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Ne manquez pas les deux derniers chapitres de Darkwatch, où s'affronteront Le Chevalier Noir et l'Empereur !

Clash of the Warriors & La Révolte

"Lors d'une rafle de la Ligue des Ombres, la Lignée décide d'intervenir et de massacrer les hommes de Ra's Al Ghul. Les habitants, excédés par la situation, décident de se révolter, avec le support de l'Empereur et ses troupes. Le G.C.P.D est dépassé et les justiciers n'ont d'autre choix que s'en mêler, Batman en tête."

(Petit aperçu des évènements en vidéo ici)


CREDITS

©PA Batty Epicode
©Les images utilisées appartiennent à leurs auteurs
©Les bannières ont été crées spécialement pour le forum Gotham City Rpg par Deimos Hellhammer
©Le contexte de ce forum est inspiré du Batverse, arrangé et rédigé par le Staff. Merci de respecter notre travail.




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 Cave Canem

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MessageSujet: Cave Canem   Jeu 14 Mar - 20:41

«  La candidate Talia Head, qui n'a pas quitté Gotham depuis l'annonce de sa participation à la course électorale, serait descendue au Ritz de Gotham, où elle aurait posé ses valises jusqu'au résultat du scrutin. L'ancienne CEO de LexCorp est autant une habituée des hôtels luxueux qu'une aventurière nocturne, ses activités passées l'ayant souvent obligée à dormir à la belle étoile. Le prix d'une chambre au Ritz atteint, rappelons le, la somme de... »

Murs rouges, rainures jaunes. La condition sine qua non pour un acceuil digne de ce nom. La salle était quasiment vide, comme d'habitude, mais les quelques personnages qui la hantait était aussi des habitués des couloirs secrets ou non de la politique ou de la célébrité à Gotham City. En tout, hormis l'hôtesse et les deux portiers qui décoraient les portes dorées, quatre personnes occupaient le salon d’accueil du Panthéon provisoire où les grands hommes ne faisaient que dormir au lieu de mourir. Parmi eux, deux gardes du corps, probablement employés par l'hôtel. Tout aussi massifs qu'Ubu, tout aussi inquiétants, ils avaient dans leurs mouvements une harmonie dangereuse et dans leurs regards une précision mortelle qui rappelait dangereusement à Talia ses assassins. Mais eux ne portaient aucun cimeterre, simplement des petits calibres glissés à leur ceinture et des appareils couleur chair dans l'oreille. Si l'on oublie bien sûr que leurs corps étaient de vraies armes, et à ce niveau là, Talia avait un regard d'expert. Le reste de la population de la salle se composait tout simplement d'elle, et d'un homme non identifié qu'elle n'avait, d'après sa mémoire quasi-eidétique, jamais croisé que ce soit à Gotham, au fond des ruelles sur le fait des grattes ciels, ou bien à Métropolis, ni à Washington et dans aucun des voyages qu'elle avait effectué jusqu'à maintenant. Et inutile de préciser que malgré le fait qu'il ait déjà tout vu plusieurs siècles auparavant, son père lui avait montré beaucoup d'endroits plus inégaux les uns que les autres.

Sans regard pour les gardes et le jeune homme, l'immortelle, non accompagnée, se coula entre les meubles de collection pour atteindre l'hôtesse, occupée au téléphone avec un client, un sourire sur les lêvres. Il sembla à la fille du Criminal Mastermind que les hôtesses gardaient encore plus que le Joker leurs zygomatiques faussement étirés. Impossible de percer leurs masques, tirés par les comptables et leur patron, sauf après des années d'étude en psychologie, ou de tortures et de guerre pour connaître l'humain sans tourner autour de lui. Talia répondait à la deuxième condition. Mais c'est silencieuse qu'elle s'arrêta devant la jeune blonde assise. Elle portait des vêtements de candidat, c'est à dire un chemisier strict bleu noir, sur lesquels ses cheveux se ramassaient, libérés comme à leur habitude et un pantalon en jean, comme la plupart des américains en portaient. Voilà qui la changeait des robes décorées et cousues/pensées à son occasion directement en Arabie ou en Asie. Voilà qui tranchait avec ses vêtements souples et solides d'assassin, ses intimidants atours de reine du Léviathan et toutes les tenues de voyages qu'elle avait pu porter durant ses expéditions et ses conquêtes. Même lors de son passage à la tête de Lexcorp et dans le gouvernement américain, elle n'avait que rarement changé sa garde robe, hors de sa chambre. Mais désormais, elle travaillait l'image d'une Talia stricte mais décontractée, sûre de ce qu'elle faisait et connaisseuse des milieux qu'elle voulait aider.

L'hôtesse mit quelques secondes à la reconnaître et baissa la voix en continuant sa conversation téléphonique, gribouillant au passage quelques notes sur son ordinateur, ouvert sur un traitement de texte. Il lui fallut encore une minute pour terminer. Durant ce temps, l'un des gardes du corps était parti, vers une destination inconnue. L'information se grava dans l'esprit de l'immortelle, mais elle n'en fit rien pour le moment.

- Bienvenue à l'Hotel Ritz de Gotham, qui doit ses excellents résultats au mandat de l'excellent Maximillien Shreck, que puis-je faire pour vous ?

Talia lui répondit avec le sourire 24 bis, tout droit importé d'Hollywood par camion frigorifique.

- Une chambre, s'il vous en reste une, je compte m'installer ici pour une semaine.

- Bien sûr, candidate à la succession de notre excellent maire. Il nous reste la suite 3 au deuxième étage, vue sur la mer, avec...

- Parfait.

Deuxième sourire. Talia récupéra les clefs magnétiques de sa chambre et s'enquit du code d'ouverture, puis entreprit de monter au deuxième étage, où, toujours seule, elle verrouilla la porte, et fit tinter, dans le couloir mal insonorisé, d'étranges bruits d'épées que l'on sépare de son fourreau, et de cuir que l'on lave.

….

Le Léviathan serait bientôt à lui. Depuis que la Al'Ghul avait révélé être la grande manitou, il ne rêvait que de la déloger. D'après ce qu'il savait, et ce qui se racontait dans le millieu, elle avait hérité de son père de la Ligue, plus grande et plus puissante organisation, plus toutes ses filialles. Elle tenait les rênes de certains gouvernements fascistes, recrutait chez des enfants soldats en Afrique, avait absorbé des concurrentes de Cosa Nostra, la Solnstesvkaya et les Yamaguchi Gumi. En quoi avait elle besoin du Léviathan ? Avait elle rassemblé toute cette force, toute cette folie, dans le but de se chamailler avec la chauve souris ? C'était insensé ! Il fallait au Léviathan quelqu'un capable d'en tirer sa formidable désharmonie. Quelqu'un comme lui.

Et même si elle savait se défendre, c'était bien connu, elle ne pourrait jamais lui échapper seule. La descente au Ritz était donc pour lui une aubaine presque arlésienne. Presque divine. Une aubaine à sa hauteur donc. Heureusement qu'il avait ses petites « actions » dans le Ritz et avait pu mettre en place rapidement un plan en se basant sur des certitudes matérielles. Talia ne pouvait plus s'échapper. A 16h, il était dans une chambre attenante, au quatrième étage, que seulement quelques uns de ses hommes connaissait. Une invité de marque, qui l'avait aidé, attendait de savourer la victoire avec lui. A 16h, également, trois ds gardes du corps du Ritz s'étaient postés aux entrées du second étage et conversaient grâce à leurs oreillettes. Les quatre assassins de l"'invitée" entèrent par la porte d'entrée, très simplement, en tenue de civils, conversant en rigolant, une oreillette dans l'oreille aussi. Deux prirent l'ascensceur, un prit les escaliers, le dernier ressortir pour assouvir une envie de nicotine et d'arsenic. Une fois dehors, il se mit à grimper le Ritz. De partout, la menace se levait, et dans sa chambre, le mystérieux lieutenant rénégat exultait...
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MessageSujet: Re: Cave Canem   Jeu 14 Mar - 23:48

*BIP*

J'ouvre un oeil.

*BIP*

J'ouvre l'autre oeil.

*BIIIIIIIIIP*

C'est ce fichu réveil qui n'arrête pas de sonner. Pas assez réveillé pour trouver le bouton, je prend le réveil et tire violemment dessus jusqu'à entendre le fil se détacher de la prise murale. Enfin le silence, je tourne la tête pour voir l'heure : il est 14h...bordel, je me suis vraiment couché tard hier. J'avais tout juste fini d'assembler mon ordinateur fixe et installer les derniers logiciels me permettant d'avoir une vue sur toute la ville. Les caméras de Gotham étaient à présent mes yeux, ses téléphones mes oreilles et sa radio ma voix. Je ne pouvais pas être omniprésent mais un programme se chargeait de détecter les menaces potentielles à plus ou moins 10% d'erreurs. La police pourrait s'en servir pour traquer les criminels si elle n'était pas aussi corrompue.

Je me lève pour me préparer, le café sera prit sur la route. On est samedi et je ne travaille pas aujourd'hui, c'est une aubaine pour tester mes gadgets. Travaillant à la Wayne Tech., mon emploi du temps ne me permet pas de jouer les justiciers en semaine mais je pourrais au moins le faire en week-end et après 17h... même si ça prendra mon temps passé sur les jeux vidéos. Avant de partir, j'enfile pour imperméable et visse ma casquette sur la tête sans oublier mon téléphone.

Le week-end s'annonce bon, la météo prévoit du soleil après les tombées de neige de cette semaine. Encore une bonne nouvelle, cela perturbera moins mes équipements électroniques. Je prend un café et traverse un parc. En sortant mon téléphone, je déclenche l'application "Recherche" qui me permet de trier les conversations des personnes que je suis en train de hacker en ce moment autour de moi. Une liste sort et des noms s'affichent triés par le pourcentage de menace qu'ils représentent dans le temps. Je commence alors à pister un certain "Johnny Wallace", ex-détenu du pénitencier de Blackgate avec quelques soucis d'argent. Il a récemment perdu 5000 $ en pariant sur le mauvais cheval et ses SMS indiquent qu'il ne va pas tarder à replonger dans la délinquance. Etant donné qu'il doit remboursé son créancier ce soir, mon programme a jugé bon de le considérer comme individu à haut risque. Le programme prend aussi en compte les coordonnées géographiques de l'individu en temps réel et le met en corrélation avec les autres personnes autour de lui. Par exemple, ce Johnny Wallace est en train de suivre depuis 30 minutes cette "Andrea Winston", mère d'une famille aisée sortie de la maison familliale pour aller voir son amant. Le délinquant s'approche de plus en plus vite de la femme et l'embarque dans une petite ruelle.

Le son de la conversation résonne depuis mon téléphone :


" - File moi ton sac et ton téléphone !!!

- Non pitié ! Baissez votre arme ! "

Je remonte mon foulard jusqu'au nez pour rester incognito et m'enfonce dans la ruelle pour braquer Wallace avec mon pistolet. Un tir part, mais ce n'est pas le mien. Flûte ! Je n'avais pas prévu ça ! Le délinquant me rate de peu et s'enfuit en sautant par dessus un grillage. C'était vraiment bête et irréfléchi de ma part de ne pas m'informer sur son arme. Je cours et saute par dessus le grillage sans trop de peine et fini par rattraper Wallace en lui sautant dessus après une cinquantaine de mètre de course à pied. Je sors ma matraque et met KO l'agresseur. Il aura une petite commotion mais il s'en sortira. Andrea s'est déjà enfuie sans regarder derrière elle. Je ne devrais pas rester, elle va probablement prévenir la police. Le poids de Wallace n'étant pas trop conséquent, je peux me permettre de le tirer jusqu'au poteau et le menotter. C'est ma première bonne action en tant que vigilant de Gotham City et ça ne m'a même pas prit une heure.

Mon téléphone vibre avant que je ne puisse repartir fier de moi. C'est une alerte prioritaire, une personne proche de moi s'apprête à commettre un crime avec 85% chances de succès dans les deux prochaines heures. Je l'aperçois avec trois autres hommes, tous avec les mêmes pronostics. C'était étrange... ils n'avaient aucun nom et n'étaient pas répertoriés dans les fichiers de la police de Gotham. S'il s'agissait d'un individu isolé j'aurais pu croire à un bug mais là ils étaient quatre. Plusieurs données arrivèrent sur mon téléphone. C'était une vidéo, provenant de la caméra d'un distributeur de billets, des quatre hommes en train de récupérer des armes dans une ruelle. Ces individus étaient probablement trop dangereux pour moi mais je devais tenter le coup.

______

La filature dura un moment jusqu'à ce qu'on arrive devant le grand Ritz de Gotham. L'hôtel était incroyablement luxueux et beaucoup trop cher pour que je me paie une chambre ne serait-ce pour une heure. Je sortis mon téléphone afin de hacker leur communication. Un grésillement se fit tout d'abord entendre puis une voix :


"Deux dans l'ascenseur, un dans l'escalier et le dernier par l'extérieur."

Il s'agissait d'un plan d'attaque, mais qui était visé? Il va me falloir entrer dans l'hôtel avant de pouvoir pirater le terminal des entrées. Un vigile surveillait l'entrée et ça m'étonnerait qu'il me laisse passer. Heureusement, rien n'était impossible. J'activa une fonctionnalité de mon téléphone qui fit sonner l'alarme d'une voiture dans la rue. Le vigile s'y précipita pour voir ce qu'il se passait. J'en profite pour entrer dans le luxueux hôtel et me dirige vers l'accueil. Je reste à une distance raisonnable et pirate l'ordinateur du comptoir afin de voir la liste des derniers clients. Aucun nom ne m'interpelle jusqu'à ce que je vois celui de Talia Head. Candidate et favorite à la course à la Mairie. Elle est arrivée aujourd'hui au Ritz pour attendre le résultat du scrutin. Selon les données, elle serait au deuxième étage. Et on dirait que c'est justement par là que se dirigent les quatre zigotos.

Je suivis celui qui passait par l'escalier. Il était seul et dans cinq secondes, leurs communications seront brouillés par mon smartphone. Je rentrais dans la cage d'escalier et sortit ma matraque. Dans le même temps, je bloque temporairement l'ascenseur en piratant le terminal de celui-ci. Ça fait deux ennemis à traiter en moins. J'arrive au niveau du troisième individu et l'interpelle. Il tourne doucement la tête sans se douter que la milliseconde d'après, un violent coup de matraque électrique vint le frapper au niveau l'oreille droite. Sa tête valsa contre le mur. N'importe quel individu finirait K.O après tel coup, mais lui se relevait, le visage ensanglanté et couru vers moi en criant de rage. Heureusement que j'avais coupé les communications... Il essaya de me mettre un crochet du droit mais mon premier coup l'avait complètement désorienté. Je me décala de quelque centimètre puis lui porta un deuxième puis un troisième coup de matraque au visage avant qu'il ne finisse complètement hors-service. Ca pissait le sang un peu partout mais il était encore vivant. Il ne se rappellerait sûrement de rien mais il était encore vivant... Je l'accrocha sur une rambarde d'escalier avec mes menottes en plastique puis entra dans le couloir du deuxième étage.

Au deuxième étage se trouvait trois hommes. Sûrement des gardes du corps au vu de leur costume. Mais je ne savais pas s'ils travaillaient tous pour Talia Head. Il me fallait une meilleure vue sur le couloir. Je sorti mon téléphone puis pirata les caméras de l'hôtel. Le quatrième assassin en était au premier étage et arrivait doucement sur le deuxième. Les deux autres étaient toujours coincés dans l'ascenseur entre le RDC et le premier étage essayant tant bien que mal de communiquer à l'aide de leur téléphone ou de leur oreillette. La situation était compliqué et ça m'étonnerait que ces quatre assassins agissent sans un opérateur plus haut placé et ayant probablement le contrôle des caméras. Il fallait débloquer cette situation et vite !

Parfois les solutions les plus simples sont les plus efficace : il fallait faire sortir le loup de sa tanière et je n'avais pas le temps de m'occuper des trois gardes du corps. J'attrape donc tout simplement la poignée de l'alarme incendie pour l'abaisser. L'alarme se déclencha dans tout le bâtiment faisant sortir tous les clients des chambres. Avec un sourire, je reconnu Andrea Winston rencontrée plus tôt dans l'après-midi avec son amant.

Dans le même temps, j'envoie un SMS à Talia :


Vous êtes en danger. Sortez et dirigez vous vers l'escalier de secours à votre droite.

Elle ne me verrait pas à cet escalier mais je pourrais la suivre et mieux détecter la menace qui pèse sur elle. J'en profite pour checker les données que j'ai sur Miss Head...
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MessageSujet: Re: Cave Canem   Ven 15 Mar - 20:06

Talia s'était rapidement installée. C'est à dire qu'elle avait disposé ses affaires de façon à pouvoir partir rapidement en cas de problèmes et qu'elle avait placé de l'encens dans toutes les pièces de son logement provisoire. Elle avait tellement changé de décor que depuis longtemps, l'habitude de rejeter sa personnalité sur son environnement et celle de se répandre dans tout l'appartement s'était perdue, faiblesse humaine, au profit d'une possession des lieux plus stratégiques, moins personnelle et plus fonctionnelle. Les seules exceptions à cette règle tacite englobait une forteresse du Démon aux Emirats, la cache de Gotham, et l'un de ses bureaux à Paris, où elle dirigeait une société écran pour le Léviathan. Pas de concession pour cette chambre d'hôtel donc, et, Talia et son père ayant plusieurs fois conquis et reconquis le monde en prenant le camp opposé à chaque renouvellement, elle ne conquit pourtant pas les deux chambres, deux salles de bain, la kitchenette et le living room qu'aucune armée ne défendait pourtant. Elle préféra s'installer à la cuisine après avoir déposé ses affaires et se concocta une bourrative chakchouka afin de se reposer des préparations de la période électorale. Elle n'eut le temps de se reposer de rien du tout, mais la fille du Démon commençait à en avoir l'habitude.

La devise que Talia s'était donnée durant sa tendre enfance, lorsqu'elle avait pu se divertir un peu dans ses lectures après avoir mémorisé par coeur tous les manuels de combat, était simple et concrète, employée à un surréaliste français bien connu : " Passent les jours Sonne l'heure Les Jours s'en vont Je demeure". Effectivement, elle en avait vu passer beaucoup des jours, et si la faucheuse ne faisait pas l'idiotie de s'interposer entre elle et son destin, elle en verrait encore beaucoup. L'éternité, c'est long quand même, surtout vers la fin. Mais malgré tout, ni elle, ni son père, qui avait pourtant vu bien des aberrations depuis le Moyen-Âge, n'étaient habitués aux surprises. Surtout à Gotham. Même si un masque d'indifférence figeait ses traits dans une jeunesse immortelle et impassible, elle ressentait encore des émotions, et s'étonnait encore de quelques situations. Ce soir, particulièrement, elle ne s'attendait pas à être attaquée. Les Al'Ghul s'attendent toujours à être attaqués, mais généralement, personne n'ose le faire. Et même si elle se plaçait en dangereuse position en prétendant au trône de Gotham, elle n'avait pas nécéssairement prévu de ne pas pouvoir savourer les saveurs orientales d'une cuisine "maison".

Et pourtant. Les lumières de la chambre de la candidate s'éteignirent toutes en même temps, le feu se mit à crépiter doucement au lieu de dorer les oeufs d'une caresse alanguie, et l'appartement plongé dans le noir souffrit quelques secondes des bips sonores de tous les appareils qui s'éteignaient. Talia était victime d'un blackout total. Les rideaux étant fermés pour éviter journaliste et lumière malvenue après un long voyage, elle ne voyait stricto sensus plus rien. Mais elle n'en avait pas besoin. Elle avait brûlé quelques années de son enfance au dieu Sensation, et ce dernier lui avait en échange de beaucoup de sang et de douleurs apporté une oreille et un toucher suffisant pour vivre dans une nuit continuelle sans accrocs. Par conséquent, elle sentait la position des murs, la position des obstacles, elle ressentait la force des plafonds, la promesse mortelle des couteaux rangés derrière elle, et surtout, elle sentait un coeur.

Palpitant plus faiblement que d'habitude. Il se déplaçait, là, quelque part dans l'appartement, sur sa droite. Il ne faisait presque pas de bruits, mais presque pas n'est pas une caractéristique apte à tromper un Al'Ghul. Il ne respirait presque pas, mais plus du tout est ce que recherche un Al'Ghul. Un homme se promenait dans son espace, qu'elle venait d'acheter et elle n'avait pas besoin de négociations pour comprendre que c'était un ennemi. Batman ou un justicier aurait essayé de lui parler, et n'auraient pas provoqués de Blackout. Et aucun n'aurait fait l'erreur d'ouvrir une fenêtre pour entrer, après avoir grimpé deux étages. Par malchance, elle avait senti le courant d'air tard, mais elle l'avait senti. Sa première attaque fut rapide, précise, puissante, comme s'il n'y avait pas d'obscurité pour le gêner.

Il leva son poing armé après s'être glissé derrière la cible, la femme respirant plus que d'habitude sûrement à cause de la panique et ne bougeant pas, sûrement paralysée, et l'avait violemment abbatu.. dans le vide. Elle avait disparu. Littéralement. Sous le choc, son instinct et sa réactivité se mirent tout de même en marche lorsque quelque chose d'aussi léger qu'un rêve lui toucha le bras, mais il n'arriva pas à construire une parade, s'aperçevant que ce bras s'était cassé. Tout seul. Il commença à ressentir la douleur après s'en être rendu compte et tenta de se retourner pour donner un coup à cette fichue politicienne. Il bloqua le bras qu'elle avait dirigé vers son visage, broya de sa main énorme les doigts adverses, et, comprenant qu'il avait affaire à un gros morceau, appuya sur le point de pression que le MOSSAD et d'autres services d'élimination ou de renseignement utilisaient pour paralyser une victime un court instant. La douleur était telle, malgré la simplicité de l'acte, que le sujet ne bougeait plus durant quelques secondes. Etonamment, elle ne se débattit pas beaucoup et ne tentait pas de riposter. Il appuya sans problèmes. Mais il n'y eut ni cri de douleur, ni paralysie. Rien. Rien qu'une seringue paralysante de son arsenal qu'elle avait eu le temps de prendre et de retourner et qu'elle venait de lui plonger dans le coeur. Il se laissa gentiment coucher au sol et ne bougea plus.

Talia fulminait. Elle voyait dèja les gros titres : "Une candidate à l'élection de Gotham doit user de la légitime défense pour se débarasser d'un assassin, mais ses adversaires doutent : s'agirait il d'un état provoqué de sang froid de celle qui prétend combattre les meurtiers ?" Quelqu'un dans cette maison devait surveiller les caméras. Dans ce cas, il s'était rendu compte du blackout et allait venir nettoyer cette mascarade et s'excuser, en lui offrant une chakchouka. Mais des questions demeuraient : l'assassin était il seul ? Quelles étaient ses motivations ? Et si la personne derrière les caméras était de mèche avec lui ? Il devait avoir prévu ça tout de même. Son téléphone professionnel vibra, sur un canapé et elle se coula dans l'obscurité jusqu'à l'atteindre, prête à lire une menace de mort mystique envoyée par quelque candidat éléctoral de mauvais poil. Il n'en était rien. C'était une tentative d'explication très sommaire - à la vue d'un assassin essayant de la tuer, elle s'était rendue compte qu'elle était en danger - et sûrement un piège, envoyé de plus par un numéro inconnu. Talia envoya le SMS à une QG de la Ligue où on saurait le tracer, puisqu'elle n'avait pas le temps et décida de se mettre en route tout de suite. Non pas qu'elle ne croyait pas en un piège, ou qu'elle voulait fuir le danger, mais elle cherchait des explications, et même si une armée l'attendait au bout du couloir où elle devrait se rendre, elle leur demanderait une explication chacun, s'ils étaient sages. Elle s'arma donc, s'habilla un peu et sortit. Il n'y avait personne au second étage mais elle entendait du bruit dans les escaliers, ainsi que des pas de course. Tendue, la candidate entreprit de rejoindre l'escalier de secours en question, un tanto dans la manche. Il y avait de la lumière ici, preuve que le blackout de sa chambre était ciblé.

Il se passait quelque chose, et ce n'était pas le bon moment. Vraiment pas.

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MessageSujet: Re: Cave Canem   Sam 16 Mar - 0:22

J'avais peur un instant que la prétendante à la mairie ne prenne pas mon message au sérieux. C'était justifié. Faire un message plus énigmatique on pouvait pas, mais je n'avais pas beaucoup de temps devant moi. Il fallait que je découvre qui était derrière cette tentative d'assassinat mais d'abord je devais m'informer un peu plus sur cette Talia Head. Et le moins qu'on puisse dire c'est que Miss Head était une femme bien mystérieuse. Elle était reconnue comme activiste écologique mondialement reconnue et avait prit la place de PDG à Lexcorp. Son programme se basait autour de la réorientation de la politique de Gotham du précédent Maire. Cela allait sûrement entraîner beaucoup de mécontent satisfait du système en place mais de là à organiser un assassinat... Quelque chose clochait, je ne saurais quoi dire mais quelque chose clochait chez cette Talia. En recherchant "Talia Head" sur Google, mon programme a trouvé plusieurs réponses. Dont une à la page 15 qui ferait à une certaine Talia Al Ghul et à une Ligue des Ombres, mais cela ne provenait que des forums discutant de conspiration et de théorie du complot. Ces informations étaient à prendre avec des pincettes (dans une combinaison anti-radioactivité). On trouvait vraiment tout et n'importe quoi sur le net, comme une théorie de l'attaque du World Trade Center par des aliens... Mais toute rumeur avait un fond de vérité. Pour l'instant, il vaudrait mieux prendre ses distances avec Talia Head et l'observer de loin.

La porte de sa chambre s'ouvrit et elle sortit en direction de l'escalier. C'est amusant...je l'aurais cru moins grande et plus surfaite que la plupart des politiciens. Elle avait cette allure droite et fière, et ne semblait pas avoir peur. Une femme forte et courageuse. Les politiciennes étaient-elles toutes comme ça? Aucune importance. Je la vis se diriger vers l'escalier et referma la porte derrière elle. Tous les occupants de l'étage avaient pris les escaliers, c'était le moment de savoir ce qui se tramait par ici.

Je me dirigea vers la chambre de Talia Head et sortit une carte magnétique reliée à un fil. Je raccrocha le câble mon téléphone et commença à pirater la serrure magnétique. Il ne me fallu que quatre secondes pour pouvoir ouvrir la porte. Je rentrais doucement dans la chambre. Une sensation étrange m'envahissait. Cette sensation qui fait que je ne me sentais plus dans mon élément...je me sentais déconnecté. En effet, tout dans cette chambre était éteint. Rien ne s'allumait. Quelqu'un avait sûrement coupé le courant par ici. La recherche d'indice allait être compliquée. Enfin...pas tant que ça puisque je trébucha sur un corps : il s'agissait du deuxième assassin que j'avais vu à l'entrée...et il était mort. Du moins il avait l'air mort. En fait en me rapprochant de son visage et en tâtant son pouls, je su rapidement qu'il n'était que paralysé par une seringue. Je savais que Mme Head était une femme forte mais je ne l'imaginais pas capable de se défendre et de paralyser un assassin hyper entraîné. D'autant plus que j'avais eu du mal à me débarrasser du premier assassin (trois coups de matraques dans la tête pour l’assommer...c'est pas humain...) .

Je me mis donc à fouiller le corps de notre ami assassin. Il avait tout un arsenal de ninja sur lui et un téléphone que je pris et mit dans mon sac à dos afin de les faire analyser plus tard. A part Monsieur Paralysé, il n'y avait pas grand chose d'intéressant dans cette chambre parfumée à l'encens. A présent, il fallait que je m'occupe de Miss Head (étonnant qu'elle ne soit pas encore mariée d'ailleurs). Selon les caméras, elle était dans le hall d'entrée et se dirigeait vers la sortie. Il y avait pas mal de monde, et c'était tant mieux. Personne n'irait se risquer à un assassinat au milieu d'une foule. De plus, la candidate semblait parfaitement apte à se défendre toute seule, je me demandais encore ce que je faisais ici à la surveiller. Je sortis donc rapidement de la chambre et commença à refermer la porte derrière moi, laissant l'assassin dans son état de paralysie. Après tout il me suffirait juste de...

*Diiiiiing*


...Merde...

J'avais complètement oublié les deux autres assassins bloqué dans l'ascenseur. Ils ont finalement réussis à le débloquer. Les deux hommes sortirent de la cabine pour s'avancer vers moi. Là je compris qu'avoir une taille important pouvait aider dans un combat...et j'étais mal barré. Je n'avais pas réalisé à quel point les deux hommes étaient grand. Il y eut un petit blanc et la porte de la chambre claqua juste derrière moi. Ils avaient compris...et j'avais compris qu'ils avaient compris. Je dégaina rapidement ma matraque pour frapper à la jambe le premier homme à droite puis remonter violemment sur l'épaule du second. Mais l'un des assassins m'arrêta net dans mon mouvement et me projeta d'un coup de pied en arrière. Mon corps tomba lourdement dans le sol. Je me releva sans peine et m'apprêta à sortir mon pistolet. Mais encore une fois, les deux assassins étaient plus rapide et sans doute plus entraînés que moi. Le premier me plaqua violemment au sol, je ne pu que lui asséner que quelque coups de poing au ventre mais il ne broncha pas. Le second ramassa ma matraque au sol et s'approcha lentement vers moi avec un sourire sadique. Rapidement je sortis mon téléphone de la main droite et déclencha une application spéciale. Un petit son aigu commença à s’amplifier dans les oreillettes des deux hommes jusqu'à ce que les engins explosent... littéralement dans leur oreille respective. C'était suffisant pour créer une diversion. Je me dégagea rapidement de la prise du premier assassin et lui colla une balle dans la clavicule. La douleur l’assomma sur le coup. Je me dirigea ensuite vers le second crispé de douleur, les deux mains autour de ses oreilles, et reprit ma matraque puis la lui coller violemment sur la tête. Le choc était tellement violent que j'ai même cru entendre craquer son crâne. Il s'en sortira avec une gros commotion cérébrale et peut être un coma. Mais il n'était pas mort.

Je rangeais mes armes et mon téléphone, laissant les deux assassins au sol. Une femme de ménage passerait sûrement nettoyer ce bordel. Ce combat m'avait prit un peu de temps mais j'avais encore Talia sur les caméras. Je me dirigea à toute vitesse dans le hall d'entrée afin de répérer la candidate à la Mairie, le foulard toujours remonté jusqu'au nez et la casquette vissée sur la tête. Je ressortis mon téléphone et composa son numéro :


"Allô? Miss Head. Vous êtes en danger. Je n'ai pas vraiment le temps de tout vous expliquer mais mon nom est Cerberus. Quatre assassins ont été envoyé à vos trousses, ils sont neutralisés à présent mais j'ai bien peur que leur commanditaire ne s'en arrête pas là. Dirigez-vous vers la sortie la plus proche et continuez à marcher tranquillement dans la grande rue. Ceux qui vous veulent morte ne vont pas tarder à montrer le bout de leur nez . Ayez confiance. Je reste en ligne."

Je me mis à suivre Talia de loin. Je préférerais ne pas prendre de risque et tout surveillé depuis mon smartphone. Au fur et à mesure qu'elle avançait j'essayais de détecter les personnes qui essayaient de la suivre. Ce n'était pas évident avec le monde qu'il y avait, mais mon programme m'aidait pas mal dans cette tâche.


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MessageSujet: Re: Cave Canem   Sam 16 Mar - 16:07

Talia perdait du temps.
Pour appréhender l'étrange et agaçant personnage qui la menait en bateau, elle s'était exécutée, jouant jusqu'au bout le rôle de la candidate victime d'un attentat, ce qu'elle était réellement au fond. Mais cet homme ou cette femme qui se permettait de lui donner des ordres l'intriguait. Au delà des très forts doutes qu'elle avait à l'encontre de cet inconnu omniscient qui la faisait sortir à découvert, croyait pouvoir la manipuler et connaissait l'heure d'attentat et la constitution du groupe assassin. Une sacrée performance, beaucoup trop pour un inconnu dans le paysage de la justice gothamite. Talia perdait du temps. Mais ce n'était qu'en jouant le rôle de Talia Head qu'elle pourrait s'en sortir sans effusion de sang, concessions et surtout, sans effusion de bruit. L'immortelle fut absorbée par la foule comme une femme normale, seule, loin de la protection des massifs de l'Ubu et de ses montagnes assasinnes, cent pour cent pur muscle. Dans les rues attenantes au Ritz, moins de monde se pressait que dans des quartiers plus populaires de la ville mais le trafic restait dense, et Talia devait slalomer entre les corps, noeuds de stress et d'introspection qui passaient à côté d'elle sans la voir, en cette heure crépusculaire. Tant mieux, la candidate avait dèja assez de problèmes avec de probables tueurs à gages engagés par de probables adversaires pour se confronter à des fans de ces derniers. Elle devait faire vite, et se concentrer sur l'homme qui la suivait et qui l'avait mandée dans les escaliers. Il était la clef de l'affaire, la clef de la nuit. La marche à ne pas rater pour atterrir sur ses pieds, sans perdre de voix et sans devoir découdre une seule partie de sa couverture. En premier lieu, par réflexe, elle se noua une queue de cheval, coiffure déconpléxée et confortable que les gens n'avaient pas l'habitude de voir sur une maire et que, l'individu, qu'il la connaisse ou pas, devrait prendre en compte s'il la traquait. Il avait probablement dû la voir sortir avec les cheveux défaits. Dans un second temps, elle sortit son téléphone personnel, sans précautions, geste qui lui semblait approprié pour une candidate paniquée en pleine tentative de survie et appela le GCPD en leur précisant qu'on l'avait attaquée dans sa chambre et qu'elle ne savait pas où se mettre. Les renforts - légaux - n'allaient pas tarder, autrement dit, elle n'aurait pas besoin de la Ligue. Parfait.

Talia se mit en mouvement sans s'être prévenue elle même. Elle avait agi sous impulsion, l'instinct du Démon qui l'avait tant de fois aidée. Pour la seconde fois cette soirée là, elle disparut, mais cette fois, elle n'utilisa pas comme support l'obscurité. Non, elle avait presque aussi efficace : la foule. N'ayant pas eu le temps de se mettre en qipao, elle était habillée comme lors de son entrée dans l'hôtel, et n'était donc que difficilement différenciable du reste des brunes passant dans la rue. Elle en profita pour s'évanouir. Elle ne le savait pas, mais l'homme était entrainé à découvrir les plus pernicieuses erreurs logiques dans un programme, et de repérer des défauts de frame ou un tout petit message dans une base de données énorme. Cela dit, il n'avait jamais été obligé de tirer sur une chauve souris marquée d'une tache rouge dans un vol de chiroptères, n'avait jamais du éliminer une cible particulière alors qu'une armée chargeait vers lui. Talia laissa des trompes l'oeil, joua avec son miroir pour le reconnaître, et adapta sa vitesse pour faire couler le fleuve de son corps entre les plaines de tous les autres. Avec un léger retard sur son planning, elle réapparut derrière le justicier geek. Un tanto s'était installé dans sa main droite, et vint caresser l'arrière du dos du "follower" indésiré.

- Nous rentrons à l'hôtel tout de suite, et sur le chemin, je veux savoir qui vous êtes vraiment, et ce que vous êtes en train de faire. Si vous êtes à l'origine de tout ça je veux des explications et un arrêt immédiat. Si vous essayez vraiment de m'aider, surtout, je veux tout ce que vous savez. Sinon, vous aurez le choix entre voter pour la vie, et voter pour l'enfer.

...

- Ils reviennent vers l'Hôtel.

- Bien, je savais qu'une Al'Ghul ne pouvait s'éloigner d'un danger que pour prendre l'élan avant d'y plonger. Elle est préparée maintenant, et visiblement, aidée. Je veux que ceux qui la suivent restent assez près pour intervenir, et, si elle vient ici, je veux les gardes du corps qu'il nous reste. Tout de suite, oui.

Le lieutenant du Léviathan décrocha, et poussa un long soupir qui, d'une certaine façon, remplaçait le dernier souffle qu'il avait voulu tirer à la maîtresse de la Ligue. Les yeux rouges de fatigue, il se tourna vers la mystérieuse femme, qui n'avait pas attendu son signal pour entourer ses cheveux d'un turban et cacher sa bouche d'un châle. Le contact entre les deux fut tacite, et rapide. Elle devait partir et vite, avant que les pourcentages du victoire de leur binôme ne soit sérieusement corrompues. Si Talia la trouvait ici, les étincelles que ferait cette rencontre pourraient brûler Gotham comme un feu de paille. Après tout, elle était à part Batman la seule qui ait réellement fait du tort à Talia ces dernières années. Sans bruit, mais d'un pas pesant et plein de rancoeur, la blonde se dirigea vers la porte, l'ouvrit et, sans un regard pour son associé, disparut. Désormais, il était seul. Il avait bien encore des assassins sous le bras, et un plan qu'il pensait solide, mais une nouvelle donnée s'était ajoutée à l'histoire et elle le dérangeait. Il ne savait absolument pas comment la traiter. Il avait prévu l'arrivée d'un justicier en slip rouge et en cape verte brillante, l'arrivée d'une horde d'assassins armés de shamshir et décidés à le tuer, mais qui était ce type ? Et quelle genre de menace représentait il ?

Pas rassuré malgré l'omniprésence de ses hommes, il tira son glock 17 de sa poche, et en vida le chargeur, afin de contempler une dernière fois la balle qu'il avait destiné à Talia, et surtout, d'en signer une nouvelle à l'intention de cet intrus. Le temps courait. Et insubmersible, ses forces se rapprochaient de la victoire..
L'espoir fait vivre.



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MessageSujet: Re: Cave Canem   Sam 16 Mar - 18:44

Suivre Talia Head n'était pas bien compliqué. Non seulement mon programme se servait de son système de reconnaissance faciale en le combinant avec les caméras présentes dans la rue mais il traquait également le téléphone de Miss Head avec son GPS. Personne ne pouvait m'échapper. Une chose que je n'avais pas prévu cependant : la prétendante à la Mairie savait parfaitement bien se dissimuler dans la foule ! Visiblement, elle n'aimait pas être suivie. Mon programme s'arrêta un court instant, puis repris le pistage de la cible. Elle s'était nouée les cheveux changeant ainsi un paramètre de recherche de mon programme. C'est pour ça qu'il s'était arrêté de la chercher. Il devait reconfigurer tous les paramètres et se remettre à chercher son visage dans la foule. Cela me déconcerta aussi un moment, après le type paralysé dans sa chambre, voilà que je découvrais un autre de ses talents. Cette histoire commençait à devenir de plus en plus dangereuse. Je n'avais jamais été entraîné à pister une femme ayant les techniques de dissimulation d'un espion ou d'un ninja. Cela ne m'empêcha pas cependant de la perdre dans la foule et je continuais à la suivre, une vingtaine de pas nous séparant.

Mon téléphone vibra, elle avait décrochée son téléphone et passait un appel "paniqué" à la police. Voici un autre problème qui arrivait. Mon smartphone m'indiqua que la patrouille de police la plus proche était à 12 minutes d'ici, mais le GCPD allait également faire parvenir quatre à cinq voitures de police jusqu'au Ritz. Cela allait compliquer ma fuite mais c'était encore jouable. Je mis donc cette information de côté et déclencha un compte à rebours de 12 minutes sur ma montre. C'était le temps qu'il me restait avant l'arrivée du GCPD.

Je me remis à poursuivre Head et remarqua qu'un autre homme la poursuivait. Je ne le reconnaissait pas mais j'ordonna à mon programme de faire une recherche dans les bases de données du GCPD , du FBI et d'Interpol. Dans le même temps, mon smartphone m'indiqua le niveau de menace de l'individu : 95%. Merde... il en avait sûrement après Talia. Décidément, quelqu'un souhaitait vraiment se débarrasser de la candidate. Il ne m'avait pas remarqué et j'allais en profiter pour lui faire sa fête. Je m'en approche discrètement et je ressort la panoplie de ninja que j'avais pris quelque minutes plus tôt dans la chambre du Ritz. Il y avait tout un matériel intéressant mais c'était la seringue paralysante que je souhaitais. Je sortis donc une des seringues pour la planter rapidement mais délicatement dans la jambe de l'assassin. Celui-ci me regarda dans les yeux avec incompréhension un moment puis s'écroula au sol au milieu de la foule de citoyens ébahit. Je continuais mon chemin comme si de rien n'était et rangea la ceinture de ninja dans mon sac.

Voilà un problème de réglé...mais...où était Talia? A trop me concentrer sur l'assassin je l'avais perdu de vue. Je ressentis un petit picotement sur mon dos. Une voix glaçante arriva à mes oreilles :


- Nous rentrons à l'hôtel tout de suite, et sur le chemin, je veux savoir qui vous êtes vraiment, et ce que vous êtes en train de faire. Si vous êtes à l'origine de tout ça je veux des explications et un arrêt immédiat. Si vous essayez vraiment de m'aider, surtout, je veux tout ce que vous savez. Sinon, vous aurez le choix entre voter pour la vie, et voter pour l'enfer.

Je laissa échapper un soupir de résignation. Elle m'avait doublée. Je rangea discrètement mon téléphone dans la poche puis commença mes explications sur le chemin du retour.

"Mon identité n'a pas d'importance. Vous êtes en danger Madame Head. Quelqu'un cherche à vous assassiner. Je sais que vous en avez neutralisé un dans votre chambre, j'en ai eu quatre autres dont celui que vous voyez là."

Dans le même temps on repassait à l'endroit où j'avais paralysé le cinquième assassin. Il était cloué au sol entouré d'une multitude de curieux et d'un médecin qui lui faisait un massage cardiaque.

"Ne retournez pas à l'hôtel, c'est dangereux. La personne qui veut votre mort a déjà engagé cinq assassins hautement qualifiés contre vous et je doute que ce soit à cause de votre programme électoral. Je pense que la personne qui a le plus à cacher ici, c'est vous."

Je savais qu'elle n'allait pas m'écouter et que ma réponse ne la satisferait pas, mais oserait-elle m'assassiner en pleine rue? Au milieu de tous ces gens et sous l'oeil des caméras? J'en doute.

Le trajet jusqu'à l'hôtel se fit sans encombre. L'alarme incendie avait cessée et la plupart des gens étaient retournés dans leur chambre. En retournant au deuxième étage, je fus étonné de ne pas revoir les corps des deux assassins que j'avais mis KO. Apparemment, ils ont vite déguerpis en ne laissant que de petites tâches de sang. Pour l'instant, tout se passait bien mais je m'attendais à l'arrivée d'autres assassins d'un moment à l'autre. Il ne me restait plus qu'à détendre l'atmosphère avant le combat.


"Et maintenant? On fait quoi? En général, j'invite à dîner avant qu'une femme ne m'invite dans sa chambre..."



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MessageSujet: Re: Cave Canem   Dim 17 Mar - 14:15

Talia n'avait pas obtenu les informations qu'elle voulait, mais le justicier avait toutefois était assez docile pour la suivre jusqu'à la chambre sans poser de problèmes. Sur le chemin, malgré son pas rapide et sa concentration auxilliaire sur les mouvements de sa" proie" salvatrice, elle avait eu le temps de réfléchir. Et avant de prendre une décision, il lui avait semblé judicieux de rallier sa chambre, où se trouvait tout un tas d'objet qu'elle n'aurait pas aimé que le GCPD perquisitionne, et qui, surtout, pouvait l'aider si elle devait combattre des assassins, et se défendre d'un allié douteux. Bien évidemment, la lumière n'était pas revenue, mais, il n'y avait personne dans le couloir. Les résidents devaient dormir ou s'adonner à des activités personelles, loin de ce tumulte, et les hommes qui lui en voulait restaient invisibles. Arrivé au seuil de la porte, l'héritière du Démon censée éclairer les résidents d'un Nouveau Monde vers la paix commença par éclairer sa personne et le justicier dans le living room.

Sans se préoccupation du regard de l'initié à sa position dans la criminalité mondiale, et en esquivant sa plaisanterie, en notant tout de même qu'il essayait de détendre l'atmosphère, et semblait professionel, elle déploya l'une de ses robes et la secoua sur le lit, en faisant tomber tout un tas d'armes de collection. D'un oeil perplexe, elle entreprit de les ranger à sa ceinture, et de les cacher un peu partout comme elle en avait l'habitude. Fort heureusement, elle n'en avait pas prévu beaucoup, et n'eut rien à cacher. L'arsenal de ses ennemis lui semblait simple, de ce qu'elle en avait vu, mais ils savaient s'en servir, et la discrétion et la culture de la surprise de Cerberus lui avait sûrement sauvé la vie à chacune de ses interventions. Elle se demandait ce qu'il valait en combat rapproché, sa constitution ne ressemblant pas à celle d'un adepte du CQC, et ses mouvements ne témoignant pas d'une habitude des danses mortelles. Et pourtant, il s'en était très bien sorti. Elle se posait quelques questions à son sujet, et sa fierté, associée à son attrait pour le mythe du justicier mystérieux ne l'avait pas aidée. Elle avait besoin de son identité pour savoir si elle pouvait lui faire confiance, c'était malgré ce qu'il en pensait d'une grande importance. Et s'il y avait bien quelqu'un en danger ici, c'était lui. Elle devait savoir qu'en faire. Il semblait aimer l'autorité, et se penser sage, puisqu'il avait utilisé l'impératif afin de mander à l'immortelle de ne pas retourner à l'hôtel. Conclusion : cet homme était complètement à côté de l'affaire, il ne savait rien sur elle et sur ceux qui pouvaient lui en vouloir. Elle n'en tirerait pas grand chose, donc. Mais sa volonté et son aide avaient probablement été précieuses, et elle avait encore besoin de lui. La réflexion de Talia prit un nouveau virage : que devait-elle faire ?

Il était impératif qu'elle joue son rôle mais si elle restait dans cette chambre en faisant semblant de trembler lorsque le GCPD arriverait héroiquement, beaucoup de personnes se poseraient des questions quant à la présence de l'homme à casquette, et surtout, elle ne saurait probablement jamais qui tirait les ficelles de cet attentat. Et cette attaque dépassait probablement le cadre des élections, voir de Gotham, et pouvait être d'une certaine importance pour le Léviathan ou la Ligue. Elle devait se défendre et en apprendre plus seule, il lui était impossible de faire confiance aux hommes en bleus, dépassés par l'attaque des hiboux. Mais elle pouvait essayer avec un justicier. Faire confiance à des justiciers lui avait toujours été profitable non ? Les Robins l'avaient trahies, Batman lui menait une guerre sanglante, les Birds of Prey devaient jouer au fléchette avec sa photo. Le temps lui étant compté, Talia décida une nouvelle fois d'écouter son instinct.

Elle continua à s'armer, déposant un Glock à sa ceinture..

- Très bien, mystérieux protecteur de veuve et d'innocente, vous allez rester à mes côtés. Voyez vous, je suis faible et je suis une politicienne pacifiste..

.. glissa des kaikens dans ses manches...

- Et de méchants gros malabars semblent vouloir me tuer. Heuresement, personne-charitable-dont-je-n'ai-pas-besoin-de-connaître-le-nom, puisque vous êtes tout entier vivant pour la justice, j'ai besoin de vous, et vous avez un quota de personnes à protéger aujourd'hui. L'accord semble évident. En plus, vous avez des armes, et vous savez vous battre, cela sera utile à une ministre insouciante comme moi..

... garnit sa ceinture d'un taser, de sa dernière seringue concoctée la semaine dernière et d'un petit calibre pour éviter de tuer..

- Par conséquent, vous allez me dire tout ce que vous savez sur ces idiots, et nous allons nous occuper ensemble grâce à votre protection virile. Vous allez me dire d'où ils viennent, et nous allons nous y rendre tous les deux, dans une panique post-attentat des plus banales, puisque nous n'avons pas eu cette discussion - les caméras de cette chambre ont été désactivées en même temps que le réseau, et sont tout aussi inutilisables que la chakchouka que j'étais en train de me préparer. Vous allez me suivre, et même si vous êtes justicier, essayez de ne pas imiter la justice actuelle de notre ville, ne soyez pas lents, longs, hésitant et excité en permanence à l'idée de changer de veste. Oh, si, il y a quelque chose de notre actuelle justice que vous pouvez imiter : ne posez pas trop de questions. Je ne saurai y répondre de toute façon, puisque je ne suis qu'une politicienne perdue dans ses rêves d'écologie. Allons-y.

Ainsi armée, et ayant mis les choses au points, espérant être tombée sur un justicier qui savait ce qu'il faisait et ce qui serait le mieux pour sa ville, elle passa la porte d'entrée et commença à ambuler dans le couloir, en attendant que le jeune homme la rattrape et lui donne les informations qu'il lui devait. Elle essaya aussi de prendre conaissance des réactions de sa Ligue, mais les communications avaient été brouillées. Décidément, l'homme ou la femme qui lui en voulait avait l'art de diffuser un vrai brouillard sur ses tentatives d'homicide.
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MessageSujet: Re: Cave Canem   Dim 17 Mar - 17:45

En entrant dans la chambre, même surprise que dans le couloir. L'homme paralysé avait disparu. Comme si quelqu'un cherchait à se débarrasser des preuves. Ce n'était pas vraiment inquiétant, avec les blessures que ces types ont subi, ils ne devraient pas revenir avant un bon mois de rétablissement. Une fois dans la chambre, la prétendante à la Marie commença à déployer toute une panoplie d'armes en tout genre. Elle était loin, très loin de l'image de politicienne qu'elle représentait à la télévision et aux médias. Comme je le pensais, les politiciens sont tous des menteurs. Sans exception. Ils cachaient tous leurs petits secrets, corruptions, maîtresses, chantages, derrière un visage souriant et chaleureux. Talia, elle, cachait toute une panoplie d'armes de mort et de destruction. C'était du pareil au même. D'ailleurs, j'aurais peut-être pu la laisser se débrouiller toute seule, elle me donne le sentiment d'être largement capable de se défendre d'une armée d'assassins hyper-entraînés. Pendant qu'elle se préparait , je scrutais mon téléphone à la recherche d'informations sur le commanditaire de l'assassinat. Elle ne perdit pas de temps à me présenter la situation avec un ton sarcastique, mais amusant, tout en s'armant jusqu'aux dents :

"Très bien, mystérieux protecteur de veuve et d'innocente, vous allez rester à mes côtés. Voyez vous, je suis faible et je suis une politicienne pacifiste..

Et de méchants gros malabars semblent vouloir me tuer. Heureusement, personne-charitable-dont-je-n'ai-pas-besoin-de-connaître-le-nom, puisque vous êtes tout entier vivant pour la justice, j'ai besoin de vous, et vous avez un quota de personnes à protéger aujourd'hui. L'accord semble évident. En plus, vous avez des armes, et vous savez vous battre, cela sera utile à une ministre insouciante comme moi..

Par conséquent, vous allez me dire tout ce que vous savez sur ces idiots, et nous allons nous occuper ensemble grâce à votre protection virile. Vous allez me dire d'où ils viennent, et nous allons nous y rendre tous les deux, dans une panique post-attentat des plus banales, puisque nous n'avons pas eu cette discussion - les caméras de cette chambre ont été désactivées en même temps que le réseau, et sont tout aussi inutilisables que la chakchouka que j'étais en train de me préparer. Vous allez me suivre, et même si vous êtes justicier, essayez de ne pas imiter la justice actuelle de notre ville, ne soyez pas lents, longs, hésitant et excité en permanence à l'idée de changer de veste. Oh, si, il y a quelque chose de notre actuelle justice que vous pouvez imiter : ne posez pas trop de questions. Je ne saurai y répondre de toute façon, puisque je ne suis qu'une politicienne perdue dans ses rêves d'écologie. Allons-y."


Je ne l'écoutais qu'à moitié, trop occupé à faire des recherches sur mon téléphone. Une fois qu'elle eu finit son discourt, je leva doucement la tête :

"Gardez vos conseils pour vous, nous allons faire les choses à ma façon."

Mon portable fit un petit "biip" indiquant qu'il avait terminé sa recherche. Je rattrapa Talia et la dépassa pour me diriger vers l'ascenseur. Je dis d'un ton confiant :

"La personne qui veut votre peau se situe au quatrième étage. J'ai piraté les données d'entrée et de sortie de l'accès aux caméras de sécurité de l'hôtel. A part le poste de sécurité et moi, on dirait qu'une autre personne s'est amusée avec les caméras. J'ai retracé la source jusqu'au quatrième étage. Tout le réseau de vidéo surveillance étant mort, je n'ai aucune info sur ce qui nous attend en haut, alors préparez vous au pire...comme vous savez si bien le faire."

Une fois dans l’ascenseur, je déclencha tout naturellement le bouton menant au quatrième étage. Pendant la montée, une petite musique classique mettait une ambiance agréable et tranquille dans la cabine. Je vérifiais les balles de mon chargeur et me préparais au combat sans faire attention à Talia Head...ou Al'Ghul, c'était à creuser. Le trajet se fit doucement et l'ennemi ne nous attendait sûrement pas. Encore une fois, tout était question de prendre par surprise. C'était le seul avantage qu'on avait. Ils étaient plus nombreux et probablement mieux armés, même si la candidate à la mairie était aussi bien armée que Rambo.

*DIIING*

Les portes s'ouvrirent doucement. Trois hommes se tenaient un peu plus loin dans le couloir, ils étaient armés de couteaux et de sabres. Ils semblaient surpris de notre arrivée mais ce furent les premiers à attaquer en usant de leur cri de guerre. Je m'avançais avec la candidate prêt au combat.Un seul d'entre eux se rua vers moi tandis que les deux autres s'attaquaient à Talia. Ils devaient savoir que Miss Head était plus dangereuse que moi.

Je leva mon arme vers l'assassin mais celui-ci était assez rapide pour éviter mes balles. Bien que je pensais lui en avoir mis une dans l'épaule, il semblait insensible à la douleur et arriva vers moi pour me désarmer. On s'échangea quelque coups de poings, mais à ce niveau là je me débrouillais aussi bien que lui, réussissant à lui asséner trois coups au visage. En colère, il sortit son sabre et essaya de me découper en rondelles. Heureusement, je sortis assez vite ma matraque télescopique pour parer son coup. Il réitéra son mouvement mais je ne pouvais faire que me défendre avec mon arme. J'étais en mauvaise posture et je reculais doucement jusqu'à l'ascenseur toujours ouvert. Le tueur me fit reculer jusque dans la cabine. C'était le bon moment pour me débarrasser de l'individu. Je dégaina mon téléphone et activa rapidement une application qui visait à supprimer les capteurs aux alentours. C'est à dire que la porte de l'ascenseur ne captait plus les obstacles sur son chemin, comme un bras ou un pied, et continuait à se refermer jusqu'à épuisement d'énergie. Je lâcha rapidement ma matraque pour attraper le bras armé de mon agresseur et l'emmena dans la cabine. La porte de l'ascenseur commença à se refermer sur le bras jusqu'à ce qu'un "CRAC" se fit entendre. Cette fois-ci, le tueur hurla de douleur jusqu'à ce que j'appuie sur le bouton pour ouvrir les portes. Les os de son bras étaient sûrement en miette et il tomba à genoux. Je me baissa pour reprendre ma matraque et l'assomma d'un coup violent à la mâchoire.

Mon combat avec l'un des assassins était fini et on dirait que Talia n'allait pas tarder à terminer son combat avec les deux autres. Une fois les deux hommes hors d'état de nuire je me dirigea vers la chambre 403. C'était dans cette luxueuse et spacieuse suite qu'un homme, ou une femme, organisait l'opération.


"Pas trop fatiguée Miss Ecologie? Avant qu'on en finisse...je dois savoir, Al'Ghul c'est votre véritable nom? Une rumeur en parle sur le net..."
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MessageSujet: Re: Cave Canem   Dim 17 Mar - 18:47

Jusqu'au bout.
Voilà bien une devise que l'incarnation politique et la réalité reine démoniaque de Talia se partageaient. Devant une porte qui cachait d'importants secrets, utiles à sa Purge, ou à sa finalité, les deux Talia avaient une même réaction. Pour ne pas se compromettre, la jeune immortelle s'était battue manuellement durant l'évolution de son groupe improvisé jusqu'au quatrième étage. Sa fierté masculine dominante n'avait pas empêché le justicier de parler, mais démonter le barrage de sa sous-estimation avait provoqué une crue dans le fleuve de sa curiosité. Il s'était logiquement rendu compte que Talia n'était pas aussi faible qu'il le pensait, mais, cela tout le monde était au courant, même sans connaître son identité "secrète". Lorsqu'elle avait violemment démissionné de LexCorp pour faire tomber Lex Luthor, elle avait du se débarrasser de toute la sécurité du bâtiment, révélant au monde que Talia Head avait au moins une expérience en art martiale conséquente. Elle avait aussi utilisé des armes en publiques, à l'occasion de démonstration, d'aides humanitaires et d'expériences dans les firmes spécialisées qu'elle possédait. Mais, certains Gothamites avaient encore une vision très Maximilienne de la classe politique.

Techniquement, rien n'interdisait à Talia de se défendre elle même de la tentative d'attentat portée à son égard, mais elle devait faire attention à ne tuer personne, un homicide, même considéré de "légitime défense" par la justice, changerait complètement les choses. " Une candidate à la mairie tue un homme qui avait tenté de l'agresser dans un hôtel" est moins mélioratif que " Une candidate à la mairie se sauve d'un attentat". En l'occasion, la présence du justicier changerait de toute façon complètement le titre. Mais elle n'était pas censée essayer de le tuer. Elle pouvait cependant le garder au frais une fois sa vengeance menée, et le livrer au GCPD, en bonne maire dont les idées coincident au programme. Pour l'instant, pas question de réfléchir à cet après, Talia vérifia le pouls des deux adversaires qu'elle avait éliminé et s'arma au cas où de son petit calibre - un .22- avant d'entrer dans la suite 403, codée et sécurisée mais nul doute que son ange gardien savait neutraliser ce genre d'adversité numérique.

Elle se tourna vers lui, son masque d'indifférence toujours posé sur le visage, virtuellement indestructible. Elle dodelina imperceptiblement de la tête, comme si elle était vraiment étonnée et agacée par la question impromptue du justicier.

- Al'Ghul ? Cela ne veut rien dire. N'écoutez pas les rumeurs, il y en a aussi qui disent que Shreck est le Batman. D'ailleurs, comme vous l'avez si bien dit " mon identité n'a aucune importance". Vous pouvez ouvrir cette porte ?

Ce fut fait. En deux temps, trois mouvements. Ce jeune homme était bien pratique. Le bois lisse et précieux du Ritz, plus verni qu'un camion volé, se déplaça lentement, sans le moindre grincement, et ce n'est qu'à la moitié de sa trajectoire qu'un coup de Talia l'envoya valser contre le mur. Elle entra en coup de vent, son arme tenue du bout d'un bras. Elle s'attendait à des pièges, des mines, des dizaines de ninjas pressés les uns contre les autres, affamés. Il n'y avait rien, personne, pas la moindre chose louche, même pas un fan de Dépéche Mode. Pas d'odeur de cadavre embaumant l'air et méritant d'être mise en flacon sous le nom de numéro 5 de charnier.

Mauvais signe. Soit le justicier s'était trompé d'endroit, soit leur adversaire se cachait, et bien. Elle n'entendait et ne sentait rien du tout, mais une légère odeur de transpiration témoignait de la présence récente d'un homme. Etonnant, car l'entrée sentait plus la femme. Cette pièce avait elle récemment acceuilli un homme et une femme ou une femme de ménage était elle passée par là ? Ou inversement ? La candidate à la mairie entreprit de fouiller les pièces qui entouraient le living room.

...

- Nyssa, je te rappelle que c'est moi le boss ici ! Tu peux m'appeler le Seigneur des Ténèbres si ça te chante. Tu peux aussi essayer " mon petit doudou d'amour" mais je te le déconseille.

- Très bien, mais peux tu éviter d'être grossier, au moins ?

- Seulement si tu arrêtes d'être une con*sse inutile.

- Je peux te tuer de dix huit façons avec une petite cuillère, "Seigneur des doudous d'amour", ce n'est pas parce que tu diriges cette opération que je te dois le respect. Où en es tu ?

- Le plan est tombé à l'eau. Elle est plus coriace que prévue, et surtout aidée. Je n'aurais probablement pas le Léviathan, mais je peux encore la tuer. Je ne fuis pas, moi.

Il raccrocha, fulminant. Sa cible arrivait, il le savait. Et si sa proie se changeait en prédatrice, il n'avait plus beaucoup de chances de victoire. Heuresement, il lui restait encore quatre hommes de confiance, des soldats du Léviathan, souhaitant évincer Talia de la tête du Léviathan. Ces derniers s'étaient dispersés dans la suite, dissimulés, attendant d'avoir leur cible à portée pour l'éliminer. Quant à lui, il avait ouvert la fenêtre et attendait, un noeud au ventre, que des caméras et des voitures à gyrophares entourent le Ritz, marquant la fin de ses espoirs de pouvoir. Il hésita quelques instants, mais se décida lorsque la porte de la suite s'ouvrit à la volée. Tant pis pour sa revanche, il devait disparaître avant que la télé ne mette un pied près de l'hôtel. Il se jeta littéralement du quatrième étage pour se rattraper au troisième, et commença sa descente, mais des résidents avaient été réveillés par les combats et l'activité dans les couloirs. On le regarda, on le filma, on l'humilia inconsciemment. Il devait fuir.

La panique qu'il avait voulu causer venait de lui revenir en plein visage.



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MessageSujet: Re: Cave Canem   Dim 17 Mar - 21:57

- Al'Ghul ? Cela ne veut rien dire. N'écoutez pas les rumeurs, il y en a aussi qui disent que Shreck est le Batman. D'ailleurs, comme vous l'avez si bien dit " mon identité n'a aucune importance". Vous pouvez ouvrir cette porte ?

J'affichais un petit sourire. Je n'aurais pas eu ma réponse mais je l'avais agacée, c'était évident qu'elle allait nier en bloc. Mon matériel était déjà sortis de mon sac. La même procédure pour ouvrir la porte de Talia allait être appliquée à cette suite. Je pris ma carte magnétique et la relia à mon téléphone pour pirater la serrure magnétique. Celle-ci se débloqua en moins de 5 secondes. J'ouvris doucement la porte sans la faire grincer, on ne sait jamais, il y avait peut être un piège mortel derrière. Soudain Talia donna un coup de pied dedans ce qui fit violemment valser la porte. Nous n'avions, définitivement, pas les mêmes méthodes.

Elle entra avant moi (honneur aux dames hein), mais il ne semblait y avoir personne dans la pièce. J'avais déjà rechargé mon arme et m'apprêtait à tirer dans le tas. L'absence d'assassins dans cette pièce me surprenait. M'étais-je trompé? Non ça m'étonnerait, je ne me trompe que rarement et mon programme ne bug presque plus depuis le dernier patch que j'ai ajouté. Mais pourtant, il n'y avait personne dans cette pièce, je devais bien l'admettre.

"On dirait que je me suis planté. Ou alors qu'ils sont déjà partis. Quoiqu'il en soit..."

Et avant que je pu finir ma phrase, une volée de balles partirent dans notre direction. Je mis un petit moment à comprendre ce qui venait de se passer puis je me mis à couvert derrière un canapé. Les assassins avaient finalement décidés d'utiliser la manière forte. Je me releva pénible et tira plusieurs balles dans la direction de notre agresseur. Il venait de nous canarder avec un fusil mitrailleur. Comment ont-ils obtenu une telle puissance de feu ? Dès que ça sera fini, j'essaierais d'enquêter là-dessus...si je m'en sors vivant. J'attendais que l'assassin vide son chargeur avant de sortir de ma cachette et lui coller deux balles dans le torse. Ça en faisait déjà un en moins. Trois autres tueurs sortirent de leur cachette pour nous attaquer avec des poignards et des couteaux de combat.

J'engagea le combat mais je commença à sentir une douleur à l'épaule droite, et je saignais...merde... je m'étais pris une balle. Le schéma du combat était le même que tout à l'heure, deux contre Talia et un contre moi sauf qu'il n'y avait pas d'ascenseur et j'étais blessé. C'était mal parti pour ma pomme. J'utilisa mon Beretta 92 afin de mettre rapidement un terme au combat mais celui-ci se vida rapidement sans faire trop de mal à l'assassin. Je ne savais pas trop s'ils avaient des gilets pare balles ou s'ils étaient génétiquement modifiés pour résister à la douleur. Quoiqu'il en soit, la bête que j'avais devant moi me plaqua violemment au sol et nous nous échangeâmes une dizaine de violents coups de poings. Je réussis à me séparer de mon adversaire mais je commençais à fatiguer et mon sang coulait de mon épaule. Le combat allait peut-être s'achever par ma défaite? Finalement, je n'aurais pas tenu très longtemps en temps que justicier. Le temps de sauver une vie...ou deux.

Ma main sur mon épaule pour éviter l'hémorragie, je me tenais difficilement devant mon adversaire. Il savait qu'il ne lui restait plus qu'à m'achever et fonça sur moi. Avant qu'il n'arrive à mon niveau, je me baissa, l'attrapa par les pieds et le souleva sur mon dos pour finalement le balancer par dessus la fenêtre grâce à l'inertie qu'il avait accumulé dans sa charge. J'étais bien chanceux que quelqu'un eut ouvert la fenêtre avant le combat. L'homme tomba de quatre étages du Ritz avant de s'écraser violemment au sol. Le choc était violent mais il y survivra. D'un autre côté je regardais si Talia avait besoin d'aide. Apparemment elle gérait mieux les combats rapprochés que moi.

Une fois le combat fini, je scrutais la suite. Tout avait été rangé à la va vite mais il ne restait plus de preuve sauf...une interception de communication enregistrée par mon téléphone quelque minutes plus tôt. Je mis le mobile en mode haut parleur afin de percevoir la réaction de Talia.


"- Nyssa, je te rappelle que c'est moi le boss ici ! Tu peux m'appeler le Seigneur des Ténèbres si ça te chante. Tu peux aussi essayer " mon petit doudou d'amour" mais je te le déconseille.

- Très bien, mais peux tu éviter d'être grossier, au moins ?

- Seulement si tu arrêtes d'être une con*sse inutile.

- Je peux te tuer de dix huit façons avec une petite cuillère, "Seigneur des doudous d'amour", ce n'est pas parce que tu diriges cette opération que je te dois le respect. Où en es tu ?

- Le plan est tombé à l'eau. Elle est plus coriace que prévue, et surtout aidée. Je n'aurais probablement pas le Léviathan, mais je peux encore la tuer. Je ne fuis pas, moi. "

Maintenant on avait un prénom, deux voix, le nom d'une organisation et on savait à présent que ces deux s'entendaient encore moins bien que ma partenaire provisoire et moi. Je demanda à Miss Head :

"Ces voix vous disent quelque chose?"
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MessageSujet: Re: Cave Canem   Mar 19 Mar - 20:47

De vulgaires sbires. Ils n'avaient trouvés que des assassins, certes "haut de gamme", peut être concurrentiels envers ceux de la Ligue, mais de simples assassins.Des humains, avec deux bras, deux yeux, puissants mais si banaux. N'importe quoi. L'homme ou la femme qui tenait les files de cette mascarade s'était donc envolé. Talia n'eut cependant pas le temps de fulminer, frappée par une nouvelle information qui changeait la donne et venait apporter une lumière nouvelle sur tous les événements de la soirée. Afin cependant d'éviter la pénalisation apportée par l'effet de surprise, elle repoussa cette précieuse révélation dans un compartiment proche de sa mémoire et se promit d'y réfléchir lorsque moins de centimètres d'aciers essaieraient de la découper. Avant d'être penseuse, la fille du Démon se fit danseuse, et entama une nouvelle fois avec la faucheuse une valse endiablée. Elle décida une nouvelle fois de ne pas sortir ses armes, et garder cette opportunité en cas d'urgence létale. Deux des tueurs s'étaient dirigés vers elle, confirmant qu'elle était la cible de cet attentat. Devant la menace, elle craignait que le justicier cède, ne connaissant toujours pas sa valeur mais sa part Démoniaque répétait calmement qu'elle n'avait pas grand chose à faire de la vie d'un justicier et lui rappelait qu'elle tuerait cet homme de toute façon lorsque adviendrait sa purge. Concentrée donc sur son combat, Talia examina rapidement la menace et choisit de se défendre avec un cocktail de deux arts martiaux : le redoutable et sous-estimé aikido, incarnation matérielle du principe de légitime défense, et sa version du Close Quarter Combat, restant malgré tout le plus utilisé des arts martiaux.

Les tueurs étaient loin d'être idiots. Ils attaquèrent en même temps, aussi vifs que des membres de la Ligue, aussi imprévisibles que Star Wars VII. Le poing serré et dardé d'une dague de l'un d'entre eux faucha l'air en visant la taille de Talia, le second s'était déporté sur le côté inverse de sa trajectoire initial pour éviter une parade et chargeait lui vers sa tête. Virtuellement, les coups n'était pas évitable. Pas ensembles en tout cas. C'est pour cela que l'immortelle passa au travers. Se glissant entre les deux poings, elle frappa du bout du pied l'épaule d'un de ses agresseurs, et sans atterir, mais en sautant sur son autre pied, elle revint vers les deux prédateurs, appliquant sa main sur le cou du second homme, et usant de ce dernier pour faire tourner l'homme autour d'elle. Ce dernier n'en revenait pas. Iriminage. Une des techniques les plus faciles à annuler. L'homme leva ses deux bras pour tordre celui que Talia utilisait pour lui enserrer le cou, mais elle avait glissé son pied entre les siens et il s'étala à terre, momentanément. Le temps à Talia de bloquer un atemi que lui avait envoyé l'autre, remis de ses émotions, elle tenta même un ikyo en appuyant sur le coude du tueur pour utiliser sa force afin de l'envoyer à terre mais il résista en contractant ses muscles et ses jambes, et envoya son second poing vers Talia. Elle se baissa, tout simplement, mais ne put échapper à l'emprise puissante de son adversaire. Pendant ce temps, l'autre homme s'était relevé, le nez brisé, et, bien content de voir sa proie paralysée, remercia son compagnon avant de tenter de rouer la reine du Léviathan de coups.

Cette dernière, à la grande surprise des deux hommes, se releva, droite, annulant totalement la pression du premier assassin. Elle ne semblait absolument pas avoir la constitution nécessaire pour contrer une telle emprise. Effet de surprise. Vieux comme le monde. Talia attendit qu'on l'attaque une nouvelle fois, tordit le bras de son attaquant et se retourna sur elle même pour se retrouver derrière le dos du tueur et n'eut qu'a pousser un peu pour faire passer le corps massif au dessus de son épaule et le faire s'écraser au sol. Koshinage. En évitant l'attaque du second tueur, elle se baissa pour attraper la tête de sa première proie avant qu'elle ne se relève une deuxième fois et la frappa contre le sol, rencontre marbre-chair qui rendit cette dernière inconsciente pour un petit bout de temps. D'un coup de pied, elle repoussa l'assassin restant, puis se mit à éviter et contrer ses coups sans réagir jusqu'à ce qu'il ne se mette à sortir une lame plus grande, un cimeterre, et tente de la transpecer avec. Elle se glissa au dernier moment pour que la lame lui passe juste à côté, posa sa main sur le poing armé serré de son adversaire et termina le sandiwch en donnant un violent coup de pied entre les doigts serrés. Il lâcha l'arme sans se faire prier, et elle ne put l'attraper avant qu'elle ne tombe mais n'eut plus qu'à livrer quelques coups pour assomer son second adversaire. Elle avait perdu ainsi au moins trente secondes à se battre.

Puisque le justicier sans nom était apparemment vivant, elle le contourna pour regarder par la fenêtre mais sa proie était apparemment parti. Avec un peu de chance, le filet du GCPD, qui ne devait plus être très loin, allait le recceuillir avec joie. Mais désormais, elle savait qui. C'était la fameuse information qu'elle avait enregistré en début de combat. A moins d'un piège, elle avait été attaquée par ses propres soldats, le Léviathan, et non un candidat. Et parmi ses lieutenants, elle n'en voyait que peu capables d'une mutinerie. La question serait vite réglée. Mais avant, elle devait répondre à celle de Cerberus.

- Oui. Ce ne sont pas des candidats, ce sont des fantômes du passé. La personne qui a fait ça est visiblement partie. Je vous propose une chose : si je vous met en état d'arrestation et que je vous garde jusqu'à l'arrivée du GCPD, vous allez avoir un mauvais souvenir de moi. Or, je n'ai pas très envie que la personne avec qui j'ai partagé cet incident se mette à en parler partout. Que diriez vous d'un peu de confiance ? C'est rare en politique, croyez moi. Je vous laisse partir, puisque vous m'avez sauvé la vie, légitime attention, et je me rappelle de vous comme d'un justicier d'état.Aide légale. Vous pourrez alors revoir la lumière, aider de nouvelles veuves à qui vous cacherez encore votre nom, et de mon côté, je serais tranquille.
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MessageSujet: Re: Cave Canem   Mer 20 Mar - 22:26

Pour la première fois, j'ai pu observer la candidate à la Mairie se battre. Et elle se battait beaucoup mieux que moi ! Elle réussissait à trouver une parfaite harmonie entre l'aikido et une version modifiée de Close Quart Combat, ou combat rapproché. Ses gestes étaient d'une incroyable fluidité, aucune fausse note dans ses coups, aucun temps mort. C'était un spectacle magnifique et terrifiant à la fois. On aurait dit qu'elle se coordonnait avec ses adversaires afin de donner une représentation de danse mortelle. En combat singulier, il était évident que je ne survivrais pas bien longtemps contre Miss Head. Mon style de combat se rapprochait beaucoup plus du combat de rue que de l'art martial. La scène ne dura pas plus de trente secondes et ses adversaires étaient déjà hors d'usage. Ces assassins étaient pourtant très bien entraîné, le style de combat se rapproché de celui de Talia, et je m'en étais mordu les doigts à essayer de m'en débarrasser d'un seul.

Une fois le combat fini, elle se précipita à la fenêtre pour voir par où était passé le supposé commanditaire de l'attentat, mais celui-ci c'était déjà échappé. Elle ne fit pas vraiment attention à ma blessure, devinant sans doute que je m'en remettrais facilement. Le saignement ne dura pas bien longtemps d'ailleurs, la balle m'avait traversée sans toucher d'organes ou d'artères. Je bougeais encore difficilement mon bras mais cela n'avait rien d'insurmontable, c'était juste gênant et un prochain combat me serait probablement fatal. On pouvait dire qu'on avait fait fuir les agresseurs pour aujourd'hui ! Mais peut-être reviendront-t-ils à l'avenir, et cette fois-ci, ils seront beaucoup mieux préparés. Moi aussi pour le coups... dès que je serais rentré, pour une pause méritée, je mettrais Miss Head sur écoute. Celle-ci était peut-être victime ce soir, mais je doute qu'elle soit innocente.

L'enregistrement que j'avais intercepté ne l'avait pas plus choqué que ça. Mais la candidate s'était tout de même décidée à m'informer un peu plus et à faire une proposition :


- Oui. Ce ne sont pas des candidats, ce sont des fantômes du passé. La personne qui a fait ça est visiblement partie. Je vous propose une chose : si je vous met en état d'arrestation et que je vous garde jusqu'à l'arrivée du GCPD, vous allez avoir un mauvais souvenir de moi. Or, je n'ai pas très envie que la personne avec qui j'ai partagé cet incident se mette à en parler partout. Que diriez vous d'un peu de confiance ? C'est rare en politique, croyez moi. Je vous laisse partir, puisque vous m'avez sauvé la vie, légitime attention, et je me rappelle de vous comme d'un justicier d'état.Aide légale. Vous pourrez alors revoir la lumière, aider de nouvelles veuves à qui vous cacherez encore votre nom, et de mon côté, je serais tranquille.

Dès l'instant où elle prononça "justicier d'état", je soulevais un sourcil. L'écoute de ce mot m'irritait au plus haut point. Les justiciers d'état étaient des personnes corrompues dédiées à la "justice" du gouvernement. En clair, ils étaient payés à arrêter à peu prêt n'importe qui sans preuve tangible. Ma réponse fut rapide :

- Mademoiselle Head, je vais vous laisser tranquille...pour l'instant. Je ne peux rien vous promettre quant à mon silence. Tant que vous ne ferez rien d'illégal, je ne vous causerais pas d'ennuis...

Je recula jusqu'à la fenêtre. Ma montre sonna, le GCPD n'allait pas tarder.

- Sachez que je serais à l'affût...

Et je sauta par la fenêtre. Je me rattrapa d'une main sur l'un des drapeaux qui décoraient le luxueux hôtel puis me laissa glisser jusqu'au rez de chaussée. Le mouvement était parfaitement effectué grâce à mes nombreux entraînements de Parkour. Je ressentis tout de même une douleur au niveau de mon épaule.

Cinq voitures de police arrivèrent à toute vitesse au carrefour devant l'hôtel. Je sortis mon téléphone et sélectionna une application spéciale contrôlant le trafic routier. Tous feux se mirent alors au vert ce qui eu pour conséquence un carambolage gigantesque juste devant le Grand Ritz ! La vitesse étant limitée en pleine ville, il n'y aura aucun blessé grave et l'arrivée de la police fut retardée. Je pu alors faire ce que je réussissais le mieux : me cacher dans la foule, et partir.

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