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Ne manquez pas les deux derniers chapitres de Darkwatch, où s'affronteront Le Chevalier Noir et l'Empereur !

Clash of the Warriors & La Révolte

"Lors d'une rafle de la Ligue des Ombres, la Lignée décide d'intervenir et de massacrer les hommes de Ra's Al Ghul. Les habitants, excédés par la situation, décident de se révolter, avec le support de l'Empereur et ses troupes. Le G.C.P.D est dépassé et les justiciers n'ont d'autre choix que s'en mêler, Batman en tête."

(Petit aperçu des évènements en vidéo ici)


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©Le contexte de ce forum est inspiré du Batverse, arrangé et rédigé par le Staff. Merci de respecter notre travail.




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 Voir la vie en Rose (Libre)

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Lonnie Machin/Anarky

Crime
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Date d'Inscription : 29/06/2016
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Autres Comptes : Drury Walker/Killer Moth
Vous à Gotham : Combattant pour la liberté
Citations : Ni Dieu ni maître.

MessageSujet: Voir la vie en Rose (Libre)   Dim 10 Juil - 16:57

Introduction

Gotham s'étendait de toute sa noirceur putride devant les yeux de Lonnie. Assit paisiblement sur le parapet du toit plat d'un immeuble des quartiers "défavorisés" (comme si la chance avait quelque chose à voir là-dedans) de la plus grande métropole du monde, il se plongeait dans l'observation silencieuse mais méthodique de cette silhouette redoutable. Au loin, les immeubles perçaient le ciel, à l'Est les polders des quartiers industriels qui toujours plus rognaient les flots, à l'Ouest la monstrueuse bâtisse du GCPD, au sud les gratte-ciels de la richesse opulente du gotha, au Nord, les restes industriels de la ville.

En contre-bas, les lumières de la civilisation, les voitures, les feux de signalisation, les tubes fluorescents des enseignes commerciales, les écrans de téléphones et de tablettes tactiles, les projecteurs qui illuminaient monuments et panneaux publicitaires, le royaume de l'aveuglement. Puis les bruits. Klaxons, cris, pas de course, bousculades, glissements de portes coulissantes, sifflets de police, musiques et ritournelles publicitaires, le royaume de l'assourdissement. Les odeurs enfin. Vapeur d'échappements, parfums bon marchés, eau de Cologne, sueur, émanations du métropolitain, fumée des cuisines de quelques fast-food déprimants, un monde d'empuantissement méthodique, à croire que rien ne semblait vouloir épargner le peuple qui agonisait au sein de cet organisme de verre et de béton.

- Alors c'est vrai? fit une voix derrière lui.

Anarky se tourna, son masque doré reflétant le visage fermé de son interlocuteur. Un vent balaya le toit et souleva les pans de son manteau rouge. Lonnie tapa de son bâton sur le sol comme pour souligner son propos.

- Oui, me revoilà.

- Tu manques pas d'air, lui cracha l'individu qui nourrissait plus de rancœur que de plaisir à le voir. Tu reviens comme ça, comme si de rien n'était?! Tu sais combien ont espéré te voir pendant le No Man's Land? T'as seulement idée?

- Et je suppose que tu étais parmi eux.

- Ouais...

- Et de quoi m'accuses-tu exactement? De n'avoir pas pu rejoindre Gotham, de ne pas avoir été à tes côtés pendant que toi et les autres souffriez ou cherches-tu seulement une excuse à ta propre inaction?

- J'te permets pas de me juger Anarky! On avait besoin de toi!

- Faux, déclara-t-il avec une froideur contenue tout en s'approchant de son interlocuteur. Vous aviez peur, vous étiez désespérés et je ne peux vous en blâmer, mais vous vous êtes laissé aller. J'ai suivi chaque instant de cet évènement depuis mon logement surveillé par la police et le FBI et sais-tu ce que j'ai vu? Rien... Des gangs revenus à la plus pure bestialité, des civils redevenus des animaux, tous réduits à l'état d'esclaves! Vous n'aviez pas envie de me revoir, vous ne vouliez qu'un chef, cracha-t-il. Vous cherchiez quelqu'un sur qui décharger le fardeau de votre propre panique, quelqu'un qui pouvait vous prendre sous son aile comme un père avec ses enfants.

- Tu sais pas de quoi tu parles! Ton arrogance est p'têtre la seule chose qui te reste!

- Je sais exactement de quoi je parle et j'aurais pu ne jamais revenir ici. Combien d'entre vous ont cherché à me contacter avant le No Man's Land? A ne serait-ce que venir me voir? Aucun. Et est-ce que je vous le reproche? Non. Vous avez eu vos problèmes, vos combats, vos moments de joie et de malheur, vos instants de doute ou de faiblesse. Chacun à notre manière nous avons vécu nos vies et nous avons avancé comme nous avons pu avec les contraintes qui s'abattaient sur notre quotidien. Tu m'accuses de n'avoir pas bondit hors de ma prison à ciel ouvert pour venir vous rejoindre? Tu m'accuses de vous avoir abandonné? J'étais seul face à mes adversaires qui étaient légions et qui n'ont pas hésité à faire de moi un exemple pour leur Justice assassine, vous étiez des familles, des quartiers, une force innombrable qui s'est laissée agonir par la pègre, qui s'est pliée aux exigences de quelques chefs mafieux! Vous avez abandonné tout ce qui faisait jadis de vous des révolutionnaires pour ne finalement être que les piliers d'un système féodal douteux!

- Ils auraient pu tous nous massacrer...

- Alors tu as préféré laisser faire, la pire des réponses possibles!

L'homme qui lui faisait face avait les larmes aux yeux, rage, tristesse, honte, tout cela se mêlait en lui. Anarky avança vers lui pour poser une main réconfortante sur l'épaule.

- Tu m'espérais comme bien d'autre et ce fut là votre principale erreur, la véritable force n'est pas dans un chef mais dans ceux qui l'exigent, conclut-il.

- On ne savait plus quoi faire... On s'est tous éparpillés, peu sont restés... Ils ont tous abandonné... T'étais plus là...

- Si leur association ne tenait qu'à moi alors elle méritait de disparaître et ils sont passés à côté de tout ce qui faisait notre force. L'heure est venue de la réveillée.

- Qu'est-ce que tu vas faire?

- Ce que je sais faire de mieux: la révolution.


Anarky dépassa l'homme qui restait à s'apitoyer sur lui-même. Il n'eut aucune autre parole de réconfort pour ce pauvre bougre qui venait lentement de récupérer le poids de sa propre inaction et entreprit de descendre le bâtiment. Lonnie était malgré tout heureux de l'avoir recroisé sur ce toit où jadis sa cellule se réunissait, signe que tout n'était pas perdu d'avance. Alors qu'il allait rejoindre la porte des escaliers de service, celle-ci s'ouvrit sur une demi-douzaine de personnes, tous d'anciens qui voulaient eux aussi avoir le cœur net. Il sentit sur lui des regards soulagés, heureux mais aussi amers et vaincus. Ils avaient vécu leurs épreuves, mais ils n'étaient plus seuls, ils ne l'avaient jamais été et il le leur rappellerait. Cela commençait ce soir.

Sitôt sortit de l'immeuble, il s'élança dans la rue pour rejoindre le Moulin Rose...

-------

L'heure de la justice

Le Moulin Rose se voulait être un lieu chic et fréquenté par la belle société gothamite, à savoir celle qui s'engraissait sur le dos des honnêtes travailleurs et agissait à l'encontre de la loi pour leur intérêt personnel. Les petits chefs de gangs s'offraient des soirées détentes à regarder se trémousser les esclaves de leurs perversions les plus profondes tandis que les plus riches faisaient pleuvoir avec une indécence manifeste l'argent pour le moindre cocktail, la moindre bouteille d'alcool et finançaient à grand renfort de billets verts les études de quelques jeunes femmes victimes du système abominable d'une Amérique puritaine lorsque cela l'arrangeait.

Au sein de la vermine qui grouillait dans cette plaie rosâtre du capitalisme, une proie de choix se vautrait dans les fanfreluches et l'adultère: monsieur William Wilkson, directeur de la prestigieuse et spoliatrice banque de Gotham. Le maître des vautours dans une fosse où la chair s'offrait à lui, un seigneur dans son fief. Meilleure table, meilleures bouteilles, meilleures serveuses, il avait, via son porte-monnaie, les clefs de la moindre alcôve pour épancher ses désirs.

Anarky se présenta à l'entrée de service où une jeune danseuse vint lui ouvrir.

Avant de présenter son retour officiel, Lonnie avait prit soin de localiser ses cibles, de les suivre ou les faire suivre et de prendre contact avec des personnes sur place. La jeune femme qui lui avait ouvert s'appelait Valérie, une jeune française qui avait cru pouvoir faire de merveilleuses études d'Art dans la prestigieuse Université de Gotham avant de se faire rattraper par une réalité douloureuse: les prêts devait se rembourser plus vite qu'ils ne permettaient de vivre. Aujourd'hui, elle travaillait plus pour son employeur que pour ses études et semblaient, aux vues de la dose de maquillage qui recouvrait ses avants-bras, sombrer dans d'autres addictions plus terribles encore que son travail. La contacter avait été simple, la convaincre extrêmement aisé, elle n'avait rien à perdre et n'avait plus de notions du bien ou du mal vu l'univers dans lequel elle évoluait.

L'entrée de service donnait sur un couloir qui n'avait rien à voir avec le glamour de la salle de spectacle. Sombre, illuminé par quelques lumières chiches, puant l'alcool et la cigarette, on pouvait voir les câbles pendre du plafond et la peinture lentement disparaître sous l'humidité. Quelques jeunes femmes prenaient une pause essentiellement faite de recoiffage, se partageant une unique cigarette au filtre rendu rouge par leur rouge à lèvres. Tandis que les lumières des projecteurs scéniques mettaient en avant leur jeunesse, leurs formes et leur éclatante joie, l'illumination blême des coulisses les rendaient fatiguées, lasses et désespérées.

Un régisseur passa devant Anarky qui se glissa derrière un décor laissé là. Les danseuses et les serveuses allaient et venaient en un balais continu, quelques serveurs, très sporadiquement, criaient un prénom et une volée de fanfreluches se bougeait pour rejoindre la salle. Anarky marchait calmement derrière Valérie qui montrait hélas des signes de nervosité.

Elle l'installa dans la pièce où ses amies se changeaient et se maquillaient. Certaines furent surprises, d'autres se contentèrent de lever des sourcils noircis. Valérie expliqua que c'était un ami. On ne s'inquiétait jamais des "amis", généralement elles amenaient là leur fournisseur de came ou un mec à qui elles devaient de l'argent pour qu'il se rince l’œil à peu de frais.

- Wilkson est dans le salon "Pompadour", annonça Valérie, c'est pas très loin.

Elle tira par la main Lonnie jusqu'à une jeune femme dénudée qui lentement mettait des "vêtements" transparents dont l'utilité pouvait échapper au premier regard. Elle paraissait maussade et les cachets qui s'étalaient devant son miroir indiquaient à Anarky qu'elle serait surexcitée dans moins de dix minutes.

- C'est Stacy, elle t'emmènera au salon, ajouta valérie.

- C'est ça ton truc? marmonna la dénommée Stacy avec des yeux encore mi-clos. Regarder un mec prendre son pied?

Anarky s'entretint un peu plus loin avec Valérie.

- Que lui as-tu dit exactement?

- Ben, que tu voulais juste la voir se taper le directeur, répondit-elle comme si cette demande était habituelle.

Lonnie préféra ne rien rajouter, c'était là une excuse plus acceptable qu'un enlèvement.

- Viens par là, lui intima la dénommée Stacy.

Depuis son entrée dans cet enfer de paillettes et de plumes, une rage sourde grondait en Lonnie. Voir tous ces destins brisés pour l'amusement d'une minorité fortunée le révulsait. Les êtres humains réduits à leur simple condition d'objet sexuel ou de pur divertissement. Wilkson paierait pour les autres dans un premier temps...

Stacy, sans doute était-ce un surnom, se traîna sur la moitié du chemin puis, survitaminée par ses médicaments, acheva rapidement le reste. Elle ouvrit la suite, fit rentrer l'anarchiste, ignorant qu'elle réservait par là une soirée mémorable à son client et l'installa derrière un rideau en lui donnant du "mon mignon". Puis elle sortit pour aller quérir l'homme qui de sa seule humeur pouvait dessiner la pluie et le beau temps pour des centaines de destins. Lonnie savait qu'à la manœuvre de cette banque richissime se tenait essentiellement une bureaucratie impersonnelle mais entraînée par une mécanique que le comité directeur savait régler avec précision. Wiliam Wilkson avait été élu à l'époque par ses pairs pour son adresse aux affaires et son flair en bourse avec laquelle il avait acquis une coquette fortune. Ce que le grand public ignorait cependant étaient les malversations et les délits d'initiés qui avaient aidés son "flair".

L'attente ne fut pas longue. Stacy entra avec le quinquagénaire qui semblait ne même pas se défaire de son alliance pour s'entretenir avec une fille de joie, un cynisme qui achevait les reliquats d'un rituel religieux à l'agonie. La danseuse renversa le patron en costume trois pièces sur le lit avant de lui menotter les mains en gloussant. Le moment était venu.

Avec une décontraction qui révélait son assurance, Anarky quitta son rideau, provoquant un hoquet de surprise chez les deux amoureux d'une nuit.

- Mais qu'est-ce que tu fous? s'emporta la jeune femme.

- Qu'est-ce que c'est que ce bordel? s'exclama le banquier qui reconnu un peu tardivement le masque qui se dressait devant lui. Oh merde, enlèves-moi ça!

Il agita les mains tandis que la jeune femme tentait d'enlever les menottes de son client, mais leurs mouvements se gênaient l'un l'autre. Lonnie profita un instant de cette vision pathétique. Il détacha soigneusement un pistolet à fléchette de sa ceinture et tira sur l'homme d'affaire qui sombra rapidement dans l'inconscience. La danseuse s'affola en voyant l'homme s'affaisser lentement, croyant qu'il venait d'être tué. D'une main ferme Lonnie empêcha la prostituée de quitter la pièce et planqua une main sur ses voies respiratoire jusqu'à ce qu'elle sombre, elle aussi, dans le royaume de Morphée. L'avantage de ces pièces étaient leur isolation, songea Lonnie en détachant le millionnaires comateux, personne n'avait entendu les premiers cris d'alarme de Stacy.

A l'aide d'entraves en plastique, il menotta Wilkson pour mieux l'emporter. Son sort n'était pas encore scellé. Il le hissa sur l'une de ses épaules et s'approcha de la porte de sortie. Là, un serveur l'ouvrit sans précaution, un sceau à champagne et deux coupes prêtes. Avant qu'il n'ait eu le temps dé réagir, Lonnie se saisit de la bouteille de champagne et la brisa sur son crâne. Le sang qui se répandit sur le tapis était un maigre prix à payer pour avoir été témoin et complice de ce commerce atroce. Le bruit qu'il venait de faire allait rameuter quelques curieux, mieux valait que Lonnie se dépêche à présent.

Le couloir qui menait au "salon Pompadour" était jalonné de portes qui, elles-mêmes, menaient à d'autres lieux de luxure. C'était trop tard pour planifier, songea Lonnie en voyant un serveur paniqué le regarder depuis l'autre bout du couloir avant de s'enfuir à toutes jambes. Anarky savait comment les tenanciers de cette abominable maison des horreurs géraient les troubles fêtes et s'ils cherchaient à l'arrêter, ils le regretteraient.
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