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Ne manquez pas les deux derniers chapitres de Darkwatch, où s'affronteront Le Chevalier Noir et l'Empereur !

Clash of the Warriors & La Révolte

"Lors d'une rafle de la Ligue des Ombres, la Lignée décide d'intervenir et de massacrer les hommes de Ra's Al Ghul. Les habitants, excédés par la situation, décident de se révolter, avec le support de l'Empereur et ses troupes. Le G.C.P.D est dépassé et les justiciers n'ont d'autre choix que s'en mêler, Batman en tête."

(Petit aperçu des évènements en vidéo ici)


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©Les images utilisées appartiennent à leurs auteurs
©Les bannières ont été crées spécialement pour le forum Gotham City Rpg par Deimos Hellhammer
©Le contexte de ce forum est inspiré du Batverse, arrangé et rédigé par le Staff. Merci de respecter notre travail.




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 Schwarze Sonne (Pv Andrew Blake, pour public avertit)

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MessageSujet: Schwarze Sonne (Pv Andrew Blake, pour public avertit)   Sam 23 Mar - 18:25

Le Docteur Death était confortablement installé dans un canapé rouge carmin. Ses jambes croisées faisaient bouger les deux pans de son manteau en cuir ouvert au rythme de la musique électronique qui noyait la salle en contre-bas. Il admirait la piste de danse qui s'étendait et identifiait tous ceux qui avaient déjà pris leur petite dose. Il suffisait d'attendre les passage de flottement dans les mélodies. Les plus dégingandés qui faisaient gigoter leurs bras comme des déments durant ces cours instants étaient des consommateurs d'héroïne, ceux qui fixaient un point lointain alors qu'ils dansaient et regardaient les filles qui se déhanchaient juste à côté d'eux comme si elles étaient à des kilomètres étaient des accrocs à la résine de Nerwitt. Les autres, ceux qui ne lâchaient pas leurs verre remplit de cachets étaient...

Alors qu'il se riait de cette masse grouillante qui s'oubliait, il fut interrompu par un groupe de jeunes gens. Enfin, trois hommes tremblants et une jeune femme en larme, le tout escorté par deux voyous armés qui n'avaient pas dépassé les vingt ans. Le crime était une vocation qui venait de plus en plus tôt à Gotham. D'un geste nonchalant de la main, il invita les quatre créatures apeurées à prendre place. Les deux délinquants qui les tenaient en joue avaient été intéressés par l'offre de Karl. Un kilo de drogue à revendre et à distribuer sans aucune part à rétrocéder en échange de ce petit groupe d'insignifiants mauvais payeurs. L'argent n'était pas un souci ni un intérêt pour le Docteur Death, il se disait que ce kilo serait de toute façon consommé et faucherait quelques vies au passage. Ce qu'il voulait s'était ne laisser aucun doute sur sa personne. Lorsqu'on venait lui prendre de la marchandise et qu'on lui promettait un paiement, il l'attendait, c'était tout naturel, c'était le pacte après tout.

Celui qui s'était toujours présenté comme le chef de leur petite bande de drogués crut bon de prendre la parole. Il n'était pas rassuré et se demandait même s'il prenait la bonne décision.

- Écoutez Docteur Death, nous savons que nous vous devons de l'argent, mais on... enfin, certains d'entre nous sont encore étudiants et...

Le froissement du manteau de cuir contre le canapé l'interrompit. Les deux gangs noirs se rejoignirent et le masque à gaz se pencha en sa direction. De sa position le jeune homme ne distinguait même pas les yeux derrière les deux fentes vitrées qui reflétaient les lumières du stroboscope. Karl ne dit pas un seul mot, il se demandait ce qu'il allait lui servir comme mensonges éhontés pour sauver sa pauvre vie.

- Cet argent, on peut vous l'avoir mais faut nous laisser du temps monsieur. On vous le promet...

- Ouais, on connaît des gens qui pourront nous aider , compléta un autre devant le désespoir de son ami.

La fraternité, c'était un sentiment si réconfortant en de tels instants, enfin, c'est ce que le Docteur supposa en voyant le premier intervenant reprendre un peu de courage et faire des gestes un peu plus libres. Lui n'avait jamais connu la fraternité, sauf chez les autres. Ses amis passaient et disparaissaient, il n'arrivait pas à s'attacher à eux ni à trouver de l'intérêt dans la compagnie des autres, les femmes à la rigueur prodiguaient à leur manière une attirance, mais rien qui ne pouvait survivre à une nuit. Les deux épaules de Karl se soulevèrent, faisant tinter ses médailles.

- Votre argent ne m'intéresse pas, fit sa voix.

Ses futures victimes se regardèrent les unes les autres. Elles se croyaient sans doute sauvées. Mais comme la gazelle était condamnée par l'appétit des lions, ils étaient condamnées par des appétits de mort. Death se leva d'un seul bond et tandis ses bras.

- Regardez autour de vous, les gens s'amusent, ils se vident la tête et se la remplissent de musique et d'hormones, ils redeviennent les bêtes qu'ils ont toujours été, ils se libèrent de la société qui les conditionne! Demain la plupart ne sauront même plus ce qu'ils ont fait et s'en féliciteront, d'autres se refileront le SIDA et se consumeront avec leurs passions les plus viles, les autres reviendront et ils recommenceront jusqu'à leur mort, ou jusqu'à ce qu'ils fuient les rattrape. Certains rentreront dans les rangs, d'autres préfèreront danser avec la vie. Et moi, je leur prodigue mes soins les plus attentifs pour qu'ils puissent s'adonner à l'extase d'une vie, qu'ils oublient la survie pour vivre plus intensément et sans aucune entrave. Ne vous ai-je pas rendu ce service?

Les têtes hésitantes hochèrent affirmativement. Le gant de Karl se referma sur la gorge du "chef" de la bande.

- En tant que serviteur de votre décadence, j'ai bien le droit à quelques rétributions de mon coté. L'argent est la seule qui semble satisfaire tout le monde, alors c'est naturellement celle que je propose, mais si l'on ne me paie pas dans les temps, je me fais une raison et...

- Écoutez, on...


Avec une violence qu'on ne lui connaissait pas, le Docteur lâcha la gorge de sa victime pour frapper celle qui avait eu l'impudence de le couper. Le gant claqua sèchement et le jeune homme passa par dessus l'accoudoir de son fauteuil.

- Il y a des moments dans la vie où il faut savoir garder le silence, expliqua-t-il comme un professeur devant des étudiants.

Son masque à gaz balaya le groupe pour vérifier que le message était bien passé. Tout ceci était déstabilisant. La jeune femme ne retenait plus ses larmes, le garçon qui lui tenait la main dans une écœurante position de soutient avait le visage qui scrutait le sol. Ils n'étaient rien, absolument rien, il n'était pas logique ni pertinent qu'ils aient recherché les ennuis d'une façon aussi brutale. Ils savaient que Karl les pourchasserait, aucune mauvais payeur ne lui avait jamais échappé. Il secoua la tête.

- Je vous ai vendu une soirée de plaisir avec ma drogue et vous ne me payez pas, alors je vais vous reprendre cette soirée et les intérêts viendront ensuite, déclara-t-il en saisissant le col du chef. Comme tu as été la tête "pensante" de ce groupe, tu seras le premier à prendre tes responsabilités, tu seras l'admirateur de la chute de tes camarades.

Les balbutiements du garçon rendait impossible la distinction d'une phrase articulée. Le Docteur le poussa sur un autre siège. L'un des voyous armés le tint en joue. Karl expliqua alors qu'au moindre geste, l'un de ses genoux partirait rejoindre les mannes de l'Histoire. Il se retourna ensuite vers le second garçon qui venait d'inonder son pantalon avec le contenu de sa vessie. Il l'observa un temps et sortit de son manteau un petit sachet transparent. Dedans reposait une fine poussière verte, semblable à du flocage de modéliste. Il l'ouvrit consciencieusement et en renversa un peu dans le creux de son gant droit. Il entendit la respiration du garçon se couper, il se croyait sans doute intelligent. La botte du docteur se souleva et frappa violemment la cage thoracique du petit malin. Il chassa sur le coup toute l'air de ses poumons et tandis qu'il inspirait par réflexe, Karl jeta sa poudre. La faible créature en inhala une bonne partie. Sa petite nuit de cauchemar commençait.

La spore en question était une perle que la Nature avait mise sur le chemin du Docteur tandis qu'il étudiait avec une équipe de botaniste de l'Université de Gotham. Elle n'était pas mortelle à cause de son cycle de vie trop court pour cela, mais elle avait la fâcheuse tendance à ronger les tissus les plus fragiles, notamment les muqueuses. La victime hurla un moment avant que toute sa gorge ne devienne semblable à un torrent de lave. Ses yeux voulurent pleurer, mais les larmes ne sortirent pas. Il avait reçu un peu de spores dedans. Du sang commença à recouvrir sa cornée. La jeune fille poussa alors un cri en voyant se contorsionner son ami. Elle s'était désignée comme la prochaine victime.

- S'il vous plait, arrêtez! supplia le chef.

Un coup de feu retentit alors qu'il chercha à se lever. L'articulation de son genoux vola en éclat. La balle pénétra la chair, brisa les os, les tendons se coupèrent nets et l'homme s'effondra en hurlant de plus belle. On aurait cru le concours de celui à qui crierait le plus fort, sauf que le deuxième parvint à verser des larmes authentiques et pas des flots de sang. Il frappa sur le sol avec son point pour essayer de canaliser la douleur. La détonation avait fait taire le Disc Jockey. La silhouette de Karl se présenta au petite perron VIP et il se pencha vers la salle qui ne le connaissait que trop bien.

- MusikMeister ? Wo ist die Musik? Den Ton Schnell! (Meistro, où est passée la musique? Le son, vite!)

Et la musique reprit de plus belle, tout le monde oublia le bruit et le cri, la fumée et l'odeur légèrement âcre pour mieux se noyer dans leurs rêves. Son masque se tourna vers la jeune femme. Si son sourire sadique n'avait pas été caché, il les aurait fait sûrement fuir. Il s'avança doucement. C'était le pire moment pour que l'on choisisse de jouer les héros, lui qui avait enfin trouvé de quoi s'amuser avec ses derniers jouets improvisés. Ce fut pourtant le moment où le dernier garçon choisit de se lever. D'un geste de la main Karl calma l'envie d'un voyou armé de lui tirer dessus.

- N'approchez pas, siffla le jeune playboy en serrant ses poings.

Le Docteur regarda derrière lui puis revint à ce visage d'ange qui le défiait du regard. Il soupira comme face à un enfant capricieux. L'on se serait cru dans une représentation d'une légende allemande, le tête à tête entre un héros et son adversaire. Comme de coutume, Karl plongea les mains dans les poches de son long manteau de cuir et resta un temps sans rien dire. Il était intéressant de voir cet espèce de sous-humain s'opposer à lui. Tandis que le jeune garçon le fixait du regard, sa main droite se fraya un chemin dans sa poche trouée pour rejoindre son Berreta.

- De coutume je préfère les méthodes qui font appels à quelques toxines, mais votre pseudo-intervention m'ennuie au plus haut point.

Le bruit du pistolet lui fit se souvenir de tant de bons moments. Pendant la guerre, il avait eu l'ordre d'achever avec son arme les cadavres de ses ennemis à l'agonie. C'était si grisant d'entendre des gens qui râlaient de douleurs le remercier de son geste, parfois juste un regard suffisait, c'était le désespoir d'être brisé par une vie de violence qui les rendait aussi reconnaissants et faibles. Le bruit du cadavre qui touchait le sol coloré de la boîte de nuit le reconnecta très rapidement à la réalité. Il rangea son Berreta sans même regarder sa victime et il saisit au poignet la jeune femme.

- Je suit vraiment navré, j'aurais voulu qu'il voit ce que vous alliez subir, fit-il avec un ton sincère de reproche. Pour supporter cela, je me dis que là où il est, il aura tout le loisir d'admirer votre sort.

Son gant resserra sa prise lorsque le jeune femme en larme chercha à s'enfuir. Son autre main agrippa son chemisier bon marché et l'arracha, emportant son soutient-gorge à la volée. Sa peau nacrée fut alors à la merci de tous les projecteurs de la salle. Sans lui laisser aucune chance, il arracha également le bas de sa tenue, une pauvre jupe lamentable, le haut de ses collants et le string qui protégeait à lui seul l'antre sacrée de cette ignoble créature. Au fil de toute cette violence, Karl en était venu à la haïr, elle, ses compagnons, ses pleurnichements et leur incompréhension, ils étaient stupides, lamentables, ils ne méritaient rien de tout ce que la vie pouvait lui offrir, cette nuit de cauchemar, ils la méritaient parce qu'ils avaient ruiné la sienne.

- Maintenant tu vas faire la connaissance avec de nombreuses personnes qui n'ont qu'une hâte, faire comme toi et tes amis: Vivre et rêver.

- Pitié...


L'éclat de rire de Karl fut ignoble. L'intégralité de la puissance de sa gorge se vida dans cet éclat abominable. Déformé par son vocalisateur, il fit frissonner les deux voyous qui lui avaient servi ces quatre victimes sur un plateau d'argent. Il ne savait pas ce qu'était la pitié, au mieux un mot, vide de sens, complètement absurde, c'était l'ultime rempart des gens pour éviter les ennuis qu'ils se généraient eux-mêmes. Au fond, il refusait lui-même de le comprendre, c'était une idée trop complexe pour sa moralité inexistante. Il était un spectre de mort et de douleur dans une vie ou chacun cherchait avant tout la survie, il était là pour savourer chaque cri, chaque hurlement mais surtout, il était là pour les créer. Sa réponse fut implacable.

- Nein fraulein.

Il descendit les escaliers qui menaient à la piste de danse sans lâcher le poignet de la jeune femme qui se colorait sous le force de l'étreinte. Une fois arrivé en bas, elle chercha à se cacher du regard déjà lubrique de certains danseurs en se protégeant de son dernier bras libre.

- Messieurs! Es ist... pardon, ceci est un humnle cadeau pour votre fidélité à ma petite entreprise.

Il jeta la jeune femme sans aucun ménagement dans le cercle de danseur et se retourna.

- Profitez-en une dernière fois, lança-t-il alors qu'il remontait. Demain elle ne sera plus de ce monde...


Dernière édition par K.Hellfern/Doctor Death le Mer 27 Mar - 21:54, édité 1 fois
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Andrew Blake/L'Artiste

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Date d'Inscription : 29/12/2012
Nombre de Messages : 171
Vous à Gotham : Ancien commissaire de la ville. Possède une double identité en tant que justicier d'Etat sous le nom de l'Artiste et en tant que commissaire sous le nom d'Andrew Blake.
Citations : Chapeau, L'Artiste.

MessageSujet: Re: Schwarze Sonne (Pv Andrew Blake, pour public avertit)   Lun 25 Mar - 3:42

Appartement d'Andrew Blake, Midtown, 2h23 du matin

Du noir, il n'y avait que du noir dans les rêves d'Andrew ces derniers temps. Les nuits trop agitées le forçait à courir un train de vie qui n'était plus de son âge et cela se répercutait sur son état mental. Cette nuit fut une des rares nuits où il n'avait pas dû faire ses rondes dans Gotham, une nouvelle qui lui fit grand plaisir quand elle vint à ses oreilles. Cela devait faire un mois que l'Artiste ne se reposait que pas petit somme dans sa voiture ou dans le bureau des Justiciers d'Etat. Et cette nuit-là, pour une fois qu'il pouvait enfin dormir paisiblement rien ne venait à se tête pour illuminer son sommeil mis à part un grand panorama fait de noir et de silence. La fatigue devait sûrement faire en sorte que tout cela se passe d'un coup, sans aucun souvenir ce qu'il aurait pu rêver mais quel bien ça lui aurait fait à ce vieil homme de pouvoir enfin sortir de la dure réalité et d'imaginer une vie normale de sexagénaire endurci... Un plaisir qui lui était malheureusement refusé mais il n'allait pas en faire tout un plat, il y avait mille fois pire dans la vie.

Alors qu'il était plongé lourdement dans son sommeil, un bruit strident parvint à ses oreilles. Au début, il tourna péniblement la tête dans un état encore endormi, en croyant que tout ceci n'était que le fruit de son imagination mais ce ne fut que pas la suite qu'il se rendit compte que cela ne venait pas de lui mais bien de son appartement. Le bruit s'arrêta cependant après quelques minutes ce qui laissa le temps à Blake de retomber légèrement dans son état de sommeil initial. Ce temps de répit ne fut cependant que très court car il reprit cinq secondes plus tard de plus belle. Blake entrouvrit les yeux, il était assis sur son divan maladroitement, vêtu d'un peignoir, une bouteille de whisky à ses pieds avoisinant un verre renversé qui avait souillé la moquette. Dans le cendrier un cigare à peine commencé avait été déposé, la soirée avaient dû encore être une cuite monumentale pour le vieil homme mais à quoi bon essayer de s'en souvenir, il ne s'en rappellerait jamais de toute manière...

Secoué par ce réveil brutal, il posa sa tête entre ses mains puis sortit un cachet d'aspirine de la petite boite avoisinant sa table de salon. La télévision avait été coupée par chance, d'habitude elle restait allumée quand Blake se mettait dans des états pareils. Lentement, il prit une bouteille d'eau traînant non loin des médicaments et se versa une bonne dose dans le verre traînant par terre qui avait servi auparavant à contenir l'alcool l'ayant rendu ivre. Tout en se rallumant son vieux cigare, Andrew déposa l'aspirine effervescente dans le verre puis commença à se tenir la tempe tout en attendant que le médicament se dissolve dans le précieux liquide.



Une fois certain qu'il ne restait rien de son cachet, il but cul-sec l'eau tout en dessinant une grimace de dégoût sur sa figure. L'aspirine avait toujours eu cette saveur écœurante et horrible qui ne plaisait pas à l'Artiste mais c'était le seul moyen de faire partir vite sa gueule de bois encore fraîche. Tout en prenant une bouffée de fumée venant du cigare, il se leva durement de son fauteuil et se dirigea vers une des tables qui résidait au fond de son appartement, son téléphone était posé dessus et marquait en gros caractère "2 Appels manqués". Il regarda en passant l'heure, il était 2h34 du matin, raté pour la longue nuit reposante apparemment. Blake broncha puis fit la touche rappeler sans même prêter attention à celui qui l'avait dérangé quelques minutes auparavant. Ce ne fut que quand une voix paniquée lui répondit qu'il ouvrit grand les yeux et se rendit compte que ce n'était autre que Georges, son fidèle partenaire à l'armée, qui l'appelait en désespoir de cause.

"Andrew, Andrew mon vieux est-ce que tu es là ? J'ai vraiment besoin de toi c'est urgent je t'en prie !" demanda Georges d’une voix tremblante, quelque chose de grave avait dû se passer pour qu'il soit ainsi. D'habitude Georges était toujours d'un tempérament calme et assuré, cet homme avait toujours aimé le travail bien fait et était extrêmement pointilleux sur les détails. Qu'avait-il dû se produire pour que l'homme le plus droit et performant qu'Andrew ait connu ait à appeler l'Artiste à cette heure.
"Oui, du calme j'ai un mal de crâne pas possible Georges... Bordel t'as vu l'heure, des fois j'aimerais dormir tu sais, j'ai plus toutes mes années devant-moi si tu vois ce que je veux dire..." répondit Blake d’une voix pâteuse, encore fraîche du déversement d'alcool de la veille.
"Génial t'as bu comme un trou en plus, ce n’est pas grave... Bon écoute-moi du mieux que tu peux, ce que je vais te dire est extrêmement sérieux et j'aimerais avoir toute ton attention sur la chose."
"Bah vas-y avant que je me rendorme s'il te plait." répliqua Andrew d'un ton amusé.
"Putain c'est pas drôle Andrew, ma fille a disparu et je pense qu'il va lui arriver des choses horribles si on ne la retrouve pas à temps !" cria Georges au téléphone d’une voix désespérée. Cet homme n'avait jamais haussé la voix de sa vie, ce ne fut que par surprise qu'Andrew éloigna le téléphone de son oreille d'un regard étonné. La situation devait être très grave.

La fille de Georges, la petite Anna, Blake la connaissait depuis qu'elle était née. Il se souvenait l'avoir tenu dans ses bras alors qu'elle était qu'un bébé, c'était presque sa fille au final. Il était son parrain car au baptême, son père avait fait la surprise de demander au prêtre de demander à Andrew s’il acceptait de la prendre pour nièce. Il se souvenait que ce jour-là il portait un beau costume sur mesure pour fêter cela. Quand elle eut cinq ans, ce fut Andrew qui l'emmena pour la première fois au zoo de Gotham, la gamine avait pleuré devant les éléphants en pensant qu'ils allaient marcher dessus. Le vieil homme avait peiné à la calmer d'ailleurs, il avait dû faire son petit numéro de grimaces pour que la petite fille retrouve le sourire. Il se souvenait aussi que c'était lui qui l'avait emmené à son bal de promo, l'adolescente n'avait pas trouvé de copain qui lui convenait malgré sa beauté et était tombé en pleur dans les bras du soldat qui n'avait pas pu refuser son offre. Quelle gêne il avait quand il s'était retrouvé parmi tous ces jeunes puceaux au bras d'un ado de dix-huit ans. Tant de souvenirs qui resurgissaient d'un coup, Andrew ne pouvait pas la laisser tomber maintenant, même si avec son assurance de jeune femme de vingt-quatre ans elle ne prenait plus beaucoup de nouvelles de son parrain.

"Qu'est-ce qu'il se passe ?" demanda brusquement l'Artiste.
"Ça a commencé il y a quelques mois de cela, elle a commencé à fréquenter un garçon, un drôle de type d'ailleurs." expliqua avec peine le père. "Je le trouvais louche donc j'ai fait quelques recherches sur lui, tu me connais. Il était fiché au GCPD pour vente de drogue ainsi qu'à l'admission du Gotham Hospital pour overdose. Énervé, j'ai été lui demandé d'arrêter de le fréquenter en lui expliquant pourquoi et bizarrement elle a accepté. Elle continuait ses sorties en disant qu'elle allait chez sa meilleure amie, ce que je croyais bêtement mais en fait il n'en était rien. Récemment elle était d'ailleurs venue me demander pour lui donner de l'argent comme quoi "elle devait réparer sa voiture qui avait un défaut. C'est une chose que bien entendu je n'ai pas cru car elle était quasi neuve et c'était une des meilleures du marché d'après le vendeur. J'ai refusé et elle a piqué une crise dans la maison auprès de ma femme et moi puis elle est partie en nous insultant. Je n'ai pas compris sur le coup mais je savais que quelque chose de louche s'était passé. Un soir je l'ai donc suivie discrètement et je l'ai trouvée près d'une boite de nuit de Blüdhaven, je me suis dit que c'était normal pour une jeune fille d'aller en boite de nuit mais d'habitude elle rentrait au plus tard pour une heure du matin... Cette nuit, elle n'est toujours pas rentrée et je me fais un sang d'encre pour elle, cette boite a une très mauvaise réputation..."
"Pourquoi tu n'y as pas mis fin plus tôt Georges ? Bordel je te croyais plus intelligent que ça !' gueula Andrew au téléphone de rage. "Elle se droguait ? Dis-le-moi franchement, tu savais qu'elle se droguait non ? Si moi j'arrive à l'imaginer tu as dû y penser des centaines de fois !"
"Oui je savais qu'elle se droguait mais avec l'aide d'un médecin nous avions réussi à la sevrer il y a un mois, je ne pensais pas qu'elle avait recommencé..." s'excusa platement Georges.
"Je te pensais pas aussi négligeant, tu me déçois sur ce coup-là..."
"JE SAIS PUTAIN MAIS TU VEUX QUE JE FASSE QUOI ? C'EST MA FILLE JE NE PEUX PAS L'ENFERMER EN PRISON BORDEL ! TU LE SAURAIS SI LA TIENNE NE T'AVAIT PAS QUITTE !" cria Georges, exaspéré par les critiques de son ancien ami. "Je te demande ton aide pour une fois, d'habitude c'est l'inverse ! Tu me dois ça !"
"Te devoir quelque chose ? C'est ma nièce, MERDE À LA FIN ! Je m'en occupe, laisse-moi une heure le temps d'arriver là-bas et je t'appelle dès que j'ai des nouvelles." dit brutalement Blake en raccrochant fermement le téléphone.

Il se dirigea hâtivement vers la salle de bain où il se décrassa vite fait de la sueur du sommeil puis se mit à marcher vers son armoire. Il l'ouvrit, dévoilant les nombreux vêtements et costumes qu'il avait l'habitude de porter. Cependant il passa sa main au travers de tout cela et activa un petit loquet qui permettait de bouger la plaque en bois à l'arrière de l'armoire. D'un geste net, il tira vers lui et la plaque bougea soudainement. Derrière se trouvait l'armure de l'Artiste ainsi que tout son armement. Il s'habilla rapidement puis s'empara de ses fusils, son couteau, son fusil à pompe et son fusil d'assaut. Il descendit les escaliers le plus rapidement qu'il le pouvait, à cette heure personne ne se trouvait dans l'immeuble. Une fois dans sa voiture, il alluma le contact puis se dirigea activement vers la boite de nuit désignée.

Boite de nuit de Blüdhaven, 3h40 du matin

Andrew se gara non loin de la boite de nuit, dans un recoin crasseux de la ruelle servant de parking au lieu de débauche. Il claqua fermement la portière puis se dirigea armé jusqu'aux dents vers l'entrée du bâtiment. Il était gardé par deux molosses, le premier avait une tête de combattant et son visage était marqué de plusieurs cicatrices tandis que l'autre devait sûrement être nouveau vu son allure de garde du corps mal foutu qu'on lui avait enseigné. Blake s'approcha et se mit face aux deux hommes qui le fixèrent attentivement sans pour autant être impressionné par l'armement ou la carrure du vieil homme. L'un deux cracha même au pied du justicier en signe de provocation dans le but de lui montrer qu'il n'avait rien à faire ici. Andrew ne sourit même pas, il était trop préoccupé par le destin de sa nièce. Tout en bougeant sa botte de la coulée de salive traînant au sol, il fixa le balafré droit dans les yeux et l'ordonna :

"Justicier d'Etat, j'ai pour ordre de venir fouiller cet endroit dans la but de trouver une jeune fille ayant disparue. Laissez-moi passer ou je devrai user de la force pour entrer."
"T'as aucun pouvoir ici, connard" répondit le deuxième. "Tu sais même pas qui il y a dans cette boite de nuit, il va te déchirer la gueule si t'oses mettre un pas là-dedans ! Fous le camp tant qu'il est encore temps."
"Je vois."

Le ton calme d'Andrew laissait prédire qu'il n'allait pas en rester là. Le plus ancien des deux videurs s'en rendit compte tout de suite et essaya d'attaquer le premier, son coup de poing fut facilement arrêté par l'Artiste qui en profita pour le jeter par terre tandis qu'il commençait à matraquer de coups de poing son acolyte. L'autre était apparemment surpris et encaissa trois bonnes mandales avant d'essayer de répliquer d'un coup de pied mal placé. Andrew en profita pour s'emparer habilement de la jambe de l'homme et pour porter un coup de coude fulgurant dans le genoux de l'homme ce qui eut pour effet de complètement ouvrir la peau et de laisser passer l'os cassé à travers le membre. Un cri de douleur sortit de la bouche du pauvre gars qui se tenait la jambe comme si sa vie en dépendait tandis que son ami se relevait à peine. L'autre ne prêta pas attention à la situation de son partenaire et attaqua de plus belle le justicier qui esquiva habilement les plusieurs coups déchaînés de son opposant. Il entrevit une faille dans les gestes de l'homme et bloqua d'un coup ses deux bras puis attrapa la tête de l'homme. Andrew commença à envoyer la tête de l'homme brutalement dans le mur de la boite de nuit à plusieurs reprises, au final le videur tomba évanoui tout en laissant une énorme masse de sang sur son visage. Blake le jeta par terre puis cracha dessus en guise de retour à ce que ces deux hommes avaient osé faire plus tôt.

D'un coup de pied, il défonça la porte du club et ce fut alors qu'il tomba sur le vrai sens du mot débauche. En face de lui se trouvaient plusieurs drogués qui frottaient les murs sans savoir pourquoi, c'était de la pure déchéance. Certains autres tendaient les bras vers le ciel tel des prophètes en criant des mots sans significations alors d'autres rampaient par terre dans leur vomi tout en convulsant légèrement. L'Artiste essaya d'avancer dans la foule de dégénéré mais il fut dérangé par l'un des drogués qui commença à toucher son visage d'un air ébahit. Blake le poussa furieusement, l'homme recula de plusieurs pas avant de se faire renverser par le corps d'un des hommes qui gisait par terre. Trop, ce fut trop pour le vieil homme qui sortit son fusil et commença à tirer vers le plafond. Après trois tirs, le silence commença à prendre part dans la pièce et Andrew put en profiter pour faire passer son message.


"QU'ON ME RENDE LA PUTAIN DE FILLE QUE VOUS AVEZ PRISE OU JE VOUS JURE QUE JE FAIS PETER CET ENDROIT DE PART EN PART BANDE DE DÉGÉNÉRÉS ! CECI EST UN ORDRE PROVENANT DE LA MAIRIE ELLE MÊME, SI VOUS N'ACCEPTEZ PAS LES TERMES JE ME VERRAI OBLIGER D'UTILISER LA FORCE !"

Il finit sa phrase tout en dégainant son fusil à pompe, c'était toujours plus facile de tirer dans la foule avec ce genre d'arme. Peut-être que tous ces malades allaient lui sauter dessus frénétiquement ou peut-être allaient-ils essayer de fuir tout bêtement, rien n'était sûr dorénavant. Sa nièce n'était toujours pas en vue ou peut-être était-elle cachée par la foule ou peut-être était-il trop tard ?

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MessageSujet: Re: Schwarze Sonne (Pv Andrew Blake, pour public avertit)   Mer 27 Mar - 20:07

La musique était vomie par d'immenses enceintes disposées dans différents endroits de la pièce. Les quelques tables avaient été abandonnées contre les mur du fond, juste sous des lumières vertes et bleues qui rendaient les contenus des verres incolores, quoi de mieux pour dissimuler la mise discrète de drogue dans le verre d'une future conquête? En ce lieu, tout était permis. La piste de danse ressemblait de plus en plus à une vitrine d'automate et la seule touche de gaieté vu du perchoir du Doktor était la jeune fille blonde qui se débattait tandis que ses quatre premiers assaillants baissaient leurs pantalons. Accoudé à la rambarde métallique qui donnait sur l'enfer décadent, Karl ne trouvait pas cela aussi amusant que sa cruelle imagination l'avait laissé croire. Une fois les premiers cris de détresse envoyés et les premières gifles de clients particulièrement friand de ce genre de festivité généreusement données, le tableau était monotone. Presque répétitif. Ses cris allaient-ils changer dans quelques instants? Alors que deux drogués lui écartaient dangereusement les jambes, le Docteur se retourna vers l'origine de gémissements incongrus.

C'était d'un ennui mortel... le petit chef de la minable bande, encore au sol, pleurait et regardait son camarade souffrir tout en entendant les cris déformées de la jeune femme en bas. Ses cris avaient d'ailleurs changé, nota-t-il. Il se retourna de nouveau un instant après avoir entendu une plainte qui n'avait rien de féminin, il semblait qu'elle avait encore du répondant. Un pauvre drogué était recroquevillé sur le sol en se tenant la tête. Certains autres spectateurs commentèrent en disant "Joli coup....de...tête...". Karl pencha la sienne pour se demander pourquoi certaines personnes prenaient du plaisir à ce genre de choses. Il avait au moins le mérite d'avoir essayé, mais la cruauté pour de la cruauté n'était pas pour lui. Ce qu'il voulait, c'était bien naturellement se divertir, et par conséquent les voir mourir. Il s'agenouilla à côté du jeune homme atteint par ses spores et tourna son visage boursoufflé. Il ne s'attendait pas à cette étrange réaction.

- Ton ami est-il allergique?

Le jeune homme au sol sous le coup de la question incongrue ne répondit pas tout de suite. L'individu armé qui se tenait encore derrière l'encouragea en lui écrasant le genoux. Son hurlement difforme délia sa langue.

- Oui...oui...il est allergique au pollen.

- Fascinant, compléta le Docteur en ouvrant la bouche du jeune homme comme s'il n'était qu'un vulgaire cobaye.

A l'intérieur de celle-ci, les espaces les plus sensibles aux échanges sanguins avaient enflé et se coloraient de violet. Voilà qui relevait le niveau de... Un jeune homme à l'esprit encore un minimum vif monta les escaliers quatre par quatre et s'arrêta, essoufflé, devant le Docteur, ses bras montraient l'autre bout de la pièce.

- Y'a un gars qui vient faire du grabuge!

- Was?
s'étonna Karl en se relevant.

- Enfin, y vient chercher des noises si vous préférez! insista l'autre en s'énervant.

- Ich weiss, dass "grabuge" Ärger debeutet, Arschloch! (Je sais que "grabuge" signifie grabuge abruti!)

Le ton du Docteur ne laissait pas de place à la réplique. En dessous d'eux retentirent alors trois coups de feu. Enfin une attraction venait rompre la monotonie de cette soirée. La piste de danse s'immobilisa lentement, l'inertie de la drogue n'aidant pas à une assimilation optimale des évènements. Le DJ cessa également. Régna un temps le silence... Un autre ennemi de Death. Il aimait ce bruit si protecteur qui enveloppait l'air et accélérait le coeur, il aimait les vibrations qui secouaient les êtres et les rendaient encore plus réceptifs à ses composés. Mais le silence était un ennemi d'une rare pugnacité, il laissait les gens face à eux-mêmes, il offrait toute latitude à l'esprit pour réfléchir et par conséquent, refuser...

Une voix retentit. Pas le genre que l'on s'attendait à entendre ici. Et surtout, quel panache! Karl peina un instant à croire qu'un agent de la municipalité puisse se perdre dans cette antre. En pleine période électorale on l'aurait plutôt imaginé protéger Midtown ou la mairie. Son "messager" de fortune tremblait, il ne savait plus quoi faire, ses pensées avaient été percutées par la réponse de son supérieur, et les coups de feu les avaient définitivement achevées. Death s'approcha de nouveau de la rambarde et regarda le spectacle désolant. Une partie observait hagarde la silhouette qui venait de faire irruption dans leur soirée, quant à l'autre, elle observait le perron. L'individu n'était pas totalement inconnu à Karl, il était sûr de l'avoir déjà vu dans les journaux. Cela n'avait cependant pas beaucoup d'importance, mais l'esprit à cela pour lui d'aimer les certitudes. Il laissa un temps à toute la foule de digérer le message particulièrement concis du Justicier d'Etat.

- Herr Oberrichter! Wilkommen!(Cher Justicier! Bienvenu!) fit-il de son altitude. Ravi de voir que notre mairie ne s'impose aucune limite! Aber (Mais), je me permet de vous signaler que Blüdhaven n'est pas Gotham City et que par conséquent, vous n'avez ici keine Macht! Aucun pouvoir.

Il laissa un temps avant de reprendre.

- Je prend bonne note de vos revendications, Herr Oberrichter et je les comprend, c'est ici une soirée non privée et nous serions ravi de vous restituer votre bien pour que nous puissions continuer. Cependant il y a ici un certains nombre de jeunes femmes et je suis persuadé que vous pouvez nous fournir une description plus complète de...

La jeune femme blonde encore tenue par trois délinquants se débattit de plus belle et hurla.

- A l'aide!! Aidez-moi!

- Pardonnez le dérangement, fit-il en ordonnant d'un signe de la main qu'on remonte la jeune femme jusqu'à son salon.

Les voyous commencèrent à la violenter pour qu'elle grimpe dans les escaliers. Alors qu'ils entamaient à peine leur progression, Karl redirigea son attention sur son invité surprise, qui, il n'en doutait pas, deviendrait probablement un adversaire.

- Maintenant que le calme est de nouveau parmi nous, pouvez-vous nous en dire un peu plus?

Derrière son masque à gaz noir, le docteur exultait, le silence malgré sa lourdeur était tout entier rattrapé par cette visite incongrue. Voir une silhouette bâtie comme une armoire à glace mais montrant des signes cliniques évidents de vieillesse était plutôt drôle. Ses cheveux tout d'abord, puis la disposition de ses muscles et leur apparente consistance. Il adorerait voir le blanc de ses yeux pour en savoir plus, mais il préférait pour l'heure conserver une horde de drogués prêts à se sacrifier pour une bonne dose plutôt que d'avoir un face à face sans savoir comment il réagissait. Il lui faisait penser à une sorte de chien sauvage, personne ne pouvait réellement prévoir ce qu'il ferait. A côté de Karl, le chef de la petite bande râla un appel à l'aide aussi pathétique que son sort.

- Pitié...

La botte de Karl le réduisit au silence. Quelle impolitesse de venir ainsi perturber une discussion entre gens civilisés. Après un pareil coup, le Justicier viendrait sûrement à lui causer quelques ennuis, mieux valait prévenir que guérir avec un type qui faisait la une des journaux pour avoir mis à l'hôpital le fils de l'un des hommes les plus influents de la ville.

- Comprenez que ce que je vais dire est pour votre propre bien Herr Oberricht. Je me dois de vous prévenir que si vous faites un geste de plus, je donne 10 kilos de la drogue la plus pure à celui ou ceux qui vous mettent hors d'état de nuire, mais je suis sûr que vous serez quelqu'un de raisonnable et que vous resterez là où vous êtes. Nous disions donc, une jeune femme.

Sur toute la piste les esprits les moins embrumés et qui ne riaient pas en essayant d'attraper les papillons invisibles observaient avec attention les gestes du Justicier. Au fond de lui, Karl espérait que son adversaire fasse fi de ses menaces et provoque un bain de sang qui agrémenterait cette soirée à merveille...

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Andrew Blake/L'Artiste

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Vous à Gotham : Ancien commissaire de la ville. Possède une double identité en tant que justicier d'Etat sous le nom de l'Artiste et en tant que commissaire sous le nom d'Andrew Blake.
Citations : Chapeau, L'Artiste.

MessageSujet: Re: Schwarze Sonne (Pv Andrew Blake, pour public avertit)   Jeu 28 Mar - 17:47

La plupart des regards furent immédiatement braqués sur lui, on aurait dit une horde de loups n'attendant que l'ordre du chef de meute pour sauter sur le justicier. Ce ne fut qu'après quelques instants que le vrai dirigeant pointa le bout de son nez, habillement retranché derrière son estrade à l'étage. Un genre de dégénéré complètement lubrique se dévoila aux yeux de l'Artiste. Cet homme portait un étrange masque à gaz noir et un manteau comme on ne le faisait plus. Du sa position en hauteur, il semblait être le maître d'orchestre, celui qui dirigeait toute la bande de timbrés amassés en bas. Andrew observa avec attention ce qu'il allait lui annoncer mais il gardait d'un œil attentif les fous autour de lui. L'un d'entre eux essaya de s'avancer légèrement vers le justicier mais s'arrêta brusquement quand il entendit Blake armer son fusil à pompe et lui lancer un regard de braise. Il n'y aurait aucune pitié cette nuit-ci, quiconque se placerait sur le chemin d'Andrew serait exterminé sans sommation.

Une voix résonna dans la boîte de nuit dorénavant devenue calme, une voix assurée et confiante contrairement à ce que l'on aurait pu croire. Le docteur lui fit d'abord remarquer qu'il n'était pas dans sa juridiction, chose vraie à laquelle Andrew n'avait pas pensé dans la hâte qui l'avait précipité ici mais peu importe. S’il fallait que Blake devienne un criminel pour sauver sa nièce, il aurait sauté à pieds joints dedans et l'aurait fait avec le plus grand des plaisirs. La mairie de Gotham et ce cher Maximilien pouvaient sûrement le sortir innocent d'un massacre de drogués dans une boite de nuit mal famée après tout. Vint ensuite le temps d'une légère moquerie de la part du masqué, il mentionna plusieurs filles mais Andrew savait pertinemment que cet espèce de criminel savait tout comme lui qui était la personne en question. Alors qu'il allait finir sa phrase, il fut nettement stoppé par le cri d'une femme en détresse. Les quelques personnes réunies devant l'Artiste se retirèrent assez pour laisser entrevoir la chose et ce fut alors que Blake réalisa le cauchemar qui était en train de se réaliser.

Sa nièce était là, à moitié dénudée et peut-être même déjà violée par ces porcs infâmes, en train de se faire tirer comme un animal à l'étage de la boite de nuit. Le cœur de Blake fit un tour sur lui-même à la vue de cette horrible scène. La rage ne faisait que grimper de plus en plus en lui, cet endroit ne semblait pas mieux qu’un antre de la Rome antique où l'on jetait les femmes en pâture aux hommes pour satisfaire leurs besoins. Cette déchéance ne lui donna envie que de commencer à tirer sur le premier en face de lui mais il fallait attendre et réfléchir, ne pas faire de mouvements rapides. Il ne pouvait pas dire à ce timbré que la femme qu'il recherchait était celle-là en question, cela aurait pu donner un moyen de chantage pour le mettre genoux à terre... Il fallait attendre et espérer, faire une diversion pour détourner l'attention de tout le monde de sa pauvre nièce.

Une fois la fille hors de vue, le docteur menaça de la pire des façons le justicier. Il ne s'en prit pas à lui directement mais usa d'un moyen beaucoup plus facile pour l'empêcher d'atteindre son but. La gourmandise devait être le péché le plus important parmi ces dingues, l'envie d'avoir toujours plus de drogues, de la consommer et d'être dans un état de rêve constant. La promesse des dix kilos de substances réveilla l'appétit insatiable de la moitié de la boîte de nuit. Blake commença à sentir les choses devenir tendues quand il observa une grande partie des personnes s'approcher de lui, bavant presque sous l'appât du gain.


"Peut-être que cela n'est pas ma juridiction, mon cher Fritz, mais il n'empêche qu'enlever une Gothamite me permet sûrement d'intervenir dans la votre. Mais je dois vous avouer une chose, je ne suis pas du tout venu ici pour parler de droits ni même tomber dans votre petit jeu de mots habile. J'ai demandé quelque chose et j'espère bien l'avoir ! Si le choix de vos clients est de me sauter férocement dessus pour pouvoir consommer votre produit infâme tel est leur choix mais autant vous dire que je ne suis pas un justicier aussi miséricordieux que le Batman." répondit-il calmement à l'individu, pour ne pas montrer ses signes d'inquiétudes.

Andrew recula d'un pas, ce qui lui permettait d'avoir plus d'espace par rapport au groupe amassé devant lui. D'un regard discret, il regarda le nombre de munitions dans le fusil à pompe, il y en avait exactement six. Après avoir refermé le chargeur de l'arme, il esquissa un sourire sur ses lèvres, peut-être était-ce sa dernière action dans ce monde ? Quelle ironie de devoir mourir dans un lieu aussi médiocre que celui-ci... Mais cela n'était pas grave, il avait été endurci à la mort, il lui souriait, il lui crachait dessus.

"Et puis au fait, au lieu de m'appeler Herr obermachin... Vous pouvez tout simplement m'appeler l'Artiste." conclut-t-il le regard hagard montrant qu'il ne se laisserait pas faire.

Dès que le dernier son sortit de sa bouche, il retourne habillement le fusil et mit la crosse en avant. D'un geste fort et net, il envoya directement le manche droit dans la tête du premier homme en face de lui. Le pauvre bougre n'eut même pas le temps de voir la chose venir qu'il avait déjà cogné le sol. Dans sa chute involontaire, trois de ses dents s'envolèrent avec un filet de sang et retombèrent par terre aux pieds d'Andrew. On put entendre un râle de douleur émané du gars avant qu'il ne tombe dans le coma suite au terrible coup reçut. Alors que tout cela ne s'était passé qu'en moins de cinq secondes, tout semblait avoir pris des proportions énormes. Blake regarda presque au ralentit l'énorme masse tomber par terre dans un "sbaff" puis refixa les visages de la dizaine d'autres fous prêt à se jeter sur lui. Il avait enclenché l'engrenage infernal, dorénavant tout devenait simple : tuer ou être tué.

Sincèrement, Andrew s'attendait à ce que la plupart des drogués ne viennent pas à sa rencontre et ne fasse mur devant lui que pour bluffer mais il n'en était que tout autre. Ces fanatiques arrivaient en masse, criant comme des zoulous. Ils étaient trop pour les gérer au corps à corps et limiter les pertes, l'Artiste retourna le canon du fusil dans la foule et se décida d'appuyer sur la gâchette. En quelques instants, une multitude de petits éclats de métaux sortirent du gros tube et allèrent s'enfoncer dans les corps fragiles et chétifs de trois mecs placés en première ligne. Celui du milieu fut le plus touché, il reçut même un projectile dans le cou qui provoqua une énorme mare de sang au sol après son écroulement. Les deux autres prirent divers éclats dans le torse et tombèrent sous la douleur, cependant il ne devait pas être mort ou du moins pas encore. La foule s'empressa de courir sur le corps de leurs anciens amis encore vivants, les écrasant de part en part sans aucune once de compassion pour eux.

Un autre coup de feu retentit, il toucha de plein fouet un homme qui s'avançait de trop prêt, son torse fut littéralement déchiqueté par l'impact et divers morceaux de chair partirent s'étaler sur les murs de la salle. Le visage d'Andrew eut aussi droit à son lot d'hémoglobine mais fut rapidement nettoyé par un passage de main. D'habitude la plupart des opposants auraient déjà rebroussé chemin devant autant de violence mais il n'en était rien. Blake avait déjà connu ça au Vietnam, les milliers de villageois se battant bec et ongles pour leur patrie, ils avaient encore un minimum d'honneur mais tous ces zombies devant lui n'en avait aucun, c'était presque si l'on pouvait les qualifier d'humain.


"RECULEZ OU JE CONTINUE À TIRER" beugla l'Artiste en face de la foule pour essayer de la raisonner. À son grand désespoir, cela eut l'effet inverse et la troupe redoubla d'ardeur face au justicier.

La scène ressemblait à un de ses films d'horreur où les vagues ne cessent d'arriver en grand nombres sans aucune raison. Il n'y avait plus rien à faire, Andrew était acculé par le nombre de personnes se ruant sur lui. Il se résigna à faire usage de la brutalité la plus extrême pour retrouver une situation tenable. Les quatre dernières munitions de fusil à pompe partirent à la chaîne dans le tas de drogués. C'était une hécatombe sans nom, des bras se déchirèrent ainsi que des mains tandis que d'autres personnes tombaient mortes instantanément par terre. En quelques secondes, huit gars tombèrent parmi les assaillants. Voyant le désastre, quelques-uns commencèrent à raisonner et à reculer légèrement, souvent couverts du sang de leurs défunts amis ou alliés. Profitant de ce léger moment de calme, l'Artiste lança un regard droit vers Karl qui semblait apprécier le spectacle. Son tour viendrait, ce n'était qu'une question de temps.



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MessageSujet: Re: Schwarze Sonne (Pv Andrew Blake, pour public avertit)   Sam 30 Mar - 12:45

Le Masque a gaz conservait autant la vie que les émotions. Ni son regard pétillant d'une soif de sang, ni son sourire de satisfaction égocentrique ne transparaissaient. L'atmosphère du bar était totalement retombée. La musique, première victime de cette soirée, n'allait pas revenir, le discours du Justicier l'annonçait clairement. L'on pourrait presque croire que les drogués, complètement obnubilés par l'offre de leur hôte, avaient arrêté de respirer. Mieux que cela, leur position de vautour décharnés en quête d'un repas salvateur rendait le silence lourd de menaces. Sinistre immobilité qui laissait présager un massacre. Le Justicier fut vaillant, ne montrant pas un seul signe d'inquiétude, fort d'une espèce d'assurance très surprenante, du genre que l'on retrouvait normalement sur le champ de bataille. Combien de soldats avait-il vu dans cette étrange posture, alors que les combats faisaient rages où s'annonçaient, l'œil tellement vague, ne parvenant plus à fixer le temps au delà de deux minutes? Comme il regrettait de ne pouvoir distinguer mieux les yeux du Justiciers. Il devait avoir cette même lueur, cette flamme éternelle qui annonçait un destin tragique.

Cet homme était franchement divertissant. Certes, il l'avait appelé "Fritz", mais Karl n'était pas du genre à s'en offusquer. Depuis bien longtemps il s'était fait à cette idée que l'Amérique n'était en aucun cas reflétée dans ses petites valeurs, mais bien dans la bouche de ses citoyens. En tant que spécialiste il avait été accepté grâce à ses connaissances, mais hors des instituts, il avait toujours ressentit les tensions que créait son accent et ses petits réflexes linguistiques. Le corps pouvait quitter la terre et traverser les frontières, mais quoi que l'on fasse le cœur restait en partie dans sa nation. Il ne cesserait jamais d'être allemand mais pouvait comprendre que des gens fassent souvent de sinistre amalgame avec son Histoire complexe. Cet homme en bas, malgré ses muscles et l'apparente force morale qu'il conduisait, restait un américain étroit et perdu dans des préjugés qui pourraient lui être fatals.

Un point faible de la cuirasse? La colère aveuglait, elle précipitait généralement son hôte dans l'erreur. Karl aurait aimé un jour de sa vie ressentir de la colère, mais le NKV qu'il s'injectait tous les deux jours semblait avoir dérégler les fonctions hormonales qui permettait à son organisme de le plonger dans de pareils états. C'était malheureusement aussi la cause de son absence de juste milieu. Pour ressentir quelque chose, son corps devait se saturer lui-même, il ne riait jamais, il éclatait d'un seul tenant, il était tantôt calme, tantôt extatique, incapable de retenu dans la jouissance sadique et la délectation de la Mort. Mais si son organisme se contentait du strict minimum, alors il restait dans l'ennui et ne ressentait rien d'autre qu'un immense vide, il lui fallait alors trouver de quoi occuper son esprit accéléré par le NKV.

Le Justicier se déclara lui-même peu "miséricordieux", cela ne faisait que rajouter à la théorie du Docteur sur la lente agonie de cette ville maudite. Il aurait voulu le retenir, mais son petit gloussement amusé fut trop fort, submergé par l'électricité de l'atmosphère, espérant pourvoir déclencher par ce biais un massacre tant espéré, il s'esclaffa bruyamment. Il ne s'arrêta que lorsque son invité présenta son surnom.

L'Artiste? Quel étrange sobriquet. Mais le Docteur Death n'eut pas le temps de s'attarder sur cette petite révélation que déjà le club se transforma en formidable ring. Comme si l'on venait de jeter une allumette sur une nappe d'huile et d'essence, les gens se mirent à hurler, crier, gesticuler pour parvenir à décrocher leur petits 10 kilos. Les gerbes de sang ainsi que les membres prirent de folles envolées et les cadavres tombaient par poignées. La foule, pourtant si faible et si fragile attaquait le justicier bec et ongle. C'était tellement monumental. Le sol normalement blanc et bleu fut recouvert en moins de cinq minutes par des flots d'hémoglobine. Les lumières festives et hypnotiques prirent des teintes de projecteurs macabres, mettant en relief ce qui n'aurait été qu'un vulgaire massacre. Les pieds des drogués s'enfonçaient dans les chairs calcinées de leurs camarades tombés au sol, les bruits de succions ignobles recouvraient par moment le léger flottement entre deux coups de fusils. C'était grandiose!

Il avait envie depuis son perchoir de hurler à son Musikmesiter de remettre la musique pour agrémenter le tout, mais ce couard était en train de reculer de sa platine. Ses gants se reserrèrent sur la rambarde tandis que l'extase de l'instant envahissait son être. Le bruit de ses gants qui crissaient étaient noyés dans le bruit des détonations et des cris. Toute cette rage et cette terreur! Les gémissements des hommes et des femmes qui tombaient sur le sol, même pas achevés par les décharges de schrapnels, étaient les chœurs d'une sublime mélopée de torture et de mort. Comment pouvait-on rester aussi insensible à pareille beauté?

L'image des monceaux de civils tués par ses toxines à la guerre étaient des tableaux d'une galerie dans laquelle cette soirée allait rentrer. Le meilleur était qu'il n'avait nul besoin de commander pour que le massacre ait lieu, il n'avait eu qu'à attendre! C'est tout du moins ce que l'euphorie lui avait laissé croire à tort. Il semblerait que la bouche du son fusil ait été assez convaincante pour calmer les ardeurs des premières vagues de ses clients. Le regard que lui lança le justicier nourrit d'avantage sa gaieté. C'était un soldat qui ne connaissait que la guerre!

- Ah Herr Oberricht, lança une voix emplit de toute son ivresse, je comprend mieux à présent pourquoi l'on vous appelle L'Artiste. Une de ses mains balaya la désolation morbide des lieux, ne sachant pas exactement quel détail du paysage de Mort et de dévastation serait le plus parlant pour appuyer ses propos. Es ist so Wunderbach! (C'est tellement magnifique!) Regardez-donc votre œuvre, regardez ce chef-d'œuvre! Et rien qu'avec une brassée de balles et une menace? Ha ha ha. J'imagine que vous devez être extrêmement fier de répandre la Justice avec de telles méthodes! Car si j'étais vous, j'en serais so stolz, si fier!

Son rire complètement déformé par son masque à gaz fut un instant le seul bruit qui parvenait à percer les gémissements des victimes de cette première résistance. L'un des voyous armé était remonté en quatrième vitesse avec la jeune femme. Le Docteur la saisit violemment par le bras et lui saisit ensuite le visage avec sa main, comme pour la faire parler malgré elle, tel un vulgaire pantin.

- Regardez-moi ça Fraulein. N'est-ce pas magnifique? C'est l'image de l'avenir de votre ville!

Mais il n'obtint que quelques gémissements de sa part. C'était si prévisible et si lamentable. Elle le fatiguait réellement. Cette dernière venait de voir des choses qui dépassaient de loin sa limite du supportable. Elle eut se mouvement caractéristique de la personne qui s'apprêtait à faire découvrir aux infirmières leur repas digéré. Il la lâcha en la poussant sur le côté. Un geyser brunâtre surgit pour venir s'écraser sur le carré V.I.P de Karl. Il soupira sous son masque et sortit son berreta.

- Je vais vous faire une nouvelle proposition, fit-il en regardant le Justicier, puisque vous avez égayé ma soirée par votre sublime prestation, je vous laisse monter jusqu'ici dans mon petite carré, vous prenez un siège et nous discutons ensemble de la façon dont vous allez récupérer la jeune femme que vous recherchez, si tant est que vous n'avez pas dispersé ses morceaux un peu partout dans cette boîte de nuit. Natürlich, je vous demanderais de monter en gardant vos mains libres et en l'air.

- Mais...mais nos 10 kilos Docteur!!!! s'écria un drogué tremblant, prêt à bondir sur le justicier.

Sans une sommation, Karl pointa son arme avec l'habitude de l'homme qui avait brûlé un nombre incroyable de crânes au nom de la science et tira une balle qui traversa sa gorge. La silhouette frêle retomba quelques centimètres plus loin et se vida lentement de son sang, animée uniquement par ses quelques râles.

- Cette nouvelle proposition n'est pas sujette à négociation, fit-il avec le même ton enjoué. Vos 10 kilos ne sont plus en jeu, sauf s'il vient à poser le pied sur l'escalier avec une arme à la main bien entendu.

Il saisit alors la jeune femme blonde par les cheveux et la jeta hors de vue dans son carré, puis il intima à ses deux gardes du corps improvisés de mettre à côté de son siège ses deux camarades.

- Je vous attendrais ici cher Artiste, bien calmement.

Puis il s'enfonça hors de vue dans son carré, bien calé dans son fauteuil. Il ordonna à ce que l'on mette la jeune femme au sol de telle façon à ce qu'il puisse croiser ses bottes dessus, ce qu'il fit. Ses deux gardes du corps tinrent l'arrivée des escaliers en joue histoire d'éviter de finir comme leurs camarades de la piste de danse. Le manteau à présent grand ouvert du docteur laissait apparent son sinistre costume militaire et il extirpa de ses poches intérieures un autre petit sachet de poudre grisâtre. Et il attendit patiemment, au fond de lui-même, il mourrait d'envie d'une conversation avec cet individu, de savoir pourquoi, de savoir qui, de savoir comment. Mais aussi et surtout s'il se croyait vraiment un justicier après ce qu'il venait de faire. Il froissa le sachet avec son pouce et le perfora grâce à la friction du cuir. Il garda ensuite le poing fermé. S'il venait à cet homme l'idée de le tuer comme n'importe lequel de ces zombies du rez-de-chaussé il serait probablement bien déçu.

Il soupira alors d'aise, quelle magnifique soirée....
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Andrew Blake/L'Artiste

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MessageSujet: Re: Schwarze Sonne (Pv Andrew Blake, pour public avertit)   Lun 1 Avr - 17:03

Le calme, enfin un peu de calme dans toute cette sauvagerie. Cet étrange personnage ordonna à ses clients de se retirer et ils le firent aussitôt. Autant dire qu'il inspirait la crainte parmi ceux qui le connaissait, après tout quoi de plus normal pour un type qui porte un masque à gaz et qui s'habille comme un ancien nazi de la Gestapo... Andrew s'appuya quelques instants contre le mur en face de lui et écouta du mieux qu'il le pouvait les paroles de son opposant. Cependant un léger sifflement empêchait une bonne ouïe, en effet les coups de fusil à pompe avaient tellement résonné dans la pièce qu’ils avaient finis par faire bourdonner les sens auditifs de l'Artiste. Le vieux était recouvert de sang et de morceaux de chair, cela en aurait dégoûté plus d'un mais pas lui. Alors qu'il s'enlevait les bouts pendant à son armure, il sombra dans ses souvenirs et ses pensées de guerre. C'était la bonne époque, il tuait à foison sans se soucier d'une quelconque justice, il aimait la guerre.

Cette sublime époque où l'on se faisait réveiller au clairon dans les camps américains du Vietnam et qu'à peine sorti de la tente un général vous gueulait des ordres tellement forts que vous aviez envie de vomir. Cette époque où malgré vos quatre heures de sommeil chaque jour de la semaine, vous aviez encore la force de faire le parcours du combattant. Cette époque où vous bouffiez de la saloperie dans des tranchées que vous aviez creusées quelques heures auparavant tout en entendant siffler au-dessus de votre tête les balles de vos ennemis. Andrew se revoyait encore dans ses jungles, à peine soldat à l'époque et encore si jeune. Il poussait la chansonnette sur sa mitraillette lourde et voyait les corps tomber comme des petits pantins de bois, quel délice, quelle jubilation. Il se souvenait avoir eu ce sentiment de toute-puissance, de pouvoir tuer le premier en face de lui, d'être un véritable Dieu de la mort et de la guerre. Cette époque pourtant si lointaine dans le temps mais si proche dans l'esprit, cette époque qui lui manquait tellement.

Après ce moment de nostalgie, il esquissa un sourire quand il enleva une oreille qui s'était calée près de ses grenades. Une fois les morceaux nettoyés, il se remit droit et s'avança vers le milieu de la boite de nuit pour mieux comprendre ce que disait l'autre timbré sur sa rambarde. Des compliments ? Vraiment, c'était inespéré de trouver encore un gars aussi siphonné qu'Andrew par les temps qui courraient. Oui il s'était appelé l'Artiste, un surnom ambigu et bizarre, mais cela n'était pas pour sa capacité à commettre des massacres ou à faire des tableaux de sang ! Il était l'Artiste car la vie n'était qu'un grand tableau dont il était le peintre, une grande pièce de théâtre dont il était le comédien ou encore un énorme show dont il était le présentateur. Andrew était plus qu'un Artiste, c'était un virtuose dans ce qu'il faisait ! Mais avant tout, l'important n'était pas de faire de belles choses, ça non ! L'important était de prendre plaisir à les faire, un plaisir malsain peut-être mais cela restait un plaisir.

Blake cependant reprit conscience de l'objectif, de pourquoi il se tenait là à taper la discussion avec un malade mental. Sa nièce était la seule chose qui comptait encore ici et tous les gens présents devraient en être rassuré car sinon le club ne serait déjà plus qu'une ruine fumante. Karl s'empressa de montrer à la pauvre jeune femme le massacre que son parrain avait commis, une situation gênante mais pas autant que l'on pourrait le croire. La fille ne savait absolument pas qui était l'Artiste et peu importe si elle voyait l’amoncellement de cadavre en dessous d'elle, elle était déjà beaucoup trop traumatisée pour y prêter attention. Le docteur la jeta comme un vieux sac au sol puis proposa à l'Artiste de venir s'asseoir en face de lui, une proposition qui ne semblait pas plaire au justicier mais dont il pouvait user pour essayer de sauver sa nièce. Pourquoi est-ce que ce demeuré lui demandait cela ? Se sentait-il menacé par la démonstration de force ? Mettait-il déjà genoux à terre ? Ou alors tentait-il tout simplement de piéger le vieux qui serait désarmé.

Alors que la discussion prenait cours, l'un des subordonnés du docteur eut l'audace de demander ce qu'il adviendrait de la récompense. La réponse fut vite expédiée, une exécution sommaire. On reconnaissait bien là les méthodes nazies ou communistes. Des exécutions, il en avait vu des tas pendant ses expéditions. Les rangées de corps inertes que l'on avait laissé là pour envoyer un message aux ennemis qui disait "Nous n'avons pas peur de vous".


"Je marche" clama Andrew en lâchant son fusil à pompe vide. Il déposa sa mitraillette sur une table non loin de lui tout en lançant un regard noir à l'un des drogués qui s'en approchait de trop près.

Il sortit ses deux Beretta et les tint en l'air de ses deux mains et commença à se diriger vers l'escalier. Tous les regards étaient braqués sur lui mais il ne comptait pas se rendre aussi facilement. Un prédateur qui titube devient une proie, c'était une des choses qu'il avait appris durant ces longues années d'escarmouches. Une partie de la salle avait déjà décampé dehors une fois le massacre de l'Artiste finit. Il ne devait plus rester qu'une petite dizaine d'hommes qui attendaient dans l'espoir que le justicier fassent un faux pas. Maudits vautours ! Tout serait tellement plus simple sans eux, tout serait déjà tellement fini... Un des gardes armés de Karl se tenait vers le haut de l'escalier, l'arme à la main tout en visant Andrew. Situation délicate mais pas horrible.

"Vous savez, je trouve cela très étonnant qu'un homme demande à son ennemi de venir s'asseoir en face de lui. Sans être méchant, je ne sais pas ce que vous espérez mais il est hors de questions que nous discutions des nouvelles ensemble. De plus votre masque m'empêcherait de vous faire la bise, ne trouvez-vous pas cela triste ?" Il rigola un instant puis reprit son sérieux et d'une voix froide annonça : "Pas de compromis entre nous deux, même devant l'apocalypse."

D'un mouvement rapide, il abaissa ses deux fusils et tira frénétiquement vers l'homme qui se tenait en haut de l'escalier. Les balles fusèrent et le touchèrent trois fois dans son torse, Blake était peut-être vieux mais pas sénile. Le garde commença à s'écrouler dans l'escalier tout en tenant son doigt appuyé sur la gâchette de son arme, un tic que les morts avaient souvent. Un tourbillon de balles partit dans tous les sens pendant que l'homme roulait lourdement dans l'escalier. L'Artiste essaye de s'en éloigner le plus vite possible mais il était déjà trop tard, une balle perdue traversa littéralement son épaule. Le vieux donna un coup de pied dans un table pour la renverser puis se colla contre pour évaluer sa blessure. Elle n'était pas grave, juste une perforation simple aucun os n'avait été touché et le muscle n'était pas gravement endommagé. Un coup de bol, des fois ça ne faisait pas de mal.

Alors que son gant se recouvrait de son propre sang, Andrew fut pris en traître par l'un des drogués qui lui sauta dessus dans l'espoir de récupérer ses kilos de drogue. Blake essaya de se débattre mais fut plaqué au sol par l'homme, la situation devenait de plus en plus critique et ses deux pistolets tombèrent de ses mains. Andrew reprit ses esprits suite au choc contre le sol puis réussit à sortir l'une de ses mains de l'impitoyable poigne de son ennemi. En quelques secondes, il réussit à atteindre l'étui de son couteau de guerre et planta violemment l'objet dans le cou découvert au-dessus de lui. La carotide fut totalement ouverte sous le coup et un important jet de sang partit vers le visage du vieux. Il poussa avec les quelques forces qui lui restait le macchabée hors de lui puis essaya de se redresser malgré la blessure à l'épaule qui le tiraillait.

Dans sa hâte, il récupéra ses deux fusils puis se releva brusquement tout en pointa les drogués qui ressemblait de nouveau à une meute de charognards. Pas le temps de discutailler avec eux, il commença à tirer sans sommation dans les neuf mecs qui se trouvaient en face de lui. Ceux-là ne restèrent cependant pas de marbre face au feu nourri qu'ils subissaient, ils se lancèrent férocement à l'assaut du justicier blessé dans l'espoir d'être le premier à pouvoir clamer la récompense. Trois tombèrent sous les tirs et deux trébuchèrent sur les cadavres avant de se faire marcher dessus par les quatre encore en course. Ils crièrent comme des zoulous pour se donner du courage mais il n'y avait plus d'espoir pour eux, leur sort était déjà scellé depuis l'entrée de l'Artiste dans la boite de nuit.

Acculé par le petit groupe, le vieux prit l'initiative de reculer rapidement vers l'arrière le temps de recharger ses armes. Il tomba dos à un boitier qui gérait l'électricité du complexe, les violentes lumières s'abattant toujours sur lui en brouillant sa vue. Il n'avait jamais aimé ses lieux et cela n'allait sûrement pas changer. Deux chargeurs vides tombèrent sur le sol et furent rapidement remplacé par deux autres. Les tirs reprirent de plus belles, les quatre hommes s'écroulèrent les uns après les autres sans même avoir le temps de s'en rendre compte. Andrew souffla pendant les secondes de calme obtenue mais il fut très vite agressé par les balles venant de la rambarde. Le dernier garde armé tirait tout son chargeur en espérant avoir la peau du justicier. Faute de position pour se mettre à couvert, l'Artiste empoigna brutalement l'un des cadavres pour parer les tirs. Son épaule le tirailla de douleur sous le poids du cadavre mais tel était le prix à payer pour éviter la mort.

Il devait trouver une solution et vite ! Brusquement, il enleva la porte métallique du boiter d'électricité et dégoupilla un grenade à fragmentation. Il colla la grenade dans l'enchevêtrement de fils puis courut se jeter le plus loin possible. Quelques secondes après, une explosion retentit dans le bâtiment. Les cadavres proches de l'explosion s'envolèrent sous le choc, certains se démembrant violemment. Une épaisse fumée commença à s'emparer du club, bientôt plus rien ne serait visible. C'était l'occasion de s'occuper de ce fou, de lui montrer une vraie justice et non une justice à la Batman.

"VOS HEURES SONT COMPTÉES, TOUT SE FINIRA PAR VOTRE MORT OU LA MIENNE" gueula-t-il dans le vacarme des court-circuitage du système. La musique commença à déconner, les lumières s'affolèrent dans la fumée et bientôt s'éteignirent. Il était temps de sauver la princesse, d'être le chevalier pour une fois dans la vie d'Andrew.

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MessageSujet: Re: Schwarze Sonne (Pv Andrew Blake, pour public avertit)   Ven 5 Avr - 22:11

Ce fut avec le sourire aux lèvres que le Docteur accueillit les ténèbres. Le bruit et le tumulte de la réaction bestiale de son adversaire avait achevé de le convaincre. Karl savait désormais qu'il n'y avait pas de Justicier ici, seulement deux criminels qui se heurtaient à un antagonismes purement illusoire. Mais alors qu'il restait calme, les deux bottes fermement posées sur le dos d'une jeune femme larmoyante, L'Artiste... décidément il adorait ce nom... s'épuisait, lui et ses munitions. Il courait, gigotait, gesticulait, hurlait. Non sans résultat, il fallait le reconnaître. Maintenant il avait choisit de plonger la salle dans l'encre d'une nuit qui leur rappelait qu'ils n'étaient nyctalopes. Tout ceci rajoutait au plaisir de la soirée.

A ses côtés, le jeune homme qui n'avait rien pu faire pour sauver son ami de l'attaque surprise du "justicier" se pencha près du docteur pour lui demander ce qu'il fallait faire. La réponse du docteur fut catégorique.

- Terminer cette soirée et éventuellement mourir.

Sans un mot de plus, il jeta à l'emplacement approximatif du voyou la poudre grise qu'il avait sortie en cas de coup dur. Il entendit un bruit de surprise suivit d'une belle inspiration. Prit dans la tourmente du produit, le jeune homme tira deux coups en l'air et s'écroula. Dans quelques minutes son cerveau aurait autant d'activité qu'un paresseux sous morphine. Bien, il était temps de terminer ce qu'il avait commencé. Caressant du pouce le flanc de son berreta, il se fia aux quelques gémissements du proclamé chef de bande et tira. L'arrêt net des gémissements lui indiqua qu'il avait fait mouche, il ne savait pas exactement où mais le bruit lui indiqua que c'était une zone particulièrement tendre et spongieuse. Ses bottes tressaillirent.

Il fit un petit bruit pour demander à la jeune femme de se calmer et de ne pas tenter un geste inutilement dangereux, comme celui de vouloir fuir. Il fouilla un peu de son gant les méandres des ténèbres et agrippa avec force la chevelure blonde. Ah là là, décidément, il aurait pu avoir l'obligeance d'une petite conversation, mais non, toujours et encore de la précipitation. Inutile qui plus est, comment pourrait-il repérer la jeune femme qu'il recherchait s'il tirait à l'aveuglette? Oh, il lui sortirait probablement un lapin, une fusée de détresse ou quelque chose du genre pour s'en sortir. Mais Karl ne pouvait se résoudre à laisser ce club ainsi, il devait faire quelque chose. Il tira la jeune femme tandis qu'il se relevait, frais comme après une sieste. Toute cette violence vous ravivait un homme. Son nouveau soupir d'aise fut déformée par les aération de son masque.

- N'ayez pas peur, le pire vous attend encore.

Il se dirigea comme il le put vers la rambarde, comme si tout devait toujours le mener à cet endroit improbable et romantique. Toutes les comédies classiques en avait un les trouvant propres aux quiproquos et aux cachettes, n'en a-t-on pas dans Cyrano? Que dire des Femmes Savantes? Mais les drames n'étaient pas en reste, fallut-il en nommer un, Roméo et Juliette serait le meilleur candidat. Certes, Karl ne goûtait pas le théâtre et trouvait souvent les comédiens dignes d'un gazage en règle tellement tout cela sonnait faux. Il exécrait cette Art pour faire plus bref. Pas une goutte de sang, on ne tuait jamais sur scène, tout était caché ou expliqué, pas étonnant que la civilisation n'appréciait plus les plaisirs simple du meurtre et de la violence. Tout ceci allait devoir évoluer et ça commençait maintenant. Sa jambe buta contre la pièce de mobilier.

Sans attendre, il souleva la jeune femme qui poussa un petit cri et la jeta sans une sommation. Avec une précision chirurgical il sauta à son tour pour rejoindre le sol. Tandis que sa victime criait en chutant, les paroles de feu son "père" résonnèrent en lui.

"Le NKV va rendre ton corps proche de la perfection, sans exercice il aura l'air d'être en forme et tes os seront renforcés, ils pourront supporter de lourds chocs, mais prend garde à ne jamais forcer, car si tu te brises quelque chose il te faudra des injections plus fortes..."

Sa première jambe toucha une matière relativement molle, probablement un cadavre, mais le cri qui sortit du néant alors que son genoux le rejoignait lui fit comprendre qu'il avait visé juste. La jeune fille ne se relèverait sûrement pas indemne d'une telle réception, mais qu'importe! Ce qui comptait pour Karl c'était désormais de rejoindre une sortie. La soirée avait été passionnante mais elle mettait en avant l'un des énormes points faibles du Docteur. Il était seul dans un monde où il avait tant à faire. Ce Justicier armé aurait pu le tuer, et il ne pouvait que féliciter sa chance. Mourir était une belle expérience, mais à sens unique jusqu'à preuve du contraire et le Docteur comprit qu'il avait encore beaucoup de chose à faire sur cette Terre avant de disparaître en laissant derrière lui une légende noire comme la Mort. Il fit une roulade pour se réceptionner pleinement et tenta de recouvrer un instant son sens de l'orientation. En vain. Scheiße.

Le mieux était encore de tenter la chance et de s'orienter en écoutant les petits gémissements de la jeune femme. Il avait gardé son berreta bien en main et sentait que son sang ne circulait plus dans son index. Il aurait dû le ranger lorsqu'il avait soulevé sa victime. De tels détails pouvaient sembler insignifiants mais il était toujours préférable de sentir la position de ses doigts, surtout lorsque l'un d'eux était sur une gâchette. Il aurait aimé le détendre pour sentir fourmiller la vie, mais rien n'y faisait, le moindre faux-pas pouvait lui coûter cher. En un sens, son esprit s'amusait de la situation, tout cela était follement excitant. Il reculait doucement dans le noir, s'éloignant de ce qu'il pensait être l'origine des bruits féminins. Son pied heurta un cadavre. Il l'enjamba doucement, pour ne pas éveiller d'avantage l'attention sur lui. Il y eut alors un gémissements lorsqu'il marcha sur une main. Une voix distordue par la douleur tremblota.

- Pitié...

C'était raté pour la discrétion. Le Docteur bondit, tira quelques coup à l'aveuglette derrière lui pour faire baisser les têtes et atteignit un mur. Plus question d'être nonchalant et de profiter du temps qui passait. Sa main tomba sur une poignée, il l'ouvrit stupidement, il l'admit lui-même. La lumière de l'extérieur découpa sa silhouette dans le noir de la boîte de nuit. Il ne lui manquait plus qu'une cible rouge et or sur le dos....
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Andrew Blake/L'Artiste

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Date d'Inscription : 29/12/2012
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Vous à Gotham : Ancien commissaire de la ville. Possède une double identité en tant que justicier d'Etat sous le nom de l'Artiste et en tant que commissaire sous le nom d'Andrew Blake.
Citations : Chapeau, L'Artiste.

MessageSujet: Re: Schwarze Sonne (Pv Andrew Blake, pour public avertit)   Lun 8 Avr - 4:48

L'intensité du combat avait complètement désorienté le vieux justicier. Il essaya de se relever de son saut héroïque mais n'y arriva pas, il n'y arrivait plus. Toutes ses forces le quittaient petit à petit, son épaule envoyait bien trop souvent des décharges infâme de douleur. Une sueur commença à couler lentement sur le front d'Andrew, non pas une sueur à cause de l'action ou de la chaleur mais bel et bien à cause de la douleur. Sa vue devenait trouble, un terrible mal de crâne venait chambouler les pensées du soldat, Blake était au bord du gouffre. Bien qu'il ait tout donné, il ne pouvait pas s'arrêter là, ce ne pouvait être la fin... Il avait presque sauvé la fille, il devait continuer, ce n'était pas une mort digne si il n'avait pas accompli sa mission. L'Artiste serra son poing de colère puis tapa le sol du bâtiment de rage puis lança tous les restes d'énergie dans ses jambes. Avec difficulté, il se releva tant bien que mal avant de lourdement retomber sur le mur, geste désespéré permettant d'avoir un appui.

La fumée se faisait de plus en plus épaisse, le vieux toussait de plus en plus. Il avait beau avoir fumé comme une caserne de pompier pendant des dizaines d'années, cette fumée était hautement plus nocive que celle qui s'échappait de son cigare habituel. Il fallait trouver une solution au plus vite, Andrew regarda autour de lui, du moins de ce qu'il pouvait voir, en vue de quelque chose d'utile. Un cadavre gisait non loin de lui, il en profita pour déchirer son T-shirt brutalement. Le bout de tissu servait à couvrir le bas du visage de l'Artiste pendant qu'il continuait à tituber dans la boite de nuit. Malgré ses maux de tête, il se souvint avoir laissé son M16 sur un table non loin. Blake se dirigea donc vers le bout de la pièce, tout en s'appuyant sur le mur, jusqu'à arriver sur la table en question. L'arme n'était encore dessus, tenant en équilibre tant bien que mal malgré toute l'agitation qu'il y avait eu dans le bâtiment. Le vieux se hâta de l'équiper en vue de liquider le dernier garde encore un fonction, il en restait toujours un armé.

Alors qu'il essayait de se diriger vers le bout de l'escalier, l'Artiste se mit à couvert dès qu'il entendit deux coups de feu. Un cri résonna dans la pièce puis ensuite suivit un autre coup de feu retentit, c'était maintenant sûr : il ne restait plus que lui et le Docteur encore en état de se battre dans cette salle. Ce type était un malade mental, abattant ses propres hommes comme du bétail malade. Cependant il venait de faire une grave erreur, cet homme aurait pu facilement tuer l'Artiste dans l'état où il se tenait là. S'en suivit un cri de femme, c'était elle ! Elle était donc encore en vie mais pour combien de temps encore ? Un bruit sourd se fit entendre suivit d'un râle de douleur féminin, que venait-il de lui faire ? Alors qu'Andrew essayait tant bien que mal de se rediriger vers le centre de la salle, un autre hurlement de douleur féminin se fit entendre. Le vieux crispa ses dents, il ne pouvait en supporter plus !

Cet homme fou à lier était encore en vie, rien que sa présence était insupportable pour l'Artiste. D'un geste net, il arma son fusil d'assaut puis tituba vers l'endroit d'où les cris provenaient. Tout à coup plusieurs coups de feu retentirent dans le brouillard de fumée. L'Artiste rangea son bout de tissu dans une poche de son armure puis accéléra la cadence pour se rapprocher. Cet homme était en bas, au même étage où il se tenait. C'était l'occasion de mettre un fin à tout cela, d'empêcher ce fou dangereux de semer la terreur un peu plus encore. Mais où tirer ? Tout était plonger dans les ténèbres, tirer à l'aveuglette ne causerait qu'encore plus de dégâts... Mais ce n'allait pas s'arrêter là, un bruit de porte se fit entendre, une furieuse lumière vint envahir une partie de la discothèque. De ses yeux fatigués, l'Artiste remarqua précisément qu'il s'agissait bien de la silhouette de l'homme au masque là-bas. Maladroitement il commença à mitrailler dans sa direction avec rage mais il ne savait pas s’il l'avait touché. La silhouette disparut, il n'était donc pas mort...


"Je t'aurai pourriture, même si je dois te pourchasser jusqu'au bout du monde." grogna Andrew entre ses dents, mécontent d'avoir laissé fuir ce fou.

Il oublia cependant extrêmement vite la pensée de cet homme quand les gémissements de la femme atteignirent de nouveau ses oreilles. Il marcha jusqu'à la femme en question. Son visage se dévoila grâce aux quelques rayons lumineux entrant dans la pièce... Son visage était meurtri par la douleur, elle respirait à peine.


"Sau... sauvez-moi... je vous en prie." gémit-elle à la vue du vieux vétéran au-dessus d'elle.

Andrew s'empêcha d'essayer de soulever la fille tout en remettant son fusil d'assaut sur son dos. Il pouvait facilement la soulever, un homme de sa musculature n'avait aucun mal à porter une fille aussi maigre. Son épaule lui rappela ce qu'il avait essayé d'oublier pendant tout ce temps. Une douleur terrible regagna son corps, la sueur reprit de plus belle alors qu'il essayait de transporter la jeune femme. La sentant glisser, il essaya de la rattraper en reposant ses mains sur son dos et là, le vieux se rendit compte de l'horreur. Sa main rentra tellement facilement dans son dos que cela ne pouvait signifié qu'une chose, il pouvait sentir les bouts d'os à travers la frêle peau de sa nièce... Le bas de sa colonne vertébrale était en morceau, Blake serra les dents et se retint de verser une larme de colère face à la situation de la gamine... Il fallait sortir de cet enfer. La fille quant à elle était tombée depuis deux minutes dans le coma sous la douleur, c'était peut-être mieux au final.

Une fois dehors, l'Artiste remarqua le véritable état dans lequel elle était. Une de ses jambes était partiellement en charpie. On aurait dit qu'une énorme botte était retombée dessus brutalement, la peau s'était déchirée et l'os s'était complètement brisé. Cette jambe était presque sur le point de s'arracher sous son propre poids, vision d'horreur pour le vieux. Il en avait pourtant vues des horreurs mais jamais sur quelqu'un qu'il aimait... Cette horrible vision le fit mettre genoux à terre, Andrew n'arrivait plus à retenir les larmes qui, chaudes, ruisselaient sur ses joues. Au diable son épaule, au diable sa vie, il fallait emmener cette petite au Gotham Hospital le plus vite possible. Blake se releva brutalement, son épaule allait lâcher si elle n'était pas soignée sous peu mais il n'en avait plus rien à foutre. Il se dirigea vers sa voiture, ouvrit la porte d'une brutalité et d'une colère sans égal puis se servit d'une couverture pour faire un garrot à la cuisse de la jeune femme, l'empêchant ainsi de si vider de son sang. Une fois les premiers soins faits à la jeune femme, il posa un énorme bandage bien serré le long de son épaule pour limiter la douleur puis se dirigea hâtivement vers l'hôpital de la ville.


Central Hospital, 5h14 du matin.

Les médecins avaient accourus dès qu'ils avaient vu l'énorme silhouette du justicier portant la fille grièvement blessée. Le médecin général ordonna un lit d'urgence et la gamine fut rapidement envoyer dans une salle pour lui permettre de survivre. Quant à Andrew, il était complètement sonné, étourdi. Un des infirmiers le tira tant bien que mal dans une pièce pour soigner son épaule. La plaie s'était gravement agrandie suite aux péripéties de l'Artiste. Le mec regarda avec de grands yeux, ne sachant pas par où commencer. Il désinfecta du mieux qu'il pouvait la blessure, croyant que le vieux allait réagir sous le picotement douloureux, mais il ne réagit pas. Blake n'avait qu'une pensée en tête : la survie de sa nièce. Les points de sutures furent rapides et sans bavures, si bien que le vieux ne se rendit même pas compte que l'infirmier le recousait. Une fois rafistolé, il se dirigea vers sa voiture garée dans une place reculée du parking.

Il enleva lentement mais sûrement son armure puis remit une tenue de civil qui traînait dans son coffre. Il s'empara aussi d'une bouteille d'eau qu'il laissa entièrement couler sur son visage pour se remettre les idées en place. Le froid du liquide eut un effet bénéfique, Andrew se recoiffa correctement puis cacha sa blessure à l'épaule d'une épaisse veste de costard gisant sur la banquette arrière. Ensuite, il se posa au volant et patienta. Les minutes défilaient vite, trop vite pour lui. Quand il regarda de nouveau l'horloge, il était six heures et demie. Le justicier se dirigea donc vers l'hôpital dans lequel il rentra rapidement pour demander des nouvelles de sa nièce. Il ne dupa personne dans le bâtiment, tout le monde avait vite reconnu qu'il était le justicier passé une heure auparavant mais qui allait vraiment l'emmerder ?

Le médecin était clair sur le sujet quand il annonça tristement au vieil homme qu'ils avaient dû amputer le bas de la jambe droite de la fille et qu'elle présentait une forte addiction à une drogue nocive. Il rajouta aussi que le bas de sa colonne était totalement irréparable et qu'elle ne retrouverait jamais l'usage de ses jambes. Triste histoire mais le pire était encore à venir, il fallait l'annoncer à son père... Avant de devoir faire cette triste tâche, Blake se dirigea dans la salle où se reposait la jeune femme et lui donna un baiser sur le front tout en remettant une mèche de ses cheveux derrière son oreille. Les soins allaient coûter extrêmement cher, rien que le produit de désintoxication coûtait une plombe à lui tout seul. Se sentant coupable de l'état de la fille, Andrew donna son numéro de compte au guichet de l'hôpital et ordonna de lui envoyer toutes les factures concernant les soins de santé de la fille. Il avait en effet réuni pas mal d'argent en servant l'état pendant des années mais l'idée de finir sa vie pauvre n'était qu'insignifiante par rapport à la vie de sa nièce.

Une fois sorti du bâtiment, Blake prit une large respiration tout en regardant les premiers rayons du soleil perçant les nuages de la nuit. Il s'empara ensuite de son téléphone et composa le numéro de Georges.


"Georges, c'est moi Andrew." fit-il d'une voix désemparée.
"Oh bon dieu c'est toi, nous n'en pouvons plus ici ! Judith est dans tous ses états, je n'arrive pas à la consoler, j'espère que tu es porteur de bonnes nouvelles." enchaîna Georges sur un ton extrêmement triste.
"Elle est en vie, je l'ai récupérée dans la boite de nuit des mains d'un malade mental qui essayait de la travestir parmi des drogués. Elle est une des seules survivantes de ce qu'il s'est passé là-bas..."
"Merci Andrew"
"Mais... elle est dans un mauvais état... Elle a perdue l'usage de ses jambes sans compter un bout de celle de droite, je n'ai rien pu faire pour l'empêcher, je suis désolé."
"Je... je ne sais que dire Andrew, tu as tué l'enfoiré qui lui a fait ça ?"
"Non, il a réussi à s'enfuir dans le tumulte de la bataille mais j'aurai sa peau... J'ai ordonné le payement des soins de santé de la gamine, je sais que tu ne roules pas sur l'or ces derniers temps Georges."
"Tu n'aurais pas dû... encore merci pour ce que tu as fait, je vais raccrocher, nous fonçons à l'hôpital tout de suite."

Il raccrocha le téléphone d'un air complètement déprimé puis se dirigea vers sa voiture. Une fois dedans, il alluma le contact lentement et jeta la boite de cigare posée sur le siège passager sur la carpette du véhicule. La rage l'envahissait de toute part, ce dégénéré mental payerait, même si il fallait brûler toute la ville pour le retrouver, il payerait.


HRP : Fin de ma partie sur le sujet, très beau post avec toi comme d'habitude. Cette fin n'est sûrement pas le plus beau post que j'ai sorti à mon bon sens mais il fera office de conclusion pour l'Artiste. Au plaisir Karlos.

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MessageSujet: Re: Schwarze Sonne (Pv Andrew Blake, pour public avertit)   Jeu 11 Avr - 22:08

Ombre découpée dans le clair d'une nuit sans lune, Karl pivota pour affronter la riposte furieuse de son opposant. Ce qui aurait pu être un carton funeste se mua en essai non transformé. Les balles transpercèrent le mur gauche, se rapprochèrent, perforèrent la porte entrouverte et une balle vint se loger dans sa jambe droite. L'homme au masque à gaz gémit sous la douleur et se laissa tomber en arrière tel un arbre terrassé par les coups de hache. La mitraille continuait sa progression sur le mur droit que déjà le claquement métallique isolait le Docteur dans l'antichambre de sa délivrance. Instinctivement, il porta sa main à la plaie suintante de sa jambe. Moindre mal lorsque l'on avait vu l'œuvre de ce Justicier.

La brûlure ardente qui consumait sa jambe fit naître un rire particulier dans le fond de la gorge de Karl. Cette sensation inconnue de douleur était rafraîchissante et délectable. Il avait vu tant de vies tomber, il avait été tel un assassin en quête d'autodafé dans la bibliothèque de l'Humanité. Prendre une vie n'avait jamais été que brûler un livre, ôter bras et jambes dans le feu de l'action militaire n'avait été que des pages écornées et parfois arrachées d'ouvrages médiocres. Mais ce trouble soudain, ce tiraillement électrique et mécanique d'un corps qui hurle, qui bouscule les autres sens. Ce saisissement si particulier qui rend l'usage du membre si délicat et rend votre cœur semblable à une caisse sourde donnait une nouvelle dimension à la Mort. Puissance magnifique d'un monde jusqu'alors inexploré!

Alors qu'il se relevait difficilement en se tant au mur, ne perdant pas de vue l'imminent danger que représentait encore son terrible adversaire, un sourire malsain aux lèvres, Karl savourait. Les cris de ses victimes, les hurlements déraisonnables des militaires devenus passoires ou infirmes, les pleurs déchirant d'une femme à l'agonie et d'un enfant qui peut admirer la déchéance de l'Humanité, tout cela prenait sens. Claudiquant pour atteindre la sortie salvatrice de cette boîte de nuit, le Docteur Death riait. Durant toutes ses années il avait tué par pur plaisir et parce qu'il ne comprenait pas l'étendu du mal que chaque blessure représentait. Il connaissait les effets des toxines, il pouvait décrire le cycle de vie de la mort cellulaire et cérébral, il pouvait expliciter le moindre développement fongique mortel, et il avait ignoré pendant des années ce qu'était véritablement la souffrance. S'il avait su, il aurait fait tellement plus et tellement mieux!

Son arme toujours en main, ricanant de plus belle, le Docteur plongea dans l'océan ténébreux d'une ruelle et se laissa glisser au sol. Il soupira en songeant à toute cette succulente horreur qu'il avait laissé s'échapper durant ces années. Ce justicier finirait par ressortir tôt ou tard songea-t-il alors, quittant les quelques regrets sur son passé. Il ne savait que faire, le remercier et le féliciter ou le conspuer et le massacrer? Dans le fond, il avait eu la décence de le divertir tout en ne laissant aucun témoin de cette soirée, d'un autre côté, il lui avait logé une balle dans la jambe. Un souvenir qu'il graverait à l'eau forte dans sa mémoire. Il leva la main qui compressait sa jambe et admira les reflets rougeoyants que l'élixir de sa vie provoquaient sur la surface noir de son cuir. Il n'avait jamais saigné autant. Il se souvint de ses premières prises de sang, il se souvint des petites gouttes que pouvaient laisser en surface des vaccins ou des injections de NKV, mais le coloris à la lueur du ciel étoilé et de réverbères blafards à l'agonie était totalement différent.

La porte de la boîte de nuit s'ouvrit, le Justicier quitta les lieux avec une jeune femme entre les bras. Karl eut l'idée de le héler, aurait-il lâché sa proie de surprise? C'eut été cocasse. L'occasion ne durerait pas, il le savait. Il resserra la main sur son berreta et se décida à le ranger dans son étuis. Il avait vécu une soirée intéressante dans tous les sens du terme. Puis, tandis qu'il posait une main au sol pour se relever, il songea qu'il ne s'était même pas présenté à cet Oberricht. Il haussa des épaules et acheva de se redresser, l'occasion de le recroiser un jour se présenterait sûrement. Le Docteur Death n'était pas quelqu'un d'ingrat ni de rancunier et L'Artiste aurait une autre chance de trépasser de ses mains. Le masque à gaz regarda autour de lui pour parvenir à s'orienter dans ce dédale nocturne de ruelle. Ariane elle-même n'aurait pu être retrouvée. Boitant de plus belle il rejoignit son véhicule.

Une fois à l'intérieur il se félicita ironiquement d'avoir choisi une boîte manuelle. Dans une Nation toute entière vouée à l'assistanat automobile, choisir une pédale d'embrayage relevait d'une pratique occulte, mais Karl avait appris à conduire avec de genre de véhicule, il n'avait nul envie de dépendre d'un système qui choisissait seul à quel rapport il roulerait. Mais avec une balle fichée dans la jambe droite, le moindre mouvement de son bassin allait le faire souffrir. Il passa avec un petite gémissement la première vitesse, laissant au passage une marque sanglante sur son levier de vitesse.

A son arrivée dans son repaire de Gramercy Row, Karl était devenu livide sous son masque. Il allait lui falloir extraire la balle et soigner sa blessure. Il se dirigea lentement vers son laboratoire. Il ouvrit une armoire métallique et en sortit quelques flacons, compresses stériles, une pince médicale, un scalpel et des pansements avec des bandes. Anesthésiant local, anti-biotiques, désinfectant, deux seringues à usage unique complétèrent le tableau. Il se dirigea ensuite vers une salle d'eau normalement prévue pour une décontamination chimique. Il laissa tomber son manteau par terre, poussa un miroir face à lui et enleva avec grand peine son pantalon. Il tira ensuite une chaise sous la douche de désinfection. Heureusement le NKV-83 épaississait son sang et avait rendu l'hémorragie moins importante que prévue. Il tira sur la poignée d'urgence et une fine pluie rafraîchissante vint soulager son membre souffrant. Il frotta avec une compresse humide pour enlever les quelques déchets organiques autour de la plaie et la jeta négligemment à côté de lui. Il se recula et saisit le flacon d'anesthésiant.

Avec la dextérité du médecin pratiquant, il ouvrit le premier kit d'injection, monta l'aiguille sur son tube et la remplit. Il appuya sur diverses endroits autour de sa blessure pour sentir les zones vascularisées et planta la seringue. Il poussa le piston. Dans son organisme la substance se répandit et parcourue quelques vaisseaux avant d'être absorbée. Il planta ensuite la seringue à un autre endroit histoire de bien endormir la région. Il attendit quelques instants puis se saisit du scalpel. Il l'approcha doucement de la plaie et effectua d'abord une petite coupe vers le haut de sa jambe. Il attendit mais ne sentit rien, l'anesthésie avait fait son œuvre. Il coupa la zone inférieure. Il échangea son instrument pour la pince. L'outil métallique écarta les chairs qui commençaient à se nécroser et parvint à localiser la balle grâce au miroir. Il l'enserra et tira doucement.

Les picotements de la plaie montrait qu'elle s'était profondément enfouie, là où ses injections n'avaient rien pu endormir. Lorsque la balle fut totalement extraite, Karl poussa un soupir de soulagement. L'une des tensions de sa jambe avait disparu. Il laissa la cartouche tomber au sol et nettoya les contours de la blessure avec du désinfectant. Prenant son second kit, il se prépara une injection d'anti-biotique. Lorsque celle-ci fut effectuée, il n'avait plus qu'à refermer le tout et à attendre que cela guérisse, il claudiquerait probablement jusqu'à après-demain, le temps que son injection de NKV fasse effet et régénère ses tissus. Mais il la ferait plus tard, il s'était suffisamment injecté de produit dans le corps pour les trois prochaines heures.

Une fois el bandage terminé, il se pencha de sa chaise et ramassa le cadavre de munition qui lui avait entrouvert la porte à l'extase. Il lui sourit comme si elle lui murmurait quelques secrets interdits. Il se déplaça jusqu'à son armoire et rangea l'objet de cette soirée dans sa boîte d'ébène. Karl ne s'était jamais vu comme un sentimental; ces objets qu'il gardait étaient plus des souvenirs qui prévalaient comme des avis de recherche. La seringue de son père qui lui rappelait qu'un père n'était pas un ami, la douille signifiait que le Justicier L'Artiste différait sa prochaine rencontre, il trouva ensuite le billet d'une fête foraine de la frontière Vlatavane où une enfant de dix ans avait échappé au massacre. Un jour il espérait bien lui offrir la Mort qu'elle avait cru pouvoir défier. Quelques autres bibelots traînaient également en son fond, mais il préférait ne pas s'y concentrer immédiatement. Il avait une prise de NKV à faire et des lettres à adresser à de vielles connaissances.

[HRP]Merci à toi pour se sujet très intéressant, au plaisir de rejouer avec toi Wink [/HRP]
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MessageSujet: Re: Schwarze Sonne (Pv Andrew Blake, pour public avertit)   Lun 8 Juil - 10:52

Blüdhaven ...
L'autre porte de l'Enfer qui servait d'entrée à Gotham. Cette ville n'était pas mieux que sa voisine, c'était juste une banlieue oui, mais aussi monstrueuse que Gotham en elle-même. En temps normal, le GCPD ne tente plus de s'occuper de ce trou paumé, la plupart des flics se font flinguer ou bien leurs familles se retrouvent dans des boites d'aliments pour chiens car ils ont trop fouiné, la routine habituelle quoi. Blüdhaven avait néanmoins un mérite : On ne croisait relativement que des cinglés presque normaux, corrompus, mafias etc. Malgré sa proximité, on pourrait croire que les super-criminels pourraient y pénétrer. La ville était sous la coupe de ce porc de Tobias Whale, rival du Pingouin et de nombreux caids depuis assez longtemps. En temps normal, on laissait la plupart des affaires à la poubelle, mais ... Pas ce soir.
Un appel d'un témoin qui a assisté à une boucherie nous appelle dans l'urgence, le mieux a faire, ça aurait été d'envoyer les quelques détectives privés sur le coup, mais non. A vrai dire, vu l'horreur de la chose, mieux valait envoyer une unité d'enquête et un service de traumatologie pour les victimes.
Je fais partie de l'unité d'enquête, ma dernière enquête s'étant solvée par un échec, il fallait que je fasse quelque chose, et puis je doute que le nouveau commissaire apprécie les fainéants.

** Scène du Crime **

Madre Mio ...
Les mots me manquent pour dire à quel point je suis malade. C'est ... Une véritable boucherie, des cadavres dans tous les sens en train de se faire remorquer, petit à petit, en direction de la plus proche morgue. Le sergent Watson est en train de rendre son diner à l'arrière de la scène du crime tandis qu'on patauge dans les résidus de sang, de chair, et ... Cette boucherie sans nom. Je porte les mains à ma bouche, luttant contre l'envie d'en foutre partout, je m'attendais à une simple affaire de meurtre, mais pas à ça !
Je regarde les corps, des jeunes, des trentenaires, un peu de tout ce que l'on trouve dans une boite de nuit, mais le pire, c'est que je risque de garder les regards sans vie, leurs expressions, à jamais dans mon âme, jusqu'à la fin de ma vie. J'avais payé pour et maintenant, il fallait faire avec. J'enfile les gants et je regarde un peu autour, histoire de voir s'il y'avait quelque chose, quelque chose qui permettrait de nous indiquer avec quelle arme le tueur a put faire une chose pareille. Mais c'est là que ça devient intéressant, une des victimes a reçût une balle dans le crane. Il faudrait l'extraire et identifier d'où elle venait. Je donne mes ordres à l'équipe et en avant. La morgue s'occuperait de ça avec le laboratoire d'analyses.

Le sergent Clark me fait un rapport des grands traumatisés. Quelques uns ont vu la scène, de loin. Ils ont parlé d'un certain "homme masqué" et de "masque à gaz" quelque chose dans ce style. C'était maigre, c'était pas grand chose, mais bon on pourrait chercher par là. Y'avait pas tellement de criminels qui portaient ce genre de trucs. Ma première pensée va à Etienne Guibourg ...



Un fétichiste du crime. Grand adepte des massacres de masse et gentleman auprès d'une clique de riches en manque de sensations qui a besoin de se procurer des objets ayant appartenus aux grands criminels ... Sauf que ça colle pas ... Mauvaise piste, Guibourg n'est pas de ce style, il ne tue que s'il y'a un objet de convoitise. Rien de plus. Donc, peut être un nouveau criminel qui sévit, merde ... On repart à zéro.
Le service traumatologie indique que les rares témoins ont eu leurs coordonnées prises, au cas où ils se rappeleraient d'un truc. J'annonce à la radio du GCPD l'état des découvertes de la soirée : Les cadavres, le bain de sang et les preuves possibles qui nous ramèneront au calibre de l'arme. Et ensuite on pourra coincer celui qui les possède.

"Ici Ramirez, je me dirige vers le laboratoire du GCPD. On a quelques preuves qui nous relieront à l'assassin ou à ses complices."

Avec Watson et Clark, on roule jusqu'à Gotham et jusqu'au laboratoire. On trouvera forcément quelque chose, j'en suis certaine.
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Schwarze Sonne (Pv Andrew Blake, pour public avertit)

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