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NEWS :

Ne manquez pas les deux derniers chapitres de Darkwatch, où s'affronteront Le Chevalier Noir et l'Empereur !

Clash of the Warriors & La Révolte

"Lors d'une rafle de la Ligue des Ombres, la Lignée décide d'intervenir et de massacrer les hommes de Ra's Al Ghul. Les habitants, excédés par la situation, décident de se révolter, avec le support de l'Empereur et ses troupes. Le G.C.P.D est dépassé et les justiciers n'ont d'autre choix que s'en mêler, Batman en tête."

(Petit aperçu des évènements en vidéo ici)


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©Les bannières ont été crées spécialement pour le forum Gotham City Rpg par Deimos Hellhammer
©Le contexte de ce forum est inspiré du Batverse, arrangé et rédigé par le Staff. Merci de respecter notre travail.




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 N'oubliez pas votre CV. [PV: Jet Spiegel]

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Dark Hawk

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MessageSujet: N'oubliez pas votre CV. [PV: Jet Spiegel]    Mar 23 Fév - 23:24

Usine Morten, 14:32.

"La lettre est postée.

-Bien."

La Miss Morten porta la tasse au bord de ses lèvres et avala une gorgée de café. Son regard d'acier se posa sur son collègue, qui était assis nonchalamment dans l'un des fauteuils en cuir devant le bureau. Il fixait la jeune Italienne du coin de l'oeil, tandis que celle-ci feuilletait un dossier, assez maigre, quelle venait de caser sur le peu de place qu'il restait sur le plan de travail. En effet, le bureau en chêne massif de la mafieuse était couvert de paperasse, de divers classeurs et d'encriers, souvent surmontés d'une plume ou d'un stylo. Quelques tampons de tailles et formes variées trainaient également au milieu de l'amas de papier, symbole ultime du travail ennuyeux que devait se coltiner la ritale de temps à autre. Trouver, lire, trier, classer, ordonner, ranger tout ce bordel incompréhensible, ces fichiers et ces documentations couvertes d'encre et de taches de café. Cette corvée avait le don d'agacer la jeune femme, mais il fallait bien s'en occuper, sinon personne ne le ferait. Et cette semaine, c'était "ménage". Ceci expliquait donc l'état presque déplorable de son bureau. Des feuilles volantes, des chemises poussiéreuses et des intercalaires partout, des montagnes de feuilles, des trieurs bazardés dans les coins de la pièce, prenant toute la place possible et imaginable, conquérant l'espace vital de la belle à la peau dorée.

"Si tu ne ranges pas tout très vite, bientôt les classeurs vont s'allier aux dossiers et tu vas te retrouver avec une demande d'indépendance sur les bras"
, railla Vizi, qui observait toujours la Patronne.

Cette dernière leva les yeux de sa lecture un instant, adressa un fin sourire à son interlocuteur puis se remit à lire.

"Je trouve ton manque de foi perturbant. Je vais m'occuper des rebelles une fois ma lecture terminée. L'Empire Morten vaincra."


Vizi ne pu contenir une exclamation face à ces références évidentes à Star Wars, et tenta de camoufler son rire en plongeant son visage dans ses grandes mains gantées. La jeune femme lui fit un clin d'oeil, avant d'achever finalement de lire le dossier. Elle termina également sa tasse de café, la posa sur une pile de classeurs puis lâcha un soupir de soulagement. Mollement, la ritale se laissa retomber au fond de son fauteuil. Vizi, lui, la regardait toujours attentivement, attendant qu'elle l'assigne à une tâche éventuelle, ou qu'elle décide de le laisser se reposer pour le moment. Il n'eut pas à patienter longtemps.

"Vizi, vous avez bien fait ce que je vous ai demandé, Deme' et toi ?


-Mais, très certainement. La lettre est posée, sur son lit, et nous avons tout saccagé. Le matelas est éventré, les rideaux sont déchirés et les meubles ont été fouillés, vidés et balancés par terre. Pour ce qui est de la salle d'eau, disons qu'elle n'a jamais aussi bien rempli sa fonction puisqu'elle est inondée. La porte est fracturée bien entendu et le loquet est définitivement mort.

-Parfait, parfait", fit la mafieuse en se frottant les mains.

La Miss se redressa sur son siège et adressa un sourire courtois à l'Italien au cheveux d’ébène. Elle jeta un coup d'oeil à sa montre et, l'air agacée, râla.

"Il est censé arriver à 23:00, et j'ai encore tout ce bordel à faire disparaitre. Demande à Fiamma de monter ici, quand tu seras redescendu aux quartiers, j'ai besoin de main d'oeuvre. Dis à Demetrio qu'il peut prendre le reste de sa journée. Cela vaut aussi pour toi, Vizi. Je suis contente de vous.


-Je m'en souviendrai."

Le beau jeune homme au sourire carnassier se leva avec la nonchalance qui le caractérisait, fit un signe de tête à sa collègue puis se dirigea vers la porte. Le talon en acier de ses chaussures claquait sur le parquet du bureau. Dark Hawk l'interpella au moment où il posa sa main sur la poignée.

-Vizi ?

-Oui, ma douce ? dit-il en se retournant légèrement, un sourire mielleux et un air moqueur greffés sur le visage.

-Heh, nem'appellepascommeça, et je voulais te demander: Va prévenir les hommes qu'un certain Jet Spiegel tentera d'entrer ici. Cela dit, je ne sais pas s'il essaiera d'entrer par effraction ou par la porte principale. Dans tous les cas, qu'ils soient prêts à l'accueillir comme il se doit. Hospitalité Italienne, les enfants.


-Ok Boss, je m'en occupe tout de suite. Bon courage avec la paperasse..."


A ces mots, le jeune homme sortit du bureau, fermant la porte derrière lui. Dark Hawk, elle, se leva et fit le tour de son bureau, admirant avec horreur et effroi la quantité de travail l'attendant. Presque désespérée, elle s'accorda un petit délai de cinq minutes avant d'entamer sa session de nettoyage, regardant par les vitres de son bureau. Parce qu'en effet, sa pièce austère et sombre était placée en hauteur dans l'usine, et était dotée de larges glaces teintées donnant sur le hall principal de cette dernière. La jeune femme inclina la tête sur la droite, amusée par l'aspect de fourmilière que prenait son royaume, de là où elle se tenait. Mais bref. Les cinq minutes étaient déjà écoulées, et il fallait se mettre au travail. Un énième soupire s'échappa d'entre les lèvres pulpeuses de la Patronne, qui se retourna vers le monstre de boulot qu'elle se devait d'occire. Déterminée à en découdre avec cet infâme Bouffe-Temps, elle attacha sa longue chevelure brune en un chignon haut et serré et se mit au travail, très vite rejointe par Fiamma, la rouquine aux yeux émeraude.

"Nous avons jusqu'à 22:30 maximum. Faisons-le vite, et bien. Je ne veux pas que mon invité se retrouve enseveli sous des tonnes de papier et de classeurs."

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Jet Spiegel

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MessageSujet: Re: N'oubliez pas votre CV. [PV: Jet Spiegel]    Jeu 25 Fév - 14:18

Une offre qu'on ne peut pas refuser

Décidément ce pressing coûtait de plus en plus cher… Mais Jet aimait que son treillis soit bien repassé, question d’amour propre. Alors qu’il avançait dans le couloir de sa chambre, l’hôtel semblait étonnamment calme… Étrange. Depuis qu’il était arrivé dans cet établissement miteux, il n’avait pas pu fermer l’œil à cause des cris incessants de ses voisins, de plaisir ou de douleur, cela reste à déterminer. Alors ne rien entendre à 19h00 le soir était hautement inhabituel. Il se saisit de son arme, peut-être un ancien client mécontentant avait-il refroidi la moitié des occupants. Après tout, c’était Gotham City, la ville de tous les possibles… Arrivé face à la porte numéro 8, il aperçut que le loquet avait été forcé. En effet, le vernis comportait deux rayures parallèles, caractéristiques de l’utilisation d’un pied de biche. Au moins il était rassuré sur une chose : s’il s’agissait de l’œuvre d’un professionnel, il était moins doué que lui. La poignée aussi devait être cassée, un bon coup de pied suffirait à l’ouvrir.

Voulant profiter de l’effet de surprise, jet envoya un coup magistral du pied droit directement dans la porte. Au sens propre du terme. Son pied passa littéralement à travers le bois de la porte de la chambre.

« Saloperie de porte suédoise de merde »

Ça c’est fait. Heureusement pour lui, personne ne l’attendait sur son lit, ni dans ses toilettes (de toute façon il aurait sûrement laissé son arme sur le comptoir de la cuisine). L’intérieur de la chambre d’hôtel était plus ravagé que le con d’une putain le lendemain d’un jour de paye pour les fonctionnaires de police. Le matelas et les oreillers étaient éventrés, et le sol de la chambre était couvert de plus de plumes d’oies que s’il s’était agit de la loge d’une drag queen. On aurait dit que quelqu’un s’était amusé à faire du scrapbooking avec les rideaux, et les meubles jonchaient le sol comme une armée d’ivrogne un soir de cuite. Quant à la salle d’eau… On aurait pu hydrater toute l’Afrique noire pendant un an avec tant de flotte. C’était si cliché, mais Jet aimait ça. Il se surprit même à chercher une tête de cheval et fut presque déçu de ne pas en trouver. A la place, une lettre avait été posée sur son lit. Il l’ouvrit en priant secrètement pour qu’elle ne soit pas l’œuvre d’un quelconque dégénéré mental déguisé en clown. Enfin il aurait prié s’il avait cru en dieu plus qu’il ne croit en le poulet pané tout puissant.

L’écriture était assurée, et visiblement féminine, toute en noire… Mais un véritable charabia pour Jet. Peut-être était-ce de l’Italien ? Son vocabulaire dans cette langue se limitait malheureusement à la carte de Pizza Hut. Heureusement certaines informations étaient tout de même compréhensibles. Notamment la signature, mais aussi la date, le lieu et l’heure du rendez-vous. Heureuse coïncidence, la rencontre était prévue le soi-même. Pour une fois que le facteur livrait en temps et en heure, Jet n’allait pas se plaindre. Il enfila son treillis en 4ème vitesse et se mit en route pour la station de métro la plus proche. Se doutant qu’il allait se faire des ennemis, il avait caché son matériel dans des consignes du métro, à raison d’une consigne part station, sur tout le circuit. Une fois tout le matos fourré dans son sac de sport gris, il prit le métro direction East End. Sur place, il questionna gentiment un voyou, et lui offrit un séjour nourri logé blanchis à l’hôpital de Gotham, ce dernier lui révéla que Dark Hawk possédait une usine quelques rues plus bas.

La trouver ne fut pas si difficile que ça…21h30, il avait un peu d’avance, assez en tout cas pour s’amuser un peu. Après une brève reconnaissance du portail d’entrée, où il vit deux hommes lourdement armés, il entrepris de tester la vitesse de déploiement de l’équipe de réponse. Il alla donc se réfugier à quelques rues de là et sortit de son sac de gros pétards. Ils étaient inoffensifs en soi (sauf si utilisés sur quelqu’un), mais faisaient un barouf monstre à la détonation. Après les avoirs attachés en fagot, il entortilla une mèche à consumation lente autours de celle des explosifs. Faisant mine de passer par là, il déposa discrètement sa diversion de fortune sous une voiture, face à la grille de l’usine. Il alla ensuite se cacher derrière un angle de mur et entrepris son décompte

« 5,4 ,3 ,2 ,1…Kaboom motherfuckers ! »


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MessageSujet: Re: N'oubliez pas votre CV. [PV: Jet Spiegel]    Ven 26 Fév - 1:58

Prête. Elle était prête. Debout, au milieu de son bureau, la Miss inspira un grand coup, avant de laisser s'échapper de sa cage thoracique un long soupir de soulagement. Enfin, le bureau était propre, rangé, ordonné. Tout ce qui lui plaisait. Les armoires contenant les classeurs et les trieurs étaient finalement en ordre, les boites qui trainaient çà et là avaient trouvé une place dans la remise de l'étage en dessous, et son bureau... Ah ! Une merveille. Dark Hawk se tourna vers la pièce maitresse de son antre. D'un côté, une lampe à l'abat-jour vert, braquée sur le centre du plan de travail, sur lequel reposait un dossier unique, portant le nom de Jet Spiegel. Quelques centimètres plus haut, une demie douzaine d'encriers était alignée par ordre de taille croissant, chaque encrier étant plein, avec une plume ou un stylo trempant dedans. A leurs côtés se tenaient une boite à cigare, un paquet de cigarettes et un briquet en acier finement gravé - du moins, en partie. Pour finir, une pile de feuilles vierges reposait à la droite du dossier, occupant la place restante sur le bureau.

Un second soupir de soulagement souleva les côtes de la jeune femme qui, un petit sourire aux lèvres, s'en alla se préparer. Il était autour de 21:20,et elle comptait bien être prête pour l'arrivée de son invité. Sans plus tarder, la grande brune sortit de la pièce et disparu dans les couloirs de l'usine. Elle se dirigea vers les "Quartiers des Hauts Gradés", comme le disaient ses hommes. Ces quartiers étaient en fait d'anciennes pièces fermées et inutilisées depuis des années que les Morten avaient décidé de réutiliser en tant que pièces privées. Chacun des Cinq en possédait une, et il se partageaient deux pièces d'eau. Cela pouvait sembler étrange, mais les Morten n'avaient en aucun cas l'intention de rester sur Gotham. Pas en personne, en tous cas. Les plans étaient d'installer une base suffisamment puissante pour qu'elle puisse subvenir à ses besoins et survivre seule sur Gotham, y mettre des sous-chefs de confiance puis faire repartir les Cinq en Italie. D'après la Miss Morten, Gotham n'était pas une ville intéressante. Les freaks la mettaient hors d'elle, et la police était tellement incompétente que cela devenait trop simple de les rouler dans la farine.

C'est pour cela que les Cinq comptaient rentrer au bercail vite, et que par conséquent, le grand luxe n'était pas nécessaire ici. Les héritiers de la branche Gothamite n'auraient qu'à se débrouiller eux-même. Ce n'était pas le problème de la Miss. Elle avait d'autres chats à fouetter, comme par exemple le mercenaire qui allait passer la soirée chez elle.

"Jet Spiegel, Jet Spiegel, Jet Spiegel..."murmura-t-elle en se dirigeant vers sa chambre.

La jeune femme entra et alla quérir une chemise fraichement repassée, un gilet noir, des sous-vêtements et un pantalon de smoking dans sa commode. Très vite, elle prit le tout et partit se cloitrer dans l'une des salles d'eau des Quartiers. Miss Morten ferma la porte à clef, se fit couler un bain moussant et laissa la Chevauchée des Walkyries la bercer alors qu'elle se glissait dans la baignoire. Satisfaite, elle jeta un coup d'oeil à sa montre, précédemment déposée sur une petite table près de la baignoire. 21:30.

"J'ai tout le temps du monde", susurra la belle Italienne dans sa langue natale.

A ces mots, elle s'enfonça un peu plus profondément dans la mousse de son bain et ferma doucement les yeux, profitant de la musique et de la chaleur pour se reposer. Mais, très vite, et malgré la couverture sonore produite par Wagner, la mafieuse distingua un bruit dérangeant provenant de la porte. Un bruit sourd, puissant. Elle mit en pause la musique et attendit un instant, tendant l'oreille. Quelqu'un frappa brusquement à la porte. Une voix grave et rauque brailla de l'autre côté.

"J, on a eu un problème avec le fourgon numéro 4."

C'était Demetrio, le rhino du groupe. Cette montagne de muscles était un véritable ours, capable d'arracher la tête de quelqu'un à mains nues. Qui plus est, il éprouvait une attirance presque maladive pour le feu, le rendant encore plus dangereux qu'un colosse normal. Un pyromane. Le comble, pour un ex-pompier. Demetrio était probablement le plus fort physiquement parmi les Cinq, même si Vizi n'osait l'avouer. La Miss était très proche du buffle qui lui servait de collègue, et le tenait en haute estime en raison de son courage et de son sens de l'honneur. En réalité, malgré son apparence de brute épaisse sans âme, Demetrio était une personne capable de se montrer aussi doux qu'un agneau. Un "gentle giant", s'il on veut.

Afin de ne pas s'emporter, la Miss ferma les yeux un instant, prit une grande inspiration et leva un peu la voix.

"Qu'est-ce que tu appelles un "problème" ?" siffla-t-elle.

Le colosse ne répondit pas tout de suite. Il semblait chercher ses mots, derrière la porte, et il avait bien raison de le faire. Agacer la Miss n'était en aucun cas une bonne idée. Après quelques secondes de réflexion, il finit par parler.

"Disons que le fourgon 4 a explosé."

Dark Hawk écarquilla les yeux, estomaquée, puis se les massa longuement, presque blasée par la situation.

"Comment ça "a explosé", Deme ? gronda la jeune femme, toujours dans l'eau.

-Eh bien, il semblerait que quelqu'un a balancé des explosifs sous la bagnole et que le réservoir a... Je pense qu'il n'a pas apprécié.

-Donc le fourgon 4 n'est plus.


-Je crois qu'il en reste quelques morceaux, éparpillés devant l'usine."

Un autre silence se créa entre les deux collègues. Demetrio se mordait la lèvre, priant pour que sa Patronne ne sorte pas en furie de la salle de bain, armée d'on-ne-sait-quoi pour lui botter le cul. Si Dark Hawk était d'un naturel très calme et posé, elle pouvait également faire preuve d'une grande agressivité, surtout quand on explosait ses voitures sans aucune raison. Pourtant, la jeune femme resta calme. La lassitude était présente dans sa voix.

"Je m'en fous, Deme. Trouvez celui qui a fait ça et foutez-le au sous-sol. J'irai le voir après mon entretien avec M. Spiegel."

Demetrio partit, sans demander son reste. La belle ritale remit en route la Chevauchée des Walkyries en grommelant, puis ferma les yeux une ultime fois. Elle se demandait bien ce qui avait foutu en l'air l'un de ses fourgons de transport. Un voyou un peu stupide ? Peut-être. Ou alors, c'était le Joker qui avait décidé d'en remettre une couche et de lui pourrir la vie. Possible. Après tout, tout était possible, avec ce grand malade au sourire écarlate.

"Mais bordel, qui a fait sauter mon fourgon...?"


Plus tôt.

Une explosion, gigantesque. Un bordel incommensurable devant l'usine, des bruits sourds. Les deux gardes devant la grille de l'usine se retournent brusquement vers les voitures garées en face. L'un des fourgons a explosé, des débris sont retombés non loin de là. Tout était en train de cramer, et les deux gardes se lançaient des regards emplis d'incompréhension. L'un des deux sortit un talkie-walkie d'une poche de son pantalon et y gueula des ordres en Italien. Immédiatement, une demie douzaine d'hommes armés sortirent de l'usine par une porte de service, rejoignant les deux malheureux déjà présents. Ils firent un rapide débriefing, et quatre d'entre eux partirent inspecter lieu de l'explosion, les autres établissant un périmètre de sécurité autour de l'entrée de l'usine. Un Américain parmi les Italiens parla le premier.

"La Patronne va vous défoncer la gueule les mecs. Comment vous avez pu laisser un fourgon EXPLOSER devant vous ?!

-Ferme ta grande gueule, Lucas !" gueula un second Américain.

Pendant l'inspection des lieux, le fameux Demetrio sortit de l'usine, les poings serrés, son éternel manteau en fourrure sur le dos. Le colosse se dirigea vers la grille de l'usine, visiblement remonté. Là, il remarqua le feu émanant de la carcasse du jadis fourgon numéro 4. Ses yeux noisette s'écarquillèrent, ses sourcils se froncèrent, et il afficha un air troublé. Il passa une main sur son crâne chauve, s'arrêta un instant, puis remarqua les gardes patrouillant près du lieu de l'explosion. Il s'approcha et interpella l'un des gardes, un jeune, l'air particulièrement en colère.

"HEY, GAMIN !"

Le colosse saisit le môme par le col, le soulevant du sol. C'était un môme, autour de 20 ans, assez costaud pour envoyer quelqu'un à l'hôpital. Pourtant, il arborait un visage emprunt de peur et d'angoisse. Le buffle était trop pour lui. De sa voix si peu douce et mélodieuse, Demetrio gueula:

"Vous allez me trouver le trou du fion qui a fait sauter le fourgon, sinon vos têtes à tous vont subir le même sort ! Qu'on me le balance au sous-sol, la Patronne a pas envie de s'occuper d'un connard faisant mumuse avec des pétards. Capice ?

-C-capice, Boss !"

Satisfait, mais pas moins furax, le rhino relâcha le garde et lui lança un regard noir. Il repartit en direction de l'usine, les poings toujours aussi serrés et, une fois rentré, il claqua la porte derrière lui. La veine sur son front avait commencé à gonfler. L'ex-pompier au crâne chauve s'accorda une petite pause, avant d'aller annoncer la nouvelle à sa collègue, qui prenait un bain pour se relaxer...

Maintenant.


Les gardes faisaient des rondes, et ils n'allaient pas mettre longtemps à trouver Jet. Si ce dernier voulait leur échapper, il allait devoir être plus malin qu'eux et les éviter, au risque de se retrouver enfermé comme un vulgaire criminel dans un coin humide et sombre du sous-sol des Morten. Deux des mafieux étaient déjà à une dizaine de mètres de Spiegel, tandis que cinq autres gardaient la grille avant de l'usine. Un dernier était positionné près du lieu de l'explosion, cherchant d'éventuels indices pouvant les mener à l'auteur du crime. D'autres gardes n'allaient pas tarder à venir pour filer un coup de main, et trois sentinelles étaient déjà positionnées sur les miradors qu'avaient construit les Morten, aux angles de l'usine. Ils en avaient fait une véritable forteresse, en prévoyance d'un possible conflit avec les freaks du coin. Gotham n'était pas sûr, et Spiegel allait devoir se débrouiller pour passer outre ces mesures de sécurité.

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Jet Spiegel

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MessageSujet: Re: N'oubliez pas votre CV. [PV: Jet Spiegel]    Lun 14 Mar - 13:03

C’était l’entrée secrète qui passait par les égouts

Alors qu’il s’attendait à une petite détonation, Jet déclencha une immense explosion. Le véhicule devint une boule de feu en une fraction de seconde, projetant des débris métalliques partout aux alentours.

« Et merde… »

C’était le cas de le dire, dans la merde il l’était profondément. Faire exploser une camionnette de la GCPD dans cette zone, c’était faire exploser une camionnette de Dark Hawk. Avec le no man’s land, l’utilisation de véhicules GPL au sein des forces de l’ordre était prévisible, le pétrole étant plus coûteux et plus dur à acheminer (car plus simple à voler). 2ème explosion, des morceaux de caoutchouc s’éparpillent partout devant l’usine, ça c’était les pneus. Une fumée noire émanait de la carcasse flamboyante du véhicule, et Jet ne pouvait réprimer l’envie de fixer les flammes comme s’il s’agissait d’une apparition divine. L’un des gardes de la porte se mit à gueuler en italien dans son talkie, et une armée de troufions sortit de l’usine comme d’une ruche pour intervenir.

« 3 minutes… Pas mal, mais plus de protection à la porte ne serait pas du luxe… »

Alors qu’un américain engueulait, à juste titre, l’un des gardes, un autre vint lui dire gentiment de se taire. Il était chauve et portait un manteau de fourrure qui lui donnait des airs de trappeur canadien. Il était immense, colossal, comme le Goliath de la bible. Celui là devait être un membre moteur du staff. Les gardes étaient déjà déployés, et les sentinelles des miradors s’agitaient comme des serpents de mauvaise humeur. Le cerveau de l’afro américain était en ébullition :

« Voyons voir, songeât-il, des spots mobiles ne seraient pas de trop pour les sentinelles. Même s’ils seront surement difficiles à trouver. »

Déjà la faible obscurité du crépuscule créait des angles morts, alors qu’est-ce que ça serait la nuit tombée… 8 minutes, c’était les temps total nécessaire à la force de réponse pour se déployer. Pas mal, mais avec une gestion optimisée, ça aurait pu être mieux. Déjà l’étau se resserrait, et deux des gardes se rapprochaient de Spiegel. Pas le temps de penser, il fallait trouver un échappatoire. Prévoyant de nature, Jet avait pris soin de se cacher non loin d’une plaque d’égouts. Elle ne fut ni difficile à ouvrir, ni à refermer. Il choisit de ne pas allumer sa lame tout de suite, et se tapis dans la pénombre, loin du halo de lumière que créerait la plaque si elle était ouverte. L’arme au poing, il attendait. Il se mit donc à compter les secondes silencieusement :

« Un crocodile, deux crocodiles, trois crocodiles… »

Arrivé à 120 crocodiles, Jet se permit d’allumer sa lampe. 2 minutes, et la trappe ne s’était toujours pas ouverte. Les gardes n’y avaient même pas songé… Encore un point à améliorer. Le plan de jet était simple : quel que soit la nature des produits autrefois fabriqués par cette usine, elle avait forcément un accès unique aux égouts. Il comptait remonter cette galerie, jusqu’à s’introduire dans l’usine. Là, il improviserait. Il avait quelques idées quand à l’organisation interne du bâtiment : les quartiers des officiers devaient se trouver en hauteur, afin de pouvoir servir de retranchement en cas d’attaque. En effet, il n’était pas dans la mentalité italienne de fuir face à l’ennemi, question d’honneur, un héritage romain peut-être ?

Alors qu’il commençait à se demander s’il ne s’était pas perdu dans les galeries, un grondement lointain se fit entendre. Semblable à un orage, il semblait venir d’un couloir sur la gauche de Jet. Puis plus rien. Soudain, un léger flot d’eau mousseuse, de laquelle émanait une délicate odeur de rose. Décidément, c’était son jour de chance. Le parfum de l’eau avait quelque chose d’enivrant, et cassait si bien avec la puanteur des égouts, que Jet n’eut aucun mal à la suivre jusqu’à une grande grille qui bloquait la galerie. Décidément, il devrait remercier la personne ayant pris ce bain, et pas seulement pour son excellent goût en matière de savons. La grille, vieille et rouillée, était surement aussi vielle que l’usine ne elle-même. Ses épais barreaux devaient bien faire 5cm de diamètre et n’étaient donc ni sciable, ni cassables. Mais Jet avait prévu le coup.

Il avait en effet préparé des petits sachets de poudre termite. Une bande de magnésium, de l’oxyde de fer, et pas mal de poudre d’aluminium, le tout dans des sacs à congeler, bref, des trucs faciles à trouver. Le truc auquel jet n’avait pas pensé, c’était comment les fixer… N’ayant ni scotch, ni ficelle, il dut se résoudre à utiliser des bandes de tissus, prélevées sur les manches de sa veste. Ainsi il se retrouvait avec une forme de « doudoune sans manches » noire avec une capuche bordée de fourrure. Tout ce qu’il détestait. Après avoir allumé les bandes de magnésium, il recula de quelques mètres. La réaction ne se fit pas attendre, une armée d’étincelles se mit à jaillir de toutes parts dans un silence presque religieux, alors qu’une partie de la grille de transformait en un torrent de métal bouillonnent. La réaction chimique fut encore plus importante qu’escomptée, la rouille de grille réagissant avec la thermite.

Au final, Jet avait creusé un trou d’un petit mètre de diamètre. Il fit passer son sac, puis s’introduit à travers le trou. Ses jambes passèrent d’abord sans problèmes, mais ses épaules eurent du mal à franchir l’étroit passage. Après s’être cogné 3 fois les bras et 2 fois la tête, il parvint de l’autre côté. Son intuition quant aux égouts semblait avoir payée, encore un point à améliorer… Il entreprit donc de continuer sa route. Au détour d’un énième tunnel, il vit poindre un halo de lumière blafard. Avant d’éteindre sa lampe il prit soin de jeter un œil à l’heure :

22h30

Il avait passé une putain d’heure à tourner dans les égouts. Génialissime il n’avait plus que 30 minutes pour trouver Dark Hawk… Il éteint donc sa lampe torche, avant de se rapprocher de la plaque de sortie. En haut, aucun bruit. Il entreprit donc de gravir l’échelle, quand un bruit le figea dans son attention. Des bruits de pas. Deux personnes apparemment. L’une avait une démarche lourde, nonchalante, presque négligée. L’autre était rapide, assurée, déterminée, et présentait ce bruit caractéristique des chaussures à talons féminines. Par dessus les pas, Jet parvint à capter une conversation, dieu merci en Anglais…



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MessageSujet: Re: N'oubliez pas votre CV. [PV: Jet Spiegel]    Mer 6 Avr - 15:20

Après son bain, la jeune ritale décida de faire un tour à l'arrière de l'usine, dans un coin tranquille où elle avait l'habitude de fumer sa clope et où personne d'autre qu'elle ne venait. L'endroit était jadis le lieu où s'effectuaient les livraisons de matériaux pour les jouets que l'on produisait ici. Si avant l'aire de déchargement était propre et entretenue, elle était à présent tombée en désuétude, rongée par la rouille et les plantes grimpantes. Les grilles de fer maintenant scellées les portes du hangar n'avaient plus été ouvertes depuis belle lurette, et l'ambiance générale était lugubre, froid. Cela n'empêchait cependant pas la Miss de faire ses pauses ici. Elle appréciait le calme et la solitude du coin, s'adosser contre les briques couvertes d'une mousse épaisse et moelleuse, et fumer une clope ou deux avant de retourner trier ses papiers. L'air y était toujours frais, du moins si l'on se tenait à l'écart de la plaque d'égouts qui trônait à quelques mètres du hangar.

Ces derniers temps, la jeune femme n'avait plus vraiment le temps d'aller faire un break là-bas. Le Clown et les conneries qu'il pouvait faire lui vrillaient les nerfs, et avaient tendance à occuper son esprit plus que de raison. Foutus freaks, foutue Gotham, foutue police incapable de prendre les choses en mains et d'arrêter ces tarés. Si les criminels eux-mêmes en venaient à se frapper sur la gueule pour que la paix revienne, c'était bien à cause des poulets. Pas foutus de matraquer les foules et de calmer le jeu. Tout était tendu, tout le temps, et ils n'arrangeaient en rien la situation. Incapables.

"Vivement le retour au pays."

La Morten lâcha un nuage de fumée à sa droite, avant de reprendre les cents pas qu'elle exécutait déjà depuis dix bonnes minutes. Les bras croisés, le pas lent, elle tournait en rond, inspirant un peu de nicotine à chaque mouvement. Ses yeux d'acier inspectaient le sol, tandis que son esprit vagabondait et cherchait quelque solution à apporter à ses nombreux problèmes. La brune était tellement absorbée dans ses pensées qu'elle n'entendit même pas la lourde porte en fonte derrière elle s'ouvrir. A la place, elle marcha un peu plus encore, la clope au bec, se dirigeant inconsciemment vers la plaque d'égout nauséabonde quelques mètres devant elle, puis s'immobilisa, levant la tête vers le ciel gris. L'ombre qui s'était faufilée dans son dos s'approcha de son pas flâneur, et posa une main gantée sur l'épaule de la jeune femme. Surprise, elle saisit ladite main avec force, se retournant du même coup et adoptant une posture défensive, basse, sur ses appuis. Son autre main s'était posée sur la dague accrochée à l'intérieur de son manteau, par réflexe. Quand elle se rendit compte que la personne en face d'elle n'était que son collègue Vizi, elle fronça les sourcils et se redressa, lâchant la pogne de l'Italien. Ce dernier lâcha un soupir de soulagement, puis massa sa main précédemment empoignée avec force.

"Geez, tu as l'air tendue."

A ces paroles, la jeune femme répondit dans un anglais fortement influencé par ses origines Italiennes.

"Quelle idée de me sauter dessus par derrière. Idiota."

Hawk reprit sa clope et en tira quelques lattes avant de relâcher toute la fumée au visage de son collègue. Il grimaça et fit se disperser la fumée d'un mouvement las de la main.

"Tu sais que j'ai horreur de ça.

-Je sais."

Un air de défi éclaira le visage de la belle aux cheveux bruns. Elle se remit à marcher, faisant claquer ses talons hauts sur le goudron humide. Vizi la suivait du regard, les mains dans les poches de son jean. Un silence de mort s'installa entre les deux mafieux. Le jeune homme décida de suivre sa patronne, l'air intrigué. Elle avait commencé à faire des longueurs, partant du mur de l'usine jusqu'au grillage en barbelés une dizaine de mètres plus loin, et murmurant des choses incompréhensibles. De temps à autre, elle s'arrêtait, regardait le ciel, puis repartait, lâchant quelques cumulo-nimbus de fumée en route. Ce petit manège dura cinq bonnes minutes avant que Vizi ne décide de briser le silence.

"Alors, qu'est-ce que tu penses de cet évènement... explosif ?"

La Patronne lui fit un geste vague de la main, avant de répondre.

"Parle en anglais, il faut que je reprenne l'habitude d'utiliser cette langue... barbare. Sinon, pour répondre à ta question: je suis prête à parier que c'est notre futur hôte qui a fait le coup.

-Spiegel ?

-Exact."

Il haussa un sourcil. La jeune femme fit une nouvelle pause dans sa marche, face au rital aux cheveux d'ébène.

"Le Clown et ses petites putes sont occupés, et je n'ai déclaré la guerre à personne. Les gosses du voisinages ne viennent jamais dans les parages et aucun voyou n'oserait faire sauter un fourgon qui m'appartient. Les justiciers – si l'on peut les appeler ainsi – ne trainent pas dans ce quartier, qui plus est. Cela ne laisse pas beaucoup de possibilités quant à l'identité de celui qui a fait ça.

-C'est vrai."


La ronde de la lionne reprit.

"Les gars ne l'ont pas trouvé, de ce que je sais, et il ne reste qu'une petite demi-heure avant que Spiegel ne soit en retard. Je pense qu'il se cache.

-Si c'est effectivement lui qui a fait ça, alors il doit se sentir très con. Je doute que faire exploser le fourgon de son futur employeur soit la meilleure façon de se présenter.

-Il repassera pour la première impression.

-Les gars doivent le trouver.

-Spiegel ne doit pas être bien loin. Il est malin et a sans doute trouvé une planque adéquate à la situation."


Hawk laisse son mégot tomber au sol, puis entreprend de l'écraser avec son talon. Elle croise les bras. Le regard du pervers en face d'elle se pose sur la plaque d'égout non loin d'eux.

"Les égouts, peut-être.


-Les égouts ? Ha. J'espère qu'il est chanceux, alors."

La belle aux yeux gris s'avança vers la plaque d'égouts, un large sourire aux lèvres. Elle leva très légèrement la voix.

"Croc passe dans le coin de temps à autre, il aime bien les égouts d'East End. J'espère pour Spiegel qu'il est parti chasser ailleurs, ce soir. Cela serait dommage que notre bon Jet se retrouve face au caïman géant."

Le pas rapide, elle s'éloigna.

"Enfin bref. Vizi, il est temps de se mettre au travail."

Le sourire habituel de l'intéressé s'élargit. Il a compris.

"Bien, Patronne. Je vais faire le nécessaire."

Les deux mafieux prirent la porte sans trop tarder. Effectivement, il était grand temps de se mettre au travail. Une fois à l'intérieur de l'usine, le duo s'activa et lança des ordres aux hommes de main disponibles. La jeune femme ricana intérieurement.

"Bouclez les égouts, que tout soit fermé. Je veux des hommes à chaque plaque dans un rayon de 500 mètres. Spiegel est très certainement là-dessous. Il est loin d'être con ; c'est pas pour rien que je souhaite l'engager. Vous connaissez les lieux mieux que quiconque. Que l'escouade dirigée par Gio descende et parte me chercher ce rat. Exécution."


Personne ne se fit prier et les hommes partirent au pas de course à leurs position. L'escouade dudit Gio s'engouffra bien vite dans les entrailles des égouts. Ils connaissaient l'endroit comme leur poche – pas pour rien que Hawk les avait envoyés ici. En quelques minutes, toutes les plaques étaient sous contrôle. Celle au niveau de l'aire de débarquement étaient surveillée par caméra, et deux hommes restaient tapis dans l'ombre, cachés par des caisses qui trainaient ici depuis des années. L’étau se resserrait petit à petit.

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MessageSujet: Re: N'oubliez pas votre CV. [PV: Jet Spiegel]    Ven 12 Aoû - 18:28

Burning Escape


« Croc, pensa-t-il, Caïman Géant ? Kébab d’Alligator ? Putain Jet sur ce coup là tu as fait fort espèce de couillon de la lune… »

C’était également sans compter sur les deux brutasses qui allaient faire le tour des égouts. Peut-être qu’ils se feraient bouffer en premier, et que Killer Croc serait rassasié ?  Non, c’est pire qu’un afro américain au KFC  ces trucs là, plus ça mange, plus ça en veut. Une seule solution : sortir des égouts ASAP.  Ah, c’est vrai… Big Brother is Watching. Là, il était définitivement dans la merde dans tous les sens du terme. Il se voyait déjà attaché sur une chaise dans une cave, avec une boule sm dans la bouche et un policier chelou en train de le violer.

Il lui restait toutefois un tout petit espoir de survie. Heureusement pour lui, les hommes de mains s’étaient empressés de boucler l’entrée des égouts, faisant confiance aux systèmes de surveillance vidéo. Ainsi toute perspective de fuite était futile. Cependant Jet eut les quelques seconds nécessaires à l’élaboration d’un plan, aussi risqué soit-il.

L’usine était vieille, et, avec un peu de chance, les caméras intérieures n’étaient pas de ces immondes dispositifs 360°. Par chance, la plaque d’égout était trouée. L’épaisseur de cette dernière serait sûrement suffisante pour cacher le haut de son mobile. Utilisant son téléphone comme périscope, il remarqua une caméra on ne peut plus classique située juste au-dessus de lui. L’opérateur la déplaçait de gauche à droite, jonglant entre les 2 plaques d’égout de la pièce. Il fallait se magner, car des pas se faisaient entendre au loin, dans la fange et les eaux sales.

Profitant que la caméra regardait l’autre plaque, Jet y jeta un chewing-gum non consommé. Oui il ne faut pas gaspiller mais ces merdes ressemblent foutrement à des cailloux. Ainsi, il tomberait à travers la plaque, créant la diversion parfaite. 3,2,1, feu ! Dans un cliquetis parfait, la dragée tomba à travers l’autre plaque. La caméra stoppa net sa course pour retourner se concentrer à l’opposée de la pièce. Simultanément les pas se hâtèrent, courant maintenant aussi vite que le béton humide et couvert de mousse le permettais.

Ni une ni deux, jet dévissa le toit de sa planque et bondis hors de son trou, tel le meilleur des pervers nocturnes. Il remit la plaque, toujours en silence, et quitta la pièce le plus vite possible. Il déboucha dans un immense entrepôt. Sûrement l’ancienne salle des machines… Au loin il put remarquer des escaliers. Mais la pièce était bien gardée… Elle offrait cependant un certain nombre de cachettes fortuites. Rampant sous un 4x4 , Jet vit une dizaine de gardes se précipiter dans la pièce d’où il venait.

« Deez NUTS , songea-t-il, Got’em ! »

Rampant plus vite qu’un mexicain à la frontière, il se faufila jusqu’aux escaliers, qu’il grimpa à quatre pattes, comme un chat effrayé par sa propre queue. Il déboucha dans un long couloir, apparemment refait à neuf. D’en bas, il avait pu apercevoir de grandes vitres en faux miroir. Selon son expertise, elles cachaient soit un bureau, soit un club libertin. Mais le mercenaire penchait pour la deuxième option.

Il traversa le couloir à pas feutrés, ne prenant même pas la peine de dégainer son arme. Arrivé face à la porte, il prit soin de réajuster sa chemise et son pantalon. Utilisant son mouchoir de poche, il essuya la sueur de son front, sans oublier de se passer la main dans les cheveux, de toute façon trop courts pour être décoiffés. Il jeta un bref coup d’œil à sa montre…

23h00

Il frappa à la porte… Pas de réponse… Tant pis, il allait rentrer, l’effet de surprise n’en serait que plus mémorable. Il imaginait déjà la tête de Hawk le voyant assis sur la chaise devant son bureau, tel le patient attendant son médecin. Enfin, il essayais, car le comique d’un soir n’avait jamais vu le visage de la patronne… Par chance, la porte n’était pas fermée à clef. L’intérieur de la pièce était sombre, et un maigre rayon de lumière blafard perçait les stores entrouverts. On pouvait y voir quelques particules de poussière flotter dans l’air. Spiegel referma la porte du bout du pied, occupé qu’il était à essayer de distinguer si quelqu’un se trouvait sur le fauteuil lui tournant le dos.

La chose suivante qu’il ressentis fût le contact glacial de l’acier sur sa gorge, et un souffle chaud dans son oreille lui murmurant quelque chose en Italien. A ce moment précis, jet se dit à lui même « Putain je crois que je bande… », avant de déclarer,non sans un sourir sarcastique :

« Maman c’est toi ? »

Puis une douleur derrière la tête et plus rien. Quand il rouvrit les yeux, il était attaché sur l’une des chaises face au bureau. Assise sur le coin dudit bureau, une femme aussi belle qu’elle avait l’air dangereuse. Ses yeux le toisaient d’un regard mauvais. Derrière elle, un homme grand et mince, portant des gants en cuirs et aborant un sourire narquois…Sur ce coup là, Jet ne pouvait pas faire pire…

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