dose concentrée, continua-t-il avec une voix d'automate, peut tuer en deux minutes et le plaisir des neurotoxines c'est que l'on se rend compte de ce qui nous arrive jusqu'à la toute fin.

Il appuya sur la gâchette de son arme et une petite fléchette jaillit pour venir se planter dans l'œil de sa victime qui se mit à hurler de douleur en se jetant en arrière. Son cri se déforma atrocement, comme s'il ne parvenait plus à ravaler sa salive. Ses mains se fermaient et s'ouvraient anarchiquement tandis que ses jambes pédalaient dans le vide. Bientôt le cri se noya et les gestes incontrôlés devinrent plus espacés.

- C'est pour ça que j'aime les insectes et c'est pour ça que j'ai des rôdeurs mortels chez moi, conclut-il alors qu'un dernier spasme agitait la carcasse de la petite frappe.

Son casque ne quitta pas immédiatement la beauté du spectacle de son adversaire mort. Lui qui n'avait jusqu'à présent jamais tué qui que ce fut aussi froidement ressentit une immense chaleur l'envahir, la chaleur du devoir accomplit, du passage initiatique réussi. Il était sur le chemin de la plus pure criminalité. derrière lui il laissait bel et bien un passé d'échecs pour un avenir de réussites! Et tout commençait ce soir!

L'entrée de l'Iceberg Lounge était entièrement nettoyée, mais le cœur même de l'établissement était encore souillé par les déchets du Pingouin. Drury était déjà venu du temps où Gotham était encore une ville modèle, c'était un endroit minable. Un cabaret des temps anciens, ancrés dans un passéisme de mauvais aloi. La porte d'entrée donnait sur un parterre dont le centre était vitré et où se trouvait jadis une scène surélevée. Lorsqu'il était venu il s'y tenait une chanteuse de seconde zone. On l'avait fait monter via un escalier vers les tables les plus prestigieuses situées sur les balcons. De bonnes positions pour tirer sur tout le monde et avoir le contrôle des sols. Le Pingouin était un stratège, mais son orgueil le rendait idiot, il y aurait un comité à l'entrée. Drury le savait au fond de lui-même car il aurait agit exactement ainsi. Par pur plaisir...

Le mite bariolée avait un atout dans sa manche: on ne le prenait pas au sérieux, on se moquait de lui, on l'humiliait. Mais pas ce soir.

- Je vais ouvrir la porte, mais il faudra que l'on soit prêt à sauter dans le tas, surtout qu'ils doivent être bien agités de l'autre côté. Il faudra être prêt.

Drury décrocha un grenade fumigène qu'il avait lui-même conçue et la tendit au colosse.  

- Apparemment le Pingouin à encore quelques armes, pas dit qu'ils les utiliseront tout de suite contre nous, mais vaut mieux avoir ça sur toi. S'ils nous canardent de trop loin, il faut que l'on puisse disparaitre. J'en ai encore une sur moi, ça devrait nous suffire.

Killer Moth posa alors une main gantée sur la poignée forgée à même la porte. Son cœur se mit à battre plus vite qu'il ne le fit jamais, cette fois-ci, plus question de faire marche arrière. Il tira alors violemment.

[HRP]Navré, je ne fais pas beaucoup avancer l'action, mais j'ai encore du mal avec un Drury qui ne soit pas un maladroit de premier ordre.[/HRP]
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MessageSujet: Re: Le Fou, la Brute et le truand [PV]   Le Fou, la Brute et le truand [PV] EmptySam 11 Avr - 22:57

"ATTENDEZ."

Une voix nasillarde s'élève, à quelques mètres derrière Drury. Dans ce couloir de la mort, devenu plus morbide qu'une allée de cimetière, quelques volutes de fumée échappées des canalisations brûlantes de l'Iceberg Lounge créent une ambiance étrange, presque fantasmagorique, qui est bien sûr accentuée par la présence de Killer Croc, de Killer-Moth et de leur autre camarade, arrivé en dernier à l'intérieur.

Quand Waylon Jones l'a interrogé, excédé, sur sa conduite, le Joker n'a rien dit. Les yeux fixés sur l'entrée du bâtiment, il est resté immobile, véritable statue, dont seuls les quelques mouvements de doigt de poignet, pour éloigner la cigarette de ses lèvres gercées et la ramener vers ses poumons.

Il est resté de marbre, quand Killer Croc a écrasé la porte de l'Iceberg Lounge, et s'est mis à faire ce pour quoi il est si doué : le massacre, simple et brutal. Si Killer-Moth l'a rapidement rejoint, leur conducteur a pris plus de temps, et ce n'est qu'au milieu du discours de Drury qu'il a pénétré à l'intérieur.


"ATTENDEZ-MOI."

Killer Croc et Killer-Moth peuvent se retrouver, et découvrir une scène terrible - dégoûtante, écoeurante.
Devant l'un des cadavres, l'un des hommes de main du Pingouin tués par Waylon Jones, se dresse le Joker. Debout, les deux mains jointes devant lui... le pantalon baissé.

Il urine.
Il urine sur le corps encore chaud du défunt.


"JE FINIS VITE."

Ses mains s'agitent devant lui, avant de remonter son pantalon puis sa braguette alors qu'il s'est déjà mis à courir vers Killer-Moth. Son visage n'exprime nul sourire, nulle expression, comme si son comportement était normal, prévisible ; humain. Il ne l'est plus depuis longtemps.

"ALLONS-Y."

Alors que Drury a ouvert la porte, le Joker se précipite à l'intérieur, en premier. Son grand manteau rapiécé vole derrière lui, alors que ses mains gantées s'agitent dans ses poches à la recherche de quelque chose. Il pénètre à l'intérieur de la grande salle intérieure de l'Iceberg Lounge, jadis lieu d'aisance, de luxe et d'arts, aujourd'hui reflet de l'aspect minable de Gotham City, en pleine agonie.

Par la chance si étrange qui l'accompagne depuis des années, le Joker trébuche et roule lourdement sur le sol, évidemment les tirs soudains et mortels qui s'acharnent sur la porte d'entrée dès son arrivée.
Une dizaine d'hommes du Pingouin est planquée dans la grande salle, derrière des tables rondes retournées, en première ligne. Ils ont espéré faire tomber leurs agresseurs avec cette première salve, et ont cessé pour voir le résultat de leurs tirs ; bien mal leur en prend.

Le Joker roule, puis se relève en un bond, les mains désormais pleines de ce qu'il cherchait dans ses poches. Il envoie alors vers les quatre tables retournées trois grenades, toutes dégoupillées. Trois explosions suivent, bien évidemment, ainsi que des destructions, des membres arrachés et des cris de douleur.

Propulsé en arrière par le souffle et l'impact, le Joker hoquette de souffrance, brutalement bloqué contre un pilier. A quelques mètres, de nombreux foyers de flammes s'allument, quelques alarmes d'incendie se mettent en marche, mais les trois agresseurs n'en ont cure. Ils sont là pour le maître des lieux, et ils ont encore quelques étapes à passer pour parvenir jusqu'à lui.

Lentement, le Joker se relève, s'approche d'un corps déchiqueté, et s'empare d'un bras arraché, qu'il secoue pour l'assécher de tout le sang. Au bout de quelques instants, il semble satisfait, et garde le bras comme une batte - un gourdin.
Il se tourne, satisfait, vers ses deux camarades.


"A LA SUITE."

Et sans autre mot, il se précipite vers un des escaliers de l'Iceberg Lounge, sans un regard en arrière. Sans une pensée pour ses victimes. Tout tourné vers les horreurs à venir.

(HJ/ Pas de souci, Drury ! J'aime beaucoup ce sujet, jouons-le à notre rythme. Smile /HJ)
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Snake

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MessageSujet: Re: Le Fou, la Brute et le truand [PV]   Le Fou, la Brute et le truand [PV] EmptyJeu 23 Avr - 19:50

Waylon regarda silencieusement Drury pendant que ce dernier donnait une explication relativement longue sur pourquoi le venin de ses insectes était si mortel. La bête de foire le fixait d'un air neutre, ne comprenant pas bien l'intérêt d'expliquer pendant si longtemps à un ennemi la cause de sa mort imminente. Killer Moth semblait ressentir un certain plaisir sadique, et tirer de la fierté, de son acte. C'était quelque chose que Waylon ne comprenait pas vraiment. Lui-même ne ressentait aucune satisfaction à tuer, il ne le faisait pas par plaisir. Il le faisait par nécessité, ou par colère.
C'était la raison pour laquelle il avait épargné ce minable qui l'avait supplié. Il s'était montré tellement pitoyable que Croc n'avait vu aucun intérêt en lui, et que par conséquent, ce n'était même pas la peine de le tuer, car il était devenu trop faible pour être nuisible. C'était comme s'il était entouré d'insectes. Lorsqu'ils étaient trop nombreux, ou dangereux comme des guêpes ou des moustiques, alors il valait mieux s'en débarrasser. Mais à quoi bon écraser une seule fourmi perdue au milieu de nulle part ? C'était juste une perte de temps. Toutefois, ce n'était pas l'avis de tout le monde, et certains prenaient plaisir à tuer et à torturer. Waylon s'était douté que l'un de ses deux compagnons aurait ce loisir, mais s'il avait eu à parier, il aurait plutôt misé sur le Joker.

Son ancien compagnon, s'il fallait en croire ses dires, s'approcha de la porte menant au hall principal de l'Iceberg. Après avoir donné à Croc un fumigène ainsi qu'un conseil, il ouvrit brusquement la porte. Le Joker les bouscula tout deux pour être le premier à rentrer, comme un gosse qui n'en pouvait plus d'attendre l'ouverture d'un parc et qui se précipitait pour y entrer. Le monstre géant le suivit en s'engouffrant dans la salle, et remarqua aussitôt les flingues braqués sur l'entrée. Il se jeta immédiatement au sol, mais ne put éviter deux balles. La première ne fit qu'une égratignure légère en surface de son bras, l'autre le perfora à la hanche. Il serra les dents pour supporter la douleur. Il lui en faudrait plus pour le clouer au sol.

Au moment où les tirs cessèrent, Killer Croc se redressa subitement en grognant, s'apprêtant à bondir sur ses adversaires pour les déchiqueter. Mais avant qu'il n'ait pu faire quoique ce soit, il vit trois grenades voler en directions des criminels, et exploser quelques secondes plus tard. Ils purent alors avoir quelques dizaines de secondes de répit, durant lesquelles le Joker s'amusa à agita un bras déchiré afin de le vider de son sang et de s'en servir comme d'un gourdin. Chacun son truc. Les douches d'incendie s'allumèrent suite aux explosions des grenades, et en sentant l'eau froide ruisseler sur son corps, Croc se sentit comme revigoré, oubliant même la douleur dû à la perforation de sa hanche.

Le prince Clown du crime se rua alors dans les escaliers qui menaient à un balcon surplombant la grande salle. Ce balcon donnait accès à une porte réservée au personnel. La porte en question s'ouvrit brusquement pour laisser place à trois nouveaux criminels, armés de fusils d'assaut. Apparemment, le Pingouin avait sorti le grand jeu et ne voulait vraiment pas que les intrus l'atteignent. Alors que les trois criminels braquèrent leurs armes sur le Joker qui grimpait les escaliers comme une furie et en ayant, semble t-il, aucune conscience du danger, Killer Croc souleva à deux mains l'une des tables encore intactes de la salle, et la projeta de toutes ses forces en direction des trois criminels. La table parcourut rapidement la vingtaine de mètres qui la séparait des ennemis, en suivant une trajectoire parfaitement rectiligne et vers le haut, et se fracassa sur eux en les faisant tomber comme des quilles au bowling, au moment même où ils s'apprêtaient à tirer.

Le reptile humanoïde courut ensuite dans la même direction que la table, sauta sur une autre table encore debout, puis se propulsa de toutes ses forces pour effectuer un bond de plus de deux mètres de haut, qui lui permit de s'accrocher au rebord du balcon avec ses mains. La table sur laquelle il avait pris appuie se brisa sous le poids de son bond. Il escalada ensuite la barrière de protection du balcon, et se retrouva ainsi légèrement devant le Joker, mais sans avoir pris les escaliers.

Il s'approcha de la porte réservée au personnel, et l'ouvrit brusquement. Aussitôt, un énorme marteau s'abattit en plein dans sa 'tronche de croûtes', comme on avait aimé le surnommer lorsqu'il était gosse. Légèrement sonné, il recula de quelques pas en titubant, avant de se prendre un deuxième puissant coup de marteau dans le torse, qui le fit basculer en arrière, traverser la barrière, et retomber plus de quatre mètres plus bas.


"Désolé, Croc, mais ce n'est plus toi mon boss maintenant !"

Cette voix et ce marteau, ils appartenaient à l'un des frères Abramovici. Autrefois, les frères siamois Abramovici s'étaient violemment disputés, et leur dispute fut si violente qu'un coup de faux les avait séparé à jamais. Ils avaient alors rejoint chacun un boss différent. Quelques mois plus tard, ils s'étaient réconciliés, et avaient failli vaincre Killer Croc durant les évènements d'Amusement Miles, mais ce dernier avait été sauvé par Man-Bat. Après que Croc et le Fool se soient séparés, le colosse était revenu à Amusement Miles, et les frères Abramovici, qui n'avaient plus de chefs, avaient décidé de le rejoindre après que Croc leur ait proposé. Waylon appréciait les gars forts comme eux, et il se sentait proche d'eux à cause de leurs passés communs, tous trois ayant travaillé comme bêtes de foire dans un cirque. Mais lors d'une de leurs batailles, dans une base militaire et en compagnie de Killer Moth, l'un des frères Abramovici s'était fait capturer. Quelques jours plus tard, Croc s'était lui-même fait capturer après avoir perdu face à Bane. Mais de tout cela, Croc n'en avait que de très vagues souvenirs.

Et apparemment, le frère en question avait trouvé un moyen de s'évader. Depuis qu'ils s'étaient réconciliés, ils étaient inséparables, il ne fut donc pas surprenant de voir celui à la faux le suivre de très près. Il envoya un puissant coup de faux en direction du Joker.


"Le Pingouin va bien nous payer si on lui ramène ta peau, Joker !"

Sergei, alias M. Marteau, sauta du balcon, tout en envoyant son arme lourde en direction du visage de Croc afin de lui asséner un coup fatal, alors que le monstre était allongé sur le dos, au rez-de-chaussée.

Au même moment, et puisque les ennuis n'arrivent jamais seuls, une autre porte réservée au personnel s'ouvrit au rez-de-chaussée, pour déverser une petite vague de cinq individus équipés d'armes blanches : couteaux, battes cloutées, chaînes... les trucs habituels. Alors que les frères Abramovici étaient sensés s'occuper de Croc et du Joker, les cinq autres servaient d'insecticide pour se débarrasser du troisième larron.



[Rappel : https://gotham-city.actifforum.com/t5645-les-freres-abramovici
Merci d'éviter de les tuer clown Non pas que je veuille m'en faire des alliés plus tard, mais j'aime bien les garder en vie.
Sinon, vous pouvez les contrôler comme vous le voulez (que ça soit physiquement, ou mentalement)]

_________________________________
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MessageSujet: Re: Le Fou, la Brute et le truand [PV]   Le Fou, la Brute et le truand [PV] EmptyLun 27 Avr - 22:20


Drury escaladait son escalier de bois verni moquetté de rouge. L'adrénaline avait fait son office jusqu'à présent. Il avait tiré la porte de toute ses forces, le Joker s'était précipité, suivit de Croc, lui aurait dû suivre mais déjà les balles avaient commencé à dévorer la porte. Les rafales avaient vomi un feu incroyable, à tel point que l'on avait peine à croire que dehors les munitions étaient une denrée rare. Profitant de la première accalmie, la mite du mal avait rejoint ses camarades dans leur carnaval de sang et de souffrance.

Le spectacle était total. Le Joker s'était équipé d'un bras, Croc avait ravagé les rangs les plus éloignés de leurs ennemis et les cadavres décoraient le sol glacé. Désarticulés, leurs corps étaient comme ceux des insectes que l'on écrasait, des bras et des jambes aux angles improbables jaillissaient parfois du sol ou de l'arrière de quelque mobilier broyé par la fureur bestiale.

Mené par ses tripes nouvellement acquises, Drury avait entreprit de gravir l'escalier opposé à celui du Joker pour rejoindre les hauteurs. Les couleurs qui animaient ce lieu de débauche et leurs contrastes étaient amplifiés par ses yeux noyés par l'ivresse du combat et du meurtre. Les lieux qui empestaient jadis l'alcool et le vice s'étaient parfumés de la douce odeur ferreuse du sang mêlée à la poudre. C'était là l'effluve des batailles, l'exhalaison des guerres qui bientôt viendraient danser une ultime fois avec l'émanation des miasmes putrides. C'était l'avenir d'une Humanité corrompue, le portrait sublime d'une terminaison douloureuse, d'une Justice implacable et terrible.

Alors qu'il atteignait les balcons qui encerclaient la pièce, il entraperçut deux abominations faites hommes. Deux siamois trop bien connus qui venaient de s'imposer face à Croc et au Joker. Il pourrait les aider en projetant son grappin sur le lustre et bondir dans la bataille, mais cinq hommes surgirent des basses-fosses et pointèrent des index rageurs vers lui. Drury ne se faisait aucune illusion sur ses talents de tireur, il devrait attendre leur arrivée pour en éliminer un.

L'escouade beuglante se rua vers les escaliers et fut accueillit par un lancé de chaise. Le premier de la colonne fut assommé et se cogna contre un mur avant d'être violemment bousculé par ses camarades enragés. Le second esquiva une fléchette qui se ficha dans le papier peint imbibé d'une humidité malsaine. D'un geste souple de la main, il employa ses chaînes comme un fouet soumis à une inertie plus conséquente. Le mouvement fut superbe et percuta l'arme de Drury, l'arrachant de ses mains.

Seul face à quatre individus armés, ses chances auraient pu être nulle, mais la violence accumulée par ses errements et ses humiliation avaient laissé une pleine réserve de puissance nerveuse brute prête à être employée. L'heure était venue de montrer que Killer Moth n'était pas le couard et le minable que la faune criminelle de Gotham croyait. La chaîne tournoya à nouveau pour lui faucher le visage, la mite esquiva, bondissant sur le côté. Il avait fait de la canne, aussi minable que cela pouvait paraître, et il allait leur montrer que tout enseignement peut se révéler dévastateur s'il est correctement utilisé. Malheureusement, il commençait sans véritable arme entre les mains.

Un homme hurla en se jetant sur lui, une batte cloutée entre les mains. Son attaquant était rapide, mais sa colère l'empêchait de juger convenablement ses distances. Drury reculait, cherchant dans sa ceinture de quoi l'aider puis tomba sur sa bouteille d'eau. Il se maudit intérieurement alors que la chaîne broyait une série d'appliques sur sa droite, que la batte cloutée cherchait à pulvériser son visage et que les deux autres se réservaient pour le finir à coup de poing américain et de lames rouillées. Gémissant, le cinquième restait encore dans l'escalier, le répit serait de courte durée.

Batman était un stratège, Drury l'avait observé plus qu'il n'oserait l'avouer lui-même et une diversion lui offrirait une relâche. Mais pourquoi faire?

- Arrête de fuir pauvre merde ! cracha l'un d'eux.

- Tu vas voir c'qu'on fait aux connards qui attaquent m'sieur Cobblepot! rajouta l'autre.

La chaîne lui frôla les cheveux et la batte manqua la jambe de peu. Du coin de l'œil il découvrit un pied de table: l'idéal. D'un geste assuré il ouvrit sa bouteille et jeta son contenu à l'homme armé de sa chaîne alors qu'il déployait son coup. Drury ne parvint hélas pas à éviter la batte qui le balaya en frappant son bras gauche. Son épaule se démit, un clou pénétra sa chair, lui arrachant un cri, et il fut projeté dans la direction de l'arme de fortune qu'il avait détectée. Sa main droite se ferma sur cet étrange gourdin et d'un geste souple Drury fouetta l'air au dessus de lui.

L'homme de main le plus proche fut touché en pleine tête mais se contenta de tituber en arrière, laissant tout le loisir au ciron du mal de se relever. Cette fois-ci la partie allait être plus intéressante. retrouvant le plaisir de ses jeunes années avec une canne à la main, Killer Moth se sentit métamorphosé. La canne était un sport de gentleman... dans les manuels. En réalité, il était un sport vicieux qui jouait sur la faculté du tireur à employer les fouetter et les ouvertures de ses ennemis.

L'homme avec sa chaîne écumait de rage et allait commettre l'erreur d'un instant. Il fit tournoyer sa fouet de fer rouillé, forçant ses camarades à rester en arrière et le lança de toute ses forces. Drury se décala maladroitement mais suffisamment, frappa la chaîne de sa canne, l'obligeant à s'enrouler autour et tira d'un coup sec, prenant au dépourvu tous les criminels. Le bord du balcon lui offrit un support suffisant pour tirer vers lui l'ennemi déchaîné et tournoya comme ses souvenirs le lui conseillaient pour venir le frapper à l'arrière du crâne. L'homme gémit et se tint à la rambarde pour éviter de plonger, mais déjà Killer Moth s'abaissa, saisit ses deux jambes et le fit passer par dessus.

L'homme hurla un instant tandis que ses collègues regardaient son destin, à la fois horrifiés et impressionnés par cette démonstration faite par le pire criminel de Gotham City. La canne avait ceci de merveilleux, qu'elle n'était pas un sport de gentilhomme mais usait des coups les plus simples pour un résultat optimal. La chaîne glissa de son arme pour s'effondrer à ses pieds. Derrière lui il y eut un bruit sec qui coupa le cri. ce fut comme un élément déclencheur qui lança ses ennemis contre lui. Le couteau fut le plus vif. Il fendit l'air, découpant un morceau de sa cape.

Le poing américain l'atteignit au ventre tandis que la batte s'armait. Drury releva son arme d'un coup sec dans le menton de l'agresseur qui l'avait verrouillé au corps à corps, tira sur sa cape pour faire lâcher le couteau en s'abaissant pour esquiver la batte qui se ficha dans les moulure du mur. Alors qu'une fine poussière blanche recouvrait les combattants, la canne fit un moulinet intérieur et frappa au sommet du crâne l'un des trois hommes du Pingouin, Killer Moth était désormais incapable de les distinguer alors qu'ils changeaient tous de place pour esquiver, attaquer, feindre, contre-attaquer, saisir, balayer. L'homme au couteau sortit une nouvelle lame pour mieux taillader ce qui n'aurait dû être qu'une proie facile.

Drury lui donna un coup de coude dans la mâchoire pour le déstabiliser puis tenta d'armer un coup d'estoc au troisième qui le prit de vitesse en lui desservant un nouveau coup dans le ventre. Son casque lui permettait d'éviter de trop violentes frappes au visage, mais il sentait que son estomac avait envie de rendre son petit déjeuné. A leur pied, le mobilier terminait de se fendre et les lobes de verre qui avaient un jour servit de bougeoirs finissaient d'être pilés. Désespéré face aux poings américains débridés qui l'enchaînaient, la mite tenta le tout pour le tout et infligea un violent coup de tête à son assaillant. Le front de l'homme s'ouvrit et un filet de sang gicla sur le casque vert. Les yeux de son ennemi furent prit dans le torrent de sang.

Sonné par son coup, Drury tenta de se stabiliser, et se retint à l'homme qui cherchait à désencastrer sa batte qui le bouscula sans vergogne. Il ne fallut qu'un coup de couteau qui lui entailla le bras droit pour qu'il retrouve ses esprits. Plein de rage et de colère, fulminant suite à cette nouvelle blessure, Killer Moth devint incontrôlable. Sa vision était noyée de sang et le monde se déformait en rythme avec les pulsations de son cœur. Le pied de table s'arma pour gifler l'homme au couteau. Le coup fit jaillir du sang de sa bouche.

Derrière, le plâtre céda, mais trop tard. Satisfait de retrouver sa batte, l'homme se retourna pour attaquer Drury qui avait déjà armé un coup de pointe. Son bras se déplia avec la force d'une rage libérée et frappa droit dans sa vessie. La douleur lui déchira l'intérieur. La canne fit un nouveau mouvement de piston alors que les mains de l'homme du pingouin lâchaient son arme. Le deuxième coup porta au même endroit, l'obligeant à se plier en deux puis enfin un troisième estoc le frappa au visage. Drury, désormais entièrement à sa folie furieuse fit une volte arrière, la canne fermement serrée dans la main droite et acheva un fouetté à la gorge de l'homme aux poing américains. Le pied de table, fragilisé par le combat se brisa sur sa nuque et l'acheva. Le bois voleta dans toutes les direction et la mite du mal se retrouva avec un pieux entre les mains. Un couteau se rua sur lui. Il joua de sa cape en se déplaçant et enfonça le soliveau de bois de toute ses forces dans le dos de son dernier assaillant qui s'était idiotement déséquilibré. L'homme hurla alors que son dos se brisait sous le coup furieux de la mite du mal.

Le cinquième homme avait à peine reprit connaissance qu'il découvrit le criminel le plus bariolé de Gotham recouvert du sang de ses compagnons, terminant d'en empaler un avec les restes d'un pied de table.

- Sale enfoiré! hurla-t-il en reprenant son arme, une barre à mine rouillée.

Il se précipita alors sur Drury qui, s'il n'avait pas eu de masque lui aurait offert la plus splendide grimace de folie meurtrière qui annonçait la fin d'une époque. Il avait en son ancien temps aussi déjà foncé dans un homme comme ça avec une épée à deux mains ou un bâton, il ne savait plus trop, c'était stupide, irraisonné et à l'époque on l'avait eu en...

Killer Moth attendit que son assaillant soit assez près de lui pour lui foncer dessus à son tour, les jambes légèrement fléchies. Il pénétra ainsi dans sa garde. Drury se contenta de soulever le coude gauche et l'homme le percuta. Son assaillant senti sa mâchoire se déboîter alors que les deux corps, pris par l'inertie s'envolaient dans le sens de la course. Il retombèrent un peu plus loin.

Le corps de la mite commençait à lui indiquer que ses limites allaient être atteintes s'il ne prenait pas garde. Se tournant sur le dos pour essayer d'analyser le combat, il découvrit que son adversaire, l'arme au poing avait été plus rapide. Il lui asséna un violent coup de barre sur la poitrine. L'air sembla un instant impossible à respirer, comme si Drury avait cherché à respirer à travers un sac en plastique. C'était une sensation abominable qui fut suivit d'une terrible douleur lorsque la barre s'abattit de nouveau sur lui. Instinctivement, les leçons de survie les plus élémentaires revenaient. D'une pulsion incontrôlée, il fit appel à ses abdominaux afin de se redresser. Il attrapa au travers du pantalon élimé de son adversaire ses parties génitales. Le gant orangé serra aussi fort que le bras blessé le lui permettait, arrachant un cri de douleur à l'homme qui tenta un coup malhabile de barre. De sa seconde main Drury la stoppa, non sans couiner sous la force du coup, mais il l'a tenait aussi à présent. Le gant serra encore plus fort et le cri s'intensifia. Killer Moth tenta de lui arracher la barre, en vain. Un premier coup de pied survint, puis un second et la mite sentait qu'elle allait devoir jouer le tout pour le tout. Il serra encore et tira derechef sur l'arme qui finit par lui céder.

Il lâcha prise, retomba sur le dos, à la merci de son ennemi, mais disposait d'une nouvelle canne plus solide. Il intercepta un pied qui venait le frapper de nouveau et le tira pour faire tomber son adversaire. Maintenant tous les deux au sol, le combat offrait un minimum de répit à Drury qui tenta de se relever. Toutefois, il fut frappé par le possesseur de la batte qu'il avait cru hors course.

La fatigue commençait à peser sur le ciron. Il roula pour esquiver un nouveau coup et se releva maladroitement. L'homme en face de lui était en piteux état également, ce qui rendait la scène presque pathétique.

- Fils de pute, lui cracha-t-il au visage avec un filet de sang.

Un sourire se dessina sous le casque de Drury.

- Cloporte, asséna-t-il.

On ne changeait pas totalement celui que l'on était en une nuit.

Puis avec un reste de force, il fit un habile couronné revers qui faucha l'une des jambes de son ennemi. Enfin, il allait pouvoir terminer cela proprement. Il prit son arme des deux mains et fracassa le crâne de ce dernier avant de se diriger vers le cinquième homme, celui qui avait manqué de peu son objectif et qui se tenait l'entrejambe en pleurant. Utilisant l'une des extrémités de son arme improvisée, Drury enchaina l'homme à l'entrejambe jusqu'à ce que le sang commence à imbiber son pantalon et se répandre. Bientôt les sanglots cesseraient, la douleur s'en irait et ses yeux se fermeraient, mais en attendant, il souffrait et cette seule pensée soulagea Drury de toute sa fatigue. Lentement il alla récupérer son pistolet à fléchette et le réarma tranquillement en s'éloignant.


[HRP]Un peu de violence. Promis Croc, on touchera pas trop au siamois ^^[/HRP]
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MessageSujet: Re: Le Fou, la Brute et le truand [PV]   Le Fou, la Brute et le truand [PV] EmptyJeu 14 Mai - 16:16

Sergei Abramovici sauta du balcon, et abattit violemment son énorme marteau en direction de Croc, toujours allongé sur le dos depuis sa chute. Ce dernier roula sur le côté, évitant de justesse le marteau qui creusa un trou dans le plancher. Alors que le colosse d'écailles se releva lentement, M. Marteau souleva son arme et l'envoya de nouveau sur son ennemi, le frappant dans le dos. Sous le coup, le saurien humanoïde retomba à quatre pattes.

"Tu te ramollis, Croc." affirma l'ancien siamois.

Il avait raison. Waylon avait passé des mois à l'asile d'Arkham où il n'avait fait pratiquement aucune activité physique. Et depuis son évasion, il ne s'était battu que contre du menu fretin. L'époque où il était un implacable tueur n'était pourtant pas si lointaine, mais pourtant ce Croc là semblait avoir disparu.

Il se releva malgré tout, le corps endoloris à de nombreux endroits, refusant d'abandonner. Il fit face à son adversaire, et s'essuya le sang coulant de sa bouche d'un revers de main. Il n'allait tout de même pas se laisser faire par un type à moitié manchot. Avec un seul bras armé, il avait tout un côté non protégé, et ses attaques étaient lentes. Killer Croc observa attentivement le marteau de son adversaire, qui se leva une fois de plus pour s'abattre en direction de son crâne. Il pouvait voir le mouvement de son marteau, l'anticiper. Son adversaire était vraiment lent, et la seule raison pour laquelle il était parvenu à le toucher juste avant, c'était parce qu'il l'avait pris par surprise. Le colosse n'eut qu'à faire un pas de côté pour éviter le marteau qui se planta de nouveau dans le sol. C'était le moment de riposter. Croc lui donna un puissant coup de poing sur son flanc gauche, lui coupant le souffle. Puis il enchaîna avec un gauche en plein dans la figure, forçant M. Marteau à lâcher son arme et à reculer d'un pas.


"C'est pas grave, t'es un bon punching-ball. J'peux m'entraîner sur toi." répondit Waylon.

Il enchaîna avec un uppercut du droit dans le menton de son adversaire, puis envoya de nouveau son poing gauche. Sergei parvint à le parer de justesse, mais sa seule main était désormais occupée. Croc sauta devant son adversaire, et attaqua par en haut, d'un puissant coup de coude qui s'abattit férocement sur le sommet du crâne du frère. Ce dernier perdit connaissance et s'effondra.

Au même moment, un cri retentit depuis le balcon. Waylon leva la tête et constata que le cri provenait du deuxième frère. Il s'était pris un jet d'acide dans le torse, qu'il se maintenait avec la main. Mais quelque chose clochait : où se trouvait le Joker ?


"Reviens par là, saleté de clown !!!" s'exclama le frère à la faux.

Le Joker semblait s'être volatilisé après avoir échappé à la bête de foire. Avait-il continué à s'avancer dans le Lounge pour partir à la rencontre du Pingouin seul, précipité qu'il avait été depuis le début ? Ou bien était-il tout simplement parti, lassé de son propre plan, de sa propre idée ? Nul ne le savait.

Croc jeta un coup d’œil à Moth. Ce type qu'il avait pris pour un minable s'en sortit étrangement bien face à cinq types armés, ce qui impressionna le colosse. Ce dernier escalada de nouveau le balcon, et s'approcha du deuxième frère, qui avait déjà lâché son arme, affaibli par l'acide. Killer Croc l'empoigna à la gorge, et le plaqua contre le mur.


"Le Pingouin ! Où est-il ?!" s'exclama t-il agressivement.

"Kkhh... Il a sûrement... déjà foutu le camp... kkkh... Par la porte... de derrière... Mais... kkkh... Vous le rattraperez... jamais..."

Croc lui donna un puissant coup de poing dans la tronche, et le crâne d'Abramovici percuta le mur derrière lui, l'assommant également.

Waylon recula alors puis se tourna vers Killer Moth.


"Pas mal, pour un gringalet ! Mais j'crois qu'on a un problème. Pingouin a filé, et j'sais pas où est passé Joker."

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