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Clash of the Warriors & La Révolte

"Lors d'une rafle de la Ligue des Ombres, la Lignée décide d'intervenir et de massacrer les hommes de Ra's Al Ghul. Les habitants, excédés par la situation, décident de se révolter, avec le support de l'Empereur et ses troupes. Le G.C.P.D est dépassé et les justiciers n'ont d'autre choix que s'en mêler, Batman en tête."

(Petit aperçu des évènements en vidéo ici)


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 La revanche du retour de la suite of the legacy! [Post Unique]

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Drury Walker/Killer Moth

Crime
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Date d'Inscription : 25/07/2014
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Vous à Gotham : L'infâme mite du mal!
Citations : Je serais bientôt mythique hin hin hin!

MessageSujet: La revanche du retour de la suite of the legacy! [Post Unique]   Mer 18 Mai - 22:23

Cameron Van Cleer revenait d'une conférence de la Société Gothamite d'Entomologie dont il était l'un des plus généreux donateur, fredonnant de plaisir un air de musique classique rendu méconnaissable par l'orgueil qui lui étouffait la gorge. La société l'avait unanimement remercié pour sa générosité et ses participations souvent méritantes lors d'installations d'expositions temporaires, tant et si bien qu'elle lui avait offert un splendide spécimen de Bombyx Betulifolia en vitrine dorée, distinction parmi les distinctions qui reposerait bientôt dans sa salle des trophées personnels. Sa voiture avec chauffeur l'avait déposé en bas de son immeuble et il n'avait cessé de sourire durant la longue montée de l'ascenseur.

Mais toute sa joie disparue lorsqu'il se retrouva devant la porte de son penthouse, dissipée telle la chaleur d'une lame en forge plongée dans un bac d'eau glacée. Depuis son retour à Gotham, il n'était toujours pas parvenu à prendre le dessus. Chaque fois qu'il se trouvait devant cette porte, il ne pouvait s'empêcher d'y penser. Pour Drury, il y avait eu un avant et un après No Man's Land. Il glissa la clef de sa propriété dans la serrure, tourna, entendit le loquet faire un bruit de prison et poussa la porte blindée qui s'ouvrit presque toute seule.

Apparut un hall surélevé qui donnait sur un large salon redécoré selon les goûts du ciron du mal. D'un simple coup de tête, il pouvait embrasser tout un domaine de parquet luisant, d'équipements high-tech dernier cri qui faisaient "tendance" mais dont il n'avait pas la moindre idée de l'utilité le tout accompagné de meubles neufs. Du coin de l’œil, il pouvait voir l'angle de son bar américain derrière lequel attendaient des étagères remplies de photographies d'insectes. Le bar en lui même était une curiosité, faute de bouteille d'alcool, Drury avait accumulé une jolie réserve de rouleaux d'image de dissection d'hexapodes dedans qui avaient flanqué une jolie frousse à Thérence de Gondrieux, son nouveau gestionnaire de fortune, qui croyait y trouver un bon bourbon, là où son client lui avait juste promis une vue sur un beau bourdon.

Un couloir semblait fuir de ce grand espace sans vie, loin des tracas quotidiens. Drury n'était pas encore décidé à entrer, derrière lui, le groom de l'ascenseur le regardait de biais. Sentant le poids de ce regard scrutateur, le milliardaire pénétra finalement, un pied après l'autre comme un explorateur dans un temple potentiellement maudit. Il n'y avait pas un bruit. Il ferma machinalement la porte sans la claquer. Dans un coin de la pièce, il y avait une table. Il déposa son trophée sur le bar/archive et se rendit près d'elle. Il posa une main, les yeux chargés de lourdes larmes, puis il pleura en s'effondrant sur ce qui jadis avait été le support de sa fourmilière adorée.

- Adieu Gilda V, pleurait-il en repensant à la merveilleuse structure de verre et de terre qui trônait jadis fièrement sur cette table.

Il avait passé tant de bons moments à soigner son royaume miniature, prenant toujours soin de la reine, déposant avec amour de quoi satisfaire le grand empire fourmicole. C'était une partie de lui qu'il avait dû abandonner en quittant Gotham lors du No Man's Land, une partie qui n'y avait hélas pas survécu. Si seulement elle avait été la seule.

Le No Man's Land avait été un terrible traumatisme pour Drury. Au-delà de sa fourmilière, c'était son gang qui s'était dissout à cause de sa faiblesse, de son incapacité à rester le plus grand criminel de tous les temps face à ce qui n'avait été qu'un clown pathétique et grotesque! Il aurait dû être plus fort! Mais il avait échoué... Il se souvenait encore du traumatisme que fut son retour dans ce penthouse jadis désolé.

Les lieux avaient été transformés en véritable bouge pour clochards, ils avaient tout ravagé, urinant dans les coins, mangeant à même les sols, s'essuyant dans les rideaux, crachant dans les éviers. Privés d'eau courante, les sanitaires étaient devenues hautement toxiques, la salle de bain jadis bleue et blanche avait été dévastée, noire, marron, parfois jaunâtre, exhalant des relents miasmatiques venus du fin fond des âges de l'Humanité. Les rats morts, les milliers de blattes, les moisissures rampantes (et agressives), toutes les formes de vie s'étaient lancées dans une terrible course à la colonisation. La chambre à coucher était devenu un haut lieu de démocratie clocharde avec ses tags innombrables aux couleurs aussi chatoyantes que ce qu'ils signifiaient. Des cartons avait remplacé nombre de vitres, les portes restantes s'étaient comptées sur les doigts d'un manchot.

Heureusement, avant de quitter Gotham, Drury avait eu la brillante idée de condamner l'accès à sa moth-cave, il n'osait imaginer ce qui se serait passé s'il n'avait eu cette présence d'esprit.

Maintenant assis sur la table funèbre, il observait ce lieu qui n'avait plus rien d'heureux. Cameron Van Cleer s'y sentait bien, il n'avait guère le choix, mais Drury Walker se trouvait de trop. Ce lieu souillé était de nouveau présentable, mais le mal était fait. Trop de choses s'étaient produites entre ces murs sans qu'il n'en soit l'instigateur. Il était dans un étrange mausolée taillé à même le désespoir. Et pire que tout, il était seul...

La télévision était éteinte, il ignorait même si elle était branchée, le canapé était encore neuf, inutilisé, il n'avait pas le cœur à se jeter dessus. Le silence régnait comme seul maître. Il lui fallait sortir, il lui fallait se changer les idées; ainsi fonctionnait-il depuis des semaines. Formidable fuite en avant qui l'avait poussé à rejoindre la Société Gothamite d'Entomologie, à rentrer dans les fonds de l'Asile d'Arkham, à assister à des vernissages d'art contemporain absurdes, à aller à l'opéra où il s'endormait toujours. Il était piégé dans la peau de Cameron Van Cleer avec juste assez de temps pour profiter de ses véritables plaisirs. Au fond de lui, il savait qu'il n'était pas revenu pour cela, il était revenu pour reprendre la peau de son véritable lui! Killer Moth!

Mais quelque chose manquait. L'appartement dévasté, la ville traumatisée, l'ambiance maussade des lendemains de tempêtes, et surtout sa soudaine solitude.

Il était même redescendu une fois dans la moth-cave dont il avait décondamné l'entrée pour découvrir un nouveau cercle de l'enfer. Poussière, rouille, humidité rampante, les cages de ses précieux insectes grouillantes d'une vie désordonnée, les affiches arrachées, les établis abandonnés. Le moth-gang devenu poussière...

L'idée même de sa lâche abandon le répugnait. Mais que diable! Il lui fallait aller de l'avant! Il tenta de se lever, mais l'énergie n'y était plus. Le feu sacré l'avait-il abandonné? Ne serait-il plus que l'ombre d'une légende? Il observait le sol d'un air mélancolique, pathétique silhouette mal vêtue courbée comme un roseau fatigué de vivre. Il se résigna finalement à se vautrer dans le canapé et à allumer la télévision qu'il avait vraisemblablement branchée, à moins que ce ne soient les installateurs...

Encore un reportage sur le No Man's Land et le chaos de New Gotham... Parlerait-on un jour d'autre chose? Bientôt cependant, un humoriste tenta d'ajouter une touche de gaieté à cette abominable rétrospective en imitant les "pires criminels de cette époque" et en premier lieu.... LUI! Le type portait un masque grotesquement vert en prenant un accent pointu atroce. Il débitant une quantité hallucinante de bêtises et le public riait de bon cœur. Des ténèbres de ses sinistres pensées, surgit la colère! Il sentit que l'héritage qu'il entendait offrir à Gotham venait d'être souillé, roulé dans un flot d'immondices à peine humoristique! Mais pour qui se prenait-il cet espèce de sous-produit de demeuré congénital? L'infâme cloporte! L'ombre de son esprit se dissipait lentement pour laisser surgir la bête!

Il ne put retenir le flot d'insultes qui submergeaient son être.

- L'entomologiste borgne! Bousier fielleux! Arachnoïde à deux pattes! Fourmi dégénérée! Tu vas voir ce qui l'en coûte de s'en prendre à Killer Moth! le seul, l'unique! Je vais te montrer le genre de tour pendable que je puis réserver à ceux qui osent s'en prendre à moi! Tu paierais et avec toi tous les autres!

Il jeta violemment sa télécommande dans l'écran qui se renversa pour mieux se briser. Le bruit des applaudissements s'estompa dans un grésillement funeste.

- Ah! Tu ries Gotham? siffla-t-il entre ses dents serrées de rage. Eh bien tu vas apprendre à pleurer!

-----

Deux jours plus tard, centre de redressement de mineurs, fondation Martha Wayne.

Fatigué, brisé, usé par des journées de huit heures à toujours surveiller des enfants sans avenir et qui ne désiraient s'en construire aucun, Firmin terminait de se rhabiller. Les locaux étaient silencieux, lui laissant tout le loisir de ressasser sa vie d'avant le No Man's Land. D'aventures en aventures, il avait vécu le meilleur comme le pire. C'était le bon temps, le temps où tout semblait possible, où il aurait pu avec ses potes tenir Gotham dans sa main et puis pouf, tout s'en était allé. Le chef était parti, le gang avait disparu. Ils s'étaient bien amusés quant même...

Il claqua la porte de son casier en soupirant lorsque le miroir qu'il avait accroché dessus lui renvoya le reflet d'une gigantesque mite bariolée.

Il se tourna vivement.

- Chef? C'est vous? Vous êtes revenu? demanda-t-il comme s'il vivait un rêve éveillé.

- Oui mon fidèle d'entre les fidèles! L'heure de la vengeance a sonné!

-----

Usine de recyclage de la banlieue de Gotham.

Barnabé achevait de vider un énième sac de détritus recyclables (ou non) sur le tapis roulant qui émettait son continuel couinement fatigué. L'ambiance était morne dans l'usine, les employés ne se parlaient pas ou peu et chacun rêvait, espérait en son fort intérieur que Nancy de la compta descendrait égayer leur quotidien de ses jolies jambes. L'ouvrier aimait bien cette petite nouvelle, elle était mignonne, gentille, sa venue était toujours l'occasion d'un rayon de Soleil dans cet entrepôt fait des ténèbres de la vie industrielle.

Il se traîna jusqu'à un coin où il avait vu traîner quelques sacs de déchets. Derrière lui, il entendit la porte de l'administration s'ouvrir et la voix de la comptable retentir, il fallait qu'il se dépêche s'il voulait la croiser! Puis, au détour d'un couloir, plus rien n'eut d'importance. Dans une posture de grand criminel, le dos contre un mur, une jambe pliée, les bras croisés avec assurance, une solide cape transportée par les vents puants de l'entrepôt, son chef l'attendait.

- Killer Moth! souffla-t-il simplement. Mais... que... pourquoi?

- Pour toi! fit-il simplement.

Et ils trouvèrent tous deux la phrase super classe.

------

Snack Bar Gabriello.

Fernand, penché au dessus du grill, cuisait autant que ses saucisses. Derrière un mur percé, une serveuse rongée par la cigarette et l'âge hurlait des commandes sans prendre la peine d'articuler. Lui, machinalement, réagissait à un certains nombre d'intonations clefs qui correspondaient à autant de plats à préparer. Ses mains se baladaient sur les étagères, prenaient des ingrédients, activaient des plaques, lorsque soudain, Gabriello entra dans la cuisine.

Comme de coutume, il gueulait, râlait sur les chiffres qui n'étaient pas bons et Fernand ne répondait rien, pliant l'échine face au seul type qui avait accepté de le prendre à son service. C'était ça ou la rue, songeait le cuisinier en laissant passer la beuglante. Soudain, la porte arrière de la cuisine s'ouvrit violemment, surgit, dans toute sa splendeur hexapodale, le grand...

- Killer Moth! s'exclama le moth qui se réveillait d'un long cauchemar.

Gabriello voulut envoyer paître le grand criminel qui ne lui laissa pas le loisir de parler et l'expédia d'un coup de moth-filet directement sur la plaque chauffante. Une odeur de cochon grillé hurlant envahit le restaurant et donna de l'appétit à nombre d'estomacs affamés.

- On ne hurle jamais sur le moth-gang, fit la mite en sortant suivie par son moth heureux de laisser derrière lui son tablier.

------

Chez Francesco, tailleur pour homme.

Hippolyte terminait de faire l'ourlet invisible d'un pantalon de mauvaise qualité au fond de la boutique du tailleur Francesco Marini de son vrai nom Bill Yum, une sorte d'arriviste gothamite qui trouvait que la touche italienne lui donnait un côté classe. Assis sur un tabouret branlant sous une lumière jaune faiblarde, ce dernier faisait de son mieux pour faire un travail droit et propre. Derrière le rideau qui le cachait de la boutique, il tâchait d'être le plus silencieux possible.

Dans la salle principale, Bill parlait à l'aide d'un accent italien à couper au couteau avec un client qui attendait son pantalon. Bientôt cependant, la clochette de la porte tinta, il y eu un rire étouffé, une exclamation et un vacarme de tous les diables accompagné par le cri rageur de : "Qu'est-ce qui vous fait rire bande de larve microcéphale ?!".

Instinctivement, Hippolyte bondit de son tabouret, laissa son travail en plan et tira le rideau, découvrant Killer Moth, victorieux entre un client assommé sur une étagère de chemises et le gérant qui avait traversé la vitrine des boutons de manchettes avec sa propre tête.

- Chef! fit-il en se ruant sur la mite pour l'enlacer en pleurant. Vous nous avez pas oubliés!

Les trois autres moths entrèrent ensuite et ce devint une embrassade colorée et touchante. Les comparses pleuraient tous de joies et se promirent monts et merveilles pour l'avenir, un avenir qui commençait à cet instant précis!
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La revanche du retour de la suite of the legacy! [Post Unique]

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