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NEWS :

Ne manquez pas les deux derniers chapitres de Darkwatch, où s'affronteront Le Chevalier Noir et l'Empereur !

Clash of the Warriors & La Révolte

"Lors d'une rafle de la Ligue des Ombres, la Lignée décide d'intervenir et de massacrer les hommes de Ra's Al Ghul. Les habitants, excédés par la situation, décident de se révolter, avec le support de l'Empereur et ses troupes. Le G.C.P.D est dépassé et les justiciers n'ont d'autre choix que s'en mêler, Batman en tête."

(Petit aperçu des évènements en vidéo ici)


CREDITS

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©Les images utilisées appartiennent à leurs auteurs
©Les bannières ont été crées spécialement pour le forum Gotham City Rpg par Deimos Hellhammer
©Le contexte de ce forum est inspiré du Batverse, arrangé et rédigé par le Staff. Merci de respecter notre travail.




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 Totentanz [PV Andrew]

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MessageSujet: Totentanz [PV Andrew]   Jeu 8 Aoû - 22:42

[HRP]Comme tu t'es moqué de moi avec la description d'une goutte de sueur, je te l'offre, en gage de respect Very Happy[/HRP]

Alors qu'il faisait pour la énième fois le même geste, vérifiant trois jauges au passages, Manfred sentait sa chemise bon marché coller à sa peau qui luisait sous le coup de la chaleur des lieux. Ses cheveux sales reflétaient de leur graisse poisseuse les blafardes lumières des néons du sous-sol. Derrière lui il entendait les bruits de bottes transpercer l'épaisse couche malodorante de graisses en suspension dans l'air. Les résidus d'huile, la sueur, toutes ses odeurs venaient agresser son nez qui t'obstruait lentement de particules de poussière, il avait beau essayer de se moucher dans ses manches de chemise plus grise que blanche, il restait presque asphyxié par l'atmosphère.

Une goutte de sueur naquit à la base de sa chevelure stéarique. Elle se chargea lentement, déposant une mince couche de sel à la surface de son front brillant. Elle se décida ensuite à langoureusement glisser entre les rides d'efforts et les rigoles d'huile qui se formaient au gré de ses manipulations. Se reflétait dans cette simple formation d'eau tout un atelier. Les formes de gigantesque tourneuses métalliques, de presses et les silhouettes fatiguées des "ouvriers-esclaves" qui s'entassaient devant elles. De temps en temps une silhouette noire suréquipée venait derrière l'une d'elle et lui flanquait un coup de matraque télescopique pour la remettre au travail.

Manfred sentit la goutte ruisseler jusqu'à son nez. Les deux mains à l'intérieur des entrailles d'une machine qu'il essayait de remettre en route, il aurait voulu se gratter, mais il savait qu'un homme avec un brassard sinistre le regardait avec attention. Il dégagea une douille de balle complètement démolie par deux engrenages et la jeta dans une caisse à côté de sa position de travail. Il referma le carter de sécurité, passa une main pour essuyer la goutte gênante et tira sur le bouton d'arrêt d'urgence, la machine se remit en route. L'infâme présence de l'homme en noir partit vaquer à d'autres occupations.

L'ouvrier forcé se souvenait de sa vie trois semaines auparavant...

Il n'était qu'un simple manutentionnaire dans un hangar du Port de Gotham. Un type sans histoire, pas de famille, pas d'amis autres que ses camarades de bars, ils étaient d'ailleurs tous là, avec lui, à trimer sous les ordres d'une bandes de malades en uniforme de SS. Il se souvenait de tout, la mémoire aime enregistrer le pire. Il avait reçu une prime pour aider au déchargement d'une cargaison tard le soir. Un navire étranger, pas recensé dans les archives du port d'après leur chef, ça voulait dire, "silence et bosse, tu auras une belle prime". Être silencieux et décharger, c'était son truc, peu importait le client. Il avait vu passer des tonnes de types, de toutes sortes de gangs. Parfois des gars du Ventriloque, souvent du Joker, ponctuellement des types de Black Mask, bref, tout le gratin de la criminalité de cette ville, tout ce qu'il fallait c'était se taire, on payait moins ses bras que sa langue. Mais ceux qui leur avait demandé de décharger la fameux navire étaient pas comme les autres, ils avaient l'air d'être des militaires ou des mercenaires plutôt baraqués. L'un d'entre eux faisait des aller-retour entre une voiture garée et le capitaine du navire qui parlait avec Bob Smithon, leur chef. Pauvre Bob.

Quant on a bossé avec des mecs du Joker, on se rend compte qu'ils sont dingues, et franchement c'est flippant, des mecs de Black Mask, pas de problème, tant qu'on travaille, rien à craindre, idem pour le Pingouin, mais là, il y avait quelque chose. Généralement les types surveillaient les alentours et balayaient le périmètre avec leurs armes pendant que les manutentionnaires déchargeaient, ceux-là non, ils étaient attentifs au moindre mouvement. Bob parlait argent, comme d'habitude et le capitaine essayait d'avoir sa part du marché. Le type qui leur parlait avait un sacré accent, ce n'est que plus tard qu'il découvrirait son nom: Wilfried, un sale type, songeait-il maintenant qu'il s'essuyait les mains pleines de coupures et de cambouis.

Il se souvenait de la joie qu'il avait eu en soulevant la dernière caisse du chargement, ça voulait dire retour au bar et ensuite dodo avec en poche près de 700 dollars. Une affaire en or. Mais à Gotham, la pierre philosophale n'existait pas. Lorsque les SS ont fermé leur camion, les gardes ont tous braqués leurs armes sur les ouvriers, l'équipage et ses chefs. Ils ne surent pas trop ce qui se passait. Le gars - Wilfried - était penché à la fenêtre de l'étrange véhicule. Manfred y avait perçu un reflet rouge à l'intérieur. Il s'est relevé et un autre camion a débarqué. Trois mecs en sont sortis et ils ont entassé tous les employés à l'intérieur, la capitaine beuglait en vain et Bob avait tenté de prendre une barre à mine. Son cadavre perforé repose dans la rade de Gotham, si les flots ne l'ont pas rejeté sur une plage de sable sale de la zone industrielle. Le capitaine, lui, il a servi d'exemple une semaine après.

Durant 7 jours et 7 nuits, Manfred et ses camarades captifs furent "invités" à ouvrir les différentes caisses et à installer les lourdes machines qu'elles contenaient. Le tout dans un sous-sol aéré mais verrouillé de toutes parts. A vue de nez, la surface de la pièce devenue une anti-chambre de l'industrie clandestine s'étendait sous au moins deux immeubles délabrés de Blüdhaven. Lorsque la chaîne de production fut terminée, le capitaine réclama la liberté. Et là apparut un type en masque à gaz.

Karl Hellfern n'avait pas inutilement perdu de temps en se présentant à ses néo-esclaves, il s'était avancé vers le vieux marin qui hurlait au crime. Maintenant que Manfred y repensait, c'était idiot de clamer que l'homme était un criminel, il devait bien le savoir. L'Homme en noir était moins impressionnant que les autres de par sa carrure, c'était peut-être pour ça que le capitaine n'avait pas froid aux yeux, mais les ouvriers ne pouvaient pas s'empêcher de frissonner lorsque son masque se tournait vers eux. Ses yeux étaient totalement cachés mais ils sentaient tous lorsqu'il les regardait.

Le marin était un vieil homme usé par le temps et les épreuves qui avait cru pouvoir trouver un travail simple et facile. Quant l'homme au long manteau noir le saisit, il ne comprit pas immédiatement qu'il avait ouvert la porte à la Mort elle-même. La voix qui s'échappa du masque de cuir fut étrangement joyeuse.

- Herr Kapitan, lança-t-elle, il est des tempêtes qu'il faut essuyer pour mieux les comprendre.

Il l'avait rapproché d'une presse et avait ordonné à ses sous-fifres, tous au garde-à-vous sur les bords de la pièce de mettre en marche l'impressionnante chaîne de production. Les tapis de caoutchouc desquels s'échappaient encore les odeurs de neuf se mirent en route, les voyants s'allumèrent pour la première fois et les puissants engrenages émirent de plaintifs grincements. La gigantesque presse se mit en branle. Le puissant pilon se leva, aspirant sans son sillon de l'air, soulevant les pans du sinistre manteau de cuir. Tous retinrent leur souffle lorsque la pièce de métal s'abattit avec son bruit tonnant. Un des plus jeunes sursauta.

- Pitié, suppliait le vieil homme qui voyait l'énorme engin de fer battre la mesure.

- Pourquoi donc? avait simplement répondu l'allemand en le jetant sous la masse qui venait d'atteindre son zénith.

Manfred avait tout vu. Le capitaine avait cherché à s'enfuir, vainement et il avait répandu ses entrailles dans tout le hangar. Lorsque son bourreau s'était retourné, il exhibait une tenue désormais couverte de sang encore chaud, un masque tout aussi souillé, un morceau de chair oscillant encore sur son épaule. Une jeune intérimaire pris dans la tourmente des événements s'évanouit. Tandis qu'il tapait ses gants ensanglantés, le Herr Doktor Death leur adressa la parole.

- Pas d'horaire, pas de syndicat, mais une justice: la mienne! Vous pouvez crier, vous pouvez hurler, vous pouvez pleurer, mais ne vous faites pas d'illusion, vous ne sortirez d'ici que sous mon ordre et vous n'agirez que par mon verbe ou celui de Wilfried.

Un musculeux militaire s'avança avec un air patibulaire qui détonnait avec la voix enjouée du premier individu.

- Je vous prédis un avenir glorieux dans les limbes de l'industrie!
avait-il reprit. Car vous l'aurez compris, toutes ses machines que vous avez montées, c'est vous qui allez les actionner.

Quelques individus non armés entèrent dans la pièce. Ils étaient pour la plupart tristes et abattus, certains avaient des cicatrices qui sillonnaient leurs visages mélancoliques.

- Voici ceux qui vous enseigneront leur Art, soyez attentifs, car mieux encore que les plus grands rêves du libéralisme dans lequel vous vous êtes confortablement flétris, la productivité est une règle d'or, une règle fondamentale qui régira le moindre de vos gestes et la moindre de vos paroles. Vous ne penserez qu'à la productivité, car c'est elle et elle seule qui vous permettra de rester en vie et, si mes quotas sont respectés, qui vous rendra la liberté!

" Vous m'avez bien entendu, si vous parvenez à remplir l'intégralité de mon carnet de commande, alors je vous libérerais, sans vous tuer.


Il leva sa main droite qui suintait encore d'hémoglobine et posa l'autre sur son coeur, à supposer qu'il en ait un.

- Je vous en fais le serment. Respectez les engagements que je vous donne et je respecterais mes promesses.

Bien entendu, 5 personnes au moins avaient cherché à s'enfuir depuis lors. Leur têtes avaient été soigneusement équarries et leur visage recouvrait le mur sur lequel un garde avait écrit à la craie "Mauvais Employés du Mois". La nourriture était détestable et pour un collègue qui tombait de fatigue, les gardes en ramenait un nouveau, chaque fois d'un lieu différent. Les bars, les piscines, les clubs de rencontres, internet, tout était bon pour attirer les frêles et fragiles âmes de Gotham dans leur piège et ensuite les brutaliser pour les rejeter enfin dans ce cloaque infernal. Du bruit, de la sueur, des pleurs, tels étaient les quotidiens de Manfred et ses amis. Il aurait aimé pouvoir s'enfuir, mais il n'était pas assez courageux pour ça. Alors qu'il rechargeait sa machine, il entendit une conversation entre deux gardes.

- Putain, y'en a un qui est pas là.

- J'en connais un qui va devoir donner une mauvaise nouvelle à Wilfried.

- C'est bon, il est pas là aujourd'hui.

- Oh si, et il est là toute la semaine, il s'est installé dans les étages avec quelques uns de ses hommes.

- Merde.

- Ouais et il est furax, les quotas sont pas respectés, ils sont en train de préparer la cargaison, sa grouille de mec avec des diables et des portes palettes.

- ça va être discret tiens.

- Je te le dis pas, surtout qu'ils ont été obligés de garer les camions dans pleins de ruelles. Le Herr Doktor va pas accepter que ça se passe mal en tout cas. C'est qui le gars qui manque?

- Un gars que j'ai trouvé dans un bar, j'ai encore sa veste. On regarde ce qu'il y a dedans?


Et alors qu'il relançait un cycle, il entendit un juron dans une langue étrangère. Les racines reviennent souvent dans les coups dur.

- C'est ce que je pense?

- Ouais, une carte de police connard, t'as essayé de kidnapper un foutu flic!

- Je pouvais pas le savoir! Attend, la photo c'est pas la bonne.

- Hein?

- Le mec il était blanc, là la photo c'est celle d'un black et regarde toutes les cartes bleues qu'il a sur lui!

- Un pickpocket? On a plus qu'à espérer qu'il se fasse pas choper...



[HRP]Pour résumer et détailler:
Installations dans Blüdhaven, elles s'étendent sous un immeuble en longueur dont certains étages (les deux premiers, sont utilisés par d'autres mercenaires sous les ordres de Wilfried. Les machines et les employés "non rémunérés" sont dans les sous-sol, accès depuis des escaliers du rez-de-chaussée. Wilfried est au second étage en train de préparer "LE PLAN".
[/HRP]
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Andrew Blake/L'Artiste

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Vous à Gotham : Ancien commissaire de la ville. Possède une double identité en tant que justicier d'Etat sous le nom de l'Artiste et en tant que commissaire sous le nom d'Andrew Blake.
Citations : Chapeau, L'Artiste.

MessageSujet: Re: Totentanz [PV Andrew]   Sam 17 Aoû - 21:30

[HRP] La guerre est lancée [/HRP]

Dossiers éparpillés sur la table, tasse de café vide et cigare écrasé dans le cendrier, voilà tout ce qui ressortait d'un bureau de commissaire en fin d'après-midi. Tout cela mêlé à une chaleur des plus torrides malgré les stores fermés de la pièce. Andrew, assis sur sa chaise, restait pensif par rapport à tout ce qui lui était arrivé. Lui qui était un des derniers justiciers de sa ville natale, sûrement le plus vieux même. Malgré toute sa bonne volonté, chaque jour Gotham sombrait de plus en plus dans la noirceur et la criminalité. Il fallait inverser la balance au plus vite sous peine de faire face à quelque chose d'irrécupérable. Mais la seule question était "Comment ?".

Une question pourtant simple, une question par laquelle l'ancien maire avait répondu en autorisant les forces de l'ordre à abattre tout individu hors de la légalité. Au final, c'était peut-être là une des réponses les plus sensées face à la folie qui s'emparait de cette ville. Une situation exceptionnelle demande des réactions exceptionnelles. Mais Maximilien Shreck n'était plus, il avait laissé sa place à cette brave Talia Head. Cette brave femme qui était arrivé avec tout son argent, avec sa propre armée personnelle et son beau sourire menteur. Ses bonnes résolutions n'étaient qu'un rideau servant à cacher la scène et Andrew le savait pertinemment. Mais à quoi bon faire tomber quelqu'un comme elle alors qu'elle fournissait en armement et en argent le GCPD...

Le commissaire s'arrêta quelque instant de se questionner, il s'empara rapidement d'un mouchoir dans son veston et le passa sur son front. Le morceau de tissu épongea plus que correctement le front du vieil homme. La chaleur était telle qu'une autre goutte de sueur se fraya un chemin dans les plaines arides de son front. La gouttelette se perdit rapidement dans les tranchées de l'âge recouvrant sa peau, si bien qu'elle n'eut pas le temps d'arriver jusqu'aux yeux qu'elle fut directement happée par le mouchoir. Bien décidé à arrêter cette perte d'eau inutile, Andrew se dirigea derechef vers ses deux fenêtres et les ouvra en grand pour laisser l'air tiède emplir la pièce. Une bonne chose de faite, il pouvait retourner à son travail.

Sur la table s'éparpillait plusieurs fardes en carton, toutes inachevées. La plus proche du commissaire parlant d'un enlèvement de masse aux docks, les enquêteurs n'avaient presque rien trouvé pour retrouver les victimes malheureusement. Il fallait finalement encore une fois jeter le dossier dans la partie "non résolu", un nouvel échec pour le GCPD. Un autre dossier, situé à la gauche du premier, parlait lui de divers kidnapping dans plusieurs endroits de la ville. Encore une fois, aucune trace pour permettre aux flics de retrouver la trace des brigands. Les enlèvements n'étaient pas anodins à Gotham City, chaque jour on arrivait à clôturer un dossier en retrouvant un cadavre dans une poubelle ou bêtement jeté dans la rue. Ce qui était plus rare, c'était de pouvoir arrêter les personnes qui avaient commis ces crimes. Et de toute façon, la prison de Blackgate était à ras-bord ces derniers temps, surtout avec toute une partie de la prison détruite par un crash d'avion. Et pour finir, en plus de ces deux fardes maudites, s'ajoutaient plusieurs autres dossiers parlant de contrebandes, meurtres, vendettas et vols.

C'était presque devenu ingérable, tant de crimes chaque jour. Avec trente-cinq milles flics en service dans la ville, c'était presque alarmant de voir cela. Et toutes les erreurs de cette institution se rapportaient directement au commissaire. Au final, le vieux avait de nombreuses fois pensé à abandonner le poste, tout jeter par la fenêtre et se tirer vivre sa vie de justicier comme avant. Mais la seule idée de voir un gars comme Bullock ou Bodnar à sa place l'enrageait, c'était à lui qu'incombait la dure tâche de faire régner l'ordre. Il était certain qu'il n'allait pas se laisser faire, il était certain que le Commissaire Blake allait une bonne fois pour toute mettre fin à cette vague de criminalité.

Le vieil homme fit tournoyer sa chaise pivotante, tel un enfant s'ennuyant. Il ne s'ennuyait cependant pas, loin de là, mais cela l'aidait à réfléchir par moment - et ça faisait un super effet de vent dans la face qui rafraîchissait - . Andrew se souvenait de sa rencontre avec Batman, du don de matériel de Wayne Enterprise pour la police. Tout cet armement non létal qui traînait dans des entrepôts à attendre qu'on s'en serve. Et puis il y avait tout l'armement de la mairie, les armures développées par Star Labs pour le combat. Une partie de la réponse se trouvait là-dedans, le vieux en était sûr et certain ! Il fallait que la police ait des unités d'élite, des unités plus efficaces et mieux armées que le SWAT ou les forces spéciales. De quoi faire trembler les caïds de la ville, de quoi leur faire peur.

Les premiers visés seraient les fous d'Arkham et leur espèce de supériorité criminelle face à la pègre de la ville. Ces saloperies comme le gang du Fool, Killer Croc, le Ventriloque ou Killer-Moth, ils allaient tous passer à la casserole et ce le plus rapidement possible. Une fois ces tarés sans hommes et sans quartiers entiers à diriger, il serait bien plus facile de les gérer. Et si par malheur, l'un d'entre eux était abattu par les forces de l'ordre, tout le monde s'en réjouirait en silence. Tout prendrait bientôt fin, le commissaire en avait fait la promesse au peuple et, surtout, aux policiers. Et la parole d'un militaire tel que lui était un contrat signé jusqu'à l'accomplissement.

Le silence de son bureau fut brisé tout à coup par des cris retentissant au rez-de-chaussée. Les policiers devaient encore avoir arrêté un malade mental pour que des cris pareils retentissent dans le bâtiment. C'était encore l'asile d'Arkham qui allait être content d'avoir un nouvel occupant dans peu de jours. Les bruits s'arrêtèrent cependant rapidement car comme pour chaque arrestation, les arrêtés étaient traînés dans les cellules du sous-sol. Une fois le silence restauré, le vieil homme se décida de se remettre à ses dossiers.

Une gorgée d'eau fraîche lui permit de trouver la force d'ouvrir une farde contenant une affaire de femme assassinée par son mari, déplorable... En plus de toute la merde qui remplissait cette ville, il fallait aussi se charger des affaires aussi débiles que celle-là. Qu'on émascule le mari et l'affaire aurait été vite réglée... A la place de ça, il fallait noter les faits ainsi que les rapports d'interrogatoires et envoyer le dossier au tribunal pour le jugement, quelle perte de temps.

Et c'est alors qu'il soupirait face à ses papiers que le miracle arriva enfin. Un policier toqua énergiquement à sa porte et n'attendit même pas l'autorisation pour ouvrir. Le jeune homme semblait griffé aux avant-bras et plutôt énervé. Sa mine rouge et en sueur disait beaucoup.

"C'est pour ?" lança le commissaire au jeune homme.

"On vient d'arrêter un malade qui s'est jeté sur une de nos bagnoles en service. On ne sait pas trop quoi faire de ce gars, il m'a l'air complètement drogué au vu de ce qu'il s'est amusé à nous dire durant tout le trajet." répondit le flic, essoufflé.

"Je ne vois pas en quoi je dois être dérangé pour cela... On ne vous a pas appris à gérer les cas désespérés à l'école de police ?"

"J'ai pensé que cela pouvait vous intéresser un minimum, il parle de nazis et du fait qu'on devait le protéger. On a essayé de lui faire cracher plus mais il n'en fait qu'à sa tête. Je vous demande donc votre aide pour l'interroger maintenant, avant que son avocat ou que sais-je arrive et nous emmerde pour les procédures."

"Vous avez appelé un médecin pour sa jambe cassée ?"

"Non, pas encore Commissaire."

"Faites-le pendant que je vais interroger notre détenu. Et puis pour l'avocat, ne vous en faites pas. A cette heure, ils sont confortablement en train de manger un rôti avec leur famille."

Il était clair et net que le commissaire avait accepté d'interroger le bonhomme pour quitter la morose atmosphère de son bureau. Il était bon de temps à autre de sortir de sa routine habituelle pour étendre son champ d'activités. Et puis le fait qu'il ait apparemment dit "nazi" avait convaincu Blake d'aller fouiller plus loin dans les dires de l'homme. S’il pensait être ce que c'était, Andrew allait toucher le gros lot aujourd'hui. Ce fut donc enjoué et d'une détermination sans pareille que le Commissaire descendit au sous-sol et rentra bille en tête dans la salle d'interrogatoire où était assis le pauvre homme. Le gars semblait apeuré, il suait comme il n'avait jamais sué dans sa vie sûrement. Et dès que le commissaire rentra dans la pièce, il se débâtit de plus belle.

"PROTÉGEZ-MOI JE VOUS EN PRIE ! ILS VONT VENIR ME TUER JE LE SAIS ! VOUS DEVEZ M'AIDER !" cria le détenu tout en essayant d'arracher ses menottes de toutes ses forces.

"Attends deux secondes gamin." répondit calmement Blake.

Le vieux sortit rapidement de la pièce et s'en alla dans la salle d'à côté. Il désactiva la caméra de la pièce ainsi que le micro sous les yeux du policier en fonction, qui n'osa pas lui reprocher la chose. Une fois sa besogne faite, il rentra de nouveau dans la pièce et ferma les rideaux cachant la vitre d'observation. Il déplaça ensuite sa chaise à côté du jeune homme apeuré et s'assit dessus tranquillement. Andrew devait être deux fois plus épais que ce gamin, il avait de quoi l'impressionner.

"Alors, mes gars m'ont dit que tu t'amuses à dire des choses sur les nazis apparemment ? Tu sais que c'était il y a longtemps la Seconde Guerre mondiale ?" demanda calmement le commissaire.

"Je veux rien vous dire tant que vous ne m'avez pas mis en sécurité ! C'était des nazis je le jure ! Ils avaient des insignes bizarres sur leurs costumes ! ILS AVAIENT DES ACCENTS ALLEMANDS ! METTEZ MOI EN SÉCURITÉ JE VOUS EN PRIE !" gueula de plus belle le jeune homme.

"Très bien j'ai compris..." répondit à voix basse le commissaire tout en soupirant. Il agrippa aussitôt la jambe cassée du gamin et la compressa d'une main. Les cris du jeune homme se firent entendre jusque hors de la pièce tellement ils étaient forts. "Tu vas me parler où je te jure que je t'arrache ta belle jambe avant la fin de l'interrogatoire, tu piges ?"

"JE VAIS PARLER ! ARRÊTEZ ESPÈCE DE MALADE !" cria le jeune homme en gigotant de toute ses forces. "Je suis un pickpocket ! Je vivais en volant les gens ! Mais un soir je me suis fait chopper à un coin de rue par un mec bizarre ! Je me suis réveillé dans un bâtiment flippant où ils faisaient travailler des gens à la chaîne comme des esclaves ! Ça vous va ?"

"Je veux toute l'histoire." répondit brièvement Andrew en appuyant de nouveau sur le membre, créant de nouveaux cris.

"J'AI RÉUSSI À M’ÉCHAPPER PARCE QU'UN DES GARDES AVAIT LE DOS TOURNÉ ! PITIÉ STOP ! Les nazis sont cachés à Blüdhaven, donnez-moi un papier et je vous note l'adresse ! C'est tout ce que je sais, je vous le jure ! Ils vont me tuer pour vous avoir dit ça ! Je suis dans la merde..."

Andrew lui jeta une feuille et un Bic tout permettant au jeune homme d'écrire malgré les menottes. Il nota l'adresse d'un immeuble de Blüdhaven, c'était tout ce qu'il fallait pour rendre le sourire à Andrew.

"Le médecin viendra réparer ta jambe bientôt, si tu dis une seule chose sur ce que je t'ai fait subir ici, je te promets que tu ne ressortiras pas du bâtiment en vie. On te filera un avocat pour tes vols, t'as intérêt à cracher le morceau sur tout ce que t'as piqué ou je reviens t'interroger, compris ?"

"Compris..." répondit le gamin blanc comme un linge.

Le commissaire se leva donc de sa chaise et sortit de la salle d'interrogatoire où plusieurs flics s'étaient réunis, sûrement attirés par les bruits. À la vue de leur supérieur sortant de la pièce, ils firent tous semblant de se remettre au travail mais le vieux n'était pas dupe, il avait juste mieux à faire. Il trouva rapidement un lieutenant en fonction au sous-sol et lui jeta le papier avec l'adresse.

"Je veux que vous envoyez quatre voitures sur les lieux, je vais appeler quelqu'un pour gérer cette affaire de nazis kidnappeurs. Je pense qu'ils sont à l'origine de cette vague d'enlèvements." ordonna sèchement Andrew.

"Et vous allez demander à qui d'aller débusquer les rebuts d'Hitler Commissaire ?" répondit le lieutenant d'un ton amusé.

"Je vais aller voir l'Artiste." répondit sérieusement le Commissaire en tournant le dos à l'homme et en se dirigeant vers la sortie du commissariat.

Le lieutenant ne trouva pas quoi répondre face à ce que venait de dire le commissaire. Le mot était vite passé parmi les flics concernant l'attitude qu'avait eue le justicier à l'opération du théâtre récemment. Il était aussi craint par les policiers que par les criminels dorénavant. Cependant Andrew n'en avait que faire, un sourire sadique se dessinait sur ses lèvres au fur et à mesure des pas le menant vers la sortie du bâtiment. Ce soir, c'était l'Allemagne qui allait ressentir la fureur d'un Artiste vexé.

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MessageSujet: Re: Totentanz [PV Andrew]   Sam 24 Aoû - 14:33

[HRP]Jolies sueurs Razz[/HRP]

Wilfried était assis dans un siège en métal et pianotait sur un ordinateur pour vérifier les cadences de leur production. A côté de lui agonisait un type branché sur des moniteurs. D'autres hommes avec un brassard du Leviathan s'agitaient dans la pièce, emmenant des caisses, déplaçant des palettes sur lesquelles ils collaient des étiquettes d'une société écran d'import-export d'Axis Chemical. Lorsque les machines de surveillance émirent le long et distinctif bruit d'arrêt cardiaque, on les débrancha. Le lieutenant du docteur appela alors son supérieur qui était resté à Axis Chemical.

- Herr Doktor? fit-il. Le sujet numéro 8 vient de mourir.

- Perfekt! lança une voix joviale à l'autre bout du téléphone. Il avait les gants de cuir?

- Celui-là même, il aura mit 7 jours. N'est-ce pas trop long?

- Bien sûr que non! Il faut le temps que la toxine pénètre les gants et viennent à contaminer l'individu. 7 jours, c'est même inespéré, je pense que nous avons la limite basse de notre application. Sachant que les autres sont morts en moins de 48 heures, nous aurons une belle avance sur le reste de la communauté criminelle. Ils auront bien du mal à découvrir d'où viendra cette épidémie, mais ils accepteront plus facilement notre aide et notre remède. Moyennant quelques services naturellement. Tu as bien pris garde à ne manipuler aucune arme?

- Seuls les cobayes et les "employés" les manipulent, répondit-il.

- Fabuleux, je dois te laisser, j'ai une chaîne de synthétisation à lancer, un nouveau chargement devrait t'arriver bientôt.

Lorsque Wilfried raccrocha il pouffa en imaginant la tête des criminels lorsqu'ils verront leurs effectifs fondre comme neige au Soleil. Il quitta son bureau improvisé et se rendit dans une salle adjacente d'où provenaient des tirs d'arme à feu. Il y observa les quelques individus qui testaient les armes du Herr Doktor. Ces derniers tiraient sur des cibles en bois en visant du mieux qu'ils pouvaient, autant dire que le niveau inférieur au leur était le niveau "Euh... je viens de me tirer dans le pied chef". Mais l'important était d'avantage l'utilisation que la bonne utilisation. Le lieutenant s'autorisa un sourire cruel en voyant ces jeunes gens des rues s'amuser à appuyer sur les gâchettes en serrant fermement les crosses et les poignées de leurs armes. C'était tellement pathétique.

Karl Hellfern avait compris que les gangs de cette ville étaient tous déterminés à prendre le contrôle des rues, alimenter la guerre c'était nécessairement assurer à un gang une hégémonie et une puissante qui ne cesserait de s'accroître, alors il avait conclu fort logiquement que le vainqueur devait à sa façon être un perdant. Employant ses connaissances en toxines et la maîtrise de la conception des armes de son fidèle Kurt le docteur avait conçu une nouvelle génération de fusil et de pistolets, des armes faites en un métal traité spécialement avec une de ses nouvelles création, sobrement appelée Armalis Trepidium.

Ce métal, très particulier, exhalait une fine vapeur toxique et suppurait un peu de toxine au contact d'une matière qui venait à le faire chauffer. Tenez trop fermement votre arme comme les quelques cobayes et vous vous offriez un lavement de main mortel. La toxine était quant à elle subtile. Pas question de tuer trop vite, elle affaiblissait puis tuait lentement, très lentement, l'utilisateur. Diffusion subtile, agonie lente, difficile pour quiconque de remonter jusqu'à l'origine de l'infection. S'il venait à faire rentrer ses armes dans la grande distribution, il armerait les autres gangs tout en les tuant à petit feu pour, le moment venu, frapper fort et avec un armement de première qualité, merci Herr Wesker.

Wilfried ricana lorsqu'un jeune homme qui venait tirer deux fois par jour depuis trois jours se plaignit de maux de tête. Un garde, imperturbable, lui conseilla de porter un casque anti-bruit. Tous les membres en uniforme eurent un sourire mauvais en voyant le jeune idiot remercier leur camarade en mettant son casque. La stupidité était une arme d'une puissance inestimable.

Mais sa joie fut de courte durée, un garde de la chaîne de fabrication était remontée, blême. Une mauvaise nouvelle en vue. Il lui annonça d'une voix misérable qu'il avait lamentablement laissé l'un de leur "protégé" s'enfuir. La colère de Wilfried était remarquable de puissance. Mais d'une puissance qui ne s'extériorisait pas sous la forme de hurlements. Il s'était redressé, avait pris une profonde inspiration et avait exigé le plus sèchement possible des explications. Explications qui ne parurent pas le satisfaire. Une balle régla rapidement l'affaire en question.

- Virez-moi ce cadavre, lança le lieutenant en se tournant vers une fenêtre qui donnait sur les rues de Blüdhaven. Remplacez-le et accélérez les cadences. Cette fuite pourrait être gênante.
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Andrew Blake/L'Artiste

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Vous à Gotham : Ancien commissaire de la ville. Possède une double identité en tant que justicier d'Etat sous le nom de l'Artiste et en tant que commissaire sous le nom d'Andrew Blake.
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MessageSujet: Re: Totentanz [PV Andrew]   Sam 31 Aoû - 14:35

Andrew fonçait du plus vite qu'il pouvait vers son entrepôt de l'East End. Les pneus de sa voitures criaient à chaque tournant, signe de sa hâte et de son envie d'en découdre avec ces fameux nazis. Sa conduite excessive allait sûrement lui causer des problèmes mais il s'en foutait éperdument, son cerveau ne lui envoyait plus qu'un seul message : vengeance. En entrant dans le quartier de l'East End, le territoire de Scarface, il remarqua que certains de ses hommes de mains sortaient leurs armes dès qu'ils voyaient le véhicule débouler en face d'eux. Ils n'eurent cependant pas le temps de tirer qu'Andrew était déjà bien loin, chaque minute comptait dans cette affaire.

Une fois devant l'entrepôt, il gara sa voiture du pire qu'il pouvait. Il s'empressa de sortir de la boite de conserve, manquant de s'étaler par terre dans sa précipitation, puis se dirigea vers l'énorme porte en métal qui gardait le bâtiment. L'air marin était incroyablement froid en cette fin de soirée, la peau d'Andrew se tapissait d'une chair de poule dont il n'avait même pas conscience. L'homme sortit rapidement son trousseau de clé et s'énerva à essayer d'ouvrir la porte d'entrée sur le côté gauche du hangar. Ses mains tremblotantes faisaient glisser la clé hors de la serrure, rendant l'expérience énervante et frustrante pour le vieux. Après avoir copieusement insulté la porte, il trouva enfin le pouvoir de l'ouvrir normalement et se précipita à l'intérieur.

Sa magnifique Humvee aux couleurs des Etats-Unis l'attendait bien sagement. En tout premier, il se rua sur le coffre et l'ouvrit en quatrième vitesse pour en sortir la panoplie de l'Artiste. Une fois dans son costume de justicier, il se sentit presque revivre intérieurement. Toutes ces heures passées dans un vieux commissariat à boire du café et remplir des papiers l'ennuyaient profondément, il voulait de l'action, du sang et de la mort. Tristes pensées de la part d'un homme qui aurait pu tout simplement profiter de sa retraite en peignoir devant sa télévision.

L'Artiste se dirigea ensuite vers ses râteliers d'armes aussi diverses que variées. Ce fut peut-être le premier moment de la soirée où il arrêta sa course effrénée pour réfléchir calmement et trouver la meilleure arme possible pour gérer un immeuble. En premier lieu, Andrew s'empara de son M16 habituel tout en se disant que c'était l'arme qu'il lui fallait mais il remarqua une autre arme, plus vieille et pleine de souvenirs, sur sa droite. Une M60, une relique de ses années au Vietnam. Le large sourire sur ses lèvres lui indiquait d'ors et déjà la marche à suivre. Il rangea aussitôt son fusil d'assaut et s'empara de la mitrailleuse. Il l'avait acheté récemment à un collectionneur qui lui avait juré qu'elle était encore en bon état, il était temps de prouver ses dires.

Une fois son choix fait, il s'équipa de ses habituels Beretta ainsi que de deux grenades et de son couteau de combat et se dirigea vers son véhicule de combat. Après avoir ouvert la porte du hangar, il gara sa Cadillac dans l'entrepôt avant d'en sortir la Humvee puis ferma tout le bâtiment avant de se diriger vers ce qui le démangeait depuis bien trop longtemps. Le véhicule de l'Artiste ne passait pas inaperçu dans les rues de la ville, les citoyens étaient à la fois fascinés et terrifiés de voir la jeep passer aussi près d'eux.

Blüdhaven, il y était enfin. Huit flics se tenaient proche de l'immeuble indiqué, tous à couvert pour ne pas se faire remarquer. Andrew se gara proche d'eux et descendit les rejoindre, son arme imposante à la main. À sa vue, les policiers n'étaient pas des plus rassurés, le justicier était maintenant connu pour son caractère inquiétant et ses méthodes sanglantes.

"Alors les gamins ?" dit-il en tapant dans le dos du flic à sa gauche. "Prêt à en découdre avec des nazis ?"

"Nous ne sommes pas très rassurés à vrai dire." répondit le "chef" du groupe. "Blüdhaven n'est pas dans la juridiction de Gotham et nous ne sommes pas autorisés à agir ici..."

"Laissez les problèmes politiques à la maire les jeunes, tout ce qui importe c'est de botter le cul à des kidnappeurs qui sévissent en ville après tout."

"Si vous le dîtes..."

"Bon alors la marche à suivre. Je vais entrer seul au début, je ferai le ménage au rez-de-chaussée du mieux que je pourrai. Pendant ce temps-là, vous vous trouvez un moyen de monter sur le toit et de ratisser l'immeuble de haut en bas. Le commissaire ne veut pas de pertes alors vous avez intérêt à rester sur vos gardes et à ne pas faire de conneries sinon c'est moi qui en paye le prix, compris ? De plus, on ne sait pas comment ils sont équipés là-dedans, ni même si ils existent en fait. Allez en avant, on entre en piste !"

Le justicier se dirigea donc vers l'entrée de l'immeuble. Il semblait qu'il fallait sonner pour avoir l'autorisation d'entrer dans le bâtiment. C'est un large sourire sur les lèvres que l'homme appuya sur l'interrupteur tout en criant :

"C'est la police, on a été appelé pour tapage nocturne. Veuillez ouvriiirrrr."

Il chargea aussitôt son arme et la pointa vers l'entrée. Autant dire que le pauvre bougre qui allait ouvrir cette porte allait finir en gruyère. Qui allait être le malchanceux du jour ?

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MessageSujet: Re: Totentanz [PV Andrew]   Dim 8 Sep - 16:42

L'intérieur du bâtiment était sombre, à peine éclairé par quelques lampes alimentées par un système électrique sommaire alors que les sous-sols étaient carrément reliés au circuit électrique des égouts pour disposer d'un courant triphasé correct. Ironie du sort. Wilfried en était même rendu à lire certains papier avec une lampe de poche. Autour de lui, les bottes des nouvelles recrues généreusement fournies par le Leviathan frappaient les sols dallés en cadences et les roues des diables s'activaient pour libérer les espaces de chargement qui allaient et venaient via un monte-charge au sous-sols. Les camionnettes n'attendaient que l'ordre du lieutenant pour récupérer leur précieuse cargaison.

Un adjoint de Wilfired terminait de balancer des feuilles de notes dans une déchiqueteuse industrielle, pas question de laisser quelques traces malvenues. Le papier était utile pour suivre une progression, mais lorsque l'on atteignait les premières étapes d'une affaire, on devait s'assurer de s'encombrer au minimum avec des preuves. Le Doktor avait été clair là dessus, pas d'anicroche avant qu'il n'ait pu mener son opération à terme. Sa fameuse guerre devait avoir lieue.

Ulman se souvint de ses opérations militaire. Toujours froid, un esprit aiguisé à l'Art de la Guerre, il avait comme beaucoup de soldats mal vécus son retour à la réalité, glaciale, cruelle, mais sans pouvoir se battre. Comment vouliez-vous résister à l'envie de mitrailler un pauvre binoclard qui vous refusait un dossier de quelques 45 pages sous prétexte qu'il manquait un timbre ou qu'il ait été remplit en bleu alors qu'il était stipulé que tout devait être remplit en noir? Comment vouliez-vous ne pas faire fusionner le crâne d'un gamin qui vous insultait dans le mur le plus proche pour lui rappeler que s'il pouvait mâcher son chewing gum c'était parce que d'autres acceptaient de combattre pour que sa petite rue ne soit pas remplit de cratères d'obus!

Un militaire n'apprenait pas à affronter l'économie ou la société, il apprenait à les protéger, à faire ce que tout citoyen accepte de laisser à son gouvernement: user de la force létale. Un bon militaire n'était jamais détaché de ses propres émotions, il les enfouissait et tâchait de ne jamais abandonner son éthique personnelle, sans cela, il devenait fou, perdait les limites de sa fonction et de son devoir. Au milieu de caisse d'armes prohibés par l'intégralité des traités internationaux, Wilfried comprit qu'il avait depuis longtemps franchit la ligne de sa propre conduite. Militaire de carrière il aurait voulu finir avec les honneurs, désormais il aurait au mieux celle de Karl Hellfern, docteur qui avait rompu à sa bonne part tous ses serments, toutes ses allégeances, qui avait accepté sans aucune fatalité d'épouser une doctrine disciplinaire qui devait inéluctablement le conduire à la guerre, son plaisir ultime. Mais lui? Avait-il encore l'opportunité de retourner sa veste, de qui cette zone qui n'était pas encore une zone de conflit, de laisser cette guerre qui n'était pas la sienne à d'autres? Pouvait-il seulement imaginer laisser en plan le Herr Doktor alors qu'il venait de se faire des alliés puissants?

Alors qu'il s'interrogeait sur sa juste place dans l'organisation, lui qui voulait commander et qui se retrouver en simple subalterne, un homme arriva en courant et lui murmura que quelqu'un avait frappé à la porte. La police. Wilfried soupira un juron en allemand. Si la police était là, c'était qu'il y avait eu des fuites. Son esprit rompu à la diplomatie d'ordre générale ne mit pas longtemps à calculer le genre d'informations qu'on avait pu transmettre à la police. Dans le pire des cas on avait décrit en détail ce qui se trouvait et il devrait affronter une belle escouade, au mieux on avait signalé des choses suspectes et il y avait un simple policier en patrouille. Le lieutenant ne pouvait pas s'offrir le luxe de la surprise. Il savait ce qui lui restait à faire, éliminer le plus vite possible cette saloperie de flicaille. Il revêtit son demi-masque à gaz, cela aurait au moins le mérite de cacher son identité, même s'il espérait que ces maudits fonctionnaires abandonnent rapidement et lui permettent de prendre la tangente avec son équipe après un nettoyage rapide des fondations de l'immeuble.

- (Que doit-on faire?) demanda un type patibulaire qui chargeait un fusil à pompe.

- (Achevez les quelques cobayes qui s'entraînent, je ne veux pas d'électrons libres qui vont paniquer au premier coup de feu et pourraient nous tirer dessus. Sortez les caisses de grenades et prévenez le Herr Doktor que la police vient de fourrer son nez dans nos affaires.)

- (Que fait-on pour la ligne de production?)


- (Verrouillez ses entrées, faites sortir les gardes, nous devons déployer toutes nos forces.)

- (Mais...)


- (L'effet de surprise va être nôtre), fit Wilfried en saisit son fusil d'assaut. (Je n'ai pas l'intention de le laisser à la police. Tenez l'entrée en joue depuis les escaliers et les paliers.)

Quatre de ses hommes se déployèrent dans les deux escaliers qui donnaient sur la porte d'entrée et la tinrent en joue. La poussière dérangée par les allers et venues incessant depuis plusieurs semaines des soldats de Wilfried recouvraient un sol dallé quadrillé rouge et blanc. Le silence était de rigueur.

Il se dirigea ensuite vers une fenêtre qui donnait sur la rue. Il se plaqua contre un mur et observa comme s'il craignait la présence de sniper. En contre-bas, le... Il se pencha pour distinguer la forme qui n'avait rien d'une silhouette de policier. Il sortit ses jumelles de poche. Le dernier Justicier d'État! C'est le Docteur qui serait heureux d'avoir sa peau. Le lieutenant prit une grenade de la caisse qu'on lui tendit et en dégoupilla une avant de la balancer à travers la vitre. L'objet voleta un instant et rebondit durement sur le sol.

- (Préparez-vous), ordonna-t-il alors que la grenade explosait en bas. (Je prévois de la résistance.)

Il quitta alors son point d'observation pour se diriger vers ses hommes qui remontaient des étages inférieurs.

- (Soldats, la police est là. Dites aux conducteurs des camionnettes de se regrouper dans la rue, nous allons tenter de couvrir les chargements, ils ne doivent pas mettre la main sur les caisses du docteur.)

- (Et pour la police?)

- (Pas de sommation, pas de prisonnier.)


En haut il entendit les balle de révolvers achever les cobayes. Il était temps pour lui de montrer qu'il n'était pas un simple officier planqué derrière un bureau. Les conducteurs mirent leur moteur en marche, des soldats commencèrent à pousser des diable vers un monte-charge improvisé. Sitôt en bas ils devraient faire vite pour atteindre l'un des flanc du bâtiment. La bataille allait bientôt commencer.
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Andrew Blake/L'Artiste

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MessageSujet: Re: Totentanz [PV Andrew]   Sam 14 Sep - 21:35

Un Artiste attendait silencieusement devant une porte. Dans ses mains, l'une des plus terribles armes de sa longue vie et dans sa tête, une détermination à toute épreuve. Ses mains tremblantes indiquaient son impatience, il devait se contenir le plus possible pour ne pas défoncer l'entrée et faire une apparition fracassante. Il espérait de tout son cœur que derrière se cachait des soldats braves, des soldats entraînés et non du menu fretin comme il en avait tant l'habitude. Il pouvait sentir ce flot d'adrénaline coulant dans ses veines dans l'attente du combat, cette douce sensation.

"Ouvrez s'il vous plait ou nous allons devoir utiliser la force pour entrer." cria-t-il une nouvelle fois en frappant lourdement contre la porte.

L'attente devenait presque lassante. Après tout, personne n'était vraiment sûr qu'une bande de nazis sanguinaires se cache dans cet immeuble. Peut-être que le pickpocket avait juste sorti un mensonge pour gagner du temps et qu'Andrew, dans sa folie guerrière, était tombé dedans comme un bleu. Mais au fond de lui, il ne ressentait pas cette sensation d'avoir été dupé, il savait qu'ils étaient là, il le sentait.

Au bout de cinq minutes à n'entendre qu'un brouhaha indescriptible à l'intérieur du bâtiment, il fixa le toit où l'un des huit flics lui faisait signe pour lui indiquer qu'ils y étaient arrivés sans soucis. Andrew ne répondit que par un signe pour leur demander d'attendre encore un peu. Il se mit même à siffler d'ennui pendant qu'il s'amusait à soulever son arme tel un haltérophile. Ce ne fut qu'alors qui se préparait à taper de nouveau contre la porte qu'il entendit un bruit de verre brisé. Sa curiosité lui indiqua de regarder au-dessus de lui et c'est alors qu'un large sourire se dessina sur ses lèvres. Un autre bruit métallique résonna sur le sol au fur et à mesure que la grenade ricochait jusqu'à l'énorme carcasse du justicier. Un bruit qu'il ne connaissait que trop bien, il savait qu'il n'avait plus que trois secondes pour déguerpir.

"Oh les cons..." se permit-il de dire avant de commencer à sauter vers le trottoir derrière lui.

L'explosion retentit dans un fracas aussi bruyant que dévastateur. Andrew eut juste le temps de bondir le plus loin possible avant de ressentir l'onde dégagée par la grenade. Le vieux retomba lourdement sur les pavés en face de lui, sa mitrailleuse heurtant ses côtes. Il grommela de douleur avant de se mettre dans la position qu'il jugeait la plus protectrice face à la déflagration. Ses bras furent coupés par les éclats métalliques volant en sa direction. Une fois la poussière dégagée, le vieux se releva lourdement en s'appuyant contre un mur derrière lui. Une fois debout, Andrew s'essuya la poussière et le sang qui recouvraient ses bras, il s'enleva même le bout de métal coincé dans sa peau puis braqua sa mitrailleuse vers l'entrée du bâtiment et se mit à avancer bien décidé à régler le problème nazi.

Chaque pas était comme une marche de la mort. La porte de l’immeuble avait suffisamment morflé à cause de l’explosion de la grenade et il ne fallait plus grand-chose pour qu’elle laisse le justicier le plus sanguinaire de la ville faire une entrée fracassante. L’Artiste se tenait droit face à elle, prenant une grande bouffée d’air frais avant de commettre un nouveau massacre. Il en profita même pour sortir un de ses mythiques cigares de sa poche et ensuite le porta jusqu’à ses lèvres. Il enchaîna en sortant son briquet et en allumant le bout pour laisser les premières fumées emplir ses poumons. Il entendait les murmures dans le bâtiment, l’agitation était à son comble. Une fois le briquet remis à sa place, Andrew sentit que c’était le bon moment. Il recula de quelques mètres et se prépara à une soirée agitée.

Sa botte percuta le métal de la porte dans un bruit sourd. La porte commença à céder sans pour autant s’ouvrir. Elle dût cependant céder face au deuxième coup encore plus violent que le premier. Des morceaux de murs s’envolèrent en même temps que le verrou s’envolait. Quelques poussières créèrent un nuage cachant l’entrée, ce nuage ne laissant entrevoir que l’imposante ombre du justicier. L’Artiste se mit finalement à avancer dans ce bâtiment inconnu, le doigt sur la gâchette et l’œil vif prêt à tirer sur le premier bonhomme qui se dévoilerait sur son chemin.

À peine fut-il rentré dans le bâtiment qu’un tir frôla son épaule et siffla à deux centimètres de son oreille. Quatre hommes s’étaient positionnés dans les escaliers face à lui, exactement ce dont Andrew rêvait. Son doigt appuya de toutes ses forces sur la gâchette et laissa un tonnerre de balles sortir du canon. Petit à petit, le décor en face de lui commença à céder, les rambardes de l’escalier volèrent en éclat tandis que les murs commençaient à être recouverts de trous. L’un des hommes positionnés essaya de monter à l’étage pour se mettre en sécurité mais fut touché au mollet. Il dévala l’escalier pour finalement s’écrouler au sol et se faire achever par une rafale dans le dos. Un autre homme tenta, dans un acte de bravoure qui relevait de la folie, de riposter face au justicier mais n’eut même pas le temps de tirer que son torse commençait à se faire perforer de part en part. Il finit par tomber à la renverse pour retomber au sol, non loin de son défunt collègue.

Les deux derniers bonhommes profitèrent du temps offerts par leurs deux amis pour se mettre suffisamment à couvert, l’un à côté de l’autre derrière un meuble qu’ils avaient renversé à la va-vite dans l’escalier. Andrew remarqua tout de suite le réflexe qu’eut l’un en essayant de dégoupiller une grenade et commença à mitrailler activement la position défensive. Au final, l’homme n’eut pas le temps de lancer le projectile qu’il explosa dans un fracas, faisant exploser le lanceur ainsi que son coéquipier. Un mélange de chair et de sang se répandit dans tout le rez-de-chaussée, le tout accompagnés de membres volant jusqu’aux pieds de l’Artiste qui ne put s’empêcher de se bidonner. Après une bouffée de cigare, il profita du maigre temps libre acquis pour sortir le talkie-walkie et envoyer le message aux hommes positionnés sur le toit.

"Ici l’Artiste, la zone est dégagée au rez-de-chaussée. Lancez l’attaque immédiatement mais faites attentions, les ennemis sont lourdement armés, vous avez le droit de tirer pour tuer. Ne jouez pas aux héros ou vous finirez dans un cercueil, je vous le promets. "

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MessageSujet: Re: Totentanz [PV Andrew]   Sam 5 Oct - 12:02

Lorsque les premières détonations résonnèrent, l'esprit guerrier de Wilfried prit les devants. Ses états d'âmes et ses interrogations disparurent, bousculées par la violence de l'adrénaline et les souvenirs, par le flot irrépressible de la survie. Ses muscles se renforcèrent sans se raidir, ses pupilles se dilatèrent, la peau commença à s'assécher et à devenir froide. Sa posture devint plus solide et sa voix se renforça avec de puissantes intonations surgies des champs de bataille de jadis.

En contre bas le décors se désagrégeait et les hommes s'effondraient sous le coup de l'assaut dévastateur de L'Artiste. Il était encore à la hauteur de sa réputation et comptait bien le montrer, le lieutenant de Karl également. Alors qu'il resserrait ses gants par des gestes secs, il voyait ses plus solides soldats se parer au combat, cagoules qui permettaient de ne pas distinguer correctement les limites du visage, arme en mode automatique, grenade en ceinture...

- (Non), trancha Wilfried en pointant un index inquisiteur sur la ceinture. (Vous m'enlevez ça immédiatement.)

Sans discuter ils s'exécutèrent et laissèrent derrière eux les munitions, leur ennemi savait viser et se battre à la déloyale, le meilleur moyen pour se sauver et après le sale coup qu'il lui avait fait en envoyant une grenade de bienvenue avait clairement teinté le tableau de sa couche maigre: pas de quartier, tous les coups sont permis. Wilfried enclencha le masque à gaz qui recouvrait sa bouche et ses narines, il était prêt et surtout à tous les coups.

- (Sortez les fumigènes du Herr Doktor)
, ordonna-t-il alors qu'il vérifiait le chargeur de son arme.

Une explosion de grenade fit comprendre au lieutenant qu'il avait vu juste. Il se sentait étrangement revivre. Après des journées entières à faire de comptes et obéir comme un subordonné au Doctor Death, il allait pouvoir montrer qui il était, montrer ce dont il était capable!

- (Policiers sur les toits, ils se dépl...), commença un soldat lorsqu'une balle vint lui perforer la poitrine.

- (Des renforts? Wunderbach!)

Les soldats se répartirent alors dans les étages pour essayer d'endiguer la première vague de policier tandis que le lieutenant restait avec une garde rapprochée de cinq éléments.

- (Nous allons nous occuper du justicier au rez-de-chaussée), expliqua Wilfried en prenant une grenade fumigène.

Tous ses hommes se munirent de masque à gaz. D'un geste sec leur supérieur dégoupilla l'arme et la laissa dévaler l'escalier puis fit de même avec deux autres. Ses hommes tinrent un temps les escalier en joue pour éviter que leur invité de vienne les surprendre. Le nuage toxique commençait à étendre sa poisseuse couleur verdâtre et une étrange odeur nauséabonde envahi les environs. Lorsqu'il fut assez épais les six hommes descendirent les escaliers. L'inhalation du gaz ne tuait pas, il fallait rester dedans au moins une bonne dizaine de minutes pour que les premiers effets se fassent sentir, et leur masque les protégeaient bien.

Dans les étages, les soldats s'étaient mis en guet-apens, prêts à intercepter quiconque chercherait à les surprendre. Certains voulurent changer de position et furent cueillit par des tirs qui traversèrent les fenêtres. Le prix de l'inconscience en un tel instant.

Wilfried était noyé avec ses hommes en formation d'avancée agressive dans le plus pur style commando. Ils ne se distinguaient quasiment plus les uns les autres. Il scrutait les environs en plissant les yeux, l'arme près du corps, prête à répandre à la mort, son couteau était parfaitement positionné pour qu'il puisse l'utiliser rapidement, il se sentait dans son élément, comme à Vlatava! Égorger les ennemis en plein brouillard toxique était toujours un plaisir, il y avait tout: la chasse, le frisson de la prédation et l'exaltation du meurtre. L'un de ses hommes cru repérer leur ennemi et tira dans la direction d'une masse sombre. La cible émit le bruit caractéristique de la porte métallique qui encaissait de plein fouet une rafale. Les hommes s'étaient tous tourner vers le point d'impact, en vain.

Dehors, les camions convergèrent vers l'entrée principale qui commençait à vomir un nuage mortel, les pneus crissèrent. Un conducteur voulut descendre, fusil d'assaut en main et fut accueillit par un tir ennemi qui lui transperça le crâne, les autres évacuèrent leur véhicule en se protégeant. Commença un échange de tir du haut des immeubles vers le bas. Les combattants portaient tous un brassard aux armes de Karl Hellfern et hurlaient des insultes en allemands sur leurs ennemis. La rue devint le lieu d'un véritable duel. Les pneus des véhicules explosèrent, les vitres se brisèrent tandis que les plus hautes fenêtres des bâtiments se pulvérisaient les unes après les autres.

Les soldats restés dans les étages de l'installation en profitèrent pour se ruer au plus près des fenêtres et soutinrent leur camarade en contre-bas. Les façades commencèrent à s'effriter et le plancher encaissait quelques balles perdues. Un tireur en contre-bas sentit une balle lui rentrer dans le bras et il hurla en tombant à la renverser, une nouvelle vint le réduire au silence en traversant sa gorge. Alors qu'il se noyait dans son propre sang, il entendait l'écho lointain des balles. Le voile noir de la Mort vint bientôt recouvrit ses yeux injectés pour mieux lui laisser le soin d'oublier la vue des bottes de ses alliés qui combattaient les force de l'ordre. Le béton se fendait sous les impacts et des morceaux de verre ou de peinture métalliser venait rebondir sur le sol. A vie violente....

Dans les sous-sols, les ouvriers forcés, laissés à eux-mêmes, sans aucune garde, entendaient les bruits de la bataille.

[HRP]Je te laisse gérer les ouvriers forcés si tu veux Wink[/HRP]
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