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Ne manquez pas les deux derniers chapitres de Darkwatch, où s'affronteront Le Chevalier Noir et l'Empereur !

Clash of the Warriors & La Révolte

"Lors d'une rafle de la Ligue des Ombres, la Lignée décide d'intervenir et de massacrer les hommes de Ra's Al Ghul. Les habitants, excédés par la situation, décident de se révolter, avec le support de l'Empereur et ses troupes. Le G.C.P.D est dépassé et les justiciers n'ont d'autre choix que s'en mêler, Batman en tête."

(Petit aperçu des évènements en vidéo ici)


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 Débat SHRECK-TALIA

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Gotham City


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MessageSujet: Débat SHRECK-TALIA   Mer 20 Mar - 16:09

Débat Entre Max Shreck et Talia Head




21 heures. Envoi du générique et plateau ! Caméras sur les deux candidats et c'est parti. C'était une émission faite par Mike Engel, le talk-show le plus populaire de tout Gotham, des vedettes, des cinéastes, de tout, venait sur le plateau pour discuter de tout et de rien. Ce soir par contre, ce serait un peu plus différent. Ce serait une forme de débat entre les deux prétendants à la Mairie. Grande classe, on avait refait le plateau entier pour cet évènement. D'un côté, Shreck, de l'autre Head, comme dans un combat de gladiateurs de la Rome Antique. Et au milieu, Engel serait là pour apaiser et poser les questions nécessaires.
Dans cette émission, c'était le public qui avait la parole. Ils n'avaient qu'a appeler au téléphone et leurs voix seraient entendues dans toute l'émission. Bref, ce soir, c'était du catch politique ! Mike était en train de refaire la cravate qu'il portait, elle était rouge vif et se démarquait des autres qu'il portait généralement.

Mike Engel - "Messieurs, Mesdames, Mesdemoiselles, Bonsoir. Ce soir, une émission spéciale. Nous débattrons dans quelques instants avec monsieur Shreck et madame Head. Ils sont là, rien que pour vous, et c'est vous qui leur posez les questions !"

Shreck et Head étaient sur le plateau, ils savaient de quoi l'émission en retournant, aucun risque de tricherie, mais peut-être quelques malades qui tenteraient de se faire entendre à la télévision. Ce soir, c'était le grand jeu, soit la chaine réussissait, soit elle s'attirait les foudres du public. Sacré Match en vue.

Mike Engel - "Chers Candidats, le premier sujet de la soirée a pour thème, la politique de la ville. Que pouvez-vous nous dire sur le sujet ? Si nous avons des questions de téléspectateurs, nous les communiquerons. A vous !"


HJ :

1°) Shreck et Talia, vous débattez tranquillement, donnez vos points de vue de vos programmes, vous attaquez si vous voulez. Si une question est posée par un candidat, vous pouvez y répondre. Smile

2°) Les autres joueurs : Si vous jouez le jeu, posez des questions parfois pertinentes, folles, ou même idiotes. L'important est de surprendre, d'étonner et de destabiliser les candidats si vous le pouvez. Faisons un débat talk show a consonance politique et amusante Smile
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MessageSujet: Re: Débat SHRECK-TALIA   Ven 22 Mar - 22:30

Le grand jour de la rencontre arriva. C'était en soirée, Shreck avait passé la semaine en compagnie de ses agents de communication et entre deux réunions, il trouvait peu de temps pour passer voir son fils. Même dans la chambre d'hôpital, il apportait des dossiers et des discours à lire et relire, parfois même il en faisait la lecture à son fils, après tout il était une pierre d'angle à cette montée en puissance.

Son véhicule arriva tôt au GNN. Il était accompagné par de nombreux gardes du corps et ses trois attachés de communications lui transmettaient dans le plus grand désordre leurs indications. Alors que les flash photographiques le submergeaient, il distinguait les voix et dissociait les avis tout en souriant et saluant la foule qui l'applaudissait. Maximilien entendit toutefois quelques sifflements, mais c'était le prix à payer pour ce genre d'évènements. Lorsqu'il entra dans le bâtiment, on l'accueillit comme de coutume, le directeur lui serra la main, il avait une maquilleuse et un assistant personnel. Les trois ombres qui lui chuchotaient à présent leurs conseils furent conviées à l'attendre dans un vestibule tandis qu'on l'installait devant un miroir. L'âge le marquait, mais avec une sobriété qui le rendait sage et particulièrement impressionnant. Ses deux yeux se fermèrent un instant, le temps que la maquilleuse le recouvre de poudre et de fond de teint. La télévision allait le rendre plus jeune et plus réceptif à la lumière des projecteurs.

Il songeait déjà à la chaleur du plateau, le noir du public présent alors qu'il serrait baigné de lumière face à Talia. Pour la première fois les deux individus allaient se rencontrer et cette rencontre serait un duel à mort politique. Celui qui se montrerait le plus valeureux vaincrait. Le score que cette dernière avait fait le laissait songeur, elle était sortie de nulle part et avait posé une candidature qui semblait avoir séduit une bonne partie de la population; il allait falloir briser des murs et des espoirs pour parvenir à la faire tomber. Alors que la maquilleuse soulignait doucement ses yeux, il repassait le déroulement "idéal" du débat dans sa tête.

- C'est normalement terminé monsieur, fit la douce voix de la jeune femme alors qu'elle lui retirait la serviette qui protégeait le col cassé de sa chemise.

Un habilleur vérifia la tenue du Maire, lui tira légèrement sur le nœud papillon, il observa ses guêtres écrues qui recouvraient une paire de chaussures impeccablement cirées. L'ourlet de son pantalon tombait parfaitement sur l'arrière des chaussures et son gilet était parfaitement assorti avec son nœud papillon et la pochette qui reposait dans sa veste hors de prix. Ce dernier attacha le dispositif de diffusion sur la ceinture du politicien. Il fit circuler les câbles dans son dos, lui installa une oreillette et pinça le pli de sa veste avec le micro. Il était fin prêt.

Mike Engel fit les présentations, c'était une grande soirée pour lui, il allait probablement crever l'Audimat. Tranquillement, le Maire s'avança sur le plateau, on avait installé ses fiches sur le pupitre. Il fut ravi en arrivant qu'elles soient parfaitement triées. Il avait un sourire sincère et satisfait, il fit quelques salut à la foule et même un petit signe de victoire en direction d'un groupe qui l'applaudissait plus fort que les autres. Sitôt les présentations achevées, Maximilien Shreck prit la parole, pas question pour lui de laisser l'opportunité à sa concurrente.

- Concitoyen, concitoyennes, mademoiselle, Head, monsieur Engel, je me permet, contre la plupart des règles de la bienséance de prendre la parole avant ma très estimée adversaires, avant tout pour éviter qu'elle ne gaspille inutilement son énergie et qu'elle ne nourrisse pas d'avantage de faux espoirs dans le coeur des gothamites.

" En tant que Maire sortant, je suis très au fait de la politique menée dans cette ville et il nous faut remonter à l'origine de ma précédente candidature pour en faire un bilan clair et précis. Il y a des cela quelques années, la population avait tourné son regard vers l'espoir d'Arkham City, espoir finalement vain puisqu'à l'issu de cette réalisation Gotham est tombée en pleine dictature sous Sharp qui évinça au sens propre son concurrent élu légalement. Les temps furent durs et trois choix s'offraient à nous, laisser faire, combattre ou accepter. Malgré les apparence d'alors, j'ai combattu. Je ne me suis pas opposé passivement en clamant mon mécontentement, je me suis inséré dans les rouages complexes de la ville qui se définissait alors non pas pour l'aider, mais pour la maîtriser, pour user au mieux d'une influence bien placée pour limiter les dégâts, entreprenant d'une part un rapport des faits à la Cour Suprême sur les agissements de Sharp et combattant jusqu'au bout lorsqu'il tenta de faire incarcérer la ville entière dans un excès de folie.

" Que restait-il ensuite de Gotham? Une mairie en ruine, une politique dissolue, un palais de Justice corrompu, un GCPD complètement perdu en lui-même. Et aujourd'hui qu'avons-nous? J'ai réformé, reformé! J'ai rebâti la Mairie, j'ai redonné un sens à la vie politique. L'économie de notre ville, même difficilement, s'est relevée, les emplois sont revenus, les criminels se sont repentis et même si certains d'entre eux perdurent, nous somme toujours là pour leur opposer des arguments et des organisations toujours plus adaptées! Voyez le chemin que nous avons tous parcouru pour arriver ici! Les temps n'ont pas toujours été brillants, mais la situation s'est largement améliorée, souvenez-vous des couvres-feux, souvenez-vous des gardes qui venaient pour enlevez vos enfants, où sont-ils aujourd'hui? Ils sont dans le passé parce que nous nous sommes tournés vers l'avenir! Nos efforts ont été nombreux, ont-ils été suffisants ? Oui, mais seulement parce qu'ils s'insèrent dans une vision à long terme, dans une vision où un mandat ne suffit pas! Depuis quand l'un de vous n'avait-il pas pu se rendre à la mairie sans craindre de rencontrer le Maire ou l'un de ses adjoints? Tout ceci n'a été possible que grâce à une politique équilibrée, rythmée par la bienveillance et surtout l'envie d'offrir à Gotham son droit inaliénable au bonheur!


Shreck prit une gorgée de l'eau que l'on avait disposé à côté de son pupitre.

- Qu'il me soit à présent permis d'expliquer la raison de ma prise de parole. J'ai lu naturellement, comme chacun d'entre nous, le programme de mademoiselle Head ici présente et je tiens à éclaircir quelques points qui à mon sens ne pourraient que nous mener dans l'impasse d'une débat inutile.

" Le premier point est la peine de mort. Mademoiselle Head vous propose un référendum anticonstitutionnel sur cette question, et je pèse mes mots, même une concertation populaire, quoique puissent en penser les gothamites n'aboutira jamais. Cette loi ne pourra JAMAIS être promulguée à l'échelle municipale, c'est une décision qui revient directement au Gouverneur et au procureur de l'Etat, or, l'Etat du New Jersey a été l'un des premiers à abolir cette peine pour des raisons humaines et si nous perdurons dans cette voie c'est pour être meilleur que la racaille qui croit contrôler nos rues! En tant que Maire d'une des villes les plus prospères de notre belle Amérique, j'engage très aimablement mademoiselle Head à relire les articles de notre Constitution.


Le ton de la plaisanterie avait pour but de faire descendre la lente pression qu'il instaurait avec un discours volontairement agressif, il ne voulait pas laisser une chance à sa concurrente de palabrer inutilement, ils avaient beaucoup à se dire pour cela.

- Parlons à présent de New Gotham City. Mademoiselle Head la définit comme insupportable et avec des "criminels en libertés". Vraiment? N'auriez vous pas confondu Arkham City et cette nouvelle forme? Les criminels sont soumis à un règlements extrêmement sévère et seuls ceux qui acceptent les projets de réinsertion peuvent prétendre à cette semi-liberté derrière les murs. Rappelez-nous donc quand fut la dernière évasion de New Gotham City? Mais je concorde cependant sur la fin de ce projet, nos partenaires industriels ont activement aidé à la reconstruction des infrastructures de ce lieu et il n'y actuellement plus aucune raison de ne pas en faire profiter la population de notre belle cité. Les seuls frais qui interviendront dès lors ne seront plus que des frais de démolition du mur et de rapatriement des derniers criminels encore en réinsertion dans les quartiers basse sécurité de Blackgate, un pénitencier dont la capacité maximale n'a pas encore été atteinte, je tiens à le préciser.

"Je désire ne pas aller plus loin pour le moment puisque j'ai défini les points que je jugeais extrêmement faux et déplacés dans un débat où seules les solutions viables et honnêtes peuvent être honorées. Je vous remercie.


Il avait tiré sa première salve et tourna ses fiches, les prochains relèveraient de la défense, sauf si son adversaire ne parvenait pas à se rattraper et chercherait elle-même à se défendre en retour. Il se sentait l'âme d'un Wellington face à un Napoléon, elle était rapide, elle avait eu l'avantage de la surprise mais toujours les alliances l'emportaient...
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MessageSujet: Re: Débat SHRECK-TALIA   Sam 23 Mar - 16:35

Les électeurs, c'est comme les lapins, ça s’attrape par les oreilles.

Et Shreck était assurément un excellent chasseur. Sa longue expérience lui permettait de connaître le gibier mieux que personne, et si Talia avait écouté sa rolepayeuse, elle aurait su qu'il arrivait à attraper le lapin en lui proposant des carottes pour le moins louches, mais elle n'avait pas écouté sa roleplayeuse. En fait, elle ne savait même pas que quelqu'un écrivait ses aventures, tout ce qu'elle savait, c'est que le combat a commencé, et que son adversaire était un politicien de haut rang. Il avait un long passé derrière lui, et, évidemment, l'habitude des débats et des combats rhétoriques. Tel un tacticien vétéran, il avait visé les faiblesses dans la géographie du programme de Talia et les avaient verouilléee pour lancer sa première salve mais elle ne doutait pas qu'il avait encore de la langue et de l'argument en poche. L'immortelle fille du réel Moriarty se mit à regretter de ne pas avoir croisé avant le maire aux cheveux blancs. Pour une tueuse innatrappable qui cherchait désespérément une adversité plus coriace, vaincue bien avant sa naissance par son père, Shreck était parfait. En fait, il était meilleur politicien qu'elle, elle ne pouvait se voiler la face. Seulement, sa rhétorique portait des idées néfastes pour Gotham, des idées néfastes pour la Ligue et donc, par extrapolation, pour ce qu'elle protégeait : le monde. Gotham était peut être juste une ville américaine à la criminalité ultra-élevée, mais pour les maîtres du terrorisme internationale comme pour beaucoup de policitiens, il était apparu, et clair, depuis longtemps que c'était surtout le plus grand et le plus violent champ de bataille de toute la terre. Si cette dernière était l'échiquier, Gotham était la partie centrale, là où les pions étaient en danger car sur le passage des fous, là ou les cavaliers se posaient avant d'attaquer le roi, là où les tours veillaient, en réserve.

C'était donc à Talia de jouer. Elle laissa un silence de plusieurs secondes, le temps pour les spectateurs d'encaisser le formidable coup du maire en fonction. Elle réfléchissait bien sûr à ses arguments, improvisés et à ses chances de s'en sortir. Dans le schéma imprimé en filigrane de l'esprit du public, elle était soit la jeune femme incarnant le progrès, venu apporter à Gotham un nouveau souffle, soit l'outsider, amenée au second tour par surprise et sacrifiée en appât au grand Protecteur de Gotham. Aucun de ces deux schémas ne lui convenait, le premier étant trop classique, et en ces temps, personne n'aimait le classique. Certains auraient volontiers voté pour Emile Louis s'il s'était porté candidat, juste pour ne pas être mainstream. Elle était donc en mauvaise position. Pour cela, il lui faudrait briser les carcans, sortir de la discussion, des rails que lui imposait Shreck et qui menait tout droit sa locomotive dans un ravin profond. Elle ne devait pas seulement changer l'orientation du jeu, ni les règles du jeu. Elle devait changer le jeu.

- Gothamites, bonsoir. Je dis Gothamite sans distinguer les Messieurs et les Mesdames car nous sommes ce soir tous ensemble sur le même navire, en pleien tempête, et vous êtes, électeurs, au gouvernail. Il s'agit de prendre la meilleure voie.

Comme vient lui même de l'affirmer mon adversaire, son mandat est effectivement une réussite. Je ne peux le nier, et je ne compte pas le faire. Car Maximillien Shreck est un homme solide, un homme sérieux, qui, je le crois, a tout fait pour Gotham. Hélàs, ça n'a pas suffi. Probablement n'avait il pas assez. Car oui, votre bilan est meilleur que celui de Quincy Sharp, mais est-ce vraiment difficile ? Et surtout, est il si parfait ? Oh, c'est un roc, une oeuvre, de la pierre. Mais friable. Votre mandat n'a pas réglé le problème de ces âmes perdues qui peuplent nos rues, celui des inégalités qui remplit la ville d'une haine palpable, instigatrice d'une violence que nous observons et subissons tous les jours. Que nous subissons encore et toujours. C'est sur la sécurité qu'est axé mon programme et c'est pour elle que je me concentrerai. Le bilan est il aussi bon de ce côté ? Ce n'est pas nouveau, me direz vous. Elles ne sont pas nouvelles ces mauvaises herbes, ces faux bâtiments publics qui abritent les pires malfrats, ces fusillades incessantes entre triades, tous ces morts, et toute cette corruption qui vole l'argent de notre mairie, l'argent que nos citoyens méritent et qui est détournée pour des intérêts égoistes.

Ce n'est pas nouveau, mais il faudra faire un véritable effort pour s'en occuper. La peine de mort dépend, effectivement, de l'Etat. Je comprends votre raisonnement, monsieur Shreck. Laissons donc les tueurs et les agresseurs en folie grouiller dans nos ruelles, comme une armée chtonienne qui n'en finit pas de décroître, et qui s'agrandit de jour en jour, parce que Gotham leur est ouverte. La prison et l'asile suffisent ils ? Je n'en suis pas sûre, surtout au vu des taux d'évasions de ces deux dernières, et de ce qu'il a pu s'y passer ces dernières années. Je tremble rien qu'en repensant au coût de cette décision que nous avons eu de faire confiance à des murs et deux gardes mal armés. La question de la peine de mort se pose vraiment, dans notre ville, et le peuple doit en décider lui même, j'ai confiance en lui. Gotham sait ce qu'il affronte, et il sait si la chose qui lui a tant fait de tort mérite de vivre ou non. Nous en parlerons, clairement, sans éluder la question comme vous le faîtes, et si Gotham choisit de se défendre avec la force létale, j'irais la chercher au palais du Gouverneur ou, plus rapidement, au siège de l'Etat, en son nom.

Quant à New Gotham City, nous sommes d'accord sur sa fermeture et son repurpose. Vous êtes offensés par les pamphlets que j'ai pu tenir sur votre oeuvre, et je comprend, mais puisque vous avez compris que ce projet n'est plus bon, et que vous proposez vous aussi de le fermer, nous sommes d'accord et je n'ai rien à dire. J'essaye juste, par mon élection, de faire en sorte que vous n'en mettiez pas d'autres sur pied.

Nos programmes concordent d'ailleurs sur d'autre points, notamment l'immobilier. Nous souhaitons tous deux appliquer de la gentrification, de la rénovation, redynamiser des secteurs dont l'extinction est préjudiciable à notre cité. Je ne suis d'accord pas d'accord pour la rénovation complexe sportif de notre ville. Ce dernier est dèjâ très moderne, et en bon état. Bien sûr, il est tentant de le rendre encore plus confortable, encore plus beau, encore plus accessible. Mais je crois qu'il est préférable de concentrer l'argent et nos efforts vers d'autres activités plus urgentes, et vers la stabilisation économique de notre cité. Oh.. Je vois, à la lecture des arcanes de votre programme que vous souhaiter vous mobiliser pour améliorer la cohésion du GCPD, des Marshall et des Justiciers d'Etat. Vous déplorez d'ailleurs que cette dernière ne soit pas à son maximum.

Je propose justement d'arrêter cette multiplication des services anti-criminels et de prévenir ainsi toute dispute et manque d'harmonie qui pourraient se trouver préjudiciables pour la sécurité des gothamites. Le GCPD est le glaive de la justice dans notre ville, je ne crois pas qu'il soit nécessaire de s'encombrer de lames aux noms différents glanées un peu partout, et de s'entortiller jusqu'à ne plus savoir laquelle dégainer. Dotons nos administrés d'une véritable justice, sans corruption, ni artifices, ni corps inutiles, une lame aiguisée, maniable et je m'y connais. Votre discours sur vos exploits dans la politique de Gotham et vos promenades entre les rouages de la Marie de Sharp était des plus instructifs et des plus intéressants. Mais il ne vous place pas, et vos cheveux blancs non plus en meilleure position de force que moi pour manier ces glaives, et porter Gotham.


Talia se tut, inquiète du nombre de métaphores qu'elle avait encore posé. Elle avait toujours envie de présenter les choses sous des formes imagées, mais elle ne présentait pas seulement du rêve, elle présentait de la matière - avec ses secrets bien entendu. Elle n'avait pas quitté Shreck des yeux pendant que ce dernier rangeait ses fiches, probablement rassuré par sa superbe organisation de pages blanches, avec de mauvaises idées écrites en noir dessus. Mais il lui fallut elle aussi reprendre contenance à la fin de son temps de parole et elle se tourna vers les caméras, son masque indifférent provisoirement remplacé par une volonté sans bornes. Une volonté versatile..

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Andrew Blake/L'Artiste

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Vous à Gotham : Ancien commissaire de la ville. Possède une double identité en tant que justicier d'Etat sous le nom de l'Artiste et en tant que commissaire sous le nom d'Andrew Blake.
Citations : Chapeau, L'Artiste.

MessageSujet: Re: Débat SHRECK-TALIA   Lun 25 Mar - 16:11

Le débat battait son plein, d'un côté nous avions le grand Maximilien Shreck, le supérieur direct d'Andrew et de l'autre cette femme récemment sortie de nulle part qui se prénommait Talia Head. Les premières attaques furent lancées par le maire sortant qui, comme à l'habitude, utilisa une grande habilité au discours en canardant son opposante de remarques pertinentes. Blake avait bizarrement réussit à rentrer dans le public en présentant une fausse carte d'identité. Cette dernière montrait en évidence "Martin Johnson", ancien caporal de l'armée américaine maintenant retiré à Gotham City. Grâce à une petite discussion avec le présentateur, Mike Engel, dans les coulisses il avait obtenu le premier droit à la parole durant l'émission. Pour la peine, il s'était habillé sobrement d'une veste noire accompagné d'une chemise déboutonnée bleu clair. Il ne s'était pas rasé depuis une bonne semaine et possédait une bonne barbe, celle-ci accompagnée d'une touffe de cheveux non-coiffés.

Alors qu'il trépignait parmi la populace réunie sur le plateau, il attendit patiemment la fin du discours de Talia pour lancer un regard subtil au présentateur qui leva subitement la main et déclara en coupant les deux personnages :

"Voici venu l'heure des questions des citoyens ! Pour la peine nous commencerons avec un membre du public ayant été réuni aujourd'hui ! Nous avons ici Martin Johnson qui nous vient de Manhattan ! Ancien caporal à l'armée, il a décidé de se retirer dans notre paisible ville de Gotham City pour y couler ses vieux jours ! Je vous en prie Monsieur Johnson, c'est à vous !"

Andrew s'avança vers l'estrade ou se trouvait le micro servant au public. Sa démarche était plutôt détendue, il prenait ce débat pour un petit jeu monté de toute pièce qui ne servait quasi à rien sinon à se lancer des piques. Cependant il fallait bien qu'il essaye de mettre la balance dans le camp de Shreck qui avait eu la bonté de l'accepter aux justiciers d'Etat. L'honneur lui demandait donc d'essayer de prendre Talia à revers en la confrontant à une dure réalité de la ville. Elle brandissait la fin des groupes armés anticriminels et voulait redorer le blason de la police mais à quoi bon ? Cette bande de flics pourris ne valaient pas un clou face à l'efficacité de l'Artiste ces derniers mois. C'était en outre l'occasion de se faire de la pub personnelle et de montrer à Gotham City qu'un nouveau justicier était en train de sauver cette ville de sa noyade continuelle.


Une fois qu'il eut atteint le micro, il s'assit sur la chaise derrière et se gratta la barbe avant de commencer son discours.

"Bien le bonsoir Gotham !" dit-il en levant la main face à la caméra qui le filmait attentivement.

"Je remercie Monsieur Engel pour me laisser droit à la parole et je tenais particulièrement à m'adresser à madame ou mademoiselle Head en premier."
"Allons, c'est nous qui vous remercions Martin." clama Engel dans le but dans faire rire l'assemblée et monter l'audimat.

"Bien entendu. Je me permets donc de remettre en question certaines de vos priorités pour cette campagne ma chère. En effet, avec tout le respect que je vous dois, vous semblez mener une campagne basée sur l'incitation à la peur des citoyens. Vous venez ici en clamant vouloir diriger un navire en pleine tempête mais qu'en est-il vraiment ? Les vagues sont peut-être hautes mais la coque est solide si je peux me permettre.

Tout d'abord, je me permets de remettre en question votre pensée sur la police de cette ville. Je me suis intéressé de près aux rapports venant de la mairie ces derniers temps et il semble que ce soit dur de le nier. La police n'est plus qu'une institution obsolète si je peux me permettre avec les temps qui courent. Je m'explique, les récents rapports prouvent que le nouveau Justicier d'Etat engagé par le maire en personne, cette personne se prénommant l'Artiste, a accompli un travail admirable ces derniers mois. Entre autre, cela fait quelques mois qu'il s'est mis au travail et c'est un franc succès de sa part. Il est prouvé que cet homme à lui seul a accompli plus que plusieurs divisions de polices en une année ! Constat alarmant ne trouvez-vous pas ? Ces groupes anticriminels ont fait leurs preuves il y a bien longtemps Madame et ce serait de la mauvaise foi de les nier !

Je ne réfute pas le fait que cela coûte cher de maintenir la paix à Gotham City mais ne devons-nous pas payer un prix considérable pour essayer de garder la sécurité de nos concitoyens ? Vous parlez d'un organisme sans corruption, sans manigance mais il faudrait que vous retourniez à la réalité Mme Head, la police est de loin un des organismes les plus corrompus de la ville. Cela fait des années que nous trouvons des policiers impliqués dans des trafics avec les familles mafieuses de Gotham City ou même d'autres qui envoient des informations capitales aux criminels contre de l'argent. Que pensez-vous faire vraiment ? Venir devant eux et leur dire qu'ils vont être la seule justice de Gotham ? Au risque de vous déplaire, cela ne renforcerait que de plus belle les activités illégales à l'intérieur du GCPD.

Après je tiens à m'attarder un peu sur vos discussions sur la peine de mort. En effet, nous avons aboli cette activité depuis des années et je trouverais ça très inapproprié de vouloir le remettre en marche juste parce que la racaille grouille dans nos rues. Dans une ville possédant autant d'habitants que la nôtre, la criminalité sera quelque chose d'inévitable mais de là à vouloir abattre les bandits comme du bétail, je remets en doute votre état d'esprit... Les policiers ont déjà le droit de tirer à vue, les Justiciers d'Etat et les Marshals ont des permis de tuer et cela ne vous suffit pas ? Voulez-vous vraiment faire de cette ville une boucherie géante ? De plus au risque de vous décevoir, les rapports sont très clairs là-dessus et la peine de mort ne fait baisser en rien la criminalité dans une ville ma chère.

Au final, j'aimerais que vous me répondiez franchement sur ce que vous voulez vraiment dans cette ville. Un pouvoir mené par un corps de police qui ne sait même pas ceux qui sont corrompus à l'intérieur d'eux et dont leur efficacité est contestable ou dans des justiciers tel l'Artiste qui se présente en véritable défenseur de la liberté gothamite ? Réfléchissez peut-être plus à cela avant de canarder Monsieur Shreck d'accusations mensongères concernant la sécurité de la ville, cela ne sera que dans votre avantage."


"Et bien dites-donc, voilà un homme qui en a dans le ventre." répliqua Engel d'un ton humoristique.

"Dernière question et après je me retirerai si vous me le permettez. Celle-ci est dirigée vers Monsieur Shreck, j'ai une question très simple pour vous. Que comptez-vous faire pour améliorer la sécurité de notre ville ? Vous parlez d'une meilleure cohésion, d'une plus grande collaboration mais comment voulez-vous atteindre ces buts si je peux me permettre ? Ce sont des beaux projets que vous nous présentez et j'aimerais donc que vous étoffiez un peu plus votre pensée. Ce sera tout, merci Monsieur Engel pour la parole."

Andrew se retira calmement et alla se reposer dans le public d'un air satisfait. Ce n'était pas tous les jours qu'il allait à des débats politiques car il n'avait pour ainsi dire jamais prêté vraiment attention à ce genre de choses mais cette fois-ci il se devait de le faire. Sa récente adhésion au corps des Justiciers d'Etat le forçait à questionner les deux côtés de son avenir direct.
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MessageSujet: Re: Débat SHRECK-TALIA   Lun 25 Mar - 22:01

Beaucoup d'orateurs vous le diront, il est plus difficile de combattre un ennemi absent qu'un ennemi qui a du répondant et pour une cause, ce dernier, non content de vous offrir des ouvertures, vous dédouane d'un lynchage malheureux. Talia Al Ghul était jeune, ça se ressentait dans son discours, il répondait, et retentait une parade enrichie d'illustrations malheureuses et de comparaisons qui risquaient e faire perdre le fil à son public. Shreck resterait dans le réel, il manquait d'imagination pour embellir le tout de métaphores et autres formulations alambiquées, il y avait les faits et la façon de les présenter, mais il n'userait jamais de la rhétorique pour sombrer dans la littérature.

Maximilien avait attentivement écouté son adversaire qui venait de faire un looping pour tourner l'intégralité du débat, elle frappait dans les formulations du Maire et faisait perdurer l'illusion de force de son programme, elle osait même flatter certaines proposition, croirait-on vraiment au final qu'elle était là pour les idées et non le pouvoir? Bien fol qui s'y fierait et Shreck allait devoir mettre en exergue ce denier point. Alors que l'argumentaire devenait de plus en plus fumeux, il se permit d'être piquant, allant jusqu'à frapper sur le physique, elle jouait de sa jeunesse? La petite Paris Hilton était-elle un modèle pour elle? Il eut un petit sourire sur sa sinistre comparaison.

Mais l'heure n'était pas à la réplique, un citoyen de la ville venait de prendre la parole, fort judicieusement, il devait l'admettre. Monsieur Johnson pointa le point que Shreck comptait précisément mettre en avant: les Justiciers d'état, les Marshalls et surtout leurs résultats. L'on sentait cependant que cet homme n'appréciait pas Talia, un bon point, il fallait utiliser le burin qu'il venait de planter dans le décor pour frapper de plus belle.

- Je me permet de reprendre la parole très aimablement pour répondre à mademoiselle Al Ghul et à directement insérer une réponse à monsieur Johnson que je salue. J'entends que mademoiselle Head est las de mes cheveux blancs, fit-il en plaisantant pour le public et les caméras. Cependant je crois avoir bien plus souvent vu mes cheveux blancs sur le théâtre des évènements qui ont balayé Gotham, même avant mon mandat, que votre jeunesse, aussi charmante soit-elle. Je dois vous avouer que les élections municipales de notre ville sont douloureuses pour moi. J'entends que l'on critique certaines positions, mais jamais aucune association politique de la Vile n'a cru bon de nous les faire remonter, ne doit-on voir dans votre absence de la vie politique de Gotham jusqu'alors, qu'un lien qu'avec la place de Maire qui se libère? Vous soulevez "votre épée" comme vous dites... non pardon, votre "glaive" c'est cela? Que lorsqu'à la fin des combats il y a du pouvoir à la clef? Où était votre glaive lorsqu'Arkham City était là, où était votre glaive aux dernières élections et des débats, où était votre glaive lorsque la Mairie proposait des solutions et que les journaux ne transmettaient pas votre opinion ou votre avis, où était votre Glaive lorsque les Justiciers d'Etat et les Marshall accomplissaient leurs missions? Et ce citoyen qui élève aujourd'hui ça voix me démontre que je ne suis pas le seul à me le demander.

" Vous croyez que la centralisation vous offrira des résultats? J'imagine que cela est dans la droite ligne de votre proposition de rachat des parts de STAR Labs, j'imagine que monsieur Luthor sera heureux de voir que vous faites un magnifique pied de nez à la force du libéralisme américain. La politique et l'économie sont deux choses distinctes, j'ai moi-même quitté mon entreprise pour m'offrir tout entier à celle-ci, monsieur Luthor en son temps n'a pas fait moins, en quoi pouvez-vous prétendre faire mieux en mélangeant les deux? Probablement n'avez-vous jamais été une Présidente Directeur Général d'une entreprise pour croire cela chose aisée. Mettre la Mairie de Gotham dans les rouages de l'économie c'est dangereusement faire vaciller sa stabilité. Cela demandera de nouveaux fonds, de nouvelles infrastructures internes car enfin, j'imagine que vous n'allez pas vous-mêmes siéger dans le Conseil d'administration de STAR Labs. Lors de leur réunion, il y aura des intermédiaires, dites-nous plutôt à combien vous estimez les parts à racheter et à combien vous estimeriez le coût d'une pareille entreprise, je serais curieux de l'entendre et je suis sûr que les contribuables également.


Shreck prit une nouvelle gorgée d'eau, ce débat lui fouettait le sang au sens propre, depuis le temps qu'il n'avait pas pu s'adonner à ce genre de joute verbale.

- De surcroît, vous dites être d'accord pour la fin de New Gotham City, soit, mais là où nous divergeons ce sont les raisons; et après des mandats basés sur l'égoïsme, il est important que la population soit autant au fait de nos conclusions que de nos raisons. Vous clamez l'échec là où je vois une réussite!

" Et je pèse une fois encore mes mots. New Gotham City a fait un grand pas et sans avoir besoin de réclamer la peine de mort! Pour moi c'est une grande et toute puissante réussite, tout comme les corps disjoints des Marshall et des Justiciers d'Etat. Leur incorporation dans la Maire ont été garante de leur bonne mise en place, car nous avons longtemps vu un laisser-aller dans les processus de mise en place du GCPD, monsieur Gordon étant plus un homme de terrain que de bureau. Vous vous direz sûrement, pourquoi n'a-t-il pas changé de Commissaire dans ce cas? C'est très simple, le GCPD avait besoin d'un homme de terrain et pas d'un administrateur, la Mairie avait la capacité financière et logistique pour cette mise en place.

" Je me permet de poursuivre cette petite parenthèse pour vous parlez plus en avant de l'"inefficacité" dont on vous rabâche, à tord, les oreilles. Et j'embrasse le discours de monsieur Johnson ici présent : les Justiciers d'Etat ont fait montre d'une belle efficacité, j'en veux pour preuve la chute d'une partie du Cartel des Galantes, j'en veux pour preuve l'affaire...Charles Shreck, même si mon coeur en saigne, j'en veux pour preuve la mise en arrestation d'un groupe de criminels dans Park Row! Les Marshall quant à eux ont mis en arrestations et hors d'état de nuire pas moins d'une dizaine de criminels que le GCPD considérait comme "insaisissables"! Ces corps ont parfaitement remplit leurs fonctions de soutenir et aider la police dans sa mission. Je ne nie pas qu'une évolution leur fera le plus grand bien, je ne nie pas que fonctionnellement parlant des choses soient à améliorer, mais leur dissolution n'est pas une solution, c'est une bravade, c'est faire vaciller la foi des gothamites sur des édifices qui ont fait leurs preuves. Il est temps pour ces deux organisations de s'unir et conjointement de prendre les rennes de la sécurité de notre ville. Ce que je veux pour elles, c'est unir leur moyen, c'est non pas centraliser, mais rénover, c'est mettre un chef digne de ce nom à la tête des Justiciers d'Etat et leur subordonner les Marshalls afin de leur fournir une force de frappe et d'intervention, oui, vous l'aurez compris et les efforts d'un Justicier assermenté a été l'espoir de cette lutte, le Justicier L'Artiste est l'Homme qu'il faut à cette cause et c'est lui que je peux déclarer sans honte apte à une telle tâche!

" Concernant le GCPD, mademoiselle Head, vous parlez de le reconstruire en lui octroyant d'avantages de moyens, que pensiez-vous donc? Que nous allions leur monter une tente avec un râtelier de glaives aiguisés? Peut-être que les arcanes de mon programme vous font rire mademoiselle, et je félicite votre lecture attentive, mais mes déclarations ne sont pas des évidences que j'offre comme des idées neuves.


Il eut lui même un petit rire. Il ne baissait même plus la tête de ses fiches, il était actuellement en pleine construction d'un nouvel argumentaire, il ne s'en servirait que si le débat bifurquait trop dangereusement.

- Je m'en voudrais à présent de monopoliser le temps de parole, mais votre réponse a eu l'avantage de me montrer que vous êtes du genre à croire que tout peut se faire sans prendre en considération le temps, vous avez parlé d'inégalités qui persistaient, vous parlez d'"âmes égarées", nous avons agit, l'urbanisation et les plans de réhabilitation de notre ville ont une volonté de diminuer celles-ci. Oui, effectivement, elle n'a pas été présenté comme cela à la population, mais nous frappons ici dans le coeur du problème de la place de Maire, il faut agir avec des moyens limités pour des causes qui en demandent des moyens illimités. Faire mieux que monsieur Sharp n'a pas été dur, je le concède, mais il a laissé derrière lui des horreurs qu'il nous a fallut gérer aux mieux. C'est en cela que ce dernier mandat fut la fondation de ce que nous espérons, mon équipe et moi, être un avenir radieux pour Gotham.

Shreck se tut à présent. Il avait monté le ton, il avait prit un sécateur, il espérait la réponse de son adversaire dans le ton qu'il lui supposait...
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MessageSujet: Re: Débat SHRECK-TALIA   Ven 29 Mar - 21:11

Le coup était puissant. Et elle s'y connaissait en coup. Elle s'y connaissait en douleur, en difficulté d'adaptation au poing de son adversaire, elle s'y connaissait en prédation et en rapport de force. Mais sur cette table, des requins aussi expérimentés que la fille du Démon avaient montré les dents, et, effectivement, ils étaient impressionnants. Pourtant, un seul devait aujourd'hui se montrer capable de régner sur Gotham. Talia reçut le double assaut rhétorique avec un sourire, et rejeta la tête en arrière. Elle aurait pu garder son masque d'indifférence et ainsi démontrer que toutes les accusations portées à son programme par le politicien véreux et son acolyte déguisé, mais elle avait compris qu'il serait nécessaire de s'ouvrir si elle voulait récolter de quelconque résultats fructifiantes à la sortie de ce débat. Distantante et effacée, la Talia qui avait froidement remis en question Maximilien Shreck himself se transforma soudain, et mua pour un rôle qu'elle avait beaucoup joué durant sa campagne. Une Talia toujours idéaliste, toujours déterminée, mais plus humaine, loin ds griffes du Démon et de son incompréhension explicite des mortels. En faisant feu vers Talia de tous ses canons, Shreck s'était légèrement dévoilé, et c'était à elle de s'engouffrer dans les petites ouvertures, et de l'ouvrir de l'intérieur pour montrer à Gotham ce qu'il valait vraiment. D'un autre côté, elle n'était pas là pour descendre Shreck, ni le punir, c'était une considération alghulienne de la chose, elle était là pour défendre son propre programme et le comparer de façon constructive à celui de son adversaire. Ce n'était depuis les premières paroles, plus le cas, mais elle était encore censée, et elle avait l'habitude de jouer ses rôles jusqu'au bout. Talia jeta un regard au journaliste, Jack Ryder, qu'elle connaissait bien pour décorer le carnet d'adresses propagandiste de la Ligue, attendit sa confirmation et se tourna vers le maréchal, toujours souriante.

Pas de Marshall pour défendre Shreck donc, mais un Maréchal. Un é de différence qui permettait de faire durer la comédie, et qui embêtait bien Talia. Avec son apparente bonhomie et son haut rang, ainsi que son "impartialité", le témoin gênait Talia par sa présence, alors qu'elle n'avait personne à présenter pour appuyer sa propre candidature. Le surnombre des deux hommes, une domination faussement virile, avait de quoi marquer le téléspectateur et elle devait donc redoubler de volonté et de positionnement par rapport à ses promesses afin se défendre de façon efficace. Heuresement, parmi ses armes, dont l'arsenal qu'elle s'était choisi afin de commencer le débat, figurait la vérité, face à laquelles toutes les salves de dépréciation de Shreck ne pouvaient que résonner avec fausseté, comme une bruine sur le toit d'une verrière. Enfin, elle se mit à la parole en commençant par le plus "choquant". Elle avait dans l'idée de reprendre toutes les piques lancées par Shreck et de les aiguiser pour en faire des cure dents avec lesquels elle comptait grignoter dans sa méprisante argumentation.

- Merci de votre intervention, monsieur Johnson. Avant de vous rassurer et d'essayer, tout comme le peuple de Gotham dont nous faisons tous ici parti, de vous aiguilloner à nouveau sur une bonne voie, je voudrais m'adresser à Monsieur Shreck pour lui faire part de ma tristesse et de ma déception quant à l'évocation du criminel Lex Luthor, et au -oh! très subtil ! - rappel de mon travail à ses côtés. Je rapellerai simplement à Gotham que c'est moi qui ai dénoncé les activités de cet homme, et que j'ai démissionné du confortable poste que la direction de son entreprise-monopole m'offrait pour cette liberté et cette vérité. Un combat que je mène toujours, par ailleurs.

En parlant de combat, celui pour la prospection de notre ville, Monsieur Shreck, ne se réglera pas si la Mairie ne s'en donne pas les moyens. Si elle a peur de devoir payer pour améliorer les moyens de sa lutte et de son contrôle, mais préfère payer plus et encore plus de services de justices inutiles. Surtout si elle affirme à la télévision, que ses forces de l'ordre générales sont grippées et corrompues, et qu'elle affirme et assume donc en créer de nouveaux pour contrer la balance. Je ne compte pas oublier le GCPD et je ne trouve pas drôle l'idée d'utiliser la police pour régler nos problèmes, c'est comme cela que l'on fait en Amérique. Au lieu de m'acheter des tas d'autres lames, je commencerai par laver les miennes. La Grande Enquête prévue dans mon programme permettra de limiter largement la corruption de nos institutions, si seulement le peuple me le permet. Permettez moi de vous adresser toutes mes condoléances et toutes mes considérations pour le sacrifice « abrahamique » que vous avez dû opérer pour le bien de notre ville. Les Justiciers d'Etat, nous sommes d'accord, ont leur place au côté du GCPD et y seront donc incorporés et mené par quelqu'un de confiance, et toujours étroitement surveillés. Ici, nos programmes ne diffèrent pas. Pour clore le sujet de la peine de mort, je rappelle que je ne me ferais que la messagère de la justice envers le peuple, c'est eux lui qui discutera, et qui décidera du sort des monstres qui peuplent nos prisons. Je ne donne pas d'avis et me plierai à sa décision, j'ai de toute façon prévu quoi qu'il en soit de renforcer et rénover nos pénitenciers et établissements de santé.

Vous me demandez tous deux – quelle cohésion ! - de revenir à la réalité, d'abandonner devant la monstruosité de la corruption et du violent laissé-aller qui touche nos administrés et nos employés, notamment le GCPD. Quelle tristesse ! Que deviendra le peuple du Gotham si la mairie trouve les siens irrécupérables ?

Vous me demandez si je n'ai aucune considération du temps – je connais votre refrain, le temps c'est de l'argent – mais, croyez moi, j'en ai. Je le connais très bien le temps, je l'ai dompté depuis bien longtemps. Si vous ne m'avez pas vu à Gotham, ou que vous n'avez pas vu ma prétendue jeunesse * elle avait décidé de ne pas révéler qu'elle approchait des cinquante ans afin de ne pas être vue comme totalement refaite en plastique et en botox*, c'est que vous n'avez pas regardé au bon endroit. Bien sûr, je me suis plus occupé de l'Amérique que de Gotham quelques temps, mais voilà bien longtemps que j'agis, vous serez surpris. J'ai été PDG comme vous – merci de ne pas avoir lu mon curriculum vitae – et CEO. Mon absence dans le paysage politique de Gotham vous trouble, et vous vous en servez comme d'une lance pour désarçonner ma candidature. Mais j'ai toujours été là. La Famille Wayne, qui a sûrement autant fait que vous pour cette ville, m'en est témoin et vous confirmera la pérennité de mon expérience ici. Si je viens prétendre à la Mairie ce soir, ce n'est pas comme vous l'insinuez par opportunisme, mais pour l'amour de Gotham.

Parce que le peuple sait ce que vous valez, et ces derniers votes prouvent qu'ils vous apprécient, mais je sais ce qu'ils vivent au quotidien, pour avoir passé une partie de ma vie à faire de... « l'humanitaire », et pour avoir vécu à ses côtés. Et je pense que ce que je leur offre est en conséquence de leurs demandes et que, libéralisme ou pas, cette sécurité est adaptée à ce que subit la ville. Je ne veux faire peur à quiconque, Gotham a dèja regardé dans les yeux ce qui le tourmente, et il cherche des solutions à la hauteur. J'en suis convaincue. Des solutions en respect avec l'environnement, auquel je suis très attachée, et des solutions rapides et efficaces, qui demandent, oui, des sacrifices, des prises de position de la mairie et son intervention réelle et concrète dans l'économie de notre ville.
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MessageSujet: Re: Débat SHRECK-TALIA   Mer 3 Avr - 20:06

Après des mois de gestion, cloîtré dans son bureau, sentant poindre l'envie de retourner sur les marchés financiers plus riches en sensations et en reconnaissances que le poste de Maire, Shreck se sentait littéralement revivre. S'il y avait eu des présentateurs sportifs, ils auraient sûrement qualifié la remise en jeu de son adversaire comme un "splendide revers", "un contre qui remet en cause le statu quo de la partie". Hélas il y n'y en avait pas et seuls les sens aiguisés du Maire se permettaient de lui soumettre ce jugement. Oui, Talia avait de la ressource, mais le débat commençait à s'étioler, les arguments qu'elle imposait au public n'étaient que de vagues propositions prononcées à demi-mots ou carrément noyées dans les euphémismes qui indiquaient qu'elle était sur la défensive et violemment. Elle répliquait, plaçait quelques pions, mais jamais elle ne passait réellement à l'attaque.

Le Maire peina à réprimer le petit rictus de satisfaction que provoqua la réplique de sa concurrente. Enfin il avait face à lui une politicienne digne de ce nom, ni une Sharp en mal de puissance, ni un idéaliste forcenée, derrière ses allures de sainte nitouche, ses réserves diverses et positionnées stratégiquement dans son discours montrait une femme intéressée; reconnaissable pour les plus initiés mais pas pour les simples citoyens. Son rideau de bonnes manières, qui commençait cependant à s'effriter au profit de petites piques agacées, était pour le moment la seule chose qui l'empêchait de rentrer dans le débat.

Le temps défilait à une vitesse impressionnante, l'heure pour Shreck d'achever ses multiples plaidoiries et de conclure pour son propre camp.


- Merci mademoiselle Al Ghul d'avoir, avec style je le reconnais, esquivé la question de budgets que vous comptiez allouer, même à la louche. J'imagine qu'à vos oreilles vos paroles sont de l'or et j'ose espérer qu'elle le deviendra réellement lorsque les créanciers viendront vous réclamer leur dû pour financer votre politique. Vous semblez également très sûre de vous, peut-être un peu trop lorsque je vous entend retourner un exemple anodin. Je vous entend parler des écarts de conduites criminels de monsieur Luthor? Mais avant d'être cet homme, il a agit pour le bien de tous, je n'excuse en rien sa chute vers les abîmes du crime mais je faisais juste remarquer que ce dernier n'avait pas mélangé politique et économie et tout cela pour mener au mieux une bonne politique. Mais faisons comme vous avec la peine de mort et achevons cette parenthèse mal interprétée, j'aurais été bien aveugle de vous accuser d'avoir un temps collaborer avec un homme qui soit ensuite tombé en disgrâce, vous avez eu votre Luthor, j'ai eu mon Sharp.

" Je me permet donc et même si certains trouveront cela particulièrement indigeste, d'établir un budget prévisionnel de mon potentiel futur exercice, au niveau de la sécurité tout du moins. Actuellement, le financement de la sécurité de Gotham prend 38 pourcent du budget de la ville, soit 38 pourcent de 683 milliards de dollars. Ce budget est répartit selon plusieurs grands axes, une partie pour le corps des Marshall uniquement rétribué par des primes, une partie pour le Corps des Justiciers d'Etat et enfin le reste pour le GCPD. Ce dernier a d'ailleurs obtenu sur la durée de mon mandat une augmentation sensible de son financement (4 pourcent pour être plus précis), ce qui est un record, mais mademoiselle Head nous dira sûrement que la Mairie n'a rien fait pour que le chiffre soit meilleur, de même une partie de l'équipement des anciennes douanes d'Arkham City ont été attribué à notre commissariat. Il faut également savoir qu'une partie de ce budget est alloué à divers autres organismes, notamment pour les infrastructures (radars, caméra etc...) et leur entretient. Je me permet de faire une pose sur ses fameux 38 pourcent et ces 4 d'augmentation. Gotham a traversé une crise qui a déstabilisé son économie, ses finances et ses infrastructures, je ne surprend personne puisque je l'ai déjà à plusieurs reprise répété.

"38 pourcent est un chiffre impressionnant pour une ville, mais la criminalité de notre cité l'est tout autant, d'où un effort constant en ce sens. Pour mon prochain exercice, je peut promettre sans me compromettre, de rajouter 4 pourcent supplémentaires dans cette augmentation et ceci grâce à un effort, un effort fournit sur le long terme. Cela permettra de maintenir les effectifs, et la qualité de leur matériel, cela permettra même de nouveaux recrutements à la hauteur de 500 poste sur deux ans et 700 sur 5 et pour des postes aussi divers que variés, agent de l'ordre, techniciens, secrétaires et j'en passe. La reconstruction du Commissariat, elle, passera naturellement sur le budget de l'Urbanisation et nous espérons, puisque le sujet a été abordé, de faire appel à des architectes gothamites afin de ne se fermer aucune porte, seules quelques exigences resteront à discrétion du représentant du Commissariat et de la ville pour assurer la pleine sécurité et l'efficacité du bâtiment. Ces quatre pourcent permettront également d'équiper un nouveau commissariat de quartier, notamment dans Grammercy Row, la construction de ce dernier prenant place dans le plan d'urbanisation continue instillé par l'actuel Conseil de la Ville.


Il fit alors une petite pose pour regarder les fiches qu'on lui avait faite et qui lui avait valu une petite remarque puérile de son adversaire. Au moins il 'navait pas eu à apprendre tous ces chiffres par coeur.

- Car oui, reprit-il de plus belle, ce qu'il faut à la ville ce sont plus que des référendums, ce sont plus que de belles promesses qui vous disent que tout peut vous tomber dans les bras en un claquement de doigt! Le besoin de ne pas s'endormir sur des promesses sans fondements est le Salut de Gotham. L'Amérique a eu son Viêtnam et ce n'est pas en s'endormant sur des fariboles que la Nation s'est relevée, c'est en ayant à sa tête un Homme qui a relevé ses manches et qui a offert tout en sachant demander en retour des efforts à son Peuple! Il ne faut rien de moins pour Gotham et ce n'est pas avec des métaphores bancales et des inclinaisons douteuses que l'on peut y arriver.

"Mais j'entends que vous vous cachez derrière les Wayne pour mieux vous mettre en valeur? Soit, permettez-moi de faire de même et de me cacher derrière le nom d'une autre illustre famille de cette ville qui a beaucoup fait, celui des Shrecks. Oui, le mien et pas celui d'un autre. Vous pensiez à l'Amérique alors que vous étiez loin de Gotham? Shreck Industries est une entreprise nationale qui emploie des milliers d'honnêtes citoyens américains et ça ne m'a pas empêché de toujours aimer et de toujours aider cette ville que je chéris. Et aujourd'hui, rien n'a changé si ce n'est que la joie que j'ai eu à aider mes concitoyens me donne envie d'aller plus loin encore, de progresser et d'aller avec eux vers une Gotham neuve et stable, une Gotham enfin libérée de son mal. Vous prétendez que j'aligne des armes sans renforcer celle que j'ai déjà? Je n'ai eu de cesse de renforcer les fondements de Gotham et de lui prévoir des solutions d'avenir et ai même tenté de nouvelles formes d'actions contre le crime.

"Mais ce procès d'intérêt ne trouvera nul réponse et si Gordon était là parmi nous, malgré toutes les inimitiés qu'il y a eu entre nous je suis sûr qu'il pourrait vous dresser un bilan honnête et vous montrer que la Mairie a amélioré le sort de sa police. Malheureusement et mes pensées l'accompagne lui et sa famille, l'ex-commissaire a vécu une tragédie. Je suis sûr qu'à vos yeux miss Head cela est l'objet d'une totale incompétence ou d'un effort trop minime, mais j'oubliais que vous étiez une véritable femme parfaite qui, du haut de son temps "maîtrisé", peut entreprendre toutes les batailles sans se soucier de la réalité car je n'ai pas peur et je le dis devant tous les téléspectateurs, vous vous bercez d'illusions et vous essayer, ce qui est un crime plus grave encore, de plonger une partie de la population avec vous. Je passerais sur vos formulations douteuses pour me plonger dans le fond de votre programme, vous allez ruiner des efforts constants pour préférer replonger dans l'abîme d'une politique qui ne tiendra pas une année telle que vous l'énoncez. Vous voulez des moyens pour le GCPD, pour financer la gentrification de Gotham, pour lancer des enquêtes, pour assurer des moyens écologiques, car vous ne me ferez pas croire que ça ne coûtera rien, vous voulez taxer les industries? Encore faudrait-il que vous ne ruiniez pas les efforts de mon mandat pour les faire revenir dans notre ville après Arkham City! Vous allez plonger Gotham dans une dépression que mes plus sincères efforts ont tenté d'éviter car oui Gotham, notre belle ville était au bord de la banqueroute et d'une vraie crise sociale, des problèmes que nous pouvons résoudre avec la politique équilibrée que je propose, cette crise terrible était là parce qu'à une période tous les espoirs était placé sur quelqu'un qui avait choisit d'ignorer la réalité pour se placer comme un chevalier qui vous offrait une sécurité absolue, mais à quel prix? Je vous laisse, citoyens et citoyennes, faire le bilan vous-mêmes.

" Gotham aura le choix aux urnes, elle aura le choix de prendre une voix précipitée qui les plongera dans les mêmes problèmes que ceux que j'ai dû combattre ou celle d'une voix qui certes ne vous promet pas tout tout de suite et sans concession mais qui donnera à Gotham la chance d'être une ville exceptionnelle autant pour vous que pour les générations futures en un mot, la ville que vous méritez!
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MessageSujet: Re: Débat SHRECK-TALIA   Ven 5 Avr - 21:27

Talia n'avait pas bougé, concentrée sur son adversaire en pleine plaidoierie, si bien que ses yeux en picotèrent lorsqu'elle les détacha soudain du politicien au chef d'Emmet Brown pour tourner son regard vers la table où elle avait posé ses mains, en quête de concentration. La sortie de Shreck, véritable Cicéron moderne, était très bien jouée. Il avait finalement sorti de son chapeau des arguments et des piques qu'il semblait garder au fond de sa manche depuis le début, et avait enfin rejoint le registres pathétique et épiques que Talia consumait depuis le début pour s'adresser à Gotham, comme une concession nécessaire à sa réélection, à la compréhension par les citoyens de l'efficacité de son mandat, narrée dans le bilan qui avait précédé ses dernières paroles. Une rhétorique savamment organisée, et longuement préparée, qui s'avérait plus précise, et donc, dans les esprits gothamites, plus concrète que celle de Talia. Brillant. Elle risquait de perdre ce qu'elle avait construit à partir de rien depuis le début du débat, sur les bases solides de son programme, et, devant les boulets rouges, ne connaissait qu'un seul moyen de réponse : l'abordage. Il fallait rentrer directement dans le jeu de Shreck, piller ses possessions de corrompu et les brandir devant le nez de Gotham, pour qu'ils comprennent. Il fallait détruire la coque de son programme, une coque qu'elle croyait percée, salie, inextinguible, et la trouer pour que ce dernier coule définitivement. Et arrêter de faire des métaphores une bonne fois pour toute. Ils en étaient désormais arrivés à la fin du débat, le temps pour Talia d'arrêter de décrire et d'imager ce qu'elle voulait donner. Il fallait conclure, montrer précisément, c'est à dire..

- Puisque nous en sommes, cher Monsieur Shreck, à l'heure des bilans, je vais me permettre d'en faire un moi aussi. Commençons par être honnêtes : nos deux programmes se ressemblent. Nous avons un tronc commun qui se dégage de nos propositions : sécurité accrue, économie dynamisée, fermeture de New Gotham City. Ce sont les moyens qui changent, et les orientations. Votre programme cherche à réparer vos erreurs, et à essayer de nouvelles expérimentations, certes moins difficiles à mettre en place que New Gotham City mais tout aussi, selon moi, coûteuses et inutiles. Vous cherchez à prendre de la distance avec le peuple, et à étendre, plus loin les électrons de vos recherches et de vos efforts, alors que le noyau, abandonné, est corrompu. Il y a dans votre programme de bonnes idées, mais il manque certaines choses que les gothamites attendent. Moins que la sécurité, vers laquelle je concentre mes efforts, et l'argent, mais vos administrés pensent aussi à l'écologie, et à l'évolution sociale de notre société. Je propose ces deux avancées. Mon programme n'est pas moderne parce que c'est tendance, mon programme n'est pas moderne par défaut. Il l'est parce que ce que demandent les Gothamites est moderne, mature, en respect de la nature et des autres. Notamment du problème féminin, c'est ce que j'entendais par évolution sociale. Je pense que la place de la femme est sujette à beaucoup de controverses, puisque certaines femmes usent de la réalité des chiffres pour utiliser les hommes, puisque certaines entendent domination là où je comprend égalité, et que d'autres débordements, comme utiliser son corps pour faire entendre ses droits, ce que je considère comme de la nymphomanie, doivent être évités. Il est important de traiter correctement ce genre de sujet et je pense que personne ne peut mieux s'occuper de la féminisation sociétale - dèjà en bonne voie je l'entends bien - qu'une femme ? L'égalité doit aussi être plus marquée au niveau dignité. Je m'occuperai des bas fonds, des quartiers d'immigrés, des jeunes.

Je m'occuperai de la planète. Je m'occuperai de la ville, et de ses parcs. De son respect de l'environnement, puisque notre ville est - j'ai moi aussi des chiffres - l'une des plus poluées d'Amérique. Et pour des raisons douteuses. Gotham ne sera pas seulement juste et grande, elle sera belle, attirante, forte. Forte d'une direction nouvelle, pas d'un patch 2.0. Forte d'une sécurité plus avancée, mais qui n'altérera en rien le confort de nos quotidiens, et qui ne prendra plus une moitié de notre ville pour la livrer aux criminels. Comme de votre côté, je compte maintenir l'emploi en constante augmentation grâce au recrutement des forces de l'Ordre, au recrutement des chargés de l'entretien de la Beauté et de faire de la vie à Gotham un Luxe. Vous vous amusez de mon partenariat avec les entreprises Wayne, vus vous amusez du fait que je me cache derrière un nom mais je vous rapelle que le nom que vous avez vous même avancé, le vôtre, est entaché par l'action de votre fils, mais nous ne nous étalerons pas là dessus, les Gothamites jugeront de savoir si votre sacrifice compense cette mémoire ou non. Vous vous amusez donc du rapprochement avec les Wayne mais il sera important et il ne sera pas le seul. Gotham toute entière participera à son bien être, plus qu'avant en tout cas, et même les menaçantes tour de Star Labs sueront fumée et eau pour que l'on ne puisse qu'avancer. Je connais très bien l'inspecteur Gordon - surpris ? -, et nous avons même été assez proches, car c'est un homme plein de qualités, mais effectivement, il faudra une nouvelle tête avec une poigne de fer pour m'aider à remettre de l'ordre au GCPD, et pas seulement. Le Tribunal et les Justiciers d'Etat bénéficieront eux aussi de ce traitement. Vous vous demandez d'ailleurs où je vais trouver de l'argent pour tout cela..

Il se trouve que j'en ai beaucoup, de l'argent. Enormément. Beaucoup trop, beaucoup trop pour ne pas en donner à Gotham. Etre milliardaire est un confort, être multimilliardaire est un excés, et Gotham a besoin de ce genre d'excédents. L'argent, j'en trouverai aussi dans la chair des fruits de mon impôt social, qui prélèvera lui aussi dans les excés, et dans le fruits de nos efforts pour arrêter les blanchiments d'argent et détournements de fonds qui vident nos caisses. Si nous n'avons plus d'argent, ce n'est pas la faute des travailleurs Gothamites mais celle des criminels qui se servent de et dans leurs salaires. Il est temps de mettre fin à tout cela. Il est temps de commencer autre chose.

Une nouvelle ère pour Gotham et le dernier tour de ces élections.
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