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Ne manquez pas les deux derniers chapitres de Darkwatch, où s'affronteront Le Chevalier Noir et l'Empereur !

Clash of the Warriors & La Révolte

"Lors d'une rafle de la Ligue des Ombres, la Lignée décide d'intervenir et de massacrer les hommes de Ra's Al Ghul. Les habitants, excédés par la situation, décident de se révolter, avec le support de l'Empereur et ses troupes. Le G.C.P.D est dépassé et les justiciers n'ont d'autre choix que s'en mêler, Batman en tête."

(Petit aperçu des évènements en vidéo ici)


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©Les images utilisées appartiennent à leurs auteurs
©Les bannières ont été crées spécialement pour le forum Gotham City Rpg par Deimos Hellhammer
©Le contexte de ce forum est inspiré du Batverse, arrangé et rédigé par le Staff. Merci de respecter notre travail.




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 La Cérémonie des Morts (Post Unique)

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MessageSujet: La Cérémonie des Morts (Post Unique)   Sam 6 Avr - 23:25

[HRP]Les paroles entre parenthèses sont traduites de l'allemand pour faciliter la lecture du post (et accessoirement parce que mon niveau d'allemand est pas terrible)[/HRP]

Erwin terminait de déballer ses affaires. L'hôtel dans lequel il était descendu plus tôt dans la journée était classique, sans prétention. Sa chambre se limitait au minimum de confort, un lit encastré entre un mur et une table de chevet minable incorporée au mur blanc. La salle de bain était assez grande pour que l'on puisse faire un demi-tour entre les toilettes et la douche tout en gardant à portée de bras le lavabo et le savon. Il s'assit sur son lit qui grinçait sous le poids des muscles de l'individu. Il venait de quitter Cuba et les aléas de la douane Américaine l'avait grandement fatigué pourtant, maintenant qu'il était là, il se sentait régénéré. Il souleva par la lanière son sac à dos et le cala entre ses jambes. Il plongea la main dans une poche, chercha un peu, tira ses billet d'avions et dégagea enfin une lettre. La raison de sa venue ici pour être plus exact.

"(Erwin,

Le Herr Doktor m'a recontacté.
Cesse toute affaire et rejoint Gotham City.
Les billets sont joins, ne tarde pas.

Signé Wilfried.)
"


Son ancien supérieur avait compris que les lettres n'étaient pas un moyens fiables, mais que la téléphonie l'était encore moins. Comme tout militaire soucieux de brouiller les pistes, il avait emporté avec lui la lettre que ses anciens commanditaires auraient pu retrouver. Il valait mieux ne jamais laisser de trace derrière soit. Il ouvrit sa fenêtre jusqu'au cran de sûreté et sortit son briquet. Il poussa la poubelle métallique de sa salle de bain jusque dans la chambre et laissa tomber le papier. Pas de trace.

On frappa à la porte alors que la lettre flambait. Un coup d'oeil au Judas lui révéla la silhouette massive de Wilfied Ulmann. Il ouvrit sans un mot et regarda l'individu droit dans les yeux. Son supérieur lui tendit un paquet dans le silence le plus total et tourna les talons. L'heure de discuter n'était pas venue. De nouveau seul, Erwin ouvrit le paquet et découvrit une note ainsi qu'un masque à gaz noir sans protection oculaire. Le genre de masque nouvelle génération qui recouvrait le bas du visage avec deux filtres symétriques. Il lut rapidement la note, une adresse, une heure et des instructions, rien que du très classique. Toute sa vie avait été conçue sur ce genre de précaution. Il regarda sa montre, regarda celle de l'hôtel et se cala sur l'heure locale.

Kurt Sicher terminait de faire réchauffer ses haricots au micro-onde. Alors qu'il regardait les informations sur son écran plasma 22 pouces de Wayne Tech et que la climatisation achetée à la galerie Shreck's recyclait l'air et faisait voleter la poussière qui dormait pesamment sur les meubles qu'il avait acheté au compte-goutte dans la Killinger's Department Store, la mélodie de Beethoven de sa nouvelle sonnette Ikea résonna. Il glissa ses pieds dans ses pantoufles neuves et se traîna jusqu'à la porte. Sans enlever sa chaîne de sécurité il entrouvrit la porte. Il ne distingua qu'un large imperméable qui lui tendit une lettre. A la vue de l'ancien emblème de l'unité scientifique de Vlatava, il la saisit. Le visiteur partit aussitôt et a porte claqua.

"
(Soldat Sicher,

Ordre de mobilisation pour les nouvelles opérations du Todeskorps.
D'autres instructions suivront, tenez-vous prêt à la date du ...

Signé,
Herr Doktor.)
"


C'était il y a une semaine et sa vie avait été bouleversée. Finies les longues journées de travail lassantes et abrutissantes, terminés les ordres consistants à changer des boulons, laver des plexiglas de protections, emballer des emballages, vérifier l'état d'une centaine de douilles, gérer l'impression des rapports de la qualité balistique. Il était considéré comme un expert de l'entretient des armes, un membre émérite de la "caste" des testeurs de son entreprise; il effectuait les tests de tirs avec dextérité et ses supérieurs reconnaissaient en lui un employés d'exception, mais l'heure était venu pour lui d'embrasser une nouvelle destinée trop longtemps restée loin de lui.

Il attendait ses nouvelles instructions, comme les six jours précédents. Il en avait perdu l'appétit, il n'avait pas allumé son téléviseur tout était... On sonna. Il ouvrit, seul un colis reposait maintenant par terre. Il le saisit les mains tremblantes d'excitations et l'ouvrit sur sa table de salle à manger. Un note, un masque à gaz. C'était repartit pour un tour.

Ludwig Von Heinsmark était dans le bureau d'une personnalité du Mexique lorsque son téléphone lui avait transmis l'arrivée d'une lettre pour lui, dans le casier d'une piscine voisine. Probablement le paiement de son opération. Il essuya la crosse de son couteau même s'il portait des gants et la déposa délicatement entre les mains du diplomate dont le sang se répandait lentement sur le bureau. Loin de vouloir faire passer cela pour un suicide, il aimait signer à sa façon ses contrats.

Lorsqu'il ouvrit le casier de la piscine en question, il fut surpris de découvrir une enveloppe maigrelette qui ne reflétait pas la somme convenue. Il retourna la lettre et le symbole d'un passé lointain resurgit. Il arracha le tout sans attendre une minute de plus. La lettre était écrit dans sa langue natale.

"
(Ludwig)

(Gotham entre en guerre, le Herr Doktor t'y attend.
Ta réservation dans l'avion est jointe.)

(Signé,
Wilfried)
"


Aujourd'hui il était dans une poste américaine pour récupérer un colis déposé pour son pseudonyme. Alors que la guichetière dont les dents ressemblaient à un chemin de fer lui parlait avec une voix puérile qui reflétait son adolescence, Ludwig restait impassible. Tout d'abord il ne comprenait pas beaucoup l'anglais, il détestait cette langue, comme toutes celles qui n'avaient pas de consonance germanique, ensuite, il avait envie de lui faire ravaler ses bagues dentaires qui le narguaient en reflétant par intermittence la lumière du plafonnier pas cher de l'établissement postal. Elle lui tendait avec un grand sourire un papier qu'il devait signer. Ne pouvait-elle pas le faire en gardant les lèvres closes?

Il saisit le stylo attaché à une chaîne qui trônait à côté de lui et signa le plus proprement possible. La jeune femme fut impressionnée, il n'avait pas dépassé de la petite case prévue à cette effet, elle ne put s'empêcher de lui faire une remarque ponctuée par un éclat lumineux. Ludwig ouvrit la bouche pour la première fois.

- Le Colis, articula-t-il avec un accent allemand qui aurait pu ébranler l'ancien mur de Berlin.

La jeune femme comprit qu'elle n'avait pas affaire à un homme sympathique qui venait passer des vacances. Son sourire crispé se figea au grand malheur du mercenaire qui se saisit du colis qu'elle lui tendit. Sans un "merci" ni un "au revoir" il sortit du bâtiment alors que la petite voix fluette le rappelait.

- Monsieur, vous oubliez votre reçu!!! Monsieur???

*****

Les Thornes avaient établi un petit commerce de casinos clandestins un peu partout dans Gotham City, il ne fallut pas s'étonner si l'un de leurs établissements poussa comme un champignon dans la fange fertile de Grammercy Row. Cependant, monsieur Rupert Thorne allait avoir une drôle de surprise dès le lendemain. Le "Quatre As", espace d'illégalité niché dans les sous-sol d'une bâtisse déco-industrielle du quartier venait de découvrir que les études de faisabilités techniques d'une entreprise de ce genre n'était pas réservée aux honnêtes gens. Si Rupert avait été plus prévoyant il aurait tâté le terrain en essayant d'envoyer quelques Maîtres du Jeu à la sauvette puis aurait compté le nombre d'individu qui seraient revenus vivant. Mais lorsque l'on gérait un Empire comme celui-ci, ce genre de bévues étaient courantes.

L'espace était optimisé pour pouvoir permettre une rentabilité accrue. Les tables de jeux étaient installées en troupeau dans un coin, les téléviseurs qui montraient les courses de chevaux et autres joyeusetés pour les parieurs du Dimanche étaient installées en haut des mur, un bar surplombait la salle et des bureaux de change étaient cachés dans un autre coin. Karl Hellfern, dernier client du "Quatre As" jouait sur une table de poker et essayait d'achever une réussite.

La porte d'entrée s'ouvrit finalement. Le masque à gaz du criminel se releva et il découvrit avec une joie non dissimulée la silhouette du Lieutenant Wilfried Ulman. Cela faisait si longtemps qu'il ne l'avait pas vu. Tous leurs échanges s'étaient fait par téléphone et envois postaux. Il indiqua très aimablement une chaise aux côtés de la sienne. Wilfried avait très judicieusement suivit les indications de la lettre et avait mit son masque à gaz. Il balaya l'assistance du regard, les corps des clients du casino étaient tous inertes. Les joueurs de cartes étaient pour la plupart affalés sur leur table dans des positions qui indiquait qu'ils avaient bien souffert pendant leur agonie. Des croupiers avaient probablement cherché à fuir. Leurs corps reposaient pour la plupart sur le sol, la main fermement accroché à leurs gorges. Il ne pouvait sentir, mais l'atmosphère était celle de ses plus beaux souvenir de la guerre. Les rues silencieuses des villes ravagées, les ruines muettes des civilisations exterminées. Sans un mot il s'assit sur son siège, à côté se tenait le cadavre d'une femme entre deux âges dont les yeux encore ouverts fixaient le néant de la Mort.

Kurt entra ensuite. Ce Brave Kurt qui se contenta de s'asseoir devant le docteur. Erwin entra ensuite et observa attentivement le tableau alors qu'il était sur sa chaise. Rien n'avait changé pour lui. Il était d'une curiosité face à la Mort qui le rendait sympathique. Ludwig fut le dernier et fut celui qui ne réprima pas un gloussement de satisfaction devant le désolant spectacle, il ne regrettait déjà plus d'être venu jusqu'ici.

Les voir tous ici ravivait en chacun les souvenirs de Vlatava. La bonne vieille époque, la guerre et le meurtre qui ne se distinguaient même plus. Le Docteur se leva lentement de sa chaise. L'heure était venu pour lui de faire son petit discours. Il n'avait rien préparé, trop heureux à l'idée de revoir ses camarades et ils étaient tous venus. Tout cela était tellement revigorant.

-(Messieurs! Mon cœur mélancolique se languit du retour d'une vieille amie. Si je vous ai réuni ici, c'est pour retrouver cette vieille amie: la guerre.)

Ses mains s'écartèrent pour montrer le décor fait de cadavres qui les entourait.

-(Je ne vous propose ni une guerre idéologique, ni une guerre de conquête et encore moins une guerre contre une ennemi précis ou même des soldats en particuliers. Soyons honnête, nous nous moquons de la confession de nos victimes, de leur sexe, de leur âge, de leur condition, de leur économie et de leur finance, nous nous moquons des règles sociales, nous nous moquons de leur logique, nous nous moquons de leurs affinités politiques et de leurs rêves, nous n'avons que faire de leurs illusions et de leurs désillusions, leurs cauchemars nous indiffèrent et ce qu'ils estiment être leur but n'est rien à nos yeux. Chaque jour ils se réveillent parce qu'ils en ont l'habitude, chaque soir ils se couchent pour se lever et ouvrir les yeux sur une réalité navrante qui ne change pas. Je leur promet le changement messieurs.)

("Je veux réentendre les corps qui tombent vidés de leur essence vital, je veux vibrer au rythme des bâtiments qui s'effondrent, je veux voir les égouts sortir de terre sous le coup d'une explosion, je veux voir les enfants étouffer et mourir dans des panaches de vapeurs toxiques, je veux voir leurs parents désespérer avant de s'écrouler sous une salve de balle, je rêve de sentir à nouveau les corps carbonisés dans les gerbes de nos lances-flammes, je veux que mes tympans exultent de retrouver les détonations des mortiers et des canons, je veux fouler comme jadis un sol maculé de sang et de membres, je désire achever comme au bon vieux temps les rescapés à l'agonie qui nous remercieraient presque de notre inhumanité! Je meurs d'envie de retrouver le silence après les batailles, les larmes lâches et les hurlement des combattants, je veux voir Gotham plonger dans les abîmes de la Guerre, je veux voir des cratères dans ses carrefours, ses vitres exploser en une pluie de douleur, ses vastes colonnes et ses pavements voler en éclat tel des géants de cristal. Aussi messieurs nous ne gâcherons pas cette vision avec une raison stupide, je vous offre la guerre!)

(" Je sais que vous vous languissez comme moi de ce temps perdu, de voir les jeunesses oublier lentement ce qu'est une bataille et de voir leurs parents se croire en sécurité, loin des conflits d'antan. Nous avons connus la Guerre et nous l'avons aimé autant qu'elle nous a aimé! Elle a fait de nous ce qu'aujourd'hui nous sommes et à jamais nous lui serons redevables de notre condition. Oui messieurs, je vous offre la guerre et nous emploierons chaque seconde de notre vie à la faire jaillir de ce chaos urbain! Je vous offre la guerre et pas n'importe laquelle! Je vous offre une guerre pour le plaisir, une guerre faite par nous et pour nous, une guerre pour la jouissance absolue de nos vie, une guerre insensée mais passionnée, magnifique et sublime! Après tout messieurs, nous sommes la Guerre!!!)


- Wir Sind Krieg! (Nous sommes la guerre) hurla-t-il finalement au comble de l'exaltation!

- Wir Sind Krieg! répétèrent en cœur ses nouveaux acolytes.

- (J'annonce donc officiellement la création du Todeskorp et vous serez à présent les Totenmeister de ce dernier! Mes maitres de la Mort! Nous n'aurons aucune limite! Quoi qu'il nous faille employer, nous irons jusqu'au bout, dussions-nous raser des quartiers entiers, dussions-nous faire exploser un arsenal nucléaire, dussions-nous ébranler la garde nationale, nous serons la guerre dans les rues de Gotham! Vive le Todeskorp, que le temps passe et que la Mort soit!)

Tous les hommes se levèrent et répondirent au Docteur en le saluant tel un Empereur Romain.

- (Vive le Docteur Death, Vive le Todeskorp, que le temps passe et que la Mort soit!)

Karl exultait, cette ambiance de mort et de violence emplissait chaque pore de son être. Il ne put réprimer un rire qui surgissait de son âme même. Oui, prépare-toi Gotham....
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La Cérémonie des Morts (Post Unique)

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