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Ne manquez pas les deux derniers chapitres de Darkwatch, où s'affronteront Le Chevalier Noir et l'Empereur !

Clash of the Warriors & La Révolte

"Lors d'une rafle de la Ligue des Ombres, la Lignée décide d'intervenir et de massacrer les hommes de Ra's Al Ghul. Les habitants, excédés par la situation, décident de se révolter, avec le support de l'Empereur et ses troupes. Le G.C.P.D est dépassé et les justiciers n'ont d'autre choix que s'en mêler, Batman en tête."

(Petit aperçu des évènements en vidéo ici)


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 Le Silence est d'or

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Drury Walker/Killer Moth

Crime
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MessageSujet: Le Silence est d'or   Dim 4 Sep - 14:10

Drury enfila avec la délectation de celui qui revêt une nouvelle peau son dernier gant orange. Ses doigts pianotèrent dans le vide pour supprimer les derniers plis avant de former un poing glorieux qui vint se ficher sur une hanche ficelée dans une ceinture bariolée. Il se tourna ensuite avec ses deux moths* dans cette position de vainqueur pour recevoir son lot d'applaudissements rituels.

- Bien, fit-il lorsque la liesse de ses deux hommes de mains eut cessé, l'opération "Mite Myrmécomorphe" va bientôt entrer dans une phase agressive, mais avant, nous avons besoin d'un surplus de matériel. Nous allons devoir être synchrone pour la phase 67-8.

Ses deux interlocuteurs sortirent leurs carnets eux couvertures frappées d'un gros "SECRET" et tournèrent les pages en les caressant de leurs index scrutateurs, en quête d'une quelconque mention de la phase 67-8.

- Euh, chef, fit le moth nommé Firmin en se grattant la cagoule violette, à la phase 67-8 y'a écrit "TODO: faire une description".

Une ombre de doute plana de dessus du groupe. Killer Moth lui arracha le carnet des mains, littéralement. Le moth conserva subséquemment une poignée de pages dans sa main droite et Drury une poignée de papier froissé dans la gauche, entre eux gisait maintenant la couverture du carnet et quelques notes éparses. Le chef regarda un instant sa main dans le silence de la scène, l'autre moth, lui aussi en train de se gratter la cagoule tendit son exemplaire du moth-carnet-des-plans-super-secrets ou MCDP2S. Sans se démonter, Drury saisit l'objet et l'ouvrit à la bonne page du premier coup, un coup de bol. Il lut l'inscription et haussa les épaules.

- Et bien l'heure est venu de faire la description de la phase 67-8, fit-il en rendant le carnet. C'est une phase beaucoup trop secrète pour être ne serait-ce que notifiée dans le MCDP2S, expliqua-t-il avec la pire mauvaise foi du monde. Nous allons dérober des caisses que j'ai commandées sous un nom d'emprunt et une fausse adresse hin hin hin.

Les deux moths hochèrent de la tête, c'était une bonne phase, simple, efficace. Cependant, le second moth, appelé Barnabé leva un index cet fois-ci interrogateur.

- Oui? fit le ciron malveillant de Gotham.

- Pourquoi on les recevrait pas à une vraie adresse louée plutôt?
demanda-t-il.

Le chef reprit le carnet qu'il avait dans le mains et le frappa sur la tête avec.

- Parce que l'opération "Mite Myrmécomorphe", est une opération discrète et subtile et qu'il ne faut surtout pas que l'on se doute que se matériel était pour nous!

- Oui, mais avec un faux nom...

- Silence misérable larve de mon Empire! La phase 67-8 est la phase 67-8, pas le plan 56-4. Si j'avais voulu que l'on fasse la manœuvre 5 du plan 56-4, je l'aurais dit, l'ai-je dit?

Les deux hommes de mains firent "non" de la tête.

- Bien. Maintenant, en avant, une gloire immortelle nous attend! cita-t-il avant de se diriger vers la moth-mobile.

La moth-mobile méritait quelques honneurs. Pure produit de l'imagination débridée de Drury Walker, l'engin était un déséquilibre parfait d'ingéniosité, de bonne volonté et d'ingénierie (nous laissons à chacun juger de la proportion de chaque). Elle fonctionnait simplement: mettre la clef sur le contact revenait à lancer une réaction en chaîne incompréhensible entre la partie mécanique et la partie électronique, c'était lancer des commandes stochastiques dans une machine qui disposait à la fois d'une mitrailleuse intégrée, de sièges éjectables, d'une boîte à gant automatique et d'un coffre où l'on trouvait une glacière et quelques outils comme une pince, une bobine de fil barbelé et un nécessaire de spéléologie. Dès qu'un individu venait s'asseoir sur un siège de l'engin, il mettait son existence dans la grande loterie de la vie et de la mort. Inconscient cependant, les moths ne craignaient rien et, trop sûr de lui, Killer Moth ne voyait tout au plus que quelques bugs qui pouvaient au mieux causer des bleus.

Toujours à la place du mort (coïncidence?), Drury braillait ses ordres au pauvre hère qui choisissait de manipuler le volant dans lequel un air-bag mal-conçu attendait de pouvoir se déployer, comme une fleur qui se retient tout l'hiver et qui voit enfin le printemps arriver.

Firmin installa les deux fusils d'assaut peints en violet et vert avec la mite orange sur la crosse sur la banquette arrière et sortit son téléphone portable, il avait promis à sa fille de photographier la ville de Gotham vue du ciel.

Killer Moth tira une télécommande de sa ceinture de gadgets et enclencha l'ouverture de la porte de la moth-cave. Gotham allait bientôt trembler! Barnabé appuya sur la pédale qui aurait dû être l'accélérateur et cala. Il redémarra dans le silence avant que Firmin ne lui donne l'indication suivante:

- Ah oui, comme on a dû se dépêcher de remonter le pédalier pour l'opération, on a inverser deux trois pédales.

- Mais y'a que trois pédales à une voiture! fit-il avant de baisser les yeux. Mais pourquoi y'en a quatre?!!

- Y'en a une pour l'altitude.

- L'altitude? Mais, et la poignée là, elle sert à quoi? Elle était faite pour l'altitude normalement.

- Ouais mais la pédale elle sert à monter, t'appuie, on monte.

- Ah, ok, cool. Mais...

- C'est pas bientôt fini!
s'énerva Killer Moth.

- Pardon chef, fit piteusement Barnabé en écrasant une pédale au hasard. Le véhicule se souleva légèrement du sol.

Il tenta une autre et la moth-mobile progressa enfin. Barnabé se sentait en veine avec les pédales et écrasa l'accélérateur pour parcourir le plus vite possible les quelques boyaux d'égouts qu'ils devaient traverser. Le véhicule (nous n'avons de meilleurs termes) gagna rapidement en vitesse mais perdit en maniabilité. Le conducteur faisait de violent écart au moindre mouvement de volant.

- Mais freine un peu, se plaignit Firmin qui n'arrivait pas à fermer sa ceinture de sécurité, balloté qu'il était dans chaque virage.

Killer Moth s'accrocha désespérément à sa poignée de sécurité vissée au toit du véhicule, laquelle s'arracha au virage suivant.

- Mais freine andouuuuuuuuuille! hurla le chef alors que la sortie des égouts était en vue.

Paniqué par les cris de ses deux seuls passagers, barnabé se mélangeait dans ses pédales et accéléra, monta, décéléra, ré-accéléra en secouant tout ce beau monde comme des pétales de rose dans une tempête. La sortie, qui aboutissait certes sur la Gotham River donnait malheureusement ausi et surtout sur la cabine d'un remorque-ordure qui sillonnait paisiblement le fleuve.

La moth-mobile, dans sa splendeur colorée percuta le navire qui fit en embardée, faucha une partie du toit et s'envola dans la nuit. Tout ce que put entendre le capitaine qui remontait tranquillement le cour d'eau fut un formidable bruit de tôle froissée et de grands "AAAAAAAAAAAH" qui fendaient l'air.

Après quelques tonneaux qui manquèrent de faire passer les armes par les fenêtres ouvertes, la moth-mobile se stabilisa. Le moth-gang, essoufflé de tant d'émotions se tint coi - un miracle - quelques instants. Drury en profita pour sortir de sa ceinture un bon de livraison sur lequel étaient notées d'obscures références composées de lettres, chiffres et tirets en grande quantité. Il parcourut brièvement le document pour essayer de trouver le numéro exact de l'entrepôt qui détenait ses précieuses marchandises. Par un hasard que le ciron ne pouvait même pas imaginer**, les chiffres étaient décalés d'une ligne par rapport à leur vraie position, tant et si bien que le quai était une date d'impression, le hangar un numéro de référence de stockage, le nom du docker qui avait déchargé le navire était dans la colonne "Incident de déchargement" et le docker en question était affublé du joli nom "Immatriculé au Panama". Décidément, l'administration portuaire était un vrai casse-tête.

L'équipe se repéra donc au petit bonheur, cherchant des numéros peints sur les bâtiments grisâtres seulement illuminés par quelques projecteurs fatigués qui pourraient se référer à un quelconque élément du document cauchemardesque.

- Là! s'écria Killer Moth en faisant sursauter son équipe de bras-cassés. Sur ce hangar.

- Ok chef, c'est quelle pédale pour descendre? demanda le pilote en cherchant dans les ténèbres qui noyaient ses pieds.

- Firmin?

- Euh, ben, je dirais... enfin... ben, je savais bien que la cinquième pédale elle servait à quelque chose.

- Comment ça "tu te disais bien"? s'énerva la mite. J'avais fait des plans précis, qu'est-ce qui vous a pris à ne pas les respecter?!

- On avait pas trop le temps et puis, Hippolite il était fatigué et...

- Par les ocelles du petit satyre des bois
, jura-t-il, et comment on descend maintenant?!

- Je sais! s'écria à son tour le pilote en coupant le contact.

- Sacrebleu, couina Killer Moth qui venait de devenir blême comme la mort derrière son masque vert, sentant la gravité se saisir du véhicule et l'attirer irrémédiablement vers l'entrepôt. Mais rallume scolopendre!!!

Le moth ralluma juste avant que le moth-gang ne termine comme une tâche dans l'histoire de Gotham. Les turbines prirent le relais quelques secondes avant le crash et finalement, l'entrepôt 04-09-16 se découvrit une nouvelle vocation de perchoir à mite géante irradiée. Les trois hommes quittèrent le véhicule, se retenant chacun d'embrasser le toit en tôle ondulée.

- Parfait! déclara Killer Moth en s'étirant joyeusement avant de pointer une lucarne. On descend par là, préparez-vous!

Firmin et Barnabé ouvrirent le coffre de la moth mobile pour en extraire une corde ainsi que le manuel "Gestion de l'équipe d'escalade" par K.Moth en personne, un petit guide indispensable et illustré avec le plus grand goût expliquant qu'il fallait dérouler le câble du haut vers le bas, l'attacher et ne jamais, jamais descendre sans une bonne paire de gants***.

Tandis que leur chef observait derechef son bon de livraison comme un égyptologue devant une inscription venue du fin fond des âges, ses hommes de mains ouvraient la lucarne à grand renfort de "gnii... ouf... merde c'est dans l'autre sens... bon... ok.... tiens-la...", nouaient une extrémité de la corde et jetaient enfin leur moyen de transport dans l'ouverture.

- C'est bon chef.

- Hin hin hin, ricana Drury heureux que son plan se déroule sans accroc. En route vers la gloire!

Et comme tout chef qui se respectait et qui n'avait jamais, même de loin, joué aux échecs, il ignorait que les pions servent normalement à couvrir l'avancée des pièces maîtresses, aussi passa-t-il devant avec une joyeuse insouciance.

Il prit la corde et se jeta avec un styla presque parfait dans l'antre béant. Trop enthousiaste, il eut une poussée initiale si forte qu'il pendouilla un instant dans le noir. Il se cogna contre l'un de ses luminaires pendus au plafond par un long câble noir et lâcha la corde. Il percuta une première caisse en bois, son casque vibra, puis il chut jusqu'à une nouvelle caisse qu'il traversa de part en part. Ses deux hommes furent plus prudents et rejoignirent l'amas de bois qui gémissait.

- ça va chef?
demanda Firmin en tendant une main charitable à son supérieur encore dans la position de la mite flitoxée.

- Je n'ai pas besoin d'aide, s'énerva leur chef en bondissant hors de sa prison de cèdre.

Aide
Aide
Aide...
répondit l'écho.

La phase 67-8 entrait dans sa phase active...


* Oui, en temps normal les fidèles moths de la mite étaient au nombre de cinq mais une fâcheuse grippe, et deux gastroentérites ont eu raison de ce chiffre pour l'opération.

** Le document en question avait été imprimé par Gérard Fimion, aka Gérard "le Stagiaire à la Con" comme l'appelaient tous ses collègues. L'individu, non content de n'avoir jamais réussi d'autres examens que celui de la stupidité la plus crasse n'avait obtenu son emploi dans les bureaux des docks de Gotham qu'à la grâce d'une législation sur les quotas d'individus "intellectuellement défaillants". Ce dernier se vantait de savoir faire un excellent café et de manier à la perfection le photocopieur B-67 du quatrième étage, hélas pour lui, ledit photocopieur, sans qu'il en soit averti avait été remplacé la veille de l'impression du bon de livraison que tenait présentement Drury Walker.

*** Un addendum qui était venu à la suite d'une importante commande de pommade anti-cloques de la aprt du moth-gang.
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Vitali Orlov

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MessageSujet: Re: Le Silence est d'or   Mer 7 Sep - 16:29

Vitali était dans la pièce commune de sa planque à compter le butin que lui avait rapporté son dernier méfait. 20 000$, pas mal pour une semaine de racket de petits commerces de centre-ville.Il départagea comme convenu : 60 % pour le Murmure basé en Ukraine (qu'il acheminait en liquide stocké dans des conserves de haricots, acheminées en cargo), 10 % pour lui, 20 % à partager entre ses hommes et les 10 % restants destinés à être stockés en cas de coup dur. Vitali était un homme prévoyant. Cette caisse contenait actuellement 127 000$. A son apogée, c'était plus de 700 000$ qui y étaient contenus mais  il avait été vendu par un de ses collaborateurs, ce qui explique la majeur partie de la caisse parti en corruption de juges et flics. Bien évidemment, le traître avait été retrouvé et massacré par 2 recrues de Vitali pour qu'elles « se fassent la main ».
Il distribua leur part à ses hommes, à ceux dont la période « d'adaptation » était terminée (leur masque enlevé donc) et plaça celle de ceux en « adaptation » dans un coffre, où ils pourraient y accéder une fois leur « adaptation » terminée. C'était un homme juste avec ses hommes, mais cruel quand il le fallait.  
Soudain , un de ses hommes, Yuri, déboula dans la pièce en courant.

-Vitali !, Vitali !

Yuri était un de ses plus anciens subordonnés, son bras droit qui avait terminé son « adaptation » en Ukraine peu de temps après celle de Vitali. Il l'avait rejoint en Amérique et était un de ses meilleurs éléments, ce qui expliquait qu'il pouvait appeler Vitali par son nom, la dernière personne l'ayant fait sans son autorisation s'était vue les deux jambes cassées, la hiérarchie ce n'est pas à prendre à la légère.

-Quoi ?

Il n'aimait pas être dérangé, ce qui expliquait son ton qui commençait à être colérique.

-C'est notre indic des docs, il a un truc pour nous.

Vitali se tourna vers lui, intéressé par la perspective d'une cargaison à voler.

-Il nous a trouvé une cargaison qui pourrait valoir cher, dans un entrepôt sur les quais.

-Si c'est comme la dernière fois où il nous a renseigné sur ce soi-disant coup du siècle, 2 tonnes de papier, tu parles ! Ça a intérêt à valoir le coup car sinon, le fond de la mer risque bien de devenir sa demeure, grogna t-il.

-Non, cette fois il en est sûr, ça en vaut la peine.

Vitali réfléchit rapidement. Après tout, ça valait bien le coup d'essayer. Ses trafics habituels (prostitution, drogues, racket,…) lui assurait une rentrée d'argent régulière et il n'était pas contre un petit bonus.

-Très bien, j'irai. Je prendrai Ivan et Franck avec moi. Les autres sont occupés et j'ai besoin de Victor pour garder la planque. Toi, continues à t'assurer que tout se passe comme prévu pour nos affaires habituelles.

Ivan était un petit nerveux de 1m60, blond, yeux verts, avec une cicatrice lui barrant la joue gauche.
Franck lui était encore dans sa phase d'initiation, le bas du visage caché par son masque, deux yeux noirs hargneux perçant son visage de chérubin. C'était un élément difficile à contrôler.  Vitali espérait le domestiquer un peu plus en l'emmenant avec lui, sinon c'était un an de plus vêtu du masque qui l'attendait.

-Donne moi les détails de l'affaire maintenant reprit-il.

Il lui donna le numéro de l'entrepôt ainsi que celui de la caisse où se trouvait le butin puis s'en alla vaquer à ses occupations.

-Très bien. Ivan, Franck préparez vous on y va, cria t-il aux deux hommes. Ivan, tu seras le gros-bras prend une M16 pour toi et des chargeurs de secours , et  Franck tu vas conduire donc prépare le van et prend un pistolet au cas où.

Alors que ces derniers s'affairèrent, lui alla dans sa chambre (ou plutôt appeler pièce-à-matelas-remplie-d'-armes-blanches-et-d'-armes-à-feu) chercher diverses couteaux dont il remplit les poches et étuis de son manteau. Il prit également un petit revolver, au cas où.
Le van était prêt. Franck, le novice, prit le volant, Vitali place passager et Ivan à l'arrière avec les fusils d'assault une pince coupante et un pied de biche pour forcer la caisse si besoin.

-Respecte les vitesse et les feux, faudrait pas qu'un flic nous arrête pour excès de vitesse et découvre trois hommes armés de flingues au numéro de série rayé.

Ainsi le van noir aux vitres fumées (véhicule typique des gangsters dans les films ) s'élança à travers la ville en direction des entrepôts. Les vitres fumées empêchant quiconque de remarquer le masque du conducteur, signe distinctif qui lui aurait immédiatement valu d'être fiché comme comme criminel.

-Chef, je viens d'y penser mais si il ne s'agit que de récupérer le contenu d'une caisse, pourquoi le fusil ? Je veux dire ça devrait pas être une mission dangereuse, non ?


C'est Franck qui avait parlé, de cette voix déformée que lui donnait le masque.

-Simple question de sécurité. Si cette caisse à autant de valeur que le dit notre indic, d'autres en auront entendu parler. Mais j'espère que personne ne sera là, c'est toujours chiant de se débarasser proprement d'un corps.

Ils furent vite arrivés  aux docks. Ils se garèrent suffisamment éloigné pour ne pas qu'on remarque le véhicule aux abords des entrepôts mais suffisamment près pour pouvoir rapprocher rapidement le véhicule afin de récolter le butin.
A cette heure si où la nuit tombait*, personne ne traînait dehors, ils ne furent donc pas remarqués en arrivant devant le portail qui délimitait le périmètre. Ils firent le tour afin de trouver un endroit où découper un passage  dans le grillage sans que celui ci ne soit découvert trop tôt. Lorsque ce fût fait, ils se mirent à la recherche de l'entrepôt indiqué par leur indic, tout en prenant soin de raser les murs, au cas où un veilleur de nuit traînerait dans le coin. Ce ne fut pas le cas et ils mirent une dizaine de minutes à atteindre le lieu dit. Un vieux cadenas sur une vieille porte en tôle était la seule chose qui les séparait de leur précieux butin. Un coup de pince coupante plus tard, ils furent dans l'entrepôt. C'était un grand entrepôt rempli de piles de caisses et faiblement éclairé par quelques luminaires suspendus au plafond à l'aide de câbles.

-Restez sur vos gardes, leur chuchota Vitali. On commence par chercher la caisse par là.

Il désigna le fond de l'entrepôt, à leur droite, où se dessinait la grande porte destinée à l'arrivée des caisses.

-Ensuite on avancera en ligne, pour couvrir le maximum de terrain.

Toum !

Crac !




Ils n'avaient fouillé que un quart du bâtiment lorsque qu'un choc sourd suivi d'un grand craquement se fit entendre à l'autre bout de l'entrepôt.

-On va voir. Armez vos flingues et on y va.

Il se déplacèrent lentement, de manière à ne pas faire trop de bruit.
Arrivés sur les lieux, ils se cachèrent derrière des caisses et  un merveilleux spectacle s'offrit à eux : un type vêtu d'un costume de toutes les couleurs et d'un casque vert ressemblant à un insecte se tenait au millieu  des restes d'une caisse. Deux homme se tenaient à ses côtés, l'un proposant sa main au type à terre. Ce dernier la refusa et son écho se répercuta dans tout l'entrepôt.

- Je n'ai pas besoin d'aide

Aide

Aide

                                                                                                                Aide…



Vitali fit signe à ses deux hommes de se tenir prêt, puis commença un décompte avec ses doigts : 3, 2, 1.
Les trois gangsters sortirent de leur cachette, mirent en joue les intrus et Vitali et Vitali cria :

-Bougez pas les fils de pute, je sais pas ce que vous faites là mais vous feriez mieux de dégager à l'instant !

*J'ai pris la liberté de dire que c'était le début de la nuit, le moment n'étant pas précisé dans ton texte, je me suis tout de même dit que ce serait plus logique que ce le soit, un véhicule comme le tien ce serit fait remarquer de jour je pense. Mais si il ya un quelconque problème avec ça, pas de soucis j'enlève ^^


Dernière édition par Vitali Orlov le Ven 30 Sep - 19:25, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Le Silence est d'or   Mer 14 Sep - 20:29

[HRP]Navré pour le temps de réponse. Et tu avais raison, tout se passe la nuit![/HRP]

L'on aimait à croire que le monde était compliqué, que l'économie, la politique, le social, l'environnement étaient des forces redoutablement complexes et qu'il fallait des experts pour tout. On invitait sur les plateaux de télévision des experts en enfance, en conflits civils inter-urbains, en sécurité civile, en philosophie comparée, en sciences sociales, en vidéo Youtube, en analyse de presse, en confiserie, en plaisirs du couple, en Do-It Yourself, ils signaient des colonnes de journaux à grand renfort de termes techniques et de pensées positivo-négatives, rédigeaient des livres par milliers, inondaient les réseaux sociaux de leur verbe autosuffisant. Bref, tout un microcosme de spécialistes grouillait sur le moindre sujet en étalant sa science et ses poncifs plus ou moins inspirés pour mieux signaler le phénomène suivant: tout est complexe et la complexité se cache partout, surtout dans les détails.

Tout ceci était bien naturellement faux et pouvait se résumer facilement comme une tentative désespérée de justifier des emplois et faire de l'audimat sur la naïveté du public, le meilleur exemple de cette non-complexité du monde était Drury Walker.

Killer Moth vivait selon des règles complexes qui pouvaient sans aucun doute priver bien des spécialistes d'arguments logiques et cohérents, mais, au-delà de toute l'imagerie romantique du crime, au-delà de ses préjugés sur la nature humaine, de son amour inconditionnel des manuels et des plans biscornus, le ciron de Gotham menait une existence régit par les règles du monde qui l'entourait. Il restait soumis à la gravité, aux limitations de son corps, de son esprit et surtout, s'il venait à braîller comme un diable dans un entrepôt où tout résonnait, il quittait le domaine du discret pour celui, moins enviable, de l'orchestre symphonique dirigé par un clown. Il était donc simple comme bonjour et évident, que quelqu'un lui tomberait dessus. Causalité narative? Peut-être, mais cela restait d'une logique élémentaire sans besoin d'un spécialiste pour expliquer le pourquoi du comment*.

Il y eut un blanc palpable et un silence assourdissant après le chapelet de grossieretés hurlé par le mafieux. Killer Moth était un monstre, une abomination criminel qui se définissait comme le maître étalon de la méchanceté mais il détestait par dessus tout la vulgarité et le manque de tact. Etait-ce une manière de s'introduire que de beugler de telles insanités? De quel droit osait-il insulter sa mère? Bon, Drury détestait sa mère, mais ce n'était pas une raison pour douter de sa vertu et encore moins le dire aussi ouvertement. Le ciron malveillant du crime serra les poings et se redressa comme si un coup de fouet venait de lui labourer le dos. Il tendit ensuite un index ganté vers le toit alors qu'un flot de remontrances s'apprêtait à jaillir de sa bouche.

- Misérables... lança-t-il entre ses dents en guise de préambules. Vous osez! Je le redis: vous osez! Vous osez vous en prendre à MOI! Le grand, le puissant, l'alpha et l'oméga du crime, l'impérieux et sublime plus grand criminel de tous les temps ?! Infâmes pourceaux! Cacophoniques caqueteurs! Apprenez que je suis l'éternel et l'ultime, le héraut de la fin des temps, l'indicateur de votre jauge d'essence! Je suis l'erreur qui corrige la terreur! Euh non... attendez... je... non, je suis la terreur qui corrige les erreurs! Et aujourd'hui... enfin ce soir... enfin bref... Je suis... Non, je vais...

Il se décida à reprendre sa phrase depuis le début en ponctuant sa remise à zéro par un grand geste du bras droit qui envoya Firmin taper contre une pile de caisses. Le sbire se crispa sur son arme et tira une rafale dans le vide. Une ampoule au loin éclata et une série de caisses avec le logo danger furent impeccablement transpercées. Barnabé lâcha son fusil sous le coup de la surprise tandis que Killer Moth s'écartait inconsciemment de la pile de caisse qui branlait dangereusement, toujours fixé sur ses trois ennemis.

- Vous pensiez nous faire peur! s'écria-t-il de plus belle en pointant les trois bandits qui se trouvaient face à eux, mais... vous avez sous-estimé le grand Killer Moth!!!!

Puis il se frappa la poitrine avec fermeté. Hélas, Drury avait oublié qu'il disposait toujours ses portes-grenades en bretelles. Son poing entra en contact avec son prototype de grenade fumigène qui explosa avec une simplicité presque décevante d'un point de vu narratif. La détonation coupa le souffle (pour le plus grand soulagement de son auditoire) au criminel qui s'étala lamentablement au sol alors qu'un épais nuage verdâtre envahissait sa périphérie. Barnabé plongea dans la couverture évanescente en saisissant un Firmin lui-même un peu vaporeux. Une caisse se détacha du haut de la pile qu'avait ébranlé le sous-fifre plus tôt pour venir s'écraser non loin. La caisse émit un bruit de verre violemment fracassé et une odeur répugnante d'acétone empuantie l'atmosphère.

- Qu'est-ce qu'on fait chef?
demanda désespérément Barnabé dans le panache fluo qui les cachait tant bien que mal.

Drury qui venait de retrouver son souffle en avalant goulûment des volutes puantes de son composé secret**.

- Courez... souffla-t-il en toussant.

Les trois hommes se mirent alors à ramper au sol comme les insectes dont ils s'inspiraient, en espérant partir assez loin de leurs assaillants surprises, surtout maintenant qu'ils avaient perdus une partie de leurs armes...

* Mais l'appel à un spécialiste de la narration pour expliquer spécifiquement pourquoi l'appel à un spécialiste n'est pas nécessaire dans le cas présent est un plus non négligeable. Parole d'expert.

** A savoir un cocktail inconnu de restes non identifiés de bouteilles étranges.
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Vitali Orlov

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MessageSujet: Re: Le Silence est d'or   Sam 17 Sep - 20:16

Les hommes de Vitali étaient exclusivement des immigrés d'Europe de l'Est installés à Gotham. Pourquoi seulement de cette région du monde ? La loyauté. Pensez-y un peu : vous êtes un jeune immigré Ukrainien, Yougoslave, ou Russe, qu'importe, et vous vous installez dans un de ces quartiers pourraves de Gotham où tu risques de te faire agresser tous les 3 pas, faute de trouver mieux. The American Dream se transforme en The American Nightmare. Et là un grand gars fort au point de séparer un bœuf en deux vient te parler à toi et à tes potes en train de glander au parc en fumant des joints, disant qu'il peut transformer vos vies, vous rendre riches et respectés de tous. Mais surtout, il vous parle du pays. Que tu viennes de Prague ou Saint-Pétersbourg ses mots te touchent. Tu penses au temps ou la vie était plus simple, quand tu étais encore un temps soit peu heureux, quand tu n'étais pas obligé de subir un apartheid de la part de ces Américains qui te vendaint du rêve au travers de leur séries et films pour mieux te piéger dans leurs quartiers et te transformer en parfait petit soldat lobotomisé. Que ce soit la crise, un drame familial ou ton père recherché par la police local, tu as été obligé de venir t'installer ici pour passer tes journées à rien branler dans les parcs municipaux. Tu trouves un certain réconfort, une certaine sécurité à te retrouver avec des compatriotes servir une cause commune. Tu n'auras plus nulle part où aller, Vitali ayant pris soin que tu ne revoies jamais ta famille. Tu es à lui. Mais il prendra soin de toi. Ne t'inquiètes pas.

Les gangsters écoutèrent le speech de l'homme bariolé avec circonspection. Un fou ? Vitali fit le signe discret à ses deux hommes de ne pas intervenir. On ne sait jamais comment peut réagir un fou contrarié, il était plus prudent de ne pas intervenir. Et, sans prévenir, il activa un de ses engins placés sur son torse : un gaz mystérieux s'en propagea rapidement, camouflant le fou et ses acolytes à nos amis d'Europe de l'Est.

-Putain le salaud il nous gaze ! s'écria Ivan

-Reculez, reculez s'exclama Vitali en crachant ses poumons.

-On fait quoi patron ?

Vitali réfléchit quelques instants. Poursuivre ces imbéciles dans l'immédiat ne serait pas très utile, ils devaient d'abord s'assurer que la caisse était en sécurité. Mais pour ça ils devaient d'abord la trouver.

-On va chercher la caisse. S'assurer que ces enfoirés ne s'y dirigent pas puis la sécuriser. Ensuite, on les fera regretter d'être venus au monde.


Dit il tout en armant son revolver, comme à la fin d'une punchline d'un film d'action de série B.

Et ils se remirent en route, à la recherche de la caisse, à partir du point où ils étaient avant d'entendre le fou tomber.
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MessageSujet: Re: Le Silence est d'or   Sam 24 Sep - 15:11

Le rêve américain était, pour ce qu'en connaissait Drury, une sorte de vaste plaisanterie. Là où effectivement ses ennemis voyaient un piège, lui voyait une sorte de concept créé par une poignée de commerciaux épaulés par des historiens en manque de vente de livre, le tout chapeauté par quelques politiciens toujours férus de périphrases nouvelles et racoleuses. Tout ça pour, effectivement, faire croire que dans un pays aussi vaste et où les richesses étaient réparties comme des billes de polystyrènes en pleine tempête il y avait de quoi rêver. Ses parents avaient fait un rêve: monter dans les échelons de la société gothamite, un rêve qui les avait transformé en parodie d'être humain. Drury lui, avait choisi de se venger avec une violence convenable et mesurée de cette haute-société bourgeoise qui s'était moquée de lui et continuait de le prendre pour un minable parvenu.

A la différence de ses ennemis là encore, il n'agrégeait pas ses hommes grâce à son charisme mais grâce à ce qui en était le plus éloigné. Comme beaucoup de chose dans l'univers, si vous vous éloigniez suffisamment du point d'origine, vous finissiez par le rejoindre d'une manière bien différente. Il en était de même avec lui. Il était l'exact contradiction du charisme magnétique, il était remarquable, attractif, mais pour la bonne et simple raison qu'il était acharismatique. Une telle absence vous rendait très curieux et particulièrement attachant pour ceux qui se savaient de parfaits repoussoirs pour les gens charismatiques. Vous étiez l'aimant en puissance qui pouvait attirer la lie de ce monde. Pas une lie morale, mais une lie incompétente et bête. Voilà ce qui composait l'entourage de Killer Moth.

Pour l'heure, les trois crétins en opération toussaient comme des mites gazées et se perdaient dans l'entrepôt en tournant au hasard de leurs instincts déréglés. Leur chef, dont l'esprit supérieur occulta le premier l'odeur infecte de ses décoctions s'arrêta net. Il fut violemment percuté par ses deux sbires alors que sa bouche s'apprêtait à sortir un son, lequel aurait dû être le début d'une phrase.

Le sol était frais, comme souvent le sont les entrepôts maritimes et poussiéreux, comme le sont tous les entrepôts où le balais est considéré comme du ressort d'un autre pour tous les ouvriers qui s'activaient en temps normal dedans.

Killer Moth tenta de se relever en même temps que ses deux sbires, ce qui fit rechuter de plus bel le groupuscule maladroit. L'opération de dissociation des jambes et des bras prit cinq bonnes minutes de gémissements et de contorsions que l'on ne voit normalement qu'au Twister. Finalement debout, leur chef s'épousseta les épaules et détacha sa cape pour la secouer, faisant naître un nouveau nuage de poussière abrasive qui les fit éternuer un peu.

- Bon, reprit le ciron démoniaque en réinstallant son vêtement. Les caricatures criminelles qui viennent honteusement de nous prendre en traître ne sont pas là pour rien, il y a sans doute une cargaison de haute valeur ici!

- La nôtre?
proposa Firmin.

- La nôtre? s'étonna le chef.

Il n'avait pas songé que sa cargaison puisse attirer qui que ce fut à part lui ou son équipe de choc.

- Ben... continua-t-il. Peut-être mais... ben... comment ils pourraient en avoir la connaissance?

La question flotta un temps entre les trois hommes avant de s'envoler ailleurs. Une question qui ne trouvait pas de réponse ou de commentaire en moins de cinq secondes était ignorée. Après tout, s'il n'y avait pas de réponse, c'est qu'il n'y avait pas de question.

- Allons récupérer notre bien, ordonna le chef qui préférait s'en tenir au plan initial. Ensuite, si on tombe sur les autres branquignoles, on avisera.

Il sortit un petit carnet de sa ceinture de gadgets.

- Bon, faisons l'inventaire de ce que nous avons.

- Un fusil d'assaut... commença Barnabé.

- Je note, un moth-fusil, corrigea le chef.

- Un paquet de 15 mouchoirs mentholés, ajouta Firmin en regardant dans ses poches.

Killer Moth nota consciencieusement. S'en suivirent deux téléphones portables personnels, une sucette pour diabétique que Barnabé avait fauché dans une pharmacie, une lampe de poche, un bidule en métal dont personne ne parvint à trouver l'utilité et enfin un ticket de métro qui était passé à la machine.

- Tu devrais faire attention, le papier peut boucher les conduits d'évacuation de ta machine
, commenta Barnabé.

- Ouais, mais j'oublie toujours de faire les poches, répondit Firmin.

Killer Moth rangea son carnet.

- Bien, maintenant que l'inventaire est fait, nous pouvons y aller, je pense que nous sommes équipés pour affronter nos ennemis.

- Ah bon? firent les deux moth-hommes de main.

- Évidemment, n'oubliez pas que j'ai mon moth-pistolet lance-fléchettes, un moth-révolver, tiens Firmin, mes moth-grenades aveuglantes, mes moths-grenades fumigène... ah non, j'en ai plus, j'ai aussi la télécommande de la moth-mobile et des motharangs de combats!

Il montra alors à ses deux sbires deux parodies de batarangs en forme de mites. Ils restèrent impressionnés par le soin du travail de leur chef.

- On vous a jamais vu les utiliser chef.

- Naturellement, je les ai conçu hier, il ne manquait que l'occasion de les utiliser hin hin hin, ils vont voir ce qu'il en cuit de s'en prendre au moth-gang! Bon, Firmin, tu vas grimper sur cette pile de caisses pour voir ce qui se passe.

Il y eut un nouveau blanc palpable.

- Euh...

- C'est un ordre Firmin
, fit Drury avec une voix relativement exaspérée.

- D'accord chef... j'y vais alors?

Le chef hocha affirmativement du casque.

L'ascension du maladroit malandrin était à l'image de la soirée: faite de haut et de bas. Il glissait, manquait ses prises, se mélangeait les jambes et les bras, couinait à la moindre caisse branlante et reprenait son souffle trop souvent et trop longtemps. A ce stade, la discrétion qui accompagnait leur avancée était déjà au bord de la dépression nerveuse mais...

- A ce rythme là on en a pour la nuit, cria Killer Moth à son subordonné, alors dépêche-toi un peu!

... elle décida de plier bagage à cet instant précis.

Firmin atteignit finalement le haut de la montage de bois et observa les alentours enténébrés. Il n'y avait pas grand chose à voir.

- Y'a pas grand chose à voir, paraphrasa-t-il. On est... euh... on est dans le milieu du truc.

Face à une aussi grande précision, Drury répondit la seule chose possible.

- Quel truc? hurla la mite criminelle.

- Le hangar chef.

- Bon, descend!


L'opération se passa en deux temps. Les trois premières caisses, elle fut lente et prudente, le seconde fut aussi brève que douloureuse et bruyante. Firmin percuta quatre caisses, et atterrit sur le sol en offrant à cœur joie des hurlements de douleur. Sa cheville droite formait un angle improbable. Drury blêmit et Barnabé fit la grimace.

Killer Moth se précipita sur lui pour lui coller un gant devant le gosier braillard et lui intima de se taire. Les cris se muèrent alors en larmes silencieuses mais tout aussi terribles.

- Bien, admire le travail,
fit-il en pliant violemment la cheville pour lui redonner un angle correct.

Le cri déplaça la poussière sur au moins cinq mètres alentours.

- On se dépêche maintenant, lança le chef en prenant un bras de son sous-fifre noyé dans les larmes.

Les trois hommes, dont l'un était presque porté par les deux autres firent alors leur meilleure tactique: courir. Drury eut alors une brillante idée.

- Pour ne pas nous perdre dans ce dédale, je vous propose de faire une marque sur les caisses.

Aucun des deux autres, l'un trop occupé à occulté les signaux de douleur de son corps, l'autre simplement trop idiot, ne songea à lui dire que les allers étaient soigneusement numérotés.

Killer Moth saisit alors son pistolet à fléchettes et frappa avec sa crosse dont une caisse pour l'abîmer. Il transperça le bois. Une tarentule grosse comme un visage d'enfant s'échappa alors et s'enfuit dans les hauteurs.

- ça alors! lança Killer Moth, une poecilotheria! Vous vous rendez-compte, elle ne vit normalement qu'au Sri Lanka! C'est l'une des araignées les plus venimeuse du monde! Il nous la faut!

Barnabé qui n'était pas une franche lumière disposait cependant d'un reste d'instinct et conserva un visage fermé devant la proposition de son chef qui se mit à sauter d'une jambe sur l'autre comme un gamin à la veille de Noël

- Hooooon, mais il s'agit là d'une occasion quasi-unique!


Même Firmin posa sur lui le même regard que ses conseillers financiers lorsqu'il proposait la transformation d'un pâté de maisons acquis chèrement en ruches pour l'apiculture et en jardins écologiques.

- Bon très bien... allons chercher notre caisse.


Ils avancèrent dans une ambiance lourde de non-dits. Les deux moths sentaient que leur chef ruminait l'image de cette monstruosité à huit pattes comme si elle était la huitième merveille du monde et qu'on lui avait empêché de mettre la main dessus, mais ça restait pour eux une horreur mortelle.

- On se rapproche chef?
demanda Firmin dont la souffrance semblait être devenue supportable.

- Normalement oui,
déclara-t-il en sortant une boussole, notre caisse était au Nord de l'entrepôt et les entrepôts de cette rive sont orientés à l'Ouest*; donc normalement, nous ne devrions plus être très loin. Je pense que...

La caisse frappée des initiales de Cameron Van Cleer se dressait maintenant quelques mètres devant eux. A l'intérieur, de quoi commencer l'opération Mite Myrmécomorphe!

* Drury était doté d'un esprit d'ingénieur. Les éléments les plus simples restaient hors de sa portée alors qu'il était capable de se focaliser sur des détails sans importance voire hors de propos mais qui, dans de rares moments se révélaient très utiles!
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MessageSujet: Re: Le Silence est d'or   Ven 30 Sep - 19:24

« Dieu est tellement plus grand et intelligent que nous qu'essayer de le comprendre c'est comme si une fourmi essayait de me comprendre moi. Comme moi avec la grosse fourmilière du jardin, j'ai passé des jours entiers à regarder les fourmis, et essayer de faire la différence entre les bonnes et les mauvaises, mais tout ce que je voyais c'était des insectes.
Alors j'ai commencé à les punir.
J'les ai puni avec le tuyau d'arrosage, avec l'essence à briquet, avec la tondeuse à gazon, et pour être tout à fait honnête j'ai perdu les pédales avec la grosse pelle.
Et si ça se trouve les fourmis priaient pour moi tout le temps, et j'entendais rien.
Quoi qu'elles fassent, elles étaient impuissantes.
Je crois que c'est pareil pour nous. On ne peut rien changer à ce qui nous attend, alors pourquoi se prendre la tête ? »
C’est en entendant cette réplique de la série Malcolm, un de ces rares jours où, plus jeune, Vitali regardait la télé (la seule télé disponible à deux kilomètres à la ronde était dans une sorte d’association/centre pour jeunes qui essayait de les tenir éloignés de la drogue et des gangs sans résultats significatifs dans un environnement si hostile que les banlieues Ukrainiennes) qu’il eut une grosse interrogation : et si Dieu n’existait pas ? * Après tout comment croire des textes vieux de 2000 ans, de soi-disant miracles, à une époque où les bouseux crédules croyaient plus en la magie qu’en la science ? Après tout, Jésus ne devait être qu'un gars un peu moins con que les autres, un tour de passe-passe, un mécanisme secret et hop tu marches sur l'eau. C'est bien pratique pour manipuler les masses, entendre des voix et s'autoproclamer prophète d'une religion.  
C'est l'une des raisons qui poussa  Vitali au crime. Ne pas craindre une instance supérieure, un tribunal de l'au-delà, profiter de la vie sans risquer d'aller faire ami-ami avec Satan, libère d'un poids fou les gens nerveux  et craintifs comme l'était le jeune Vitali.

L'entrepôt est grand. Suffisamment pour que nos trois gangsters mettent  quelques minutes de plus pour trouver la caisse contenant leur butin qui promettait d'être absolument fabuleux selon leur relativement peu fiable indic.

-Chef, demanda Ivan (encore lui), on fait quoi ? Ce type m'a l'air dangereux. Je sais pas ce que vous en pensez mais à mon avis on devrait faire attention à lui.

Vitali était du même avis. Quelqu’un de si confiant, de si exubérant renfermait forcément quelque chose de fou, de dangereux, il fallait prendre un maximum de précautions avec ce type.


-Restez aussi vigilants que possible. Si vous les voyez, feu à volonté. Ces salauds ne doivent pas mettre la main sur ce container, on a besoin de cet argent, le Murmure a besoin de cet argent.


Quelques secondes plus tard, ce fut au tour du novice de parler, de sa voix déformée par le masque qui lui barrait le visage.

-On pourrait en profiter d'être ici pour piller d'autres choses nan ? Je veux dire avec ,  avec toutes ces caisses, il doit bien y avoir une fortune de marchandises là dedans.

Il avait toujours attiré par la richesse. Lors des récoltes du tribut des commerces contre la « protection » c'était toujours lui qui se précipitait vers la caisse pleine de billets, qui insistait pour s'occuper des transferts d'argent vers la maison mère. Son goût pour ces petits rectangles de papier vert lui déjà valu plusieurs embrouilles avec ses « collègues ».

-Non on ne peut pas se le permettre. Si trop de marchandises disparaissent d'un seul coup, on pourrait mener des enquêtes, remonter jusqu'à notre indic et nul doute qu'il nous balancerait pour éviter un séjour dans les cachots de l'oncle Sam. Et j'aimerai autant que possible éviter au maximum de payer la flicaille tant que je le peux.  Des caisses disparaissent s'égarent tout le temps ici donc une de plus ou de moins… Par contre si on augmente la cadence, ça commencera à devenir dangereux.

Un grand crac suivi d'un hurlement de douleur terrible suivit la parole de Vitali. Les trois hommes restèrent quelques secondes figés.

-Voilà qu'il se met à torturer ses propres hommes frissonna Franck.

-Ce sera un grand service qu'on rendra à l'humanité que d'abattre ce fils de chien proclama Ivan en déglutissant.

-Bon on arrête de tergiverser et on se remet au boulot ou le cri qu'on vient d'entendre sortira bientôt de votre bouche. On à qu'a aller dans la direction des cris et on tombera sur eux.

Ils avaient assez traîné ici. C'était sensé être une opération facile et les voilà embarqué dans une chasse à l'homme contre un fou dangereux.

Les deux hommes obtempérèrent  et se remirent en route.

Ils furent vite arrivés à l'endroit d'où provenaient ces cris monstrueux. Le fou avait disparu.

-Bon songea Vitali, ils ont décampé rapidement, on se remet à la recherche de cette putain de caisse, on bute ces enfoirés et on se casse.

Les trois hommes reprirent leur marche silencieuse.
Grâce aux numéros de séries gravés sur les allées et aux indications laissées par leur indic, les trois hommes furent rapidement arrivés à la caisse, qui n'était plus très loin.

Soudain, le fou et ses deux abrutis de comparses apparurent au détour d'une grosse caisse. Ils étaient de dos, observant une grande caisse en bois. Le numéro de série et l'entreprise correspondaient, c'était bien celle que tous recherchaient.

Franck, toujours prêt à la bagarre, arma son pistolet. Ivan fit de même avec son fusil d'assault et Vitali sortit lui même son revolver. Mais soudain celui ci eut une idée.

-Attendez, fit-il tout bas à ses hommes en leur bloquant le passage avec le bras. J'ai une idée. On va pas les massacrer tout de suite, pas ici. Ce serait trop dur d'effacer les preuves dans un endroit comme celui là et ça pourrait rameuter du monde. On va les suivre dans leur repaire et là on pourra les éliminer proprement.

Les deux « collègues » de Vitali se regardèrent, opinèrent et rangèrent leurs armes. Puis ils attendirent la suite des évènements.




*Attention, ceci ne reflète pas forcément mon opinion personnel.  Merci à tout un chacun lisant ce RP de ne pas m’incendier en message privéSmile


Dernière édition par Vitali Orlov le Sam 15 Oct - 10:46, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Le Silence est d'or   Lun 3 Oct - 21:17

Le ciron de Gotham, dans son insouciante bêtise se frottait les mains comme une cigale qui se préparait à un concert capable de réveiller tout un camping.

- Bien... très bien messieurs, tirez-moi cette caisse de là.

Firmin regarda son chef qui semblait ne plus se soucier de sa claudication toute neuve tandis que Barnabé retirait la bâche transparente qui protégeait les caisses de la poussière et de l'humidité. Il aurait aimé que le reste du gang soit là, c'était toujours mieux d'avoir un maximum de comparses pour se prendre les balles à votre place. Plus il y pensait et plus il regrettait d'avoir quitté son boulot de recycleur d'ordures pour traîner avec son ancien gang, au moins il avait mal au dos en regardant une jolie comptable qui lui souriait. Maintenant il n'avait plus que quatre mecs en costumes de moths comme ami et un chef qui partait visiblement de plus en plus en vrille. Rien qu'à repenser à l'opération Mite Myrmécomorphe il avait envie de pleurer.

Le moth-gang avait été un plaisir pour lui, une joie dans les débuts, lorsqu'il était passé de chômeur dormant sous les ponts à un homme de main sans scrupule pour un mec qui payait au mois, vous offrait une couverture d'assurance maladie et du vin de première qualité à chaque repas. Killer Moth avait été pour lui un milliardaire excentrique qui adorait se faire tabasser et qui s'inventait une vie. Mais les choses allaient trop loin. Savoir que Firmin s'était pété une guibole pour récupérer cette caisse de merde le mettait presque en colère. Et pourtant, l'autre avait la foi, il boitait toujours mais gardait un petit sourire rassurant qui disait aux regards inquiets de Barnabé: "T'inquiète, le chef sait ce qu'il fait".

Il tourna la tête pour voir ce taré en costume de mite qui sautillait presque d'un pied sur l'autre.

- C'est la bonne chef? demanda-t-il.

Il valait mieux demander avant de déplacer une caisse aussi lourde et risquer un tour-de-rein.

- Mais oui, s'agaça Killer Moth. Dépêchez-vous donc larves de mon Empire, bientôt Gotham sera entre nos mains!

Les deux hommes à la motivation inversement proportionnelle tirèrent de toutes leurs forces. La caisses glissa difficilement et émit un bruit absolument ignoble.

Drury sortit alors de sa ceinture de gadget la télécommande de sa moth-mobile. L'heure était venue de rapprocher le véhicule pour tracter le tout. Il la mit en marche puis pianota sur une série de boutons apparemment sans rapport les uns avec les autres. Il chantonnait presque.

Au dehors, le véhicule commença son check-up de mise en marche.

- Bien, commenta de nouveau le chef, comme si répéter le mot "bien" allait modifier sa situation comme par magie.

A cet instant, un vieil homme en tenue de gardien délavée par la vie et le temps illumina le groupe avec sa lampe torche.

- Qui va là? chevrota-t-il.

Cette phrase était dans le top 10 des phrases que le plus vilains de tous les super-vilains attendait depuis des années, devant "haut les mains" et "arrête ton cirque". Killer Moth dégaina son pistolet à fléchettes et lança la réplique 6 de son "livret des bons mots".

- Ton pire cauchemar. C'était vraiment trop classe!

Le ton qu'il employa était celui que se donnait les enfants de six ans pour imiter un ours bourrus, l'entraînement en moins. Puis il tira. La fléchette vrilla l'air et se ficha quelque part entre le flou lumineux de la lampe torche et l'uniforme délavé. Il y eut un "ow" puis le début d'une plainte qui se termina dans un gargouillis. Le venin de Rôdeur Mortel était décidément le meilleur poison de tout l'univers, songea Killer Moth.

Il ne put s'empêcher de faire une petite danse de la victoire.

- Qui c'est le meilleur? chantonna-t-il.

- C'est Killer Moth! entonnèrent ses deux comparses, l'un euphorique malgré sa jambe et l'autre aussi déprimé qu'un croque-mort à une surprise-party.

- Bien, récidiva-t-il de plus belle en baissant un levier.

La moth-mobile recula alors violemment et manqua de traverser la verrière. Le casque pointé vers le toit, il tentait de distinguer l'ombre de son véhicule au travers du plafond translucide. Il le stationna tant bien que mal vers... Il vira un peu trop à gauche, tenta une malhabile manœuvre de redressement qui fit crisser le verre de mauvaise facture qui composait cette partie du toit jusqu'à ce que...

- Planquez-vous, hurla-t-il à ses hommes qui se jetèrent au plus loin des bruits de casse qui indiquaient que le hangar avait obtenu une nouvelle aération sur le toit. La moth-mobile avait traversé comme du beurre son fragile soutient et chutait comme un moustique qui avait voulut lire les gros titre d'un journal malgré lui.

Elle percuta une colonne de caisses qui s'effondrèrent joyeusement, rebondit contre une autre colonne qui glissa langoureusement et atterrit sur le flanc en envoyant balader toutes les vitres de ses portières, son pare-brise et le haillon du coffre ne pourrait plus se fermer avant une bonne semaine de réparation.

Killer Moth, comme à son habitude, n'attendit pas qu'un silence rassurant reprenne ses droits. L'autre équipe avait dû les entendre, ou alors ils étaient aussi sourds que les membres d'une maison de retraite au moment de prendre ses médicaments.

- Vite! redressez la moth-mobile! cria-t-il à ses hommes, tirez le câble de remorquage! On va être repéré!

Barnabé, plus poussiéreux et déprimé que jamais laissa parler l'adrénaline qui lui avait permis de ternir le choc. Il accourut au véhicule, le poussa comme si sa vie en dépendait (ce qui hélas pour lui était le cas) tandis que Firmin, avec sa pauvre jambe clopinait vers le coffre pour saisir le câble. Leur chef, lui, regardait les alentours, son arme toujours au poing, pour ne dire distinguer d'autres que des ténèbres épaisses et qui devenaient trop silencieuses à son goût.

Sitôt qu'ils auraient arrimer leur cargaison, ils pourraient s'enfuir en beauté!
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MessageSujet: Re: Le Silence est d'or   Sam 15 Oct - 10:50

Cela faisait quelques temps que Vitali et ses hommes observaient le fou et ses deux imbéciles en train d'observer, et discuter à propos des caisses. La distance qui les séparait empêchait de distinguer clairement ce qui se disait mais ils pouvaient percevoir quelques bribes de mot tel que « tirez moi », « bonne chef », « entre nos mains » qui formait un patchwork inintelligible de paroles arrivant aux oreilles de nos trois compères apprentis espions.

-Putain qu'est-ce qu'ils foutent, ils prennent leur caisse et ils se cassent bordel.


Franck, toujours à se plaindre en incluant le maximum d'injures possible dans ses plaintes.

Soudain une lueur aveuglante éblouit le repaire des trois Ukrainiens puis une voix tremblante et rocailleuse se fit entendre : Qui va là ?

Vitali sortit par réflexe un de ses nombreux couteaux de sa poche puis se rendit compte que la voix venait de l'autre côté du barrage de caisse derrière lequel il se trouvait. L'éblouissement passé, il se tourna vers ses deux hommes et dit, en constatant qu'eux même avaient dégainés leurs armes :

-Pas de panique, ça vient du côté des trois autres. » Il se pencha très légèrement pour regarder le vieil homme braquant sa lampe sur le Moth et ses homme. « Il ne nous a pas vu, il est fixé sur les trois imbéciles »

Le fou prit alors une voix ridiculement grave et lâcha « Ton pire cauchemar » qui peut faire penser à Steven Seagal dans la manière tellement ridicule mais totalement sérieuse qu'il avait de balancer cette « punchline ». Un petit engin qu'il tenait dans la main émit un petit bruit (le même bruit que les pistolets silencieux dans les films d'action), puis le vieil homme s'écroula à terre, dans un faible soupir.

- Qui c'est le meilleur ?

- C'est Killer Moth !


Vitali n'en revenait pas, ils se réjouissaient de la mort de quelqu'un ? Décidément ce fou haut en couleurs ne faisait rien pour lui plaire. Tout se passa très vite, le fou tripota des boutons sur ce qui semblait être une télécommande et une immense forme sombre couvrit la verrière. Après quelques hésitations et malheureuses manipulations, l'imposant véhicule se positionna au dessus de la verrière.

-Puta

Franck et Ivan n'eurent pas le temps de finir leur phrase. Le gros machin explosa la verrière qui se divisa en de centaine de petits fragments s'abattant comme la pluie sur le hangar. Il chuta et finit sa course sur une pile de caisse qu'il réduit en allumettes et en fit chuter une autre. Nos trois compères eurent à peine le temps de s'enfuir que l'étrange véhicule avait déjà renversé une pile de caisse qui en chutant explosèrent près d'eux. La dernière chose que vu Vitali fut le fou crier « Planquez-vous !» Des claques sur sa joue accompagnées de paroles étouffées le réveillèrent.

Ivan était penché sur son patron et lui assénait des petites baffes pour le réveiller.

-Patron patron ! Réveillez vous les trois connards sont en train de partir !

Vitali ouvrit les yeux et se redressa sur ses deux coudes.
Une douleur lui vrillait le crâne et ce n'est qu'au prix d'un effort surhumain qu'il parvint à se relever.

-Où… Où sont ils partis ?

Sa voix était pâteuse comme celle qu'on a pendant la gueule de bois.

-On sait pas patron faut vite qu'on sorte voir vers où ils se sont envolés, ils ont la caisse ! Franck est parti chercher le van, on doit y aller !

Il y avait comme une note de panique dans sa voix, qui vrillait les tympans de Vitali en empirant le mal de tête.

-Ok ok on y va mais arrête de crier ou je me servirai de tes couilles comme boules Quies.

Le patron était énervé, son butin s'était envolé et sa tête le faisait souffrir horriblement.
C'était avec une grande peine que Vitali parvint à sortir du hangar. Ils ne rencontrèrent personne sur les docks mais nul doute que des gardiens rappliqueraient bientôt. Franck était là , en face du trou dans le grillage. Les deux hommes s'installèrent dans les van. L'engin volant était encore un petit peu visible dans le ciel de l'aube.

-Suis-le. On va récupérer ce qui est à nous et on va lui faire regretter de s'être frotté à nous.





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MessageSujet: Re: Le Silence est d'or   Dim 23 Oct - 16:29

[HRP]Attention, ce poste contient un langage peu châtié.[/HRP]

Barnabé saucissonna la caisse plus qu'il ne l'attacha, préférant redoubler de prudence plutôt que de devoir supporter la perte de cette cargaison qui commençait à coûter cher. Drury lui ordonna ensuite de prendre le volant tandis que Firmin s'installait sur la banquette arrière. Le conducteur entreprit de tendre le câble au maximum. Le treuille du coffre grinça dangereusement. Autre engin qui combinait amateurisme navrant et savoir-faire défaillant, le treuille avait été vissé à la fois sur la banquette passager et le plancher fragile du coffre, tant et si bien que Firmin entendit son siège grincer en chœur avec le câble qui s'enroulait.

Drury était toujours concentré sur les alentours dont il ne percevait rien de plus que de coutume. Son casque était couvert de poussière et les quelques essuyages à renfort d'avant-bras poussiéreux n'avaient pas offert une efficacité digne de louanges, autant regarder à travers un carreau rayé. Il se demandait intérieurement pourquoi la fatale destinée s'acharnait sur lui comme un enfant avec une loupe sur quelques fourmis malheureuses. Était-ce sa faute? Avait-il commis des erreurs impardonnables?

Alors que son esprit se perdait une fois encore dans ses pensées mélancoliques, la voix mi-accusatrice mi-autoritaire de Barnabé se fit entendre.

- Allez chef, faut y aller!

Killer Moth clopina jusqu'à son siège et claqua une portière qui fit de la résistance. Il claqua une seconde puis une troisième fois avant qu'enfin elle ne décide à tenir dans son encadrement. Encore des réparations à planifier...

La moth-mobile s'éleva comme un bourdon saoulé au pollen, libérant un nuage de particules et de verre. La gigantesque mite bariolée traversa la baie vitrée à un endroit qui avait eu la chance de survivre à son premier passage. Le ciel de Gotham était moins calme qu'on aurait pu le penser, c'était une forêt vierge de gratte-ciel et de spot lumineux qui, du sol, pouvaient à tout moment vous aveugler. C'étaient autant de projecteurs publicitaires ou sensés "mettre en valeur les façades gothiques" de la ville. Inutile de dire que le conducteur de la moth-mobile devait avoir les yeux bien frais pour tenir bon, en pleine nuit, dans cette jungle colorée. Heureusement, du côté des docks, la nuit était calme et dégagée. Drury ordonna à son conducteur de suivre les canaux secs des entrepôts de Gotham, un petit dédale de fossés creusés comme autant de plaies à même la surface de la ville.

Ces canaux secs étaient employés en cas de crue et permettaient d'évacuer au besoin les réseaux d'égouts à vidanger. Peu de personne, à part quelques employés municipaux et des clochards s'intéressaient cet endroit. Batman aussi sans doute, il y avait peu de recoin de cette ville où on ne le rencontrait pas. Depuis la boîte à gant défoncée, Drury sortit une carte des égouts et tenta de se repérer au mieux. Derrière, Firmin regardait par le haillon du coffre qui ne tenait plus guère et se balançait de haut en bas avec un bruit de coquillage. Au volant, Barnabé grognait tout bas.

- Mais qu'est-ce qui t'arrive? demanda le chef en suivant une ligne blanche du plan de son index.

- Ouais, grogna finalement Barnabé qui en avait gros. J'en ai marre, y'a pas une opération qu'on a réussies sans se casser des membres! On a même perdu des gars lors du No Man's Land. J'avais p't'être pas une belle vie avant de revenir dans le gang, mais au moins je risquais pas de me faire butter pour une caisse de merde!

- Surveille ton langage infâme coccinelle! lança à la volée le chef qui n'aimait pas la vulgarité.

Firmin, qui entendit le ton monté, tenta d'être conciliant.

- Allez les gars, on va...

- Toi ta gueule! cria Barnabé. Il t'a pété la jambe et tu le protèges encore? Moi j'vais te dire ce que je pense: qu'on travaille pour un putain de connard! Un mec à la con qui se déguise comme un insecte de merde...

Les larmes de rage de Drury furent cachées par son masque, mais le coup de poing qu'il infligea à son sous-fifre lancé à pleine vapeur sur les rails de la rébellion fut éloquent. Le chauffeur chauffé à blanc et frappé à rouge cessa de parler et tenta de rendre coup pour coup, ne parvenant par là même qu'à déchirer la carte sous les gémissements pathétiques de Firmin qui appelaient au calme. Drury donna un nouveau coup à Barnabé non sans l'invectiver.

- Comment oses-tu?! Misérable larve, je t'ai récupéré dans le caniveau alors que tu n'étais rien!

- Vaut mieux rien que d'être dans ton putain de gang! rugit le chauffeur qui lâcha complètement le volant pour étrangler son futur ex-chef.

Barnabé s'allongea en travers du véhicule pour mieux en finir avec Drury qui lui donna de petites gifles inutiles. Killer Moth tenta de rouler, mais l'espace n'était pas suffisant. Barnabé le poussa jusque contre sa porte qui s'ouvrit, manquant de faire basculer les deux hommes en dehors du véhicule alors que le troisième passager poussait de petits cris aigües.

Drury sentit l'air s'engouffrer dans l'interstice entre son casque et sa tenue.

Le véhicule, laissé libre d'agir à sa guise tangua au moment où le genou de Barnabé frappa contre le volant. Le changement de cap happa le conducteur et le colla contre sa portière, emportant le cou de Killer Moth qu'il étreignait toujours. Entrant dans une étrange rage folle, le chef du moth gang lui enfonça un pouce dans l'œil droit, lui arrachant un cri de douleur à déchirer le ciel.

- Un panneau de pub! hurla de plus bel Firmin alors que l'image d'un tube de dentifrice grossissait à vue d'œil.

Le véhicule transperça le métal fragile, secouant ses passagers comme des pop-corn sans couvercle dans un micro-onde avant de zigzaguer dans le ciel. Barnabé lâcha sa prise, offrant à Drury le loisir de s'agripper à sa ceinture et l'utiliser comme soutient pour balancer un violent coup de poing à son ancien employé.

- J'ai tout fait pour vous! Assurance, mutuelle! Vous avez mangé à votre faim! Je ne vous ai jamais maltraité! Les quelques insultes c'était pour la forme, listait-il avec la gorge nouée. Ingrat! Traître! Iscariote!

- T'es qu'une merde! balança le chauffeur visiblement sonné.

Perdu sous les coups répétés du ciron malveillant du crime, Barnabé voulut se rétablir et se tint à la manette de l'altitude.

Le véhicule piqua immédiatement du nez.

- Mais lâche ça! cria Drury avant de lui donner un violent coup de pied dans la mâchoire après une contorsion digne d'un cirque.

Barnabé cogna son sa porte qui s'ouvrit à la volée et tomba à pic avec, en main, toujours la manette...

- Sacrebleu...

Drury tenta maladroitement de redresser le véhicule en jouant avec le reste du levier resté coincé et tourna violemment le volant. La moth-mobile perdit en vitesse, tenta de gagner en altitude mais il était trop tard, le carambolage fut inévitable.

- On saute! hurla le chef qui bondit le premier hors du véhicule, à bonne altitude pour atterrir dans une benne à ordure pleine.

Firmin sauta quelques seconde après lui.

La moth-mobile survécue quelques mètres avant de rebondir contre le sol, happer un morceau de mur friable et de s'écraser à l'intérieur d'un bâtiment administratif du port. La caisse suivit le mouvement et défonça l'arrière du véhicule, mais tint bon.

- J'en ai marre... couina Drury alors qu'un sac poubelle déversait sur lui un flot d'immondices.
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Vitali Orlov

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MessageSujet: Re: Le Silence est d'or   Sam 5 Nov - 17:15

Vitali continuait de se masser la tête. La caisse qui l'avait heurté lui avait fait un mal de chien et la douleur continuait de parcourir son crâne bien qu'elle e fut atténuée depuis quelques instants. Franck était aux commandes du van et démarra en trombe pour suivre cet engin de malheur qui causait chaos et destruction sur son passage. Nos trois hommes pouvaient voir la caisse contenant leur précieuse cargaison se balancer dangereusement au bout d'un câble rattaché à l'étrange engin.

- Si la cargaison est pas endommagée après ça… grommela Vitali

Cette « mission » partait un petit peu trop en couilles au goût de Vitali. Ils n'étaient même pas sûrs du contenu de ce qu'ils poursuivaient et il était déjà blessé, les flics risquaient de débarquer avec le boucan que l'autre con avait fait en défonçant une verrière d'entrepôt. Ça faisait déjà beaucoup pour une soirée.

Le van déambulait à travers les rues de Gotham, roulant au plus vite pour ne pas perdre la trace de la caisse en priant pour ne pas que des policiers ne croisèrent leur chemin.
Cela bien longtemps que Vitali et ses deux compères n'étaient pas allés à la messe et c'est pour ça que des gyrophares retentirent derrière eux au bout d'un petit moment.

-Putain ! Je fais quoi ? Je les sème ? Aboya Franck pour couvrir le bruit du moteur et des gyrophares.

-Non, si on le fait maintenant on va perdre la trace du fou et ça je ne le tolérerai pas.

Comme s'ils n'avaient pas assez d'ennuis !

-POLICE ! VEUILLEZ VOUS ARRÊTER SUR LE BAS COTE !

-Il faut absolument qu'on parvienne à leur cachette ! Fit Vitali en serrant les dents.

Ivan, nerveux, gardait la main sur son arme et jetait des coups d’œil nerveux vers les deux fenêtres du fond du van.

-Si j'ouvre les portières, il y a moyen que je les canardes assez pour qu'ils quittent la route et se plantent dans le décor.

-Hors de question, on a pas besoin de ça. Deux morts en plus des flics ça ferait vraiment rien pour arranger la situation dans laquelle on est.

-JE REPETE VEUILLEZ VOUS DEPOSER SUR LE BAS COTE

Le haut parleur continuait de cracher ses ordres, il fallait vite qu'ils s'arrêtent.

-Mais ils font quoi ces cons ?

Franck montra l'engin volant à une quinzaine de mètres devant eux qui commençait à faire des embardées, à voler en zig-zag comme si cette grosse mite était allée se poser au bord d'un vers de whisky avant de prendre ses passagers et sa marchandise.
L'étrange vaisseau ne tarda pas à percuter un grand panneau publicitaire pour dentifrice qui permet de rendre ses dents « blanc comme neige en seulement 30 minutes ! ».
Mais il en faut plus pour abattre nos trois méchants qui repartirent de plus belle.

-DERNIER AVERTISSEMENT ARRETEZ VOTRE VEHICULE OU NOUS FERONS USAGE DE LA FORCE SI NECESSAIRE

-Mais arrêtez vous putain ! s'exclama Vitali à l'attention du fou et de sa bande.

La voiture de police s'était à présent rapprochée et presque mise à niveau du van.

Soudain, le véhicule volant plongea et 10 mètres plus loin au milieu de bâtiments en causant un énorme fracas. Des dégâts énormes avaient dû être causés.

-Arrête toi là, faut qu'on se débarrasse des flics. A mon avis les trois imbéciles ne sortiront pas de si tôt avec la puissance du choc, espérons qu'ils soient inconscients et qu'ils ne bougent pas de là.
Ainsi parla Vitali

-Franck va derrière, dans le fond et prend mon fusil. Ton masque nous trahirait.

Franck s'exécuta : il gara le van, prit le fusil de Ivan et lui laissa sa place de conducteur pour passer à l'arrière juste à temps.

Ce fut une recrue qui ne devait pas avoir plus de 2ans de d'expérience qui se présenta à la fenêtre du véhicule. Une cance pour eux. Si Dieu n'avait pas exaucé leurs souhaits, Satan devait l'avoir fait.
Il paraissait nerveux et totalement désœuvré.

-Police de Gotham City, je vous prierai d'attendre ici jusqu'à mon retour, je vous prierai de ne pas bouger d'ici. Je vous contrôlerai après avoir vu ce qui s'est passé là-bas.

La peur et la nervosité transpiraient au travers de sa voix, et coulait dans son début de barbichette rousse. Il ne devait pas être habitué aux interventions sur le terrain. Il s'éloigna en dégainant son arme, en direction du lieu du crash.

Nos trois compères étaient abasourdis. Ivan parla le premier :

-He ben moi qui croyait que ça allait être plus compliqué...Il a pas dû demander de renforts cet imbécile.

-Ouais, répliqua Vitali, bon maintenant faut qu'on trouve un moyen de récupérer la caisse. Ivan dégage nous de cette grande rue et va dans cette ruelle là bas.

Ivan s'exécuta et bougea le van quelques mètres plus loin, dans une ruelle qui donnait devant le bâtiment défoncé et dont le seul occupant était une vieille benne à ordure, située derrière leur van. Ils virent le policier s'approcher doucement, l'arme tendue vers les débris.

-Et maintenant réflechissons...

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Le Silence est d'or

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