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Ne manquez pas les deux derniers chapitres de Darkwatch, où s'affronteront Le Chevalier Noir et l'Empereur !

Clash of the Warriors & La Révolte

"Lors d'une rafle de la Ligue des Ombres, la Lignée décide d'intervenir et de massacrer les hommes de Ra's Al Ghul. Les habitants, excédés par la situation, décident de se révolter, avec le support de l'Empereur et ses troupes. Le G.C.P.D est dépassé et les justiciers n'ont d'autre choix que s'en mêler, Batman en tête."

(Petit aperçu des évènements en vidéo ici)


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 The Awakening (Post unique)

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Takeshi Akuma/ Ashtar

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Vous à Gotham : Leader de La Lignée / Gérant du Sinner's Inn
Citations : Mon pouvoir sert le Ciel et les Esprits!!! Mon Poing droit est au service de mon règne! Mon Poing gauche instaure la Terreur chez mes ennemis! Ceux qui tomberont face à moi deviendront une part de ma Légende!

MessageSujet: The Awakening (Post unique)   Sam 4 Oct - 1:29

Brain venait de craquer une des dernières allumettes qui lui restait. Il poussait un soupir à peine audible en se demandant comment il allait continuer à s'en tirer. Cela faisait combien de temps, déjà ? A vrai dire, il avait perdu le fil de tout ce bordel et la seule chose qui lui convenait, c'était de voir cet endroit abandonné de tous depuis les événements.
Sa main glissa lentement dans la poche droite de son veston noir alors qu'il poussa un grognement d'exaspération, sans doute énervé à l'idée de ne plus pouvoir fumer dans quelques temps. A vrai dire, c'était son seul moyen de déstresser un peu et d'oublier la merde ambiante qui lui tombait sur la gueule depuis cette mise en quarantaine. Il avait quand même été assez agréablement surpris le jour où il avait pu entrer ici et décider que ce serait son nouveau « chez lui », dans ce lieu. Avec le temps, et une fois assuré qu'il ne serait pas dérangé, il se mit en quête de matériel dans l'idée de faire de la récupération en se disant que cela lui serait fort utile....et il n'avait pas eu tort. Il avait même réussi à remettre le courant dans certaines zones en faisant usage d'un générateur qu'il avait récupéré quelques rues plus loin et qu'il avait bricolé à sa sauce. A son grand étonnement, l'appareil ne montra aucun signe de dysfonctionnement. Inutile de dire qu'avec le temps, il s'était donc installé  de quoi tenir sans oublier qu'il avait eu droit à une caisse larguée par l'armée qui avait atterrie sur le toit, le laissant seul propriétaire d'un contenu plutôt utile : Un 9mm et quelques munitions, de la nourriture, des clopes et une couverture de survie, sans oublier certaines autres bricoles comme une lampe torche et des piles.

Au final, cette situation de No Man's Land, ce n'était pas si terrible que cela. Brain en avait vu des sacrées à Gotham, et ce n'était qu'une merde de plus parmi tant d'autres et pour oublier cela, il lui arrivait parfois de quitter son nouveau domicile pour aller boire un coup à un petit bar de fortune installé dans la rue voisine, quelques mètres plus loin. En fait, tout serait allé pour le mieux si il n'avait pas commencé à entendre et voir des choses qu'il ne pouvait s'expliquer. Instinctivement, il avait préféré garder le silence sur ce qui arrivait et mettait cela sur le compte de la fatigue ainsi que le manque de nourriture, vu qu'il devait se rationner. Après, il était tout aussi probable que des squatteurs aient décidés de venir jouer les troubles-fêtes, aussi garda il son flingue constamment rivé à sa main chaque soir, attendant de voir qui osait se payer royalement sa tête.

Au début, c'était des bruits de pas rapides, et de temps à autre, un objet qui était déplacé. Chose qui avait son importance, Brain avait remarqué que cela se produisait beaucoup du coté de la salle d'exposition japonaise ce qui l'avait poussé à intensifier ses patrouilles dans ce secteur chaque soir bien qu'il faisait chou-blanc, les premiers jours. Au bout d'un moment, il décida d'en parler avec Rick Sundy, le propriétaire du bar qui avait entendu parler d'une possible réunification des bandes du coin. A l'évocation de l'histoire de son client, il lui avait conseillé de faire preuve de prudence en lui rappelant que la loi n'avait plus cours et que n'importe qui pouvait venir revendiquer ce foutu bâtiment afin de s'y mettre à l'abri. Brain, du haut de ses 42 ans, n'était pas un idiot et savait à quoi s'en tenir.

Histoire de se rassurer, Brain avait décidé d'utiliser un vieux poste radio qu'il avait trouvé dans le bureau du directeur et il se repassait en boucle de vieilles cassettes qu'il avait trouvé : Enregistrements personnels, conventions, et même quelques matchs de l'équipe de Gotham contre celle de Starling City. A vrai dire, il ne les écoutait pas vraiment.....mais cela savait se montrer utile pour apaiser cette anxiété qui le dévorait depuis quelques jours. Brain s'était même surpris à ressentir une étrange terreur lorsque le silence l'entourait, ce qui le poussait à rapidement se jeter dehors, sur le parvis du musée afin de pouvoir jouir de la vie extérieure. Bon, il y'avait bien des gens qui passaient en vélo, et d'autres se déplaçaient par groupes afin d'éviter les éventuels prédateurs. Ce n'était pas grand chose mais ca avait le don de calmer les bouffées de terreur qu'il ressentait au fur et à mesure des jours où il habitait ici.

Puis à un moment, ses peurs ont cessées et il a pu retourner s'installer dans le luxurieux bâtiment, mais comme on le dit, les bonnes choses ne duraient jamais et une nuit, il se réveilla en sursaut avec la désagréable impression qu'il n'était pas seul et que, l'espace d'un instant, quelqu'un avait posé ses mains sur lui, ce qui l'avait fait se dresser comme un diable en braquant son arme et sa lampe. Ses yeux, à peine réveillés et encore fatigués, rendaient l'observation difficile mais il avait juré avoir vu une ombre au dessus de lui au moment où il ouvrit les yeux. Paniqué, en sueur, il avait même ouvert le feu de manière presque mécanique, son instinct lui disant qu'il était en danger mais une fois la balle tirée, il se rendit compte qu'il n'avait rien touché, excepté le vide.

Ce jour là, il perdit définitivement le sommeil et pendant une semaine, le pauvre homme se shoota au café noir, qu'il avait au préalable échangé contre quelques balles et un peu de sa nourriture. C'était le minimum pour pouvoir tenir ces longues nuits où ce « pourri » voulait lui faire la peau. Qui qu'il soit, ce type, car il n'avait pas pu l'identifier, avait failli l'avoir une fois et si il avait tiré dans le vide le soir d'avant, les traces de doigts sur son cou, elles, étaient bien réelles car jusqu'à preuve du contraire, les fantômes n'existaient pas et ne pouvaient pas agir d'une telle manière.

Si il savait, seulement......si seulement, il avait su, alors peut-être aurait il quitté ce lieu sans demander son reste. Mais où aurait il pu aller ? Plus personne n'avait de toit, tout le monde risquait une balle dans la crâne et les périodes de froid approchaient. Quant aux stations de métro, il y'avait un peu trop de monde à son goût pour pouvoir s'y sentir à l'aise.
Le musée était sa seule maison, le seul lieu où il aurait pu se sentir en sécurité et peut-être se détacher un peu de son traumatisme.......et oublier, en buvant une gorgée, voire, deux de sa dernière bouteille tout en gardant un œil sur ce qui l'entourait. Et puis, une autre théorie vint se greffer à son esprit : Et si c'était lui qui avait fait cela à sa gorge ? Si c'était lui qui pétait un plomb depuis le début de ce bordel et de la mort de sa femme ?

Jesse était morte au début du No Man's Land, tuée par les bandes de pillards qui sévissaient dans le quartier. Lui, n'était pas là, comme toujours, trop accaparé par son travail, trop absorbé pour ne pas voir le message à l'aide qu'il avait reçu d'elle alors que la porte de sa maison avait volée en éclat pour laisser entrer des voyous avide de possession et de chair.
Une autre gorgée de café froid lui caressait le palais. Aucun goût, désagréable et pourtant si nécessaire pour ne pas s'endormir et être en proie à ces foutues visions ou ce foutu pétage de plomb, peu importe ce que c'était......mais jamais il ne pourrait se pardonner de ne pas avoir été là pour elle. Un jour, se disait il, un jour, il retrouverait les enculés qui avaient fait cela, et il se juraient de leur faire payer d'une balle dans le citron chacun.

Les jours passaient et la folie semblait l'emporter sur lui, si tant est que cela en était vraiment. Ce qui n'était que des agressions du sommeil, se transformèrent en chuchotements dans les couloirs, en cris et parfois même en apparition furtives d'ombres courant devant et derrière lui à des intervalles aléatoires. Une fois de plus, il pouvait croire à sa propre folie, que la solitude lui faisait imaginer des choses étranges, comme quelqu'un pouvait jouer avec ses nerfs. C'était une explication rationnelle, mais dans ce cas, comment expliquer cette étrange sensation d'oppression qu'il ressentait à l'intérieur du bâtiment ? Pourquoi avait il la désagréable impression d'être observé et parfois moqué lorsqu'il tirait une balle, parfois deux dans le décor en pensant toucher quelque chose ?

Et surtout, pourquoi chacune de ces foutues manifestations le ramenait à la grande pièce centrale du musée, là où trônait une arme blanche, une lame d'un lointain passé qui semblait attendre quelque chose. D'ailleurs, il était terrifiant de voir à quel point un simple regard sur cette dernière finissait de le mettre mal à l'aise, lui qui se pensait hanté par des entités depuis un petit moment. Plus personne ne s'étonnait donc de le voir loger devant ou encore, sur le toit du bâtiment, accessible depuis une échelle de secours. Plus le temps passait, plus les jours et les nuits lui paraissaient longues, mais une fois de plus, où serait il allé ? La clinique de Leslie ? A peine surveillée et à plus de 8 kilomètres, juste après le territoire des Demonz. C 'était suicidaire de tenter une percée seul.
L'Eglise Last Hope ? Encore plus éloignée de tout et seul le vieux bar de fortune était encore la zone la plus proche où il pouvait parfois s'exiler jusqu'à ce qu'il soit obligé de quitter le bâtiment qui fermait ses portes. La plupart des gens qui le connaissaient voyaient bien l'angoisse et la fatigue qui se lisait sur les traits de son visage. Silencieux, taciturne, il ne parlait quasiment plus, excepté pour se commander un verre jusqu'à ce qu'il soit obligé de repartir dans cette maudite demeure....et à y' reflechir, il se demandait ce qui était le mieux : Être harcelé par des fantômes, comme il semblait le croire, ou se manger une balle en pleine tête.

2 semaines avaient maintenant passée et Brain vivait dans l'angoisse constante. Au début hésitant à parler de son histoire de peur qu'on le prenne pour un fou, il se demandait si il ne devait pas tracer sa route jusqu'au quartier du Village et raconter ce qu'il vivait depuis tout ce temps. Prenons par exemple aujourd'hui, alors qu'il tentait, une fois de plus, de couvrir le silence par une cassette retransmettant un match de l'équipe de Gotham contre celle de Metropolis. Pendant quelques minutes, tout semblait bien se passer jusqu'à ce que l'appareil soit pris de grésillements insupportables, comme si il semblant à proie à des interférences extérieures, chose impossible pour un magnétophone non doté d'une fonction radio. Alors que se passait il ? Pourquoi ces grésillements, d'abord insupportables, prirent une ampleur plus terrifiantes, jusqu'à laisser entendre des hurlements terrifiants, comme des milliers de voix sorties de l'enfer ? En hurlant, il avait envoyé l'appareil se briser contre un des murs du bâtiment et même en morceaux, il continuait de diffuser cette horrible cacophonie infernale qui résonnait maintenant dans tout le bâtiment.
C'était trop pour lui et cette fois, il refusait de rester une minute de plus ici........mais quand les Ténèbres vous encerclaient, alors, il était difficile de se défaire de leur étreinte. Brain en faisait la douloureuse expérience alors que, tentant de prendre le chemin de la sortie, il fût brusquement projeté en arrière sur plusieurs mètres, son corps ayant quitté le sol pour revenir dans la grande salle où se trouvait la lame qui le terrifiait tant. Partout autour de lui, il pouvait voir des mouvements, des ombres qui se déplaçaient avec vélocité, flottant parfois autour de lui jusqu'à resserrer leur déplacements, et se rapprochant inexorablement de lui. En jetant un œil furtif, il vit la lame briller d'une lueur rougeâtre qui pulsait sur les murs froids et blancs du musée tandis que les hurlements s'intensifièrent. Ce qui se passait, ce qui arrivait ce soir, c 'était à cause de cette foutue arme. C'était elle qui faisait cela, il le savait maintenant. Mais allait il vivre encore assez longtemps pour le raconter alors que les ombres prirent une forme bien plus visibles, plus tangibles pour laisser se dessiner des formes plus humaines, de tailles diverses mais dont le point commun était les atroces mutilations dont ils semblaient victimes, alors qu'ils tendaient presque leurs bras vers Brain, comme pour supplier une aide qu'ils ne pouvaient pas recevoir. Il voyait des femmes aux yeux arrachées, aux vêtements en lambeaux, des enfants démembrés et parfois, des hommes dont un qui semblait pouvoir se mouvoir sans sa tête.....mais tous se dirigeaient vers Brain, acculé dans la gigantesque salle, qui, dans un dernier hurlement de terreur pure, tomba dans une syncope profonde en pensant ne plus jamais se réveiller.

Finalement, il se réveilla à nouveau dans notre monde, sorti de sa torpeur par la caresse du vent frais et plusieurs personnes autour de lui. Sa première réaction fût de pousser un monstrueux hurlement alors qu'ils tentaient de le rassurer. Le comportement de Brain devint alors plus hystérique jusqu'à ce qu'il perde totalement le contrôle de lui-même alors que son corps était secoué de spasmes incontrôlables jusqu'à ce que cela cesse....et qu'il retombe inerte sur le sol froid de l'extérieur du musée sous le regard de ceux étant venu lui porter secours. Tous se fixaient dans un grand silence en se demandant ce qui avait bien plus lui arriver et la plupart s'accordèrent sur le fait qu'il s'était produit quelque chose qui avait terrorisé cet homme et que le musée y'était pour quelque chose.

2 jours étaient maintenant passé et Brain était toujours allongé dans la clinique du Docteur Thompkins, ses yeux ouverts en fixant le vide autour de lui. Pas un mot, aucun mouvement, uniquement ces crises de hurlements qui arrivaient à chaque fois à la même heure, soit 22H50. Leslie était désemparée et ne comprenait pas ce qui avait frappé cet homme sans oublier que son comportement terrorisait tellement les autres patients qu'elle fût obligé de le mettre en quarantaine. Ceux l'ayant amené, eux, ne purent vraiment expliquer ce qui s'était passé. Pour la plupart des gothamites du secteur, le résident du musée avait simplement perdu la raison à cause de la conjoncture actuelle. C'était logique, cela dit car qui ne deviendrait pas fou dans cette ville. C'était la conclusion la plus sensée qui était venue dans l'esprit de la vieille femme qui avait décidée de ne rien dire à Bruce pour cette fois. Après tout, que pourrait il pour un homme qui avait sombré dans les méandres de la folie ? Et avec ses méthodes, il ne ferait que renforcer l'état dans lequel il se trouvait. Il n'avait vraiment pas besoin de cela, et elle non plus. Brain avait besoin de soin et elle comptait bien faire ce qui était en son pouvoir pour le ramener dans ce monde, peu importe le temps que cela allait mettre.

Dans le bar de Rick Sundy, le cas de Brain était sur toutes les lèvres et chacun émettait sa théorie sur ce qui avait bien pu se passer. Le barman, lui, était du genre curieux et il fallait avouer que le sujet le titillait depuis un petit moment. Il n'était pas très familier avec le pauvre type qui habitait le musée car c'était avant tout un client comme un autre et il ne s'était pas vraiment attardé sur son cas. Dans son esprit, il y'avait cette petite voix qui lui disait que quelque chose ne collait pas dans cette histoire, vous savez, celle qui vous fait parfois prendre des décisions regrettables et qu'on ne peut s’empêcher d'écouter.
Rick n'était pas le genre à avoir peur : Il avait grandi à Gotham, survécu à des attaques du Joker, à des fusillades de mafieux, au canon de Mister Freeze et tant d'autres choses que cela avait endurci son esprit et son corps, au passage. Il n'était pas un adepte des salles de musculations mais il affichait une carrure qui lui permettait de se démarquer un peu plus des autres du haut de son mètre quatre vingt douze. A le regarder en face il n'avait rien des gueules cassées des quartiers chaud de la ville mais il savait en imposer, mine de rien, bien que la violence ne faisait pas partie de ses attributions. En écoutant les paroles des gens, il soupira, presque désespéré de voir que des gens préféraient se confondre en théories fumeuses plutôt que d'aller voir de quoi il en retournait. Lui, au moins, il ne tarderait pas à savoir.

Après la fermeture, Rick partit dans l'arrière boutique de son bar, enfila un long imper marron un peu défraîchi mais toujours à sa mesure, s'arma de son pistolet ainsi que d'une batte de baseball puis, une fois assuré son gamin dormait paisiblement, le laissa aux cotés de sa femme. Il n'était pas foncièrement inquiet mais s'était promis de ne pas faire de folie ce soir. Au moindre souci, il s 'était promis de ne pas jouer les héros et d'alerter quiconque accepterait de l'écouter.

La zone qui entourait le musée semblait si vide de vie, si déserte ce qui ne l'étonnait pas du tout. L'histoire de ce pauvre hère avait fait le tour du quartier et la plupart refusaient de s'approcher du musée de peur de finir comme lui. D'ailleurs, un autre détail qui avait chiffonné l'esprit de notre barman, c'est que les témoins disaient avoir vu le corps de Brain sur le parvis du musée alors qu'il avait été trainé par quelqu'un....ou quelque chose qui aurait disparu à l'arrivée des gens du quartier. Aucune identification n'avait pu être rendue possible mais il était clair que quelqu'un s'était soucié de lui....et qu'il pouvait très bien être à l'intérieur, comme il pouvait aussi être responsable de son état actuel. Mais qui qu'il soit, il allait devoir répondre à quelques questions.

Le bruits des pas de Rick résonnait doucement dans le couloir. Il se garda bien de sortir ses armes, se doutant qu'il pourrait être vu comme un agresseur si quelqu'un d'autre logeait ici. Certaines zones étaient encore éclairées et quelques détritus jonchaient le sol. Son regard se portait maintenant sur le plan de la zone et les différents secteurs d'exposition et seul l'aile féodale semblait encore accessible. Le reste, lui, était verrouillé. Cela réduirait les recherches mais il aurait quelques couloirs à traverser.
Un enchainement de bruits de pas rapide le sortirent de l'observation du plan. L'homme à l'imperméable s'était retourné avec rapidité mais il ne vit rien. Pas de mouvements, et les bruits de pas cessèrent aussitôt, pour se conclure par un petit rire semblable à celui d'un enfant.
Un gosse, ici ? C'était improbable, car aucun enfant ne viendrait seul ici. Il aurait bien trop peur de se perdre dans ces couloirs ténébreux, ce qui renforça sa méfiance, lui faisant cette fois dégainer son arme, un 9mm Parabellum chargé de 15 balles. Les bruits de pas reprirent alors en direction de la salle féodale. Rick comprit que cela n'était pas un hasard, aussi décida il de suivre cet « enfant » si c'en était bien un, mais pas sans prendre des précautions. Pas à pas, lentement, il s'approchait de la zone ce qui le fit déboucher dans une première salle vide aux vitrines explosées. D'après les descriptions des pancartes, un grand nombre d'objets de valeurs, dont des bijoux d'un peu plus de 200 ans trônaient ici. Les pillards avaient fait le ménage, ne laissant que peu de choses, comme quelques reproductions d'armes ainsi qu'une armure de samouraï encore fixé sur son lieu d'exposition.

Ce n'était qu'un détail, cela dit, pas comme cette étrange lumière qui pulsait dans une autre salle, un peu plus loin. Cette fois, pas de doute, il y'avait quelqu'un car cette lumière rougeâtre bougeait d'une bien étrange façon, comme si elle pulsait en effectuant des vas et viens sur le sol marbré et les murs du musée. Peu rassuré, mais décidé à comprendre ce qui se passait, il s'approcha de la zone suivante mais ne dépassa pas le mur, préférant se contenter de tendre un peu le visage en gardant l'arme à la main. Le spectacle qui se déroulait de l'autre coté était incompréhensible. Au milieu d'une grande salle trônait une épée et sans se tromper, il pouvait affirmer avec force que c'était elle qui émettait cette lumière. La lueur parcourait chaque centimètre de l'épée, se reflétant un peu partout dans la salle et sur les quelques personnes qui étaient là à observer ce qui se passait. Il devait bien y'avoir 5...ou 6 personnes. Des femmes et des hommes dont un très âge apparemment et un autre, au milieu de tous, qui s'était avancé pour s'approcher de la lame sans aucune peur. Le fait que la zone soit plongée dans une semi-obscurité rendait les mystérieux protagonistes presque surnaturels, leur donnant la forme et la consistance de la nuit même et seules les pulsations de l'épée permettait parfois de voir ces étranges personnes.....et ce géant, au milieu de tous, une créature faite d'acier, dans l’étoffe de minuit, qui venait de poser sa main sur la garde de l'arme. Qui qu'il soit, ce singulier étranger ne semblait pas craindre l'épée...et il ne semblait clairement pas humain, selon l'avis de Rick, qui, malgré la peur qui commençait à l'envahir, ne bougeait pas de sa position. Ce type, au milieu de tous les autres, portait une étrange armure qui lui faisait penser à celle qu'il avait vu dans la salle d'avant. Les autres, eux, étaient habillés normalement mais il ne doutait pas qu'ils étaient avec lui.

L'instant d'après, il y'eut un rugissement qui retentit dans la salle, suivi de l'apparition d'une grande colonne de lumière blanche qui entoura le Samouraï, irradiant la salle centrale et les avoisinantes. Le corps de Rick fut mystérieusement balayé du sol, projeté à plusieurs mètres à travers la salle n°2 par une onde de choc qui détruisait dans un bruit de verre brisée la plupart des vitrines restantes. Son corps fût plaqué sur un des murs voisins, à plusieurs mètres et il y' resta fixé pendant une bonne minute alors que de sa position, il vit le reste du spectacle. Il voyait le combattant brandir la lame de sa main droite en la portant vers le ciel, comme une marque de défi envers les Cieux alors que son hurlement se fit plus inhumain encore. Ceux qui l'accompagnaient, eux, ne semblaient pas affectés par l'onde de force qui maintenait le pauvre barman contre le mur.

Ce qu'il voyait de ses propres yeux.....ce qu'il vivait, cela n'avait rien de logique. Ce n'était pas censé et pourtant, cela se déroulait, là et maintenant, il croyait. Il voyait sa foi lui revenir étrangement dans la figure, lui, qui, lorsqu'il était plus jeune, avait toujours refusé de croire les longues conneries insensées de sa pauvre mère croyante qui la mettait en garde contre la fureur des esprits et la présences des démons sur Terre. Pendant longtemps, il avait essayé d'enfouir ces foutues paroles au plus profond de son esprit afin de pouvoir faire fi de toutes les saloperies que sa mère lui avait raconté. Pendant longtemps, il avait toujours pensé que sa mère, aussi folle était elle, le détestait et lui racontait cela pour le faire devenir encore plus dingue qu'elle. Aujourd'hui, il constatait à quel point il se gourait. Tout ce qu'on disait sur les fantômes, les entités supérieurs, les forces du ciel et de l'enfer......c'était loin d'être des conneries....et il n'y avait qu'une personne qui pourrait faire quelque chose contre cela.
L'impulsion qui le maintenait au sol se fît moins intense beaucoup moins puissante et le corps du barman retomba sur le sol du musée, tandis que le mystérieux samouraï se tenait toujours au milieu de cette colonne de lumière autour de laquelle de mystérieuses vapeurs noires tournaient avec rapidité. Il n'en semblait aucunement gêné, mais Rick ne comptait pas rester plus longtemps ici pour en voir plus et aussi rapidement qu'il était venu, il quitta le musée en courant aussi vite qu'il le pouvait, sans même se retourner. Il avait mal aux cotés, et respirait de plus en plus difficilement alors qu'il mettait le plus de distance possible entre lui et le bâtiment, prenant la direction du Village, là où la seule personne au monde pourrait l'aider.

Dehors, tous voyaient la grande colonne de lumière qui traversait de part en part le musée, attirant le regard de la plupart des gens, tous à la fois fascinés et terrorisés par le spectacle qui se déroulait sous leurs yeux.....et ce qui suivit acheva d'ancrer la peur dans leur cœurs quand les fameuses vapeurs noires qui avaient entouré le combattant en armure, se jetèrent dehors, traversant les rangs des gens et semant la panique autour d'elle, prenant des formes en partie humaines, flottant et hurlant alors qu'elles se dispersaient dans la ville pour finalement y' disparaître, tandis que la colonne de lumière disparut dans un dernier choc, se répandant dans une dernière onde sur toute la ville, jusqu'au tréfonds du Village même, là où résidait le gardien surnaturel de Gotham......qui devait maintenant avoir senti la déferlante d'énergie qui avait frappée la ville du Chevalier Noir.

Au fin fond du musée, l'étrange lame responsable de ce phénomène avait maintenant quitté sa prison, et elle cheminait maintenant à la main de son seul et unique héritier qui avait à son tour disparu.

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