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NEWS :

Ne manquez pas les deux derniers chapitres de Darkwatch, où s'affronteront Le Chevalier Noir et l'Empereur !

Clash of the Warriors & La Révolte

"Lors d'une rafle de la Ligue des Ombres, la Lignée décide d'intervenir et de massacrer les hommes de Ra's Al Ghul. Les habitants, excédés par la situation, décident de se révolter, avec le support de l'Empereur et ses troupes. Le G.C.P.D est dépassé et les justiciers n'ont d'autre choix que s'en mêler, Batman en tête."

(Petit aperçu des évènements en vidéo ici)


CREDITS

©PA Batty Epicode
©Les images utilisées appartiennent à leurs auteurs
©Les bannières ont été crées spécialement pour le forum Gotham City Rpg par Deimos Hellhammer
©Le contexte de ce forum est inspiré du Batverse, arrangé et rédigé par le Staff. Merci de respecter notre travail.




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 Qui rira bien qui sera le masqué (pv Jason Todd)

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Andrew Blake/L'Artiste

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Date d'Inscription : 29/12/2012
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Vous à Gotham : Ancien commissaire de la ville. Possède une double identité en tant que justicier d'Etat sous le nom de l'Artiste et en tant que commissaire sous le nom d'Andrew Blake.
Citations : Chapeau, L'Artiste.

MessageSujet: Qui rira bien qui sera le masqué (pv Jason Todd)   Mer 6 Mar - 19:35

Mairie, 18h00, salle des Justiciers d'Etat.

Le local réservé aux justiciers d'Etat n'avait jamais eu un succès fou. Les rares adhérents aux plans de Shreck se comptaient sur les doigts d'une main et bien souvent Andrew se retrouvait seul à travailler sur les ordinateurs de la marie. Il passait ses soirées à analyser les dossiers de criminels connus ou même des petites frappes. Beaucoup de gens n'en aurait jamais fait autant mais le vieux Blake n'avait rien d'autre à faire de ses fins de journées que de ratisser les fonds de tiroirs des affaires criminelles. De toute façon, c'était ça ou s'emmerder sur des vieilles émissions télévisées dans son appartement tout en mangeant des boîtes de conserves mauvaises à souhait. Grattant sa moustache tout en baillant, l'Artiste continuait à en apprendre de plus en plus sur la gangrène qui infectait Gotham City. Le Joker, Double-Face, Black Mask ou encore Carmine Falcone, tous les dossiers étaient classés dans les ordinateurs de la mairie. Le plus effrayant restant bien sûr le dossier du clown prince du crime par les atrocités qu'il avait osé commettre où le nombre d'évasion qu'il avait déjà faite à l'Asile.

Tout en buvant un de ses habituels verres de whisky, Andrew s'était permis d'amener de la nourriture dans le local, ce qui était normalement prohibé mais devant le fait qu'il était l'unique et seul habitant de cette partie du bâtiment, les autres fonctionnaires ne le dérangeaient pas là-dessus. Ce soir-là, Blake s'était autorisé à manger italien. Il avait apporté une belle pizza garnie de charcuteries de part en part. Autant dire que le plat était loin d'être désagréable en bouche, le salami, le jambon fumé et les lardons faisaient un délicieux mélange et déployaient une saveur peu commune dans le palais qui ne semblait pas déplaire au vieil homme. Chaque bouchée était souvent passée avec une légère rasade d'alcool pour permettre un décente plus en douceur. Andrew était un homme simple, il aimait ne pas s'embêter à faire la cuisine depuis la perte de sa femme. Tout en épluchant le contenu de l'ordinateur, il se délectait tel un prince de sa nourriture. Le silence de la pièce fut cependant rompu par une petite dame à la voix timide qui toqua à la porte.


"Monsieur l'Artiste, nous nous sommes déjà parlé je pense. Je suis Aileen Finch et je suis chargée par Maximilien de gérer les Justiciers d'Etat du mieux que je peux. Je vois que vous passez beaucoup de temps ici et j'aimerais vous faire part d'un cas qui m'a été porté aux oreilles par un détective du GCPD."
"Bonsoir ma chère." répondit Andrew d'un ton charmeur tout en souriant. Il lui fit signe de rentrer dans la pièce. "Vous voulez un morceau de pizza ? Elle est encore toute chaude. Un petit verre de whisky en passant ? Asseyez-vous je vous en prie, vous n'allez quand même pas rester plantée là toute la discussion."
"C'est très gentil mais je n'ai pas faim monsieur." déclina-t-elle poliment. "Je suis venu vous faire part d'un dossier qui ne figure pas dans les bases de données de la mairie. En effet, il a été gardé par un détective qui travaillait dessus depuis deux ans mais, au vu de son incapacité à régler le problème avec les autorités locales, il a décidé de nous confier le problème."
"Intéressant, vous avez toute mon attention."
"Voilà" dit-elle en ouvrant le dossier sur la table où elle s'était assise. "Cela fait environ cinq années que tous les mois à la même date, c'est à dire aujourd'hui, des femmes sont retrouvées égorgées et violées dans le Robinson Park. Ayant enquêté sur le sujet, le détective en était venu au fait qu'il s'agissait d'une bande de malades mentaux ayant un mode opératoire similaire à chaque fois. Leur nombre et leur identité restent cependant inconnus. Les jeunes femmes sont souvent jeunes, belles et talentueuses. La dernière était une jeune infirmière qui venait de finir ses études, la pauvre n'avait que vingt-sept ans."
"Donnez-moi le dossier s'il vous plait, je m'en charge tout de suite. Personne ne sera autorisé à commettre de tels actes dans ma ville."

Intrigué par cette étrange affaire, il s'empara du dossier et se mit toute de suite en route pour le parc. Il ne fallait pas perdre une seconde, la vie d'une jeune femme était en jeu. Une bande de dégénérés qui agissaient toujours de la même manière, pourquoi les policiers n'avaient toujours pas agi ? Là était la question. Bande d'incapables, payés à mettre des amendes et à faire la circulation, voilà tout ce qu'en pensait Andrew. Depuis que leur commissariat avait explosé, la police de cette ville ressemblait plus à un groupe de cirque qu'à des défenseurs de la justice. C'était une mission pour un vrai héros, un qui savait se salir les mains et qui ne laisserait pas des principes idiots garder en vie une bande de psychopathes pareille. Ils allaient vivre la dernière nuit de leur existence malsaine et sordide, ils en avaient déjà trop fait.

Robinson Park, 22h00.

La voiture d'Andrew s'arrêta devant l'entrée du parc. Il lui rappelait tellement, il se souvient avoir baladé sa fille en poussette il y a des années de cela. La grande entrée en fer n'avait pas changé, elle portait toujours le nom "Robinson Park" juste au-dessus des deux énormes grilles. Effaçant rapidement sa nostalgie, Blake s'alluma son cigare et sortit de la voiture en claquant la porte de rage. Il s'était déjà habillé à la mairie pour gagner du temps. Un passant remarqua rapidement le colosse qui sortit du véhicule et en profita pour changer de trottoir. L'Artiste n'était apparemment pas connu par tous les citoyens de Gotham City. Il ouvrit rapidement son coffre et en sortit son fusil d'assaut ainsi que ses pistolets Berreta. Il accrocha aussi quelques grenades fumigènes à sa ceinture et rangea son couteau dans l'étui prévu à cet effet. Il referma ensuite brutalement le coffre de sa voiture et la ferma. Il se dirigea vers l'entrée du Park, il n'avait jamais eu un seul garde dans ce truc depuis des années, c'était une chose à laquelle Blake devait remédier via Maximilien.

Une fois la grille passée, il commença à se mettre en route vers les étendues d'herbes, c'était toujours là qu'étaient retrouvées les pauvres victimes de ces monstres. Tout en marchant, Andrew eu des flash successifs des horribles photos des victimes. Souvent mutilées, ne ressemblant plus qu'à un tas de chair en morceau. Un animal n'en aurait pas fait moins et de toute façon, ces hommes ne valaient pas mieux que des animaux. Quand des animaux allaient trop loin, on avait l'habitude de les tuer généralement, il fallait donc en faire de même de cette bande de dégénérés. "On enferme les hommes, on abat les animaux", une expression qui prenait tout son sens ici. Outre les mutilations qu'elles présentaient, elles avaient toutes été violées par divers hommes ce qui rendait la chose encore plus malsaines et dégoûtantes. L'Artiste était sûr que la plupart des criminels de cette ville n'aurait jamais osé aller si loin vis à vis de femmes innocentes mais là était bien le problème, Gotham était infestés de malades mentaux échappés de l'asile.

Tout en avançant dans le parc, il remarqua un groupe d'ombres mouvant près d'un petit pont surmontant un étroit ruisseau. Ils devaient être une dizaine peut-être, un véritable troupeau de malades. Au milieu d'eux se débattait une pauvre victime, luttant de toutes ses forces pour sauver sa vie. Il n'en fallut pas moins de cette vision pour que Blake dégaina son arme et commença à presser le pas vers la zone en question. Profitant d'un buisson en guise de couverture, il devait attendre que les hommes se séparent le plus possible pour éviter de blesser la femme. Le groupe d'hommes décrivit un cercle puis jeta la pauvre innocente au milieu, cela ressemblait à une arène improvisée. Il la jetait aux lions mais les lions, ce n'était personne d'autre qu'eux et leur soif de sexe et de meurtres. Grinçant des dents devant cette scène, Andrew se leva brusquement du fourré et commença à courir vers le regroupement de tarés.

Il pointa son arme droit sur le premier en face de lui, il n'avait rien de spécial hormis une carrure un peu musclée, sûrement les restes des salles de gym de Blackgate. Il tira précisément une balle vers le dos de l'homme qui s'écroula sous le choc. Les neuf autres se retournèrent brusquement vers Blake tout en dégainant leurs pistolets dans le tumulte de l'agression. Se servant d'un banc en guise de protection contre les tirs acharnés, il ne fallut que quelques minutes pour que la fusillade cesse entre les deux camps. Les neuf survivants, extrêmement dérangé par l'intervention d'Andrew, commencèrent à paniquer devant la vue de leur ami décédé sous leurs yeux. Déterminé à tous les éliminer, Blake rechargea son M16 d'assaut et se prépara à la deuxième joute avec cette bande de fils de chien. Profitant de son effet de terreur, il n'en fallut pas plus à l'Artiste pour leur lancer d'un ton autoritaire et assassin :


"C'est ce soir que votre petite mascarade s'arrête bande de connards ! Libérez cette femme où les conséquences seront dramatiques pour vous. Ne vous inquiétez pas, ceux qui se rendent seront abattus sans aucune douleur."
"Depuis quand la police peut se permettre d'abattre les criminels comme tu le fais, macaque ?" lança un des criminels, confiant.
"Je suis tout sauf un poulet espèce de taré, je suis un Justicier d'Etat et j'ai l'ordre de massacrer les imbéciles de votre genre pour rendre cette ville plus habitable."

Sur cet échange rapide, un des hommes s'empara de la jeune femme bâillonnée et la poussa droit devant lui pour s'en servir de bouclier. Qu'allait faire Andrew face à cette situation impossible à gérer ? Il était allé trop vite et n'avait pas pris en compte que maintenant il devait choisir entre sa vie ou la vie de la femme, du moins si personne ne venait l'aider à temps.

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MessageSujet: Re: Qui rira bien qui sera le masqué (pv Jason Todd)   Mer 6 Mar - 20:29

Au nom de tous ceux dont la chair se déchire et succombe, de la lente crucifixion du monde, et surtout au nom du juste mis au rang des assassins, encore une autre nuit. Pour un baiser perdu, un baiser volé, un oiseau gorge déployé, appelant son petit tombé du nid, encore une autre nuit...
Il n'avait vu que cette femme, les épaules à nues et les cheveux détachés, voile sombre sur un visage de larmes, mais cela avait suffit pour lui rouvrir le coeur un peu plus. Comme une mélodie rouillée dont chaque son était une blessure alors que restaient les fantômes de boucles blondes au bruit d'un grincement de corde.
Dans l'affaire du violeur italien, c'était Jason, alors Robin encore trop idéaliste, qui avait retrouvé le corps suicidé de sa dernière victime, une image dont il ne pu jamais totalement se défaire. Parce qu'il est des outrages qui n'ont pas lieu d'être, que certaines souffrances sont juste trop ténébreuses pour comprendre comment un jour, on a pu les inventer. C'est au delà de la mort, c'est au delà des mots.
Bien qu'encore trop adolescent, il avait lui-même traqué l'Italien jusqu'à c que celui ci face sa chute mortelle du haut d'un balcon. Est-ce que des mains d'enfant l'avaient poussé ou bien était-ce un simple accident? Cela, Batman lui même n'en avait jamais eu la réponse....

Hanté par ses souvenirs, armé par sa colère, Jason Todd entra dans la danse. C'était un mouvement inhabituel dans le parc depuis deux semaines qui l'avait interloqué: les bandes quittaient les lieux, apparemment sans esclandres, comme si on les avait payé pour cela. Conclusion, quelqu'un avait payé l'endroit pour y faire une pendaison de crémaillère, avec le cul de la crémière en cadeau bonus. La fille était terrorisée, évidemment. Ses yeux lui mangeaient presque la totalité du visage, cela en faisait mal au coeur...

Et puis il y avait le vieil homme. Un Justicier d'Etat d'après ce qu'il avait lancé aux malfrats. Un Justicier d'Etat bon pour la retraite, ouais... Red Hood aurait pu se barrer: papy serait dans son droit s'il décidait de le tirer à vu, mais il avait trop de coeur encore sous sa carapace pour ne pas agir au moins pour une fille qui n'avait rien demandé. Les femmes, les enfants, ils étaient ceux pour lesquels Red Hood menait sa croisade, lui qui avait la solitude pour cheval et l'ire en bannière. Sa croix était celle des bras ouverts que maintenant on lui refusait, chevalier de peine et d'ombre... Assassin, rien d'autre, absolument rien d'autre.

Les attentions étaient braquées sur l'Artiste, de même que les regards. Hood en profita, rapide et silencieux, meurtrier. Son couteau alla trouver la chair soudain bien trop tendre et obscène d'un dos. Il y eut un cri de douleur, le temps d'une agonie. Le mourant lâcha la fille, laissant Hood l'attraper et la jeter jusqu'au banc, espérant que le vieux pourrait gérer ça. Lui-même eut à effectuer quelques pirouettes pour se mettre à couvert derrière un arbre, non lui du justicier d'état.

Les balles fusèrent, Hood les compta silencieusement de même que le temps de recharge que ses ordures mettaient. Au deuxième temps, il sortit de sa cachette, insensible à une balle ricochant à ses pieds, et tira, avant de retourner aussitôt à couvert. Un homme s'écroula, Hood était bon tireur.
Avisant Andrew non loin, Jason ne put s'empêcher de vouloir faire la conversation.

"Sympa le jeu de cow boys et d'indiens, hein vieil homme? "

De nouveau une pause, de nouveau un tir de sa part. Précis, méthodique, Jason n'en oubliait pas également de surveiller l'Artiste du coin de l'oeil. Se faire abattre n'était pas en première place dans son carnet de bal... La forme sombre et prostrée de la jeune fille tremblait un peu, la fusillade empêchait cependant de pouvoir la rassurer, ça aussi ça foutait la nausée.

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Andrew Blake/L'Artiste

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MessageSujet: Re: Qui rira bien qui sera le masqué (pv Jason Todd)   Jeu 7 Mar - 14:56

La tension était à son comble, sincèrement Andrew pensait pouvoir gérer ça comme il l'avait toujours fait. Ce n'était pas un homme qui se permettait le doute ou l'échec d'une manière ou d'une autre. Les deux camps restaient stoïques et les armes se taisaient petit à petit. La sueur coulait sur le front de Blake malgré le temps frisquet qu'il faisait à cette heure de la nuit. L'adrénaline procurée par ce combat lui permettait d'user ses capacités ainsi que son intelligence plus rapidement qu'à la normale, il fallait jouer là-dessus. Désespéré mais vaillant, il sortit un de ses grenades fumigènes de sa poche et commença à prier pour que son plan marche, une vie était en jeu. Ça aurait dû être simple en quelque sorte pour un jeunot bien entraîné de balancer cette grenade et d'un tir précis tuer le preneur d'otage tout en procédant à un tir de couverture pour que la victime puisse courir se cacher. Le problème était simple, Andrew avait trente-cinq piges en plus qu'un jeunot, incapable d'effectuer des tirs de précision sans se préparer correctement avant, la situation devenait tout ce qu'il y avait de plus embarrassante.

Et puis un miracle, masqué, arriva en plein milieu du groupe de neuf hommes. Leur attention n'était posée que sur le vieux derrière son banc, laissant à cet inconnu le temps de planter furtivement le timbré qui gardait la fille. La gueule qui tira l'homme en sentant le couteau lui perforer l'arrière valait son pesant d'or pour l'Artiste mais malheureusement l'heure n'était plus à la moquerie mal avisée et les sous-entendus humoristiques. D'un geste brusque, le mystérieux inconnu jeta la femme droit vers le banc, espérant que le vieil homme pourrait la rattraper et s'en occuper. La femme fut projetée, essayant de se rattraper tant bien que mal sur ses pieds mais vu son état de fatigue, elle allait juste misérablement se casser la figure sur le banc. Dans un élan de courage, Blake attrapa le bras de la femme et la souleva littéralement au-dessus du banc pour la caler à côté d'elle. Elle ne réalisa pas encore ce qu'il venait de se passer, elle était dans un état de choc et ne faisait que cligner les yeux comme pour se réveiller d'un mauvais rêve, un cauchemar ayant pris forme humaine.


"Calmez-vous et ne bougez plus, je me charge de cela." essaya de lui faire comprendre Blake dans l'ardeur de la fusillade qui venait de reprendre.

Le court laps de temps où Andrew s'était permis de jouer au vieux chevalier l'avait fait presque oublier où il était. Son espèce d'allié de fortune, masqué en rouge lui rappelait étrangement quelque chose mais il n'avait pas le temps d'y penser. Ce type se cacha derrière un arbre avoisinant le banc et tira deux fois précisément dans les têtes des gars en face, deux morts. Il lui lança une petite phrase sensée être marrante à la figure, ce qui fit sourire quelques instants Andrew. Les cow-boy et les indiens, il était sûr que si il avait vécu à cette époque, il en aurait dézingués par centaine des zoulous habillés en plumes. Reprenant dorénavant le combat comme priorité, Andrew se décida à lancer la grenade qu'il avait préparé bien auparavant cette suite d'évènement. D'un geste presque net et précis, la grenade tomba vers le milieu des six hommes qu'il restait. Un large écran de fumée se dessina, ne laissant entrevoir que des ombres. L'avantage de ces grenades était le fait qu'elles pouvaient aveugler totalement l'ennemi mais il fallait un entraînement solide pour pouvoir tirer les ombres qui resurgissait du brouillard après cela.

Sortant son fusil d'assaut, il commença à traquer avec son viseur laser les rares hommes qu'il pouvait entrevoir. Ils étaient tous en état de panique, ne savaient que faire ni où aller. Ils n'avaient visiblement pas été formés pour garder leur calme, typique des bandits de basse classe. Blake commença à les tirer comme des lapins, ne lésinant pas sur les munitions. Dans le silence de la nuit, c'était la M16 qui poussait la chanson dans le parc, ses balles telles des notes de mélodies traversaient leur corps de part en part. Un eut l'honneur de recevoir une balle dans les poumons, ce qui le fit s'écrouler pitoyablement à terre en agonisant, traitement encore bien trop doux pour un chien tel que lui. Un autre prit une balle dans la jambe, le faisait tomber à genoux puis mourut d'une autre balle droit dans le cou. Il agrippa rapidement sa gorge en signe d'aide mais suffoqua quelques secondes après dans la souffrance. Il n'en restait que quatre, le grand final était bientôt proche.

D'un regard rapide, il fixa l'homme qui se trouvait sur l'arbre à côté de lui. Il ne semblait pas dérangé par le combat bien au contraire, c'était lui aussi son élément. La jeune femme quant-à-elle semblait toujours autant dans le gaz qu'auparavant, elle n'entendait probablement même pas les coups de feu juste à côté d'elle. L'Artiste se leva à découvert hors de son banc puis se décida à avancer tactiquement vers la zone où s'était retranchés les derniers restes de ce qui était auparavant un groupe de malades mentaux. D'un tir unique, il toucha le mollet d'un des gamins qui essayait de reculer, le laissant tomber par terre. Ses trois potes le laissèrent là, à la merci du justicier qui se contenta de le désarmer avant de poursuivre les trois autres. D'un autre tir, il toucha dans le dos un des fuyards qui s'écroula au sol. La balle avait du le perforer et causer une hémorragie interne fulgurante d'où la mort quasi-instantanée. Les deux derniers semblaient déjà trop loin, Andrew était trop vieux pour leur courir après efficacement, dans un acte impuissant il gueula à son nouvel allié :


"Hey toi là-bas, ça te dirait pas de rattraper les deux couillons qui sont en train de se barrer ? Moi à ton âge j'adorais aider les vieilles personnes hein. Pendant que tu t'en occupes, je vais régler son compte à notre cher ami par terre. Pour ainsi dire, son patronyme indien pourrait sûrement être "Tête trouée"."

D'un rire machiavélique, il laissa l'autre homme prendre la décision de poursuivre ou non les fuyards tandis qu'il comptait bien faire une exécution sommaire du dernier gars, celui touché au mollet. Il s'approcha doucement et une fois arrivé à sa hauteur, lui enleva le capuchon qui lui cachait la figure. Un gamin, il devait avoir vingt-cinq ans à tout casser. Cela ne dérangea pas Blake, ce qui devait être fait devait être fait. Il pointa son pistolet droit sur vers le front du jeunot étalé par terre puis après quelques secondes tira droit dans sa tête. Une mare de sang se dévoila derrière son crâne, la botte de l'Artiste marchant quelques instants dedans, le temps d'enjambé le macchabée. Il s'approcha du banc où il avait auparavant combattu et s'assit dessus, la femme en état de choc à côté de lui. Tout en regardant son allié courser les deux lapins, il s'alluma un cigare et regarda la scène avec humour.

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MessageSujet: Re: Qui rira bien qui sera le masqué (pv Jason Todd)   Mar 12 Mar - 17:39

Le vieux était doué et méthodique. Hood le laissa maîtriser la situation, prenant ainsi tout loisir pour examiner ses méthodes et mouvements. Une fois ces ordures dézinguées, ils pouvaient très bien se retourner l'un contre l'autre après tout... Peut-être faire une trêve le temps d'emmener la jeune fille à l'hôpital?
Une odeur de sang, de poudre et d'humus les enveloppait à présent, encore une casserole de plus accrochée à leurs pieds au niveau de la santé mentale, tiens. Mais c'était pour sauver quelqu'un, à la mémoire de tous ceux que les règles de Batman l'avait un jour empêché d'aider ou pire, fait condamner.
Parce qu'il avait beau porter un cimetière à la place du coeur, au terrain si rocailleux que même le givre ne pourrait jamais transpercer, Jason agissait pour les hommes, l'humanité. Son but n'était pas un travail mais une religion auquel il acceptait de tout sacrifier, jusqu'à son ombre. On le prenait peu au sérieux, derrière le masque, et lui même se retrouvait souvent assommé par sa propre jeunesse malgré tout. Comme un enfant en guerre contre les adultes, mais il ne grandissait plus, se contentant de devenir vieux.

Le masqué l'interpella Rattraper des individus en fuite ne lui posait pas de problèmes, c'était les bases pour un Robin. Par des foulées souples, il s'élança hors de l'ombre, se remémorant le plan du parc qu'il avait bien pris le temps d'étudier. Connaître chaque recoin de la ville était un atout et pouvait vous sauver la vie.
Une balle siffla à quelques centimètres de lui, tiens donc ils étaient encore armés? Sans s'inquiéter, Hood allongea ses foulées, refusant de courir en ligne droite. Ses deux adversaires n'étaient pas de bons tireurs, du moins pas en pleine course, il sacrifia sa vitesse pour leur rendre la tâche encore plus ardue, calme et prédateur.
Les deux hommes étaient condamnés, à partir de cela, le temps que mettait le bourreau importait peu car l'issue restait la même.

Un des fuyards s'était arrêté, la respiration courte et sifflante. Il perdait du temps, hésitait: suivre son compagnon ou bien prendre à gauche? Cela suffit évidemment à Hood pour le saisir à la gorge et le jeter dos à terre.
Sans aucune pitié, le jeune homme vida son chargeur dans l'entrejambe de sa victime, se fichant bien des cris qui en résultèrent. Aucun remord, aucune compassion, même alors que l'homme se tordait de souffrance, le visage ravagé par la morves et les larmes. Son meurtre était de sang froid, un couteau pour lui ouvrir la gorge, quitte à le décapiter à moitié, pourquoi faire dans la dentelle? Jason n'avait jamais réussi à décider s'il éprouvait le moindre plaisir à assassiner autrui. Il y avait sa mission, sa colère...mais après?
Non il bandait pas dans son pantalon, non il ne rêvait pas lors de ses pauvres heures de sommeil et l'excitation de la chasse avait quelque chose de bien plus puéril que vicieux. C'était l'envie de gagner, de bien faire, rien de plus...


L'autre courait toujours, il avait plus d'endurances. Jason essaya de calculer son itinéraire et lui coupa la route en passant par les buissons. Inutile de vraiment le rattraper, il suffisait de lui envoyer un projectile type batarang modifié et légèrement un peu beaucoup mortel -dommage, très dangereux ça- dessus.
Oups, ça l'a atteint à la tempe. Dommage monsieur, vous êtes mort !
Allez hop maintenant on saisit le cadavre par la jambe, pareil avec l'autre et on les traîne jusqu'au lieu initial du massacre histoire de ranger un peu. Voilà, ça, c'est fait...

La jeune fille était assise sur le banc, immobile, pendant que le vieux fumait son cigare. Ca puait, c'était immonde..

"Ca va aller, Miss? On vous emmène à l'hôpital?"

Un regard à l'ancêtre, il s'en chargeait ou bien l'inconnue préférait rentrer chez elle?


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Andrew Blake/L'Artiste

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MessageSujet: Re: Qui rira bien qui sera le masqué (pv Jason Todd)   Sam 16 Mar - 4:17

Assis sur son banc, le vieil homme se délectait de ce qu'il était en train d'observer en face de lui. Outre la jeune pucelle effarouchée qu'il avait à côté de lui, il avait droit à une magnifique course poursuite entre une tortue ninja masquée et les deux frères Lumière. Fallait-il vraiment avouer que l'issue était jouée d'avance et le combat fort mal équilibré ? Pour Andrew, c'était juste un spectacle gratuit, une petite récompense pour le dur travail qu'il avait fait jusqu’ici. Tandis qu'il fumait son cigare, il remarqua que la jeune fille à côté était prise d’une toux inhabituelle. Après avoir cherché quelques instants dans son esprit simplet, Blake remarqua tout de suite que c'était l'épais nuage de fumée émanant de son nez qui empoisonnait la pauvre jeune fille. Dans un geste de compassion, il tourna la tête dans l'autre sens, épargnant la jeune fille du tabagisme passif qui tournait telle une aura de bienveillance autour de l'Artiste.

"La nuit est un peu frisquette, vous ne trouvez pas ? Si j'avais su j'aurais pris une petite couverture pour nous deux non ?" dit-il avec humour à la jeune femme qui n'avait pas encore fini de sécher ses larmes.

Voyant le refus de cette gamine à répondre au vieil homme, il se rendit compte que la blague n'était peut-être pas appropriée à la situation et continua à regarder la course à la Benny Hill à laquelle il avait droit. Bam ! Le premier fut abattu d'un chargeur complet. Les trois guignols étaient beaucoup trop loin pour remarquer une quelconque image de la scène mais les tirs résonnaient dans le silence de la nuit. Au vu de l'acharnement envers ce pauvre gars, on pouvait dire que notre adepte des masques était loin de rigoler. Quel gâchis ! Autant de balles pour une si petite merde, le pauvre flingue devait pleurer en voyant son contenu partir là-dedans. Andrew lâcha un léger rire face à l'ironie de la situation mais fit grise mine quand le regard apeuré de la fille se posa une nouvelle fois sur le sien. Quelle rabat-joie elle pouvait faire ! Pas moyen d'apprécier les joies de la vie quand on avait ça à côté de soi... Blake soupira d'ennui puis tourna son regard vers le ciel, les quelques étoiles présentes étaient plutôt belles, une belle soirée pour tuer.

Ça traînait en longueur, combien de temps fallait-il pour que ce blanc-bec dégomme ces deux couillons ? Andrew en devenait impatient, l'adrénaline du combat n'avait toujours pas baissé en lui, il était excité et voulait absolument voir les deux macchabées pour sentir l'odeur du travail bien fait. Une ombre se dessina dans la lumière d'un des lampadaires, le masqué revenait de la chasse et celle-ci avait été fructueuse. Deux jolies petites biches se faisait traîner jusqu'à leur troupeau mort, vision agréable. L'homme les jeta sur le tas de cadavres puis se rapprocha des deux individus confortablement assis sur leur banc. Apparemment son attention allait vers la jeune femme et non vers le vieux qui semblait être un peu dérangé par ce manque de regard sur lui. Merde à la fin, il avait soixante piges ! Les gens pourraient être un peu impressionnés quand il le voyait, ce n’est pas tous les jours que papy faisait de la résistance...

Bien intentionné, il lui demanda si la jeune femme allait bien, si elle voulait aller à l'hôpital... Mouais, pas bête comme idée au premier abord mais cela impliquait d'en finir là et les directives étaient nettes et précises de la part du bureau du maire : les justiciers non-assermentés doivent mourir ou se soumettre aux justiciers d'Etat. Pendant que la jeune femme observait l'homme au masque rouge, Andrew trifouilla dans sa poche et en sortit un téléphone portable. De sa grosse main, il ouvrit la paume de la fille et déposa l'engin au milieu de sa main. Il s'en foutait de perdre un appareil tel que celui-ci, il en aurait un nouveau demain.


"Ecoute ma belle, tu vas partir de ce banc et utiliser ce téléphone pour appeler une ambulance à l'entrée du parc. Au petit matin, tu auras sûrement droit à la visite des inspecteurs pour te demander ce qu'il s'est passé mais ne t'inquiète pas, je m'occupe de tout. Tu n'auras qu'à décrire ce qu'ils t'ont fait et remplir la paperasse habituelle. Allez, oust ! Les grandes personnes doivent parler entre elle là."

Il ne l'avait pas dit d'un ton méchant mais il voulait se faire comprendre. Si une fusillade ré-éclatait à nouveau, elle aurait été de nouveau prise dedans et une par jour était bien suffisante pour le commun des citoyens de Gotham City. La jeune femme s'exécuta en remerciant ses deux sauveurs puis disparut. Andrew, une fois assuré du départ de la gamine, jeta son cigare dans l'herbe mouillée non loin de lui puis regarda son opposant face à face. Il avait déjà lu qui il était, le Red Hood. Ce type était fiché dans les ordinateurs de la mairie, il n'était d'ailleurs pas très apprécié des policiers en passant. Il avait un profil intéressant, il aurait pu faire un magnifique justicier d'Etat au service de Shreck mais quelque chose clochait. Ce genre d'homme n'était pas fait pour courber l'échine à un pouvoir juste parce qu'il recevait une paye et les honneurs de la ville. De toute manière, il fallait tenter sa chance, c'était ça ou la baston.

"Tu dois savoir que mon boulot c'est de refroidir les mecs comme toi non ? Tu es masqué, plus que moi-même, et tu butes des criminels à foison. De mon point de vue, je t’élèverais au rang de héros de la ville mais je peux t'assurer que les ordres sont les ordres, je n’ai pas le droit de te laisser repartir comme ça, rien de personnel. En plus la dernière fois j'ai laissé filer un gamin, le sous-fifre du Batman, Robin, et je me suis fait taper sur les doigts. Je t'offre un choix : soit tu rejoins les Justiciers d'Etat pour le compte de Maximilien Shreck et tu travailles avec moi ou soit tu continues ta croisade solitaire et on va malheureusement devoir s'opposer à coup d'arguments massifs, si tu vois ce que je veux dire..." Andrew rigola à la fin de sa phrase, il la trouvait plutôt marrante. Une fois son petit rire finit, il reprit sa proposition : "Au cas où tu refuserais, je t'avoue que j'ai pas envie de me prendre une balle dans la bidoche. J'ai vu assez de flingues pour aujourd'hui et je pense que tu pourrais être de mon avis aussi. Bref, c'est toi qui voit, personnellement une petite baston aux poings me ferait pas de mal, je commence à rouiller."

Il déposa ses fusils sur le banc, en gage de bonne volonté puis fixa le masqué en attendant sa réponse. Cependant, Blake gardait toujours un doigt sur un de ses fusils, ce genre de personnage était ce qu'il y avait de plus imprévisible dans cette ville pourrie.

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MessageSujet: Re: Qui rira bien qui sera le masqué (pv Jason Todd)   Mer 20 Mar - 1:56

La jeune femme parvint à suivre les conseils du vieil homme et s'éloigna dans les restes de la nuit, frêle et évanescente. Il la regarda, lui trouvant une tristesse et une dignité dont, et Jason l'espérait sincèrement, elle parviendrait autant à se défaire qu'à sublimer. Jason tuait des gens pour en sauver d'autres, son but n'était pas de massacrer parce que ce n'était plus possible d'aider. Il fallait un but à tout ça, à son absence de morale, aussi noire qu'il la voyait. Sa propre vie était quelque chose de gâchée, mais les innocents n'étaient pas encore à condamner.

Lorsque le vieux fit son speech, Hood écouta d'une oreille tout ce que pépé avait à dire. Apparemment ça allait se terminer en combat quand même... L'homme avait des capacités et serait sans doute un adversaire capable d'être dangereux, cependant Jason savait fort bien se ménager une retraite. Assez de sang et de tristesse pour une nuit (et l'espace d'un instant il revit la silhouette de l'inconnue, juste une seconde pour lui briser le coeur en souvenir de tous ceux qu'il n'avait put sauver), assez de violence...

"T'as eu affaire au moineau? Il y a des baffes qui se perdent, pas vrai? Et c'est moi qu'on traitait de gosse abruti. Ouais j'sais que tu dois me foutre une fessée, pépé, t'inquiète. Je connais les conséquences et j'suis intervenu quand même, rien de mieux qu'une demoiselle en détresse pour être tout chose et partir en mission suicide. Tu permets? Attends deux secondes..."

Il leva les mains, montrant ses paumes pour bien montrer que rien ne s'y cachait et, avec des gestes précis, enleva son casque. La nuit cachait beaucoup de choses, mais pas le fait que Jason Todd répondait parfaitement à la tranche d'âge des "jeunes cons", et ce malgré la mèche blanche striant une partie de sa tignasse. Le domino empêchait de voir ses yeux, cependant ses trois poils de barbes -oui flemme de se raser aujourd'hui- devaient rougir de honte devant les poils bien virils de la moustache d'Andrew.

"J'travaille en solo, sans maire et sans partenaire, no offences... A la guerre, comme à la guerre. De toute façon j'fais pas ça pour vivre vieux, longtemps et beau. On va voir pour s'refaire le portrait, alors..."

C'était cool, les choses étaient claires entre eux, pas de tension, rien. Sauf que Jason ne comptait pas se battre
Le casque rouge, en plus de faire peur aux petites frappes, avait la particularité d'être bricolé. En cas de besoin, il pouvait exploser.... Hood ne doutait pas que l'Artiste puisse envoyer valdinguer le bidule, mais la déflagration lui laisserait malgré tout assez de temps pour disparaître.

Paresseusement, le jeune homme se gratta l'arrête du nez. Il ne faisait pas cela par lâcheté, et l'adrénaline du combat était encore en ses veines, cependant il n'y voyait juste aucune logique.

"Le Robin, c'est un con pas vrai?"

Vingt-trois piges et une mentalité de gamin de douze ans jaloux du chouchou du prof, bienvenue dans la tête de Jason Todd. Ouais il ne supportait toujours pas Tim Drake, incapable de voir autre chose en lui qu'un remplaçant absolument fade dans sa perfection, et ignorant la plupart des mauvaises choses de la vie.

"Besoin de fumer un autre cigare ou on s'y met tout de suite?"

Il avait connu un vieux qui fumait tout autant, un soldat mercenaire... C'était déjà après sa résurrection, le type lui racontait parfois des histoires de guerre et parvenait toujours à lui foutre une ou deux taloches bien senties. Est-ce que cette rencontre faisait partie des vieux souvenirs? Jason ne savait pas, bah le vieux devait avoir été tué maintenant, il ne se souvenait même pas de son prénom. Un prénom de vieux peut être.... quelque chose comme Marcel ou André.

Les muscles tendus et le visage impassible, Jason attendait le bon moment pour déclencher et lancer son casque. Il ne se sentait pas plus inquiet que cela, arriverait ce qui devait arriver. Il n'avait pas peur, il avait juste un trop grand vide au coeur.

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MessageSujet: Re: Qui rira bien qui sera le masqué (pv Jason Todd)   Ven 22 Mar - 3:44

Le mec enleva son masque, montrant une face de gamin. Ça devenait barbant de toujours avoir à faire à des jeunes hommes dans la fleur de l'âge. Combien Andrew en avait-il déjà refroidi depuis qu'il s'était remis au travail ? Des dizaines sûrement et beaucoup n’avaient même pas assez d'argent pour avoir un enterrement décent. Sur sa face, un léger domino du même genre que celui de l'Artiste. Ce genre de petit bidule faisait toujours son effet, on avait du mal à reconnaître un visage sans le voir entièrement, putain de cerveau. En guise de bonne foi, Jason montra qu'il lâchait les armes aussi. Rare action, belle action, peu de gens avait l'honneur d'accepter une combat à main nue face à Andrew, mis à part si il n'était pas humain comme cet espèce de mutant au My Alibi Bar. Ce ne fut que par un sourire amusé que Blake montra qu'il était content de ce qu'avait fait le gamin, un bon combat au corps à corps aux alentours de minuit, ça réveillait les ardeurs.

Le Red Hood semblait connaître l'autre mioche, Robin et apparemment ne pouvait pas l'encadrer. Dans un sens, c'était compréhensible, ce couillon avait tout pour être détestable. Ce qui heurta le vieux était le fait que cet homme semblait avoir appartenu à la compagnie de la chauve-souris. Marrant qu'un gars qui ait appartenu au groupe du Batman se mette à critiquer à tout va sur ses autres petits amis, quelque chose de pas marrant avait dû lui arriver à ce bonhomme pour qu'il crache autant de venin. Outre les remarques envers l'Artiste, ce justicier montrait une énorme estime de lui, la fougue de la jeunesse comme à l'habitude. Andrew l'avait eu aussi en son temps mais avec les années qui étaient passées, il avait préféré l'allure cynique par rapport à tout ce bordel. Les décorations c'était bien quand on les recevait mais après on avait juste l'air d'un guignol en costume.

Tout en se relevant du banc, Andrew regarda dans les yeux son protagoniste, toujours le sourire aux lèvres. Il avait eu l'habitude d'entraîner les petits merdeux dans son genre quand il était en mission dans les pays de bridés, ces petits gars-là avaient jamais su lui mettre une bonne rouste mais étaient dotés au moins d'un volonté sans faille, ils se relevaient tout le temps. Après avoir attendu la fin du speech de l'homme, Blake se fit craquer les doigts tout en répliquant d'un ton désinvolte :


"Le Robin, c'est un petit puceau on va dire. Le jour où il trouvera une petite nana, il sera sûrement plus apte à raisonner correctement. J'avoue que le dicton "on ne tue pas" n'a jamais été de mes attributions. Je tue depuis que ta mère faisait la cour à ton père gamin, alors qu'on vienne pas me faire chier avec des conneries pareilles." Profitant d'une respiration, il fit deux trois étirements puis conclua : "Allez boyscout, les cigares c'est pour après ! Montre-moi ce que t'as dans le ventre et peut-être que je me montrerai gentil."

L'autre lâcha son casque puis commença le début du combat. C'était toujours dans ses moments-là que les deux se regardaient dans les yeux. Comme les animaux, on se guettait, on essayait de déstabiliser l'ennemi avec un regard furieux, un regard déterminé. Une minute passa, l'Artiste entrevit une faille vers les côtes du gamin, il était trop sûr de lui. D'un coup fort et précis, le poing du vieil homme partit directement vers la cage thoracique de Jason. Ce dernier bloqua rapidement le coup, il avait été entraîné à parer, normal pour un acolyte de Batman. Andrew continua, il enchaîna avec un poing dirigé vers le ventre qui fut esquivé habilement. Profitant de l'action, Red Hood répondit d'un coup de poing dirigé vers la joue de Blake, le poing atteint sa cible et l'Artiste encaissa sans ronchonner. Son crâne tremblait, il avait déjà les idées un peu moins nette qu'avant, quelle triste réalité que la vieillesse. Se remettant en place après le coup de poing, Andrew recommença à guetter une opportunité.

Il était sûrement fier de son coup le mioche, ça mettait toujours en assurance de donner le premier coup dans un combat mais souvent ça pouvait se retourner contre soi. Dans son orgueil, il essaya de recoller un autre poing dans le torse du vieux. Blake attrapa directement le bras de Jason, impuissant face à la succincte rapidité d'Andrew. Le justicier d'Etat en profita pour diriger un coup de poing droit dans le torse de l'homme puis enchaîna par un coup de pied dans les jambes qui eut pour effet de faire tomber l'autre à terre. Pendant qu'il essayait de se relever, Andrew se replaça dans une position plus confortable pour la suite. Malheureusement pour Andrew, même en position de défense il n'eut pas assez de réactivité pour éviter la plupart des coups de Jason qui revenait à la charge. Plusieurs mandales atteignirent son visage et les premières gouttes de sang tombaient du visage de l'Artiste, décidément ce n’était pas son jour. Mis à mal par son opposant, le vieux soldat répondit par divers coups de poings dans les bras de Jason qui essayait de se défendre tant bien que mal mais la brutalité d'Andrew semblait influer de plus en plus sur le combat. Voyant bien que Jason faiblissait au fur et à mesure des coups, il en profita pour diriger son poing droit dans le ventre de l'homme, ce qui eut pour effet de le faire voler littéralement vers son casque posé non loin de là.

Tandis que l'Artiste s'approchait pour finir sa sale besogne, il remarque que le gamin chipotait à son casque. D'un geste précis, il lança l'objet droit sur Andrew qui se demanda l'utilité du geste. Ce ne fut que quand il entendit le petit "tic-tac" à l'intérieur du casque qu'il se rendit compte de la chose. Hâtivement, il se retourna et jeta le heaume le plus loin qu'il pouvait mais c'était déjà trop tard. Le souffle de l'explosion projeta Blake par terre tout en écorchant ses avants bras et déchirant des parties de son armure. Les deux hommes se retrouvaient donc par terre, le silence après l'explosion avait quelque chose de morbide mais fut rapidement brisé par le rire de l'Artiste.


"Et bah putain ! Je m'attendais pas à avoir un tir d'obus dans la figure aujourd'hui gamin... Bordel comment vous arrivez à bricoler ça ? Moi après toutes mes années à l'armée j'en étais encore à utiliser des grenades pour faire péter les connards en face, c'est le monde à l'envers, ah. Quand tu penses que j'ai fait quasi tous les conflits jusqu'à maintenant et que c'est en revenant à Gotham que je me rends compte que les justiciers ont des armements hors du commun, c'est à se demander si on ne m’envoyait pas au casse-pipe ! Ah merde, on m'envoyait au casse-pipe... Allez, tu t'es bien battu je dois l'admettre fiston. Au moins la ville est en sécurité quand tu rodes quelque part et en plus tu butes les criminels toi, t'es pas un idéaliste. "

Il se releva et se dirigea vers Jason tout en lui tendant une main amicale pour l'aider à se relever. C'était la coutume à l'armée d'aider à relever l'adversaire à la fin du combat, une marque de respect envers son opposant. Andrew avait toujours eu un profond respect pour les petits débrouillards comme le Red Hood, il avait vu trop de gamins explosés sur des mines pour continuer à cracher sur eux.

"Enchanté de te rencontrer, Andrew Blake alias l'Artiste ! Rien à foutre si tu connais mon nom, y'a personne que je connais à Gotham !"


(Voilà vu que ne t’aimes pas la baston entre personnage, je l'ai fait pour toi et c'est équitable ! T'as pas à te faire chier à taper un vieil homme au moins :p)

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MessageSujet: Re: Qui rira bien qui sera le masqué (pv Jason Todd)   Mer 3 Avr - 17:44

Cela faisait longtemps que Jason n'avait pas eu un combat comme ça. L'adrénaline pulsait dans ses veines au rythme d'un tambour de guerre. Il souriait de toutes ces dents, jeune, sûr de lui et en même temps tellement vieux. Parce que des blessures restaient, derrière ses pupilles dilatées, parce que malgré tout, il était mort une fois déjà et que le mal être n'avait jamais cessé.
L'Artiste était un adversaire de taille, il se prenait des coups peut être, mais savait les rendre et les encaisser: un vrai tank.
Hood avait un goût de sang dans la gorge, ça faisait bizarre de se prendre une dérouillée par quelqu'un d'autre que Batman en fait, quoique la Chauve Souris commençait à changer son comportement à son égard depuis quelques temps.
Il frappait sans se retenir, souffrant également de chaque riposte du vieil homme. Depuis combien de temps n'avait t'il pas eu un combat comme ça ?
Lorsqu'il sourit, c'était les lèvres en sang et le cœur en étendard. Il ne frappait pas pour tuer, punir ou blesser, les mouvements mêmes de son corps en étaient différents, non. Ainsi que le ferait un jeune chien trop fougueux, trop animal, il dansait sur le cratère d'un volcan pour exorciser enfin ce trop plein de violence et d'adrénaline qui le secouait en marionnette imparfaite.
Pour un temps alors, il fut à l'image du Robin d'antan, trop jeune, trop effronté, dont chaque geste était une esthétique apprise par le Batman avec cependant cette trace de lourdeur pataude pour le différencier de Grayson.
Mauvais Robin.

Hood joua alors son va-tout avec le casque, regardant Andrew être soufflé par la mini explosion. Il ne prévu cependant pas la réaction de l'ancêtre si...volubile. C'était quand la dernière fois que quelqu'un l'avait félicité ? Non parce que là, sur le coup, c'était violent. Jason eut une légère moue ennuyée avant de finalement incliner la tête vers l'Artiste, le remerciant de ses compliments. En attendant, les deux hommes étaient à terre et le combat semblait fini.
Lorsque le vieux s'avança, proposant de l'aider à se relever -Jason connaissait l'étrange fraternité des soldats et des mercenaires, quelque chose que possédaient peu les justiciers- le jeune homme hésita à lui donner son nom. Le vrai.
Avoir revu Batman dernièrement le replongeait de manière plus ou moins consciente dans ses enseignements. Hood choisit rapidement un compromis, acceptant la main de l'Artiste pour se retrouver à nouveau sur ses deux jambes.

 « Jason, j'ai plus vraiment de nom de famille, longue histoire.... soldat, mercenaire ? T'étais où ? Darfour, Rwanda ? Cambodge ? Irak peut être..... ? J'ai fait un peu l'Afrique et le Proche-Orient, jamais longtemps par contre... »

Assez pour tuer, voir des gens mourir. Comme une odeur de crasse et de poussière qui colle à la peau, un goût de fer aussi, sang de machines, plus d'humains, jamais plus. Il se souvenait du soleil de plomb, de certains combats perdus d'avance, de la cervelle d'un homme à ses pieds, tué là, à quelques centimètres de lui.
Andrew devait avoir ce genre de souvenir en pire, pas la peine de demander pour savoir. Un sourire insolent déchira un instant le calme de son visage : idéaliste, lui ? Ouais non en effet c'était pas vraiment sur son CV.
Que le justicier d'Etat approuve ce fait fut une surprise cependant. La sensation était étrange, ça l'effraierait moins de se prendre des baffes dans la gueule à vrai dire.

 »Il y a mieux comme ville pour attendre la retraite, t'as le choix entre les détraqués meurtriers et les carpettes en collant pour te faire la morale. Sans compter la paperasserie administrative de la mairie, putain j'espère me barrer d'ici avant d'être vieux ! »

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Andrew Blake/L'Artiste

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MessageSujet: Re: Qui rira bien qui sera le masqué (pv Jason Todd)   Lun 22 Avr - 4:12

Ce gamin était plus qu'il ne paraissait, apparemment déjà à son jeune âge il avait goûté aux joies de la guerre et aux escarmouches. Mais si seulement il savait tout ce qu'a fait Andrew, son CV au niveau de la guerre était tellement énorme qu'il aurait fait peur à tous les hippies de Gotham. L'Artiste était un tueur né, il avait commencé au Vietnam à peine atteint la vingtaine d'année. Il avait fait partie de la compagnie adepte de la stratégie de la "terre brûlée", ce qui était pour ainsi dire de cramer au napalm toutes les zones où les soldats allaient pour limiter les pertes. Ah la belle époque ! Les Viet qui cramaient comme des brindilles dans un feu, qui criaient à l'aide dans leur langue incompréhensible et ridicule... Et puis ces paysages magnifiques en feu, c'était tellement beau d'admirer la forêt en feu vers la fin de la soirée ! On pouvait s'endormir l'esprit apaisé après ça au moins...

Andrew s'étendit quelques instants sur son banc tout en écoutant le jeunot qui ne semblait pas manquer de culot. Pourquoi pensaient-ils tous que l'Artiste était bon pour la retraite ? Il aurait eu quatre-vingts piges qu'il aurait été chassé les criminels en chaise roulante connaissant son attitude. Bref... Une fois prêt à répondre au gamin, il gratta sa barbe mal rasée et s'exprima d'une voix fatiguée :


"Pas soldat, pas mercenaire mon gars, Colonel Andrew Blake des armées de terre de notre beau pays. J'ai commencé comme troufion au Vietnam aux ordres du Lieutenant William Calley, t'as peut-être entendu parler de lui pour le massacre des habitants de Mỹ Lai. Il avait ordonné de nettoyer le village entièrement pour montrer aux asiatiques de quel bois on se chauffait. On a commencé par les hommes, naturellement mais ça a dérapé quand il a ordonné d'abattre les femmes et les enfants... J'ai vu des gamins pas plus grands que la maternelle se faire descendre comme un animal. Fort heureusement, Thompson qui était un pilote d'hélicoptère remarqua le désastre à temps et ordonna l'arrêt immédiat de ce crime de guerre. Nous, on fut réhabilité à une autre escouade plus calme pendant ce temps-là. Ce n’était pas dégueulasse cette guerre, moins que la bouffe en tout cas, ça mettait du plomb dans la tête au final...

Après, j'ai été nommé lieutenant en guise de bravoure sur le champ de bataille et j'ai été envoyé dans diverses missions dans le continent asiatique. La Corée du Nord, du sud, le Laos et encore pleins d'autres saloperies du genre. On attrapait des maladies diverses et variées aussi vite que l'on toussait, c'était un enfer on avait la chiasse tout le temps je te raconte pas, ah ah ! Après on m'a rappelé aux USA et j'ai servi à entraîner les jeunes recrues pendant quelques temps, c'était pour me la couler douce avant de recommencer, l'État-major trouvait que je m'investissais trop dans les conflits et qu'à ce rythme je finirai par crever de ma propre connerie, je sais pas si ils avaient raison mais au final je suis toujours en vie..."


Le vieux souffla quelques instants dans l'air froid de la nuit, un petit nuage de buée se dévoila de sa bouche. C'était vraiment le bon vieux temps tout ça, mais au final ce n'était peut-être pas ce que le gosse voulait entendre, il voulait parler de l'Afrique et du Moyen-Orient, ce qui l'intéressait vraiment comme tous les gamins de son âge. Le problème d'Andrew, c'était qu'avec l'âge il prenait plaisir à raconter ses exploits militaires à tout le monde, ça lui donnait une meilleure estime de lui.

"L'Afrique, j'ai fait le Rwanda pendant quelques moments en tant que Colonel mais cette fois-ci c'était des missions plus réservées. On envoyait une escouade de vingt types s'occuper de cibles importantes. J'ai fait un passage en Tanzanie pour descendre un trafiquant d'armes mais il n’était pas fameux, on a clôturé la mission tellement vite que l'avion qui nous avait amené dut faire demi-tour pendant son trajet pour revenir aux USA... Laisse-moi réfléchir un peu... Je pense que j'ai eu aussi un problème avec un dictateur au Ghana mais je l'ai abattu d'une balle de sniper entre les deux yeux, vite fait bien fait ! Je n’étais pas d'humeur à laisser traîner ça, ma fille venait de naître et je devais m'occuper d'elle au vu de l'état de ma femme.

Pour le Moyen-Orient, j'ai pas mal traîné là-bas vers la fin de ma carrière pour te dire. À la guerre du Golfe j'ai descendu quarante-trois mecs à moi tout seul avec un vieux dragunov piqué aux soviets. On m'a remis une médaille mais je pense qu'elle doit pourrir dans une boîte chez moi. Sinon j'ai fait l'Irak pour aller mettre fin à une menace terroriste mais le problème des Arabes c'est qu'ils sont formés comme des pieds, ça te fonce dessus comme des singes et ça se cache comme des éléphants. Par contre niveau explosif ils sont chargés de la tête aux pieds si tu vois ce que je veux dire... J'ai aussi fait un passage en Iran pour régler un petit problème avec un groupe armé anti-américain et après j'ai fini ma carrière à Cuba en infiltrant un groupe communiste. Au final, j'ai peut-être encore fait deux ou trois missions en URSS et en Amérique du Sud mais ce n’était pas des coups de maître.

Et maintenant regarde-moi, je suis là à traquer des violeurs pour le compte de la mairie ! Triste fin pour un soldat tel que moi tu ne trouves pas ? Mais c'est ce que je veux, je me vois mal me faire lobotomiser devant ma télévision avec les pantoufles au pied et un verre d'alcool à la main, j'ai toujours préféré les travaux pratiques... Même si la plupart de la ville est du menu fretin je te l'accorde.

Et toi gamin, raconte-moi un peu tes exploits ! Peut-être même qu'on se connait qui sait ? À Gotham tout est possible !"




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MessageSujet: Re: Qui rira bien qui sera le masqué (pv Jason Todd)   Dim 12 Mai - 19:03

D'habitude, demandez à un soldat de vous raconter la guerre, celui-ci vous enverra vous faire foutre avec une barre à mine ou bien chialera sur votre épaule sur tout ses frères tombés au combat. Andrew ne semblait pas comme ça, Jason se sentait incapable de dire si le vieux avait été traumatisé ou marqué par quoi que ce soit. Peut-être, peut-être pas, en tout cas il emmerdait personne avec ses états d'âme.
Le jeune homme l'écouta sagement, voir religieusement. Mais c'est qu'il aurait presque trouvé un modèle à suivre, dites-moi !
Son propre C.V était évidemment loin d'égaler l'Artiste, de toute manière ils en étaient pas encore à « c'est moi qui ait la plus grosse ». Andrew mêlait souvenirs succints de guerres et de missions avec d'autres choses plus personnelles. En une phrase à peine, il donna ainsi l'existence d'une femme et d'une petite fille sûrement grande aujourd'hui. Quelle genre de vie pouvait avoir la famille d'un homme pareil ? Le vieux donnait pas l'impression d'avoir quelqu'un chez lui pour le requinquer un peu, non il puait trop la solitude pour ça. Jason voulait ni devenir vieux, ni rester seul. Cependant si la première option avait effectivement peu de chances de se réaliser, la seconde était déjà bien avancée.
Il haussa les épaules, énonçant d'un air ennuyé quelques uns des lieux dans lesquels il avait pu aller. Rien de trop gros ou important dans ses actions, il s'agissait alors pour Talia de le former, non de le faire remarquer. Parfois, ses missions -enfin la manière dont il avait envie de les comprendre, plutôt- consistaient justement à massacrer des mercenaires qui allaient trop loin.
Est-ce q'u'Andrew cherchait ici une forme de rédemption ? Il ne savait pas, pire il s'en branlait. Pour le moment, Hood ne cataloguait pas l'autre comme un ennemi, malgré un côté très …. herm... « nature » comme disaient les femmes.

 « Le plus souvent je « nettoyais », pas vraiment un mercenaire, pas vraiment un soldat et pas vraiment un sens de l'honneur. Les gens se rendent pas compte qu'il y a bien pire que moi »

Il ricana un peu, haussa les épaules. Un petit nombre de pas le séparait d'Andrew, il ne les franchit pas. Fouillant dans ses poches, le jeune homme sorti la petite flaque d'alcool qu'il emportait toujours avec lui, dès fois qu'il ait besoin d'un remontant ou d'anesthésier une blessure plus ou moins rapidement, et plus ou moins inefficacement aussi, mais au moins il avait l'impression de faire quelque chose.
Il la déboucha et bu un peu, sentant aussitôt l'alcool lui mordre ses lèvres éclatées. Il hésita cependant avant de tendre la flasque à Andrew : avait-il vraiment envie de partager ? Et puis, plus par lassitude qu'autre chose, il la lui donna.

 « La guerre c'est pas mon domaine, je la laisse à d'autres. Je suis ici pour une seule raison, et bien conne en plus, combattre le crime. Chacun son truc comme on dit, chacun ses raisons aussi. »

De nouveau un haussement d'épaule, tic régulier chez lui et on ne peut plus grossier selon la volonté qu'on voulait y mettre.

 « Comparé à toi, je suis un bleu, on est d'accord. Alors, t'es venu ici retrouver quelqu'un ou t'attend juste que quelqu'un dans cette foutue ville te troue la peau ? Oh puis de toute manière, sans offences, je m'en fous. J'crois que j'aurai bien besoin de vacances... Mes exploits, c'est d'avoir tué des corrompus, des dépravés, et des pourris aussi. Parfois avec des flingues, parfois le combat était tellement brutal que je devais terminer un pauvre con avec une tôle rouillée. J'suis pas loin des combats de chiens et de coqs, j'ai aucun exploit.»

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Vous à Gotham : Ancien commissaire de la ville. Possède une double identité en tant que justicier d'Etat sous le nom de l'Artiste et en tant que commissaire sous le nom d'Andrew Blake.
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MessageSujet: Re: Qui rira bien qui sera le masqué (pv Jason Todd)   Ven 24 Mai - 1:54

Que faisait Andrew dans cette ville ? Bonne question à vrai dire. Peut-être même lui-même n'aurait pas pu répondre à la question de manière correcte. Il y avait plusieurs explications, plusieurs interprétations de son baroud d'honneur. Peut-être voulait-il montrer à la ville qu'un vieux chien possède encore de bons crocs ? Que malgré son âge avancé et son allure un peu décrépie, il pouvait comme à son jeune âge faire respecter l'ordre et se battre... Se battre pour sa liberté, se battre pour son intégrité, se battre pour son honneur et surtout : se battre jusqu'à la mort. Les gens le prendraient pour un fou si il expliquait savamment le pourquoi du comment mais au final tout ce qui importait, c'était le sentiment de plénitude qu'il ressentait en faisant son boulot.

"T'en as peut-être rien à foutre parce que comme moi, tu as eu une vie mouvementée ? T'as beau être un jeune gamin qui n'a pas encore de poils sur le torse, tu m'as l'air déjà d'être un sacré artiste alors que c'est mon pseudonyme, hilarant non ?" fit Andrew en toussotant dans le froid de la nuit, mais pas à cause de la température ! Plutôt de ses poumons crasseux rempli des saloperies de ses cigares. "Je suis venu dans cette ville parce que j'y ai toujours habité au final. J'ai beau avoir voyagé partout dans le monde pendant des années, je ne peux me résoudre à voir ma ville être en proie à une telle folie. Je le dis souvent mais au final, cette ville c'est pas fameux. Je pense que le temps qui passe est un plus grand ennemi pour moi que n'importe quel zouave de cette ville, les autoproclamés "barons du crime". Le plus dangereux des criminels ne représentent pour moi pas une plus grande menace que le plus dangereux des insectes, triste vérité."

Andrew émit un léger rire gras à la fin de sa phrase. Il commença à bouger sa main du banc et fouilla dans une des poches pour en sortir un de ses fameux cigares. Après tout ça ne devait être que le quatrième de la journée, il y avait été tranquillement au final. Dans son autre poche, il sortit un briquet pour allumer le bout puis remit l'objet à sa place.

"Je suis désolé de pas t'en proposer, c'est mon dernier gamin !" fit Andrew en rigolant.

Certains justiciers se baladaient avec toutes sortes de gadgets et bien l'Artiste se baladait avec un cigare et un briquet et il vous disait merde. Après avoir remit le briquet à sa place, il s'empara ardemment de la flasque d'alcool si gentiment proposée et commença à boire goulûment le contenu jusqu'à avoir vidé presque tout le contenu tout seul. Il reposa la flasque sur le banc dans une petite grimace pour faire passer l'alcool brûlant puis tira un bon coup sur le cigare, faisant un bon plein de fumée au passage.

"Tes yeux... je vois de la vengeance, de la colère. J'ai peut-être l'air con comme ça mais j'ai vu assez de soldats avec ce regard-là pour savoir où ça va te mener. T'es pas fait pour la guerre, tu "nettoies" comme tu dis mais au final, nous luttons tous les deux dans une guerre impitoyable contre la pourriture de cette ville, non ? Moi personnellement, à mon âge et après tout ce que j'ai vu, la mort ne m'impressionne plus. J'ai tué toute ma vie, j'ai limite été son agent à l'étranger à mademoiselle la faucheuse alors bon... Mais franchement, si je sais qu'un blanc-bec comme toi s'est fait descendre avant une vieille loque comme moi, ça me rendrait profondément triste. Mais bon, la vie est ce qu'elle est n'est-ce pas ? On ne vit que pour attendre la fin, une fin méritée ou pas."

Le vieux tourna les yeux au ciel pour regarder les étoiles luisantes. Ils n'y en avaient pas trop au final, deux trois astres luminescents pour accompagner la lune dans sa veillée nocturne. Andrew en profita rapidement pour reprendre une bonne dose de son cigare et pour souffler le contenu de ses poumons dans le ciel. La fumée forma un énorme nuage de chaleur avant de disparaître calmement. Et si au fond, l'Artiste ne devrait pas faire comme elle ? Juste profiter de la montée et se laisser disparaître sans se battre ? Avoir au moins une fois le repos tant mérité d'une vie mouvementée ?

"T'as parlé tantôt de Robin, le gamin en collant." fit Blake en crachant les résidus de tabac de sa bouche au sol, la crasse étant mêlée à son sang. "Tu le connais lui et la fameuse chauve-souris ? On raconte beaucoup de choses sur eux aux dernières nouvelles. Je sais pas quoi en penser, le truc de "ne pas tuer" me paraît extrêmement gnangnan sur les bords. Mais bon, chacun ses choix et il faut admettre que le Batman a déjà fait un meilleur boulot que moi pour le moment. T'as pas des tuyaux à me donner sur eux ? Ou peut-être sur ce qu'ils t'ont fait ?"

Le vieux tapa un coup sur le banc après une toux grasse puis se remit à fixer Jason en face de lui. C'était dingue ce qu'on rencontrait la nuit à Gotham, pire qu'une boîte de travelos thaïlandaise...

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MessageSujet: Re: Qui rira bien qui sera le masqué (pv Jason Todd)   Lun 19 Aoû - 14:44

 « La mort ne m'impressionne pas également »

Jason releva la tête en prononçant calmement cette phrase. On aurait pu y voir simplement la bravache d'un môme se croyant immortel et surpuissant, mais il y avait plus que cela. La mort, il la connaissait, pas seulement pour l'avoir vu dans des yeux d'ennemis ou d'alliés mais pour en avoir franchi ses portes dans la souffrance et la solitude.
Le jeune homme détourna un peu a tête, le visage marsué. Au dessus d'eux, les étoiles. Jason aimait bien penser à elles, à ce qu'elles pouvaient évoquer de poésie, parce que la poésie c'est la beauté non ? Et ça, une ville comme Gotham en avait bien besoin.
Andrew aurait très bien pu être une figure de grand père fantasque, ayant fait le Vietnam et peut être un ou deux autres conflits. Après tout, parfois les soldats devenaien grands-parents aussi.... Jason sentait qu'il pouvait avoir de la sympathie pour l'ancêtre, pour son calme et l'objectivité qu'il posait, avant de malgré tout donner son jugement personnel. Aujourd'hui, tout le monde veut imposer son propre point de vue, ça se perd des gens comme ça.

 « C'est le cigare qui te rend philosophe comme ça, Papy ? La mort elle va, elle vient, il y a pas vraiment de règles. On fait la guerre ou alors on se choppe une maladie bien crados histoire d'agoniser et de culpabiliser en même temps. Même les mômes devennent malades, de nos jours... J'ai choisi la violence mais quelque chose d'autre pourra très bien me chopper entre temps. Autant pas se prendre la tête, de toute manère vivre et mourir, dans les deux cas ça sert à rien. »

La conversation aurait pu s'arrêter là, mais l'Artiste les mena alors sur un chemin fort dangereux : Batman. Robin. Aussitôt, sa gorge s'assécha, il baissa la tête et pria un instant  pour que le jour se lève d'un coup et qu'il ait ainsi une excuse pour s'enfuir sans se retourner.

 « Eux... »

Jason ne pourrait jamais être complètement en paix avec lui-même. Trop de choses vécues, trop de souffrances qu'il ne savait pas canaliser. Il y avait des hauts, il y avai des bas et pour quelques temps il pouvait jouer la comédie, faire comme si tout allait bien le temps d'une mission commune ou même d'un affrontement, puis disparaître à nouveau sans un mot, sans une explication.  Batman, Robin, ils mettraient cela sur le compte de son caractère ombrageux, de ses trop nombreux défauts, et ne chercheraient pas plus loin. D'une certaine façon ce serait le cas, parce que le masque d'orgueil aurait été trop fendillé, trop brisé et que Jason ne pourrait plus jouer la comédie du personnage capable de vivre sa vie.
Personne ne savait quel secret il portait à côté de lui, quelle main s'agrippait parfois à sa manche pour le tirer en arrière. Il ne voulait pas en parler, ne voulait pas être catalogué comme fou parce que son moi du passé, un petit garçon mort trop tôt, continuait d'être dans son ombre et de le hanter.

 « J'adhère pas...j'adhère plus à ça, cette règle interdisant le meurtre. A quoi ça sert d'être une victime, de se faire assassiner, si tu sais que ton meurtrier ira juste en prison avant de s'évader et de recommencer, hein ?  Si personne t'aime assez pour sauter le pas... »

Sa voix ne se brisa pas, Jason en fut fier. Néanmoins il parlait trop peut être, et ne craignait d'avoir juste un silence en réponse. Le silence bien pensant, genre « il souffre trop, pas la peine d'en rajouter avec mes mots », ou alors celui des « rien à foutre ». C'est terrible un silence, vous savez ? Terrible...

 « Ouais je les connais... Ils sont doués, enfin je crois. C'est ce que les gens disent, avec Robin le petit prodige. Le parfait clône en devenir pour Batman... »

Il avait mal.

 « Evite de vouloir rassembler des infos sur eux, ce sera pas au goût de la Chauve Souris. En tuyaux ? Bah...gaffe quand même. Ils tuent pas, mais niveaux coups et blessures ils peuvent aller assez loin. Les gens les sous estiment trop... Mais on devient pas Justicier comme ça, juste avec des bons sentiments. Qu'on tue ou pas, il y a toujours la violence, et elle est grande chez Batman. Très grande... »
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Andrew Blake/L'Artiste

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Date d'Inscription : 29/12/2012
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Vous à Gotham : Ancien commissaire de la ville. Possède une double identité en tant que justicier d'Etat sous le nom de l'Artiste et en tant que commissaire sous le nom d'Andrew Blake.
Citations : Chapeau, L'Artiste.

MessageSujet: Re: Qui rira bien qui sera le masqué (pv Jason Todd)   Mar 3 Sep - 17:19

Le vieux ne put s'empêcher de laisser s'échapper un rire à l'écoute du gamin à côté de lui. Il avait peut-être raison au final, c'était le cigare qui le rendait philosophe au point de déblatérer une merde pas possible. Ou alors c'était peut-être l'alcool coulant en trop plein dans ses veines qui causait ces discours indignes de lui, de ce qu'il était vraiment. Andrew ne vivait que pour la violence, que pour la guerre et le sang. Cette soirée était la preuve en elle-même qu'il était sûrement plus dangereux pour la ville que les criminels eux-mêmes. L'Artiste était une machine à tuer prête à l'emploi, le tout était de savoir qui allait l'utiliser à bon escient.

"Doués ou pas, j'en ai sincèrement rien à foutre gamin. Batman et Robin, Robin et Batman pour moi ça sonne dans mes oreilles comme Laurel et Hardy. Ils se croient invincibles, des véritables gardiens de cette ville qui n'ont peur de rien mais ils tomberont de haut quand leurs principes de merde leur retomberont sur la gueule." fit le vieil homme tout en finissant son cigare. "Si le passe-temps de la chauve-souris est de courir après tout ce qu'il essaye d'enfermer à l'asile, je suis désolé mais je pense que je vais casser son hobby avec mes méthodes. On verra ce qu'il aura à me dire après que j'ai bousillé deux ou trois de ses jouets, non ? Et son petit protégé Robin, il a plus intérêt à faire son show devant moi sinon je vais lui apprendre qu'on vit dans un monde impitoyable et non dans un conte de fées."

Le vieux ne put s'empêcher de continuer à rire comme un débile. Mais les rires étaient souvent interrompus par des quintes de toux dues à la fumée du cigare et la froideur de la nuit. Certes l'Artiste était un justicier et une force de la nature mais on ne pouvait pas aller contre les affres de l'âge, même lui.

"Cette ville est devenue folle putain, c'est hilarant." dit le justicier à voix-basse, tout en retirant un coup sur son cigare.

Qu'est-ce qu'il s'était passé pour que la ville se mettent à aduler un type déguisé en animal ainsi qu'un gamin en collant ? Où était donc passée l'idéologie américaine et l'envie d'admirer nos braves soldats musclés partant à la guerre ? Était-ce donc la peur qui poussait les gens à accepter un prétendu justicier qui enfermait les pires criminels de la ville tout en sachant qu'ils allaient sortir et tuer de nouveau ?

"Bordel gamin, rends-toi compte de la merde dans laquelle on est à devoir ramasser la merde que laisse traîner le Batman. Tu parles de violence, moi je vois de la faiblesse. Cet homme est trop faible pour pousser ses idéaux jusqu'à leur paroxysme. Et nos citoyens en payent le prix fort à chaque fois qu'un des malades arrivent à s'échapper d'Arkham ! Si le peuple se rendait compte de son erreur, on imputerait tous les crimes des évadés à ce fameux Batman et il deviendrait sûrement l'ennemi public numéro un. On vit dans un monde de dingues, je te le dis moi."

Les premières sirènes de police retentirent dans le silence de la nuit. Quelqu'un avait sûrement dû avertir les flics en entendant les nombreux coups de feu dans le parc. Andrew s'en fichait à vrai dire, il était justicier d'Etat et était bien au-dessus de la juridiction du GCPD mais le Red Hood quant-à-lui, il valait mieux qu'il déguerpisse et que les poulets ne voient pas Andrew en sa compagnie.

"Les voilà enfin." dit l'homme en jetant son cigare devant lui. "Je pense que c'est là que se termine notre rencontre le jeune. C'était pas mal en fin de compte, comme quoi je ne suis peut-être pas le seul à lutter activement contre la gangrène de cette ville après tout. Tu ferais mieux de décamper avant qu'ils arrivent, je n’ai pas envie qu'ils commencent à te courser et qu'ils m'emmerdent pour t'avoir parlé. Bonne continuation gamin, t'en auras besoin."

Le vieux justicier se leva aussitôt du banc et commença à s'éloigner lentement. Il rencontra au passage les deux flics que l'on avait envoyé pour inspecter les lieux. L'un des deux essaya d'adresser la parole à l'homme mais il ne reçut comme réponse qu'un pointage de doigt vers les cadavres gisant dans l'herbe. Au moins, cette nuit, Gotham se coucherait tranquille.

HRP : Petit post pour clôturer notre rencontre, c'était très agréable Jasonette, au plaisir !

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