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NEWS :

Ne manquez pas les deux derniers chapitres de Darkwatch, où s'affronteront Le Chevalier Noir et l'Empereur !

Clash of the Warriors & La Révolte

"Lors d'une rafle de la Ligue des Ombres, la Lignée décide d'intervenir et de massacrer les hommes de Ra's Al Ghul. Les habitants, excédés par la situation, décident de se révolter, avec le support de l'Empereur et ses troupes. Le G.C.P.D est dépassé et les justiciers n'ont d'autre choix que s'en mêler, Batman en tête."

(Petit aperçu des évènements en vidéo ici)


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©Les bannières ont été crées spécialement pour le forum Gotham City Rpg par Deimos Hellhammer
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 Le passé ne t'oublie jamais [Talia Al Ghul]

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Bats

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MessageSujet: Le passé ne t'oublie jamais [Talia Al Ghul]   Lun 25 Mar - 22:45

http://img509.imageshack.us/img509/9897/copieritzbs8.jpg" border="0" alt="" />

J'ai passé de longs moments au Ritz de Gotham City. Pas, comme la population le pense, dans les bras de quelques jeunes filles qui auraient cédé à mon charme, mais plutôt dans la longue attente solitaire dans des chambres vides, à quelques mètres de ces mêmes jeunes femmes, que j'avais droguées pour les faire dormir pendant de longues heures.

Ma mission, ma quête me pousse à faire des choix difficiles ; manipuler ainsi des innocentes, qui n'ont aucun souvenir de leurs nuits avec moi mais perpétuent un vieux mensonge en me dressant des louanges et en valorisation leurs propres réputations grâce à moi.

Le Ritz ne m'est pas inconnu, c'est certain. Ca n'en fait pas un endroit agréable pour autant.
D'autant plus depuis que je sais que Talia Al Ghul en a fait son quartier général de campagne pour s'emparer de la ville.

Debout, sur un toit en face du bâtiment, j'attends depuis plusieurs longues minutes, ne sachant pas vraiment comment m'y prendre - et si je dois m'y prendre.

J'ai un peu honte de l'avouer, mais mes récents déboires avec un imposteur m'ont empêché de m'impliquer réellement dans la course à la mairie. Persuadé que Maximilien Shreck serait encore, et malheureusement, réélu, je n'ai guère fait attention aux autres candidats, espérant qu'Oracle ou mes autres alliés m'alerteraient en cas de souci réel.
Je me suis trompé - et j'ai laissé Talia aller jusqu'au second tour sans faire un pas vers elle.

Ma relation avec elle est compliquée, au mieux. Même si j'ai du mal à l'avouer, elle a une place importante dans ma vie et mon coeur - et le départ de Rachel intensifie encore, paradoxalement, ces sentiments.
Apprendre que Talia est ici m'inquiète, mais me plaît également. La revoir, essayer à nouveau de me lancer dans cette voie que je sais sans issue mais qui peut me charmer tant... c'est agréable. Bien plus que de chercher un imposteur ou de porter un costume rouge et gris, une nouvelle erreur dans une trop longue liste d'errements.

Dans un soupir, je m'élance dans les airs, mes mains gantées fermement accrochées sur le filin. En quelques secondes, j'arrive sur le rebord d'une fenêtre, celle-là même de la chambre de Talia.
Discrètement, je pénètre à l'intérieur, marchant à pas légers dans les ténèbres. Mes yeux blanchâtres balayent l'espace, et je n'active pas encore mes capteurs et mes lunette infrarouges pour en savoir plus - de toute façon, je sais déjà ce qui m'intéresse.

"Bonsoir."

Elle est là - je le sais, je le sens.
A voir maintenant comment elle me recevra chez elle.

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MessageSujet: Re: Le passé ne t'oublie jamais [Talia Al Ghul]   Mer 27 Mar - 16:25

La chambre était noire.
Totalement noire. Comme une scène obscure, provisoirement délaissée mais prête à, de nouveau, s'allumer et accueilir une nouvelle pièce, à la hauteur de celles qui s'étaient dèja succédées. Les acteurs, toujours les deux mêmes, n'étaient pas encore arrivés, mais la force tragique de leurs représentations baignait dèjâ la pièce d'une puissante aura. Le public, non plus, n'allait pas tarder. Il n'était jamais le même, toujours très mince, mais extrêmement fidèle, captivé par la pièce et, s'il changeait toujours, il avait souvent le sens de l'interaction, tant la force dramatique de la pièce le touchait.
La chambre était noire.
Depuis l'attaque interne subie au Ritz il y a quelques jours de cela, Talia avait augmenté la sécurité autour de son appartement et en son sein, et, si sa liberté en pâtissait, l'héritière du Démon ordonnait souvent qu'on lui laissât de l'intimité et s'était depuis longtemps habituée à voir ses mouvements suivis et surveillés par ses assassins ou des gardes du corps plus lambdas, que ce soit pour protéger la CEO de Lexcorp, la candidate à Gotham, la membre du gouvernement, la fille du leader de la plus grande organisation du monde ou son héritière. Cependant, l'accélération des évenements depuis l'attaque de Clayface, son passage au second tour, et l'autre attentat dont elle avait été la cible l'avait persuadée de resserrer la discipline de sa protection. Bien sûr, elle était capable de se protéger toute seule, surtout si la teneur des attaques ne dépassait pas le niveau des tueurs à gages de Gotham et des gangsters ou membres de triades qui rêvaient de mettre à terre tout ce qui touchait à la mairie. Seulement, l'usage de Masque d'Argile, tueur de talent bien aidé par son don, ne relevait pas seulement d'un gros pactole financier à dépenser dans le crime, mais surtout d'une volonté réellement effrayante, et ce menaces provenaient probablement d'une source que même la reine de la Ligue des Ombres ne pouvait ignorer.

Ainsi, toute sa suite était surveillée. Et la chambre, qu'un choix probablement motivé par le paysage, orientait vers l'extérieur de l'hôtel était évidemment l'un des points les plus sensibles puisqu'il était techniquement - humainement peut être pas - mais techniquement possible de l'utiliser pour entrer et sortir de la suite. Pour dormir, Talia se retirait donc dans un des living rooms, et renvoyait ses assassins plus loin. Ces colocataires nocturnes, au nombre de cinq, se partageaient l'immense suite avec stratégie, surveillant le territoire avec les yeux de ceux qui ont pénétrés et nettoyé des dizaines, voir des centaines de territoires ennemis de ce type. Ils savaient ce que ferait un intrus, et ils savaient ce qu'ils avaient à faire. Lorsque Batman entra, la chambre était peut être noire, mais elle était habitée, surveillée, et non pas par Talia, qui n'était pas encore couchée. Bien sûr, le Chevalier Noir était maître de l'art de la discrétion, et pouvait se mouvoir dans la pièce sans faire le moindre bruit, et, même sans la connaître, en retrouvant parfaitement son chemin. Il était une ombre parmi les ombres, et, au contact de Gotham, s'était tant noirci qu'il était probablement plus obscur encore que la pièce. Aucun problème donc pour se cacher dedans. Seulement, si un Eidolon comme lui pouvait aisément disparaître lorsque personne ne l'attendait, il était plus difficile, fantôme ou pas, d'échapper à la Ligue lorsqu'elle était aux aguets, et que des assassins de haut rang attendaient précisément qu'une forme, même de la toute petite espèce, s'engouffre par la fenêtre que le Batman venait de traverser. Ils étaient deux dans la pièce, au moment où il apparut, et les deux reculèrent lorsque, après avoir tendu leurs armes vers l'intrus, ils s'aperçurent de son identité. Perplexe, l'un des assassins, armé d'un naginata et d'un daisho, jeta un coup d'oeil à son compagnon. Etait-ce cette fois le vrai, ou bien Gueule d'Argile était il encore en train de frapper ? Batman ne semblait pas avoir d'intentions menaçantes, et n'avait allumé aucun de ses gadgets, mais cela ne voulait rien dire. Ils le connaissaient trop bien. Ils savaient. Ils le craignaient, même s'ils n'oseraient jamais le dire.

Sans ranger son shamshir levé, l'autre assassin se retira à reculons jusqu'à la porte de la chambre, puis sortit, silencieux. Il revint une poignée de secondes plus tard avec...

...

... Elle l'avait senti. Dès que l'un de ses hommes était entré dans son antre de travail nocturne, et avant même qu'il ne s'assied en seiza afin de l'informer de l'intrusion, elle l'avait senti, ou son corps au moins l'avait fait. Son masque d'indifférence plus que jamais accroché sur le visage. La traversée du couloir fut la plus rapide de tout son séjour au Ritz. Lorqu'elle arriva dans sa chambre, la piècen'était plus noire.Tout avait dèja commencé. Elle se rendit compte dès le premier coup d'oeil qu'il ne s'agissait pas là de Clayface. Batman ne faisait pas que promener sa présence dans l'hôtel, il l'imposait. Alors qu'elle travaillait dans son QG, entourée de ses hommes il y a encore quelques minutes, Talia ne se sentit plus chez elle, mais chez Bruce lorsqu'elle aperçut ce dernier. Lorsqu'elle était né, son père Ra's l'avait brandie du haut de l'himalaya et lui avait sussuré que ce monde, entier, lui appartiendrait. Mais il y avait quelque chose, un rouage, qu'elle n'arrivait toujours pas à posséder, pas comme elle le souhaitait et il se tenait devant elle. Peut être était vraiment ici chez elle finalement. Non pas dans cette suite, ni à Gotham, mais dans le regard de Bruce. C'est là qu'elle était née lorsqu'il l'avait sauvée de sa condition de princesse du Grand manitou du crime, sans émotions et avenir, et c'est là qu'elle s'était longtemps battue lorsqu'elle avait décidé de le suivre dans ses aventures avant de reprendre la Ligue laissée par son père. Peut être.

Talia décida de prendre les devants. Elle avait longuement réfléchi à sa prochaine rencontre avec le père de son enfant durant les derniers mois, entre ses sanglants cauchemars de Purge et de Démon, et avait beaucoup à lui dire. Beaucoup à lui donner, beaucoup à lui prendre, beaucoup à s'enquérir, beaucoup à lui enjoindre. Elle fut brève :

- Je t'attendais.

C'était vrai. Elle attendait Bruce Wayne, en tant que candidate à la mairie. C'était un prétexte parfait, légèrement menteur, et qui n'expliquait pas pourquoi elle brûlait intérieurement, et pourquoi elle passait ses journées à exécuter des convaincus à la mort à la place de ses bourreaux. Pourquoi elle s'entraînait sans relâche dès qu'elle en avait le temps et qu'elle avait à nouveau abuser des pouvoirs régénérateurs du Lazare, dans le but de régénérer son esprit parasité par une chauve souris. Toujours est il que sa récente existence était bien résumée par la sobre affirmation. Elle jeta à ses assassins un regard sans émotions, traversé d'une étincelle injonctive qu'ils ne ratèrent pas. Tous deux se retirèrent, sans regarder Batman et Talia passa un instant en revue le tout dernier costume - toujours plus moderne - du symbole justicier qui complémentait le sien. Son amant ne semblait pas changer plus qu'elle, sans Lazare, mais figé lui aussi dans le lent passage d'une vie trop humaine qui n'arrive plus à toucher et abîmer un homme et une femme qui l'avait chacun à leurs façons vaincus, et plusieurs fois ensemble. Talia détacha son regard du chevalier et partit fermer la fenêtre, en prononçant, avec détachement :

- Je sais que tu te poses la question, Bruce. Oui, les caméras de cet hôtel sont désactivées dans ma suite, et j'ai un binôme qui s'en assure continuellement. Personne ne t'a vu. Nous sommes seuls. Pourquoi es-tu venu ?
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Bats

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MessageSujet: Re: Le passé ne t'oublie jamais [Talia Al Ghul]   Dim 31 Mar - 13:38

"Je ne crains pas les caméras."

Ma voix est lente, calme. Mes yeux blanchâtres n'ont cessé d'aller et venir entre les deux assassins postés dans la pièce, entre les différents éléments présents dans la chambre et la soudaine arrivée de l'objet de mon arrivée ici.

Talia : une femme magnifique, sublime, extraordinaire. D'une grâce, d'une sensualité insupportables. D'un charme invincible. D'une douceur, d'une beauté contre lesquels je ne peux rien. Elle illumine chaque instant, elle me trouble - elle me plaît.
Talia... Talia Al Ghul : une femme dangereuse, machiavélique, mortelle. D'une violence, d'une brutalité inacceptables. D'un sang-froid apeurant. D'une ambivalence, d'une détermination contre lesquels je ne peux rien. Elle ensanglante chaque instant, elle me trouble - elle me terrifie.

Depuis des années, je ne sais comment réagir face à elle. Tantôt alliée à son père, elle est un adversaire coriace, dont les plans sont de grande ampleur et cherchent à assurer la domination de son géniteur. Tantôt opposée à Ra's, elle est mon alliée, la femme que je pourrais aimer si elle acceptait de poursuivre véritablement cette voie.
Mais elle ne choisit pas - jamais. Et c'est pour cela que je ne sais toujours pas quels sont mes véritables sentiments pour elle.

Mes doigts se serrent dans mes gants bleu marine. Je reste longuement silencieux en la détaillant, avec ses formes sublimes, ce charme terrible, et j'hésite encore sur les mots à employer pour m'adresser à elle. Depuis le début, Talia me trouble véritablement, m'estomaque et me fait perdre quelques secondes avant de me lancer à nouveau.

"Cette ville n'a pas de secret pour moi. Contrairement à toi."

Dans ma ceinture, des brouilleurs empêchent tout dispositif électronique de me découvrir, de me filmer. Mes yeux plissent sous mon masque, et je fais deux pas en avant pour me rapprocher légèrement d'elle - plus près, mais pas trop près.

"Que veux-tu, Talia ? Que cherches-tu en essayant d'emporter la mairie ?"

Implicitement, la véritable question est : quelle Talia es-tu ? L'ennemie, l'alliée ? L'adversaire, l'amante ?
Depuis des années, elle joue avec moi, avec mes sentiments et avec le destin du monde en changeant d'avis, en changeant de destinée. Alors qu'elle s'en prend d'une nouvelle manière à ma ville, je me dois d'en savoir plus - et de découvrir si j'ai désormais une nouvelle menace à combattre, ou un nouvel atout dans ma manche.

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MessageSujet: Re: Le passé ne t'oublie jamais [Talia Al Ghul]   Lun 1 Avr - 17:40

Tandis que Batman parlait, fait assez rare pour être savouré, Talia avait terminé de fermer les fenêtres, sans tirer les rideaux. Elle avait à nouveau verouillé la fermeture que le justicier venait de traverser. Aucune chauve-souris ne s'échapperait ce soir. Pas physiquement en tout cas. Lorsqu'elle le voyait, Bruce était rarement entier. Souvent, durant premières années de leur liaison, le chevalier noir se voyait obligé de passer par le filtre des plans de Ra's Al Ghul et de la volonté de ce dernier pour rejoindre Talia, et il était alors altéré, affaibli, rempli d'une ire singulière qui impressionnait la jeune femme, pourtant habituée à la colère de son géniteur. Souvent, il venait aussi la voir après la perte de l'un de ses proches, de l'un de ses protégés ou, plus rarement avec le temps, de l'un de ses mentors. Il était alors empli d'une tristesse sourde, des larmes salées dans la pluie continuelle qu'avait provoqué la mort de ses parents dans son esprit et qu'elle avait toujours du mal à récolter. Souvent, surtout, il se méfiait. Cela s'était amplifié avec le temps. Là où il craignait l'insidieux Ra's à la tête de la Ligue, l'émergence de sa fille à la tête de l'organisation reine de la criminalité avait dû lui être encore pire. Une trahison, et une bonne raison de ne jamais plus croire en Talia. C'était elle alors, qui était revenue le chercher, et qui avait sacrifié plusieurs fois les intérêts du Démon, des intérêts décidés avant sa naissance, et qui avaient motivé celle ci, pour retrouver une place aux yeux du Batman. Aujourd'hui encore, c'était le même enjeu qui se jouait, et dans le jeu de leurs passions, c'était l'avenir de Gotham qui ployait sous les promesses de Batman et la posthume puissance de Ra's Al Ghul. Un combat manichéen au premier regard, mais qui était, depuis fort longtemps, devenu beaucoup plus complexe.

Lentement, après la question tant attendue, Talia se retourna vers Bruce Wayne, honteusement déguisé sous les traits d'une chauve-souris, probablement pour démontrer qu'il représentait toujours la justice, même devant elle. Elle se rendit compte, sans s'en étonner, qu'elle avait perdu le contrôle de sa respiration et les pulsations de son coeur. Tout en elle s'emballait, comme à chaque fois, et l'arme vivante au masque d'indifférence qui avait gagné le respect de la Ligue sentit très vite sa peau frissonner, et une fraîcheur caniculaire envahir son esprit. Elle posa ses yeux sur Bruce, en espérant paraître encore assez froide et intouchable pour continuer à défendre ses intérêts dignement, et avec un semblant de raison. Faire croire des choses à Bruce était la chose la plus difficile qu'elle pouvait imaginer, mais elle était une des seules à y arriver. Et si elle se laissait un jour complètement aller, si elle oubliait la Ligue, le sort du Monde était scellé. Pour se donner une contenance, la prétendante à la mairie se tint devant Bruce, inerte au millieu de la chambre et se rapprocha de lui tout en marchant dans la pièce au fil des mots, selon le courant du fleuve de ses pensées contradictoires.

- La Justice, Bruce. Celle qu'il te manque depuis toutes ces années. Pas la justice violente et la Purge que l'humanité mérite, non, j'ai choisi de t'aider avec ce qu'il te manquait vraiment à Gotham. Bruce, c'est aussi pour toi que je fais ça. C'est aussi pour l'avenir de la ville. Depuis des années, nous nous efforçons de maintenir un peu de lumière dans cette ville mais il nous manquait quelque chose pour la diffuser. Le pouvoir. Avant, tu te battais contre Sharp et l'autorité pour ordonner Gotham, et seulement la nuit. Si j'arrive à prendre la Mairie, nous ordonnerons Gotham de jour comme de nuit, et le GCPD se concentrera enfin sur les vrais criminels. Et je ne m'en servirai pas comme de la Ligue des Assassins, si c'est ce que tu crains.

Elle se tut un instant, laissant le silence se glisser sous leur dialogue et en assurer la pérennité. Elle était plutôt heureuse de converser avec ce sujet, plutôt qu'un autre. Lorsqu'elle avait vu la chauve souris entrer chez elle, un visage, lui ressemblant beaucoup, s'était imposé en sa mémoire, éclaboussant d'appréhension et de détermination ce qui lui occupait alors l'esprit. Mais il ne lui en avait rien dit, et elle ne voyait dans ses yeux que la force surhumaine d'un être d'exception, et la glaciale détermination de ceux que la faux de la faucheuse a frôlé, et qui ont passé leur vie à lui faire une clé de bras, mais ne sont pas sûrs de l'avoir mise à terre. Talia avait depuis longtemps vaincu la mort, mais son plus grand adversaire était le Batman. Son plus grand allié aussi. Il était la raison de tout ce qu'elle faisait. Elle se souvint, alors qu'elle reprenait sa respiration en le regardant, de la première fois où elle l'avait aperçu. Elle se souvint des premiers prétendants que Ra's Al Ghul avait présenté à Talia, des maîtres du monde avec qui il voulait qu'elle se présente, souriante, et qu'elle dirige derrière eux telle une réincarnation extrême et achevée de la fameuse Roxelanne. Elle se souvint de leur faiblesse, de leur banalité. Deux bras, deux jambes, une bouche, pensez vous ! Des hommes, des faux héros ou de mauvais vrais. Et puis, il y avait eu Batman. Différent. Elégant. Un diamant noir. Talia avait reçu l'inhumanité en devenant immortelle, et en reçevant la formation de l'Olympe martial sous les ordres de son père. Batman était devenu ainsi seul. Il s'était hissé au delà de la mort pour ne plus être touchée par elle, il s'était hissé au dessus des hommes pour être le plus vrai et le plus humain de tous. Lorsqu'elle pensait à ses résurrections, et à celle de son père, elle les avait comparé à celles d'un phénix, mais la vraie face du phénix était celle ci : en croisant le regard de Batman, elle avait brûlé et depuis, maintes fois, elles s'étaient consumée. Pour tout le monde, Batman était la nuit. Pour elle, il était aussi son jour. Mais elle devait lui résister, continuellement, et lui cacher son fils, provisoirement. Talia se sentit étouffée, et regretta de ne pas avoir laissé la fraîcheur lui rendre la rencontre plus facile. Au bout de dix longues secondes, elle dessera les lèvres à nouveau.

- Beloved. Je ne compte pas utiliser Gotham contre toi. Mon père est mort, et il ne reviendra pas, sauf si on l'aide. La Ligue veut toujours le bien de Gotham, elle l'a toujours voulu. Aujourd'hui, je cherche à m'en donner les moyens autrement. De nous en donner les moyens, si tu le désires..

HRPG : Désolée de la taille et de la qualité, j'ai eu une écriture mouvementée. Je me rattraperais au prochain post, promis
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Bats

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MessageSujet: Re: Le passé ne t'oublie jamais [Talia Al Ghul]   Lun 1 Avr - 21:24

(HJ/ Je trouve que ton post est très bien. Wink /HJ)

Comment la croire ?

"Comment te croire ?"

Comment lui faire confiance après toutes les trahisons, tous les pièges entre nous ?

"Tu ne m'as pas habitué à l'honnêteté et à la vérité, Talia."

Comment accepter cette offre si alléchante alors que j'ai vu, par de trop nombreuses occasions, les ravages causés par la Ligue, sous le commandement de son père et malheureusement sous le sien ?

"Les Al Ghul ont forgé un fossé entre votre famille et moi en tentant de s'en prendre à mes proches, à ma ville, à mes valeurs. Tu ne peux arriver ici et me délivrer un tel discours en espérant que je te suive aveuglément. Tu ne peux vouloir t'emparer de la mairie de ma cité sans venir me rencontrer auparavant."

Je suis troublé. Mes mots sont prononcés avant d'être pensés, et je ne le supporte pas. Je suis habitué au contrôle, à la discipline, à une stricte application de mes normes et des lignes de conduite que je me fixe ; Talia fait tout voler en éclats. Je me comporte comme un adolescent face à elle, rongé par le désir, par les sentiments, par le trouble, et cela n'est pas acceptable dans l'existence que je me suis choisie il y a plus de vingt-cinq ans.

Je dois me reprendre, et connaître véritablement les intentions du plus grand menteur que j'ai connu. Même si elle n'est pas son père, Talia a hérité de Ra's ses talents et ses goûts, et je sais qu'elle est certainement ma plus grande ennemie - mon plus grand point faible.

"Tu emménages ici, auréolée de mystère, bénéficiant de fonds importants, parvenant au second tour de l'élection municipale. Mais tu es entourée d'assassins, de monstres formés par ton père et qui ne peuvent demeurer de simples garde du corps. Je ne peux te faire confiance sur la foi de ta seule parole."

Et je me tais.
Même si j'ai encore des choses à dire, même si le feu de la parole me brûle encore, je me tais. Depuis mon arrivée ici, j'ai l'impression d'être Timothy, à parler et à me livrer autant - cela doit cesser. Même si Talia a un effet important sur moi, je dois me souvenir de la raison de ma présence ici, et agir en conséquence ; donc me méfier, et me préparer au pire.

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MessageSujet: Re: Le passé ne t'oublie jamais [Talia Al Ghul]   Jeu 4 Avr - 20:58

Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille.
Tu réclamais le Soir ; il descend ; le voici :
Une atmosphère obscure enveloppe la ville,
Aux uns portant la paix, aux autres le souci.

Pendant que des mortels la multitude vile,
Sous le fouet du Plaisir, ce bourreau sans merci,
Va cueillir des remords dans la fête servile,
Ma douleur, donne-moi la main ; viens par ici,

Recueillement, Charles Baudelaire

Talia soupira, discrètement, mais en veillant à être assez perceptible pour que Batman ressente son exaspération, et sa peine. Elle s'y attendait, bien sûr, elle l'avait presque planifié mais ses espoirs étaient ailleurs. Durant les quelques mois où elle avait laissé la ville à ses hiboux et aux griffes toutes aussi acérées de Shreck, beaucoup de choses avaient secoué la ville, et, par conséquent, secoué Batman. Une surtout, sous forme de rumeur, avait rapidement enflé pour balayer la ville dans une vague effrayante de promesses et formidable de vérité. Elle souhaitait s'en entretenir avec le justicier, elle était la personne la plus qualifiée pour en parler, mais Bruce voulait de prime abord s'inquiéter des affaires de sa vie. Très louable, et peu surprenant, mais elle avait pensé qu'avec ce qu'il s'était passé, il avait revu ses convictions. Le Démon soufflant dans son dos, la jeune femme frissonna, à seulement quelques pas de son amant de toujours et ferma les yeux un instant. L'écume des mots courait entre ses lèvres mais leur sens profond, celui qu'elle voulait en tout cas leur donner restait tapi dans son esprit et elle voulait les trier avant de les offrir à Bruce. Si, depuis quinze ans, elle avait décidé de rester elle même et de ne pas tenter de devenir à ses yeux plus intéressante et plus apte à la fidélité en usant de tout ce qu'elle était la seule à savoir sur lui, et avait décidé en même temps de rester elle-même, cela ne signifiait pas qu'elle ne souhaitait plus faire comprendre à Batman ce qu'elle ressentait. Ce qu'elle voulait. Ce qu'elle vivait.

L'immortelle lança les ancres de son regard dans les pupilles sans fond et sans égales du justicier maudit, bien décidée cette fois à y rester le plus longtemps possible mais à ne surtout pas rester toutes voiles dehors et n'avancer que grâce au vent que voulait bien lui souffler son amant. C'était là la condition sine qua non qui la maintenant en vie et qui assurait son éternité, et sa prospection au sommet de la Ligue depuis toutes ces années : parvenir à rester indépendante entre la passion qui la secouait sans arrêt pour le Batman et le poids de ses responsabilités. Devenue héritière du monde, elle ne savait pas qu'en Atlas féminine, un justicier allait apparaître et lui faire tourner la tête, au point de risquer de lâcher le fardeau planétaire. La Ligue possédait les plus grandes entreprises d'Europe comme d'Asie, avait infiltré les réseaux politiques les plus eccléctiques, et avait aidé à l'accession au pouvoir de quelques chefs d'état plus ou moins démocrates qui lui laissait quelques droits. Elle possédait une partie du monde et veillait à l'éternelle renouvellement des guerres, seuls moyens de permettre l'extinction de l'humanité salie par déchirement interne. Avec tout ça, même si la plupart de ses réussites étaient imputables à Ra's Al Ghul, elle pouvait bien s'occuper de Gotham aussi, c'était le seul village d'irréductibles gaulois si chargé de mal que même la double génération d'immortels, alliés au détective, n'avait su libérer. Aujourd'hui, elle pouvait y arriver, légalement et en volant le pouvoir aux corrompus qui s'y étaient succédés, et elle devait pour cela se justifier devant Lui. Ce n'était pas une sortie à rater. Ce n'était pas une plaidoirie, ni une argumentation. Et cette fois, elle ne jouait plus un rôle, elle jouait l'avenir de la ville.

- Bruce. Je sais que tu ne me fais pas confiance. Je te comprends. Je sais ce que tu penses de moi, je sais exactement ce que tu penses des actions de la Ligue. Par conséquent.. Je sais ce que tu crains. Parfaitement. Et tu as bien raison. S'il y a quelqu'un qui peut craindre pour cette ville, et vouloir pour elle le meilleur, s'il y a bien quelqu'un qui veille dessus, c'est toi. Mais tu veilles dans les rues, tu cours de toit en toit et tu sauves ce que tu peux. Cela a toujours été des plus importants pour tous les Gothamites mais.. Bruce, tu sais bien que ce n'est pas assez. Le pouvoir, l'adminstration, la police.. Même avec James, cela t'a toujours échappé, et.. parfois, ils se sont retournés contre toi. La justice du côté lumineux de Gotham, c'est ce qu'il t'a toujours manqué. Beloved, tu es la Nuit. Je vais essayer d'être le jour. Tu en as besoin. Que crois tu que je vais faire ? Exécuter tous les gothamites qui volent une pomme ? La Ligue n'interviendra pas ainsi, je ne permettrai aucun terrorisme. Seul le tien, celui qui consiste à imprimer la terreur dans le cœur des criminels – et à imprimer la passion dans le cœur des femmes. Je sais, Bruce. Je t'ai dèja menti. J'ai dèja utilisé la Ligue à tes dépens, et sous mon père, elle t'a causé beaucoup de tort. Mais tu sais bien ce qu'il se passera si Shreck gagne. Tout continuera, exactement comme depuis vingt cinq ans. Pire encore, avec ces hiboux, et tous les criminels qui traînent.. Toute cette corruption. Si j'accède, si une de tes alliées accède à la mairie, nous serons dans une situation inédite, qui peut t'aider. Qui peut te nuire aussi, tu le sais, mais je te promets le contraire. Cela fait des années que tu ne m'as plus adressé ta confiance.. Je ne cherche qu'à prouver que je la mérite. Bruce, la Ligue interviendra, soyons sincères. Mais pour le bien de Gotham. Rien de mauvais n'est jamais sorti de notre coopération, cela ne commencera pas aujourd'hui pour une cause si importante. Et.. Bruce. Les rumeurs courent. Mes hommes les ramassent. Il paraît que tu l'as fait. Le mal nécessaire. Si tu as enfin compris, pourquoi te méfier ? Si enfin, tu es de mon côté, nous ne pouvons plus qu'avancer ensemble.. Si ce n'est pas vrai, il en est de même. J'ai fini par te comprendre.

Now, it's your move., Beloved.
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Bats

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MessageSujet: Re: Le passé ne t'oublie jamais [Talia Al Ghul]   Sam 6 Avr - 22:55

(HJ/ Très joli post. Wink /HJ)

Je reste silencieux.

Durant tout son monologue, toute sa tentative pour me convaincre, je reste silencieux. Calme, immobile, j'écoute lentement chacun des mots qu'elle choisit d'exprimer. Mon visage ne laisse percer aucune émotion, aucun indice sur ma décision ; je me refuse de lui offrir mon choix par ces moyens détournés, elle qui sait aussi bien que moi lire les émotions et les tics de comportement.

"Les rumeurs sont souvent issues de quelques vérités."

Ma voix est calme, posée. Les yeux blancs de mon masque restent fixés sur la jeune femme devant moi.

"Mais pas toujours."

Lui dire ou non ?
L'hésitation n'a duré que quelques secondes. Même si je me méfie d'elle, une partie de mon être me pousse, sans raison, à lui révéler la vérité.

"Je n'ai pas agressé Nite-Wing. Je n'ai pas agressé Harley Quinn. Je n'ai pas agressé le Joker. Je n'ai pas tué Quincy Sharp."

Je fais un pas en avant, ne montrant toujours rien. Ma voix est lente, presque dénuée d'émotion, alors que je ne suis plus qu'à quelques centimètres d'elle.

"Je ne te crois pas, Talia. Je ne peux pas te croire. Plusieurs fois, je t'ai offert ma confiance, et une chance de me rejoindre, contre ton père ou au moins dans ma lutte ; à chaque fois, tu as tenté de me suivre, mais tu n'as pas osé aller aussi loin. Tu as une, deux, trois, quatre chances et toujours tu es retenue auprès de Ra's, de la Ligue... des tiens."

Prononcer ces mots est difficile - les prononcer devant elle encore plus, mais c'est indispensable. Même si ce moment est lourd et cruel, je l'ai retardé depuis trop longtemps : il est temps d'y faire définitivement face.

"Gotham City est mon combat, Talia. Peut-être veux-tu vraiment m'aider, peut-être as-tu de bonnes idées, peut-être veux-tu vraiment faire la différence, mais c'est trop tard. Ton monde, ta méthode, ta Ligue ne sont pas acceptables ici. Cette ville a beaucoup souffert dernièrement, souffre encore, et je refuse que ton univers vienne anéantir ce que j'essaye de réaliser ici."

Lentement, mon bras droit se lève, et mon index pointe soudainement la porte de la chambre.

"Pars - et ne reviens jamais."

J'ai beaucoup sacrifié pour ma mission, ma quête, mon sacerdoce. J'ai abandonné beaucoup de choses et d'êtres qui me sont chers. C'est à chaque fois plus dur.

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MessageSujet: Re: Le passé ne t'oublie jamais [Talia Al Ghul]   Dim 7 Avr - 14:31

( HRPG : Merci, le tien l'est aussi ! )

Le geste est douloureux.
Comme si en levant son bras, doigt tendu, Bruce Wayne avait déchiré quelque chose, un voile qui se dressait entre lui et Talia, ou qui les entourait tous les deux dans une même étreinte. Où les deux à la fois. Quoi qu'il en soit, c'était maintenant déchiré et Talia en éprouva une étrange sensation de colère et de libération, qui l'entraîna dans une chute vertigineuse. Elle se sentit tout d'un coup disparaître, tomber sous la coupe du néant, et sentit son emprise sur Gotham se désagréger, se muer en une poussière qui lui embrumait l'esprit, comme si d'un simple geste, Batman venait de la bannir de sa propre existence. Son masque d'indifférence trembla, sa peau en elle même suivit le mouvement et elle se sentit partir, ni dans la pièce ni en dehors. Elle était reniée, présente mais niée. Quelque chose de glacé passa dans ses yeux verts-bleus et le frisson devint rapidement un mouvement de tout le corps. De son piédestal inhumain, de sa gangue apathique, la reine criminelle vacilla et durant un instant, l'éclair d'une haine véritable dans les yeux de Batman, elle parut vulnérable. Voir blessée. Batman n'avait pas bougé. D'habitude soulevé par les passions là où Talia régnait du haut de son trône, c'était lui, désormais, qui restait immobile, légérement plus grand qu'elle, et, durant ces quelques secondes, infiniment plus justicier, comme un dieu vengeur bannissant de son olympe un héro arrogant. Quelque chose venait de s'effondrer, mais Talia mit un instant à comprendre que ce n'était pas elle. C'était un espoir incongru envers lequel elle avait accordé trop de crédit, une création de son esprit comparable à un rêve, et qui, comme tout rêve, ne se réaliserait pas. Elle évacua le cadavre de ses trop humains espoirs en un soupir, et le souffle frais vint mourir quelque part entre le chevalier noir et elle-même, quelque part, dans le néant chargé qui les séparait. C'était mort, évaporé, elle ne devait plus y prêter attention. Le regard de Talia reprit de sa sombre force, tirée des inépuisables ressources du Démon, et se posa à nouveau sur Batman, immobile. Un tas de chair, dans une combinaison en cuir, qui dressait un autre bout de chair vers une porte. Rien de plus, rien d'effrayant, rien de nouveau. Elle se demanda pourquoi elle restait accrochée à Batman, comme Promethée à son rocher, et acceptait qu'il lui vole le coeur, encore et toujours. Elle pouvait le faire tuer, elle pouvait le faire tomber bien plus bas qu'il ne craignait que ses pires ennemis - politiciens corrompus et homme atteints de folies - ne le fasse tomber. Elle savait beaucoup plus de chose sur lui, s'était bien trop rapprochée pour ne pas manquer ses points faibles. Il n'était rien, après tout, l'amour se remplace, se renouvelle, paraît il. Hélas, elle avait en elle un trou dans son âme, un trou de la forme de Batman et qui laisserait toujours passer le désespoir et le manque tant qu'il ne le comblerait pas. Elle était droguée, tout immortelle, toute reine qu'elle était, droguée au Batman et le seul revendeur en ville, c'était lui. L'héritière du Démon chassa ses pensées et se dressa de toute sa féminité devant la tentative injonctive du chevalier noir.

Batman s'étant retiré, le Démon se dressa à nouveau tout entier aux alentours de l'assassine, et toute sa force coulait dans le regard de Talia, lorsqu'il transperça Batman, mieux que les kaikens ou les tantos que Talia dissimulait ne l'aurait fait. Elle ne se laisserait pas traiter ainsi, même par Lui. De ses cheveux à sa combinaison, en passant par ce qu'elle dégageait, Talia devint si noire qu'elle se sentit apte à disputer avec Batman le théorème selon lequel il était la Nuit. Touché, le Démon était en colère, une colère qui se serait manifestée avec la pâleur du cheval blanc biblique chez Ra's, mais qui prenait un tout autre moyen d'expression, et une toute autre forme manipulée par Talia. Elle n'éleva pas la voix. Ne bougea pas. Son tremblement, Batman ne pouvait plus le voir. Mais il était encore présent, et il resterait.

- Ce que tu peux être naîf, des fois. Bruce, Gotham ne t'appartient pas. Ce n'est pas ton terrain, ni ta patrie, tu n'as aucun droit sur elle. Et tu ne peux pas me l'enlever. Tu es mortel Bruce. Tu n'es qu'un homme, qui vit l'immortalité par procuration d'un symbole. Tu n'est qu'un mortel, une lueur de passage entre les murs de Gotham. Tu éclaires bien, j'en conviens, mais tout ce qui passe au faisceau de ta sombre lumière ne t'appartient pas. Tu mourras, tu seras un jour brisé que ce soit par tes ennemis ou tout seul. Et même si tu réussissais à tous les chasser de la ville, d'autres reviendront après ta mort, et tu n'y peux rien. Gotham est à moi. Mon père vivait bien avant qu'elle ne soit construite, et personne ne pourra m'empêcher de la prendre. Même si tu me repousses aujourd'hui, un jour ou l'autre, dans une éternité peut être, elle tombera sous ma coupe.

Bruce, tu ne comprends pas, je veux la sauver. Je veux faire ce que tu ne peux et ne pourras jamais faire. Ces hiboux, ce sont des assassins aussi bons que tes compagnons, ce sont des tueurs qui ont subi le même entraînement que toi. Crois tu que tu arriveras à les repousser seul, même avec l'aide de toute ta famille, même si elle se pare de toutes les couleurs et des noms les plus originaux. Ils sont trop nombreux, et trop anciens. Une seule chose peut les repousser Bruce, et c'est une autre armée d'assassin. Une autre armée d'individualités, de talents, des armées de Robins, de Batman, des hommes formés par Wildcat, I-Ching. Et je suis la seule à posséder ceci. Tu peux combattre les gangs, et les repousser. Je peux les exterminer. Bruce.. Gotham est à moi, elle sera à moi, et j'essaye de la sauver légalement, en prenant la voie la plus sage et la moins sanglante. Je n'envahis pas Gotham, j'en prends les rênes, et si tu l'avais voulu, tu m'aurais aidé, et je t'aurais tracé le chemin pour la sauver. Sans morts inutiles. Que comptes tu faire ? Faire perdurer le règne de despotes, de corrompus, et d'idiots comme Sharp et Shreck, faire réélire des Killer Croc ou des Jervis Tetch peut être ? Tout mais pas moi, c'est cela ? Je suis la seule à qui tu pourrais faire confiance pour sauver Gotham, mais tu me repousses, sous prétexte que je suis la fille de Ra's Al Ghul. C'est inutile, tout ce que tu fais, c'est retarder l'échéance. C'est placer de nouveaux mauvais maires sur le trône, en attendant que je le prenne un jour ou l'autre.

Tu travailles contre Gotham, Bruce. Tu la mets entre les griffes de gens dont personne ne connaît les vrais dessins, seulement pour que je ne la possède pas. Où est la justice ? J'ai été sincère : je dirigerais Gotham sans changer mes intérêts et mes convictions, mais je la dirigerais du mieux que je le peux et en rendant une justice meilleure. Ton combat est contre-productif, digne de la haine et de la crainte d'un mortel arrogant, pas de ce que je te pensais être. Avant que je n'agisse, rien ne changera, et tu le sais bien. Si j'arrive au pouvoir, tu crains le risque que je purge tout Gotham, ce que je renie. Mais si Shreck reste au pouvoir, tout restera comme avant, le risque que cela empire est toujours présent, mais celui que le sort de la ville s'améliore ? Il n'existe pas, il n'existe pas dans le programme des corrompus. Tout va continuer comme avant, et tu le sais. C'est peut être cela que tu veux ? Que tout continue, que tu puisse te plaindre d'être poursuivi par le pouvoir, et remettre les criminels à leur place en jouant constamment la vengeance, ou la protection d'un enfant qui voit ses parents mourir. Maintenir le corps de l'adversaire debout pour continuer à le rouer de coups, mais ne surtout pas l'exécuter, parce que c'est immoral. C'est cela ? C'est déçevant Bruce. Tu n'aides pas vraiment Gotham, tu t'y construis des ennemis et tu les abat, puis ils se relèvent, et tu continue, mais ils sont de plus en plus nombreux, et de plus en plus menaçants. Un jour, ils te submergeront et Gotham sera définitivement perdue. Mais la chance que je t'offre d'empêcher cela, tu la refuse, par bienséance sociale, par peur de la mort.

Tu me déçois, Bruce.


Mais il n'en avait probablement rien à faire. Talia était pour lui un souçi de plus, un ennemi s'étant approché plus que que les autres, et la seule façon de l'arrêter, c'était de couper tout ses puits de Lazare et de la tuer. Mais elle savait qu'il ne s'y résoudrait pas, et, tant qu'elle serait éternelle, elle pourrait le dépasser, atteindre Gotham qu'il le veuille ou non, et lui planter un couteau dans le dos. Mais elle, le tuerait elle ? Aucun des deux ne se résolvait à mettre l'autre à terre une bonne fois pour toute, mais la suite des évenements pourrait bien être le déclencheur qui allait enfin conclure l'histoire. Ou bien la faire renaître, sous un autre jour.
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MessageSujet: Re: Le passé ne t'oublie jamais [Talia Al Ghul]   Mer 10 Avr - 23:12

(HJ/ Désolé pour le retard et bravo pour le post. /HJ)

"Plutôt mourir en héros que vivre pour devenir le vilain."

Cette maxime me brûle les lèvres : je la prononce sans même m'en rendre compte, et surtout sans me rappeler mon origine. Mon regard sombre demeure fixé sur Talia, dont j'ai écouté sans réagir le long discours moralisateur ; il ne m'a pas convaincu, il a simplement renforcé ma détermination à suivre ma voie et à me détourner d'elle.

"Et tu vis depuis bien trop longtemps pour te considérer comme une héroïne."

La pique est dure mais juste. Les paroles de celle que j'ai un jour cru aimer me confirment que son esprit s'est envolé, rongé par les multiples séjours dans des Puits de Lazare nocifs et destructeurs. Jadis, je pensais pouvoir la sauver, la retirer de ce cycle néfaste, mais je sais maintenant que je me trompais ; je ne peux plus rien pour elle.

"Ton père et toi abusez de processus de résurrection depuis trop longtemps : vous vous considérez comme des élus, vous êtes persuadé que votre âge vous apporte connaissance, pouvoir et légitimité. Il fut un jour où Ra' Al Ghul voulait changer le monde, faire tomber les despotes et apporter la paix et la sérénité à l'Humanité ; ce jour n'est plus. Ton père est devenu ce qu'il combattait, et tu es devenue ton père."

Je brise l'immobilisme de notre conversation en me déplaçant lentement sur le côté. Les yeux blanchâtres de mon masque continuent de l'observer, ma mâchoire serrée par la colère qui déchire mon coeur.

"Je suis conscient que je disparaîtrais avant d'avoir atteint mon objectif. Je suis conscient que mon combat est sans fin - mais ça ne veut pas dire que je ne dois pas le mener. Je refuse de céder aux sirènes de la facilité, je refuse de m'abandonner à la violence, aux meurtres et au despotisme parce qu'il est plus simple d'affronter mes ennemis en les soumettant à ma loi."

Je renforce la prise de mes doigts dans mes gants en cuir, choisissant bien mes mots pour libérer enfin ce que je pense depuis plusieurs années, et que je n'ai jamais avoué - à Talia ou à moi-même.

"Je ne peux pas te dire que tu me déçois, Talia : tu suis, simplement, la voie que ton père a tracé à ta naissance. Tu ne démontres aucune originalité, aucune individualité, aucune personnalité ; tu es la fille de ton père, et je ne te laisserai pas continuer."

Un léger soupir s'échappe de mes lèvres. Même si c'est dur, c'est une libération.

"Pars. Ne reviens jamais. Prie pour ne jamais recroiser ma route. Et peut-être que tu pourras mener une existence agréable."

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MessageSujet: Re: Le passé ne t'oublie jamais [Talia Al Ghul]   Dim 14 Avr - 14:40

Quelque chose gronda, et Talia se demanda subrepticement si il s'agissait du Démon, blessé, ou de sa propre âme, déchirée. Elle sentit son passé, les vingt dernières années, qui, bien que frappées au coeur, remuaient encore au fond de son esprit, comme pour trouver dans les mots de Bruce un échappatoire, une raison à leur brutal décès, ou, au moins, la certitude de n'avoir pas été totalement inutiles. Mais en vain. Elle se sentit, dans le même instant, traversée par une lame, la seule qu'elle n'ait su éviter, et se confondit vite entre plusieurs réactions viscérales : tel un serpent sur lequel on aurait marché, elle brûla soudain de se relever brusquement et de frapper, déchargeant dans son venin mortel toute la rage qu'elle contenait. Mais d'autres parties d'elle préféraient aller se cacher sous un rocher, s'y recroqueviller et se faire toute petite jusqu'à la fin de son éternelle existence, et même après, tandis que d'autres encore, fidèles au rôle que Talia jouait depuis quelques temps, préféraient jouer la carte de l'indifférence et laisser l'attaque glisser sur elle, sans réagir, voir Batman disparaître et enterrer son souvenir, stoîque, loin des problèmes que lui causaient passions et humanité. Elle ne sut laquelle choisir, et, une nouvelle fois, resta silencieuse devant Batman mais cette fois, elle bougea. Ignorant la direction dans laquelle Batman lui demandait de disparaître, elle contourna le chevalier noir, en prenant ses distances, et rouvrit la fenêtre, les doigts tremblants, mais un maintien sûr. Elle savait pourtant que Batman allait se rendre compte de ses frissons, qu'il le veuille ou non, il avait beaucoup appris auprès de la Ligue, et la Ligue enseigne que le détail est important, il est le chemin qui mène à la vérité.

Talia se retourna vers son ancien amant, et ouvrit la bouche pour dire quelque chose. Elle était consternée. Consternée de voir que Batman, censément le plus grand détective du monde, avait rejeté les arguments et le discours de Talia, sans raison, en geignant simplement que Ra's Al Ghul était un méchant, et donc Talia aussi, et que les puits de Lazare l'avaient rendu folle. Elle ne voyait pas la moindre trace de folie dans ses dires, dans ses propositions, et, n'ayant encore vécue que quarante ans, avait traversé beaucoup moins de lave miraculeuse que son père, mais Bruce était borné, totalement accroché à ses idées et elle comprit qu'il n'en changerait plus. Il n'avait probablement pas écouté un traître mot de ce qu'elle avait dit, ni réfléchi à ses implications et à sa véritable place dans cette ville, encore moins à ses pouvoirs devant la Ligue et sa maîtresse. Il était venu avec une idée fixe, et elle ne l'en délogerait pas. L'idée fixe, balle creuse, très creuse, mais balle précise, venait de s'engouffrer dans le coeur de vingt ans de partenariat et de guerre commune, et de les démonter à jamais, reniant tout ce que Talia et Batman avaient été. Peut être avait il peur, si Talia accédait à la mairie, de ne plus avoir le rôle principal. Peut être les origines de son comportement étaient elles plus nombreuses, plus anciennes, moins compréhensibles. Peut être cotoyait il tant les tarés et les tueurs qu'il en voyait de partout, et que sa confiance n'allait plus qu'à ce qui portait un slip vert ou une cape violette. Peut être, malgré le schisme de la Ligue et la guerre que Talia avait mené pour mettre fin au règne de son père, ne voyait il dans Talia Al'Ghul que la deuxième partie du nom, l'héritage d'un monstre qui avait manqué ces dernières années, mais beaucoup frappé la décénnie passée. Peut être que peut être. En tout cas, tout était fini. D'un côté, Talia avait perdu son point faible, qui l'empêchait de se concentrer toute entière dans les plans du Démon et d'aider véritablement l'humanité. Si elle oubliait Bruce, celui-ci la fuyant, plus rien ne la séparerait de ses rêves et de ceux de la Ligue que quelques humains et des jeunes justiciers, chiens de paille dont elle n'avait aucune crainte. Il fallait se cacher sa peine, et avancer puisqu'on lui ordonnait de reculer et qu'elle n'avait pas pour philosophie de se laisser commander.

Talia rejoignit ses lêvres, n'ayant plus rien à dire. Il n'était pas vraiment utile de répondre au caprice de la chauve souris, il ne la toucherait pas. Batman ne pouvait pas prouver que la candidate à la mairie était aussi une criminelle, et elle veillait à ce que Bruce Wayne ne le puisse pas non plus, et s'il essayait de s'en prendre à elle physiquement, elle était prête. C'était donc fini. Talia détourna son regard du chevalier noir et frappa contre le mur, une fois. La porte s'ouvrit instantanément et les gardes qui se cachaient derrière, et tentaient d'écouter, se mirent aussitôt à braquer Bruce de leurs canons. Toujours sans le regarder, Talia entreprit de sortir, et murmura :

- Ra's Al Ghul est mort. J'ai pris mes dispositions pour qu'il ne revienne plus, et s'il y parvient, il le regrettera. Libre à toi de te battre contre son souvenir, Batman. Pendant ce temps, je compte bien me battre contre le mal qui empoisonne Gotham, à tes pieds et que tu n'ose jamais piétiner. Seule.

En effet, c'était le mot. A force d'être seule, on finit libre. Désespérement libre. C'est pire lorsqu'on hérite de cette liberté désespérée pour toute une éternité. Talia n'avait rien d'important à cacher au QG de sa candidature, et demanda aux hommes qui se tenaient au pied du Ritz de garder les environs, des supervilains ou des justiciers illégaux pouvant tenter de s'engouffrer, puis elle se retira dans une chambre, mobilisa la sécurité pour être certaine que le Batman avait bien été chassé, et verouilla la porte au cas où il ne l'avait pas été. Puis elle sortit d'un tiroir la demi-face de squelette qui consistait son seul mais efficace masque pour le Léviathan, et passa plusieurs minutes à trouver le moyen d'avoir une conversation sécurisée, isolée et discrète avec le huitième étage d'un building en désaffection, puis elle s'adressa à ses hommes, presque étourdie par l'ampleur du mal qui se dégageait de l'autre côté de sa ligne. Elle les avertit que le Batman était réveillé, puis conclua qu'il était temps de se lever, et de s'occuper de la chauve-souris et de ses alliés. Seul le Léviathan pouvait y parvenir. Enfin, Talia se prépara à passer une longue nuit, une nuit qui allait durer tout le reste de sa vie, et sentit peu à peu la tristesse et la surprise la quitter alors qu'elle regrettait de ne pas pouvoir se purifier d'un bain de lazare, et réinitialiser ses pensées par la lave. Mais elle était trop protégée et trop surveillée pour rejoindre un Puits, ou contacter la Ligue. Il fallait se concentrer sur la Mairie, pour tout oublier. C'était à ça qu'elle prévoyait de passer son mandat. Détruire le souvenir du Batman en recréant un monde à l'image de l'idée qu'elle s'était faite de sa perfection.
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Bats

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MessageSujet: Re: Le passé ne t'oublie jamais [Talia Al Ghul]   Dim 14 Avr - 16:10

Je reste silencieux.

Durant toute la réaction de Talia, durant tout son discours de réponse, je ne lui offre rien. Nul mot ne franchit mes lèvres, nulle émotion ne transparaît sur mon visage. Même si je ne suis pas insensible, même si je subis de plein fouet la réplique de celle que j'ai jadis aimé, je me refuse à lui offrir le moindre élément à utiliser dans la guerre qui s'annonce - oui, nous rentrons en guerre.

Je la regarde disparaître, refermer la porte derrière elle et donner l'ordre tacite à ses hommes d'essayer de me combattre ; elle sait très bien que ça ne servira à rien, mais elle tient à me montrer que nous avons tous deux franchi notre Rubicon. L'amour qui nous unissait jadis, même sous-entendu, même muet, n'est plus.
Ne restent que l'incompréhension, la colère... la haine.

Je la hais.
Parce que je l'aime encore.

Je baisse lentement les yeux, et laisse mes agresseurs porter les premiers coups. Mes poings, mes avant-bras les bloquent par réflexe, avant de projeter mes ennemis au sol. La suite n'est qu'un rêve, une passade : mon esprit est occupé, seul mon corps répond et parvient à vaincre sans grande difficulté ces combattants.

Même s'ils sont doués, je le suis beaucoup plus et je trône désormais au-dessus de corps inconscients et blessés. Et pendant quelques secondes encore, mon regard embrasse toute la scène, toute la pièce, avec ses ténèbres, son vide et son désespoir. Une belle synthèse de mon existence et de ma relation avec Talia.

Sans rien dire, je me détourne et m'approche de la fenêtre, pour disparaître dans la nuit.

Tout est terminé, entre Talia et Bruce.
Et, malheureusement, tout commence entre la Tête de Démon et Batman.

(HJ/ Merci pour ce RP très agréable. /HJ)
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Le passé ne t'oublie jamais [Talia Al Ghul]

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