RSS
RSS
lienlien
NEWS :

Ne manquez pas les deux derniers chapitres de Darkwatch, où s'affronteront Le Chevalier Noir et l'Empereur !

Clash of the Warriors & La Révolte

"Lors d'une rafle de la Ligue des Ombres, la Lignée décide d'intervenir et de massacrer les hommes de Ra's Al Ghul. Les habitants, excédés par la situation, décident de se révolter, avec le support de l'Empereur et ses troupes. Le G.C.P.D est dépassé et les justiciers n'ont d'autre choix que s'en mêler, Batman en tête."

(Petit aperçu des évènements en vidéo ici)


CREDITS

©PA Batty Epicode
©Les images utilisées appartiennent à leurs auteurs
©Les bannières ont été crées spécialement pour le forum Gotham City Rpg par Deimos Hellhammer
©Le contexte de ce forum est inspiré du Batverse, arrangé et rédigé par le Staff. Merci de respecter notre travail.




Partagez | .
 

 Nouveau départ et nouveaux ennuis

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Snake

Membre Non-Joueur
Membre Non-Joueur
avatar

Date d'Inscription : 16/01/2009
Nombre de Messages : 2804
Autres Comptes : Copperhead
Vous à Gotham : Ex-Killer Fucking Croc !
Citations : Je vais te tuer jusqu'à ce que tu sois mort !

MessageSujet: Nouveau départ et nouveaux ennuis   Mer 11 Juin - 22:33

[HRP : ce sujet se situe juste après le début du sujet de l'attaque de l'asile d'Arkham : http://gotham-city.actifforum.com/t6023-aa-ou-la-revanche-du-clown-pv-scarecrow-le-chapelier-catgirl-et-le-fool
Les deux sujets ont donc lieu simultanément.]


La guerre faisait rage à quelques centaines de mètres de là, et bien qu'il s'éloignait, il pouvait encore entendre les tirs, les cris et les explosions provenant de l'île d'Arkham. Traversant à la nage crawlée le bout de mer qui séparait l'île de l'une des rives de la ville, il s'approchait petit à petit de la terre ferme, enfin. Doté d'une très grande endurance, il ne se sentait pas spécialement fatigué, et ce bien qu'il portait sur son dos son camarade de cellule, Joe. Et le fait d'être dans l'eau ne le dérangeait absolument pas puisqu'il s'y sentait comme dans son élément. Mais il était tout de même pressé de rejoindre la terre ferme, pour s'éloigner d'avantage de la prison que représentait l'asile, et être définitivement libre.

Il avait eu de la chance d'avoir pu s'enfuir de cet enfer. Pour une raison qu'il ignorait, tout était parti en vrille, d'un coup. On avait commencé à entendre des coups de feu, il y avait eu des explosions, des cris et même du gaz - une chance qu'il puisse retenir sa respiration durant plusieurs minutes. De façon soudaine, le couloir dans lequel il était enfermé avait lui aussi explosé, et, avec son camarade, ils avaient pu sortir librement de leur cellule. Le chemin pour trouver la sortie avait été labyrinthique et il avait fallu zigzaguer entre les coups de feu et les explosions, mais Croc avait pu compter sur son ami Joe pour trouver le bon chemin, et ils avaient fini par tomber miraculeusement sur un trou dans un mur, causé par une explosion et donnant directement sur l'extérieur. Il avait ensuite suffit de traverser l'île rocailleuse au pas de course avant de faire le grand plongeon.
Mais si Croc s'en était très bien tiré, ce n'était pas le cas de Joe qui s'était pris une balle perdue en plein dans le ventre.

Le colosse atteignit finalement l'une des rives de la ville. Il s'extirpa de l'eau tout en portant son camarade sur l'épaule, et le posa dans les hautes herbes avant de s'asseoir à côté de lui. Joe se vidait de son sang, la tâche rouge peinte sur sa tenue orange de prisonnier ne cessait de croître. S'il n'était pas soigné rapidement, il n'en aurait plus pour très longtemps.

"Laisse-moi là, Croc... Tire-toi... avant que les flics nous trouvent... Je... J'vais crever, je le sais..."

"Dis pas d'conneries !" s'exclama Waylon en fronçant des sourcils.

"Tu m'as aidé à m'tirer de c'merdier, j'vais pas t'laisser en arrière !"

Cela faisait des semaines qu'ils partageaient la même cellule. Contrairement aux personnes qui le croisaient habituellement, Joe n'avait jamais fait de remarque par rapport à son physique. Il l'avait simplement accepté, pour ce qu'il était, sans chercher à en savoir plus et sans montrer de répugnance ou de crainte. Peut-être était-ce parce que lui aussi était diffèrent, aux yeux de la société. Ce grand maigre aux cheveux longs et gras avaient l'air de quelqu'un de gentil mais d'extrêmement timide au premier abord. Mais il avait un petit problème. Lors de crises de folie passagère, il devenait obsédés par les cheveux de femmes, exclusivement, et désirait en faire collection. Il avait agressé des dizaines de femmes seules et sans défense dans les ruelles de Gotham City sans même s'en rendre compte, et les avait scalpées afin de conserver leurs cheveux dans son miteux appartement. Ensuite, il les accrochait sur des mannequins de la petite boutique de fringues qu'il tenait, après les avoir ramené chez lui. De temps en temps, il leur faisait des shampoings, les caressait et les prenait avec lui pour dormir. Mais le reste du temps, il était un gars relativement normal, craintif, timide, fan des pionniers du Heavy Metal et incapable d'aligner deux mots devant une jolie fille, qui ne se souvenait même pas de ses crises de folie.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, Croc avait eu un peu pitié de lui, alors qu'habituellement il n'aimait pas les faibles. C'était surtout parce qu'il avait d'abord accepté Croc, que ce dernier l'avait accepté en retour. Ils avaient appris à faire connaissance dans leur cellule et s'étaient liés d'amitié et, par la suite, Croc était un peu devenu son défenseur face à l'oppression des autres détenus qui autrefois lui faisaient ramasser la savonnette. Depuis sa perte de mémoire, Joe avait été son premier ami et le seul à essayer de le comprendre. C'était pour cette raison qu'il n'acceptait pas l'idée de le laisser là.

Après quelques secondes, il le ramassa et le remit sur son épaule comme un vulgaire sac, avant de se remettre à courir pour s'éloigner de la rive. Leurs tenues oranges qui les couvraient entièrement étaient totalement trempées et collaient à la peau, ce qui ne facilitait pas les mouvements du colosse. Ce dernier, qui n'avait aucune idée de là où il devait aller, s'engouffra dans l'une des nombreuses ruelles sinistres dans les quartiers plus ou moins abandonnés de la ville. Au milieu de la ruelle, il remarqua un groupe de cinq personnes, vers qui il se dirigea.


"Hé !" s'exclama t-il de sa voix rauque.

"Aidez-moi ! C'type est en train d'crever, faut qu'j'trouve un médecin !"

Les cinq types se tournèrent vers le colosse et son blessé, avant de sourire avec un brin de sadisme. Ils étaient vêtus comme des punks avec du cuir, des chaînes et des pantalons militaires. L'un d'entre eux avait une batte de baseball, un autre une barre de fer, tandis que deux autres possédaient des chaînes en fer de trois mètres de long accrochées à leurs pantalons.

"Hé r'gardez moué ça les mecs ! C'est des zéchappés d'l'asile d'Arkham ! Des tarés du cul d'la lune ceux là, ouaip !" s'exclama le 5éme.

Ils rirent lorsque l'un d'entre eux regarda attentivement le colosse caché dans la pénombre qui s'avançait vers eux. Son regard revint sur celui qui venait de parler et qui semblait être le chef, se tenant devant les autres. Puis ses yeux retournèrent sur le colosse qui portait le blessé, et il écarquilla les yeux.

"Oh putain, merde, Kev' ! C'est... C'est Killer Croc !"

"Killer quoi ?"

Les autres se lancèrent des regards variés : incompréhension, peur, surprise.

"Killer Croc, ce type s'est fait arrêter y a des mois, même que je l'ai vu dans le journal ! On devrait peut-être le laisser tranquille, pour le coup..."

Aussitôt, le dénommé Kév' sortit un couteau à cran d'arrêt tout en se tournant brusquement vers son acolyte qui venait de parler. Il le tira par les cheveux et fourra la lame de son couteau dans le coin de ses lèvres.

"Tu flippes, p'tite bite ? Moué j'vais t'en faire un sac à main d'ton croco tu vais vouér ! C'est qu'un taré d'plus et y sont pas fute-fute ceux là souvent ! C'est même des gros débilos mentales, yep !"

Sur ce, il se retourna de nouveau pour faire face à Croc et le pointa avec son couteau.

"Allez les gars, fête lui sa faites à c'rigolo !"

Aussitôt, les trois types qui n'avaient pas encore dit un mot se précipitèrent en direction du duo échappé de l'asile. Deux d'entre eux décrochèrent les chaînes de leurs pantalons, et les firent valser en direction du colosse pour le fouetter.
Ce dernier ne comprenait pas vraiment ce qu'il se passait sous ses yeux alors qu'il n'avait fait que demander de l'aide. Mais par réflexe, il pivota vers sa gauche pour laisser Joe en retrait (il le portait sur son épaule gauche), et leva le bras droit devant lui pour se protéger des chaînes métalliques. Ces dernières s'abattirent violemment sur son avant-bras qui resta toutefois immobile, et s'enroulèrent tout autour en faisant plusieurs tours. Les chaînes furent ainsi tendues, et leurs propriétaires se tenaient à environ deux mètres du colosse.

Ce dernier ne réagit pas immédiatement. Cette scène lui rappela de vieux souvenirs de son enfance, des souvenirs qu'il aurait voulu oublier comme tout le reste. Ces types lui rappelaient les sales gosses de l'école primaire qui se moquaient de lui et le persécutaient. Souvent, avant qu'il ne décide de se défendre, les garnements l'empêchaient de passer dans la rue qu'il devait prendre pour rentrer chez sa tante, juste pour le plaisir de le gêner car il était différent d'eux. C'était arrivé à plusieurs reprises. A chaque fois ils s'y mettaient à plusieurs et ils le poussaient dans tous les sens jusqu'à le faire tomber, puis lui donnaient des coups de pied en riant pendant plusieurs minutes. Il avait fallu que Waylon finisse par envoyer l'un d'eux à l'hôpital pour qu'ils cessent de lui chercher des noises.
Un autre souvenir lui revint également en tête. Les chaînes métalliques qui venaient de percuter son bras lui avaient rappelé les coups de ceinture administrés par le gardien de la maison de redressement lorsqu'il était un jeune adolescent.

Il se prit un coup de batte de baseball au niveau de l'articulation au dessus des mollets, ce qui le fit tomber à genoux. Alors qu'il relâcha le corps de Joe pour le poser à côté de lui, la batte s'abattit sur son épaule droite, puis sur son crâne qui pencha sur le côté. Le fait de revoir ces souvenirs l'avaient mis dans une rage folle, une fureur meurtrière. Lorsque la batte revint vers lui pour un quatrième coup, le temps sembla ralentir. Ne s'étant pas battu depuis un petit moment, il ne réagit qu'à l'instinct, et tout devint très clair, très fluide.

Son bras droit, pourtant pris au piège par les chaînes de deux individus, tira vers l'arrière sans la moindre difficulté. L'un des deux hommes lâcha la chaîne, surpris par la force du monstre qui venait de tirer dessus, mais l'autre n'eut pas cette chance : sa chaîne était enroulée autour de son poignet et lorsque Croc avait tiré dessus, il l'avait tendue d'avantage, ce qui avait eu pour effet de serrer la chaîne autour du poignet du loubard, si fort que sa circulation en était coupée. Et il avait ensuite été contraint de suivre le mouvement de la chaîne, tiraillé vers l'avant, ce qui l'avait fait perdre l'équilibre. Le type était donc tombé à la renverse et avait été traîné sur un mètre.
Puisque Croc avait tiré son bras droit vers l'arrière, il put le lever pour le mettre devant son visage au moment où la batte s’abattit sur lui pour la quatrième fois. La batte frappa l'avant-bras droit du colosse à la peau reptilienne, si fort qu'elle se brisa en deux sous le regard ahuri de son assaillant.
Ce dernier paragraphe (du tirage des chaînes au brisement de la batte) s'était écoulé en moins d'une seconde, entre l'instant où le type à la batte avait levé cette dernière après le coup à la tête dans le but de taper une nouvelle fois, et celui où son arme s'était brisée en deux en rencontrant le bras endurci du saurien.

Le chef du petit groupe regarda celui qui l'avait prévenu un peu plus tôt et qui était armé d'une barre de fer.


"Kess t'attends pour les aider, abruti ?!" s'exclama t-il en lui bottant le cul pour le faire avancer.

Le type à la barre de fer s'élança vers Croc, suivi de près par le leader qui pointait son couteau dans sa direction. Le géant, quant à lui, était toujours à genoux. A sa droite, le type à la batte qui n'avait plus qu'une moitié de batte dans les mains. Devant lui, quatre types. Un qui était debout, immobile et désarmé. Un qui était allongé par terre et qui essayait désespérément de desserrer la chaîne autour de son poignet. Et deux qui couraient vers lui armés d'une barre de fer et d'un couteau.
Prêt pour le round 2.

Croc posa sa main gauche sur le sol et appuya dessus pour s'aider à se relever. Tout en faisant cela, il tirait sur les chaînes avec sa main droite pour attirer à lui le type au poignet bloqué. En voyant que le colosse faisait deux têtes de plus que lui, l'homme à la batte cassée recula de quelques pas et laissa tomber sa moitié d'arme sportive.
Le loubard à la barre de fer décida d'attaquer par le flanc droit de Croc, pour la simple et bonne raison que son avant-bras droit était déjà enchaîné et que sa main droite maintenait fermement la chaîne au bout de laquelle était toujours accroché l'autre gars : ce serait donc plus compliqué pour le colosse de parer l'attaque.
Qu'à cela ne tienne, Waylon utilisa sa main gauche pleinement libre pour attraper la barre de fer avant qu'elle ne l'atteigne. Mais le leader au couteau avait décidé d'attaquer par l'autre côté, un très court instant après celui à la barre de fer. En le voyant du coin de l’œil, Waylon effectua un mouvement ample de son bras gauche vers l'extérieur, en direction du loubard au couteau. Il effectua ce geste sans lâcher la barre de fer, ce qui eut pour effet d'obliger son propriétaire à la lâcher s'il ne voulait pas tomber vers l'avant, compte tenu de la différence de force entre eux. Toutefois, le loubard au couteau avait déjà prévu le coup. Il avait profité de sa petite taille et du gigantisme de Croc, pour éviter le coup qu'il avait prévu, en restant penché. Cela lui permit de planter la lame de son couteau dans la hanche gauche du colosse.

Malheureusement pour le leader des loubards, s'il avait bel et bien prévu le coup que Croc tenterait pour l'éloigner avant qu'il n'attaque, il n'avait pas prévu la suite des évènements : c'est-à-dire, comment s'éloigner du colosse sans dégât après lui avoir planté un couteau dans le bide ? Réponse : c'était impossible, compte tenu de la vitesse d'attaque du reptile et de l'élan qu'avait eu le leader pour pouvoir planter rapidement sa lame, lui faisant perdre un temps précieux pour changer de direction. Il tenta de s'élancer en arrière, mais la barre de fer tenue par Croc frappa verticalement le haut de son crâne avant qu'il ne puisse être suffisamment loin, ce qui l'assomma sur le champ en lui fracturant le crâne.

Les deux gars sur sa droite s'élancèrent aussitôt sur lui, simultanément. Croc donna un puissant coup de coude droit dans les cottes du premier, ce qui eut pour effet de les briser dans un bruit de craquement sinistre. Puis il effectua une rotation vers sa droite en ramenant la barre de fer dans la même direction, dans le but de frapper le deuxième au visage avec, avant qu'il ne l'atteigne. Le choc de la barre de fer contre la joue du type fut si violent que sa nuque s'en trouva brisée.

En voyant cela, l'homme à la chaîne qui s'était fait désarmer au début et qui avait assisté à la suite en restant immobile, paniqua et décida de prendre les jambes à son cou. Ne restait plus que le deuxième homme à la chaîne, qui n'était pas encore parvenu à desserrer la chaîne autour de son poignet et qui ne sentait plus du tout sa main droite à cause de la coupure de sa circulation sanguine dans cette partie du corps.

Croc le tira alors de nouveau vers lui, en tirant sur la chaîne en alternant avec ses deux mains.


"Lai... Laisse moi ! Pitié !" s'exclama le type, tremblotant.

Il gigotait dans tous les sens comme un asticot, essayant de se freiner avec ses pieds pour ne pas s'approcher trop rapidement du colosse, tout en tentant de retirer sa main droite de l'emprise de la chaîne. Finalement, Croc parvint à le tirer jusqu'à lui avant qu'il ne puisse s'extirper de là. Il se pencha vers lui et l'agrippa à la gorge avec sa main droite avant de le soulever. Ses doigts puissants compressèrent sa gorge avec sa forte poigne, écrasant sa trachée et déboitant quelques vertèbres de sa nuque par la même occasion. Il ne lui fallu que quelques secondes pour lui ôter la vie, après quoi il le balança vulgairement sur le côté de la rue, comme un déchet.

Il retira alors le couteau enfoncé dans sa hanche gauche sans y prêter plus d'attention, et le laissa tomber. Sa blessure était assez superficielle, la dureté de sa peau avait empêché la lame de pénétrer profondément.
Son calme revint petit à petit, il parvint à récupérer ses esprits quelques secondes après la fin de ce massacre.
Il se pencha alors vers Joe qui était en train de perdre connaissance. Il le gifla légèrement pour le maintenir éveillé et s'exclama :


"Hé ! Tiens l'coup mon pote ! Me claque pas entre les doigts !"

Il le porta sur quelques mètres et le déposa contre l'un des murs de la rue, à côté d'une benne à ordures. Puis il déchira sa veste orange pour se mettre torse nu, et la jeta sur le côté.

"J'vais t'trouver un médecin ! Reste ici."

Il courut vers l'autre bout de la rue dans l'idée de trouver de l'aide, tout en se maintenant sa propre blessure avec sa main gauche. Seul problème : il ne se souvenait de rien à Gotham et n'avait aucune idée de comment il pourrait trouver quelqu'un capable de le soigner, surtout juste après s'être échappé de l'asile.

_________________________________

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Invité

Invité
avatar


MessageSujet: Re: Nouveau départ et nouveaux ennuis   Ven 4 Juil - 16:43

L’horloge avançait, l’attaque allait bientôt débuter. C’était le plus silencieusement du monde qu’Arnold et Scarface attendaient dans leur bureau commun. Le vieil homme patientait en buvant un verre d’eau glacé, il n’osait pas le dire mais la tension qui émanait de son partenaire le perturbait au plus haut point et seul la fraicheur du liquide le calmait dorénavant. On aurait pu traiter le Ventriloque de peureux, d’éternel lâche mais il suffisait de voir l’attitude du pantin pour se dire qu’au moindre faux pas, il pouvait se faire massacrer par son… alter ego. Scarface ne tenait en effet pas en place, des tics nerveux parcouraient son corps de part en part. De temps en temps c’était son bras qui partait en vrille, peu de temps après c’était sa jambe qui faisait des cabrioles.  Et bien évidemment, il était tout naturel de penser que le flot d’injures qui défilait dans son esprit devait être des plus fleuris.

Toute cette agitation pour une pauvre attaque sur un asile, qui de plus est fut déjà attaqué maintes et maintes fois par le passé. Qu’y avait-t-il de si important dans ce bâtiment pour vouloir le contrôler à tout prix ? Si l’on avait posé la question à Scarface, il aurait tout simplement répondu qu’il suffisait d’exploser cette construction de malheur pour régler le problème. Fort heureusement, peu de gens pensaient comme Scarface. Le pantin n’avait d’ailleurs pas pris part à cette mascarade, il jugeait que c’était une perte de temps, d’hommes et d’argent d’aller se jeter contre les grilles de l’asile. Mais étant toujours attentif aux relations avec les autres fous, Scarface avait accepté de longer les rives aux alentours  pour ne laisser aucun fuyard passer.  Arnold quant à lui n’était pas satisfait de cette décision, si des pauvres gens innocents arrivaient à s’échapper, tant mieux pour eux… Pourquoi son patron devait-il toujours être aussi bestial et violent dans ses actions ?

Le silence fut rompu par un bruit sur la porte, Arnold n’eut même pas le temps de répondre que l’homme avait déjà passé le bout de sa tête dans l’ouverture.

« Il est l’heure patron, les explosions ont commencées à être visible sur l’île d’Arkham. » fit Mugsy, d’un air satisfait.

« Alors le clown et fa gande de dégénérés ont défidé de paffer à l’acfion. Très gien… Préparez les voitures, il est temps de ratiffer les côtes à la referfe de fes maudits rats. Ils payeront pour m’avoir enfermé dans fette prison ! Avoir osé dire que je suis fou ! Vous y croyez, vous ? » répondit Scarface avec colère, tout en continuant à s’agiter dans tous les sens possibles et imaginables.

« Il est clair que votre état mental est tout ce qu’il y a de plus sain, Mr. Scarface. Je ne vois même pas qui est la personne qui a osé vous dire un tel mensonge. » continua Arnold, tout en essayant de calmer son partenaire.

« MAIS JE FAIS BON FANG QUE JE FUIS FAIN D’EFPRIT ARNOLD ! POURQUOI TU ES TOUJOURS AUSSI INUTILE ?! » cria le pantin tout en giflant violemment le vieil homme.

« Je suis désolé Mr. Scarface… Je ne savais pas, veuillez m’excuser… » murmura Arnold tout en remettant ses lunettes convenablement.

« Allez, en avant ! J’en ai marre de difcuter pour ne rien dire ! »


Le pantin fut donc gracieusement transporté à travers le club, tel un empereur romain d’antan.  Il en profita pour reluquer les personnes qui jouaient aux tables ou buvait au comptoir. Il y en avait de toutes sortes : des proxénètes habillés comme des fanfreluches, des hommes d’affaires véreux et reclus dans les quartiers VIP, des travailleurs normaux qui dilapidaient leur paye dans les plaisirs immondes du bâtiment et sans oublier les criminels de bas étages qui se prenaient pour des barons du crime et se pensaient si puissants que le monde leur appartenait. Si Scarface n’avait pas été aussi pressé, il aurait très vite ordonné aux videurs de remballer ces petits prétentieux mais l’heure n’était plus à gérer des soulards et des joueurs. Le marionnette voulait du sang, elle voulait des larmes et de la peur.

Deux voitures étaient garées devant le bâtiment. Autour d’elles se trouvaient cinq hommes de mains, en costard cravate flambant neuf. Le Ventriloque avait ordonné un armement léger pour l’occasion, des docteurs en fuite n’allaient pas être armés jusqu’aux dents.  Cependant, Arnold ne consulta pas son partenaire pour cette décision. Scarface aimait trop la démesure, il aurait très vite ordonné qu’on équipe les hommes avec des tenues de combats et des fusils d’assaut… Et au vu de la déchéance qui régnait dans les rues avec le No Man’s Land, il valait mieux rester discret que de créer une guerre ouverte.

Mugsy se dépêcha d’aller ouvrir la portière de la seconde voiture, tout en indiquant à son patron qu’il pouvait prendre place. Arnold alla donc s’asseoir dans son taxi du jour, tout en ne manquant pas de remercier son garde du corps. L’homme de main referma ensuite lentement la portière et alla s’asseoir sur le siège voisin du Ventriloque. Rhino quant à lui pris le siège passager avant, tandis qu’un autre homme prenait la place de conducteur. Les quatre soldats restants prirent la voiture avant et lancèrent l’opération « Ratissage ». La plupart des membres du groupe savaient pertinemment qu’ils ne trouveraient rien sur les côtes, mais personne n’osa faire la remarquer au pantin de peur qu’il ait une nouvelle saute d’humeur mortelle.

Une heure passa, longue et intense, et le convoi ne vit âme qui vive sur les rives de la ville. Cependant, l’île d’Arkham continuait à briller de mille feux. Le pantin, mécontent de sa recherche, jurait de tous les noms dans la voiture. En dépit de ne pouvoir trouver un médecin à qui faire la peau, il espérait du plus profond de son cœur qu’ils allaient tous périr sur cette île maudite, aux mains du clown le plus dégénéré de Gotham.

« On fait quoi boss ? Y’a rien à ici, c’est aussi mort qu’un cimetière… » lança Rhino de sa voix idiote.

Un long silence se fit, tout le monde se crispa en attendant la réaction du seul vrai leader de la voiture. Quelques gouttes de sueur s’échappèrent du front d’Arnold, vite balayées par un rapide coup de mouchoir en soie. Le vieil homme en profita pour faire profil bas et regarder par la fenêtre comme si de rien n’était, espérant que le pantin ne répondrait rien de trop disproportionné envers ce brave Rhino.

« J’effaye de garder mon calme… De plus profond de mon cœur j’effaye de garder mon calme. » répondit tout d’abord Scarface d’une voix désespérée. « Mais… MAIS COMMENT JE POURRAIS GARDER MON CALME AVEC LA BANDE D’AGRUTIS QU’ON M’A MIS DANS CETTE BAGNOLE ! Le profain qui l’ouvre, je le flingue et on le jette dans fette putain de mer ! Compris ? »

Personne n’osa répondre bien évidemment, le patron était beaucoup trop énervé pour comprendre quelque chose bien évidemment… Compréhensible au vu du fiasco total qu’était l’opération. Le convoi continua encore pendant quelques dizaines de minutes à longer la côte avant que le pantin se décide dans un geste de colère d’ordonner le retour au club. La voiture principale changea immédiatement d’itinéraire.

« Dites patron, y’a un truc pas net dans cette ruelle » fit poliment Mugsy.

« Tu comptes me faire attendre longtemps les détails ? Ou je dois peut être acheté l’extenfion ? » répondit brutalement Scarface.

« J’ai vu des mecs morts dans la ruelle qu’on vient de passer, y’a un truc qui est en train de se passer ici. »

« Ftoppez les voitures, fette opérafion ne fera peut-être pas un éfec total… »

Le convoi s’arrêta en plein milieu de la rue, laissant le groupe se déployer de manière à protéger le Ventriloque. Le vieil homme sortit lentement de la voiture, peu rassuré de ce qui allait se produire sous peu. Scarface envoya trois hommes fouiller les environs et ramener des informations sur les prétendus meurtres qui avaient eu lieu. Le reste en profita pour se poser contre les voitures tout en attendant que les autres reviennent. Fort heureusement, l’attente fut de courte durée et les envoyés revinrent les mains pleines. Deux des hommes étaient en train de traîner une espèce de loque en larmes.

« F’est quoi fette merde ? » s’exclama Scarface en regardant le déchet qui gisait au sol.

« On a tout d’abord été voir les corps patron, c’est un véritable massacre. Ils sont brisés de manière inimaginable, autant dire que celui qui a fait ça n’y est pas allé de main morte. Pendant qu’on observait les cadavres, on a entendu un bruit de métal et quelqu’un s’agiter plus loin. On a trouvé ce type caché derrière des cartons, on a dû le traîner jusqu’ici. »

« Génial… » répondit le pantin tout en demandant à ce qu’on relève l’homme. « T’as finq fecondes pour parler ou je te descends. »

« Non s’il vous plait, faites pas ça ! On s’est fait attaquer par un monstre, mes potes l’appelaient Killer Croc ! Ils ont dit qu’il s’est évadé d’Arkham ! Il les a tous buté, j’ai réussi à fuir ! Pitié laissez-moi partir… j’ai rien à voir avec vous moi ! »

Scarface commença à charger son fusil, prêt à abattre le pauvre bougre. Il pointa le bout du canon de sa Thompson contre la tempe de cette pseudo racaille en larmes. Il fut cependant de nouveau interrompu par Mugsy, qui tapota l’épaule d’Arnold.

« Vous allez pas me croire patron, mais il est là-bas ! »

Tout le groupe se retourna d’un air étonné. Il était en effet au bout de la rue, en train de courir comme un dératé. L’espèce d’homme-alligator digne d’une foire aux monstres se baladait torse nu en plein Gotham.

Scarface ordonna rapidement à ses hommes d’aller encercler la bête à distance respectable. Cette chose était plus que dangereuse, elle pouvait briser un homme en une fraction de seconde. Arnold s’approcha lentement mais sûrement du cercle de soldats, accompagnés du reste de ses hommes qui trainaient encore l’autre lavette.

« C’est lui putain ! Il a butté tous mes potes ! Descendez-le bon sang ! Il est aussi dangereux qu’il est laid ! » cria l’homme tout affolé, comme si il avait vu la mort incarnée.

« Ah oui, j’allais oublier… » répondit Scarface d’une voix désintéressée.

Un coup de feu retentit, le gamin s’écroula à terre en sang. Avec son crâne en compote, ses cris n’embêteraient plus personne au moins. Arnold eut une expression dégoûté et terrorisée à la vue du sang s'étalent au sol, il se déplaça même de quelques pas pour ne pas tâcher ses nouvelles chaussures en cuir.

« Regardez-moi ce qui est forti de la genne à ordures les gars ! Croc en perfonne ! Qu’est-fe que je vais bien pouvoir faire de toi ? Tu ne m’as pas l’air dans ton affiette pour un anfien baron du crime ! Tes copains t’ont lafé ? » fit Scarface d'un ton hautain envers la bête, qui fut autrefois l'un de ses alliés.

S’en suivit un rire plus que diabolique, les hommes se préparèrent à tirer sur la bête à tout moment. Un geste du pantin et le destin de Croc pouvait changer à tout moment…

HRP : Je suis désolé que tu aies dû attendre aussi longtemps pour avoir une réponse Croc, moi même j'ai mis beaucoup de temps à la faire (je suis un peu rouillé), j'espère qu'elle te plaira !
Revenir en haut Aller en bas
Snake

Membre Non-Joueur
Membre Non-Joueur
avatar

Date d'Inscription : 16/01/2009
Nombre de Messages : 2804
Autres Comptes : Copperhead
Vous à Gotham : Ex-Killer Fucking Croc !
Citations : Je vais te tuer jusqu'à ce que tu sois mort !

MessageSujet: Re: Nouveau départ et nouveaux ennuis   Lun 7 Juil - 22:39

Alors qu'il déambulait dans une rue adjacente à celle où avait eu lieu la petite querelle, il vit des types armés s'approcher de lui. Naïf, il s'exclama de sa grosse voix gutturale :

"Hey ! Vous ! Venez m'aider !"

Mais les types s'arrêtèrent à quelques mètres de lui tout en le braquant avec leurs armes. Il entendit également d'autres bruits de pas autour de lui, et tourna alors lentement sur lui-même pour constater qu'une dizaine de gars armés l'entouraient, leurs armes pointées sur lui. Il plissa les yeux, et son regard devint effrayant. Il ne supportait pas qu'on braque une arme sur lui, qu'on le menace de la sorte. Instinctivement, il serra ses deux poings en sentant une pointe de colère monter en lui.

Soudain, un type fit son apparition au milieu des soldats. C'était un petit vieux bien-portant et binoclard, au crâne dégarni. Il portait dans ses bras une espèce de marionnette en bois, un pantin pathétique aux allures de gangster de la vieille époque. Lorsque le vieillard fit agiter le pantin et le fit parler, Waylon haussa un sourcil intrigué. Au début, il cru à une mauvaise farce, un sketch. Mais on était à Gotham et, malgré ses pertes de mémoire, il savait que ce n'était pas une ville où on faisait ce genre de farces en pleine rue. De plus, l'aspect de la marionnette lui était familier, il avait une vague impression de l'avoir déjà vue autrefois. Ce qui n'était pas impossible, puisqu'il savait qu'il avait vécu plusieurs mois ici avant son réveil à l'asile, même s'il avait complétement oublié ce qu'il avait pu y faire.

Les paroles de la marionnette confirmaient son doute : cette espèce de ventriloque le connaissait, et apparemment il savait pas mal de choses à son sujet. L'étonnement put se lire sur le visage du colosse lorsque le vieux binoclard, par l'intermédiaire de son pantin, lui apprit qu'il était un ancien baron du crime et demanda s'il s'était fait lâcher par ses anciens potes.

Waylon n'avait aucune idée de ce dont il était en train de parler. Lui ? Un baron du crime ? Il aurait bien aimé, mais il avait beaucoup de mal à y croire. Il n'avait aucune compétences pour diriger les gens, et ses relations sociales étaient loin d'être au top. Il préférait la solitude et son compagnon de cellule, Joe, qui était actuellement mourant, était la seule personne qu'il considérait comme un ami. Pourtant, à en croire ce pantin, il en avait eu d'autres auparavant.


"Baron du crime ?... Mes... copains... ?...... J'vois pas du tout d'quoi tu veux parler, le vieux."

Son petit doigt lui disait que cette marionnette pourrait lui être utile. Waylon avait envie de recouvrer la mémoire, de savoir qui il était vraiment, ce qu'il avait fait à Gotham. Il ne connaissait plus qu'une petite partie de lui-même, des souvenirs de l'enfance, toujours abominables et douloureux, des souvenirs si lointains qu'il ne savait même pas s'il s'agissait de la réalité ou de cauchemars qu'il aurait pu faire. La recherche de son identité était quelque chose d'important pour lui. C'était même une priorité, maintenant qu'il s'était échappé de l'asile et des mensonges de ses psychiatres, qui essayaient de le rendre normal en lui racontant des bobards et en le droguant avec toutes sortes de médicaments et de calmants qui n'avaient pour but que de bousiller un peu plus son cerveau et briser d'avantage sa mémoire en petits morceaux de sorte à ce qu'il ne puisse jamais les recoller.

Mais Joe était en train de se vider de son sang et il fallait le soigner au plus vite. Parler avec le vieux ventriloque serait une perte de temps qui pourrait coûter la vie à son ami. D'un autre côté... c'était pour Croc l'occasion d'en apprendre plus sur lui-même et peut-être de retrouver de vieilles connaissances... des amis...
Il était partagé entre la volonté d'aider cet homme rencontré à l'asile, cet homme qui ne l'avait jamais jugé sur son apparence et qui avait été cool avec lui, et pour qui Croc avait eu de la pitié en le voyant se faire martyriser par les autres tarés de l'asile, cet homme qui lui avait rappelé lui-même lorsqu'il était un enfant innocent qui ne savait pas encore se défendre tout seul. Et la volonté d'en apprendre plus sur son passé ici, sur ce qu'il était avant d'être enfermé à l'asile, la volonté de se connaître soi-même.
La vie de son pote, ou ses souvenirs ?

Il jeta un regard vers la ruelle où il avait laissé Joe en attendant de trouver de l'aide. Puis son regard revint sur ce pantin qui avait donné l'ordre à ses hommes de le maintenir en joue. Au fond, ce n'était qu'un vieillard tellement lâche qu'il se cachait derrière une marionnette de pacotille, Croc ne se laisserait jamais impressionner par ça.


"Bon écoute, j'ai pas d'temps à perdre avec tes conneries. Mon pote est en train d'crever, alors aide-moi à l'remettre sur pieds, et on t'rendra un service gratos en échange."

Croc comptait un peu sur la bonne volonté du ventriloque, et la sagesse des anciens. En y réfléchissant, en tuant Croc, il ne gagnerait rien : il n'y avait aucune prime sur lui, et il avait passé plusieurs mois à Arkham, se faisant oublier de bon nombre de citoyens et de criminels. Il n'avait donc actuellement aucun ennemi non plus, ce n'était qu'un vulgaire déchet d'Arkham qui se cherchait une vie.
En revanche, il avait tout à y gagner en se le mettant dans sa poche, car il était l'une des meilleures grosses brutes du marché, certainement bien plus efficace que Rhino quand il s'agissait de taper sur les ennemis.

_________________________________

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Invité

Invité
avatar


MessageSujet: Re: Nouveau départ et nouveaux ennuis   Lun 28 Juil - 0:06

La bête était cernée et telle un animal en panique, elle était prête à bondir sur le premier des hommes pour sauver sa peau. Scarface le savait pertinemment, les armes n'auraient pas eu raison de cette monstruosité de la nature. Son regard agressif montrait la dangerosité de Waylon Jones mais il semblait moins confiant, moins impressionnant que dans son passé. Que s'était-il donc passé pour que cet ancien criminel de renommée soit aussi pitoyable à regarder ? Est-ce Arkham qui avait eu raison de lui à coup de médicaments et de thérapies horribles ? Ces saletés de médecins étaient prêts à tout pour se faire les criminels de l'asile après tout, ces maudits rats.

Puis vint enfin la réponse du crocodile sur pattes, une réponse qui fit lever un sourcil à Arnold ainsi que Mugsy. Il ne devait pas être sérieux, ce n'était pas possible, Croc se foutait de la gueule du Ventriloque pour lui sortir une débilité pareille. Il ne se souvenait même pas du grand Scarface, le plus grand baron du crime de Gotham City ? Et en plus il ne se souciait même pas de la marionnette, il s'adressait directement à Arnold, sans aucun état d'âme. Manque de respect qu'il fallait éviter vu l'humeur meurtrière du pantin. La gâchette de Scarface le démangeait déjà, elle tremblait à vue d'oeil et le regard tueur de la marionnette ne voulait qu'une chose : se faire des nouvelles chaussures avec la peau de Croc.

"Je pense qu'il a complètement perdu la mémoire patron. C'est quand même vachement bizarre de sa part, il est pas fait en papier mâché pourtant..." murmura Mugsy du coin de la bouche.

"J'en ai quoi à foutre qu'il ait perdu la mémoire ? Il me manque de respect, il m'ordonne de l'aider en pluf ! HEY LE PUTAIN D'ALLIGATOR ! QUAND TU PARLES, TU T'ADREFFES A MOI BORDEL DE MERDE !" cria Scarface, les membres gigotant dans toutes les directions comme si il était désarticulé.

"Calmez-vous patron, on pourrait l'utiliser à notre avantage ! Imaginez si on l'envoie sur un clan adverse en le manipulant, ce sera tout bénéfice pour nous !"

"Il n'a pas tort Monsieur Scarface, Killer Croc serait un allié redoutable en cette sombre époque." argumenta Arnold, tout en essayant de calmer son partenaire.

Le pantin resta silencieux, sa main tremblant encore et toujours sur son arme. Il se passa bien cinq minutes avant qu'il soupire et la baisse. Puis d'un geste de la main, il ordonna à tous ses hommes de baisser leur arme. Le groupe de soldats se dépêcha d'obéir tout en reculant, déformant le cercle qu'ils formaient autour de Waylon. Ils comprenaient tous qu'il ne fallait surtout pas adresser la parole à leur patron, qui avait l'air de faire tout son possible pour garder son calme face à la situation.

"Je t'ai entendu Croc, et je te comprends. L'amitié est un fose qui fe perd fes derniers temps. Mes hommes emmèneront ton pote voir un tougig dans les gas-fonds de Gotham. Je payerai les frais, en fouvenir de notre anfienne et glorieuse amitié." lança le pantin, tout en faisant semblant d'être respectueux.

Deux hommes se dirigèrent vers la ruelle que fixait Croc auparavant. Ils remontaient les manches de leur costume, de peur de les tâcher de sang. Après quelques minutes, ils revinrent en portant l'homme, l'amenant vers une des voitures. L'un des deux sortit une trousse de premiers secours du coffre du véhicule et commença à bander le pauvre bougre qui agonisait. Une fois remis dans un état acceptable, ils l'allongèrent sur la banquette arrière. Scarface leur refit un signe positif pour les autoriser à conduire l'homme vers sa destination, ils reviendraient dès leur tâche accomplie.

Une fois la situation clarifiée, Arnold s'approcha lentement de Croc, toujours accompagné de ses deux gardes du corps favoris. Le vieil homme n'était pas à l'aise à la vue du mutant qu'était Waylon. Sa perte de mémoire pouvait le rendre agressif à tout moment, et Arnold, contrairement à la bête, n'était pas fait en écaille.

"Tu vois Croc, tout finit toujours par f'arranger avec moi ! Tu aurais du te souvenir de notre anfienne allianfe, f'était le bon vieux temps ! Je te donnais du travail et te payait comme un roi ! Je t'avais tellement bien formé que tu avais finit par avoir ta propre notoriété et tu était devenu un véritable baron du crime, mon égal ! L'élève avait prefque dépaffé le maître !" s'exclama le pantin, tout en tapotant légèrement l'épaule de la chose.

Il lui demanda ensuite de l'accompagner vers le véhicule qui restait puis s'accouda contre le capot. Il mit quelques secondes à réfléchir son plan machiavélique dans lequel Croc allait jouer.

"Tu ne te fouviens vraiment de rien ? Le Fool ? Carmine Falcone ? Gatman ? La trahison de la part de feux que tu croyais être tes amis ?"

Tout en commençant à parler à son ancien allié, Scarface remarqua un léger attroupement de personne qui commençait à regarder ce qu'il se passait dans la rue. Les tirs et la troupe armée avait sûrement attirer l'attention des résidents du quartier, et les témoins étaient toujours gênant. Il n'en fallut pas moins pour que Scarface ait de nouveau une saute d'humeur et commence à charger son arme tout en visant le sol proche des civils.

"FA VA ? JE VOUS DERANGE PAS BANDE DE RAPAFES ? FOUTEZ-MOI LE CAMP OU JE VOUS DEGOMME !" cria le pantin tout en tirant sur la route, faisant décamper les curieux.

"Je fuis vraiment défolé Croc, je ne fupporte pas la plèbe de fette ville. Alors raconte moi donc, mon anfien ami. De quoi te fouviens-tu exactement ? Tu ne vas pas me dire qu'un grand coloffe comme toi peut perdre la mémoire auffi fafilement ?"

Un sourire sordide s'afficha sur la tête de la marionnette, il avait quelque chose en tête, c'était chose certaine, mais tout dépendait de la future réaction de Waylon.

HRP : Désolé pour l'attente, j'ai pas d'excuses tu peux me fouette pour l'occasion.
Revenir en haut Aller en bas
Snake

Membre Non-Joueur
Membre Non-Joueur
avatar

Date d'Inscription : 16/01/2009
Nombre de Messages : 2804
Autres Comptes : Copperhead
Vous à Gotham : Ex-Killer Fucking Croc !
Citations : Je vais te tuer jusqu'à ce que tu sois mort !

MessageSujet: Re: Nouveau départ et nouveaux ennuis   Mar 5 Aoû - 19:11

Lorsque le pantin lui cria dessus en l'insultant, la bête écailleuse grimaça de colère tout en serrant les poings, et poussa un grognement rauque et bestial qu'aucun être humain ordinaire n'aurait pu produire avec des cordes vocales normalement constituées. Il avait beau avoir perdu partiellement la mémoire, les insultes faisaient toujours leur petit effet sur lui. Croc avait envie de sauter à la gorge du pantin et de la lui arracher, sans même tenir compte du Ventriloque. En effet, ce dernier était tellement talentueux dans son domaine que la fureur de Waylon s'était totalement focalisée sur la marionnette, oubliant totalement le vieillard qui la tenait et l'animait. Il ne fit pas non plus attention aux hommes de main qui entouraient le Ventriloque et n'entendit rien de leur discussion.

Mais avant qu'il ne décide de bondir sur le pantin de bois pour le démantibuler, ce dernier semblait avoir repris son calme et s'adressa à la bête sur un ton plus amical. Le visage du colosse s'adoucit très légèrement suite à ce changement d'humeur étonnant de la part de son interlocuteur, et il décida de l'écouter. Par chance, l'homme de bois décida de venir en aide à Joe, tout en indiquant que c'était en hommage au fait qu'ils étaient autrefois alliés. Waylon ne répondit rien mais se contenta d'acquiescer d'un signe de tête pour le remercier.

Des hommes de main du Ventriloque allèrent chercher son ami afin de lui prodiguer les premiers soins puis l'emmenèrent en voiture. Le Ventriloque s'approcha ensuite du géant tout en faisant parler sa marionnette aux allures de caïd de la pègre.

Il lui raconta que Croc avait jadis été son disciple, et que c'était grâce à lui qu'il était devenu un baron du crime. Waylon l'écouta attentivement, buvant chacune de ses paroles sans se douter le moins du monde qu'il s'agissait là d'un tissu de mensonges habilement amenés. Il avait du mal à comprendre ce qu'il disait à cause des lettres que Scarface ne savaient dire, ce qui lui demandait un effort supplémentaire de réflexion pour tout intégrer.
Lorsque le pantin lui demanda s'il se souvenait de Fool, Falcone ou Gatman, il agita la tête négativement.


"Gatman, tu dis ?... Jamais entendu parler."

Ce fut à ce moment là que le pantin eut de nouveau une saute d'humeur et se mit à tirer sur des passants un peu trop curieux, avant de reprendre.

Puis il lui demanda ce dont il se souvenait exactement.


"J'me fouviens de rien depuis mon réveil dans c'putain d'asile. J'sais même pas comment j'ai atterri là. J'ai juste quelques souvenirs d'avant... Quand j'étais en taule, ou quand j'étais gosse, et des souvenirs des marais aussi, en Floride j'crois... J'me battais contre des alligators. Mais rien sur cette foutue ville. Mais ta gueule de bois m'dit quelque chose. C'est quoi déjà ton nom ?"

Cette fois-ci, Waylon ne faisait plus l'erreur de parler au Ventriloque. Il s'adressait directement à Scarface, se prêtant au jeu, et ce, involontairement. Étant donné que c'était le pantin qui lui parlait depuis le début, Croc lui répondait, naturellement, sans même repenser au fait qu'il ne s'agissait que d'une marionnette en bois.


Pendant ce temps, à quelques centaines de mètres de là, Joe venait de lâcher son dernier soupir dans la voiture des sbires de Scarface. Malgré les efforts des hommes de main pour lui apporter les premiers secours et le maintenir en vie, Joe avait perdu bien trop de sang depuis l'échappée de l'asile, notamment avec la traversée de la mer à la nage. Et ce grand maigrichon n'était pas aussi résistant que son allié écaillé. On ne pouvait plus rien faire pour lui, même avec la meilleure volonté du monde. Mais comment Waylon allait-il réagir en apprenant la mort de son ami, après que Scarface lui ait assuré qu'il le sauverait ?

_________________________________

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé





MessageSujet: Re: Nouveau départ et nouveaux ennuis   

Revenir en haut Aller en bas
 

Nouveau départ et nouveaux ennuis

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» 01. Episode n°1 ; Un nouveau départ
» Petite Ode ○ La chanson du désespoir où la mélodie d'un nouveau départ ?
» Une fin signifie seulement un nouveau départ...[Mahiru et Dan]
» A l'aube d'un nouveau départ [AJ Lee]
» Besoin d'un nouveau départ

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
DC Gotham City RPG ::  :: Gotham Depths :: Rives de Gotham City-