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Ne manquez pas les deux derniers chapitres de Darkwatch, où s'affronteront Le Chevalier Noir et l'Empereur !

Clash of the Warriors & La Révolte

"Lors d'une rafle de la Ligue des Ombres, la Lignée décide d'intervenir et de massacrer les hommes de Ra's Al Ghul. Les habitants, excédés par la situation, décident de se révolter, avec le support de l'Empereur et ses troupes. Le G.C.P.D est dépassé et les justiciers n'ont d'autre choix que s'en mêler, Batman en tête."

(Petit aperçu des évènements en vidéo ici)


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 Un être vous manque... [Alfred X The Joker]

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Alfred Pennyworth

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MessageSujet: Un être vous manque... [Alfred X The Joker]   Sam 20 Aoû - 11:42

Les films de deuxième partie de soirée, ce moment où vous savez qu'il vous faut vous coucher. Alfred en était là, assis sur son fauteuil dans le grand manoir de la famille Wayne, il fixait sans réelle motivation l'écran de télévision qui était devenu la seule lumière dans la pièce.
Il ne savait même plus de quoi parlait le film, il avait par ailleurs diminué le son et déjà il commençait à s'endormir une énième fois, sa main tenant un verre de scotch irlandais – maudit soient ils – et la pluie battante qui frappait l'immense baie vitrée étaient comme un roulement mélodique et hypnotique.
Une voix forte raisonna prêt de lui, c'était celle de Bruce Wayne qui posa sa main sur son épaule :
-Vous vous endormez Alfred...
-Maître Bruce, vous êtes rentré ! Je vais vous faire à manger !

Le visage d'Alfred s'est fendu d'un sourire alors qu'il se lève prestement pour aller vers la cuisine, il se sent revivre. Il trottine jusqu'à la cuisine, Bruce continue de le suivre d'un pas léger. On dirait presque un enfant étudiant les actions de son père.
Le majordome ouvre le frigo et en ressort un steak, mais le dernier des Wayne se place devant lui, le bruit de la pluie est de plus en plus forte.

-Je suis mort Alfred...
-Mais... Je... Maître Bruce...

Le visage de batman semble desséché, son visage creusé, la chaire putride et cadavérique. Alfred recule d'un pas, surpris, terrorisé par cette vision d'horreur, renversant le lait qu'il venait d'acheter qui frappant le sol se répand sur le sol dans une petite marre d'ivoire.  La voix caverneuse du chevalier noire résonne, elle a quelque chose de dérangeant, d'odieux :

-Tu m'as laissé mourir, tu as laissé mourir ton fils !

Alfred fait un pas un arrière, il secoue la tête de gauche à droite, récitant comme un karma un « non non non », mais le mort continue d'avancer sur lui il lui attrape le visage, ses dents pourris fondent sur lui, Alfred hurle de terreur !


---


Le réveil, en sursaut, la télévision s'agitent toujours devant un vieux film en noir et blanc, c'est un afro-américain qui bloque portes et fenêtres avec des planches de bois. Le vieil homme se redresse en se saisissant de la télécommande pour l'éteindre :


-Sacre Bleu, voilà que je commence à avoir des cauchemars...

Il regard autour de lui, le manoir est vide, tristement et désespérément vide, il rajoute alors qu'il réajuste sa robe de chambre et range le verre dans l'évier :


-Et je commence à parler tout seul surtout.

Mais quelque chose attire l'attention d'Alfred, un bruit, léger, vers l'entré. Ce n'est pas la pluie battante, il en est certains, il y a quelqu'un ou quelque chose dans la maison ! Passant ses doigts sur sa moustache pour la lisser, le majordome de la maison se saisit du fusil de chasse, d'un mouvement sec il le brise et vérifie que les cartouches sont là avant de le refermer. Jamais il n'a utilisé de balle en caoutchouc, mais quand on venait en son royaume, la pitié et la bonté n'était plus de mise.

S'assurant que ses chaussons en polaire lui tienne bien les pieds, l'ancien agent au service de sa Majesté s'approche de là où il a entendu du bruit, priant intérieurement pour qu'il s'agisse de Maître Dick, ou encore d'une maudite chauve-souri s'étant engouffré par on ne sait quel passage.
La voix du majordome alors qu'il arrive a destination résonne, son accent anglais semble tenté d'une autorité ferme et sans concession :

-Qui est là ? Montrez vous...

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MessageSujet: Re: Un être vous manque... [Alfred X The Joker]   Sam 20 Aoû - 16:32

Et tout est dépeuplé.

Moment de panique, ou de lucidité ? Difficile à dire. La Violette Weever, enfermée dans son propre esprit, avait réussi à refaire surface et à reprendre le contrôle. Cette ville était dingue. Elle avait été faite prisonnière pendant un an au moins. Torturée, battue, violée, droguée, défigurée. Elle avait été forcée de commettre des atrocités. Menaces, attentats terroristes, meurtres… Elle était devenue le monstre qu'elle avait tué. Et elle ne pouvait l'accepter.

Elle se sentait seule dans cette ville. Les fous qui travaillaient pour elle, ses « alliés », étaient instables et n'allaient pas hésiter une seule seconde pour la poignarder si jamais elle laisser échapper une impression de faiblesse. Lui, s'il apprenait qu'elle avait tenté de s'échapper, allait probablement la replonger dans l'enfer qui l'avait traumatisée. Les civils de Gotham la voyaient, à raison, comme un monstre désireux de tuer. La police ? Dans le pire des cas, après ce qu'elle avait fait à Lady Gotham et à l'inspecteur Bullock, n'allait pas hésiter à l'abattre. Dans le meilleur… Elle finirait tout droit à Arkham City et serait bloquée avec tous les cinglés de Gotham qui finiraient par la bouffer toute crue. Violette était piégée, et sa vie avait été ruinée.

Elle se fondait dans la nuit, ses cheveux verts maladroitement teintés de noir lui tombant sur le visage, ne laissant apparaître que son œil droit. Un long manteau gris sale se fondant dans l'ombre et la pluie. Elle avançait, avançait sans s'arrêter, de peur qu'un clown la reconnaisse. Elle ne savait pas où elle allait, mais elle y allait d'un pas certain. De toutes façons, elle n'avait pas le choix.

Se figeant à un coin de rue, elle laissa passer deux clowns, à l'autre bout du pâté de maisons. Elle se faufila en silence de l'autre côté de la route et s'enfonça un peu plus dans les ombres.

Ses pas la menèrent, un peu par hasard, à la périphérie nord de la ville, dans le Bristol. Devant elle, à quelques centaines de mètres, se tenait, bien droit sous la pluie battante, le somptueux Manoir Wayne.

Comme une porte de sortie à cet enfer.

La canadienne se mit à courir aussi vite qu'elle le pouvait. Tenant son manteau de l'intérieur, le visage fouetté par la pluie battante, ses cheveux manquant de s'envoler malgré leur lourdeur, elle faisait de son mieux pour atteindre au plus vite l'immense bâtisse. Quand elle atteignit les immenses portes doubles, elle se figea.

Serrant le poing, elle l'abattit par trois fois sur les portes. Boum. Boum. Boum. Une voix.

« Qui est là ? Montrez vous... »

Elle recula un peu, baissant la tête. C'était stupide. Il allait appeler la police et elle irait directement en prison sans passer par la case départ. Poing et mâchoire serrés. Devait-elle s'enfuir ? Pour retourner avec lui et se faire battre ? Et donc ? Elle n'avait pas le choix. Se faisant violence, elle prit la parole.

« J'ai besoin d'aide… S'il vous plaît, aidez-moi. S'ils me retrouvent... »

Elle posa sa main sur la porte et fixa de son œil à découvert le judas qui lui faisait face. On l'observait probablement déjà. Allait-on la laisser rentrer ?

« Le gang du Joker. Je dois échapper au gang du Joker. Pitié. Ouvrez-moi. »

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Alfred Pennyworth

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MessageSujet: Re: Un être vous manque... [Alfred X The Joker]   Sam 20 Aoû - 17:18


« J'ai besoin d'aide… S'il vous plaît, aidez-moi. S'ils me retrouvent... »

Un cri d'aide. Un cœur qui se retrouve broyé. Bien trop souvent Alfred avait entendu des cris de détresse, des supplications. Dans l'esprit de notre Anglais demeurait tout ces enfants dont il s'était occupé, ces enfants arrachés violemment à leur famille, privé brutalement d'un monde doux pour être jeté dans la fange du caniveau qu'était Gotham.
Cette ville était maudite et crevé la gueule ouverte et pourtant il n'arrivait pas à l'abandonner, il avait trop de souvenir, trop de passif avec elle.

Presque malgré lui il s'était approché prêt de la porte pour regarder par l'oeilleton, cherchant à fixer la jeune femme.
Un fantôme, voilà l'apparence qu'elle avait, enfoncé dans ce manteau qui semblait trop grand, le visage détrempé par l'averse qui continuait sans s'arrêtait, voilà la première idée qu'Alfred eut en la voyant. Il n'arrivait pas à la voir entièrement alors qu'elle approchait son propre œil pour tenter de le fixer lui même.

« Le gang du Joker. Je dois échapper au gang du Joker. Pitié. Ouvrez-moi. »

Le sang de Pennyworth se glaça, sa mâchoire se crispa, ses mains se serrèrent sur l'arme à feu alors qu'une vague de rage le submergea. Le Joker, le « prince » du Crime. Il n'était pas un Prince, un vulgaire bouffon, un être détestable qui avait fait subir les pires outrage à la famille Wayne, à Monsieur Grayson, à Mademoiselle Gordon. Oui, Alfred donnerait cher pour pouvoir répandre la cervelle de ce misérable clown sur le sol.
Mais l'heure n'était pas à la rage, la violence et la haine, la pauvre enfant avait besoin d'aide et rapidement !

Sans attendre une seconde, notre super-héros – car que pouvait il être d'autre – posa son arme contre le mur à côté de la porte. « Inutile de faire d'avantage peur à cette jeune enfant » pensa-t-il. Il déverrouilla instamment les différents loquets. Voilà, comme ce fut le cas durant l'antiquité, la Forteresse de Troie venait de s'ouvrir pour accueillir en son sein un fléau qui la détruirait. Probablement...


-Dieu du Ciel ma pauvre enfant, entrez vite !

N'attendant pas qu'elle fut sur le pas, il la poussa presque dans le manoir avant de refermer derrière elle. D'un geste fluide et coordoné, il passa sa robe de chambre sur elle ajoutant un:

-Mais vous êtes trempé ! Venez avec moi dans le salon, nous y serons en sécurité. Souhaitez vous boire quelque chose ? Du Thé peut être ? Un bon thé disait ma mère c'est le remède contre tout.

Il commença à l'escorter dans le salon et il continua, n'écoutant pas vraiment ses réponses comme il le faisait avec les garçons.

-Il va vous falloir des serviettes, avec cette pluie torrentielle si vous restez trempé vous allez attraper froid.

S'occuper de quelqu'un, voilà ce dont avait besoin Alfred. Oui le sentiment de servir à quelque chose, de rendre quelque part le monde meilleur. Il avait durant tant d'année aidé à aller mieux des personne si brisée, si rompues par la vie. C'était ses enfants et de vivre sans enfant... De savoir que l'un d'eux était mort... Oui, c'en était insupportable. L’absence était devenu bien trop présente pour lui .

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MessageSujet: Re: Un être vous manque... [Alfred X The Joker]   Sam 20 Aoû - 18:46

Un moment de flottement. Un, deux, trois loquets qu'on ouvre. La voix s'est tue le temps d'une case ou deux. La porte s'ouvre précipitamment, sur un homme plutôt grand et âgé. Élancé, bien habillé, une moustache fine et des cheveux diminués et grisés par le temps. Ce n'était pas Bruce Wayne, du peu qu'elle se souvenait de la période ou elle était photographe au Gotham Globe. Ou alors, ses anciennes collègues étaient attirées par les vieux gentlemen anglais. Non, ce devait être probablement le majordome. Le maître de maison était-il absent ?

Elle chassa ces pensées alors que l'homme la tira à l'intérieur avant de fermer la porte. D'un regard en coin, Violette aperçu une sorte de fusil de chasse, appuyé contre le mur. Elle détourna au plus vite le regard, se tenant les bras. Est-ce qu'elle était vraiment en sécurité, ici ?

Frigorifiée, elle se mit à frotter vigoureusement ses bras, tremblotant légèrement. Elle approcha ses mains de son visage et les réchauffa en soufflant dessus, avant de les frotter l'une à l'autre. Sa peau était blanche comme la neige, presque bleue. De là, on pouvait croire que c'était simplement l'effet du froid. Et pourtant…

Elle suivait du regard l'homme de maison qui continuait de lui parler pour la rassurer. Cela faisait un an qu'elle n'avait pas eu de moment calme comme celui-ci. Elle se sentait… Bizarre. Presque en sécurité, loin de Gotham, loin de cette ville pourrie qui lui avait volé sa vie. Un thé… Un moment de bonheur et de paix pendant cette guerre constante. Comme une trêve avec la folie.

L'Anglais posa sa robe de chambre sur les épaules de la Canadienne, pour lui tenir chaud.

« Mais vous êtes trempé ! Venez avec moi dans le salon, nous y serons en sécurité. Souhaitez vous boire quelque chose ? Du Thé peut être ? Un bon thé disait ma mère c'est le remède contre tout. 
 »

Violette ne se fit pas prier et avança silencieusement derrière le majordome qui l'amena dans le salon du Manoir Wayne.

« Il va vous falloir des serviettes, avec cette pluie torrentielle si vous restez trempé vous allez attraper froid. »

Elle baissa légèrement la tête et murmura un « Merci. » intimidé. Apparemment, elle avait frappé à la bonne porte. Peut-être que cet homme allait réussir à la sauver ? À le faire sortir de sa tête ?

Elle était assez intimidée, en vrai. Elle réalisait qu'elle venait de frapper à la porte d'un des plus grands manoirs de la ville, en pleine nuit, dans une cité rongée par le crime. Le fusil de tout à l'heure, ça aurait pu être pour elle. Elle regarda l'homme de maison de haut en bas, bien contente qu'il ne l'ait pas flinguée.

Autant démarrer la conversation. Sinon, un silence bizarre allait s'installer, pas vrai ? Elle détourna le visage pour qu'il ne la voit pas, et ramena une mèche de cheveux détrempés derrière son oreille. Pour y voir un peu mieux.

« Vous… Comment vous appelez-vous ? Hem… Merci de m'avoir ouvert la porte. Et désolée de vous déranger à cette heure-là... »

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MessageSujet: Re: Un être vous manque... [Alfred X The Joker]   Dim 21 Aoû - 14:54


Dans les yeux de notre majordome, il n'y avait aucun joker en face de lui, juste une jeune enfant terrorisée par la vie qui l'avait crachait ici comme un océan recrache sur la plage les corps avec un naufrage.
Mais Alfred allait y aller étape par étape, déjà commencer à faire le thé puis à amener une serviette à la pauvrette ! Il se permis par ailleurs un regard un peu plus approfondis, elle avait des vêtements qui trahissait un milieu social bas voir moyen. Elle avait la peau d'ébène ce qui allait parfaitement avec la température glaciale, et son comportement, cet aspect un peu recroquevillé sur elle même affichait une forme de peur, probablement du gang du clown dehors.
Dommage qu'il n'arrivait pas à voir ses yeux là où il était. Les yeux étaient les fenêtres de l'âme, et les différentes opérations au Service de sa Majesté avait appris à Alfred à ne faire confiance que dans un regard.
Nul ne pouvait trahir son âme, sa nature profonde. Et les yeux ne sont ils pas des fenêtres vers cet extrait de Dieu ?

Tout cas est il que notre Anglais s'affaire, il commence à mettre de l'eau à bouillir et alors qu'il se déplace pour chercher une serviette, il entend au lointain :


« Vous… Comment vous appelez-vous ? Hem… Merci de m'avoir ouvert la porte. Et désolée de vous déranger à cette heure-là... »


Le vieil homme eut un léger sourire et remercia le ciel d'offrir encore des jeunes polis de nos jours. Il se saisit d'une serviette et se rapprochant de Violette lui tendit avant de répondre de sa voix paternaliste :


-Je suis Alfred Pennyworth Mademoiselle, Majordome de la famille Wayne et c'est bien naturel d'aider une personne en difficulté, il aurait été inhumain de ma part de vous laissez dehors sous cette pluie battante !


Les yeux d'Alfred s'arrête un instant sur l'immense portait de Thomas et Martha Wayne siégeant au-dessus de la cheminée. Le regard du couple semble presque inquisiteur sur cette scène. Soudain, la bouilloire alors sur le feu se met à siffler légèrement, sortant l'anglais de sa contemplation quasi morbide le majordome se déplace vers la cuisine, invitant implicitement la jeune femme à venir le rejoindre.
Tout comme le salon, la pièce est rangé à la perfection, tout n'est qu'ordre, propreté. Chaque casserole accrochée trahis presque une forme maniaque, comme si finalement avec la disparition de Bruce Wayne, Alfred s'était raccroché à sa fonction d'homme à tout faire de la maison. Il n'était pas d'ailleurs difficile de voir ses mains légèrement abîmées pour ne pas dire rongées par l'usage des produits d'entretiens.

Méticuleusement, presque de façon religieuse, le majordome coupa le feu et se saisissant d'un torchon souleva la bouilloire. Il commença à répondre à la jeune femme alors qu'il préparait son thé vert au jasmin de chine – le thé blanc aurait été probablement meilleur, mais son temps d'infusion étant du double de temps, cela aurait été préjudiciable attendu du besoin de se réchauffer – , plus exactement produit dans les provinces montagneuses du Fujian, cette dernière ayant la réputation de produire la meilleure qualité :


-Mais je vous en prie néanmoins, appelez moi Alfred. Et vous même mademoiselle, comment vous appelez-vous et qu'avez vous fait pour mériter d'avoir à vos trousses de tels criminels ?


Suivant la tradition, il place trois culières – une cuillère de thé par personne plus une pour la théière – puis commence à laisser infuser alors qu'il sort avec précaution deux tasses et du sucre. Depuis presque le début de la conversation, pas une fois le visage de notre Alfred n'a fixé les traits pourtant si reconnaissable de Violette, comme si finalement les dieux eux même avaient choisi d'être joueur et de faire durer le suspense de la rencontre.

Déjà les arômes et les parfums s'élève dans la pièce. Saviez vous d'ailleurs que le thé au jasmin est récolté au printemps et stocké jusqu’au début de l’été, lorsque le jasmin est en fleurs. Les boutons de jasmin sont cueillis très tôt le matin et entreposés au frais jusqu’au soir. Alors qu’ils commencent à s’ouvrir, le thé est mélangé aux fleurs et stocké pour la nuit et ce procédé peut être répété jusqu’à six ou sept fois.
Ne pouvions pas y voir une forme de parallèle ici ? Le mélange d'une saveur qui demande du temps, rendant ainsi un arôme si particulier ?

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MessageSujet: Re: Un être vous manque... [Alfred X The Joker]   Dim 21 Aoû - 17:49

Alfred Pennyworth, majordome de la famille Wayne. Violette avait enregistré l'information mais était restée silencieuse. Elle se séchait du mieux qu'elle le pouvait le visage et les cheveux. Malgré elle, elle laissa sur le tissu le sourire effacé que ce monstre la forçait à porter. Secouant la tête pour chasser ces pensées, elle retira son manteau dégoulinant de pluie et le plia rapidement, avant de le poser sur la serviette et de le laisser par terre, à l'endroit qui lui semblait le plus approprié.

Hésitant un instant, elle finit par se glisser dans la cuisine à son tour. Alfred était là, en train de préparer le thé. L'espace d'un instant, elle cru voir à sa place le Joker, qui préparait pour elle une nouvelle dose de drogue qu'il allait lui administrer. Elle recula d'un pas, puis, chassant ces idées noires de sa tête, reprit ses esprits et entra dans la pièce. Une sorte de chambre blanche, pleine de casseroles et d'ustensiles, propre comme une salle d'opération. Aux antipodes de la chambre noire dans laquelle elle avait passé tant de temps…

Alfred reprit la parole, la coupant dans ses pensées noires.

« Mais je vous en prie néanmoins, appelez moi Alfred. Et vous même mademoiselle, comment vous appelez-vous et qu'avez vous fait pour mériter d'avoir à vos trousses de tels criminels ?  »

Elle se crispa un peu à la question alors qu'Alfred mettait en place les tasses de thé et les cuillers. Elle n'avait pas réfléchit à la question, et elle aurait dû avant de frapper à la porte. Savoir quoi répondre. Son esprit de mit à tourner à toute vitesse. Si elle voulait de l'aide, autant qu'elle soit honnête avec ceux qui la lui propose, pas vrai ? Afred Pennyworth n'était pas un ennemi. Elle hésita encore un instant, puis se lança.

« Je… Je m'appelle Weever, Violette Weever. Je suis photographe. Je suis arrivée ici il y a quelques temps et j'ai obtenu un travail au Gotham Globe. »

Elle s'installa à table, droite comme un i, ses cheveux couvrant toujours la quasi totalité de son visage. Son seul œil visible fixait le majordome qui s'installait en face d'elle. Attrapant maladroitement la tasse de thé, elle en bu une gorgée, laissant quelques instants le breuvage en bouche afin d'en apprécier toute la saveur. Elle avala ensuite le thé et se sentit déjà mieux. Fermant les yeux, elle profita d'un court instant de calme. La chaleur du thé commençait à se répandre en elle. Pour la première fois depuis longtemps, elle se sentait bien. Vraiment bien.

Ouvrant doucement les yeux, elle posa son regard sur le majordome.

« J'ai été confrontée au Joker malgré moi. Et j'ai fait l'erreur de vouloir lui tenir tête. Je n'aurais pas dû. »

Petit moment de pause.

« Est-ce que vous auriez une idée de comment me protéger d'eux ? Ils sont probablement à ma recherche, à l'heure qu'il est. »

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MessageSujet: Re: Un être vous manque... [Alfred X The Joker]   Dim 21 Aoû - 18:58

« Je… Je m'appelle Weever, Violette Weever. Je suis photographe. Je suis arrivée ici il y a quelques temps et j'ai obtenu un travail au Gotham Globe. »

Weever ? Ce nom disait quelque chose à Alfred mais il n'arrivait pas à mettre la main dessus, consciemment du moins. Après tout, ne pouvions pas supposer que le malheureux cherchait simplement de la compagnie, qu'importait le prix, qu'importait la personne tant qu'il pouvait arrêter, arrêter de penser, penser à ses enfants morts...

Ajustant sa propre tasse, il en huma le parfum. Déjà la pièce embaumé cette odeur légère et sucrée, cette petite touche qui rappelait l'orient et surtout avait une forme de calme, de repos. C'était là la Force de l’Angleterre, c'était là où la puissance de l'Empire Britannique trouvait son repos.
Faisant ainsi tourner le breuvage dans sa coupe, le vieil homme continua de fixer la jeune femme qui semblait abattu. Elle aurait porté le poids du monde sur les épaules qu'il n'en aurait pas été autrement.
Droit comme un sergent chef durant le passage d'un colonel, les cheveux couvrant presque entièrement son visage dans une parodie de cousin Machin de la famille Adams. Lorsqu'elle but sa tasse de thé entre quelque gorgée, malgré un soupire atténué, vestige d'une époque où voir une telle façon de boire l'aurait exaspéré, il ne put s'empêcher de retenir un sourire.
Ce n'était pas la jeune Violette Weever du Gotham Globe qu'il voyait, c'était Maître Bruce quand ils sont rentrée de cette terrible soirée, c'était Maître Damian ou Maître Dick lorsque la tristesse de vivre sans parent les frappait de plein fouet certain soir et qu'il les découvrait à regarder la télévision, leur apportant une boisson chaude.
C'était maître Jason lorsqu'il était arrivé après la mort de ses parents.

La gorge d'Alfred se noua soudainement. On dit souvent que dans l'Empire où le Soleil ne se couche jamais, et plus particulièrement, l'Angleterre en tant que telle, on ne pleure pas. Les larmes n'appartiennent qu'aux Français avec leur sentiment. Et pourtant, ces souvenirs, ces souffrances font remonter à notre majordome toutes ces pertes, toute cette souffrance et il sèche d'un revers une larme naissante.
Il inspire légèrement avant de boire une gorgée de son thé et laisse la jeune femme parler de nouveau sans la couper


« J'ai été confrontée au Joker malgré moi. Et j'ai fait l'erreur de vouloir lui tenir tête. Je n'aurais pas dû. »

Toujours lui, toujours là pour causer de la souffrance et la mort. Dire que maintenant il était dans le corps d'une femme disait on, il fallait être un sacré dégénéré pour faire ce genre de chose...


« Est-ce que vous auriez une idée de comment me protéger d'eux ? Ils sont probablement à ma recherche, à l'heure qu'il est. »

Prenant une longue inspiration et espérant ne pas avoir les yeux rouges, Alfred rempli une nouvelle tasse de thé pour la jeune femme puis but une gorgée dans le sien. Reposant l'ensemble sur la soucoupe, il se dirigea vers une des étagères :


-Mademoiselle Weever, il est de nombreux super-hommes dans notre monde, mais tout les justiciers ne portent pas de cape. Le journalisme et l'apport d'information lutte contre le crime parfois bien plus efficacement qu'une chauve-souris volante.

Il ouvrit quelques tiroir en cherchant quelque chose, continuant sur sa lancée:

-Il ne faut jamais baisser la tête face à la tyrannie, le crime et l'horreur. Un de mes compatriote à dit « Pour triompher, le mal n’a besoin que de l’inaction des gens de bien. » et je suis d'accord.... HAAAAAA le voilà ! »

Il sorti triomphant de sous une casserole une petite boite en métal bleutée qui rappelait ces boite à déjeuner du début des années 60. Suite à l'arrivé de Damian, la gourmandise s'était développé dans le manoir Wayne et pour éviter que Maître Bruce ne risque d'attraper du cholestérol à grignoter entre les repas, Alfred avait décidé de cacher le chocolat.
Et le « Meilleur détective du monde » n'avait pas réussi à trouver la boite ! Il fallait dire que la cuisine était le domaine personnel de notre homme !

Le majordome, sourire aux lèvres ouvrit la boite en ajoutant:


-Si Mademoiselle veut de mes conseils et avis, je l'aurais invité à fuir la ville mais...

Il s'arrêta un instant, la boite, emplie de tablette de chocolat suisse, contenait un petit papier plié. Alfred le déplie et lut:

Citation :
Trouvé.
B. & D.

L'homme à tout faire plia quasi religieusement le mot et le plaça dans une de ses poches, affichant un sourire à peine contenu. Il continua:

-Malheureusement, ces derniers temps cela risque d'être difficile... L'autre solution est de vivre ici quelques temps... Du chocolat ? Je vous conseille le noir mademoiselle.

Une Bombe. Alfred lançait la proposition comme cela, comme si c'était habituel. Il fallait dire que cette maison avait servi plus d'une fois comme refuge à des personnes en perdition. C'était un peu l'héritage de la famille Wayne cet altruisme sans concession.

Et puis quel gentleman aurait il été en laissant cette malheureusement jeune femme dehors, traquée par la horde de ce dégénéré du joker ? Il ne pouvait pas la laisser dehors à risquer ça vie !

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MessageSujet: Re: Un être vous manque... [Alfred X The Joker]   Lun 22 Aoû - 14:45

« Mademoiselle Weever, il est de nombreux super-hommes dans notre monde, mais tout les justiciers ne portent pas de cape. Le journalisme et l'apport d'information luttent contre le crime parfois bien plus efficacement qu'une chauve-souris volante. »

Alfred se leva table et se mit à fouiller les placards, continuant d'abreuver Violette de sagesse. Elle l'écoutait religieusement, dégustant une nouvelle tasse de thé, prenant cette fois-ci le temps d'en apprécier les saveurs. Maintenant qu'elle n'était plus frigorifiée, elle pouvait se le permettre. Elle, une justicière ? Peut-être avant qu'elle ne passe dans la Chambre Noire. Elle avait mené une partie des révoltes, juste après la mort apparente de son ravisseur. Faisant travailler sa mémoire, la canadienne tenta de se remémorer des actions qu'elle avait pu commettre à ce moment-là. La Ligue des Assassins avait été chassée par ses camarades anarchistes. Ils avaient fait la chasse au criminel. Mais ce n'était pas vraiment l’œuvre d'une journaliste, plus celui d'une autre citoyenne s'accordant le droit de faire justice soi-même. Avait-elle eu raison de faire cela ? De les tuer, les criminels en tout genre, et le Joker aussi ? Probablement. Avait-ce amélioré les choses à Gotham ? Non, certainement pas. Maintenant, elle était passée de justicière à plus grande criminelle de Gotham. Devenue ce qu'elle avait essayé de détruire. L'air un peu plus abattu, elle prit une autre gorgée de thé. Qu'est-ce qu'elle pouvait faire, maintenant ? Il lui était impossible de dire si elle pouvait échapper à l'étreinte du Joker. La voix d'Alfred la tira de ses pensées.

« Il ne faut jamais baisser la tête face à la tyrannie, le crime et l'horreur. Un de mes compatriote a dit +Pour triompher, le mal n’a besoin que de l’inaction des gens de bien.+ et je suis d'accord.... HAAAAAA le voilà ! »

Il avait raison. Elle était la seule à pouvoir décider de lutter, de ne pas se laisser maîtriser par le Joker. La seule à pouvoir lui dire non. Si elle abandonnait, le Joker avait gagné. Elle avait réussi à ne pas faire trop de victimes jusqu'à présent, mais ça n'allait probablement pas durer si elle continuait à fuir ses responsabilités au lieu de les affronter. Elle fronça les sourcils, pensive, fixant son reflet presque indiscernable à la surface du thé. Une ombre, voilà ce qu'elle était. L'ombre d'elle-même, des idéaux qu'elle avait toujours défendu, de ce qu'elle avait toujours fait pour lutter contre le crime. Elle n'était plus qu'une marionnette. Un pantin tenu par le Joker. Et elle était la seule à pouvoir couper ces liens, à le repousser, à lui tenir tête. Elle l'avait déjà fait, elle pouvait le refaire.

« Si Mademoiselle veut de mes conseils et avis, je l'aurais invité à fuir la ville mais... »

Elle releva les yeux vers le majordome qui venait d'ouvrir la boîte qu'il avait trouvée dans les placards. Attrapant un petit papier, il le lu et, retenant à peine un sourire, le glissa dans sa poche. Il reprit ensuite.

« Malheureusement, ces derniers temps cela risque d'être difficile... L'autre solution est de vivre ici quelques temps... Du chocolat ? Je vous conseille le noir mademoiselle. »

Elle sourit sous ses cheveux et attrapa délicatement un chocolat noir que lui proposait le majordome, le remerciant chaleureusement. Ramenant ses cheveux encore humide derrière son oreille, elle dévoila sans s'en rendre compte son visage à Alfred, montrant la large cicatrice que lui avait causée le Joker pendant qu'elle était encore enfermée dans sa chambre lugubre. Glissant le chocolat en bouche, elle le mangea doucement, réfléchissant à tout ce que venait de lui dire majordome, sans se rendre compte au départ de sa réaction.

« C'est vraiment très aimable à vous, monsieur Pennywor… Alfred, mais… Je ne pense pas que ce soit une bonne idée. Si je veux que cela cesse, je dois affronter moi-même le problème, n'est-ce pas ? Prendre en main la situation. Sinon… Tôt ou tard, il me retrouvera. Et s'il ne me retrouve pas, alors quelqu'un d'autre prendra ma place... »



Elle tourna le regard vers Alfred, souriante. Son visage se décomposa cependant lorsqu'elle vit celui d'Alfred.

« … Monsieur Pennyworth ? Vous allez bien ? »

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MessageSujet: Re: Un être vous manque... [Alfred X The Joker]   Mar 23 Aoû - 18:53


La jeune femme avait pris un peu plus de temps maintenant, elle buvait de façon plus posée et les propos de notre Pennyworth semblait avait fait mouche. Mais le pauvre n'avait absolument aucune idée de tout l'impact de ses propos, de la nature réellement même de ces échanges.
S. King avait écrit dans la Part des Ténèbres en 1990 que « les véritables monstres ne sont jamais totalement dépourvus de sentiments. Je crois qu'en fin de compte c'est ça, et non pas leur aspect, qui les rend si effrayants. ». Peut être était-ce pour cela que la jeune femme était entrain de réfléchir sur sa condition, car après tout elle avait fait tant de monstruosité et en avait subit tant qu'elle ne faisait plus qu'un avec les ombres.
Ici nous ne ferons pas l'affront de citer Nietchz mais sa citation sur les ténèbres est plus que connu et dans une ville comme Gotham elle faisait office de mantra à répéter religieusement chaque nuit ou prendre alors le risque de plonger.

Mais revenons sur notre scène et cessons de philosopher car le combat venait de commencer. Violette venait de porter l'estoc, elle avait feinté en tirant ses cheveux en arrière avant de porter le coup mortel, dévoilant son visage, esquisse grossière aux traits monstrueux du Prince du Crime, le sourire de Hugo. En un instant elle venait de passer de victime à monstre, ses traits trahissait celle qui avait détruit le symbole de Gotham.
C'était les traits du « nouveau » Joker qui se dessinait face à Alfred, des traits difformes qui broyait sous ses dents un fragment de cacao alors que ses lèvres odieuses s'agitait pour prononcer des paroles qui semblait si lointaine pour Alfred :


« C'est vraiment très aimable à vous, monsieur Pennywor… Alfred, mais… Je ne pense pas que ce soit une bonne idée. Si je veux que cela cesse, je dois affronter moi-même le problème, n'est-ce pas ? Prendre en main la situation. Sinon… Tôt ou tard, il me retrouvera. Et s'il ne me retrouve pas, alors quelqu'un d'autre prendra ma place... »

Le visage d'Alfred avait commencé à se déformé dans une expression de peur mélangeait à de la surprise, il était encore paralysé de cette révélation et ce fut comme un électrochoc quand elle le fixa pour le questionner:

«  … Monsieur Pennyworth ? Vous allez bien ? »

Le vieil homme recula d'un pas comme se rendant compte de la situation, de la dangerosité de sa rencontre. Ses lèvres s'agitèrent pour prononcer un puissant :

-Dieu du Ciel !

D'un mouvement vif, la main d'Alfred vient se saisir d'une de ces casseroles en cuivre, arme pour le moins étrange mais seule à porter, les couteaux placé au fond de la salle et les armes à feu dans une autre pièce.
Le mouvement fait par ailleurs tomber la tasse de l'Anglais qui vient s'écraser sur le sol, se brisant et répandant son contenu et des fragments volent à travers le sol pour s'écraser lourdement sur le sol. La tension vient de monter subitement et notre maître des lieux semblent garder un calme tout relatif, sa voix demeure forte et inflexible sans la moindre once de peur ou d'appréhension :


-Je suis déçu de remarquer que vous m'avez menti Miss Weever. Votre visage est passé sur toutes les chaînes nationales, il m'aurait été difficile de ne pas le remarquer à un moment.

Avec sa casserole levée, on dirait une sorte de soldat ou de samourai, et malgré le comique de la situation ou du moins de la position de notre vétéran, on ressent néanmoins la violence à fleur de peau. Le majordome rajoute :

-Que voulez vous exactement Miss Weever où dois je vous appelez Joker ?

Déjà l'anglais fait un pas puis deux sur le côté, comme pour tourner autours de sa cible, trouver une ouverture, pouvoir frapper le moment venu comme il l'avait appris durant sa prime jeunesse lors des tournois de boxe.
A la différence prêt que valser avec le Joker c'est danser avec la mort, et la fin ne se finirait pas avec un simple mal de crâne et un bon brandy, non, ça pourrait se finir dans le sang, dans la mort et les larmes.

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MessageSujet: Re: Un être vous manque... [Alfred X The Joker]   Mar 23 Aoû - 21:18

« Dieu du Ciel ! »

Le majordome laissa tomber ce qu'il avait entre les mains et attrapa une casserole qu'il prit en main comme une arme. Prêt à frapper, tenant l'ustensile comme une batte de baseball, Alfred fixait Violette de ses yeux sombres, menaçant. La canadienne se recula d'un coup, faisant tomber sur le côté la chaise sur laquelle elle était installée, et se protégea du mieux qu'elle le put en montrant les paumes de ses mains à Pennyworth. C'était abrupt et soudain. Violette ne comprenait pas ce qu'il se passait et n'arrivait pas à déterminer comment réagir. Pourquoi est-ce qu'il l'attaquait ? Qu'est-ce qu'elle avait fait de mal ? Elle recula d'un pas, puis de deux, pour au final se coller contre le mur de la cuisine. Les mains toujours en face pour se protéger des coups éventuels, elle s'agenouilla à demi, tentant de calmer l'homme en face d'elle.

« Je suis déçu de remarquer que vous m'avez menti Miss Weever. Votre visage est passé sur toutes les chaînes nationales, il m'aurait été difficile de ne pas le remarquer à un moment. »

Elle se mit à réfléchir à toute vitesse. Prendre une arme à son tour ? Non, ça ne ferait que confirmer les doutes d'Alfred. Est-ce qu'il allait l'écouter si elle lui parlait ? Il l'avait menacée sans qu'elle fasse quoi que ce soit, donc difficile à dire.

Prenant son courage à deux mains, la demoiselle avança lentement d'un pas vers l'anglais pour tenter de le calmer. Les mains en avant, fixant le majordome de ses yeux fatigués, elle tentait de lui prouver qu'elle n'avait aucune intention d'attaquer. Il reprit la parole.

« Que voulez vous exactement Miss Weever où dois je vous appelez Joker ?
- Je ne suis pas le Joker. »

Petit moment de pause.

« Je ne suis pas le Joker et je ne l'ai jamais été. Je ne suis qu'une victime. Il… Il essaye de rentrer dans ma tête... »

Violette se prit la tête dans les mains, fermant les yeux. Elle baissa le crâne, ses cheveux noirs dévoilant désormais à moitié leur teinte verte tombant à la verticale.

« Il veut que je devienne comme lui. Il veut que je devienne lui. C'est pour ça que j'ai besoin d'aide. Je ne vous ai pas menti… Ils sont vraiment à mes trousses ! »

Elle commençait elle-même à perdre son calme. Malgré elle, elle lâcha un rire apeuré, rire qu'elle étouffa du mieux qu'elle le pouvait. Il ne fallait pas qu'elle perde pied… Pas maintenant.

Elle s'élança vers Alfred.

« AIDEZ-MOI. »

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MessageSujet: Re: Un être vous manque... [Alfred X The Joker]   Jeu 25 Aoû - 12:24

Tel un joueur de base-ball, le majordome était prêt à frapper, ses mains serrées tellement fort la poignée de la casserole que la jointure de ses mains en devenait presque blanche, la tension était palpable, presque physique . Lors que la jeune femme approcha, il recula d'un pas, ses yeux la fixant et s'attendant à un coup de lame, mais rien n'arriva. Il l'entendit alors déclamer :

« Je ne suis pas le Joker et je ne l'ai jamais été. Je ne suis qu'une victime. Il… Il essaye de rentrer dans ma tête... »

La jeune femme commença à prendre sa tête entre ses mains, tout transpiré d'une folie malsaine, d'un état instable et proche de la fin. On aurait dit qu'elle tendait de fendre son crâne à main nu pour en sortir de son cerveau – littéralement – le joker ou du moins les voix dans la tête qui la harcelait. Quelle horrible chose cela devait être...

« Il veut que je devienne comme lui. Il veut que je devienne lui. C'est pour ça que j'ai besoin d'aide. Je ne vous ai pas menti… Ils sont vraiment à mes trousses ! »

Etait-ce donc cela ? Modification génétique ? Implant neuropsychique ? Robotique ? Alfred avait eu plusieurs hypothèse sur ce « joker », car assurément ça n'aurait put être l'original au vu du physique trop différent qui aurait demandé des années et des années de chirurgie esthétique. Plusieurs possibilités s'offrait. Durant les années où notre anglais était agent des services secret, il avait entendu parler de projet de l'URSS. Oui, l'Union Soviétique s'était mis en tête de mettre au point des supers soldats. Pour cela ils avaient décidé de gommer toute leur personnalité pour implanté la pensée d'un patriote fanatique.

Quelque part les américains aussi avaient eu ce même idéal avec le projet MK-Ultra, à la différence que les Etats-Unis n'avait pas la même latitude pour faire ce que l'on souhaite.

La jeune femme lâcha un rire qui n'avait rien de drôle, plutôt quelque chose de dément. Elle s'avança de nouveau, crachant un cathartique :


« AIDEZ-MOI. »

Que fallait il faire ? Plusieurs choix s'offrait. Le plus facile c'était de céder à la rage, la colère, la rancœur, faire payer « ce joker » pour tout ce que l'original lui avait fait subir, toutes ces injures, toutes ces blessures qu'il avait dut soigner sur ses fils, tout ces morts qu'il avait causé.
Mais vraisemblablement, la jeune femme n'était qu'une victime innocence, manipulée, brisée, abusée par le joker. Du moins si elle disait la vérité.
Comment dissocié le vrai du faux ? Comment savoir ?

Le vieil homme baissa légèrement sa garde, comme pour offrir un geste d’apaisement mais on le percevait encore prêt, juste au cas où tout ceci ne serait qu'une arnaque, une trahison. La main droite d'Alfred lâche son arme improvisé avant de se poser sur l'épaule de la jeune femme d'un mouvement paternaliste. Il fixe la jeune femme quelques instants comme pour tenter de percer l'âme de cette dernière, ses yeux d'un bleu acier fixant les siens.

Il désigne la chaise comme pour l'inviter à s'assoire et sa voix, un peu plus posée, reprend:


-Imaginons que je vous crois Miss Weever, dites m'en plus... Que vous est il arrivé

Sortant un nouvelle tasse en gardant la casserole en main, le majordome se sert de nouveau du thé, vidant ainsi la fin de la théière. Il ajoute:

-Imaginons que pour l'instant je considère vos propos mademoiselle comme étant réaliste. Le bon sens vous aurez invité à vous rendre à la police.

Il se sert un sucre et commence à touiller lentement sans pour autant cesser de fixer la jeune femme, comme pour être prêt à intervenir le cas échéant. Il ajoute:

-Ou vous rendre à l'asile d'Arkham... Alors pourquoi ? Pourquoi ici ?

Il n'était pas sorti de l'esprit d'Alfred que le joker venait ici car il savait pour son le secret de la famille wayne et du batman...

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