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Clash of the Warriors & La Révolte

"Lors d'une rafle de la Ligue des Ombres, la Lignée décide d'intervenir et de massacrer les hommes de Ra's Al Ghul. Les habitants, excédés par la situation, décident de se révolter, avec le support de l'Empereur et ses troupes. Le G.C.P.D est dépassé et les justiciers n'ont d'autre choix que s'en mêler, Batman en tête."

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 Contact (Into Darkness acte 2) [Theodora]

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MessageSujet: Contact (Into Darkness acte 2) [Theodora]   Mar 12 Mar - 12:21



Raya Vestri s’engouffra dans l’ascenseur en même temps qu’une dizaine de journalistes en costars-cravates, oreillettes greffées à l’oreille, à l’écoute des dernière nouvelles du monde. Sacré job, pensa la jeune femme. Raya faisait peu de cas de l’actualité, son monde était composé de cordages, de voiles de chapiteau, de sable, de trampolines et autres trapèzes. Un monde clos, qui la protégeait de l’extérieur, qui fonctionnait en autarcie. Et ça lui plaisait bien comme ça. Ses années rebelles, elle les avait mise au placard. Le cirque représentait désormais sa vie, et son passé de fugueuse était désormais bien derrière elle. Mais cette paix intérieure qu’elle avait trouvé à force de travail et d’entraînement venait d’être bouleversé. Récemment, le propriétaire du crique Haley, où elle officiait et au sein duquel elle avait grandi, avait été assassiné. Son corps n’avait pas été retrouvé mais la caravane dans laquelle il vivait témoignait à elle seule de sa mort. Raya s’en souvenait comme si c’était hier : il y avait du sang partout, et les tests ADN qu’avait réalisé la police avaient confirmé l’identité de l’homme à qui appartenait ce sang : Bryan Haley. Comment retrouver la paix après un tel acte de barbarie ? Tout le monde au cirque avait été sous le choc. Puis les semaines avaient passé et il avait bien fallu continuer à vivre. Le cirque avait des dettes et ne pouvait se permettre de rester en berne. Des voyages avaient organisé : l’un à Metropolis, ville qui assurerait le cirque de rentrées d’argent suffisantes pour continuer à faire tourner la boîte, l’autre à Gotham City. Gotham… Raya avait quelques souvenirs ici… La mort des Grayson… la bluette adolescente avec Richard, leur fils, quelques années après la mort de ses parents… Quelques souvenirs, donc. Et pas des moindres.

Aujourd’hui que le cirque avait planté son chapiteau à Gotham, Raya avait l’occasion de se remémorer ces souvenirs. Mais ce n’était pas la raison pour laquelle elle était entrée dans le building abritant le Gotham Globe, l’un des principaux journaux de la ville. Raya avait rendez-vous avec une journaliste, une certaine Theodora Wesson, pour lui faire part de quelque chose qui devrait l’intéresser. Elle était restée très évasive au téléphone. A peine quelques mots : « j’ai quelque chose pour vous, à propos d’une de vos enquêtes. Quand pourrai-je vous voir ? ». Le rendez-vous avait donc été fixé. Et Theodora la recevrait donc, pour qu’elle lui déballe son histoire. Des coups de fil comme celui-là, Wesson devait en avoir tous les jours. Elle était du genre célèbre, comme reporter. La Lois Lane de Gotham, un truc comme ça. Une journaliste d’investigation comme on en fait de moins en moins. Mais ce coup de fil, Theodora allait bientôt le comprendre, n’avait rien d’anodin.

Les portes de l’ascenseur s’ouvrirent, et Raya suivit la masse qui fonça dans un couloir bordé de bureaux. Sur la porte de l’un d’eux, une plaque au nom de « Theodora Wesson ». Raya toqua poliment à la porte, puis entra.

Theodora était là, assise à son bureau, en train de pianoter sur son ordinateur.

« Mademoiselle Wesson. Je suis Raya Vestri. C’est moi qui vous ait appelé hier soir. »

Raya s’assit sur le siège qu’on lui proposait, puis poursuivit.

« Je n’ai pas l’habitude de téléphoner à des journalistes à onze heures du soir. Je n’ai pas l’habitude de téléphoner à des journalistes tout court, à vrai dire. J’aimerai vous parler de quelque chose qui devrait vous intéresser. Je sais que vous mener une enquête en ce moment… Et… J’aimerai vous aider. »

Raya fit une pause, puis reprit.

« Voyez-vous, je suis trapéziste dans un cirque. Le cirque Haley. On s’est installé en ville il y a une semaine. Je pensais profiter de mon séjour ici pour renouer avec un ancien ami, Richard Grayson. On a grandit ensemble, jusqu’à ce que ses parents meurent et qu’il soit envoyé à l’orphelinat. Bon, heureusement pour lui, il est tombé sur un milliardaire qui a bien voulu de lui : Bruce Wayne. Et donc, je me disais que j’allais lui rendre une petite visite, après toutes ses années. Mais j’ai appris que Richard avait disparu depuis près de trois mois. La police l’avait arrêté pour meurtre et POUF, le voilà volatilisé. Les flics pensent que Richard s’est fait la belle mais… je ne le crois pas. »

« Pourquoi ne pas aller voir les flics pour en savoir plus ? Ou un détective privé pour qu’il enquête sur cette disparition ? Et bien, mademoiselle Wesson, c’est pour la simple et bonne raison que dans cette ville, je ne peux me fier qu’à vous… »

« Je pense savoir qui a enlevé Richard, car il s’agit bien là d’une affaire de kidnapping. Voilà le marché : vous m’aider à le retrouver, et moi, je vous aide dans votre enquête sur… la Cour des hiboux ».

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MessageSujet: Re: Contact (Into Darkness acte 2) [Theodora]   Ven 15 Mar - 16:11

Je grillais une énième cigarette en attendant mon contact. J’avais reçu un coup de fil la veille au soir, alors que j’étais une des dernières en salle de rédaction. Coup de fil qui m’était expressément adressé, et qui me promettait, entre autres, monts et merveilles. En l’occurrence : un scoop par rapport à une enquête que je mène, mais sans m’en dire plus. Tout ce qu’il faut pour piquer ma curiosité et exciter mon intérêt. De prime abord, si cette mystérieuse voix n’avait pas proposé de me retrouver au Globe, j’aurai poliment décliné, ou alors j’aurai envoyé Figgins, ou encore O’Maley, les armoires à glace de service, pour prendre contact dans une ruelle sombre. Mais maintenant que j’ai mon fils, je dois faire attention.

Je sursaute en entendant quelques coups discrets frappés à la porte, et je n’ai pas le temps de répondre que déjà une jeune femme rousse entre dans mon bureau. A l’expression de son visage, je vois qu’elle est surprise. D’un côté, c’est vrai que j’ai de quoi étonner. J’ai même pas vingt cinq ans, encore une fois je suis habillée avec un jean déchiré, mes rangers et un tshirt de AC/DC par-dessus un autre t-shirt blanc à manches longues. L’archétype de la journaliste modèle, bien évidemment. Je me lève et l’invite à s’asseoir en face de moi. Eh ouais, c’est à ça que ressemble une des journalistes montantes du Globe.

Bonsoir… mademoiselle Vestri… J’avoue que votre coup de fil a eu le don de piquer ma curiosité… Installez-vous. Vous voulez un café ?

Je la laisse ôter son manteau et se mettre un peu à l’aise pendant que je sors un instant avant de revenir avec deux tasses fumantes en main. J’en pose une devant elle, la caféïne a toujours eu ce don de mettre les gens en confiance. Et donc de délier les langues. Elle se met tout de suite à me parler, et à m’expliquer ce qui l’amène. De prime abord, ça a l’air intéressant, sauf que je ne peux retenir une grimace en entendant le nom de Bruce Wayne. J’ai eu affaire à ce play-boy quelques mois auparavant, et s’il a un bon sens de la répartie, je suis quand même d’avis que ce type n’a de valeur dans la société que pour la quantité astronomique de choses qu’il achète, permettant à lui seul à la moitié de l’économie de Gotham de prospérer. Je continue pourtant à écouter, la suite pourra sans doute s’avérer plus intéressante, tout du moins pour moi. Et je manque de renverser ma tasse lorsqu’elle mentionne la Cour des Hiboux, et je lutte pour ne pas manifester trop violemment ma surprise.

Je suis un chien de sang, je renifle les traces et je peux suivre une piste jusqu’à l’épuisement. Et j’ai tourné en rond des jours entiers dans la forêt de l’administration sans trouver de quoi poursuivre plus loin. Sauf que là, au moment où je me retrouvais au point mort, au moment où je n’avais plus eu de nouvelles de Calvin depuis des semaines, cette jeune femme se pointe la bouche en cœur et m’offre sur un plateau l’occasion de retrouver ces enflures.

Pourtant, les connaissant, ça pourrait très bien être un piège. Alors, autant être méfiante. Je lève les yeux vers elle.

Premièrement… qu’est-ce qui vous ferait croire que la Cour des Hiboux m’intéresse ? Aux yeux de la plupart des Gothamites c’est un mythe, une légende urbaine, un conte de bonne femme pour effrayer les enfants et leur faire manger leur soupe. Et deuxièment, qu’est-ce qui vous fait croire que la disparition de ce Dick Grayson et liée à la Cour des Hiboux…

HRP : J'espère que ça te va!
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MessageSujet: Re: Contact (Into Darkness acte 2) [Theodora]   Ven 15 Mar - 17:15



La surprise se lut sur le visage de Theodora, bien qu’elle tenta de la cacher. Visiblement, le café qu’elle tenait dans les mains était brûlant, se dit Raya en esquissant un sourire voilé. La journaliste était hameçonnée, la balle était dans le camp de la trapéziste. Trois mots de lâcher, et l’univers se mettait à vaciller. Efficace. Raya porta sa tasse à ses lèvres et sirota tranquillement son breuvage. Finalement, Theodora se mis à parler, adoptant un ton faussement neutre, dénué de toute passion. Raya savait à quelle point cette histoire de Cour des hiboux lui tenait à cœur. Elle salua pour elle-même l’effort que produisait son interlocutrice.

Premièrement… qu’est-ce qui vous ferait croire que la Cour des Hiboux m’intéresse ? Aux yeux de la plupart des Gothamites c’est un mythe, une légende urbaine, un conte de bonne femme pour effrayer les enfants et leur faire manger leur soupe. Et deuxièmement, qu’est-ce qui vous fait croire que la disparition de ce Dick Grayson et liée à la Cour des Hiboux…

Bien. Theodora se montrait suspicieuse à l’égard de Raya, ce qui n’avait rien de surprenant. Qu’une rouquine acrobate dans un crique, se pointe dans son bureau en lui parlant d’une terrible organisation secrète qui contrôlerait soi-disant Gotham et avait commis les assassinats de personnalités importantes de la ville, ça devait avoir quelque chose d’assez surprenant. Assez pour en renverser son café. Raya accusa le coup, inspira doucement, avant de répliquer :

« Je sais que ça doit être difficile pour vous de faire confiance à une parfaite inconnue, je ne vous jette pas la pierre. Je suppose que je dois faire mes preuves et gagner votre confiance pour que vous prêtiez attention à ce qui sortira de ma bouche, hein ? Bon. Après tout, je dois bien ça à Richard… Nous savons tout deux que la Cour des hiboux n’a pas grand-chose à voir avec une comptine pour enfants, vu les cadavres qu’elle laisse sur son sillage. La question serait plutôt : comment une trapéziste arrivée en ville il y a une semaine peut savoir tout un tas de trucs sur cette organisation ? Je vous répondrais que ça ne vous regarde pas. J’ai mes propres sources, dirons-nous, et ces sources là n’ont aucune envie d’apparaître dans votre canard. Vous devrez vous contenter de m’avoir moi, comme source. Ce que je sais, c’est que Alexander Knox, un des vôtres, je veux dire par là un journaliste, s’est fait massacré - je crois que le terme est juste - par la Cour, et que c’est pour ça que vous traquez ces enfoirés. C’est une bonne raison, je trouve. »

Raya but une nouvelle gorgée de son café, puis reprit :

« En ce qui concerne Richard, encore une fois, j’ai des sources sûres qui m’indiquent que c’est la Cour qui l’a kidnappé. Ça n’a pas manqué de me surprendre. Richard est un brave garçon, mais il ne ferait pas de mal à une mouche. Je suppose que s’il a été kidnappé, c’est parce qu’il est le fils adoptif de Bruce Wayne - une piste à explorer -. La Cour a des soucis, comme je vous l’ai dis et comme vous le savez déjà, avec les grandes figures de cette ville… »

« Je reste mystérieuse, n’est-ce pas ? J’en suis désolé, mais vous comprendrez, en tant que journaliste, le fait que je veuille protéger mes sources… Bon, l’important, c’est que nous sachions toutes les deux de quoi la Cour des hiboux est capable. Je compte, et cette fois avec la plus parfaite honnêteté, vous dire ce que je sais d’eux. Les Hiboux sont partout. Ils sont les âmes noires de cette ville. Depuis leur création, ils ont observé la Gotham qu’ils avaient créés, chaperonné les hommes de pouvoir qui croyaient contrôler la ville… et procédé à des réajustements lorsque ces mêmes hommes de pouvoir voulaient changer un peu TROP leur ville. Vous avez assister à l’un de ces réajustements avec l’assassinat de Knox. Ce que je peux vous dire d’autre, c’est que la Cour en a après vous, et après Bruce Wayne. Je comptais me rendre auprès de lui pour le mettre en garde, et, au cas où où vous m’enverriez paître, lui demander de l’aide à lui.

La Cour n’aurez pas dû s’en prendre à Richard. C’est pour lui que je veux vous aider. »

« Maintenant, la question est : comment faire pour que vous me croyez ? Je ne vous demande pas de me faire confiance… Mais je suis prête à faire preuve de bonne volonté. »

Raya se leva de son siège et s’approcha du bureau de Theodora. Puis elle ouvrit la bouche. Elle la referma ensuite et, avec un sourire moqueur, demanda :

« Vous avez vu une molaire en cuivre marquée du signe de la Cour ? Non ? Bon, au moins je ne suis pas une de leurs ergots. Rassurée ? »

[c'est parfait Wink]
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MessageSujet: Re: Contact (Into Darkness acte 2) [Theodora]   Mar 19 Mar - 11:14

La fille en face de moi a de l’aplomb, et un tempérament de feu sous son masque impassible. Etrangement, je me retrouve en elle, je sens la passion et une énergie à déplacer les montagnes. Et comme moi, elle vit une vie de danger. Elle en l’air, moi dans les bas-fonds. Elle sait se montrer convaincante, mais les gens de la Cour ne sont pas des bleus, et il me faut d’autres preuves qu’un discours bien rodé. Sauf qu’elle touche juste en parlant de Knox. Très peu de gens savent que sa mort est liée à la Cour, et peu de gens aussi savent que Knox représentait tant de choses pour moi. Là elle marque un point, mais en même temps ça ne fait qu’exciter ma méfiance. Surtout quand elle dit que je suis dans leur viseur. A part Calvin, personne n’était au courant de ça, des deux Talon installés sur mon toit et moi dans leur ligne de mire. Aussi bien informée, cela augmente l’impression qu’elle bosse pour eux. Je tente de garder mon calme et je la laisse parler, avant d’exposer mes arguments.Ne pas montrer qu’elle m’offre sur un plateau la seule piste sur la Cour depuis des semaines. Des semaines où je piétine.

Dans un premier temps, Bruce Wayne ne vous écoutera pas, parce qu’il croit qu’il est intouchable, que ce genre de choses n’arrive pas dans le monde des Lamborghini plaqué or et des montres suisses hors de prix. Il se croit intouchable, et ne s’imaginera jamais qu’on puisse lui en vouloir. Moi par contre… je sais qu’ils en ont après moi. Un « ami » a éliminé deux Talon postés sur le toit de l’immeuble en face de mon appartement, et ils me surveillaient moi et mon fils… Maintenant deux choses : le fait que vous n’ayez pas de molaire en cuivre ne prouve pas que vous ne travaillez pas pour eux. Ca montre juste que vous n’êtes pas un Talon, mais vous pouvez toujours être un membre de la Cour, ou travailler pour l’un d’entre eux. Et de deux… pourquoi la Cour garderait Dick Grayson sans donner de suite ? Ils pourraient l’utiliser pour influer les décisions de Wayne Entreprises, ou autres, alors que, d’après vous, ils n’ont plus fait de commentaire, ni même dit que Dick était chez eux…

Je plonge mon regard dans le sien, lui montrant que je suis prête à la croire, à condition qu’elle me fournisse plus de preuves. Chat échaudé craint l’eau froide, et j’ai de sacrément bonnes raisons de ne pas croire le premier venu. La mort de mon patron et de l’homme que j’aimais en est la preuve..
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MessageSujet: Re: Contact (Into Darkness acte 2) [Theodora]   Mer 20 Mar - 18:16



Dans un premier temps, Bruce Wayne ne vous écoutera pas, parce qu’il croit qu’il est intouchable, que ce genre de choses n’arrive pas dans le monde des Lamborghini plaqué or et des montres suisses hors de prix. Il se croit intouchable, et ne s’imaginera jamais qu’on puisse lui en vouloir. Moi par contre… je sais qu’ils en ont après moi. Un « ami » a éliminé deux Talon postés sur le toit de l’immeuble en face de mon appartement, et ils me surveillaient moi et mon fils… Maintenant deux choses : le fait que vous n’ayez pas de molaire en cuivre ne prouve pas que vous ne travaillez pas pour eux. Ca montre juste que vous n’êtes pas un Talon, mais vous pouvez toujours être un membre de la Cour, ou travailler pour l’un d’entre eux. Et de deux… pourquoi la Cour garderait Dick Grayson sans donner de suite ? Ils pourraient l’utiliser pour influer les décisions de Wayne Entreprises, ou autres, alors que, d’après vous, ils n’ont plus fait de commentaire, ni même dit que Dick était chez eux…

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Theodora ne faisait pas confiance facilement. En même temps, avec la menace qui planait au dessus de sa tête et de celle de son fils, il y avait de quoi restait méfiante. Raya comprenait parfaitement la position de la journaliste mais se trouvait en mauvaise posture. Elle avait promis de ne pas trahir sa source, et c’était un gros effort pour elle de venir rencontrer la journaliste qui enquêtait sur la Cour. Elle n’avait pas de preuves de sa non implication dans la Cour des Hiboux. Elle en savait beaucoup trop pour être d’une innocence parfaite. Et pourtant, Raya n’avait jamais rencontré le moindre Talon - enfin, pas à proprement parlé -, ni participer à aucun de leurs meurtres. Ce qu’elle savait, elle le tenait d’un homme désormais mort, et d’un autre, aux mains de la Cour. Des personnes qu’elle avait aimé et chérie, et que la Cour lui avait ravi, de la plus horrible des manières. Mais pourquoi Raya raconterait cela à Theodora ? Peut-être qu’un jour… mais pas pour l’heure. La journaliste était une personne sûre, Raya s’était renseignée. Mais elle n’allait pas déballer ses petits secrets à une journaliste… une journaliste… Autant hurler ses secrets sur tous les toits de Gotham.

Raya décida de répondre point par point aux affirmations de Theodora. Elle avala un peu de café, puis commença :

« Je ne sais pas si Bruce Wayne m’écoutera ou pas, mais étant donné que son fils adoptif a disparu depuis quelques mois déjà, et que la police l’accuse de meurtre, je pense qu’il aura son avis sur la question. J’ai déjà rencontré ce type, pas un très bon souvenir, d’ailleurs. Mais le fait est qu’il me connait, qu’il sait ce que représente Richard pour moi, et peut-être qu’il voudra faire un petit quelque chose pour retrouver son fils… son fils, Theodora. Vous avez-vous-même un fils à ce que j’ai compris, et je ne pense pas que Bruce Wayne soit aussi peu attaché aux autres que vous semblez le croire. »

« C’est vrai, la Cour en a après vous. Elle vous a condamnée à mort. Vous les gênez, vous représentez une menace pour eux et pour leur pouvoir. Et c’est une bonne chose. C’est précisément ce pourquoi je vous ai contacté. Vous êtes digne de confiance précisément parce que la Cour veut votre mort. Quant aux Talons qui vous surveillaient, vous avez un ami bien puissant… un super-héros dans votre clique ? Batman ? »


Raya esquissa un sourire.

« Pour répondre à vos interrogations, effectivement je ne suis pas un Talon. Ils n’acceptent pas les femmes dans leurs rangs. Une organisation des plus sexistes… Passons. Je sais que je ne peux pas vous prouver ma bonne foi, ou en tout cas pas pour l’instant. Je peux seulement vous donner des informations, tout ce que je sais. La façon dont la Cour recrute, par exemple, ce qui me laisse croire que Richard a été kidnappé par eux. La vérité c’est que… »

La jeune femme se mordit la lèvre inférieure.

« … le cirque pour lequel je travaille a… été pris pour cible par la Cour. Le propriétaire du cirque, Haley, a été assassiné par un Talon. Je l’ai vu de mes yeux. Haley était comme un grand-père pour moi, et pour Richard c’était pareil. Je crois que Richard a voulu retrouver ces salauds de la Cour, et c’est pour ça qu’ils l’ont… pris. Il a toujours été comme ça, à agir avant de réfléchir, à écouter son cœur… Quel con… »

Une larme roula le long de la joue de Raya, que la rouquine s’empressa d’essuyer. Elle avait fait un effort, elle avait révélé une partie de ce qu’elle savait, de ce qu’elle avait vu. Une partie de la vérité valait mieux que rien du tout.

« Ma source, je ne peux vraiment pas vous dire qui elle est mais… disons qu’elle est liée au cirque, et à la cour. C’est elle qui m’a expliqué le fonctionnement de la Cour. Et qui m’a indiqué votre nom. Vous leur faites peur, mademoiselle Wesson. La Cour veut votre mort parce que vous pouvez les atteindre, leur faire mal. La Cour n’aime pas la mauvaise publicité, elle aime contrôler, tout contrôler. Presse, politique, société… Même l’architecture de Gotham doit être à leur service et les glorifier… Y paraît qu’il y a des symboles secrets de la Cour disséminés partout dans Gotham. Bref, ma source sait de quoi elle parle, et donc, je sais de quoi je parle. »

« Une autre raison pour laquelle je voulais parler à Bruce Wayne : je suis persuadé que la Cour a aussi kidnappé Richard, outre le fait qu’il soit un petit fouineur, pour faire pression sur Wayne Industries. Mettre Wayne à genoux. Et je persiste et signe : vous devez parler à Wayne. »

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MessageSujet: Re: Contact (Into Darkness acte 2) [Theodora]   Dim 24 Mar - 13:03

Une chose était sûre, la jeune femme qui se trouve en face de moi est sacrément convaincante. Si elle manie son trapèze aussi bien que ses mots, je comprends pourquoi le cirque pour lequel elle travaille est si réputé. Elle tape juste par rapport à Bruce Wayne, et je souris en coin lorsqu’elle mentionne un super héros dans mon carnet d’adresse. Pendant une seconde je pense à Thomas, qui a toujours été un super héros pour moi, mais malheureusement c’est sur un autre que je dois compter en ce moment.

Batman ? J’ai beaucoup mieux… quelqu’un qui connaît la Cour pour en avoir fait partie, mais je n’en dis pas plus…

Elle commence alors à se livrer, et à dire comment elle en est venue à suspecter la Cour d’avoir enlevé son petit ami. Vu la façon dont elle en parle, c’est ce que je soupçonne, ou tout du moins qu’elle a le béguin pour lui. Passons. La Cour l’aurait fait disparaître car il se serait mis à fouiner de trop près… et l’aurait gardé en vie pour le moyen de pression qu’il représente. C’est sûr que c’est du lourd…et avoir le fils adoptif d’un des plus grands magnats de l’industrie de toute cette partie du pays est un avantage de poids… Elle continue à parler, et effectivement elle est plus que bien renseignée. Je brûle d’envie de savoir qui est son mystérieux informateur, mais si elle est comme moi, elle ne lâchera pas le morceau , même sous la torture. Je lève les yeux vers elle, plantant mon regard dans le sien, et déclare d’une voix déterminée quelques mots, qui peuvent être lourds de conséquences.

Ok, je marche. Mais par quoi vous voulez que je commence exactement ? Vous avez des pistes sur l’endroit où il pourrait être retenu ? Quelque chose qui pourrait me lancer ? Et je ne parlerai à Wayne qu’en dernier recours, je vais d’abord utiliser les armes dont moi je dispose…


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MessageSujet: Re: Contact (Into Darkness acte 2) [Theodora]   Sam 30 Mar - 18:00



Ok, je marche. Mais par quoi vous voulez que je commence exactement ? Vous avez des pistes sur l’endroit où il pourrait être retenu ? Quelque chose qui pourrait me lancer ? Et je ne parlerai à Wayne qu’en dernier recours, je vais d’abord utiliser les armes dont moi je dispose…

Elle la croyait. Raya voulait sourire, mais elle eut peur que Theodora prenne cela pour de la fanfaronnade. Un acte malheureux et toute son histoire tomberait à l’eau. La journaliste sombrerait de nouveau dans la méfiance et la collaboration entre les deux jeunes femmes tomberait aux oubliettes. Raya connaissait les talents de Theodora pour trouver des choses… ou des gens. Si elle avait des pistes pour retrouver la trace de Richard, elle ne savait absolument pas comment procéder. Elle n’était qu’une simple artiste de cirque, pas une détective de haut vol. Impossible pour elle de déduire qu’un morceau de tissu provenait de je ne sais quel manufacture, ce qui signifiait que la Cour s’habillait en prada.

La question que lui posa Theodora après que celle-ci lui eut avoué qu’elle croyait en son histoire, Raya l’attendait. Elle avait des pistes, oui. La première s’appelait Bruce Wayne. Le milliardaire, dont le fils adoptif avait été enlevé, après avoir été arrêté par la police, devait bien avoir une petite idée de ce qui se passait, ou bien devait-il au moins un poil s’inquiéter de retrouver Richard en un seul morceau. Une rançon lui aurait peut-être été laissé ? Non, pas le style de la Cour des hiboux. Par contre, un message laissé à Wayne, c’était bien de leur style. Un doigt coupé, par exemple. Ça, oui, ça correspondait tout à fait à leur manière de procéder. Raya espérait sincèrement que Richard avait conservé son doigt… et le reste. Elle voulait vraiment qu’on le retrouve entier et en bonne santé. S’il lui arrivait quelque chose, elle ne se le pardonnerait pas. Jamais.

« J’ai des pistes, oui. Je pense vraiment qu’il serait judicieux d’interroger Bruce Wayne. Je sais que vous êtes contre cette idée, aussi je m’en occuperai moi-même. Si vous ne supportez vraiment pas ce type, et bien je peux me charger de son cas. Nous nous sommes déjà rencontrés et bien que nos relations n’aient pas été très… cordiales, je pense qu’il comprendra la situation dans laquelle je me trouve, dans laquelle il se trouve, et dans laquelle Richard se trouve. »

Raya avala une nouvelle gorgée de son café. Il s’était sérieusement refroidi. Berk.

« Mon autre piste, je la tiens d’un flic qui travaille au GCPD. Apparemment, on aurait retrouvé des cadavres de SDF dans les bas-fonds de Gotham. Ce qui me fait penser qu’il s’agirait d’un crime de la Cour, c’est qu’ils correspondent au profil des soldats, des ergots, qu’ils emploient. Grands, musclés, pas du tout le profil d’un sans-abri lambda. Et ils avaient aussi une substance extrêmement hallucinogène dans le sang. Ils avaient été sérieusement drogués. Evidemment, le flic en question n’a pas voulu m’en dire plus, je n’ai pas mis le prix suffisant apparemment… Quoiqu’il en soit, si vous allez fureter du côté de la police, si vous avez accès aux rapports d’autopsie de ces types qu’on a retrouvé, à leurs noms, notamment, ça vous donnera quelque chose à vous mettre sous la dent. »

Raya termina son café, puis se leva.

« Je vais devoir vous laisser, maintenant. J’irai fouiner du côté de Wayne. On verra ce que ça donnera. On reste en contact. »

La jeune femme échangea une poignée de main chaleureuse avec la journaliste, la gratifia d’un sourire, puis quitta le bureau.

[merci, Theodora, un rp bien sympa ! On s’en fait un autre très vite Wink]
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