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Ne manquez pas les deux derniers chapitres de Darkwatch, où s'affronteront Le Chevalier Noir et l'Empereur !

Clash of the Warriors & La Révolte

"Lors d'une rafle de la Ligue des Ombres, la Lignée décide d'intervenir et de massacrer les hommes de Ra's Al Ghul. Les habitants, excédés par la situation, décident de se révolter, avec le support de l'Empereur et ses troupes. Le G.C.P.D est dépassé et les justiciers n'ont d'autre choix que s'en mêler, Batman en tête."

(Petit aperçu des évènements en vidéo ici)


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 [Le Vol des Condors] Chapitre 1: Good Morning , Little Italy

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Takeshi Akuma/ Ashtar

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MessageSujet: [Le Vol des Condors] Chapitre 1: Good Morning , Little Italy   Ven 26 Avr - 18:17

6H20 du matin


Gino était un homme organisé, qui aimait le boulot bien fait. C'était chez lui comme un soucis du détail tout comme sa vie qui était réglée comme une horloge. Réputé pour être un couche-tôt, ce petit restaurateur se devrait d'être au top pour gerer son établissement dans lequel venait souvent les grandes familles de Gotham. Comprenez par-là qu'il recevait aussi bien les Maroni que les Falcone et il se revendiquait neutre dans l'affrontement que les deux familles se faisaient depuis des années.
Mais l'Italien agé de la quarantaine était un homme organisé et méfiant et avec le temps, il avait pris soin de réunir pour lui quelques types appatés par quelques dollars pour qu'ils protègent ses miches. C'était un peu la vieille recette de Hell Kitchen ou l'East End, si vous voyez le genre : Faites pas chier et tout ira bien, et dans le cas contraire, votre cul finira au milieu d'un plat de spaghettis bolognaise......Métaphore pour dire que votre cadavre trempera dans votre propre sang et la merde d'une ruelle si vous jouez aux cons

De pour autant qu'on se souvienne, les familles mafieuses avaient toujours fait la loi à Gotham, bien avant les encapés et autres tarés bariolés qui n'étaient là que pour en mettre plein la figure au justicier masqué. En parlant de ce dernier, Gino pouvait s'estimer heureux de ne jamais avoir eu affaire à lui. Peut-être ne représentait il pas un réel danger malgré le fait qu'il permettait chaque jour à des mafieux au costard coupé et chapeau feutre de pouvoir se taper une bonne bouffe.

Chaque matin, c'était la même chose : Il se levait dans les environs de 5H00, descendait à la salle de bain et prenait environ 45 minutes pour se laver impeccablement. Lavage, rinçage, brossage de dent et coiffure parfaite. Il se devait d'être présentable, surtout quand on dirigeait un des restaurants les plus apprécie parmi les familles. Elles avaient bien les leurs mais cela n’empêchait rien.
Puis, il descendait les escaliers et ouvrait une porte qui donnait à coté d'un des comptoirs, non loin de la porte d'entrée et c'est à chaque fois à pas feutrés qu'il le faisait afin de ne pas réveiller Alessandra, sa femme qui dormait encore. En règle génèrale, il ne revenait jamais dans l'appartement avant la fermeture et restait dans l'établissement jusqu'à l'heure de son ouverture....et de sa fermeture.
En face de chez lui, le viel Alberto vendait sa quincaillerie dans son magasin. Il avait rarement de la visite mais tout comme Gino, il aimait se lever tôt afin de pouvoir discuter avec son voisin d'en face. Une tradition, dirons nous.

Chaque jour, c'était la même chose : Ils ouvraient, se voyaient et se parlait sur le vieux banc, sur le trottoir en face, une cigarette dans la main, en ressassant leurs vieilles histoires et parfois en parlant de certaines événements de Gotham.
Alors que Gino s’apprêtait à traverser la route pour faire l'accolade à son vieux voisin, comme toujours, il se détourna de ce dernier, comme semblant être aux aguets, comme si quelque chose avait attiré son attention. Bon, tout à l'heure, il avait bien entendu un réacteur d'avion mais ce n'était pas une chose banale à Gotham. Des avions, il en passait tous les jours, mais pas à cette heure là.....Étrange, très étrange alors qu'il levait les yeux vers le ciel. Devant son voisin très étonné.
« Dis....Ils passent pas aussi tôt, les avions. »


Le vieux Alberto, du haut de sa cinquantaine naissante, avec sa calvitie et ses quelques cheveux grisonnants. Sur l'instant, il reconnaissait que c'était une chose rare mais supposons....Après tout, les heures sups, c'était pour tout le monde, mais un autre détail attirait son attention, comme un espece de point dans le ciel qui semblait grossir......grossir très vite....suivi d'autres points qui se rapprochaient très vite en sifflant....Le vieux Gino comprit bien vite de quoi il s'agissait et hurla à Alberto de se mettre à l'abri alors qu'un des premiers points avait pris forme et que le sifflement s'était alors mu en un terrible hurlement de terreur avant de se finir dans un bruit de chair écrasée.....suivi d'un autre....et d'encore un autre, comme si il en pleuvait.

« Ma che schiffo! » hurla le vieux Gino alors qu'il assistait à cet horrible spectacle qui réveillait tout le voisinage. Les corps tombaient les uns après les autres et chaque cri était plus horrible que le précédent, réveillant et extirpant les femmes et enfants de leurs lits. Des cris terrorisés fusèrent alors de tout le monde. Des enfants se mirent à pleurer devant cet horrible événement avant que des mères, toutes aussi terrorisées ne cachent les yeux de leurs bambins tout en hurlant à leurs tours. Les hommes du quartier, eux, essayaient de comprendre ce qui arrivait, pourquoi, comment....et surtout.....surtout, ils se demandaient pourquoi des gens se faisaient éjecter les uns après les autres. Il se passait forcement quelque chose là-haut mais impossible de dire quoi.....et sans doute le sera il car après avoir parcouru plusieurs mètres, l'avion explosa dans les airs, quelque part au dessus de la Little Italy qui serait recouverte d'une pluie de feu et de métal.....

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MessageSujet: Re: [Le Vol des Condors] Chapitre 1: Good Morning , Little Italy   Dim 28 Avr - 14:47

Fool ne dormait pas. Il était assis sur sa chaise à bricoler de nouvelles armes grâce à ses compétences dans les sciences de l'ingénieur. C'est ainsi qu'il s'est occupé toute la nuit. Amy s'était endormi quelques heures dans une chambre alors que le reste des sbires ronflaient, avachis sur leur lit douillé. Killer Croc, lui, avait disparu. Il était surement retourné dans son appartement personnel. Rare sont les nuits où le tueur au masque fermait l'oeil, il trouvait toujours une occupation. Soit, il partait péter la gueule à quelques petits gangs rivaux, soit il sortait pour chasser, tuer, découper et ramener à manger à Killer Croc, soit il travaillait sur de nouvelles armes, comme cette nuit là. Des lunettes et plusieurs outils de travail, une petite lumière bleue parvenait à se glisser sous la porte fermée. Il était environ six heures du matin quand Fool sortit de la salle avec une petite sphère grise dans les mains. Elle devait avoir un diamètre de vingt centimètres seulement et une surface qui ressemblait à un circuit électrique. Sans attendre, le tueur appuya sur un bouton situé sur la sphère et la fit rouler sur le sol mais... Rien ne se produit. Fool, fort mécontent d'avoir gaspillé une nuit, sauta à pied joint sur sa création mais la sphère réagit au poids du Fool et roula sur le côté, faisant perdre l'équilibre au bricoleur qui tomba lamentablement sur le sol.

-" Ouille..." Dit doucement le jeune homme qui se releva doucement en regardant sa création rouler.

C'était la première fois qu'une de ses créations étaient un échec. Sinon, toutes avaient marché. Son épée télescopique, son Foudroyeur, son grappin, sa veste pare-balle... Découragé et déçu, il partit dans la salon après avoir ramassé sa création et la déposa sur la table basse alors que lui, se perdait dans ses pensées, assis sur le canapé. Rares sont les moments où le Fool se posait pour penser au passé... Se remémorer la douleur et la honte de se faire humilier et d'être laissé pour mort dans son sang. Il ne se souvenait plus de la sensation qu'il avait eu lorsque son meilleur ami s'était fait tué... Il avait certainement souffert mais certaines lésions cérébrales l'empêchent d'avoir des sentiments et d'éprouver certaines émotions. Mais il se souvenait très bien de la douleur lorsque son père lui a tiré dessus. Il se souvenait très bien d'avoir souffert dans cet hélicoptère en flamme. Ces erreurs qu'il aimerait ne plus jamais refaire... Alors qu'il était complètement plongé dans ses pensées, un bruit retentit.

-"C'est quoi ce bordel ?!"

L'immense cour... Etait jonché de cadavres tombés du ciel. Fool, accompagné du gang le levèrent les yeux pour s'apercevoir qu'un avion venait de passer. Tout le monde comprit que c'était lui qui était à l'origine de ce largage. Alors que certains sbires se ruèrent dans la salle d'arme pour chercher le lance-roquette et abattre cet avion, ce dernier explosa tout seul, sans motif... Tous restèrent bête devant ce spectacle... Un avion lâche des cadavres sur Little Italy et explose après ça ? Qu'est-ce que cela cachait ? L'avion explosa dans le ciel et les débris de l'engin s'écrasèrent sur le territoire des Falcone et des Marroni.

-" On fait quoi boss ? " Dit un sbire en s'adressant au Fool qui ne semblait indifférent face à ce qu'il venait de se passer.

-" ON PREND D'ASSAUT LITTLE ITALY !"

-" Quoi ?!" s'exclamèrent en écho les sbires.

En effet, c'était un drôle de moment pour penser à s'emparer de Little Italy mais c'était sans doute le meilleur. Les territoires des Falcone et Marroni venait de prendre des débris d'avion sur la tronche. Ils vont paniquer et croire que l'attaque est aérienne et là ce serait une mauvaise surprise de voir les troupes du tueur masqué et du terrible mangeur de viande humaine débarquer et s'emparer du quartier. C'était tellement imprévisible que même les troupes de Fool & Croc eux mêmes ne s'y attendaient pas.

-" C'est le meilleur moment de s'emparer de tout ce territoire ! Allez ! "

Les sbires se ruèrent alors dans la salle d'arme et chacun prirent une arme. Les premiers arrivés s'équipèrent d'arme de guerre, les autres prenaient les armes de poing. Il ordonna à Dante d'aller lui chercher le Thumper (un lanceur d'explosif) et décrocha aussitôt son téléphone pour appeler son ami, Killer Croc.

-" Hey l'ami ! Je sais pas où tu es mais ramène toi à la villa ! Un oiseau volant a décoré Little Italy ! On en profite pour s'en emparer ! "

Il raccrocha aussitôt et se dirigea vers la sortie en traversant le cratère de terre encore brûlant sous ses pieds. Les sbires revinrent armés et Dante apporta à son maître ce dont il avait demandé. C'est alors, que tout le gang se dirigea, en plein centre de Little Italy pour s'apercevoir que la panique avait gagné les lieux. Des corps calcinés jonchaient le sol, on retrouvait même des membres déchiquetés sur le chemin. Cela ne choquait aucun sbire, la plupart n'étaient pas Italiens mais de jeunes criminels qui ont tués un ou deux fois. Ils sont venu d'eux mêmes après la guerre à Amusement Miles. On peut dire que cet événement a fait un gros coup de pub pour " The Insane gang".

-" Tuez tous les tous ! Hommes, femmes, enfants ! "

Des femmes qui essayaient de maintenir leur gosse en vie, parce qu'il avait les deux jambes sous un morceau de métal, des hommes qui avaient leur amour de leur vie, avec la tête ouverte, dans leurs bras, des enfants qui pleuraient en voyant leurs parents sous un énorme bloc de métal. Les nouveaux sbires du gang n'étaient pas comme les précédents. Ceux-ci sont sans pitié, ils n'ont aucune estime de la vie. Avant de tuer, ils n'étaient que des âmes perdues qui se cherchaient, qui cherchaient un sens à leur vie dans ce monde si noir et si influent. Ils n'ont aucune valeur et ne font qu'obéir à ce que leur disait leurs chefs. Ainsi, ils ont trouvé une raison de vivre. Le bruit des mitraillettes couvrent celui des cris et des larmes, les survivants tombent sur le sol, les yeux ouverts, victimes de la fatalité. La réaction des mafieux ne se fît pas attendre, Falcone ou Marroni, voulurent protéger leur territoire et riposter contre l'offensive que menait le Fool mais ce dernier avait le doigt coincé sur la gâchette, bombardant tout sur son passage. Mafieux, civils innocents, tous mourraient sous le feu du gang le plus prometteur de Gotham. Les voilà, les hommes de Falcone, éparpillé en plusieurs morceaux. La chair, le sang, les flammes et les larmes. On pouvait se retrouver dans l'ambiance d'Amusement Miles avec un Fool qui ne se retenait pas de rire. Les sbires fouillèrent chaque bâtiment qu'ils dépassaient dans leur descente de Little Italy et exécutèrent les survivants sans aucun scrupule. C'était tellement facile... Ils ne s'attendaient pas à se faire attaquer pas maintenant ! Parfois, l'imprévisibilité à ses atouts.

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Dernière édition par Le Fool le Sam 4 Mai - 22:04, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [Le Vol des Condors] Chapitre 1: Good Morning , Little Italy   Lun 29 Avr - 16:08

Vous pensiez que nous étions vaincus ? Brisés ? Vous croyiez que nous étions morts ?
Nous vous montrerons que l'Italie reste Unie, Fidèle à ses racines, et fortement ancrée dans SES territoires.



Milos - "Don Falcone ..."

Milos Grapa, dit le Protecteur de la Famille Falcone venait de réveiller le Signor Falcone de son repos du Juste. Un frottement dans ses yeux, et un regard légèrement courroucé. Non pas que Milos ait réveillé son patron, mais si cela venait pendant la nuit, sur un ton de voix assez lugubre, il y'avait eu une mauvaise nouvelle. Falcone sortit de son lit et se dirigea vers son armoire personnelle.

- "Au fait, Milos. Que se passe t'il ?"

Milos - "Un avion a explosé au-dessus de Little Italy, ils ont balancé juste avant ça des cadavres qui jonchent la rue. De surcroit, une bande rivale en a profité pour attaquer nos investissements. Ils tuent tout le monde, civils, femmes, enfants, etc."

- "Nous y allons. Met moi en relation avec Maroni le plus vite possible. Mobilise nos hommes et fait en sorte de stopper toute avancée de ces stronzos."

Falcone sortit son .22 mm personnel. Fait en Italie, gravé aux noms de ses trois enfants disparus. Il fallait maintenant faire parler la poudre, donner une leçon à ces enfoirés de fils de putes. On tiendra la rue, on tiendra Little Italy.
Milos conduisit son chef dans la voiture blindée, trois hommes l'attendaient. Milos passa Maroni au téléphone.

Maroni - "Je suis au courant de ce qui se passe, Falcone. J'ai envoyé mes gars là-bas, on va les éradiquer et les éparpiller façon puzzle dans tout Gotham."

- "Heureux de te l'entendre dire. Je veux que leurs couilles soient accrochées sur les portes d'entrée."

Maroni - "Il est temps d'oublier nos rivalités, Carmine. Enterrons la hache de guerre, et luttons ensemble contre nos ennemis. Redevenons associés, comme autrefois et nous ferons prospérer nos affaires."

- "Tu lis dans mes pensées, il est grand temps de reprendre la main."

C'était un véritable carnage. On trainait des gens dans la rue pour les abattre, les citoyens de Little Italy avaient fuit pour la plupart, mais le nord et l'est du territoire étaient sous protection des deux Familles. Les citoyens trouvaient refuge derrière ces zones, dans les boutiques protégées de la Mafia.
Don Falcone sortit de sa voiture, entouré de son armada blindée. Les femmes, les hommes, les enfants, tous venaient remercier le Don Falcone de sa protection, lui baisant l'anneau de sa famille. L'anneau qui se perpétuait de génération en génération.
Maroni arriva, et, selon la coutume, les deux parrains s'embrassèrent sur la joue, d'égal à égal, et par ce geste, l'unification de leurs Familles pour combattre cet oppresseur venait d'être conclu.

- "Pas question de laisser ces porcs s'en prendre à nos affaires. J'ai quelques associés, dont Bane, si tout va bien, qui pourrait s'occuper de ces petits cons. Mais déjà, faisons en sorte de dégager ces porcos. Les Zucco, les Monti, les Gazzo vont arriver."

La Guerre était déclarée. Qui que fut le responsable, il paierait, pièce sonnante et trébuchante.

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Bake Neko/Kitrina Falcone

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MessageSujet: Re: [Le Vol des Condors] Chapitre 1: Good Morning , Little Italy   Mar 30 Avr - 17:51

Kitrina était perchée sur le toit de la villa quand l'attaque aérienne se produisit. C'était le seul endroit où elle pouvait s'isoler quelques instants sans qu'on ne la dérangeât, étant donné que personne d'autre ne venait jamais ici. De là, elle observait calmement les alentours tout en se laissant aller à ses pensées. Sa vie avait pris un nouveau tournant depuis son entrée dans l'Insane Gang et elle traçait peu à peu son chemin dans le monde du crime, son plus gros coup étant sa participation à la prise d'Amusement Miles. Il était loin le temps où elle errait dans les rues, vivant de cambriolages et de rapines. La jeune fille s'allongea contre le toit aux tuiles d'ardoise et ferma les yeux, profitant pleinement de ce moment de calme et de sérénité avant d'entamer une nouvelle journée sous les ordres du Fool et de Killer Croc.

Un bruit de chute retentit soudain, la sortant de son demi-sommeil. Le même phénomène se reproduisit plusieurs fois alors qu'elle se relevait précipitamment et inspectait les lieux. Le bruit ne venait cependant pas d'en bas, mais du ciel. Levant la tête, elle comprit enfin ce qui se passait ; un avion passait juste au dessus de Little Italy en larguant des ... cadavres , et explosa ensuite, faisant pleuvoir des débris de fer sur le quartier italien. Catgirl ne pouvait détacher les yeux de ce spectacle, restant figée devant les corps qui s'écrasaient telle une pluie macabre. Elle ne réagit que lorsque elle vit le Fool donner ses ordres, à savoir prendre d'assaut le territoire des Falcone et des Maroni. Mauvaise idée ... Le tueur masqué ne semblait pas savoir dans quoi il se lançait. Le temps qu'elle descende du toit en se laissant glisser le long de la gouttière, le gang était déjà loin, se ruant vers l'ennemi l'arme au poing.

Kitrina se précipita à leur suite, déterminée à convaincre le Fool de renoncer à ce qu'elle considérait comme un acte irréfléchi. Mais le massacre avait déjà commencé ; tout autour, ce n'était que cris, sang et flammes. Des corps calcinés, écrasés sous des morceaux de métal. Partout, des gens qui couraient, essayant de sauver leur peau, ou implorant les criminels de leur laisser la vie sauve, en pure perte. Hommes, femmes, enfants, nul n'était épargné. Mais tout cela importait peu à la jeune fille, trop occupée à rechercher son employeur pour s'en soucier. Elle le trouva enfin, et s'avança à sa rencontre. Ce dernier ne la vit pas approcher, trop accaparé qu'il était à tirer dans le tas. Tentant le tout pour le tout, elle le saisit par le bras, le forçant ainsi à se retourner. Sans doute n'apprécierait t'il pas cette façon de l'aborder, mais elle devait à tout prix l'informer des conséquences néfastes qu'entraînerait cette attaque sur le gang.


"Il faut qu'on se replie, continuer ce massacre ne réussirait qu'à nous envoyer droit dans le mur. Carmine n'en restera pas là, il va réagir et il a le bras long, ainsi que beaucoup d'hommes à sa disposition."

Catgirl se mordit les lèvres, hésitant un court instant avant de reprendre :

"Crois-moi, j'en sais quelque chose ... je ... j'ai fait partie de cette famille avant que ... enfin peu importe. Juste pour te dire qu'on risque de le payer très cher si on continue."

Elle qui s'était jurée de ne jamais révéler quoi que ce soit de son passé, voilà qu'elle avait trahi sa parole. Mais si cet aveu persuadait le Fool d'abandonner ce projet totalement fou, alors tant pis. Les intérêts et la survie du gang passaient avant tout. Ce qu'elle redoutait en premier, c'était la réaction de Jin à son égard, maintenant qu'il était au courant de ses origines...




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MessageSujet: Re: [Le Vol des Condors] Chapitre 1: Good Morning , Little Italy   Sam 4 Mai - 15:05

Little Italy , 6 heures du matin :

Ed Davenson était un personnage banal . Imaginez un individu svelte mais possédant le ventre proéminant des buveurs de bière , au visage long et rougeaud , et aux bras marqués de piqures . De petit dealer officiant dans les beaux quarties de Denver , il était passé à star du football américain puis , tombé en disgrâce à cause de sa consommation de drogue , il devint encaisseur et par un curieux concours de circonstances , participa à l'enlèvement de Francine Langstrom .

A présent , il courait dans les rues quasiment vides de Little Italy qui s'éveillait . L'homme avait piqué un sprint impressionnant et Man-Bat eu presque du mal à le rattraper . Presque .
Planant au dessus des bâtiments , le monstre réussit à localiser sa proie. Il fondit sur elle et la projeta dans un amas de sacs poubelles. La ruelle était déserte et se terminait en impasse .
« Excellent. » pensa la chauve souris . Davenson n'eut même pas le temps de se relever que déjà un puissant uppercut le renvoya dans les ordures . Une pluie de coups s'abattit sur lui .La star de football déchue tenta de se mettre debout une seconde fois mais , n'y arrivant pas , Man-Bat l'aida et le plaqua violemment contre le mur de briques .

« Tu te souviens de moi ? Non ? Dommage pour toi . » commença l'hybride qui ne lui laissa pas le temps de répondre.

D'un geste brusque , le chiroptère lui déboîta la mâchoire et enfonça son avant bras dans la gorge du malfrat.

« Je te prie de m'excuser , je ne veux pas être en retard , je suis attendu et je parie que tu désire une mort rapide , non ? »

L'homme jusque là sans connaissances reprit conscience pendant un cours laps de temps , terrorisé à l'idée de mourir puis décéda , victime d'hémorragies internes importantes tandis que la main griffue poursuivait son exploration . 5 minutes plus tard , Kirk Langstrom quittait l'impasse d'un pas tranquille mais vif , les bras et le torse maculés d'hémoglobine et se dirigea rapidement vers le petit hôtel familial repéré plus tôt . Davenson , lui , regardait le ciel d'un regard vitreux en compagnie de ses entrailles qui reposaient près de sa tête. Les mouches qui d'habitude se nourrissait du contenu des poubelles trouvèrent un autre genre de festin.

Kirk allait traverser la rue lorsqu'un cadavre s'écrasa à ces pieds , suivit de ses camarades .
Une averse de corps . Le scientifique stupéfait se dépêcha de traverser la rue tandis que les habitants horrifiés contemplaient ce macabre spectacle . L'explosion de l'avion n'améliora pas la situation .

Rapidement , Langstrom toqua à la porte de l'hôtel et fit face au gérant que la peur avait envahit.

« Rentrez vite malheureux ! Mais que ce passe t-il , bon sang ? »

Kirk coupa court à ses questions et lui demanda ou il pourrait se débarbouiller. L'hôtelier ne se préoccupa point de la provenance douteuse des taches rouges , bouleversé par ce spectacle horrible.
Langstrom avait fini son œuvre et s'apprêtait à sortir du cabinet lorsque des hurlements de firent entendre , hurlements accompagnés de détonations et d'explosions .
Il se précipita hors de la pièce et courut vers l'entrée . Le gérant reposait sur le sol , défiguré par une balle dum-dum . Deux gangsters pointèrent leurs armes vers lui lorsque l'un d'entre eux , un type blond et tout en os reconnut Langstrom . Ce fut réciproque . Des hommes du Fool et de Killer Croc . Normal.


« Qu'est ce que vous foutez bordel ? , hurla Kirk Langstrom , excédé , qu'est ce que c'est que cette merde ? »

« Je m'appelle Sad . Le Fool nous a dit d'attaquer Little Italy . On lui obéit , répondit le blond et le mieux armé des deux en jetant son joint par terre et en l'écrasant avec son talon , venez avec nous , on a besoin de toutes les personnes disponibles. On va lui dire que vous êtes là . »

« Mais je ...Bon ok , amenez vite moi à lui , qu'on m'explique la situation . »

Les trois hommes sortirent par la porte de service , Sad devant , l'autre gangster , visiblement sous l'influence de stupéfiants ,derrière . A peine sorti de la ruelle , Sad s'immobilisa , un air inquiet sur le visage :

« Attendez , j'ai entendu un truc , restez là . »

Il revint quelques minutes plus tard , accompagné d'un petit homme trapu aux cheveux parfaitement gominés. Sad s'écroula par terre en crachant du sang , le manche d'un couteau dépassant de son dos . Le petit homme s'agenouilla tranquillement sans faire attention et récupéra lentement son arme .

Un craquement survint aux oreilles de Langstrom qui se retourna immédiatement .
L'acolyte de Sad reposait par terre , le crâne défoncé . Derrière lui , un colosse chauve au teint brun armé d'une barre de métal . Visiblement , ces deux types les attendaient . Langstrom n'eut pas le temps de réagir que déjà ils l'attaquaient . Un coup de barre dans le genou droit le mit à terre et il évita instinctivement un coup de couteau en roulant sur lui même . D'un bond , il évita un autre coup de poignard et se releva.

« Ok , vous voulez le jouer comme ça ? Pas de problèmes . »

Kirk commença sa métamorphose sous les yeux des mafiosos . Son corps se déforma et n'eut plus d'humain que la silhouette .Le petit trapu se rua vers lui et tenta de lui porter un coup de couteau mais d'un geste rapide , Man-Bat lui saisit la nuque et la brisa d'un coup sec . Il ne put en revanche éviter le coup que lui asséna le chauve entre les omoplates et tomba à genoux sur le sol .

Le mafioso essaya de lui briser le crâne d'un coup de barre à mine mais le chiroptère para le coup .
Rapidement , il saisit le bras de son adversaire et le déboîta d'un geste sec. L'homme , submergé par la douleur , s'effondra par terre . Pour plus de sécurité , Man-Bat l'égorgea .

Arrivant au niveau du corps de Sad , il entendit un faible gémissement . Ce petit con n'était donc pas encore mort ? La chauve souris lui arracha sa veste et découvrit un gilet pare balles de mauvaise qualité que la lame avait traversé . Atteint à la colonne , le blondinet n'était plus en état de marcher ou même de faire le moindre geste .

« Bien joué mec , et moi qui croyait que c'était des blagues ce qu'on racontait sur Man-Bat , balbutia le gangster , Emmène moi , supplia t-il , je sais ou est le Fool , me laisse pas tout seul , je veux pas crever dans cette ruelle dégueulasse . »

Man-Bat quitta ces lieux au pas de course avec la version humaine du GPS sur ses épaules .Il lui fallait trouver un membre du gang de toutes urgence .


Dernière édition par Man-Bat le Mar 14 Mai - 18:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Le Vol des Condors] Chapitre 1: Good Morning , Little Italy   Mer 8 Mai - 22:38

Parfois on n'imagine pas qu'une journée sera différente lorsqu'on est confronté quotidiennement à la routine, quelques secondes peuvent tout changer. La décision bonne ou mauvaise d'une personne peu modifié le reste de votre vie en bien ou en mal. Pour moi s'était une journée ordinaire de travail. Et on ne peut pas dire que les Falcones ce la gratte ! Pas de 35 h pour les grosses familles mafieuses ...
J'avais passé la mâtiné au casino a géré l'arrivage de nouvelles machines à sous et le recrutement de nouveaux croupiers. Puis je mettais rendu au moulin rose pour choisir de nouvelles filles.
Une cigarette à la main, une coupe de dom pérignon poser sur ma table, je regarde les filles dansaient pour faire leurs preuves alors que le Barman m'apporte le téléphone.


Un appel pour vous Mademoiselle Falcone.

Je lui arrache presque le téléphone des mains n'affichant aucun signes de gratitude. De l'autre côté de la ligne une voix complètement paniqué m'hurle dans les oreilles.

Mlle Falcone ... Little Italy !! Ils attaquent Little Italy !! Il y a ... Il y a des cadavres partout sur le sol ...

Des frissons s'empare de moi, je ne peux caché ma crainte ce qui inquiète tout de suite mes gardes du corps qui s'approchent de moi comme pour écouter la conversation.

Comment ça des cadavres ! ?? QUEL CADAVRE !!! ...

L'homme continu, complètement affoler.


Je ne sais pas Mademoiselle ... je ne sais pas !!

Je raccroche avant de me lever pour sortir du club et monter dans ma voiture alors qu'un de mes gardes du corps m'attrape le bras.

Mademoiselle Falcone vous ne pouvez pas aller labas c'est bien trop dangereux ! Votre Oncle m'a chargé de votre protection et il me tuera si je vous y conduis.

Je le regarde avant de sortir mon Manurhin MR73 et de lui pointer droit sur le front.

Et si tu ne me laisse pas y aller c'est moi qui te tue ! qu'est-ce-que tu préfère ?

L'homme m'ouvre la portière, laisse monté deux autres de mes gorilles avant de prendre le volant et de nous conduire en direction de Little Italy. Dans le véhicule j'en profite pour passer quelques coups de fil et prévenir un maximum d'hommes. C'est la première fois que je suis confronté à une tel situation et je sais bien que je ne suis pas une tueuse professionnelle. En revanche, mon tir est précis et juste, mais j'espère ne pas avoir à me servir de mon arme. Je ne sortirais de la voiture que pour protéger ma famille rien d'autre ...


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MessageSujet: Re: [Le Vol des Condors] Chapitre 1: Good Morning , Little Italy   Mar 14 Mai - 17:40

Finalement, le plus facile avait été fait, car une lourde opposition se dressait face aux psychotiques qui se déchaînent à travers Little Italy. Les Falcone, principaux opposants accompagnés d'autres familles italiennes appartenant à la Causa Nostra. Si on compare les effectifs, les Italiens écrasent facilement les dingues qui détruisaient tout sur leur passage. Mais... Qu'est-ce qu'un dingue peut perdre, comparé à un homme de valeur comme Carmine Falcone ? Sa famille ? Il n'en a pas. Son argent ? Il s'en fout, il cambriolera une banque. Ses alliés ? Il s'en fout royalement. Sa vie ? Il n'a pas peur de la mort. Ils n'ont pas de conscience, que voulez-vous leur prendre ? Ce sont des animaux, des gens non civilisés, déchaînés, qui ne vivent que pour répandre la mort, la souffrance et la destruction. Ils n'ont aucun sens du business, aucune valeur, aucune famille. Ils ne sont pas comme Carmine, ils n'ont rien à perdre.

Alors que les désaxés procédaient à une grande rafle à Little Italy, massacrant les habitants sans pitié, détruisant les immeubles et commerces, Kitrina allias Catgirl, vint alerter le Fool de ce qu'il était en train de faire.

"Il faut qu'on se replie, continuer ce massacre ne réussirait qu'à nous envoyer droit dans le mur. Carmine n'en restera pas là, il va réagir et il a le bras long, ainsi que beaucoup d'hommes à sa disposition."

Elle en savait beaucoup, pensa d'abord Fool. Mais le raisonner était aussi inutile qu'essayer de stopper la criminalité à Gotham. Il continuait son chemin, tirant avec son lanceur d'explosif, mettant à feu et à sang Little Italy, se contenant d'ignorer la jeune femme. Sortant son revolver pour économiser des explosifs, il tuait les citoyens qui essayaient de se mettre à couvert en passant la rue, dans un rire dément.

"Crois-moi, j'en sais quelque chose ... je ... j'ai fait partie de cette famille avant que ... enfin peu importe. Juste pour te dire qu'on risque de le payer très cher si on continue."

Fool s'arrêta subitement de tirer et tourna son regard vers Catgirl. Elle était donc une Falcone ? Kitrina Falcone ? Fool se fichait des risques et des conséquences, il ne possédait pas de conscience ! Il n'avait aucune idée de ce que "conséquence" signifiait. Mais ce qui l'intéressait, c'était que une Falcone se trouvait dans ses rangs ! Elle faisait partit d'une famille Italienne qui était leur ennemi !

-" Falcone ? Kitrina Falcone ? Alors, tu m'as menti en me cachant ce petit secret... " Sa voix était grave, il ne riait plus. " Tu es la fille de qui ? Carmine ? " Dit-il au hasard.

La jeune femme hocha la tête, en restant silencieuse. Comme si elle avait honte de ce qu'elle était. Fool garda le "silence" malgré les coups de feu et les explosions, pendant quelques secondes avant d'éclater subitement de rire en regardant Kitrina. D'un geste sec, il lui arracha le masque de chat, qui faisait son costume de Catgirl et le jeta par terre entourant la nuque de la jeune femme du creux de son bras puis avança vers Carmine et Maroni qui faisaient barrage face aux spartiates désaxés. [...]*
Soudainement, son téléphone sonna. Il pensait que c'était Killer Croc qui l'appelait pour savoir l'embrouille dans cette histoire mais non. Il fût déçu de recevoir un appel de Amy, sa tueuse personnelle. Il prêta son lanceur d'explosif à son sbire alors qu'il prit en main son téléphone. Répondant agressivement, comme il prenait l'habitude de le faire avec Amy.

-" QUOI ?! "

-" Fool, arrête ta course. Les Falcone à eux seuls possèdent environ une centaine d'homme de main. Ils ne feront qu'une bouchée de vous. "

-" Quoi ?"
Il n'entendait pas à cause des explosions, coups de feu et cris d'agonie qui lui agressait les oreilles.

-" Arrête le massacre, les Falcone vont..." Elle fût coupé par son interlocuteur.

-" PUTAIN MAIS FERMEZ VOS GUEULES ! J'ENTENDS PAS CE PUTAIN DE TELEPHONE ! " Hurla le Fool, énervé.

-" Mais, boss... " Un sbire voulut se justifier, en démontrant que pour tuer, il fallait leur tirer dessus et que cela incluait de faire du bruit mais Fool le coupa également, se permettant de tout.

-" BEH ARRETEZ DE TIRER ! ET BUTEZ LES A LA MACHETTE OU A COUP DE PIED DANS LA GUEULE ! " C'était la première fois que Fool s'énervait autant. Une autre crise de folie ? Lui qui était toujours aussi joyeux ? C'est peut être parce qu'il savait probablement qu'il ne pourrait pas avoir Little Italy et que sa folie allait amener son gang à sa perte. Mais il pouvait tenter quelque chose pour sauver la mise.

-" Oui, tu disais ? " Il reprit alors un ton calme et joyeux.

-" Ecoute Fool ! "

-" Les cris d'agonie de ces putains d'Italiens ? Tu lis dans mes pensées ! " Aussitôt, il raccrocha et remit son téléphone dans sa poche.

A quelques centaines de mètre, les voitures des Falcone faisaient barrage, prêt à tout pour stopper la troupe du Fool. Ce dernier reprit alors son lanceur d'explosif et au lieu de leur tirer une bonne patate dans le réservoir d'essence, il se mît derrière la jeune femme, passant son avant bras armé du lanceur sous sa gorge et plaça son revolver sur la tempe de Kitrina. Il s'avança alors lentement et s'adressa à son ennemi.

-" Salut les ritals ! Fais pas très bon aujourd'hui hein ? Un peu pluvieux ! " Ironisa-t-il en référence à la pluie de cadavre qui venait de toucher Little Italy. " HA ! HA ! HA ! HA ! Ha... Aucun sens de l'humour ses types... M'enfin bref, je sais que tu ne voudras jamais me céder Little Italy, c'est pourquoi tu me fais face en ce moment. Et vu que j'ai n'ai pas envie que mes copains se fassent descendre sous TES balles, j'vais en rester là pour ma descente à Little Italy. En revanche, tout le territoire qui se situe derrière moi, m'appartiens. Enfin... M'appartiens... A moi et à Killer Croc quoi. " Voyant un froncement de sourcille aux yeux de quelques ritals, il décrivit rapidement qui était son ami. " Oh laissez tombez, c'est juste un tueur colossal qui bouffe vos cousins aux Dixon Docks. " Tout était dans l'ironie. " Si tu comptes ne pas en rester là après cette attaque, et bien tire moi dessus ! Je me ferai une joie d'exploser la cervelle à ta fille ! " Hurla-t-il dans un excédent d'euphorie. " Pauvre petite, déshérité par son père... Pour protéger sa famille des dingues... " Il en arrivait au coeur de sa stratégie. " Ah ! C'est vrai, tu n'es pas au courant ! C'est moi qui est contraint mademoiselle ici présente à te quitter et à nous rejoindre... Eeeeh oui l'ami ! J'ai fait chanter ta fille, soit elle voyait sa famille se démembrer et les membres de sa famille se faire également démembrer." Le jeu de mot minable fît rire la troupe de fou. " Soit elle jouait la comédie en te trahissant pour me rejoindre... Mais bon, ta fille t'expliquera mieux que moi ! "

Sa fille... Justement en train de verser quelques larmes lors des tristes "révélations" de Fool. L'imprévisibilité et l'improvisation sont des armes que manie parfaitement le tueur masqué. Le mensonge, l'exploitation des sentiments,... Il connaissait tout cela et savait s'en servir. Il avait fait de Amy Jacobs son esclave, il avait rendu folle Andréa Beaumont et rendait folle Kitrina. Il ne regrettait rien. Etant donné qu'il n'avait pas de conscience, mais il ne souhaitait pas que ses hommes se fassent tuer par Carmine, il prendrait ça pour une honte. Non, il fallait simplement essayer de faire quelque chose et si Carmine se foutait de sa fille et préférait se consacrer à faire payer le Fool et sa team... Alors, Little Italy et ses habitants allaient en subir les conséquences.


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MessageSujet: Re: [Le Vol des Condors] Chapitre 1: Good Morning , Little Italy   Mer 15 Mai - 19:42

La Folie, encore et toujours. Carmine Falcone, dans son grand imperméable, entouré d'Antony Mirty dit "Le Protecteur" et de Milos Guapa "Le Défenseur" ainsi que d'une nombreuse troupes de citoyens et de mafiosis en colère, s'étaient permis d'observer les scènes de carnages. D'un geste, Falcone fit signe à Mirti. Ce n'était pas pour rien qu'il avait ce surnom, c'était le maitre stratège de Falcone, un être qui savait comment prendre un quartier en limitant les risques, le GCPD et les bains de sang. Mirti avait ses ordres.
Il réquisitionna une partie des hommes Maroni-Falcone et se dirigèrent vers les toits des bâtiments qui surplombaient les affrontements. Ils tireraient à balles réelles sur les pécores qui tentaient de prendre le quartier.
Non seulement, il y'avait déjà le combat des rues, mais aussi celui des toits. Les attaquants seraient littéralement criblés de plomb. On avait même sortie la grosse Bertha, une mitraillette lourde de la guerre de sécession qui allait diffuser du pruneau à tire la rigole.
Pendant ce temps-là, on avait dressé des barricades avec des voitures, des cageots et des accessoires de ville. C'était la guerre que voulez-vous ?
Falcone observait, il entendait les élucubrations cyniques et folles d'un cinglé qui hurlait au bruit des mitraillettes. Il était bien protégé, et son quartier serait très vite repris. Les Mafiosis de Thorne, de Daggett et de Stromwell étaient en route eux aussi. L'ensemble des Mafias pour protéger, et s'allier définitivement contre les ennemis de toute la Mafia Gothamienne. Si une mafia ou une grande famille venait a disparaitre, c'était tout un ordre qui suivrait, un effet négatif, il ne fallait pas que ça arrive.
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MessageSujet: Re: [Le Vol des Condors] Chapitre 1: Good Morning , Little Italy   Ven 17 Mai - 19:03

Les paroles de Kitrina eurent l'effet escompté sur le Fool. Ce dernier cessa alors ses tirs et se tourna vers elle alors qu'autour d'eux le massacre continuait de plus belle. Il lui reprocha d'avoir passé sous silence ces détails appartenant à des vestiges d'un passé qu'elle préférait oublier, avant de mettre le doigt sur l'identité de son géniteur. Restant muette, Catgirl se contenta de confirmer ses dires par un signe de tête affirmatif. Que pouvait-elle répondre, de toute manière ? Qu'elle était somme toute rien de moins que le fruit d'un inceste entre Carmine et sa propre fille Sofia ? Rien que cette réalité lui faisait horreur, il était donc impensable qu'elle en fasse part au Fool ... du moins pour le moment.
Suite à cette révélation, le Boucher de Gotham réagit en éclatant de rire avant de lui arracher son masque brusquement et de lui faire part ce qui ressemblait de toute évidence à un plan de secours. Jouer les comédiennes devant Carmine en lui faisant croire qu'elle avait été contrainte de le trahir pour préserver les membres de sa famille ... A croire que l'aveu de la jeune fille tombait à point nommé. Mais elle restait dubitative devant un tel stratagème. Catgirl ramassa son masque tombé à terre et le mit dans sa poche avant de lui répondre.


"Je doute que le vieux Falcone tombe dans le panneau. De plus, je n'ai guère d'importance à ses yeux, il préférerait me voir morte plutôt qu'en vie. Enfin, ça ne coûte rien d'essayer, et je suppose que je n'ai guère le choix, pas vrai ? Vu que c'est toi le boss ..."

Non loin devant eux, les Mafiosi leur faisaient face tandis que les survivants du massacre couraient se réfugier derrière le barrage que formaient leurs véhicules. A présent, le Fool la maintenait contre lui d'une poigne de fer tandis qu'il collait un flingue sur sa tête et menaçait de l'exécuter si jamais le Romain et sa clique s'avisaient de leur tirer dessus. Pendant tout son discours, Kitrina s'efforçait d'être crédible en se mettant à pleurer. Une méthode infaillible pour cela ; il lui suffisait de se mordre l'intérieur des joues jusqu'au sang pour faire venir les larmes, y ajouter un air attristé et le tour était joué. Malheureusement, le chef de la Mafia ne semblait pas réagir à la "détresse" de sa progéniture. Soit il n'avait pas compris ce que disait le Fool à cause du vacarme des tirs, soit il se moquait éperdument de son sort, ce qui en soi ne la surprenait guère.

"Que fait t'on maintenant ? Carmine n'a pas l'air de se soucier de mon sort, ce qui ne m'étonnerait pas de sa part, loin de là."

Ils semblaient plutôt mal partis face à l'alliance qui s'était formée dans le camp adverse. A moins de recevoir une aide inattendue, le mieux pour eux tous était le repli tout en surveillant leurs arrières. Mais cela, seul le Fool pouvait le décider. Kitrina attendit donc ses directives avant de tenter quoi que ce soit d'autre.

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MessageSujet: Re: [Le Vol des Condors] Chapitre 1: Good Morning , Little Italy   Dim 19 Mai - 20:07

Man-Bat , seul , volait à basse altitude dans les rues ensanglantées de Little Italy . Sad était mort quelques minutes plus tôt , victime d'un tir de sniper destiné à la créature . La balle avait déchiré la carotide , provoquant une mort quasi-immédiate . L'homme chauve-souris avait essayé de le sauver mais avait échoué . Avec colère , il avait littéralement fait avaler son arme au mafioso responsable de la mort de son compagnon . Langstrom se rendait compte à présent de l'erreur monumentale que faisait le Fool . Attaquer Little Italy , c'était déclarer ouvertement la guerre à toutes les mafias de Gotham . C'était mener le gang et les hommes le composant à une mort certaine.

Il y avait des hommes de Falcone partout et ils avait en plus le soutien de la population , affolée par les évènements. Il espérait que le Fool était accompagné de Killer Croc ou Catgirl , ces deux-là sauraient le ramener à la raison . Man-Bat n'avait pas confiance en Dante , le serviteur du Fool qu'il soupçonnait d'être un vulgaire opportuniste et encore moins en la troupe de dingues qui accompagnait l'homme masqué .

« Il est avec eux , tuez-le ! »

Le cri le surprit . Le chiroptère se retourna avec une vivacité animale et vit une troupe d'hommes prêts à en découdre .Ils n'avaient quasiment aucune arme à feu , c'étaient donc sûrement des habitants de la zone attaquée. La chauve-souris fit un demi-tour et retourna à terre . Là , elle fit craquer ses jointures et avança vers ses ennemis . Deux balles le manquèrent de peu , la troisième traversa son aile gauche.

« SKREEEEEEEEEEEEEEEE ! »

Man-Bat poussa un cri suraiguë, se laissa envahir par sa rage et se précipita vers le groupe .
Il esquiva adroitement les coups que tentèrent de lui porter ses adversaires et égorgea en priorité les porteurs d'armes à feu , peu nombreux . Ils ne restaient plus que les moins dangereux , ceux munis de barre à mine , de battes de baseball ou de simples poings américains . Un contre neuf .
Et pourtant la chauve-souris les tua tous jusqu'au dernier , un sourire sadique s'affichant sur sa face hideuse lorsqu'elle brisa la nuque du dernier homme. C'était si facile .Mais Langstrom porta une main à son front et reprit ses esprits .Il n'était pas un animal , non , il était Kirk Langstrom . Et il avait une mission à accomplir . Couvert du sang de ses ennemis , il il s'envola de nouveau et se dirigea là ou les combats faisait rage .

Il découvrit un lieu ravagé par la violence des combats .
Des barricades faites de voitures bloquaient les deux entrées principales de la place , le Fool à une entrée , Falcone , Maroni et tutti quanti à une autre .

Le Fool braquait un flingue sur la tempe de Catgirl et hurlait , essayant vainement de se faire comprendre par les Italiens qui restaient plus ou moins de marbre . L'éternel combat de la Folie contre la Raison . Man-Bat s'apprêtait à rejoindre les hommes du Fool , tapis derrière les véhicules, lorsqu'un détail attira son attention . Un petit poing rouge apparut sur la jambe du Fool et monta lentement , pour finalement rester sur la main qui tenait le revolver , toujours braqué sur la tempe du félin . Man-Bat regarda rapidement autour de lui et repéra l'individu qui mettait en joue l'homme au masque blanc .

« Bordel , il y'en a aussi sur les toits ! » s'indigna mentalement le chiroptère .

Il modifia sa trajectoire initiale et atterrit sur l'auteur du point rouge . Qui disparut rapidement de la main du Fool . Man-Bat commença le nettoyage des toits tout en pensant qu'être cantonné aux tâches aériennes , c'était un peu lassant . Mais c'était aussi ce qu'il faisait de mieux . Et puis , il était aussi le seul à pouvoir voler .
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MessageSujet: Re: [Le Vol des Condors] Chapitre 1: Good Morning , Little Italy   Lun 20 Mai - 21:56

Ce n'était pas une simple fusillade qui se dérouler en ce moment à Gotham, s'était un carnage, un bain de sang ! je crois n'avoir jamais encore connu une telle situation. Partagé entre la terreur et la haine je ne sais comment réagir face à un tel massacre. Carmine avait déjà fait appel à tous ses hommes et je sais qu'il n'aurait aucun mal à reprendre la main.

Rejoindre mon Oncle dans tout se Bordel n'est pas une affaire facile. Des cadavres tombaient littéralement du ciel pour s'écraser sur le pare-brise de ma magnifique Berline. Alors que je regarde en l'air je remarque une créature monstrueuse qui silionne le ciel de ciel de Little Italy ...

Qu'est-ce-que c'est encore que ce délire ... !

Le chauffeur regarde également en l'air puis répond :

Je ne sais pas Mademoiselle Falcone.

A bout de nerf je lui réponds avec la plus grande nervosité qui soit ...


Je n'attendais aucune réponse de ta part sombre idiot ! je me doutais bien que ton manque certain d'intelligence ne puisse répondre à ma question !
Contente-toi de conduire et de rejoindre mon Oncle au lieu de regarder en l'air !!

Arrivée côté Mafia je remarque mon Oncle et ses hommes accompagné de Maroni et de ses hommes également. Surprenant comme alliance même si la stratégie des deux hommes étaient tout à fait logique et astucieuse.
En sécurité derrière les barricades de voitures j'observe la scène un moment avant de sortir du véhicule. Les coups de feu et les hurlements deviennent soudainement plus strident et agressif.
J'allume une cigarette en me disant que c'est peut-être la dernière ...

Non loin de moi se trouve Mon Oncle Carmine, il semble déterminé et sans crainte comme ci rien ne pouvait jamais l'atteindre...
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MessageSujet: Re: [Le Vol des Condors] Chapitre 1: Good Morning , Little Italy   Sam 25 Mai - 23:47

C'était inutile. Carmine faisait la sourde-oreille et ne semblait même pas voir que sa fille avait un pistolet sur sa tempe. Fool attendit tout de même quelques secondes, mais voyant que devant lui, se dressait des barricades de voiture, il savait que la parole n'aurait plus d'effet. Bien, il sortait les calibres, il voulait la jouer comme ça ? Très bien. Fool repoussa Catgirl en lui laissant son revolver dans les mains, sans savoir qu'il venait d'être sauvé par Man-Bat, en train d'agir sur les toits. Il rechargea son lance-grenade, leva son arme en direction des mafieux et tira un obus qui explosa une voiture à proximité de quelques mafieux. Les mafieux ripostèrent en tirant sur les hommes de Fool qui se mettait à couvert derrière les débris. Mais le chef de l'Insane Gang restait debout, comme si rien ne pouvait l'arrêter et ce, en riant tel un dégénéré. Mais des balles finirent par l'atteindre, frappant son ventre et ses jambes. Heureusement qu'il disposait d'une longue veste qui protégeait l'impact des balles, en revanche, il sentait tout de même la douleur. Mais il continuait à rire, tirant des obus sur ses adversaires, provoquant des explosions, semant la panique et le chaos. Si il n'arrivait pas à prendre Little Italy, il voulait au moins la détruire.

-"SORTEZ L'ATTIRAIL LOURDE ! " Hurla-t-il.

C'était ceux qui étaient arrivés en premier dans la salle d'arme, ceux qui s'étaient procuré les grosses mitrailleuses. C'était des M60, des armes qui ont fait la Guerre Froide mais qui restent encore aujourd'hui, terriblement efficace. Equipé d'un énorme chargeur ayant un stock de 110 balles. Elles étaient posés sur un morceau de débris qui servait de couverture aux sbires mais maintenant comme cale-pied. Trois lance-roquettes avaient été mobilisés, des RPG-7, armes soviétiques qui dataient mais qui étaient très efficaces et maniables. Mais comment le gang s'était-il procuré de tels armes ? Mister Y. Avant de mourir, il avait donné une mission au Fool, et avec les talents de négociation du tueur masqué, le prix de la mission avait été énormément élevé. Une fois la mission effectué, il encaissa l'argent qu'il dépensa. Non pas en investissant, mais en achetant des armes. Mais pas à n'importe qui. A Julien Morgan, un ami de Killer Croc. Grâce à leurs liens d'amitié, les prix des armes étaient moindres. Alors, ils ont pu se faire plaisir en achetant des armes lourdes.

-" FEU ! "

Fool tira une seconde fois, un obus avec son Thumper qui alla exploser une nouvelle voiture qui faisait barrage. Les tirs de M60 fusaient et traversaient les voitures de part en part, traversant par la même occasion le réservoir d'essence... Des explosions, des morts, de la cendre, du sang, de la chair... Plusieurs voitures étaient retournés et en feu. L'armée de la folie avança alors, En regardant en l'air, remarquant Man-Bat en difficulté sur les toits. C'était celui qui assurait nos têtes en tuant les mafieux planqués sur les toits. Mais les mafieux étaient trop nombreux pour lui, Fool décida alors de l'aider. Il échangea rapidement son Thumper avec un magnifique Glock ou G-18 (munitions comprises) avec l'un de ses sbires qui semblait ravi. Le tueur masqué tira son grappin sur le toit où le nombre de mafieux était le plus abondant. Posant pied au sol du toit, il surprit les mafieux qui n'eurent pas le temps de réagir, et se firent cribler de balle par le pistolet mitrailleur. Entre une chauve-souris géante et un psychopathe masqué qui apparaît soudainement derrière eux, ils ne pouvaient rien faire. Se tournant immédiatement vers le toit suivant, Fool prit son élan et sauta sur le bâtiment suivant qui était comptait un étage de moins. Le couteau sorti, prêt à découper et à transpercer, il atterrit en roulade devant les mafieux qui tiraient à vue sur le malade mental. Un coup de couteau télescopique et la lame s'allongea pour décapiter un rital, jouant sur la vitesse, il se jeta sur le côté pour esquiver les tirs des mafieux qui le frôlèrent. Il fut aidé par le criminel ailé qui fît une attaque en pic sur un des tireurs. Les armes se braquèrent alors sur la chauve-souris, mais les deux monstres s'entraidaient, se sauvant mutuellement. En effet, les mafieux s'écroulèrent après avoir reçu les dernières balles du chargeur du Glock. Ce toit-ci était maintenant "sécurisé". Fool rechargea en ricanant. Il sentait cette adrénaline qui le faisait vivre. Pour lui, frôler la mort, c'était se sentir vivant. Et il n'y avait rien d'autre de plus jouissif que ça.

Pendant tout ce temps, Amy n'avait pas cru une seule seconde que Fool pourrait s'emparer de Little Italy. Elle craignait les représailles des Falcone et si ces derniers venaient à riposter et agrandir leur propre territoire au détriment de l'Insane Gang ? Pour cela, elle avait déplacé tout l'argent du gang dans un endroit secret et avait prit les seules armes que les dingues avaient laissé. Les explosifs. Du C4, plus exactement. Elle en avait placé aux portes du territoire du Fool et du Croc et s'était placé sur la terrasse de la villa. Elle avait une manette à proximité d'elle, prête à tout faire sauter pour détruire les gains de Falcone & Marroni en cas de victoire. Mais dans l'immédiat, elle devait protéger un maximum l'amour de sa vie : Fool. Armé d'un fusil de précision à lunette avec laser, elle venait de mettre en joue le Capo des Marroni,en train de tirer sur les hommes du taré masqué. Le laser rouge, affiché sur le costume de Carmine, Amy était sur le point de tirer, avec ce jouet qu'elle tenait dans ses mains, capable de tirer jusqu'à plus d'un kilomètre.

Mais retournons au front, en plein coeur du combat. Fool raflait les toits avec Man-Bat. En bas, les troupes vidaient leur munition de M60 sur les ritals, tirant des explosifs, prêt à tout pour tuer leurs adversaires. Mais dans cette bataille, une seule question tracassait le gang. Tous se posaient la même question, Dante, Man-Bat, Catgirl, et même Fool !

-" Putain, mais que fout Killer Croc ?! "

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MessageSujet: Re: [Le Vol des Condors] Chapitre 1: Good Morning , Little Italy   Mar 28 Mai - 11:16

Ma jeune nièce me rejoint.

Le Parrain de Gotham se fait baiser l'anneau par ses citoyens. Little Italy lui appartenait de plein droit, et personne n'avait le droit de lui retirer une partie de ce qu'il lui restait dans Gotham. Ce territoire, il avait lutté pour l'avoir, et il ne le laisserait pas à des cinglés, notamment à ceux d'Arkham. Jetant, un coup d'oeil à ses troupes, Falcone détourna le regard vers le champs de bataille. De loin, il pouvait voir les problèmes qui se profilaient à l'horizon.
Malheureusement, les problèmes ne s'arrangèrent pas, Man-Bat venait de faire son apparition parmi les troupes ennemies, mauvais présage. Les chauves-souris n'étaient jamais bon signe de bonne chance, surtout à Gotham.

- "Maldizione."

Maugréa le Parrain de Gotham. La plupart des troupes à Maroni venaient de se faire liquider sur le champs de bataille dans les rues. Ce Fool semblait être enragé, mais il y'avait toujours quelque chose pour calmer les arrangés du cerveau. On les calme avec un autre type d'arme. On avait la médicine douce jusqu'à présent, maintenant, il fallait passer à la vitesse supérieure.

- "Amenez les mortiers !"

Un viseur rouge. Un sniper venait de pointer Carmine Falcone, Milos plongea sur son parrain et le plaqua. Carmine échappa au coup, mais Milos mourut, pour son parrain. Camouflé derrière une voiture, Carmine regarda le corps de son ancien protecteur, il venait de mourir pour le sauver. Cette bataille venait de couter la d'un des derniers hommes de confiance de Falcone. Milos avait toujours été là, fidèle au poste, et il venait de sauver la vie de son maitre. Les hommes de Rupert Thorne, de Stromwell et des Galente venaient d'arriver. Cela serait un support non négociable.
Mirti échappa de peu à la décimation des toits. Par émetteur, il indiqua la retraite de la rue Antonio Vicetti, et de tirer à mortiers. Les bombes touchèrent de plein fouet la zone où se trouvaient normalement le Fool et sa bande de rats puants. Les hommes dans la rue quand à eux, couverts par les mortiers, commencèrent a tirer sur le sniper embusqué et sur le Man-Bat. Le cuir n'arrêtait pas les balles n'est-ce pas ? Il était temps de les ramener en Enfer. Ici, c'était un territoire Italien, qui appartenait aux Gothamites et à la Mafia. Pas aux cinglés d'Arkham !

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Snake

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MessageSujet: Re: [Le Vol des Condors] Chapitre 1: Good Morning , Little Italy   Mar 28 Mai - 14:14

Appartement de Killer Croc, quartier abandonné de Park Row, 6h45 du matin.

Le silence régnait dans la petite pièce sombre et puante où se réfugiait Waylon Jones chaque nuit, et seuls ses longs ronflements réguliers venaient le briser. Contrairement au Fool, Croc passait beaucoup de temps à dormir, il avait besoin de beaucoup de repos. C'était peut-être parce que lorsqu'il était éveillé, il se dépensait beaucoup. Ou alors, c'était dû aux lourdes phases de digestion après avoir avalé un bon et copieux repas à base d'organes humains. Il passait en moyenne dix à douze heure par jour à dormir, et généralement deux à trois heures supplémentaires à flemmarder et flâner au milieu de ses heures actives. En règle général, comme il faisait beaucoup de ses actions en pleine nuit, il se couchait entre trois et cinq heures du matin, et se levait vers quinze heure, en plein après-midi.

Il était donc affalé sur son canapé, un bras pendant dans le vide, allongé sur le dos dans une position peu confortable. Sa position donnait l'impression qu'il s'était juste laissé tomber là, et qu'il s'était aussitôt endormi comme une soupe. Bien qu'il dormait profondément, il finit par se réveiller en entendant son téléphone portable vibrer. Cela faisait en réalité dix minutes que son répondeur essayait de l'avertir qu'il avait reçu un nouveau message, mais il venait tout juste de s'en rendre compte. Il soupira, et tâtonna de sa main en direction de la petite table basse à côté du canapé, sans prendre la peine d'ouvrir les yeux. Sa main s'empara d'un objet rectangulaire qu'il assimila à son téléphone, et il appuya sur un bouton. Aussitôt, une lumière vint l'éblouir et un bruit assourdissant le sortit de sa somnolence : la télévision s'était allumée. Il grommela et soupira de mauvaise humeur, avant de se redresser lentement. Il se frotta les yeux doucement tout en continuant de marmonner des jurons pour exprimer son mécontentement, puis finit par s'étirer longuement les bras, avant de poser son regard sur la télé. Les images qui défilaient lui rappelaient vaguement quelque chose. C'était un quartier de Gotham mais il semblait partiellement détruit. On entendit des bruits de tirs et des explosions. Croc prêta alors un peu plus attention à ce qui se disait à la télé.


"...comme vous pouvez le constater, c'est la guerre des gangs à Little Italy. Un groupe de terroristes s'en est pris aux civils de tout le quartier, et les hommes de Carmine Falcone ont riposté par une offensive musclée ! La police n'est même pas encore sur les lieux, il semblerait que nous soyons les premiers à en avoir été informés ! Pour ceux qui viennent nous rejoindre, je rappelle les faits : un avion a survolé le quartier de Little Italy il y a environ 20 minutes et a lâché des corps humains en plein ciel avant de s'écraser à l'ouest du quartier. Ceci a déclenché une émeute d'une violence inouïe, nous ne savons pas qui est à l'origine de la guerre qui se déroule sous nos yeux ! Nous survolons actuellement la scène en direct à plus de 50 mètres de hauteur."

Waylon resta bouche-bée devant l'écran de télévision durant quelques secondes, n'en croyant pas ses yeux ni ses oreilles, puis il finit par s'exclamer :

"Oh Bordel..."

Aussitôt, il se mit à chercher son portable du regard en tournant la tête à droite et à a gauche, et le trouva à terre à côté du canapé. Il continuait de vibrer, il s'en empara brusquement, décrocha et le mit à son oreille.

"Vous avez 1 nouveau message."

"Bordel grouille saloperie de répondeur !"

"Nouveau message : reçu aujourd'hui à 6h33."

"Hey l'ami ! Je sais pas où tu es mais ramène toi à la villa ! Un oiseau volant a décoré Little Italy ! On en profite pour s'en emparer !"

Waylon raccrocha et resta silencieux quelques secondes en continuant de fixer la télévision après avoir reposé son téléphone.


"... Putain, Fool, c'est quoi encore ces conneries ?!... On est pas encore prêt pour buter Falcone, même moi j'le sais !"

Waylon reprit son téléphone, et fit défiler ses contacts. Il s'arrêta à "Fool". Il appuya sur le bouton vert et porta le téléphone à son oreille. Il laissa sonner plusieurs fois.

"Décroche... Allez, décroche, putain !"

Mais le Fool ne décrocha pas, il devait être trop occupé à tirer sur ses ennemis.

"Merde !!!" s'exclama furieusement Croc en tapant du poing contre sa table basse en verre, la brisant en morceaux.

"Ils vont tous se faire buter ! Quel abruti !!!"

Il devait leur venir en aide. Il se dirigea vers la porte de sortie, attrapa son trench-coat accroché à son porte-manteau et s'apprêta à sortir. Mais il s'arrêta. Seul, que pourrait-il bien faire contre toute l'armée de Falcone et de ses amis mafieux ? Il n'avait pas plus de chances qu'eux, même la fuite leur serait difficile. Il fallait un plan, réfléchir à une solution. Mais réfléchir, il détestait cela. Il fit les cent pas dans la pièce tout en essayant de trouver une solution. Des alliés. Il leur fallait des alliés, pour affronter Falcone et le dégager de là. Et des alliés, il en avait. Il reprit son téléphone, et chercha à nouveau dans ses contacts. Il alla directement au S : Scarface.

"Allo, Wesker ? Le Fool est dans la merde, faut qu'tu nous aides !... QUOI ?! J'EN AI RIEN A FOUTRE DE TES CONNERIES DE SCARFACE !!!... J'veux dire... évidemment que c'est à Scarface que j'veux parler... "

Quelques minutes plus tard, Waylon était en train de fouiller dans le bordel de son appartement.

"Bordel, où il est ? Où il est ?!"

Il fit tomber une étagère entière pour la vider mais ne trouva rien.

"Où j'ai bien pu foutre cette merde de Moth-signal ?!?!"

Il regarda enfin sous son canapé poussiéreux.

"Ah."

Il passa son gros bras en dessous et prit le petit objet qui ressemblait à un talkie-walkie mais aux couleurs de la mite.

"Bon, comment ça marche ce truc ?!"

Il n'y avait qu'un seul bouton qui avait la forme du casque de Killer Moth. Au dessus, était écrit : "Appuyez ici, et la Mite du Crime volera à votre secours !".

"Putain... J'aurai plus d'amour propre après ça..."

Il appuya sur le bouton avec son gros index et laissa les choses se faire...

Il lui restait une dernière chose à faire avant de passer à l'offensive. Il se dirigea vers une porte qui donnait sur une deuxième pièce, c'était la cuisine qui ressemblait plus à une boucherie avec des tâches de sang et des os humains éparpillés un peu partout. Il ouvrit la porte d'un coup de pied et entra à l'intérieur.


"Hé ! Clayface !!! Amène-toi, on a b'soin de toi !"

Cette nuit, il avait rencontré Gueule d'Argile et avait appris qu'il était un mercenaire. Il l'avait aidé à sortir des égouts et ce dernier avait accepté de rejoindre leur gang pour quelques missions. Comme il n'était pas pleinement remis de ces semaines passées seul dans les égouts et qu'il n'avait nulle part où aller, Waylon lui avait proposé de passer la nuit là. Cela tombait plutôt bien.

==================================================================================================

Nord de Little Italy, frontière entre le territoire du Ventriloque et celui de Falcone, 7h35.

Killer Croc était assis à côté d'Arnold et Scarface, ainsi que Clayface, à l'arrière de l'une des grosses voitures du caïd en bois, l'un de ses sbires était au volant. Derrière eux, il y avait des dizaines d'autres voitures et de fourgons avec toute l'armée du Ventriloque. Ils venaient en force, et il n'était plus seulement question de sauver les miches du Fool et des autres membres de son gang. Il était question de prendre ce territoire de force et de virer Falcone à coups de pied dans le derrière. Ainsi, le territoire pourrait être partagé entre l'Insane Gang, et tous leurs alliés.
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MessageSujet: Re: [Le Vol des Condors] Chapitre 1: Good Morning , Little Italy   Mer 29 Mai - 2:01

Le café du matin était un sacrement au Ventriloquist Club. Arnold avait toujours été un lève-tôt, six heures du matin était une heure bien suffisante pour commencer la journée selon lui. Comme à son habitude, il se levait depuis sa loge à l'étage puis mettait tout en œuvre pour paraître le plus correct et propre possible. Scarface quant-à-lui préférait dormir dans le bureau, son humeur paranoïaque le forçait à garder son livre de comptes le plus fermement possible. De plus, le pantin adorait dormir jusqu'à sept ou huit heures. Quoi de plus normal pour le plus grand mafioso que la terre n'ait jamais porté.

Bref, le vieux Wesker descendit lentement mais sûrement les marches en bois de son club, le bois craquelant sous le poids de l'homme. Une fois en bas, il en profita pour resserrer correctement son nœud papillon rouge puis se dirigea vers la salle principale où l'attendait déjà Mugsy. Lui aussi était un véritable lève-tôt, peut-être même se levait-il plus tôt que le Ventriloque ! En plus de Mugsy se trouvaient déjà une bonne dizaine des hommes de Scarface, toujours fier au poste. Certains étaient déjà assis au table, d'autres se saluaient et racontaient leurs fabuleux larcins de la semaine.

Arnold s'approcha du bar où l'attendait déjà sa tasse en porcelaine remplie d'un excellent café noir brûlant. La serveuse savait toujours ce que le vieil homme voulait, en même temps ce n'était pas réellement dur car il ne changeait jamais ses goûts. Le Ventriloque porta légèrement la tasse jusqu'à ses narines pour sentir les douces saveurs qui émanait de son délicieux café. Il souffla rapidement dessus pour essayer de le refroidir puis avala la première gorgé. Wesker fit une petite grimace de douleur, la chaleur brûla l'avant de sa langue dans la précipitation. Mais cette broutille ne l'empêcha pas de finir son délicieux breuvage et d'ensuite redéposer la tasse sur sa petite assiette. Arnold esquissa un petit sourire à la serveuse tout en se relevant de son tabouret. Derrière lui se trouvait directement Mugsy, comme toujours depuis des années.

"Vous avez bien dormi Arnold ? Ces derniers temps, vos heures de sommeil sont terribles pour une personne aussi âgée que vous... Il ne faudrait pas que vous nous lâchiez de fatigue pendant une affaire..." dit gentiment l'homme de main à son patron dont il se souciait énormément de son état de santé.
"Ne vous inquiétez pas mon brave Mugsy, j'ai plus de ressources qu'il n'y parait !" répondit humblement le vieil homme en souriant. "Et puis pendant les affaires, vous savez bien que c'est Monsieur Scarface le maître d'orchestre, n'est-ce pas ? Il fait ça tellement bien."
"Oui Arnold... Le patron est un véritable... As dans les affaires, comme vous le dites..." fit Mugsy d'une grimace de gêne.

L'homme de main recula lentement pour finalement se retourner et aller taper la causette à une bande travaillant pour le club. Arnold en profita pour faire rapidement une petite ronde du bâtiment, ronde presque symbolique. Il en profita pour saluer chaque membre d'un petit hochement de tête puis retourna à son point de départ pour admirer ses compagnons rentrer un par un dans le club. Le matin était une merveille, il suffisait juste de savoir comment l'apprécier.

Le vieil homme fut rapidement dérangé dans sa contemplation par une vibration dans sa poche. Ce n'était que son téléphone mobile qui sonnait mais qui pouvait donc bien l'appeler à une heure pareille ? La moitié des bandits n'étaient pas encore réveillés ou dormaient toujours... Son écran montra rapidement l'intitulé "Killer Croc", mais que voulait-il celui-là ?

"Allo ? Que puis-je faire pour vous Monsieur Croc ?" demanda calmement le vieil homme accoudé à son bar.
"Allo, Wesker ? Le Fool est dans la merde, faut qu'tu nous aides !"
"Vous ne voulez donc pas parler de ça à Monsieur Scarface ? C'est lui qui gère tout ça..."
"QUOI ?! J'EN AI RIEN A FOUTRE DE TES CONNERIES DE SCARFACE !!!"

Arnold éloigna tout d'un coup le téléphone de son oreille et lança un regard de braise vers l'appareil. Connerie de Scarface ? Mais Scarface était son sauveur ! Son plus fidèle ami ! Comment osait-il ?

"Si Monsieur Scarface n'est qu'une connerie pour vous, je ne vois pas l’intérêt de continuer cette conversation plus longtemps Monsieur Croc." fit sèchement le vieux Wesker.
" J'veux dire... évidemment que c'est à Scarface que j'veux parler... "
"C'est bien ce qu'il me semblait Monsieur Croc, vous pouvez raccrocher. Je vais prévenir tout de suite Monsieur Scarface des événements, s’il accepte, je vous envoie une voiture près de votre antre à Park Row. Nous nous retrouverons là où il aura décidé." conclut le Ventriloque en raccrochant le téléphone et en le redéposant dans sa poche.

Le vieil homme se dirigea derechef droit vers son bureau et ouvrit la porte rapidement. Son acolyte dormait encore sur la chaise. Arnold s'en approcha doucement puis l'agrippa rapidement tout en essayant de le réveiller calmement. Après quelques secondes de tapotement, le mafioso ouvrit une de ses paupières et son œil fixa directement Wesker.

"Pourquoi tu me réveilles plus tôt que prévu ? Tu ne comprends pas que j'ai besoin de dormir ?" gueula la marionnette dans sa fureur habituelle.
"Je sais Monsieur Scarface mais c'est important cette fois-ci... Killer Croc vient de m'appeler et apparemment son compagnon, le Fool, vient d'attaquer Little Italy. Carmine Falcone doit y être pour la défendre je pense... Que faisons-nous ?"
"Falcone ? Cette pourriture de fpaghetti ? MOBILISE LES HOMMES ! QU'ILS FOIENT TOUF PRÊT À PARTIR DANS VINGT MINUTES ! JE VEUX PREFQUE TOUS NOS HOMMES DANS LE CONVOI !"
"Très bien Monsieur Scarface, je vais prévenir Mugsy de lancer l'appel."
"Une dernière fose Arnold..." demanda calmement, pour une fois, le pantin.
"Oui Monsieur Scarface ?"
"Fais paffer le mot dans tout l'Eaft End, un million pour Falcone mort, deux millions pour Falcone vivants ! Même feux qui ne font pas avec nous nous aiderons fafe à la fomme. AUJOURD'HUI TOUT L'EAFT END RENTRE EN GUERRE ! En avant Arnold !" fit Scarface dans un ricanement malsain.

Frontière entre le territoire du Ventriloque et Little Italy, 7h35

Killer Croc et un mystérieux bonhomme avait été ramené dans la voiture de Scarface via une voiture envoyée plus tôt. La voiture principale, celle dans laquelle ils étaient tous, était noire et extrêmement chère, une véritable pièce de collection. L'homme à côté de Croc était cependant un inconnu au bataillon pour Arnold et son acolyte. C'était pour cela que Scarface le fixait de son regard malsain et agressif pendant tout le trajet. Une fois la ligne du convoi arrêtée à la frontière, Mugsy et Rhino se dépêchèrent d'ouvrir les portes des deux côtés pour laisser les chefs criminels descendre. Arnold posa sa chaussure en cuir au sol d'une façon déterminée puis approcha Scarface de ses hommes de mains.

"MEFFIEURS ! Aujourd'hui, nous allons montrer à ce vieux Falcone qu'il n'est plus le parrain qu'il était autrefois ! PAS DE QUARTIERS ! PAS DE PRISONNIERS ! En avant ! Fe foir, nous dînerons dans la meilleure pizzeria du quartier, je vous le promets !"

En plus de la cinquantaine d'hommes entraînés et extrêmement bien armés du Ventriloque - ce qui était normal vu qu'il était le plus gros revendeur de la ville - on pouvait remarquer divers petits gangs locaux se jeter dans les ruelles de la ville. Le mot était vite passée dans tout l'East End et la mise à prix de la tête de Carmine faisait des envieux. Scarface l'avait dit et c'était maintenant vrai, tout l'East End était rentré en guerre.


Dernière édition par Le Ventriloque/Scarface le Mer 29 Mai - 22:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Le Vol des Condors] Chapitre 1: Good Morning , Little Italy   Mer 29 Mai - 22:01

Autour de la vaste moth-table de réunion, leurs bols de petit-déjeuné encore à moitié pleins, Drury et ses cinq plus fidèles Moths planchaient sur d'immense feuilles recouvertes de chiffres et de listes diverses et variées. L'opération Colère de la Mite était sur sa phase expansive, celle où l'on a tendance à se dire qu'on a peut-être été trop loin niveau budget. Heureusement, l'argent n'était pas un problème pour Cameron Van Cleer, modeste donateur pour cette vaste vengeance.

- Bon alors, où on en est? fit Killer Moth en enroulant la feuille de calcul du budget sculpture.

Ses hommes farfouillèrent dans l'amas de papier qui devenait de minute en minute plus informe. L'un d'entre eux sembla trouver son bonheur à grand renfort de "ça y'est, je l'ai!". Il lut rapidement l'entête et fit "ah non" puis jeta la feuille sur la pile. Un autre prit une petite pile et l'examina. Le chef touilla son thé blanc et regarda un temps à l'intérieur. Il y vit le reflet d'un glorieux combattant (comme toute lecture, la lecture des feuilles de thé est très subjective).

- Les dirigeables chef et les escadrons de Phalènes! déclara l'un de ses moths impérieusement en montrant une nouvelle feuille dont la marge était recouverte de ratures.

- Chic chic chic! fit leur chef en tapant des mains. Alors? Où en est-on de ce côté?

La lecture du papier demanda cinq petits secondes de silence, cinq secondes offertes aux autres pour attaquer des tartines de pains croustillantes recouvertes au choix de confiture, de pâte à tartiner ou simplement de beurre.

- On a terminé d'installer les trois hangars dans l'espace de travaux de Old Gotham... Il parcourut quelques lignes. Deux des trois dirigeables sont... euh... prêts, mais...mais...mais la décoration est pas terminée.

- Et les phalènes? demanda le chef en gloussant de satisfaction tandis qu'il prenait son verre de jus d'orange.

- Sur les quinze prévus, dix sont terminées. Pour les autres il nous faut d'autres Ferrari, on a deux moteurs qui ont explosé.

Non content de parvenir à acheter en série des Ferrari pour extraire le moteur et laisser leurs carcasses dans un coin de Old Gotham, insultant au passage les amoureux des belles cylindrées, le moth-gang réussissait l'exploit de détruire ces bijoux de technologie en deux minutes et vingt-sept seconde sans compter le temps qu'il fallait pour découvrir que le moteur n'était précisément pas dans le capot comme prévu.

- On en recommandera, fit Drury avec un geste qui signifiait l'aspect purement dérisoire de cet investissement. Et les uniformes pour les pilotes?

- Ils sont tous prêts, et les moth-aérostiers ont les leurs également.


- Ce sera magnifique! Tout bonnement sublime! s'extasia de plus belle le ciron du crime en buvant une gorgée de thé. Et du coup pour...

Mais le téléphone sonna. Pas n'importe quel téléphone, cela eut pu être un banal portable ou ultra-portable ultra-intelligent, mais non! Celui qui sonna fut un téléphone ultra-ringard, un imposant appareil entièrement rouge avec combiné en forme de chaussette et un cadran rotatif digne des plus belles années des réseaux analogiques. Le téléphone d'urgence qu'il avait fait déplacer depuis la moth-cave jusqu'à leur quartier général temporaire dans les sous-sol de l'Eglise de Old Gotham vibrait de son appel formidable. Un projeteur illumina le piédestal sur lequel se trouvait l'objet en question comme si un metteur en scène venait de donner ses directives. La sonnerie antédiluvienne fit vibrer les tympans une troisième fois. Killer Moth bondit de son siège comme s'il eut été chauffé à blanc. Il accourut vers le combiné et le décrocha. Rien, juste une longe sonnerie monotone, puis une vaste carte de Gotham, projetée sur un mur s'afficha. Pas de message, mais une localisation. Hin hin hin, quelqu'un avait utilisé un moth-signal!

Tous les moths firent des hourra en voyant le petit point lumineux se déplacer dans les ruelles de la ville.

- Messieurs, notre allié à besoin de nous! hurla la mite.

- Qui ça? fit très sagement un moth.

- Ben...le seul qui ait un moth-signal je crois, répondit piteusement le génie du mal.

- Killer Croc! Devina un moth qui s'essuyait la bouche des miettes de mains. C'est pour quoi?

- Aucune idée, mais il a besoin de nous! Heureusement grâce à la haute technologie du moth-signal, nous allons pouvoir lui demander de plus amples détails.


Il reprit le large combiné et fit tourner le cadran rotatif. Béni soit l'option "rappel".

- Pizza Express bonjour! Puis-je prendre votre commande?

- Hein?

- Puis-je prendre votre commande?

- Mais...mais qu'est-ce... je... Comment ça Pizza Express?

- Nan mais allô quoi? Allô t'as composé le numéro ou...


Il raccrocha avec violence le combiné avant d'entendre la fin de cette abominable réplique. Il ne l'a supportait pas, c'était comme de faire l'apologie du néant! Mais il était surtout énervé de voir que l'on utilisait le moth-signal à tort et à travers!

- Qui a utilisé ce téléphone ?

Cinq mains coupables se levèrent tout doucement.

- On avait faim chef.

- C'est pour ça que je vous ai donné des portables de fonctions colimaçons! Maintenant il me faut le numéro du moth-signal qu'on lui a donné, c'était quoi?

- Le "1" non?

- Non, le "1" on l'a toujours, il fonctionne pas, répliqua un buveur de café.

- Le Deux?

Le silence valida d'un commun accord. Bon, va pour le deux. Il reprit le combiné et fit le code spécial (soit 0-0-0-0) suivit du fatidique numéro 2. Comme tout utilisateur des téléphones de l'époque, il tapota sur le piédestal en attendant que la longue sonnerie passe, on décrocha enfin.

- Allô? fit Drury. Oui mon cher Killer Croc, c'est bien ton allié, le grand....hein, pas le temps? Ah bon...mais...hein? Des cadavres? Hum hum... Little Italy? Tu veux dire le quartier de Falcone? Ow....Fool....hinhin...Il est courageux ou bien?... Ou bien? C'est bien ce que je pensais... Eh bien n'aie criante, je vol à ton secours....littéralement hin hin hin. J'attaquerais depuis Old Gotham, ne m'attendez pas!

Puis il raccrocha avec délectation et se retourna avec emphase.

- Alors chef? demanda un moth qui avait perdu un peu de sa curiosité à l'entendu du mot Falcone.

- L'allié de notre allié a déclenché des hostilités! Nous allons attaquer Little Italy! fit-il en levant un poing.

Il fit face à un mur d'incompréhension de la part de ses fidèles lieutenant, le premier en une année de travail conjoint.

- J'ai dit... reprit la mite pour essayer d'appeler à lui quelques salves d'applaudissements.

- On a entendu chef mais...ben, Little Italy, la Colère de la Mite, ça fait peut-être un peu trop, on devrait sans doute y réfléchir un peu et puis... les Falcones, c'est les Falcones quoi. Ils sont pas du genre indulgents.

- Mais notre allié à besoin de nous, insista Killer Moth.

- Allié, allié, c'est vite dit, temporisa un autre en sirotant son jus de raisin.

- C'est vrai qu'on l'a pas beaucoup vu dans le Moth-cave pour faire ses tâches ménagères, compléta un autre.

- Sans parler qu'il nous a jamais vraiment aidé, surenchérit celui qui tartinait sa confiture de framboise.

- Mais...

- Chef, on a pas obligé d'y aller, au mieux ils se feront démonter et on aura pas d'histoire.


- Messieurs! s'écria la mite du mal. Nous avons fait un vœux, celui de servir le moth-gang et le moth-gang c'est avant tout Honneur, Vertu Criminelle, Entraide et...

- Il nous a jamais invité à un repas de cohésion, comme vous l'avez fait chef, il a pas de vrai gang, il est avec un psychopathe totalement instable et regardez où ils sont maintenant? Ils ont attaqué les Falcones?! Rien que pour Amusement Miles on a mis un mois pour se préparer et vous vous souvenez de comment ça a fini?

- J'entends bien, fit Drury en serrant les dents au souvenir de cette baignade nocturne dans la Gotham Rivers, et je comprend vos doutes, vos craintes et vos arguments, mais ce n'est pas en fuyant que nous allons parvenir à rattraper ces.... contre-temps. Nous sommes seuls oui et Killer Croc n'a jamais beaucoup été présent à nos côtés, nous sommes indépendants chacun à notre manière et nous devons respecter ses choix. A présent, il a besoin de nous! Nous sommes son seul espoir de ne pas finir broyer par la force irrésistible des mafieux de cette ville. Rendez-vous compte, il a pensé à nous! Il a compris que nous étions indispensables pour réussir cet assaut! La renommée est une amie qui se séduit avec le temps et la patience et je vous le promet, nous finirons par l'avoir totalement pour nous. Je récapitule donc: Primo, nous devons aider un allié dans le besoin; secundo, les Falcones, c'est un symbole d'une criminalité organisée de premier ordre, je vous dis pas la gloire que l'on va en retirer! Tercio, c'est Little Italy!

Il montra de sa main gantée les abords du port de Gotham projeté sur leurs murs.

- C'est un nouvel accès à une zone portuaire, c'est l'occasion pour nous de faire main basse sur un nouveau territoire et de tester les Moths-Dirigeables avec leurs lanceurs de phalènes!

Tous se regardèrent d'un seul coup avec des étoiles dans les yeux. L'idée de voir leur travail être utile les fit un moment rêver.

- Après cette bataille, nul ne nous sous-estimera plus et quiconque essaiera finira broyé par nos mandibules! Nous sommes la ruches du crime, nous sommes son plus beau Nectar. A la lumière su jour comme à l'ombre de la Lune, nous sommes l'invincible Moth-Gang! Et Little Italy va bientôt connaître "L'Opération Essaim Mielleux"!

-OUAIS!

- De quelle force disposons-nous actuellement?
demanda-t-il enfin.

- Y'a une trentaine de moth-chenilles dans la salle de repos, ils sont venus pour les tests qu'on allait justement faire. Et on a vingt autres gars qui attendent dans les appartements que vous leur avez fournit dans Old Gotham.

- Ils se reposent? Les braves.

En réalité, ils faisaient une partie de Loup-garou géante (49 participants pour être exact) sous les voûtes gothiques de l'édifice. Lorsque Drury débarqua, le Cupidon venait de se faire dévorer. Tous saluèrent l'impétueux dirigeant du moth-gang qui avait remit son casque vert fluo. Ils se levèrent ensuite lorsqu'il demanda leur attention et annonça que les tests avaient été modifiés. Il s'éclaircit la gorge et mit bout à bout plusieurs morceaux de discours qu'il avait lu un peu partout.

- Moths-Chenilles, Moths-phalène et Moth-aérostiers ici présents, nous sommes à l'orée d'une guerre à l'échelle d'une ville! Depuis quelques semaines déjà vous avez été recruté et avez participé aux prémices d'un vaste projet. Il arrivera un jour où nous ferons la Colère de la Mire, il arrivera un jour où nos ennemis baisseront les bras et soupireront de désespoir en voyant notre détermination, mais ce jour n'est pas arrivé! Je vous le dis ici et maintenant, mes amis: même si nous devons affronter des difficultés aujourd'hui et demain, je fais pourtant un rêve. C'est un rêve profondément ancré dans le rêve du moth-gang. Je rêve qu'un jour, notre organisation se lèvera et vivra pleinement la véritable réalité de son crédo! Oui, un rêve, où enfin nous serions réunis pour agir de concert, sans plan préétablit, juste vous, moi, l'improvisation et nos muses guerrières! J'ai fait un rêve où tous les moths de tous horizons soient unis face à l'adversité grandissante de l'infamie!

" Il est des forces qui se pensent supérieures à nous! Il est des adversaire qui pensent pouvoir bafouer les traités d'alliance que nous avons forgé, il est des puissances qui pensent pouvoir fouler aux pieds nos plus vifs rêves! Je dirais comme l'a dit Churchill en le tenant de lui-même: "Je n'ai à vous offrir que du sang, de la peine, des larmes et de la sueur!" Oui, mais le sang de nos ennemis, la peine de leurs âmes, les larmes de leur amertume et enfin la sueur de notre réussite!*


Derrière lui, les cinq moths se regardèrent, leur chef venait de réussir un exploit. Devant eux, tous les moths mirent en cœur leurs masques, cagoules et casquettes. Les moth-aérostiers étaient dans leurs uniformes flambants neufs, des tuniques violette digne de l'URSS, de large coiffes frappées d'une mite alors que les moth-phalène avaient des casquettes d'aviateur vert fluo qui tombaient impeccablement sur leurs blousons de cuir orange qui renfermaient des uniformes à épaulettes dorées.

- Où va-t-on chef? demanda un moth-aérostier.

- Vous vous demandez quel est notre but? Je peux répondre en un mot: la victoire!* Messieurs, nous sommes les enfants de la prédation et notre chitine va maintenant porter son ombre sur Little Italy! Inutile d'avoir peur, inutile de craindre les Falcones, les Maronis et tous les autres mafieux, ils ne sont rien et tandis que je vous parle ils sont déstabilisés et déjà engagés face à nos alliés! Nous allons les frapper, de dos et violemment!

L'idée d'un assaut lâche ravi les plus sceptiques. Tous levèrent un poing vengeurs et firent.

- Pour Killer Moth!

Le chef était aux anges.

- Merveilleux... déclara-t-il d'un ton rêveur. Maintenant, tous aux moth-dirigeables, chacun à son poste, je prendrais le premier avec deux de mes moths-cocons, les autres iront dans le dernier. Soyez prêts à débarquer sur les quais de Old Gotham. Les moths-cocons sauront quoi faire si vous avez des doutes, n'oubliez ni vos paquetages, ni vos armes, il y a également une petite cantine dans les moth-dirigeables au cas où!

Il se tourna ensuite vers l'un de ses fidèles.

- Les gerris sont prêts?

- Euh, ils sont encore au port je crois
, fit le moth.

- Donne leur l'ordre de mettre le yacht dans la rade entre Old Gotham et Little Italy, au moins si on finit à l'eau ils pourront nous repêcher, expliqua-t-il.

- Bonne idée chef, répliqua son sous-fifre en accourant vers son portable, d'ailleurs on vient tout juste de finir de peindre leurs costumes!

Autour de lui, tout était agitation, les moths-chenilles emportaient leurs affaires, les moths-aérostiers étaient déjà parti au pas de course vers les hangars à dirigeables. A l'intérieur de ceux-ci, le fer de lance de la flottille de Killer Moth. Ces vieux dirigeables étaient des modèles conçus pendant l'entre-deux guerres, capable de déployer des avions mobiles, le modèle Baron Rouge qui avaient l'avantage d'être facilement montés avec des moteurs de Ferrari et de Porsche, n'en déplaise une fois encore aux amoureux des turbo-moteurs. Si tout avait été comme prévu, le moth-gang aurait pu faire tracter ses bijoux en pleine mer pour vérifier les derniers réglages sous couvert de la réalisation d'un film historique, mais hélas rien n'allait comme prévu, il allait faire la guerre, avec panache mais la guerre tout de même!

Les vastes toits des hangars se déployèrent alors que le chef arrivait paré de sa ceinture toute équipée autour de la taille. Il ricana de satisfaction en voyant ses larges moth-dirigeables prendre leur envol. Il s'accrocha à une échelle et commença à la gravir alors que le sol s'éloignait lentement. Il fit un signe en direction de Old Gotham.

- Au revoir mon beau quartier, mais n'aie crainte, nous nous reverrons bientôt.

Sur les passerelles qui circulaient sous le gigantesque dirigeable fourmillaient des moths-chenilles armées qui prenaient position, pas question pour eux de laisser leur transport élégant se faire tirer dessus. Le dirigeable ne serait pas positionné directement sur le quartier, mais à bonne distance pour qu'il puisse déployer ses escadrons de phalènes au dessus des toits et dans les rues.

[HRP]

Effectifs de Killer Moth:
LUI, le seul, l'unique,
5 moths-cocons (ses lieutenants)
49 Moths-chenilles dont
-> 2 moths-aérostiers qui pilotent les dirigeables,
-> 4 moths-mécaniciens qui se chargent du lancement, de la récupération, du ravitaillement des moths-phalènes (non-combattant)
-> 10 phalènes (avions modèles entre-deux guerres à hélice) avec équipages de deux (soit 20 moths pour les avions), il y a un pilote et un artilleur (mitrailleuse, lances-grenades et bombes à main)
-> 4 moths-artilleurs chargés de la défense des dirigeables (mitrailleuse installée sur les passerelles et armes de soutient (lance roquette avec trois roquettes en réserve pour les coups durs)
-> Forces déployables au sol depuis les dirigeables: 19 moths-chenilles.

Ceux-ci ne sont pas encore au combat (un dirigeable ça va pas vite!) et ne pourront pas y arriver avant mon prochain post.

S'il y a un soucis, n'hésitez pas à MP.
[/HRP]


* Extraits et inspiration du discours de Churchill fait devant la Chambre des Communes le 13 mai 1940, du discours de Marin Luther King "I Have a Dream" et d'un court extrait du discours de Aragorn dans le Seigneur des Anneaux: Le Retour du Roi.


Dernière édition par Drury Walker/Killer Moth le Sam 1 Juin - 11:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Le Vol des Condors] Chapitre 1: Good Morning , Little Italy   Jeu 30 Mai - 20:14

La nuit a été difficile pour moi et je n'ai pu fermer l'oeil. Ces jours à passer dans les égouts de Gotham m'avaient rendu presque phobique au noir et aux mauvaises odeurs. De plus, l'appartement de Killer Croc était très loin d'être confortable et ce dernier ronflait é-nor-mé-ment. Pourtant j'étais dans une autre partie de l'appartement mais je l'entendais très distinctement, comme s'il dormait juste à côté de moi. Et fallait voir sa tête pour comprendre qu'avec une femme (n'importe laquelle sur cette Terre), c'était plus facile de s'endormir sans se demander si elle n'allait pas vous décapiter pour vous bouffer juste après.

J'étais donc encore éveillé quand l'homme à la peau de crocodile se réveilla dans le boucan. Je pensais profiter du reste de ma nuit à me reposer en prenant un bon café. Mais c'était tellement le bordel dans sa cuisine que j'ai bien passé un quart d'heure à chercher le café. Tout en essayant de ne pas respirer les odeurs de moisis de chair humaine. J'entendais encore Jones jurer devant sa télévision allumée. Les mots qui sortaient du poste de télévision n'arrivaient pas complètement à mes oreilles, j'étais trop occuper à compter les insultes de mon hôte (une petite douzaine). Puis soudain, il déboula dans la cuisine avec son vacarme habituel. Visiblement, il avait besoin de moi. A peine douze heures dans leur association de malfaiteur qu'ils essaient déjà de m'exploiter. Un vrai scandale. Dommage que je ne puisse pas me plaindre à un comité des Clayfaces anonymes.


"Ne m'appelle pas Clayface. Todd Russell est plus simple à dire...et t'aurais pas du café?"

Et puis je l'appelais pas le Crocodile...

Une fois le café trouvé, je pris tout mon temps à le préparer et à le boire pendant que Croc m'expliquait la situation à Little Italy devant la télévision. Coup de chance, ça tombait en même temps que mes exercices matinaux. Un peu d'entraînement pour un tas de boue ne faisait de mal à personne en général...mais cette fois-ci, il y allait avoir des dommages.

Une voiture noire vint nous chercher. Le chauffeur était extrêmement silencieux durant le voyage. Je pensais qu'il nous emmenait directement à Little Italy mais apparemment, on devait rejoindre un autre convois. On changea de voiture pour se retrouver avec vieil homme et...une marionnette.

Je le fixe un moment avant de l'entendre parler pour les salutations habituelles. C'était un ventriloque...chef de gang...avec une marionnette...en Scarface. Je m'approche de Croc pour lui chuchoter:


"Je crois que ton café est périmé...je vois des gens bizarres dans cette voiture..."

Le voyage ne dura un moment, surtout avec la marionnette qui me fixait de ses grands yeux. Je le fixais à mon tour tout en souriant. C'était idiot...je faisais un combat de regard avec un pantin.

Les tirs de gros calibres s'entendaient déjà. Si on ne m'avait prévenu, j'aurais juré qu'une guerre civile était en train de commencer dans le quartier.

Scarface descendit de la voiture et fit un discours tout à fait mémorable, incapable de prononcer correctement "s". Comment j'étais supposé rester sérieux ??? A nous trois, on pourrait faire beaucoup mieux que le Cirque Pinder.

Ma mission était simple: faire un carnage et faire peur. Pour ça, rien de plus facile. Je pris ma forme boueuse normal. Rien n'arrêtait ne pouvait m'arrêter et les hommes en faces commençaient sans doute à se demander quelle abomination était dans le camp adverse. Les balles ricochaient sur ma carapace renforcée de boue. Les tirs de mortiers, en plein milieu de Gotham ne l'oublions pas, pouvaient faire tomber mon épaisse carapace mais celle-ci était immédiatement remplacée par de la boue neuve. C'était un véritable champs de bataille. Un front s'était formé avec d'un côté les mafiosi et de l'autre les fous et la bande à Scarface derrière des barricades de voitures qui n'allaient pas tarder à tomber face aux tirs de mortiers.

Une bombe arrivait rapidement sur ma position mais je déploie rapidement un parapluie de boue pour protéger Croc, Kitrina (que faisait une jeune femme dans le coin?), et plusieurs membres du gang. Le parapluie vole en morceau mais tout le monde est intacte.


"Allez vous mettre à l'abris pendant que je m'occupe d'eux...prenez une vidéo et des photos aussi, ça va se revendre très cher..."

J'emprunte quelque grenades à fragmentation que le vendeur d'armes a apporté et fonce dans le camp adverse.

Je déploie ma boue pour former une barrière pare-balle mobile et commence à sortir des planques de voitures. L'armure faisait une petite dizaine de mètre et abritait quelques hommes de mains de Scarface et de l'Insane Gang. L'idée était de percer le front adverse et faire un carnage en face pendant que les autres avançaient.

Ce fut chose facile pour moi, pour les gangsters de la marionnette c'était plus difficile de rester en vie. On arriva finalement en face, je déchaînais toute la puissance de mes poings de boue tandis que les survivants du raid mitraillaient dans le tas.

J'essaie d'avancer le plus possible derrière les lignes puis dégoupille toutes mes grenades...la mort allait s'abattre sur mes ennemis.

On aurait pu croire que mes précédentes missions pour Falcone m'empêcheraient de l'attaquer mais je n'écoutais que le son des pièces et des crépitement du dollars américain. J'étais un mercenaire et seul l'argent m'intéressait...




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MessageSujet: Re: [Le Vol des Condors] Chapitre 1: Good Morning , Little Italy   Lun 3 Juin - 3:18

L'aide inattendue finit par apparaître dans les airs, sous la forme d'une chauve-souris que Kitrina reconnut immédiatement. Alors qu'elle était sur le point d'avertir le Fool qu'un sniper embusqué sur le toit le mettait en joue, Man-Bat se chargea de résoudre le problème en lui réglant son compte. Pendant ce temps-là, suite au silence de Carmine, le tueur masqué avait donné ses ordres après lui avoir laissé son revolver, et le massacre reprit de plus belle. Certains des leurs tombèrent à terre, terrassés par les balles des mafieux. Catgirl s'empressa de se mettre à couvert derrière l'un des nombreux débris de l'avion qui jonchaient Little Italy. Ouvrant le barillet de l'arme, elle grommela entre ses dents en constatant qu'il était aux trois quarts vide. Fort heureusement, la chance lui souriait ; une M60 se trouvait juste à côté du corps d'un membre de leur gang qui gisait au sol, les yeux grands ouverts. Ni une ni deux, elle s'empara de la mitrailleuse et se positionna de façon à avoir un bon angle de vue sur leurs ennemis, tout en restant à l'abri des tirs adverses. Quant au Fool, il s'était éclipsé sur le toit afin de venir en aide à Man Bat, qui semblait en difficulté face aux snipers.
C'était la première fois que la jeune fille utilisait ce genre d'engin, et elle sentit tout de suite la différence par rapport aux simples revolvers. Ces mitrailleuses étaient d'une efficacité redoutable et meurtrière. Catgirl n'eut de cesse de faire marcher la machine de mort, et ne vit pas débarquer Scarface et ses hommes de main accompagnés de Killer Croc et Clayface, trop occupée à tirer sur tout ce qui bougeait. Elle ne se rendit compte de leur présence que lorsque l'homme d'argile se déploya devant eux, les protégeant ainsi de la grosse artillerie du camp adverse, qui s'était mis à les bombarder.


"Allez vous mettre à l'abris pendant que je m'occupe d'eux...prenez une vidéo et des photos aussi, ça va se revendre très cher..."

Se cacher ? Alors que la situation venait de tourner à leur avantage ? Certainement pas. Kitrina haïssait tous ces hommes que représentait la mafia italienne, et ne priverait pas d'en supprimer le plus possible. Elle s'avança vers les lignes ennemies en compagnie d'autres membres du gang et de certains des hommes de Scarface, profitant de l'abri d'argile que leur apportait Clayface pour tirer à vue. La victoire semblait proche, mais mieux ne valait pas se réjouir trop vite. Elle alla s'adresser à Killer Croc : "Merci pour le renfort, on en a bien besoin. Est-ce-que d'autres vont venir ? Ça ne sera jamais de trop ! "

Plus ils seraient nombreux, plus grandes seraient leurs chances de s'emparer de Little Italy. Si victoire il y aurait, restait à espérer qu'on lui accorderait le droit de régler ses comptes avec Carmine. Dans le cas d'une défaite, elle s'efforcerait d'en emporter le plus grand nombre dans la tombe, y compris le chef de la Mafia.


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MessageSujet: Re: [Le Vol des Condors] Chapitre 1: Good Morning , Little Italy   Dim 9 Juin - 10:17

Les mafieux étaient certes nombreux sur les toits de Little Italy mais leur nombre diminuait à vu d'œil. Les efforts du Fool et de Man-Bat portaient leurs fruits. Carmine Falcone et ses associés allaient prendre la plus grosse correction de leur vie . Galvanisé par ses victoires précédentes , l'Insane Gang gagnait du terrain . Les bouffeurs de spaghettis étaient peut être plus nombreux mais ils étaient démunis d'un élément qui avait son importance : la Folie .

La Folie d'un homme peut lui permettre d'abattre les plus grandes montagnes par des moyens auxquels nul n'aurait pensé . La plupart des sous-fifres de Killer Croc et du Fool étaient cinglés .
Mais pas Langstrom . Toutefois , casser du criminel aux côtés de d'autres criminels lui plaisait.
Et puis on ne s'ennuyait jamais avec le Fool . Le chiroptère connaissait moins bien le saurien , Killer Croc . Néanmoins , les ressources du gang pourrait certainement lui permettre de continuer son enquête.

Du coin de l'œil , Man-Bat aperçut un convoi de voiture arriver dans le quartier .
De nombreux hommes en descendirent et se joignirent à eux .Langstrom éprouva une étrange sensation de soulagement . Ce qui pouvait s'apparenter à une sorte de sourire apparut sur sa face monstrueuse , celle d'un hybride mi-homme , mi-chauve souris .Le scientifique se tourna en direction de l'homme masqué et lui hurla que des troupes supplémentaires venaient d'arriver.
Il n'attendit pas la réponse du Fool et exécuta un dernier mafioso avant de redescendre vers le sol .
Il restait environ une dizaine d'hommes sur les toits. C'était largement à la portée du tueur au masque blanc.

Soudain un énorme être formé de boue apparut dans le champ de vision de la chauve-souris qui fut stupéfait par cette vision . Killer Croc et Catgirl et leurs alliés suivaient cette chose qui n'avait rien d'humain mais qui démontra son efficacité en protégeant le félin , le crocodile et le reste des hommes les accompagnant . Insensible aux balles , résistante aux bombes , cette créature éveilla une lueur d'intérêt dans les yeux du chiroptère qui pensa à une nouvelle version de son sérum.
Sous une forme pareille en plus de sa forme hybride , il serait invincible.
Langstrom se promit intérieurement d'y réfléchir une fois la guerre terminée .


Pour l'heure , ils avaient des ritals à balancer dans les flammes de l'Enfer . Mais une voix reconnaissable entre mille fut captée par ses oreilles et l'information fut relayé jusqu'à son cerveau.
Le verdict tomba . Man-Bat se tourna lentement en direction de cette voix 'magnifique' , qui l'avait fait autrefois tant sourire , celle de Scarface , celle du Ventriloque .

Langstrom fut heureux de constater que Wesker se portait bien . Il n'avait pas pu le revoir après leur évasion de l'asile . Scarface lui portait toujours autant sur les nerfs mais par sympathie pour le Ventriloque , Kirk essayait de supporter sa marionnette . Satisfait de le savoir à Little Italy ,
Man-Bat reporta sa concentration sur le champ de bataille. Killer Croc , Catgirl , et leurs hommes foncaient vers le camp ennemi , couverts par le géant de boue .
Lorsque Langstrom leva la tête , il constata que les toits étaient déserts puisqu'aucune détonation n'y résonnait . Le Fool avait sûrement fini son boulot . Le chiroptère , débarrassé des snipers , pouvait à présent accomplir le sien tranquillement .

Man-Bat s'envola en direction du camp ennemi , un objectif en tête . Prendre les adversaires en tenailles serait dur mais avec de la persévérance , il pourrait arriver à tenir . Kirk jeta un rapide coup d'œil à ses mains . Elles étaient maculées du sang des mafieux . Bientôt celui de leurs chefs viendraient s'y ajouter .
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MessageSujet: Re: [Le Vol des Condors] Chapitre 1: Good Morning , Little Italy   Sam 22 Juin - 10:36

Merde ...
Cette fois, les arrivées de Langstrom, Gueule d'Argile, Killer Moth et du Ventriloque étaient plus nombreuses et plus dangereuses qu'attendues. Non pas que les Parrains comme Falcone, Thorne, Stromwell, Maroni ou Galante l'aient prévues, mais là, c'était vraiment un champs de bataille abominable. La nuit avait jadis bien mal commencée, et elle continuait vraiment a être merdique. Le Parrain de Gotham observait ses troupes se faire massacrer, l'une après l'autre, devant les forces démoniaques de l'asile d'Arkham. C'était ... C'était presque incompréhensible, comment avaient-ils put tous venir ? Maintenant ? Et d'où sortait cette alliance improbable ?
C'est à ce moment bien précis que Falcone se rendit compte de la fin de la dominance de la Mafia dans cette partie de la ville. Pendant des dizaines d'années, Little Italy avait été le berceau de la Mafia Gothamienne, faisant naitre les familles Maroni, Falcone et tant d'autres, et aujourd'hui, ce n'était plus qu'un champs de ruines fumantes, qui allait tomber sous l'égide d'un des pires ennemis des Falcone. Alors que le Parrain s'efforçait de contenir ses larmes, Milos et Mirti revinrent avec des rescapés des toits, beaucoup d'autres avaient été tués au cours de l'affrontement à cause de Man-Bat en particulier. Ils se dirigèrent vers le Parrain de Gotham avant de remettre leurs comptes rendus.
Carmine regardait par la fenêtre du restaurant, agacé, énervé, son idée aurait put marcher, il aurait put protéger Little Italy et garder son emprise sur les autres mafias, maintenant, il faudrait se retirer. Une chose en entrainant une autre, il observa la traitrise de Clayface, si c'était bien le sien, qui avait basculé de l'autre côté. C'est dans ces moments là que le Parrain regrettait de ne plus avoir aucun contact avec son fidèle associé, Bane.

- "Faites sonner la retraite, nous ne tiendrons pas. Autant éviter de perdre trop d'hommes et repartir d'une nouvelle position."

Milos - "A vos ordres."

Les autres parrains regardèrent le résultat, effrayés par l'arrivée des autres super-criminels et de leurs forces. A vrai dire, l'idée aurait put marchée, on aurait put unir les Mafias dans la défense de Little Italy, mais cela avait malencontreusement échoué au grand dam de Carmine Falcone.
Mais l'espoir n'était absolument pas perdu. A vrai dire, la chose qui pouvait se faire, c'était de réunir les Mafias a nouveau et de prendre contrôle d'autres territoires afin d'assurer la survie des Mafias classiques de la ville. En attendant de reprendre Little Italy bien sur, et de faire payer à ces tarés la perte de leur territoire natale.
Falcone fit signe aux autres parrains de se retirer et de s'enfuir dans les quartiers généraux. Remontant dans sa voiture, suivit des autres, la Mafia de Gotham était en train de fuir. Les habitants étaient pour la plupart laissés pour compte, et le mieux a faire pour eux, c'était de quitter cette partie de la ville. Un exode peut être ? Une chose qui ne s'était jamais vu à Gotham et cela aurait des conséquences terribles pour l'East End.

Little Italy était perdu. Mais la Mafia se relèverait.
Falcone était amer, et par dessus tout, il était seul.


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MessageSujet: Re: [Le Vol des Condors] Chapitre 1: Good Morning , Little Italy   Sam 22 Juin - 18:24

Le massacre continuait. Fool et Man-Bat étaient très coordonnés, à chaque attaque, l'un protégeait l'autre et grâce à cette technique, les mafieux ne faisaient pas long feu. Fool préférait les décapiter d'un coup de sabre, c'était plus rapide pour enchaîner sur les autres. Alors que Man-Bat effectuer des attaques aériennes pour arracher des morceaux de chair, des yeux en plantant ses dents ou ses griffes. Du sang, des corps découpés, des têtes décapités, des morceaux de chairs éparpillés, c'était le décor du toit des bâtiments de Little Italy. Au bout d'un certain moment, la chauve-souris cessa de tuer et hurla au Fool que des renforts étaient arrivés.


 Enfin ! Croc était là ! Il regarda rapidement en bas pour s'apercevoir qu'il n'y avait pas que son ami. Il y avait également ce mercenaire qu'il avait recruté, Todd Russell accompagné de Scarface et de ses hommes. Puis ce sont les couleurs vives : orange et vert qui attirèrent l'oeil du tueur. Des hommes de Killer Moth ! Alors, Croc avait carrément invité tout le monde ! Surtout que Moth ne rigolait pas, il avait carrément envoyé des dirigeables pour bombarder les troupes des ritals. Le bombardement faisait de nombreuses victimes chez les ritals, les explosions détruisaient la route, et déchiraient les corps des ennemis. Ce qui ne manquait pas de faire rire le Fool. Puis Man-Bat passa au dessus de sa tête rejoindre les forces au sol. 


Donc, il était désormais seul sur le toit. Ses ennemis cherchaient justement à fuir, ils étaient à court de munition, ils voyaient leurs alliés se faire massacrer ou fuir par un monstre ailé. C'était donc légitime. Mais Fool est un prédateur. Si vous le fuyez, si vous lui tournez le dos, cela signifie que vous vous considérez comme une proie potentielle pour lui. Il vous attaquera donc. C'est en courant que le tueur rattrapa les mafieux qui cherchaient à prendre l'escalier du toit pour fuir. L'un d'eux, chercha tout de même à frapper le psychopathe au visage avec la crosse de son arme mais il esquiva et frappa de son sabre son ennemi au niveau du ventre... Le coupant en deux. Le haut du corps tomba en premier sur le sol, puis les jambes tombèrent à leur tour. Les neufs autres ennemis étaient en crise d'hystérie, ils avaient peur, leurs ennemis étaient monstrueux, ils sortaient d'un film d'horreur. En ricanant, Fool brandit une fois de plus son sabre qui décapita l'un d'entre-eux, alors que son fil à mousqueton venait de s'enrouler autour des cous de deux autres mafieux en même temps.


 En une fraction de seconde, ils furent électrocutés et se mirent à brûler après qu'une étincelle jailli de leur corps. Fool lâcha son fil puis se rua sur deux autres mafieux qui hurlaient. Il saisit le visage de l'un d'entre-eux et l'autre se prit le sabre qui lui transperça le coeur. Le mafieux a qui il tenait la tête s'enflamma après s'être fait électrocuté. Il voulait agir le plus rapidement possible. Il retira son sabre du corps de sa victime puis s'aperçu que ses proies étaient en train de s'échapper par les escaliers ! Rapidement, il descendit et lança son sabre sur sa proie en tête de lui échapper. Le sabre transperça la poitrine du mafieux qui s'écroula devant les trois derniers survivants... Ces derniers se retournèrent puis... des hurlements se firent entendre de l'extérieur.


Dehors, les forces d'Arkham avait nettement bien progressé et la victoire était assurée. Et les tirs avaient quasiment cessés. Carmine Falcone & cie avaient prient la fuite. Alors que tout le monde hurlait maintenant la victoire, la porte du bâtiment dans lequel Fool était s'ouvrit brusquement puis un tête décapité roula au milieu de la rue, comme une boule d'amarante sèche dans des westerns. Puis le tueur masqué sortit du bâtiment. Son masque blanc était désormais rouge. Son manteau était trempé à cause du sang ennemi. Derrière lui, dans le couloir de l'escalier, les murs et le sol étaient rouges. Des morceaux de corps et des tripes étaient éparpillés un peu partout par terre. Fool riait et applaudissait avec deux bras découpés qu'il tenait par les bouts qu'il avait sectionnés. 


-"Magnifique ! Nous avons réussi ! on a gagné !" S'exclama-t-il en levant les bras sectionnés en l'air.


Maintenant, il fallait aller voir ses alliés : Scarface & Killer Moth. Sans eux, ils n'auraient surement pas gagné. Et même un fou devait le reconnaître. Le Killer Moth n'étaient pas encore présent sur les lieux, alors Fool se contenta d'aller voir Scarface a qui il adressa d'abord un petit "salut" de la main du bras découpé. 


-" Hé bien Scarfy' ! Je ne peux qu'avouer que tu nous as apporté une grande aide ! Je pense qu'un petit "merci " ne suffira pas hein ? Hé ! Hé ! Très bien. Alors tu auras un morceau de Little Italy, c'est pas beau ça ? Prends donc le côté Nord. Killer Moth aura le Sud. Et Croc et moi, on aura le reste avec l'Est qui donne sur la presqu'île de Tricorner." 


Il énonçait des points cardinaux en les montrant du doigt. Oui, avec le doigt du bras découpé. Fool avait bien partagés les différentes parties de Little Italy. Le Ventriloque a une zone d'influence au Nord, de l'East End. La partie Nord de Little Italy serait donc la partie Sud du territoire du Ventriloque. Killer Moth avait déjà Old Gotham qui se situait juste en face de la partie Sud de Little Italy. Il allait donc de soi que c'était la partie du territoire la plus intéressante pour la mite. Et Fool et son gang prendrait le reste avec surtout la partie Est qui donnait sur la Presqu'île du Tricorner, un endroit déserté aujourd'hui et très désiré par l'Insane Gang et surtout le Fool. Le gang ne retournera donc pas à la villa mais fera route, avec les derniers survivants du gang vers Tricorner.

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MessageSujet: Re: [Le Vol des Condors] Chapitre 1: Good Morning , Little Italy   Jeu 27 Juin - 15:04

En arrivant sur les lieux de la bataille, Killer Croc était empli de fierté. Derrière lui, toute l'armée du grand Scarface, soit une cinquantaine d'hommes armés jusqu'aux dents des meilleures armes qu'on trouvait à Gotham. Et à ses côtés, le mercenaire Clayface qui venait tout juste de rejoindre sa petite troupe de cirque, et bien entendu le vieil Arnold et son redoutable parrain Scarface. Les forces de la cruelle marionnette se déployèrent et foncèrent dans le tas, c'était un véritable débarquement, ils tiraient dans le tas et massacraient les ennemis. L'effet de surprise et le nombre d'hommes de main du Ventriloque avaient créé chez la plupart des mafieux une peur irrationnelle. A cet instant précis, on pouvait dire que les deux camps étaient de force égale en nombre. Mais les fous avaient déjà de gros avantages : un Clayface pratiquement increvable, un Manbat et un Killer Croc aux aptitudes surhumaines, et des déjantés prêts à mourir au combat tel que le Fool.

Croc ouvrit le coffre de la voiture de Scarface pour y découvrir plusieurs armes entreposées. Il avait l'embarras du choix, et il décida de prendre un fusil d'assaut automatique dans sa main gauche, et un fusil à pompes dans sa main droite, tout en enfilant une ceinture de munitions par dessus son épaule en bandoulière. Rambo était prêt.

Ce fut à cet instant que Catgirl vint à sa rencontre, le remerciant avant de lui demander si d'autres allaient venir. Croc regarda rapidement les alentours. Pas de traces de Killer Moth. Peut-être s'était-il dégonflé...


"Moth a dit qu'il viendrait ! Il a intérêt à pas s'être dégonflé !" s'exclama t-il.

Puis, l'assaut bestial put commencer. Clayface s'étira pour faire comme un bouclier arrêtant les salves de tirs, et emmena Catgirl, Croc et plusieurs hommes de Scarface en plein front, pour passer de l'autre côté des couvertures ennemies. Le colosse ne regretta pas de l'avoir engagé, ce mec était encore plus puissant qu'il ne l'avait imaginé. Les balles s'enfonçaient dans son corps boueux et ne ressortaient pas, rien ne pouvait les atteindre. Une fois passé du côté ennemi, ils purent prendre les mafieux à revers. Croc se mit à mitrailler en direction de certains d'entre eux d'une seule main tout en fonçant sur eux. La plupart tombèrent à terre sous le feu ennemis mais n'étaient pas forcément morts. Alors, le criminel monstrueux s'approchait des survivants, visait leurs têtes avec son fusil à pompe, et tirait. Il parvenait à actionner la pompe du fusil d'une seule main en faisant un mouvement brusque du bras et en utilisant la force du vent produit pour exécuter le mouvement de va-et-vient, puis tirait à nouveau vers d'autres criminels.

Puis, ce fut l’apothéose de la bataille. Des dirigeables aux couleurs de la mite firent leur apparition dans le ciel. Killer Croc leva les yeux au ciel, et resta bouche-bée devant ce spectacle. Il n'en croyait pas ses yeux. Killer Moth avait mis le paquet, cette fois-ci ! Une fois encore, il ne le décevait pas et répondait présent à l'appel. Il faudrait qu'il pense à le remercier un jour, car il était beaucoup plus utile que ce qu'il avait pu soupçonner jusqu'à présent. Les dirigeables firent feu sur les ennemis, et devant ce déferlement, les mafieux n'eurent d'autres choix que de se replier. Le Fool et quelques autres leur coururent après pour les mitrailler, et Croc décida de le suivre en mitraillant également. Il ne fallait leur laisser aucune échappatoire. Malheureusement, même s'ils firent plus de morts parmi les sous-fifres, les grands pontes parvinrent à s'en tirer, bien trop loin de la bataille pour qu'ils puissent les atteindre. Carmine et ses frères italiens s'en tirèrent, mais au moins, Little Italy était prise. Il n'y avait plus qu'à couper le gâteau en trois parts égales.

Fool exprima sa joie d'avoir gagné, applaudissant avec les bras tranchés de mafieux qu'il avait tués. Ce geste aurait pu faire sourire le Croc, mais pas cette fois. Même s'ils avaient gagné, il était furieux. Si le Ventriloque et Killer Moth n'étaient pas intervenus pour les sauver, leur gang aurait pu se faire massacrer et c'était entièrement de la faute du psychopathe masqué. Alors qu'il expliquait à Scarface comment départager le territoire, le colosse se dirigea vers lui, et lâcha ses armes sur le sol pour pointer son index vers son ami.


"Toi !!! T'es aussi idiot que c'que dit ton surnom, ou quoi ?! On aurait pu y passer ! Sans Scarface, sans Moth, et sans MOI pour les appeler, vous seriez tous crevé à l'heure qu'il est ! A cause de toi, on a failli perdre notre gang !"

Il avait marché vers lui tout en faisant son speech, et s'était arrêté juste devant lui pour poser son index devant le torse du Fool.

"C'était quoi, ça ?! Hein ?! Si tu veux t'suicider, fais-le tout seul mais n'emmène pas MON gang dans tes conneries ! Tu vas tous nous faire tuer un jour ou l'autre ! A partir de maintenant, c'est moi qui prendrai les décisions !"

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MessageSujet: Re: [Le Vol des Condors] Chapitre 1: Good Morning , Little Italy   Ven 28 Juin - 23:47

Les troupes du Ventriloque n'y allaient pas de main morte, pour ainsi dire. Suffisamment entraîné pour ne pas avoir peur de la mort ou des autres débilités de ce genre, les soldats de l'armée scarfacienne se jetaient à corps perdus dans le combat et mitraillaient de part en part les mafieux qui osaient s'interposer sur le chemin de la victoire. En plus d'avoir une formation militaire basique, les soldats avaient en cadeau le meilleur arsenal de la ville à leur disposition. Certes cela coûtait cher mais laissons la finance à ce bon vieux Arnold, aujourd'hui seul la victoire comptait peu importe le prix. Il fallait montrer à ce maudit Falcone qu'il devrait dorénavant traiter avec le grand Scarface dans le monde du business.

Alors que ses troupes allaient littéralement au casse-pipe, la marionnette restait tranquillement en arrière avec ses deux fidèles gardes du corps. La vue était surprenante d'ici, on pouvait voir des explosions de tous les côtés et le bruit incessant des mitraillettes bercer le doux silence de la nuit. Cette douce chanson réconfortait le mafioso dans sa folie, savoir que tous ces ritals crevaient les uns après les autres, il n'y avait rien de plus beau pour le pantin. Arnold quant à lui semblait rester très discret, il n'aimait pas les conflits ouverts comme ceux-ci, chaque détonation le faisait trembler de peur et il ne pensait qu'à pouvoir rentrer dans son club. Malheureusement pour lui, son patron n'en avait pas décidé ainsi.

Le Ventriloque avançait lentement, pas à pas, dans les décombres encore fumant de la bataille qui avait lieu. Chaque parcelle de terrain prise était une bénédiction de l'Oncle Sam en personne. De temps en temps, on pouvait remarquer un de ses hommes mort, jonchant le sol de sa carcasse inerte mais Scarface n'en avait que faire. Ce n'était pas la racaille qui manquait dans Gotham et l'argent coulait à foison ces derniers temps, reformer des soldats n'était pas dérangeant. Au loin, on pouvait remarquer l'énorme Clayface qui faisait le ménage dans les forces armées, Arnold avait déjà entendu parler d'un homme fait de boue mais le voir en vrai ne le rassurait pas vraiment. Ce colosse fait pour la destruction n'était pas quelqu'un qu'il voulait vraiment côtoyer pour le moment, du moins sous cette forme disgracieuse.

Et puis vint l'outrage ! Des dirigeables dans le ciel, des avions pitoyables et surtout la couleur de ce maudit Moth ! À la vue de la cavalerie aérienne de la mite, le pantin ouvra tout d'abord grand la bouche, laissant tomber son cigare, puis la ferma brusquement en se retournant tout d'abord vers Rhino, qui semblait s'en foutre comme de l'an quarante, puis vers Mugsy, qui esquivait d'un regard gêné, et enfin vers Arnold qui suait à larges gouttes sous le regard enragé de la marionnette. Toute la troupe pensa directement que le patron allait demander quelque chose d'insensé, dans sa folie habituelle, mais ils eurent quand même un petit espoir du fait que Scarface était en train de botter les fesses des Italiens, faux espoir justement.

"Mugfy, fais-moi péter fe dirigeable !" cria Scarface d'une voix agressive en plein milieu d'une rue détruite.
"Patron... Calmez-vous s'il vous plait, il est juste venu nous aider à battre Falcone vous savez... Il n'a encore fait de tort à personne, je suis sûr qu'il s'en veut de vous avoir insulté l'autre fois..." répondit Mugsy en essayant de raisonner le mafioso.
"Oui Monsieur Scarface, calmez-vous ! C'est mauvais pour votre cœur, vous savez bien !" enchaîna Arnold en passant sa main sur le torse de son compagnon.
"VOS GUEULES ! VOS GUEULES ! VOS GUEULES ! JE N’EN AI RIEN À FOUTRE DE FE QUE VOUS PENFEZ ! JE VEUX QU'ON DÉGOMME FE CON AVEC FON DIRIGEABLE ! ALLEZ FERFER UN PUTAIN DE LANFE-ROQUETTES ET DÉFONFEZ-LE !" hurla le pantin tout en agitant les bras et en frappant Arnold au visage.
"Patron, je vous redemande de vous calmer s'il vous plait... Le descendre nuirait aux affaires. Ils vous prendraient pour un traître, réfléchissez."

La marionnette s'arrêta brusquement dans sa jérémiade puis se mit à réfléchir, son poing en bois appuyé sur son menton tel le penseur de Rodin. Certes, il pouvait faire sauter Killer-Moth et assouvir sa vengeance envers cet homme qui avait osé l'insulter horriblement. Mais d'un autre côté, s’il attaquait la mite, il perdrait la plupart de ses alliés et probables futurs acheteurs... Choix décisif que devait faire là le mafioso... Amour propre ou les affaires, cruel dilemme pour une chose que ne vit que pour la violence. Cependant après cinq minutes de brainstorming intensif, la marionnette réorienta la tête vers Mugsy puis fit un "oui" de la tête.

"Vous avez raison Mugfy, les affaires avant tout. Heureusement que vous êtes là."
"Merci Patron."

La fin du combat fut sonnée par la retraite en masse des troupes de Falcone et la victoire ultime de la coalition, ce qui sembla plaire énormément à la marionnette. Il se dirigea vers là où les chefs étaient en train de discuter, Killer-Moth n'était pas encore là heureusement sinon il l'aurait dégommé ! Il n'y avait encore que le Fool qui s'avançait lui aussi vers Scarface, un bras à la main. La scène sordide ne fit même pas cligner d'un œil le pantin mais Arnold fut complètement dégoûté par la scène et tourna immédiatement son regard vers Rhino qui le consola d'un sourire amical. Le vieil homme en profita pour essuyer son crâne perlant de sueur, de toute façon la discussion entre les deux leaders ne le regardait pas. Le pantin se vexa suite à l’appellation "Scarfy" que faisait le Fool puis dès qu'il entendit "territoire donné", il oublia rapidement cette insulte.

"Je vous remerfie, je n'en attendais pas moins de vous que de me donner une parfelle de fe terrain. Quand on a quelqu'un tel que moi en tant qu'allié, il faut tenir les bonnes relafions n'est-fe pas ?" répondit Scarface d'un ton hautain. "D'ailleurs en parlant du Tricorner, j'ai appris que la racaille du nom de Morgan qui campait là-bas ainsi que sur l'oueft d'Eaft End avait mis les voiles. Je prends poffeffion des docks à l'oueft pour mes arrivées de matériel mais je ne vois pas l'utilité de prendre le Tricorner. Je vous le donne dans ma gentilleffe, ne foutez pas mon quartier en l'air et nous n'aurons pas de problèmes. Je vais faire le tour de ma parfelle de terrain ifi, hiftoire de voir les réparafions à faire."

La marionnette s'éloigna rapidement avec ses soldats, partant vers le nord du quartier qui était encore un des coins les moins touchés par les conflits. Le sud par contre était un vrai terrain en ruine, mais ce n'était pas les affaires de Scarface de devoir réparer le territoire des autres après tout. L'armée du pantin fit un arrêt après avoir fait le tour du pâté de maison et Mugsy en profita pour faire le comptage des hommes encore en vie. Le Ventriloque semblait cependant chercher autre chose dans les bâtiments, quand il l'eut finalement trouvé, il tourna la tête vers son "concigliere". Il avait quelque chose derrière la tête, c'était sûr.

"Combien de pertes, Mugfy ?" demanda-t-il la voix pensive.
"Vingt-et-un hommes Patron, dois-je commencer le recrutement d'autres hommes dès que nous serons rentrés ?"
"Le plus vite poffible, je tiens à avoir mon bataillon prêt à toute éventualité. Prévenez notre contact à l'armée, il va avoir des gleus à former."
"Très bien Patron."
"Une dernière chose Mugfy, favez-vous faire des pizzas ?" continua Scarface d'un air décidé.
"Non pas que je sache patron... Mais Sergio ici présent vient d'une famille de pizzaïolo de la ville, pourquoi ?" répondit d'un air gêné le garde du corps.
"La pizzeria là-bas, elle est encore en bonne état non ? J'ai promis qu'on mangerait des pizzas, on va le faire. Fergio au fourneau, je veux une vingtaine de pizzas d'ifi une heure !"

L'armée se mit à rigoler lentement tout en s'avançant vers le restaurant recouvert de poussières. Une fois la trentaine d'hommes à l'intérieur, ils se mirent à s'asseoir sur les tables disponibles tandis que cinq bonhommes s'activaient en cuisine pour faire le repas. Le Ventriloque n'avait qu'une seule parole et il voulait toujours la tenir, les pizzas étaient donc une obligation pour lui. Et puis, au moins si quelqu'un voulait encore lui parler, il serait disponible pour une petite heure avant de devoir retourner dans son club.
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MessageSujet: Re: [Le Vol des Condors] Chapitre 1: Good Morning , Little Italy   Mer 3 Juil - 13:20

Les puissantes hélices des dirigeables découpaient l'air et le faisait tourbillonner tels d'implacables bourreaux en manque de chair fraîche. Sur les docks encore éloignés des combats l'on entendait arriver l'orage puissant de la marche de la terrible mite! Finit le calme du clapotis de l'eau et des détonation lointaines, les vibrations implacables de ces géants métallique venaient troubler leur repos. L'eau reflétait les énormes constructions de métal emplit de leur mélange air-hélium et leurs couleurs faisaient pâlir les coques des navires marchands qui reposaient tranquillement au dessus de leur ligne de flottaison. Killer Moth exultait de sa façon la plus théâtrale, confortablement installé dans sa cabine. Il ordonna de mettre la musique de circonstance. Un moth-cocon obéissant se rua sur l'immense phonographe sortit tout droit de l'imagination débridée de leur chef incontesté pour y installer une galette de résine. Il abaissa avec soin la pointe de diamant et les hauts-parleurs de son terrible moth-dirigeable inondèrent alors l'air surchauffé de Little Italy.



En contre-bas, les rues grouillaient d'une agitation fébrile, des italiens s'organisaient, fuyaient, se regroupaient, les ordres étaient hurlés, conspués, refusés, acceptés. Soit, c'était un brouhaha que Drury ne pouvait qu'imaginer puisque derrière sa vitre il n'entendait que sa seule musique et la voix calme et posée de son moth-aérostier qui transmettait ses ordres, mais il était le méchant qu'il avait toujours rêvé d'être!

- Barre à dix degrés, fit le timonier.

Le paysage défila. L'on aurait pu se croire à une sortie touristique tellement le véhicule prenait son temps. Si Drury faisait la guerre, elle n'avait plus qu'un sens très lointain; pour lui tout n'était plus que manœuvres, ordres et objectifs, il ne serait pas dans le vif de l'affrontement mais au dessus, tel un maréchal glorieux qui allait et venait entre sa tasse de thé et sa carte du théâtre d'opération. Rien que ce nom en disait long. Le "théâtre des opérations" autrement dit il avait ses comédiens et les menait dans cette fabuleuse farce grandiloquente. Il y aurait des morts, il y aurait des pertes mais au final la représentation aurait lieu. Le rideau tomberait tel un linceul sur un charnier que l'Humanité déplorerait mais qu'importe, il y aurait toujours un camp pour applaudir et en rire.

- Paré à déployer les moth-phalènes chef, annonça le timonier.

- Enfin, fit avec emphase le ciron malveillant de la ville de Gotham, que la volonté de la Mite soit faite!

L'ordre à peine donné, les équipes de moth-techniciens s'agitèrent au milieu des vrombissements des moteurs que la musique elle-même peinait à transpercer. L'excitation était à son comble. De nombreux hommes installés dans leurs moth-phalène digne de l'après-guerre réglaient leurs lunettes de protection et vérifiaient leurs jauges, les pas accélérés des différents moth-chenilles qui s'activaient avec leurs clefs anglaises et leur bidon d'huile cadençaient les cœurs des futurs héros de Little Italy (oui, dans le moth-gang on vend l'ours encore vivant). Le moth-aérositer tira sur un large levier qui trônait près de son gouvernail. Son collègue, confortablement loti dans son propre appareil fit de même.

Le sas des deux dirigeables auraient dû s'ouvrir en une synchronisation qui devait souligner leur puissance, mais le premier s'ouvrit beaucoup plus vite que le second, les horreurs de la guerre. Un moth-chenille hurla quelques paroles entre deux grincement de rouages graisseux, des paroles qui indiquaient qu'ils avaient oublié de mettre les crans de sûreté aux lanceurs de phalène. Les jeux de chaînes qui allaient et venaient sur le plafond du hangar emportaient avec deux des jeux de pinces et de crochets pour attraper les trapèzes volants qui surplombaient les appareils dans lesquels certains moths priaient pour leur vie. La voix de leur chef essayait de rajouter au chaos sonore ambiant.

- Mes chers Moths, Little Italy est ..... ce.... quartier...... qui nous sera.... courage..... Mort...... oubli.....

L'effet fut réussi, l'équipe du premier avion qui fut largué lança un très courageux "AU SECOURS!". Une fois en l'air, l'avion partit en chute libre, les moth-techniciens avaient oublié de les laisser démarrer leur moteur. Pris d'une panique sincère et authentique, le pilote tenta toutes les manœuvres possibles et parvint jute au dessus de l'eau à allumer les gaz. Son avion partit comme une flèche, le moteur de Ferrari faisait son office. Il passa entre deux imposants navires où semblaient s'être cachés quelques mafieux. Il prit de l'altitude et fit un tonneau. Une grenade à main quitta la place de l'artilleur qui poussa un juron et vint s'écraser sur une cabine de commandement d'un énorme transporteur d'arme. Le capitaine du navire n'avait eut le temps que de voir la mite peinte sur la grenade avant qu'elle n'explose.

Dans les dirigeables c'était la panique, les avions étaient balancés comme des colis sans aucune procédure et un pot d'huile avait été renversé; un avion était donc parti avec son équipage et un technicien hurlant accroché à une aile. Depuis leur position dans la rade, les Gerris observaient avec leurs jumelles le spectacle. De loin c'était bel et bien spectaculaire. Les passerelles qui protégeaient les dirigeables tiraient ça et là sur les hauteurs qui pouvaient les atteindre alors qu'un concert de hurlement désespérés accompagnait le départ de chaque appareil. Des mafieux qui faisaient de grands signes pour leur dire de ne pas tirer et qu'ils se rendaient étaient fauchés comme si de rien n'était. La reddition était une notion quelque peu étrangère dans ce gang qui avait autant de mal à lancer un assaut qu'à l'arrêter.

Bientôt cependant tous les avions furent largués et les sas redevinrent calme, l'on prépara juste un crochet de récupération si quelqu'un voulait revenir se ravitailler. Les moths-phalènes sillonnaient le ciel tels des essaims virevoltants. Les lignes jaunes de leurs balles et les explosions provoquées par leurs grenades à mains ravissaient Killer Moth qui se frottait les mains. Oui, sa puissance était là! Une escadrille de ses magnifiques appareils fit un sublime retourné, ils arrosèrent copieusement les docks où fuyaient de pauvres italiens sans défense. Une roquette vola soudainement des vitres d'un hangar et percuta de plein fouet un moth-phalène qui se désagrégea littéralement. Son cadavre brûlant percuta le service des registres des docks de cette partie du Port et elle explosa dans la plus pure tradition des films d'action.

Sortant un longue vue pour faire plus "généralissime", Drury observa un attroupement ennemi. Mais... mais ils fuyaient? Un cortège de véhicule semblait plus protégé que les autres, mais ils s'éloignaient trop vite. Probablement les grands membres des familles mafieuses. C'était la guerre, mais on n'abattait pas les généraux ennemis. Ils étaient ou prisonnier, ou en fuite, c'était le marché. Les docks semblaient se dépeupler vitesse grand V. Quelques poches acculées de résistance tenait, mais les rafales de l'aviation commençait à avoir raison d'elle. Un deuxième appareil partit en chute libre et deux parachutes se déployèrent au dessus de la Gotham River. Dans la joie du moment, deux autres équipages se foncèrent dedans, trop accaparés par ce qui se passait en contre-bas. Quatre autres parachutes tombèrent lentement jusque dans l'eau. Gniii. Ils pourraient faire attention les bougres!

- Chef, est-ce qu'on fait débarquer nos homme? demanda un moth-cocon brisant ses observations.

- Bah, il va falloir annexer un morceau de territoire, alors on va quant même faire débarquer nos hommes.

- Et après? s'enquit-il.

- Bah si nos ennemis battent en retraite, j'imagine que Killer Croc n'est plus en danger, raisonna la mite du mal. On fait débarquer nos hommes et ensuite on repart. Je crois qu'on a fait notre petit effet.

Il souriait comme un enfant sous son masque vert. Il n'était pas mécontent de ses achats, mais le problèmes des dirigeables c'est qu'ils n'étaient pas très discrets, il allait devoir les ranger dans leurs hangars camouflés avant que la police ne débarque. Il tourna la longue-vue vers les zones des quartiers où ses alliés s'étaient déployés. Ils avaient fait de sérieux dégâts. Il distingua une sorte d'excroissance gluante, ça devait être Clayface en pleine action. Une créature étrange battait des ailes, il salua de loin Man-bat. De là où il était, il n'arrivait pas à voir où était The Fool et Killer Croc. Bah, il lui suffisait de l'appeler avec son moth-signal.

Il prit son portable et composa le numéro qui lui permettait d'accéder à son réseau de moth-signaux puis tapa "2". Les sonneries tant attendues retentirent.

- Oui allô? Mon bon vieux Croc? Oui, c'est Killer Moth à l'appareil. Oui, bah, comme l'assaut semble terminé, je vais juste laisser un petit contingent pour prendre la bordure que j'ai nettoyé, histoire que l'on puisse communiquer plus facilement qu'en allant à Old Gotham ou la moth-cave. Je vais devoir repartir par contre, je récupère mes avions et je retourne dans notre quartier, sinon la police risque de nous traquer et puis ça ferait brouillon. J'aimerais que l'on se voit aussi j'ai un grand projet qui aurait besoin de bras courageux comme le tiens! Si ça te dit je t'invite à Old Gotham, j'ai plein de choses à te raconter en plus!

Il marchait de long en large dans son vaisseau comme s'il appelait une vieille connaissance depuis son salon. Autour de lui, les ordres pour récupérer les moth-phalènes fusaient, l'on appelait des numéros, les technicien balançaient depuis leurs interphones des contre-ordres disant qu'ils n'avaient pas fini avec les autres. Le moth-gang continuait de vivre.

- Enfin, je vais devoir te laisser, fête notre victoire, nous on va sabrer le jus de fruit en cet honneur dans notre planque (on évite le champagne ça monte à la tête). Et si tu as besoin d'aide n'oublie pas ton moth-signal!

Il raccrocha, heureux et invita les dirigeable à faire demi-tour. Sur les quais les 19 moths-chenilles avaient débarqué avec des caisses de provisions le temps que le gang leur apporte un meilleur matériel. Drury avait déjà de très bonnes idées (selon son point de vue) pour relier ses territoires et ils n'étaient pas laissés seuls, ils le savaient. Ils faisaient de grands coucou aux dirigeables qui partaient. Ainsi et par le plus grand des hasards, le moth-gang avait de nouveau triomphé. La destinées s'était-elle enfin tournée vers Drury et sa détermination? Ou s'amusait-elle seulement à le faire monter pour mieux se délecter de sa chute?

[HRP]Voilà qui clos mon caméo dans ce sujet ^^'[/HRP]
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Harvey Bullock

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Vous à Gotham : Juste un flic qui fait son boulot.
Citations : Les choses ne sont jamais intégralement blanches ou noires. Parfois, tu dois vivre dans le gris.

MessageSujet: Re: [Le Vol des Condors] Chapitre 1: Good Morning , Little Italy   Ven 5 Juil - 20:00

Les dirigeables de Killer Moth mirent rapidement un terme à la bataille. La quasi-totalité des mafieux furent décimés par les bombardements et leurs chefs prirent la fuite sous le regard agacé de l'homme chauve-souris qui était à une centaine de mètres de leur QG. Les mafias de la ville avaient subis de très lourdes pertes et ne pourraient jamais complètement s'en remettre. Kirk décida de retourner là ou il avait laissé le Fool et croisa les doigts pour que Croc, Catgirl et l'homme de boue s'en soit tirés sans dommage. Dans un battement d'aile, il s'envola.



Ils étaient pratiquement tous là. Seul la Mite manquait à l'appel. Langstrom vit l'homme masqué gesticuler, deux bras tranchés à chaque main. Puis il l'entendit partager en trois le territoire conquis. Leur gang hériterait donc de la zone est, celle jouxtant la presqu'île de Tricorner. Langstrom n'avait jamais eu le temps d'aller là bas et il était assez curieux de voir comment était cette partie de la ville.
Il vit Scarface, Wesker et leurs hommes restants s'éloigner en direction de la seule pizzeria qui tenait encore debout. Apparemment, la marionnette paraissait satisfaite de la distribution des territoires. Mais voilà que Killer Croc s'approcha, furieux contre le Fool.

De là ou il était, Langstrom pouvait sentir les vagues d'agressivité que le colosse refoulait.
Pas bon tout ça. Pas bon du tout. Croc fonça sur le Fool, posa son index sur le torse du taré au masque blanc et lui hurla dessus. Même si c'était Fool qui l'avait « embauché », dans l'ensemble, Man-Bat se rangeait à l'avis du géant. La bataille était gagnée, certes, mais ils pouvaient ajouter à leur liste d'ennemis tout les mafieux de la ville. Ces pourris n'en resteraient pas là, c'était certain. Le Fool commença à reculer à cause de la pression qu'exerçait le doigt de Killer Croc sur son thorax.

Kirk appréhendait la suite des évènements, et une fine goutte de sueur coula le long de sa tempe gauche. Allaient-ils en venir aux mains ? Langstrom ne le souhaitait en aucun cas, c'est pourquoi il s'envola de nouveau, de manière à se positionner au dessus des deux belligérants pour intervenir en cas de problème.
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MessageSujet: Re: [Le Vol des Condors] Chapitre 1: Good Morning , Little Italy   

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[Le Vol des Condors] Chapitre 1: Good Morning , Little Italy

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