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Ne manquez pas les deux derniers chapitres de Darkwatch, où s'affronteront Le Chevalier Noir et l'Empereur !

Clash of the Warriors & La Révolte

"Lors d'une rafle de la Ligue des Ombres, la Lignée décide d'intervenir et de massacrer les hommes de Ra's Al Ghul. Les habitants, excédés par la situation, décident de se révolter, avec le support de l'Empereur et ses troupes. Le G.C.P.D est dépassé et les justiciers n'ont d'autre choix que s'en mêler, Batman en tête."

(Petit aperçu des évènements en vidéo ici)


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 Morris Baron, l'homme à abattre

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MessageSujet: Morris Baron, l'homme à abattre   Mar 21 Oct - 17:08

Morris Baron, cet homme d’affaires influent, la cause de ma mort. L’homme derrière les atroces tortures ayant brisé mon âme et mon corps. Une traque de plus de cinq ans, l’homme ayant échappé, de justesse, à la mort de ma main à trois reprises. Persuadé d’être poursuivi par un fantôme, il a fui Gotham, se réfugiant dans l’une de ses compagnies prête-nom de Russie. Mon dernier voyage m’a permis de le retrouver, il aura réussi à fuir en laissant une oreille derrière lui ainsi qu’une dizaine de gardes. En fait, neuf gardes, le dernier ayant goûté de ma médecine avant de subir le triste sors de ses compagnons. C’est ainsi, grâce à l’hypnose et aux tactiques de la peur que ce dernier me révéla les plans de son patron. Revenir à Gotham. Il avait loué un étage entier de l’hôtel Ritz.

Gotham, ville m’ayant accueilli à mon retour de Bolivie, ville ayant été à la base de cette traque insensée. Revenir dans la ville du justicier masqué avait quelque chose de bien et de terrible à la fois. Ma dernière visite ayant causé quelques frictions avec le justicier chauve-souris. Il n’appréciait pas mes méthodes radicales d’enquête, mon désir de vengeance. Faire profil bas serait pour moi la meilleure façon de revenir dans la cité et pourtant je ne pouvais m’y résoudre. J’avais monté clandestinement dans un navire appartenant à la pègre russe. Me faisant capturer de mon propre gré afin de jouer avec les criminels présents. Le GCPD avait eu toute une surprise lorsqu’ils abordèrent le navire, son équipage décimé, de nombreux cadavres affichant un rictus de peur. Les jeunes femmes avaient parlé d’un fantôme les ayant sauvés du triste sort qu’on leur réservait avant d’être envoyé dans un centre pour de telles victimes.

Un retour glorieux pour Spook. Le Chevalier Noire avait immédiatement reconnu mes méthodes suite à une légère investigation. Cet homme était certainement l’un des plus doués détectives que j’ai rencontrés dans ma vie, ou plutôt ma non-vie. Il était venu à mon appartement, un avertissement sévère, mais avec une certaine gratitude. Il tolèrerait ma présence dans sa ville tant et aussi longtemps que je n’abusais pas de la violence sinon, ce serait la prison. Comme si une prison pouvait me contenir, moi, le fantôme maître de l’évasion. J’acquiesce néanmoins à sa demande sachant pertinemment le sors que je réservais à l’homme responsable de ma mort et à tous ceux qui se mettrait entre moi et ma vengeance.

Une semaine à surveiller le Ritz, à sonder les allées et venues de ses gardes, ses habitudes de vie. Décidément, Baron avait repris un mode de vie bien régulier. Un bon point pour moi, moins il serait sur ses gardes, plus grande serait sa surprise. J’avais préparé mon équipement, décidant que la nuit prochaine sonnerait le trépas de cet homme corrompu. Mes équipements classiques, un coupe-verre, mes ventouses et j’étais fin prêt. Escalader la paroi extérieure de l’hôtel en pleine nuit avait été des plus faciles, atteignant finalement le dixième étage où il avait élu domicile. Le coupe-verre me permit une entrée en toute discrétion. Une fois l’ouverture effectuée, et à l’intérieur, je m’occupe de l’éclairage de mon coin de couloir, plongeant celui-ci dans l’obscurité. La chambre de Baron se trouvant à l’autre extrémité de l’étage. Progressant vers celle-ci, je plonge le couloir dans l’ombre en avançant. La patrouille approche.

Mon pré repérage des lieux m’avait faire remarquer une vingtaine d’hommes de main. Une douzaine se déplaçant en patrouille de trois hommes, quatre gardant la porte en permanence et les quatre autres étant à même l’appartement de l’homme d’affaires. Plaqué contre le mur, caché dans l’ombre, j’active mon système de fumée situé sur ma ceinture afin de m’envelopper. Les gardes tournent le coin pour apercevoir le couloir plongé dans l’ombre et un nuage de fumée. Un tir précis de mon arme muni de silencieux fait tomber le premier gorille à oser s’avancer. Avant même qu’il n’ait peu appelé leurs petits amis, je fonce, illuminant mon costume. Un spectre venu se venger. Je tire le second vers moi, celui ayant le radio, mon garrot l’empêchant de parler tout en le réduisant au silence de façon permanente. Son confrère paniqué lève son arme, malheureusement pour lui, un petit dispositif ayant quitté ma main quelques secondes plus tôt éclate devant lui, l’aveuglant dans une projection lumineuse intense. Alors qu’il ne voit rien, je laisse tomber le corps de son coéquipier reprenant mon arme afin de liquider ce dernier garde. Quelques minutes plus tard, les corps ayant été tirés dans l’ombre, je me repositionne au coin de l’intersection, prêt à poursuivre ma progression vers la chambre de ma cible.
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MessageSujet: Re: Morris Baron, l'homme à abattre   Jeu 23 Oct - 21:51


Alors que le Spook était en train de déplacer les trois cadavres vers la zone d'ombre, l'un des quatre ascenseurs du couloir central atteignit le dixième étage, et s'arrêta en faisant retentir la petite sonnette significative. Trois gardes se trouvaient à proximité à ce moment-là.

"Quelqu'un a appelé l'ascenseur ?" demanda l'un d'entre eux d'un air surpris.

"J'ai pas été prévenu. Personne n'est sensé monter sans nous prévenir."

Ils s'approchèrent de l'ascenseur avec méfiance, tout en dégainant leurs pistolets pour les pointer sur les portes de l'ascenseur. Une seconde silencieuse s'écoula, puis les deux portes de la cabine d'ascenseur s'ouvrirent lentement. Les gardes eurent alors la stupéfaction de constater que l'ascenseur était vide !

Les trois gardes s'approchèrent prudemment et entrèrent dans la cabine. L'un d'entre eux regarda au plafond en y braquant son canon, et remarqua que la trappe était étrangement ouverte.


"Regardez ! Quelqu'un est passé par là ! Fais moi la courte échelle, je vais voir."

L'un des deux autres gardes rangea son arme à feu et aida son collègue à grimper au travers de la trappe. Mais au moment où il passa sa tête vers l'extérieur de la cabine, il sentit quelque chose s'enrouler rapidement autour de sa taille. Dans un cri de stupeur, il fut tiré vers l'extérieur de la cabine avant que ses deux compagnons n'aient pu faire quoique ce soit. Ils regardèrent bêtement vers la trappe, avec des yeux gros comme des billes de billard, étonnés d'avoir vu leur collègue se faire tirer vers l'extérieur de la sorte.

"C'était quoi ça ?!"

"J'en... J'en sais rien ! On aurait dit... Une queue de serpent ! Genre boa ou anaconda !"

"Un serpent dans l'ascenseur ?!"

Et juste au-dessus d'eux, dans la cage d'ascenseur, leur collègue pendait, tête en bas, maintenu par une longue queue enroulée autour de son ventre.

"Ssssalut !" lança dans un sifflement sinistre le sévère serpent au sourire sadique.

Sa voix était nasillarde et n'inspirait pas la confiance, mais il s'était exclamé de façon assez amusée et sur un ton suffisamment sympathique.
Copperhead était en position accroupie sur la cabine d'ascenseur, les mains posées sur ses genoux, et positionné de sorte à ce qu'on ne puisse pas le voir par la trappe sans passer sa tête vers l'extérieur. Son visage se trouvait à quelques centimètres de celui du gangster. Sa queue était courbée et remontait par dessus son dos pour passer au dessus de sa tête et serrer fermement le sbire.


"La... Lâche-moi !" s'exclama t-il d'un air paniqué, en dévisageant l'homme à l'aspect monstrueux qui se trouvait sous ses yeux.

"Sssans sssoucis !"

Puis, la queue du costume de l'homme-serpent se balança sur le côté tout en relâchant l'homme, qui tomba alors dans la cage d'ascenseur en passant à côté de la cabine. Il fit une chute de plusieurs étages tout en criant, puis s'écrasa comme un insecte contre le toit de l'ascenseur voisin qui était en train de monter.

Quelques secondes plus tôt, dans la cabine d'ascenseur, l'un des deux sbires avait brandi son pistolet vers le toit pour faire feu. Son acolyte le retint par le bras :


"Tu risquerais de blesser Bobby !"

Ce fut à ce moment là qu'on entendit le cri de l'homme jeté dans le vide, un cri qui parcourut six étages avant de cesser brutalement. Ce fut le déclic pour les deux hommes qui se regardèrent un court instant, avant de tirer tous deux sur le toit simultanément.

Mais Copperhead n'y était déjà plus. Il s'était laissé tomber dans la cage d'ascenseur juste après avoir jeté le sbire par dessus bord, et s'était réceptionné sur le toit du même ascenseur que le défunt sbire, avec souplesse et élégance. Nathan patienta quelques secondes jusqu'à ce que l'ascenseur s'arrête, au septième étage. Les deux autres sbires pouvaient attendre. Il avait entamé sa diversion, et surtout, il les avait avertit de la menace qui allait suivre. Tel le serpent à sonnettes qui faisait tinter sa cascabelle avant de passer à l'attaque, il prévenait ses ennemis avant l'assaut. A présent, il fallait les laisser mijoter un peu, les laisser paniquer. Il n'y avait rien de plus amusant qu'une proie effrayée qui serait prête à tout pour sa survie.

Mais comment diable ce tueur à gages s'était-il retrouvé au beau milieu du luxueux hôtel Ritz, et surtout, pourquoi ? Et bien, c'était très simple. Morris Baron était un homme d'affaires influent, y compris dans le monde du crime. Il était probablement revenu à Gotham pour les affaires. Mais pour certains autres barons du crime, ce Baron là représentait un rival, voire une menace à éliminer. Il avait des relations, mais il avait également des ennemis. Des ennemis aussi riches et puissants que lui. Et l'un de ces ennemis avaient eu la bonne idée de faire appel aux services du sociopathe passionné de serpents, pour éliminer ce fameux Morris. Intéressé autant par l'argent que par la chasse, Copperhead n'avait pas pu refuser une telle offre.

Contrairement au Spook, il n'avait pas pris beaucoup de temps pour scruter les environs et surveiller tous les faits et gestes de Baron. Il savait juste que ce dernier se situait quelque part, au dixième étage, et qu'il était assez bien entouré. Le criminel venimeux comptait plus sur ses atouts physiques, son expérience, son arsenal et l'effet de surprise pour éliminer la cible, que sur la préparation et la réflexion. Il y allait donc plus ou moins à l'improvisation, tout en s'amusant avec ses cibles. Il était passé par le toit de l'hôtel pour s'y introduire, s'étant enfoncé dans un conduit de ventilation assez étroit pour rejoindre la cage d'ascenseur. Au passage, il y avait laissé un petit cadeau sympathique qui avait pris une autre direction que la sienne.

Et voilà donc la raison pour laquelle Copperhead se trouvait actuellement sur le toit d'un autre ascenseur que celui qu'il avait déjà fait parvenir au dixième étage. Lorsque ce second ascenseur fut vidé, il s'empressa d'ouvrir la trappe et de se glisser à l'intérieur afin d'appuyer sur le bouton du dixième étage.

Pendant ce temps, au dixième étage, une autre patrouille de trois hommes se dirigeait vers le coin occupé par Spook, tandis que la dernière patrouille située à l'autre extrémité de l'étage, dans le couloir au bout duquel se trouvait la suite de Morris, bifurqua de sorte à se retrouver dans le couloir central. Attirés par les coups de feu et intrigués par leurs deux collègues qui se trouvaient à l'intérieur de l'ascenseur et qui tentaient avec difficulté de se hisser par la trappe pour voir où était passé leur troisième collègue, ils se précipitèrent vers eux pour leur demander ce qu'il se passait.

Au même moment, un cri de panique provint de la suite de Morris Baron. Aussitôt, les quatre gardes qui se trouvaient devant la porte se précipitèrent à l'intérieur pour rejoindre les quatre autres.


"Un... Un serpent ! Dans mon lit !" s'exclama le Baron, terrifié.


Ophiophagus hannah

Il s'agissait d'un Cobra Royal, également appelé Ophiophagus hannah. C'était lui, le cadeau qu'avait laissé Nathan dans les conduits d'aération. Apprivoisé par son maître qui avait appris à communiquer avec eux et à leur donner des ordres, il s'était dirigé dans les conduits jusqu'à la chambre de Morris. S'agissait-il d'une diversion effectuée par Copperhead, ou d'une assurance supplémentaire de le tuer ? Nul ne saurait le dire. Mais dans un sens, Copperhead faisait la course avec son ami pour savoir qui le tuerait en premier.

Les sbires de l'homme d'affaire entrèrent dans sa chambre et fixèrent le serpent, en restant prudemment à distance.


"Quelqu'un doit avoir un serpent domestique ici, il a dû s'échapper de son terrarium."

"Dis pas n'importe quoi ! Regarde-bien ce serpent, c'est pas un domestique ça ! Personne n'a ça chez lui. Quelqu'un l'a amené là pour tuer le patron !"

"Tuer le patron ? Ha ha ha ! Faut pas être parano, ce serpent s'est retrouvé là par hasard. Qui serait assez fou pour menacer le patron ou s'en prendre à lui ?"

"Il y a bien ce fantôme revenu d'entre les morts..."

Alors que deux sbires étaient en pleine discussion, un autre se tourna vers Morris.

"Bon, on en fait quoi, patron ?"

"Mais tuez-le, évidemment !"

"Le tuer ? Mais patron, c'est une espèce protégée !"

"Ouais, en plus comment vous voulez qu'on le tue ? On va quand même pas tirer des coups de feu dans votre chambre..."

"On devrait peut-être alerter le service de l'hôtel pour qu'ils appellent un spécialiste, non ?"

"Faites ce que vous voulez mais ôtez-moi ça de ma vue et de mon lit !"

"A propos de coups de feu... On en a entendu qui semblait venir du couloir, à l'instant... On s'est dit qu'on devrait peut-être vous avertir."

"Peut-être ?! Comment ça peut-être ?! Mais pour quoi je vous paye à votre avis ?! Vous deux, occupez-vous du serpent, et les autres, allez voir ce qu'il se passe dans le couloir, nom d'un chien !"

Morris sortit un mouchoir de la poche de son pantalon, et essuya une goutte de sueur sur son front. Tout cela ne lui disait rien qui vaille. Un serpent dans son lit, des coups de feu... Était-ce encore ce maudit fantôme qui revenait le hanter ? Cette simple idée le faisait frissonner des pieds à la tête. Par précaution, il commença à préparer des affaires au cas où il devrait s'échapper rapidement. Il mit plusieurs dossiers importants et liasses de billets dans une mallette argentée qu'il verrouilla, juste au cas où.

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MessageSujet: Re: Morris Baron, l'homme à abattre   Mar 28 Oct - 17:56

Des coups de feu. Voilà ce qui attira mon attention tandis que je progressais lentement vers l’extrémité du couloir après avoir neutralisé une première patrouille. Étrange, les gardes avaient ouvert le feu et je n’étais pas à l’origine de ce trouble… Pointant ma tête un bref moment par le bout du couloir je pu remarquer une porte d’ascenseur ouverte, la patrouille qui s’approchait vers moi ayant fait volte-face pour observer en direction du bruit.

Une opportunité à ne pas manquer. Deux tirs précis et les lumières éclatèrent juste au-dessus d’eux, plongeant le couloir dans la pénombre tout en les faisant sursauter. Ils se retournèrent arme à la main sur le vide, j’avais soigneusement reculé dans le couloir adjacent.


-Qui va là? Je vous suggère de sortir les mains en l’air où vous le paierez de votre vie.

Un nouveau sourire pointe sur mon visage, même si la cause des coups de feu occupe encore mon esprit. Un fumigène et un dispositif holographique sont lancés successivement, le premier plongeant l’intersection dans un brouillard opaque, le second projetant une image en trois dimensions représentant ma propre personne brillant de cette lueur verdâtre si caractéristique.

Les gardes du corps de Baron ouvrent le feu, vidant leur chargeur sur ce spectre, terrorisé de voir leur projectile franchir ce dernier sans même le blesser. Un troisième gadget se retrouve alors à leurs pieds, lancé depuis ma position. Leur regard plonge vers le sol, l’explosion aveuglant les trois idiots. J’entre en piste, récupérant mon projecteur holographique, avant d’ouvrir le feu contre les gardes. Trois balles silencieuses mettant fin à leur vie. Deux balles supplémentaires plongeant une nouvelle section du couloir, jusqu’à l’entrée des portes d’ascenseur, dans l’ombre. Utilisant la noirceur pour me dissimuler, je recharge mes armes. La patrouille qui se trouvait à l’autre extrémité du couloir, ayant été attirée par les coups de feu tiré par leurs collègues alors qu’ils tentaient d’abattre mon hologramme, se ruant vers ma position.

Le couloir plongé dans l’ombre semble les surprendre et les terroriser. Ils s’arrêtent à la hauteur de leurs collègues qui sont toujours afférés dans l’ascenseur ouvert. Je remarque un second ascenseur qui progresse vers notre position, peut-être passera-t-il en progressant sa course vers les autres étages, mais cela m’intrigue. La dernière patrouille essaye de voir dans le couloir où je suis caché, j’active le fumigène situé sous mon costume afin de m’envelopper dans l’ombre.


-C’est quoi ce foutoir? Pourquoi fait-il aussi noir et pourquoi y a-t-il autant de fumée?

-On devrait sûrement aviser le boss et la sécurité de l’hôtel, ils pourraient appeler les flics.

-Tu es complètement idiot? Les flics ils n’en ont rien à foutre de nous avec le bordel dans lequel est plongé Gotham. Puis de toute façon le patron, il nous paye pour régler ça ce genre de problème. Donc… Tu vas aller voir ce qui se passe dans ce couloir, on te couvre d’ici.

-Tu es complètement taré, on y voit rien.

-Tu as peur du noir? Allez avance.

Poussant son confrère à l’avant, le chef du trio de garde lève son arme signifiant qu’il le couvre. Pauvre type, il perd rapidement son partenaire tandis qu’il s’enfonce dans la fumée et la noirceur du couloir. Je le laisse me dépasser, immobile, puis une fois que je suis derrière lui, j’utilise mon garrot pour mettre fin à ses jours aussi silencieusement que possible. On l’appelle, il ne répond pas.

Avançant lentement, le duo restant se retrouve maintenant devant les ascenseurs, ne comprenant pas du tout ce qui se passe en ce moment. Les quatre gardes situés devant la porte de Morris Baron ne tarderaient certainement pas à venir rejoindre leurs petits amis. Je n’avais aucun doute que tout ce raffut devait avoir stimulé ma cible à vouloir fuir, mais depuis ma position je couvrais le seul point de sortie, les ascenseurs, cette fois-ci, il ne m’échapperait pas.

Ce que Spook ne savait pas par contre était la présence d’un serpent venimeux dans l’appartement du businessman des deux gardes occupés avec le cobra, l’un d’eux venait d’être mordu par la bête, se tordant de douleur, la mort n’étant pas bien loin.

Baron ayant poussé deux de ses gardes personnels à l’extérieur pour s’enquérir de la situation, se retrouvait avec un seul homme pour assuré sa protection rapprochée. Ce dernier, aux prises avec un serpent qui venait de terrasser son collègue, avait sorti son arme, bien décidé d’en finir avec la menace rampante. Œil pour œil. C’était donc quatre gardes qui se dirigèrent vers le couloir central, afin de prêter main-forte aux deux duos restants. Deux gardes étant demeurés à l’arrière pour garder la porte.


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MessageSujet: Re: Morris Baron, l'homme à abattre   Mar 4 Nov - 21:53

L'un des deux sbires situés dans l'ascenseur était parvenu à se hisser au travers de la trappe donnant accès à la cage d'ascenseur.

"Alors, qu'est-ce que tu vois ?" demanda son collègue.

Il espérait y trouver un gros serpent, mais...


"Mince, y a rien du tout par ici ! ...Ah, attends ! Un ascenseur monte."

Il passa sa tête par dessus le bord de la cabine sur laquelle il se trouvait et regarda par en bas, ayant vue sur la deuxième cabine qui montait.

"Oh... Merde ! C'est Bobby !" s'exclama t-il en voyant le cadavre écrasé contre le toit de la deuxième cabine.

"Quoi ?" demanda son acolyte, toujours à l'intérieur de la cabine.

"La chose qui l'a attrapé l'a jeté dans la cage d'ascenseur, il est mort ! Quoique ce soit, c'est hors de question que je reste ici plus longtemps !"

Ce fut à ce moment que de nouveaux coups de feu se firent entendre. Le garde du corps situé sur le toit de la cabine rentra à nouveau à l'intérieur en se laissant tomber jambes en avant au travers de la trappe, et tous deux se ruèrent vers le couloir. Ils constatèrent alors qu'une partie du couloir était complètement plongée dans le noir et la fumée.

"Que se passe t-il ?" demanda l'un des deux.

"On est attaqués. C'est sûrement votre type de l'ascenseur, il a plongé toute cette partie du couloir dans le noir et a balancé des fumigènes."

"L'enfoiré... Vous croyez que c'est ce fantôme dont le patron nous a parlé ?"

"C'était pas un fantôme ce qui a attrapé Bobby dans l'ascenseur. Cela ressemblait à une queue, je sais ce que j'ai vu !"

"A propos d'ascenseur, y en a un qui monte. Quelqu'un a appelé le service de l'hôtel ?"

"Pas encore... C'est sûrement notre homme."

Les quatre gardes se plaquèrent contre le mur opposé et visèrent tous en direction de la deuxième cabine d'ascenseur. Au moment où les quatre gardes provenant du couloir de la chambre de Baron bifurquèrent dans l'allée centrale, une petite clochette retentit pour annoncer l'arrêt de l'ascenseur à cet étage. Aussitôt, les deux portes automatiques s'ouvrirent et les gardes tirèrent plusieurs coups de feu sans se poser de questions, avant de constater que la cabine était vide.

Vide ? Pas tout à fait. Le contorsionniste qu'était devenu Copperhead se trouvait accroché au plafond de la cabine, caché par la petite bordure située juste au dessus de la porte, qui lui offrait à la fois une protection, et une cachette. En effet, les quatre gardes se trouvant dos au mur opposé, de là où ils étaient, Copperhead se trouvait dans un angle mort.


Spoiler:
 

L'un d'eux s'approcha alors de l'ascenseur pour vérifier s'il était vide ou non. Lorsqu'il fut suffisamment proche, il put apercevoir une partie du costume de Copperhead en levant la tête.

"Il est là !" s'exclama t-il en levant son pistolet vers le plafond de la cabine.

Aussitôt, la queue mécanique de l'homme-serpent se déroula et frappa violemment le poignet de l'homme le plus proche, ce qui projeta son arme sur le côté. Copperhead se laissa aussitôt tomber et pivota sur lui-même dans sa courte chute de presque deux mètres pour atterrir à quatre pattes sur le sol de la cabine, les membres écartés, tandis que sa tête et son corps rasaient le sol comme s'il rampait. Il siffla en dévoilant sa langue bifide un quart de secondes pour les intimider, avant de bondir sur le garde le plus proche, qui était désarmé.

Il planta pratiquement toutes les griffes de ses mains dans la gorge de l'homme, et s'accrocha à lui pour s'en servir de bouclier humain, tout en se repliant. Sa longue queue s'enroula autour de l'homme toujours debout, tandis que le tueur à gages replia les jambes pour poser les deux pieds sur son abdomen, tout en prenant soin de rester bien caché derrière sa proie pour être à couvert (hormis la queue). Deux gardes les contournèrent, de chaque côté, tandis que le troisième se trouvait toujours dos au mur.

Copperhead déroula sa queue, et poussa sur ses jambes en s'appuyant sur l'abdomen de sa proie pour se propulser légèrement en arrière tout en la projetant contre le garde situé juste derrière. Il exécuta rapidement un salto arrière avant de se rétablir de nouveau en position quasi rampante sur le sol, évitant ainsi un coup de feu tiré un peu trop haut. Puis il tourna sur lui-même afin de balayer les jambes des deux gardes qui l'avaient pris en sandwich, pour les faire tomber.

Le garde qui était resté plaqué contre le mur se prit son acolyte qui avait été projeté vers lui, et le poussa sur le côté pour le dégager. Ce dernier était en train de suffoquer, plusieurs jets de sang s'éjectant de sa gorge au rythme de ses battements cardiaques. Dégagé de son partenaire mourant, le garde visa à nouveau l'être rampant avec son pistolet, et au moment où il tira, son ennemi se projeta vers lui tout en effectuant une roulade sur lui-même autour de son axe vertical. La balle ricocha sur son costume résistant, mais il aurait tout de même un bleu à l'endroit de l'impact. Tout en effectuant sa roulade, Copperhead dégaina son sceptre de sa ceinture, et lorsque sa roulade prit fin et qu'il se trouva de nouveau face à son adversaire, il le frappa sur le sommet du crâne avec le pommeau de son sceptre qui avait la forme d'une tête de serpent, avant de se rétablir sur ses pieds et de se mettre en position accroupie.


C'était le moment de faire une courte pause pour analyser un peu la situation.
Il jeta un rapide coup d’œil derrière lui et vit quatre nouveaux gardes accourir, flingues à la main et prêts à le viser. Ils n'avaient pas encore faits feu pour le moment par peur de blesser leurs collègues. L'homme qui venait de se prendre un coup de sceptre était assommé, mais les deux qui étaient tombés suite au balayage de sa queue n'étaient pas hors d'état de nuire, et commençaient à se relever.

Copperhead enroula sa queue autour du bras de l'un des deux gardes en train de se relever, et le projeta sur les quatre gardes qui accouraient afin de les ralentir un peu. Puis il bondit sur l'autre, en pliant ses jambes et en mettant ses genoux vers l'avant pour le percuter de plein fouet au niveau du torse, ce qui eut pour effet de lui couper le souffle et de le faire basculer en arrière. Nathan se retrouvait donc à genoux sur le corps de sa victime. Il dégaina la lame planquée dans son sceptre et égorgea rapidement le type avant de se dégager de lui en faisant une roulade vers l'avant, ce qui l'approcha de la fumée. Il fit volte-face et remarqua alors que les autres gardes n'avaient pas été suffisamment ralentis et qu'ils firent feu sur lui. Il effectua plusieurs pirouettes vers l'arrière afin de s'enfoncer dans la fumée, puis bondit au plafond sur lequel il rampa à quatre pattes pour continuer à s'enfoncer dans la fumée et la pénombre jusqu'à ne plus être visible. La plupart des tirs l'avaient raté grâce à sa vivacité, mais trois balles supplémentaires avaient tout de même ricoché sur son costume, lui laissant des bleus.

Maintenant qu'il était caché dans l'ombre et à l'abris des tirs, une question lui vint en tête. Pourquoi diable y avait-il de la fumée et pourquoi ce secteur était-il plongé dans le noir ? Quelqu'un d'autre en avait-il après Baron ? Quelqu'un d'autre avait-il été payé pour l'abattre ? Toujours accroché au plafond et la tête en bas, il restait sur ses gardes en observant le sol et les alentours tout en restant à l'affût des bruits. Malheureusement, les cris des gardes de Baron couvraient n'importe quel autre bruit, et il n'y voyait pas grand chose dans cette pénombre enfumée. Il se dit alors que si cette fumée avait été provoquée par un autre tueur à gages, c'était qu'il avait l'habitude d'utiliser des fumigènes et que, par conséquent, il avait probablement des lunettes pour voir au travers du noir et de la fumée. Il avait donc un net avantage sur Copperhead qui avait du mal à discerner les silhouettes. Cela l'amena donc à penser que dans cet environnement, il pouvait devenir une proie, et se trouvait en danger. Mais se jeter tête baissée sur les cinq gardes restants n'étaient pas non plus une brillante idée. Il fallait qu'il trouve une grille d'aération, un conduit dans lequel il pourrait s'insérer afin de contourner les gardes et d'accéder à la chambre de Baron. Il se mit donc en quête d'une grille d'aération en restant à proximité des coins séparant le mur et le plafond.

Deux coups de feu retentirent à l'autre extrémité de l'étage, provenant de la chambre de Morris. Le cobra royal que Copperhead avait emmené avec lui gisait à côté du lit, répandant une flaque de sang autour de lui. Un instant plus tard, on put apercevoir l'homme d'affaire s'enfuir à toutes jambes, une mallette à la main, en compagnie de trois gardes (ceux qui étaient restés devant la porte de sa chambre, et celui resté dans sa chambre et qui avait tué le serpent). Ils passèrent furtivement derrière les cinq gardes situés dans le couloir principal, et prirent les escaliers situés à l'autre extrémité de là où se trouvaient Copperhead et Spook.



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MessageSujet: Re: Morris Baron, l'homme à abattre   Mar 11 Nov - 16:26

On s’invitait à ma petite fête, ruinant ainsi une grande partie de l’effet de surprise, si précieuse dans mes interventions. Une créature agile à l’aspect reptilien, attirant beaucoup trop d’attention et de tirs… Me plaquant contre le mur afin d’éviter d’être atteint par une balle perdue dans l’ombre et la fumée causées par mes dispositifs j’observais l’autre extrémité du couloir, les gardes s’étant réunis pour contrer la menace du nouveau venu. Leur effort semblait porter fruit, la créature reptilienne, venant chercher couvert dans la pénombre.

J’observe un moment cet intrus, percher au plafond, se retenant agilement. Son costume de serpent est approprié. Sa présence en ces lieux n’est certainement pas un hasard et comme il attaque les hommes de Baron, il n’est sûrement pas venu discuter avec lui. Personne ne m’enlèvera ma vengeance. C’est à ce moment que mon regard est attiré vers l’autre extrémité du couloir, un groupe fonce vers l’escalier. Morris Baron et ses gardes sans aucun doute. Pas question de le laisser fuir. Les petits soldats semblent occupés par le serpent, ma présence étant devenu qu’un rêve, j’en profite pour reculer silencieusement.

J’atteins la seconde cage d’escalier et m’y engouffre sans faire le moindre bruit, laissant les hommes de main face à ce second chasseur. Accrochant ma corde grappin à la balustrade, je plonge dans le vide, stoppant ma course cinq étages plus bas. Une fois sur place, je traverse le couloir rapidement, croisant un couple qui se rendait à sa chambre, troubler par la vision que je leur impose. Maintenant dans la cage d’escalier emprunter par Morris Baron et ses hommes je regarde vers le haut. Ils sont à deux étages continuant rapidement leur progression vers ma position. Un sourire apparaît sur mon visage. Je suis si près de mon but. MA vengeance.

Mon pistolet avec silencieux élimine les sources de lumière de ce palier, le léger bruit du verre qui éclate étant caché par les bruits de pas pressés des hommes de Baron. J’entends l’un d’eux qui parle à un collègue via un son téléphone.


–Extraction en cours. Préparez la voiture on arrive au sixième étage, direction le garage par la cage d’escalier.

Ils arrivent. Un fumigène englobant l’espace restreint dans l’ombre.

-C’est quoi ce bordel?

Je perçois la terreur sur le visage de ma cible, il a compris, mais il est trop tard.

-P’tain c’est lui, le fantôme. On remonte. Tirez sur tout ce qui…

Deux tirs précis font tomber les deux gardes situés plus près de lui, aspergent de leur sang l’homme d’affaires. Il pousse un cri et échappe sa mallette.  Le dernier garde panique. J’active la luminescence de mon costume, ajoutant au dramatique. Une nouvelle balle et Baron est à moi. J’approche de l’homme terrorisé, il glisse, sa main dans une poche, sort une arme et fait feu, la balle me manque de peu traversant mon costume. Un coup de pied dégage l’arme de sa main. Je l’agrippe.

-Pitier, je n’ai jamais voulu votre mort Kaliban.

-Le temps de la pitié est passé, l’heure de la vengeance à sonner.

Au moment où j’allais exécuter le coup de grâce contre mon adversaire, un bruit attira mon regard. Sûrement d’autres gardes arrivant du garage. Il était trop tard maintenant, dans quelques secondes, tout serait terminé.
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Ex-Copperhead

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MessageSujet: Re: Morris Baron, l'homme à abattre   Mer 12 Nov - 20:25

L'un des cinq gardes situés dans l'allée centrale du dixième étage se retourna en entendant des bruits de pas de course derrière lui.

"Patron !" s'exclama t-il envers Baron qui s'engouffrait dans les escaliers, accompagné de trois autres hommes de main.

Toutefois, Baron et les trois hommes ne s'arrêtèrent pas et continuèrent leur chemin pour descendre les marches quatre à quatre.


"Mince ! Le patron s'en va sans nous !"

"Il faut qu'on reste ici, qu'on surveille l'escalier. On a un bon champ de vision ici, il nous prendra pas par surprise ici."

"A moins qu'il nous plonge dans le noir et qu'il utilise encore ses fumigènes..."

"Bande d'idiots ! S'il a vu le patron fuir, qu'est-ce qui l'empêche de prendre l'escalier à l'autre extrémité pour descendre plus vite que lui et l'attendre au rez-de-chaussée ?!"

"Mince, j'y avais pas pensé ! Il faut qu'on le suive alors !"


"Il vaudrait mieux, si on veut être payés... Toi, surveille l'entrée de l'escalier. T'as une vue dégagée sur tout le couloir, il pourra pas te surprendre. Et s'il balance encore des fumigènes, t'auras qu'à filer dans l'escalier et l'attendre juste derrière la porte pour le piéger. Nous quatre, on suit le patron. Si le tueur a pris les autres escaliers pour le rattraper, on ne sera pas de trop pour aider Baron."


"Bonne idée !"

Et ce fut sur cette discussion que le groupe se sépara. L'un d'entre eux resta devant la porte de l'escalier en surveillant les couloirs, tandis que les quatre autres partirent à la poursuite de Baron dans les escaliers. Cependant, Morris avait déjà presque trois étages d'avance sur eux lorsqu'ils commencèrent à descendre. C'est pourquoi leurs bruits se firent entendre tardivement après que la garde rapprochée de leur patron se soit faite attaquer. Lorsqu'ils arrivèrent un étage au dessus du Baron, ils virent ce dernier en proie au Spook qui l'agrippait. Ils étaient situés en face par rapport à la cage d'escalier, et environ un étage au dessus. Bien qu'ils pouvaient les voir, le vide ainsi que quelques mètres de hauteur les séparaient.


"Patron !!!" s'exclama l'un d'eux.

Aussitôt, ils sortirent leurs armes et visèrent en direction du Spook. Mais tirer était trop dangereux : ils risquaient de toucher Baron.


"Relâche-le ! Si tu le tues, on te trucide juste après !"


Pendant ce temps... Le garde qui était resté en haut pour surveiller la porte sentit une piqûre sur la nuque. Il y passa sa main et remarqua la présence d'une aiguille qui venait de se planter. Surpris, il la retira aussitôt, juste avant d'être pris de violentes convulsions et de s'effondrer sur le sol. Alors qu'il était à la recherche d'un conduit de ventilation, Copperhead avait entendu leurs petites discussions. Il avait donc attendu que le garde se retrouve seul, pour utiliser la petite sarbacane accrochée à la ceinture de son costume et lui tirer une fléchette venimeuse. Il sortit aussitôt de l'ombre et s'élança en silence dans la direction du sbire.

Il jeta un coup d’œil vers sa gauche pour voir, au bout du couloir, la porte de la suite de Baron restée entrouverte. Son cobra n'en était toujours pas sorti... Et puisque Baron avait pu s'échapper, cela ne présageait rien de bon. Mais sa cible était en train de se faire la malle et il ne pouvait la laisser filer. D'autant plus qu'un autre tueur était à ses trousses. Il vérifierait l'état de son serpent plus tard, il devait avant tout poursuivre sa proie. Il ouvrit à son tour la porte de la cage d'escalier, et s'élança par dessus la barrière sans une once d'hésitation. Son corps, sous l'effet de la gravité, traversa les étages à une vitesse époustouflante alors même qu'il faisait l'étoile pour diminuer l'accélération. Très rapidement, il aperçu les hommes de Baron, et, un peu plus bas, ce dernier pris au piège par le tueur. Copperhead, en pleine chute libre, n'avait alors que quelques dixièmes de secondes pour réagir. Il vit la cible tenue par un homme déguisé en fantôme d'un côté, les quatre hommes de main de Baron en train de menacer son tortionnaire de l'autre, et l'homme-serpent se rapprochait d'eux extrêmement vite. Il devait prendre une décision. Il pouvait essayer de se suspendre à la barrière avec sa queue afin de stopper sa chute. Mais devait-il s'attaquer d'abord aux hommes de main de Baron, ou bien au tueur à gages qui s'apprêtait à achever sa cible ?

Trop tard... Le temps passait vite lorsqu'on était en chute libre, et Copperhead n'en avait pas eu suffisamment pour réfléchir. Continuant sa chute dans le vide, il passa en ligne droite et très brièvement, entre les hommes de main de Baron, et ce dernier maintenu par le Spook. Les malfrats furent tellement surpris par cette apparition que, probablement à bout de nerfs, ils ne purent s'empêcher de presser la détente en direction de Baron et Spook.
Copperhead, quant à lui, enroula sa queue autour de la barrière de l'escalier, un étage en dessous, afin de stopper sa chute. Son corps effectua un mouvement involontaire de balançoire vers l'avant à cause de l'élan, et s'accrocha par dessous les escaliers. Il agrippa alors le bord des marches avec ses mains, lâchant la barrière avec sa queue, et effectua une roulade vers l'avant et vers le haut de sorte à se rétablir sur ses pieds, posés sur le dessus de la barrière, en position accroupie. Il jeta un œil un étage au dessus de lui pour voir ce qu'il s'était passé suite aux coups de feu qu'il venait d'entendre. Qui était mort ? Le Baron ? Le tueur masqué ? Personne ?

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Morris Baron, l'homme à abattre

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