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Ne manquez pas les deux derniers chapitres de Darkwatch, où s'affronteront Le Chevalier Noir et l'Empereur !

Clash of the Warriors & La Révolte

"Lors d'une rafle de la Ligue des Ombres, la Lignée décide d'intervenir et de massacrer les hommes de Ra's Al Ghul. Les habitants, excédés par la situation, décident de se révolter, avec le support de l'Empereur et ses troupes. Le G.C.P.D est dépassé et les justiciers n'ont d'autre choix que s'en mêler, Batman en tête."

(Petit aperçu des évènements en vidéo ici)


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 TCOO Acte 2 - Lulla Brogan/Victor Zsasz

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MessageSujet: TCOO Acte 2 - Lulla Brogan/Victor Zsasz   Dim 7 Oct - 19:52

Plic. Plic. Plic. Plic.
Toutes les vingt-cinq secondes, une goutte d'eau chute du plafond pour s'écraser trois mètres plus bas.

Crr. Crr. Crr. Crr. Crr.
Toutes les vingt secondes, des grains de béton glissent d'un mur dont le carrelage se décolle pour s'écraser un mètre plus bas.

Plic. Plic. Plic. Plic.
Toutes les vingt-cinq secondes, une goutte d'eau chute du plafond pour s'écraser sur le crâne de Lulla Brogan.

Crr. Crr. Crr. Crr. Crr.
Toutes les vingt secondes, des grains de béton glissent d'un mur dont le carrelage se décolle pour s'écraser sur le crâne de Victor Zsasz.

A terme, Lulla Brogan et Victor Zsasz peuvent devenir fous à force de subir les chutes régulières de l'eau et des grains de béton ; les bourreaux chinois usaient régulièrement du supplice de la goutte d'eau pour mener à leur perte leurs victimes.
A terme, Lulla Brogan et Victor Zsasz pourraient subir le même sort - mais un plus terrible destin les attend.

Réveillés par ces nuisances, leurs yeux s'ouvrent sur une zone de cauchemar inconnue. Une salle, rectangulaire, dix mètres sur cinq. Une sorte de pièce-toilettes abandonnée et dégoûtante. Une odeur écoeurante s'échappe des murs et des W.C. Le carrelage s'effrite de partout, semblant prêt à tomber des murs à chaque instant. Des liquides gluants et inconnus stagnent aux coins de la pièce et sous les murs.
Une flaque de sang trône au milieu de la pièce, entre Lulla et Victor. Le liquide n'a pas encore séché, l'odeur métallique agresse leurs nez ; c'est récent.



Une ventilation à bout de souffle ronronne au-dessus, charriant un air vicié. La température est proche de zéro, et ils grelottent dans les vêtements qu'ils portaient lors de leurs derniers souvenirs - ils n'ont que cela.
Nulle arme, nul sac, nul téléphone... nul objet, en réalité. Même s'ils ne peuvent se toucher, se palper, ils sentent que les habits qu'ils portent ne contiennent rien. Coquilles vides sans ressource.

Ils entendent les cliquetis de l'eau et des grains de béton. Les murs tremblent toutes les deux minutes - ils doivent proches du métro.
Donc sous terre. Donc enlevés. Donc bien cachés.

Des cliquetis réguliers attirent leurs attentions qui se réveillent à peine. Des mouvements réguliers et aigus, comme les gonds d'une porte mal huilée ou... de chaînes qui sont trop usées.
Ils se fixent.

Elle est du côté des W.C., lui des lavabos.
Ils sont enchaînés.
Deux solides chaînes métalliques enserrent leurs poings au-dessus de leurs crânes. Attachées à un anneau en fer ancien et usé, un peu de travail et beaucoup de force pourraient leur permettre de l'arracher, mais tous deux se sentent nauséeux et fatigués.

Ils n'ont aucun souvenir d'être arrivés ici. Ils ne savent pas ce qu'ils font ici. Ils se trouvent l'un en face de l'autre, enchaînés - sans aucun autre indice sur leur destin.
Mais ils ne saignent pas. A part quelques marques de coups sur le visage et les poignets, ils n'ont pas de blessure. La flaque de sang n'est pas la leur ; pas sûr que ce soit une si bonne nouvelle.

Sur la gauche de Lulla, un mur nu et simple. Sur sa droite, un mur similaire mais doté d'une porte classique. Une sortie, un espoir - qui s'achève dès qu'une voix hautaine et nasillarde se fait entendre par un haut-parleur qu'ils ne voient pas encore.

"Lulla Brogan. Victor Zsasz.
Pour les crimes commis contre la Cour des Hiboux et Gotham City, le Tribunal des Chouettes vous condamne à défendre votre vie dans le Labyrinthe.
Cependant, pour obtenir le droit de combattre pour votre existence, vous devez passer la première épreuve et sortir de cette antichambre avant que la porte ne se referme et que le gaz vous arrache vos derniers souffles. Vous avez cinq minutes... ne nous décevez pas."

Une grille métallique commence lentement à descendre du haut de la porte ouverte. Les W.C. et lavabos commencent à régurgiter un gaz verdâtre qui agressait déjà leurs poumons.
Lulla Brogan et Victor Zsasz n'ont plus que cinq minutes - à eux de bien les utiliser.

HRP:Ce sujet a été validé par les modérateurs et l'administrateur. Merci de les contacter en cas de souci, et plus spécifiquement Azrael au vu de ses dernières missions. Bonne survie.:HRP
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MessageSujet: Re: TCOO Acte 2 - Lulla Brogan/Victor Zsasz   Lun 8 Oct - 13:11

Quel réveil étrange, un peu comme un réveil post-anesthésique...Ou comme celui qui suit une mauvaise nuit, une nuit d'insomnies, où l'on vacille entre fiction et réalité...Entre rêve et cauchemar.
Victor ouvrit doucement les yeux... Il souffrait d'un de ces maux tête...Qui vous donne envie de vous exploser la cervelle tellement vous souffrez. Il fixait le sol, et tenta de garder les yeux ouverts. Ses poings étaient reliés, et fixés sur son crâne. C'est à partir de ce moment là qu'il comprit. Quelqu'un l'avait capturé. Il ne se souvenait de rien...

Il releva les yeux pour regarder devant lui. Il ne prêta ni attention à la pièce dans laquelle il se trouvait, ni à l'odeur pire que celle de son ancien appartement, qui se faisait ressentir. Il resta bouche bée...Elle était là, devant lui...Pas encore totalement réveillée...Elle n'avait pas encore vu Zsasz. Entre les deux protagonistes, une flaque, de sang.
Soudain, Victor se mît à hurler :

"NOOOOOOOOOOON !!!!!!!! Lulla, réveillez vous!!! Allez! S'il vous plaît"

Elle était à peine réveillée que Victor lui cria dessus :

"Lulla !!! Est ce que ce sang est à vous?? Qui vous a fait ça?"

Pas une minute, pas une seule seconde, Zsasz ne s'inquiéta de l'endroit où il se trouvait, ni ce qu'il fichait là et ce qu'on pouvait attendre de lui. Il ne pensait qu'à elle, qu'à sa santé. D'ailleurs, "elle" s'était fait capturée, pas lui...Lui n'exisait plus. Il n'y avait qu'elle...Car c'était injuste...Lui avait toutes les raisons de se retrouver ici, mais pourquoi elle? Qui a osé?

Le psychopathe était en transe, il devenait fou à lier à l'idée que Lulla puisse être capturée. Il tenta de se lever, sans succès...Il était épuisé, à bout de force...Il a fallu qu'il s'y reprenne à trois fois pour y arriver. Il se tapa les poings et la tête contre le mur de la minuscule pièce et hurla, presque en pleurs :

"Pourquoi vous lui faites ça??Hein?? Pourquoi??? Comment avez-vous osé??Croyez-moi, si vous lui faites du mal...Je vous tuerai, qui que vous soyez...Je vous tuerai".

Il tomba de fatigue sur les genous, il était éreinté...

"...Qui êtes vous..."

Soudain il entendit une voix...Grave, rauque, sale. Il regarda vers l'émetteur :

"Lulla Brogan. Victor Zsasz.
Pour les crimes commis contre la Cour des Hiboux et Gotham City, le Tribunal des Chouettes vous condamne à défendre votre vie dans le Labyrinthe.
Cependant, pour obtenir le droit de combattre pour votre existence, vous devez passer la première épreuve et sortir de cette antichambre avant que la porte ne se referme et que le gaz vous arrache vos derniers souffles. Vous avez cinq minutes... ne nous décevez pas."


La cour des Hiboux? Le Tribunal des Chouettes? C'était quoi ces conneries??
Puis soudain...Il se souvînt de tout...De tout ce qui suivait la où leur histoire en était resté : un appartement en feu...Une petite amie, au moins aussi folle que lui...Une Lulla qui souffre par sa faute, et qui lui fait la promesse de le tuer...Puis, alors Victor et sa nouvelle amie, alors qu'ils étaient sur le point de partir, se sont fait attaquer...Les souvenirs devenaient précis...Ces gars qui les attaquaient...Il portaient des masques, des masques de hiboux...Ils ont collé du gaz dans la gueule de Zsasz, puis dans toute la pièce...Puis plus rien...Jusqu'à aujourd'hui.

Il fixa la flic puis lui dit sur un ton plus calme :

"Ok, Lulla vous n'avez aucune raison de me faire confiance, mais il faut que l'on fasse vite, je vous le promets, je vous sortirai d'ici...Et alors après, vous pourrez me tuer."
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MessageSujet: Re: TCOO Acte 2 - Lulla Brogan/Victor Zsasz   Mar 9 Oct - 11:34

    L’obscurité de mes paupières closes. Puis il y a cette odeur, infecte et entêtante. Un mélange de sang et de pisse. Et le rythme régulier d’une goute qui coule sur mon visage. Je n’ai pas encore repris conscience – c’est seulement lorsque j’entends quelqu’un hurler mon nom que je me réveille en sursaut. Mes prunelles effarées se rivent immédiatement sur l’homme qui a prononcé mon nom et qui est ligoté à un mètre de moi. Zsasz. Je sens une colère sourde en moi avant que je ne tente de comprendre ce qu’il est en train de se passer. Du sang ? Quel sang ? Je fixe ladite tâche au sol et je secoue la tête en signe de négation. Je n’ose pas encore ouvrir la bouche. Je suis solidement attachée, comme du bétail prêt à être égorgée. Attachée par des chaines. Je sens mon cœur s’emballer aussitôt et je tente de faire abstraction de l’odeur qui me soulève l’estomac.
    Comment je suis arrivée ici ? Est-ce encore un plan du psychopathe ? Mais pourquoi est-il là, attaché ? Je me rappelle du feu, et de la fumée dans l’appartement. Puis de cette masse sombre qui m’a assommé. Je fais bouger mes poignets reliés au dessus de ma tête et le cliquetis de la chaine m’indique qu’elle pourrait peut-être céder. Je tressaille de froid dans cet endroit – des toilettes désaffectées ? Le léger tremblement des murs qui se fait régulier me fait froncer les sourcils. On est prêt du métro.

    Zsasz commence à perdre les pédales et à hurler, comme s’il se souciait de moi alors que plus tôt, il a tenté de ma tuer. C’est à n’y rien comprendre. Je le fixe, alors qu’il semble en plein délire puis je commence à bouger, faisant couiner la chaine qui me retient. Une voix met fin à son laïus – une voix provenant d’un haut parleur accroché dans le coin de la pièce. C’était une sanction. Pour avoir commis des crimes contre la Cour des Hiboux. Le Tribunal des Chouettes. Je reste stupéfaite. Le Labyrinthe ? Des épreuves ? Le voilà qui parle de gaz, et qu’on a cinq minutes pour s’en sortir.
    Et merde…
    Le psychopathe m’adresse à nouveau la parole, bien plus calme. Il m’assure que l’on doit rester calme et qu’il me sortira d’ici, et qu’ensuite, je pourrai le tuer. Un gaz verdâtre commence à s’échapper un peu partout de la pièce. Cinq minutes.

    « Non. Pas de promesse. Pas après ça. »- Je tranche d’une voix agressive.

    Quoiqu’il en soit, je ne veux pas étouffer ici. Mes muscles sont douloureux et je peine à tirer sur les chaînes retenues par l’anneau rouillé. Ça grince, et c’est plutôt bon signe. Ainsi retenue au dessus du sol, ça ne me permets pas d’attraper quoi que ce soit pour m’aider. C’est avec ma force que je m’en sortirai.

    « Les chaînes sont rouillées. On peut tirer dessus en espérant que ça cède. »

    Le gaz se propage de plus en plus, me faisant tousser mais je rassemble mes forces. Je me raidis, et je tire d’un coup sec – à plusieurs reprises. Et tandis que je me sens à deux doigts de céder, le plafond qui retient l’anneau cède. Je m’écarte juste à temps pour éviter les débris qui s’échappent et viennent s’écraser à l’endroit ou je me trouvais.
    Traînant toujours la chaîne, je me dirige vers la porte avant de m’arrêter et de me tourner vers Zsasz. Après tout ce qu’il a voulu me faire – je ne peux pas le laisser crever là. Ça serait pourtant tellement plus simple.
    Je m’approche alors et j’enroule l’une de mes chaînes autour de la sienne pour avoir une prise et tirer plus fort. Après quelques secondes, l’anneau qui le retient cède enfin et je tourne les talons pour passer la porte.


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MessageSujet: Re: TCOO Acte 2 - Lulla Brogan/Victor Zsasz   Ven 12 Oct - 15:49

HRP:Merci de participer aussi rapidement. Cependant, il nous semble mieux qu'à l'avenir, ce soit ce compte qui décide si vous avez réussi à arracher vos chaînes et à vous enfuir. De toute façon, cette issue était celle prévue... le pire commence.:HRP

L'oxygène dans la pièce disparaît, peu à peu remplacée par le gaz âpre et agressif qui essaye absolument d'assassiner les deux prisonniers. La salle elle-même se colorie de vert sous l'impulsion du gaz, tandis que les deux cibles de la Cour des Hiboux prennent leur destin en main.

Lulla Brogan décide d'agir alors que Victor Zsasz, que d'aucuns auraient pu considérer comme plus apte à lutter pour sa survie se contente de perdre l'esprit et de chercher une solution ailleurs. La policière parvient à arracher ses chaînes du mur, et se laisse influencer par sa conscience quand elle revient sur ses pas pour sauver le sérial-killer d'un destin mortel que certains considèrent justifié.

Aidant Victor à se relever, l'inspectrice passe finalement la porte alors qu'il lui restait encore une minute de délai - il leur faut s'accroupir et ramper, mais ils réussissent à passer.
Alors qu'ils parviennent enfin de l'autre côté, les deux prisonniers entendent la lourde grille tomber juste derrière eux dans un bruit de tonnerre. Ils sont passés, ils sont sortis - mais ils ne sont pas sauvés pour autant.

Une énorme statue de marbre blanc leur fait face, surplombant une fontaine étrange.





Autour d'eux, les murs sont d'une blancheur terrifiante, tandis qu'une lumière froide et agressive leur permet de découvrir leur nouvel environnement. Quatre issues leur font face : deux sur la droite, deux sur la gauche de l'immense statue. Des murs de cinq mètres de haut séparent chaque couloir, alors que la même voix menaçante se fait entendre - à nouveau, ni Lulla, ni Victor ne voient les haut-parleurs.

"Lulla Brogan. Victor Zsasz.
Vous avez passé la première étape en quatre minutes - nous vous espérions plus rapides.
En punition, le fauve sera lâché plus rapidement. Le mieux serait de courir, mais nous vous laissons choisir vos options. Bonne chance... ne nous décevez pas."

Au-dessus d'eux, le plafond s'entrouvre et laisse descendre une cage, dont la porte est également ouverte. Rapidement, la cellule s'approche du sol, et contient un tigre magnifique mais habité par une rage extraordinaire - qui frappera tous ceux que l'animal croisera sur sa route.



La cage n'est plus qu'à une minute du sol.
Lulla Brogan et Victor Zsasz ont intérêt, malgré le manque d'armes et d'objets pour se défendre, à décider ce qu'ils veulent faire, et quel couloir ils veulent emprunter. Le temps va leur manquer - et la Cour des Hiboux n'en a pas encore fini avec eux.
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MessageSujet: Re: TCOO Acte 2 - Lulla Brogan/Victor Zsasz   Dim 14 Oct - 19:19

Victor ne comprenait pas pourquoi Lulla venait de le sauver d'une mort atroce, d'une mort plus que mérité, et plus méritée encore, aux yeux de la flic...Alors pourquoi? Il n'avais pas le temps, ni le courage de lui poser la question, tout deux fuirent.

Ils se retrouvèrent dans une nouvelle pièce, très blanche...Trop blanche. En face d'eux, quatre portes...A tous les coups, une seule est une vraie issue...Si il y en avait une...Toutes les autres doivent être piégées, et qui sait ce qu'il peut se cacher derrière.

Victor profita de ces quelques moments de répit pour interroger Lulla.

"Merci...Dites, vous savez quelque chose à propos de cette cour de hiboux?.. Je connais pas mal de fous furieux, comme vous devez vous en douter...Mais je n'ai jamais entendu parler de ces enfoirés..."

A peine eut-il fini de poser sa question que pour la seconde fois, des voix, sorties de nul part, se firent entendre

"Lulla Brogan. Victor Zsasz.
Vous avez passé la première étape en quatre minutes - nous vous espérions plus rapides.
En punition, le fauve sera lâché plus rapidement. Le mieux serait de courir, mais nous vous laissons choisir vos options. Bonne chance... ne nous décevez pas."


Ils levèrent les yeux au ciel tous les deux...Et là, un triste spectacle s'offrit à eux...Un tigre, un magnifique tigre, enfermé dans une cage, elle-même suspendue juste au dessus des deux protagonistes. Cette cage se mît à descendre très rapidement.

Zsasz regarda Lulla.

"Choisissez! Suivez votre instinct et franchissez l'une de ces portes. De toutes façons si vous restez là, vous mourrez. Alors faites ce que je vous dis. Je vais essayer de gagner un peu de temps avec ce monstre."

Evidemment Zsasz ne comptait pas se mesurer physiquement à cette bête. Il voulait juste l'attirer vers lui afin que Lulla puisse franchir en sécurité une de ces portes. Le psychopathe était rapide dans ses mouvements, et lorsque le fauve le chargera, il n'aura pas de mal à l'éviter et à courir vers une sortie...Enfin, c'est ce qu'il espérait.
Il avait déjà échappé aux griffes de nombreux chiens de garde auparavant...mais là, il savait que c'était différent. C'était un risque à prendre.

Maintenant, trouver une solution pour appâter le tigre. Il fallait faire vite, il ne restait que 15 secondes avant que la cage ne touche le sol. Le psychopathe, enfonça alors ses propres ongles dans l'une de ses dernières cicatrices, et réussit à là ré-ouvrir sans trop de difficultés, c'était l'une des plus récentes.

Le sang coulait le long de son bras. Il espérait juste que l'odeur attire le fauve.

La cage toucha le sol.
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MessageSujet: Re: TCOO Acte 2 - Lulla Brogan/Victor Zsasz   Lun 15 Oct - 23:49

[HJ : C'est retenu ! Au fait, vous savez qu'à part les administrateurs, nous n'avons pas accès aux liens/images dans ce topic ?]
    J'arrive à me glisser sous la grille pile poil avant qu'elle ne se referme dans un tintement sinistre. Je sens déjà une sueur froide me parcourir l'échine – cet endroit est de plus en plus glauque et cette fichue Cours des Hiboux encore plus dangereuse que la Confrérie semblerait-il. Pourquoi ils parlent de nous juger ? Pourquoi ils nous ont foutu dans ce guêpier ? A genoux sur le sol, je tente de reprendre mes esprits et ma respiration. Mes yeux parcourent la nouvelle pièce dans laquelle nous nous trouvons. Cette pièce est bien trop blanche comparé à la précédente. Propre, très éclairée dans un contraste terrifiant. Une statue fontaine trône tout droit devant nous et je peux d'ores et déjà discerner deux portes de chaque côté. Je commence à comprendre peu à peu ce qui nous attend alors que la voix de Zsasz me fait légèrement sursauter dans ma stupeur. Il m'interroge au sujet de la Cour des Hiboux et je me contente de secouer la tête. Je ne sais rien de cette nouvelle organisation mais si je sors de là vivante, je promets d'y plancher ! Ça me fait bizarre de me tenir là, à côté de Zsasz dans un moment aussi critique alors qu'il a tenté de me tuer.

    La voix de notre bourreau émerge de nouveau de nul part pour nous indiquer que nous avions été lent à réussir la première épreuve et que comme punition, le fauve sera lâché plus rapidement. Le fauve ?! C'était de pire en pire, comme dans un cauchemar. Un cliquetis singulier se fait entendre juste au dessus de nous et je lève les yeux avec appréhension. Un tigre, un putain de tigre. J'aime les félins, habituellement, mais je me doute assez bien que celui-là doit être affamé et ne rêve que de faire de nous son quatre heure.

     « Putain de tarés ! » – Que je souffle en fixant la bête rageuse qui descend dans sa cage.

    Zsasz attire ensuite mon attention pour m'encourager à suivre mon instinct et à choisir une voie tandis qu'il retiendra la bête. Je le fixe d'un regard entre incompréhension, colère et reconnaissance.

     « T'es dingue. Il va t'bouffer tout cru avant que tu n'aies pu faire le moindre pas ! » – J'en oublie carrément le vouvoiement et je lui presse le bras pour lui faire signe de s'activer.

    Quand je le vois s'entailler le bras pour faire perler son sang, je ne peux m'empêcher d'étouffer un grognement rageur avant de choisir de me diriger vers le côté droit, la deuxième porte. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai pas le temps de tergiverser. Je regarde autour de moi désespérément pour voir s'il n'y a pas d'indice ou quelque chose à attraper pour s'en servir comme arme. Alors que la touche s'apprête à toucher le sol, je crie :

     « Cours ! »


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MessageSujet: Re: TCOO Acte 2 - Lulla Brogan/Victor Zsasz   Mer 17 Oct - 17:14

HRP:Ce problème va être arrangé au plus vite.:HRP

Victor Zsasz est un cas psychiatrique complexe. Issu d'une famille aisée, bénéficiant d'une éducation appropriée et de facilités financières indéniables, il a adopté une existence propre aux descendants de bourgeois avant de perdre la raison et d'embrasser une existence de violence, de haine et de cicatrices. Rien en lui ne peut faire penser à de l'héroïsme, mais c'est pourtant bien un comportement proche des plus grands justiciers de Gotham City qu'il adopte pour protéger Lulla Brogan, avec qui il a développé un lien si particulier.

Malheureusement, si Victor Zsasz se conduit comme un héros, il n'en a pas encore l'efficacité - et il se peut qu'il ne l'ait jamais.
La cage du tigre a bel et bien touché terre, mais le fauve a sauté de sa geôle quelques secondes auparavant. Si Lulla Brogan est parvenue à la deuxième porte sur le flanc droit, mais l'animal a été plus rapide que Victor Zsasz ne l'avait craint.

Ivre de rage, avide de sang et de vengeance pour les mauvais traitements récemment infligés par la Cour des Hiboux en préparation de cet instant, le tigre utilise sa prodigieuse vitesse et sa force pour se propulser vers le sérial-killer.
En quelques secondes, la bête parvient à se jeter sur lui, et enfonce ses quatre crocs terribles dans l'épaule droite de l'assassin. Ses dents se figent dans la chair, raclent les os et pénètrent de plus en plus dans le corps de Victor Zsasz, qui doit autant s'abandonner à la douleur qu'à une sourde colère envers lui-même d'avoir voulu jouer au héros.

L'instant est terrible, tendu, tandis que l'animal se relève, et arrache sa gueule des quatre plaies béantes et profondes. Il s'apprête à recommencer, à achever son adversaire, quand le tigre est secoué de spasmes et pousse un hurlement de douleur terrible.
Instinctivement, la bête recule et tremble, tandis que Victor Zsasz et Lulla Brogan découvrent sur le dos de l'animal des dispositifs mécaniques qui envoient des éclairs électriques dans son corps - la Cour des Hiboux semble ne pas vouloir achever pour le moment l'assassin, ce qui n'est pas forcément en bonne nouvelle.

Cependant, si Lulla Brogan veut secourir Victor Zsasz, ou au moins lui apporter les premiers secours, la Cour le refuse.
La porte que l'inspectrice vient de prendre se referme lourdement derrière elle à l'aide d'une grille, qui tombe trop rapidement pour qu'elle puisse réagir. Et alors que son allié de circonstance doit souffrir quelques mètres à côté, un cliquetis lent et terrifiant se fait entendre au-dessus d'elle... juste avant que des dizaines de crânes humains ne soient lâchés du plafond pour tomber sur Lulla Brogan !

Seule, enfermée, loin de son allié et avec tous ces crânes chutant sur elle, Lulla Brogan doit maintenant essayer de survivre et décider quoi faire, tandis que Victor Zsasz doit s'occuper de ses blessures, qui sont moins profondes et dangereuses que prévues ; cependant, il doit agir vite pour éviter une trop grande perte de sang et surtout fuir le tigre, qui est à deux mètres de lui.
A eux maintenant de bien choisir leurs voies, et de contenter la Cour des Hiboux - si c'est possible.
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MessageSujet: Re: TCOO Acte 2 - Lulla Brogan/Victor Zsasz   Dim 21 Oct - 22:52

« T'es dingue. Il va t'bouffer tout cru avant que tu n'aies pu faire le moindre pas ! »

Pour la première fois de sa vie, Lulla venait de tutoyer Zsasz. Pourquoi? la panique? Peut-être...Peu importe, le lien qui les unissait devenait de plus en plus fort. Le psychopathe fixa la flic.

"Impossible. je t'ai dit que je te ferai sortir d'ici...Tu peux compter sur moi! Allez dépêche toi, choisi une des portes, je te suivrai."

Mais à peine eut-il eu le temps de finit sa phrase que le psychopathe se rendit compte qu'il avait été peut être un peu trop confiant.
En effet, avant même que la cage ne touche le sol, te tigre sauta sur Zsasz à une vitesse hallucinante. Il était trop rapide, et Victor ne pût l'éviter. Il réussit simplement à se décaler afin que le tigre n'atteigne pas son visage mais plutôt une épaule.

Il enfonça ses crocs dans l'épaule de Zsasz. Le sang coulait, et la bête savourait cet instant. Contre toute attente, Victor appuya sur l'arrière de la gueule du tigre. Il se disait que si la bète restait concentrée sur un endroit, et un seul, c'était déjà ça de gagné.

Mais un homme n'est pas assez puissant face à la rapidité et face à la force d'un tel animal. Il réussit à retirer ses crocs de la plaie, puis fonça vers le visage du psychopathe. Zsasz allait mourir.
Enfin, c'est ce qu'il pensait à cet instant précis. Mais soudain, il vit le tigre se tordre de douleur. Que lui arrive t-il? Victor est-il à ce point infect?
Non, le psychopathe aperçu sur le dos du fauve des dispositifs qui semblent lancer des mini coup de jus à la bête sauvage. Ce n'est pas encore l'heure de mourir pour Zsasz.

Alors que Lulla s'était diriger vers la porte numéro 2, Victor se mit à hurler en direction du plafond.

" A quoi ça sert hein? Qu'est ce qu'on fait là? Vous voulez nous voir mourir ou pas? En tout, cas, vous venez de laisser passer votre seule et unique chance de tuer Victor Zsasz. Et même si..."

Victor fût interrompu par un bruit sourd et rapide. Il tourna les yeux et il aperçu quelque chose de terrible. Lulla venait de se faire enfermée, seule dans ce qui ressemble à une cellule de garde à vue. Zsasz s'y précipita et tenta d'arracher cette grille...Mais elle était trop solide et ne céda pas sous la rage du fou furieux.

Le psychopathe, chercha un moyen de sortir Lulla d'ici...Il se retourna, mais il ne trouva rien. En revanche, il aperçu le tigre, à nouveau sur ses pattes qui le fixait. Zsasz ne voulait plus jouer avec lui. Il se précipita à côté de Lulla, il franchi la porte numéro 1 en espérant que lui aussi serait "protégé" par une grille. De toute façons, il avait un peu de temps devant lui. Même si la bête était debout, elle peinait encore à marcher.

Il ne voyait plus Lulla. Les deux mini-pièces dans lesquelles se trouvaient Lulla et Zsasz était séparées par un mur. Soudain, il entendit quelque chose dans la "cellule" d'à coté. Il hurla :

"Lulla! Que se passe t-il?? Est ce que tout va bien?"

Après avoir été informé qu'il s'agissait de crânes humains, semble t-il, Zsasz reprit la parole.

"Très bien, servez vous en pour taper contre ce muret, il n'a pas l'air très solide. Nous pouvons peut-être le briser."


Et pendant que Zsasz parlait à Lulla, il arracha le bas de son pantalon, au niveau de sa cheville droite, puis enroula ce bout de tissu autour de la plaie, afin de tenter de stopper l'effusion de sang.
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MessageSujet: Re: TCOO Acte 2 - Lulla Brogan/Victor Zsasz   Sam 27 Oct - 11:59

    Je scrute la scène le cœur battant. La cage du tigre descend dangereusement vers le sol et Zsasz se tient toujours là, le bras en sang. Je voudrais lui crier qu’il est stupide et j’aimerais même ne pas avoir de remords si ce dernier se fait bouffer – et pourtant… Quand l’animal saute sur Zsasz pour lui planter ses griffes dans l’épaule, je laisse échapper un cri étouffé. Il est rapide et apparemment affamé, et tandis que je m’attends à voir le bras du psychopathe se faire arracher sous les puissants crocs du tigre, la bête se crispe dans des spasmes manifestement douloureux. Je regarde, circonspecte, gueulant sans m’en rendre compte le nom du criminel pour qu’il profite du temps que ça lui laisse pour s’enfuir. C’est alors que je remarque les petits mécanismes, déclencheurs de la douleur du tigre, fixés sur son dos. De l’électricité ? Mais pourquoi ? Pourquoi est-ce que ces malades jouent ainsi avec nos vies ?
    Alors que je m’apprête à avancer, fermement convaincue qu’il faut que je fasse quelque chose pour l’aider, une grille me tombe sous le nez et je suis obligée de faire un pas en arrière pour ne pas me faire rompre le cou. Je m’accroche désespérément aux barreaux, étouffant un juron entre mes dents avant de regarder autour de moi, cherchant un mécanisme ou quelque chose qui puisse m’aider.

    Un bruit me fait léger la tête au plafond avant que je ne me recroqueville, bras protégeant mon visage lorsque tout un tas de trucs me tombent sur la gueule. C’est après que je me rends compte de ce que c’est – des crânes humains. Un frisson ébranle ma colonne vertébrale mais j’essaie de ne pas me débiner – je sais qu’ils n’attendent que ça. J’entends la voix de Zsasz me demander si tout va bien.

    « Inquiète toi plutôt de toi. J’te rappelle que t’as un tigre à tes trousses. Moi j’ai juste… Quelques crânes humains. » – Dis-je d’un ton agacé. Pour sûr que j’aurais pu me faire assommer plus d’une fois mais heureusement, j’ai évité le pire. Qu’est ce qu’ils me réservent d’autres ? J’apparais de nouveau à la grille, un crâne en main, cherchant Zsasz du regard. « Essaie de t’barrer par une autre issue. »

    Je commence à frapper le crâne contre les barreaux pour attirer le tigre.

    « Allez viens là le gros chat. » – Voyant que ça a très peu d’effet sur lui, je me décide à l’agacer un peu plus, balançant le crâne sur lui.

    Je m’abaisse pour en saisir un autre et je le balance à nouveau. Une dizaine de crânes qui peuvent me servir à l’atteindre – je ne vais pas me gêner.

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MessageSujet: Re: TCOO Acte 2 - Lulla Brogan/Victor Zsasz   Sam 27 Oct - 13:40

Nulle porte, nulle grille ne sépare le couloir emprunté par Victor Zsasz du tigre. Celui-ci, toujours troublé par les chocs électriques, reçoit désormais de nombreux crânes humains, envoyés par Lulla Brogan dans l'espoir d'attirer son attention ; ça fonctionne pour le moment.

Pendant de longues secondes, qui se transforment en minutes tendues, l'animal fait face à l'inspectrice et semble oublier la présence de sa victime. Ni son, ni nouvel élément envoyé par la Cour des Hiboux ne vient troubler un épais silence qui s'installe entre les différents acteurs de ce drame - mais cela ne peut durer.
Alors que le fauve s'approche lentement, toujours secoué de spasmes, de la grille derrière laquelle se trouve Lulla Brogan, un petit bruit strident se fait entendre. Une seconde plus tard, le corps entier du tigre s'embrase devant les yeux interdits de la policière et du criminel.

Un hurlement de douleur succède au bruit strident, et les flammes brûlent entièrement la fourrure et la chair du tigre. Une odeur insupportable agresse bientôt l'odorat des deux prisonniers, mais ils ont d'autres choses à régler.

Une grille tombe finalement devant l'entrée numéro un, coupant Victor Zsasz du reste de la place. Pire encore, les deux grilles, placées l'une à côté de l'autre, sont bientôt recouvertes par deux énormes panneaux métalliques, de chaque côté, qui glissent également du plafond.
En quelques secondes, Lulla et Victor sont définitivement coupés l'un de l'autre, mais ils n'y font certainement pas attention - leurs esprits doivent être concentrés sur l'étrange mouvement des murs autour d'eux. Ils se rapprochent.

Poussés par un mécanisme invisible, les murs qui entourent la policière et le criminel s'avancent lentement l'un vers l'autre, pour évidemment écraser les pauvres hères placés à l'intérieur.
Cependant, comme si ce n'était pas suffisant, des hauts-parleurs invisibles s'activent et envoient aux oreilles des deux prisonniers deux bandes audio bien différentes.

Lulla Brogan peut ainsi entendre une voix de femme âgée, terrifiée, qu'elle reconnaît comme étant celle de sa mère. Celle-ci lui dit : "Lu... Lulla... ils... ils m'ont... ils m'ont enlevé... Viens... viens me sauver... pitié... vite... je... je ne veux pas perdre un... un autre doigt..."
Victor Zsasz peut ainsi entendre une voix d'homme âgé, autoritaire, qu'il reconnaît comme étant celle de son père. Celui-ci lui dit : "Victor, tu es un raté, mais peut-être auras-tu le courage de me prouver le contraire en réussissant enfin quelque chose dans ta vie. Je t'attends."

Devant eux, dans chaque couloir, une lueur brille au fond. Alors que les murs se rapprochent, les deux prisonniers, harcelés par la répétition de leurs messages audio personnels, n'ont que quelques minutes pour rejoindre cette lueur, qui pourrait être leur porte de sortie - et qui est en réalité une lampe immense, placée au-dessus d'un hublot de navire étonnamment placé contre un mur.
A eux d'être assez rapides pour rejoindre leur propre sortie... si c'en est bien une.
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MessageSujet: Re: TCOO Acte 2 - Lulla Brogan/Victor Zsasz   Mer 31 Oct - 15:50

(H.R.P. : Désolé de ma lenteur pour répondre, mais j'ai été pas mal occupé ces derniers jours)



Zsasz pensait être tiré d'affaire avec ce tigre...Il pensait qu'une grille tomberait devant lui comme celle qui est tombée devant Lulla, mais rien...Il est à la merci de félin, qui même doucement, avance vers le psychopathe.

Il n'y a rien autour de lui qui pourrait servir à se défendre. De manière un peu ridicule, Victor serra les poings et s’apprêta à faire face une deuxième fois au monstre.
Soudain le tigre reçu des projectiles, ce qui le fît changer de direction. Il ne cessa de recevoir...Des crânes! Ceux que Lulla a affirmé recevoir.

En clair, celà fait deux fois que la flic lui sauve la vie...Elle ne le déteste pas sinon elle l'aurai laissé crevé ici sans scrupule...Ou alors, elle a peut-être juste peur de continuer seule dans cet enfer.
Subitement, Victor entendit un bruit, un bruit insuportable...Et tout à coup, le tigre se mit à brûler, vif. Il essaya de se débattre mais les flammes ont vite eu raison de lui. En quelques secondes le tigre ne bouge plus...Il est totalement carbonisé. Sans plus attendre Victor tenta de sortir de son espace, mais trop tard. La grille se referme devant lui, avec une violence et une rapidité incroyable
.
Il est prit au piège. Ils sont pris au piège.

"Et merde!" cria le psychopathe en frappant sur la grille

Puis les murs se mirent à trembler, il se rapprochent les uns des autres. Si Zsasz ne trouve pas de solution, il va mourir écrasé.
De plus un message se fait entendre.

"Victor, tu es un raté, mais peut-être auras-tu le courage de me prouver le contraire en réussissant enfin quelque chose dans ta vie. Je t'attends."

Aucun doute, c'est le père de Victor qui vient de parler...C'est la première fois que Zsasz ré-entends sa voix depuis...L'accident. Zsasz était trop fou ou trop faible pour se rendre compte que tout ceci n'était que pur mensonge. Des larmes commencèrent à couler le long de ses joues.

"Père...C'est bien vous? Mais comment.....Peu importe, je vous prouverai que je ne suis pas un raté...J'ai juste...Peut-être raté ma vie..."

Alors Zsasz aperçu une lueur tout au fond de ce qui semble être un couloir, long...Trop long mais tant pis. Et même si c'est un piège, car il est évident que c'en est un, le psychopathe n'a pas le choix. Il se mit à courir à une vitesse qu'il n'aurai jamais soupçonné posséder. Les murs se rapprochent de plus en plus. Il doit y arriver, il faut y arriver. Ses jambes le lachent de plus en plus, il est trop faible, alors pour se soulager, il hurle de plus en plus fort

"Je vais y arriver, et peu importe qui vous êtes, je vous le prouverai."
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MessageSujet: Re: TCOO Acte 2 - Lulla Brogan/Victor Zsasz   Lun 5 Nov - 16:12

    Lorsque le félin se tourne vers moi dans un geste rageur et dénude ses crocs sous l’impact de chacun des crânes humains que je lui balance, je prends ça pour une maigre victoire. Si ça peut faire gagner du temps à Zsasz, ça ne reste qu’une solution pas moins temporaire. Je reste dans une certaine torpeur en le voyant s’approcher ainsi de moi. Ses prunelles brûlent d’une rage incommensurable, sûrement parce qu’il subit encore les assauts électriques d’une torture mesquine et cruelle. Alors que je me recule, le souffle coupé d’appréhension face à la suite, un son strident retentit dans toute la pièce et voilà que la fourrure du félin s’allume comme une torche, lui arrachant un râle de douleur effrayant. Je plaque instinctivement une main devant ma bouche et mon nez, les yeux effarés face au spectacle terrifiant de la bête qui brûle vive, dégageant une odeur insupportable. Je me fais violence pour ne pas rendre le peu que j’ai dans l’estomac mais la chaleur du brasier juste à quelques mètres de moi me fait reculer de plus belle. J’étouffe des gémissements, brièvement secouée par de violentes quintes de toux puis je détourne le regard de la scène. C’est immonde.

    Un bruit métallique entrecoupe brusquement le crépitement des flammes et de la chair qui crame. Je fais de nouveau volte-face et je me dois de constater qu’un pan de fer est retombé en plus de la grille. Qu’est ce que c’est encore que ce bordel ?
    Je n’ai pas trop le temps de tergiverser sur la question qu’une vilaine sensation m’assaillit. Ce sont les murs. Ils bougent. Tout me semble beaucoup plus étriqué et inquiétant. Un bruit de rouages est légèrement perceptible je ne sais où et je devine alors quelle sera la suite de mon cauchemar. Non, je ne suis pas en train de virer folle. Tout bouge. Les murs se resserrent lentement sur moi. Mon cœur se remet à battre la chamade et ma respiration se fait de plus en plus désordonnée alors que tends les bras de chaque côté de mon corps, comme si ça allait me sauver. Puis y a la voix – pas celle de nos bourreaux, non, mais celle de ma mère. Elle gémit, elle pleure et m’explique qu’elle a été enlevée. Elle me demande de venir la sortir de là. Mes muscles se tendent à nouveau et l’air effrayé de mon visage laisse place à de la colère et à de la haine. Perdre, un autre doigt ?

    « Bande d’enfoirés ! Laissez-la tranquille ! » Craché-je avec véhémence, me décidant finalement à rejoindre à grandes foulées le bout du couloir d’où s’échappe une lueur. S’ils veulent nous tuer, pourquoi faire tout ça ?

    Me mordant la lèvre inférieure pour ne pas laisser la moindre larme de rage ou de douleur s’échapper de moi, je redouble d’effort pour parvenir au bout du couloir. Je m’écrase presque violemment contre le pan de mur qui me présente le hublot par lequel j’pourrais m’enfuir d’ici. Je l’ouvre et je me jette dans l’entrée béante, espérant que tout ce cauchemar cesse enfin.


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MessageSujet: Re: TCOO Acte 2 - Lulla Brogan/Victor Zsasz   Ven 16 Nov - 22:48

(HJ/ Bonsoir. Tout d'abord, je m'excuse de mon retard à vous répondre, j'ai été très pris par mes nouvelles occupations professionnelles. Ensuite, j'ai deux informations à vous confier.
La première, c'est que l'évènement La Cour des Hiboux s'achève et que ce sujet ne durera plus longtemps : il ne reste que trois tours avant la fin. Choisissez bien !
La deuxième suit d'ailleurs cette idée : non, Victor, je ne m'acharne pas contre toi, mais je me dois en maître du jeu de tirer les conclusions de tes actes. Et vu que tu n'as pas jugé bon de passer par le hublot, tu dois en subir les conséquences. Rien de personnel. Wink /HJ)

Victor Zsasz court - malgré la douleur, malgré la blessure, il s'acharne. Ses forces s'épuisent, mais sa détermination continue : il ne veut pas lâcher, il ne veut pas abandonner.
Ce n'est, hélas, pas suffisant.

Trop loin, trop lent, trop faible, Victor Zsasz doit voir avec horreur les murs s'approcher définitivement de son corps. Ses coudes frottent contre la pierre, les plaies se forment à ses extrémités alors que le hublot est toujours aussi loin, que l'issue est toujours aussi instable pour lui.
Quelques secondes plus tard, les murs sont suffisamment proches pour l'empêcher de bouger, et son esprit doit avoir compris - il a échoué. D'ici une poignée d'instants, il va être écrasé par le piège concocté par la Cour des Hiboux.

Mais ce n'est pas ce qu'il se passe.
Une trappe s'ouvre soudainement sous lui, et le corps du sérial-killer tombe à l'intérieur au moment même où les murs se referment lourdement au-dessus de lui. Dans les ténèbres, Victor Zsasz glisse le long d'un conduit qui semble s'enfoncer au plus profond de la terre.
Finalement, sa folle chute s'achève lourdement, par un choc brutal au sol. A nouveau, Victor doit souffrir et avoir de nouvelles blessures, mais son attention est immédiatement attirée par la lumière blanche qui se fixe sur son visage, sans préparation.

Victor Zsasz découvre alors son nouvel environnement, une pièce minuscule de cinq mètres carrés avec une immense vitre sur tout le mur en face de lui. La lumière crue vient du plafond, et le sérial-killer sent soudainement de violents chocs électriques en provenance directe du sol - le sol entier est désormais électrifié.
A lui de trouver une solution, alors qu'aucun objet n'est dans la pièce et que les murs, en grosses pierres, ne donnent pas de prises immédiates.

***

Lulla Brogan, elle, est parvenue à passer le hublot. S'en suit une chute en diagonale le long d'un conduit obscur, mais sa glissade est moins longue et sa réception moins brutale que celle de son compagnon d'infortune.
La jeune femme parvient elle aussi dans une pièce de cinq mètres carrés, mais son arrivée est amortie par un matelas en mousse. Face à elle, un immense mur en pierres, quand une immense vitre, similaire à celle de Victor Zsasz, se trouve dans son dos. Une lumière plus douce, plus agréable s'échappe du sol, comme si un immense spot avait été placé sous le matelas.

Quelques secondes s'écoulent, silencieuses, remplies d'une terrible tension, où l'inspectrice doit certainement se demander ce que ses agresseurs ont prévu pour elle. Le suspense disparaît quand une voix lourde et mystérieuse se fait lentement entendre tout autour d'elle.

"Lulla Brogan, vous êtes sur le point de réussir l'épreuve du Tribunal des Chouettes.
A vous de faire le bon choix, et de prendre une décision.
Qui, Lulla Brogan ? Qui sauvez-vous ? Votre mère ou Victor Zsasz ? L'un survivra, l'un sortira, et l'autre périra, l'autre restera auprès de nous. Décidez, et décidez vite - ou nous déciderons pour vous."

La voix disparaît après cette nouvelle annonce.
Lulla Brogan n'a certainement pas intérêt à attendre pour choisir.
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MessageSujet: Re: TCOO Acte 2 - Lulla Brogan/Victor Zsasz   Mer 21 Nov - 15:39

[H.J. Aucun problème tu as bien fait! Dans la logique des choses, Zsasz étant déjà à moitié crevé, je ne voulais pas qu'il parvienne au hublot. Il est plus que ralenti par son état. Bien joué Smile ]


Zsasz court, de toutes ses forces...Mais ce n'est pas suffisant, il lutte pourtant, il s'acharne...Mais il court au moins moitié moins vite qu'à son habitude. Il perd beaucoup de sang, il voit trouble. Parfois même, il lui arrive de chuter, et se relever lui parait être une tâche surhumaine.

Les murs se rapprochent...Trop. Zsasz arrête de courir...Son genou gauche se brise, sa rotule se déboîte, et sa jambe toute entière se broie contre son propre corps.

Il a juste le temps de fermer les yeux et de se parler à lui même :

"Pardonnez moi Lulla, je n'ai rien pu faire. Je vais y passer..."

A peine cette phrase prononcée une trappe s'ouvre sous ses pieds. Victor fait alors une chute de plusieurs mètres. L'arrivée est terrible. Il ne peux plus se lever. Une jambe en moins, la vue trouble et beaucoup de sang perdu.

Il l'ont encore sauvé. Pourquoi? Parce qu'ils ne veulent pas sa mort, ils veulent le torturer... Et il y arrivent. Le psychopathe se tient actuellement sur son côté droit, ensanglanté, et incapable de faire quoi que ce soit de sa jambe gauche.

Il découvre cette nouvelle pièce, minuscule. En face de lui, une vitre immense. Il a à peine le temps de se demander comment sortir d'ici que le sol se met à briller et un bruit sourd commence à se faire entendre. Soudainement le sol s’électrifie par acoups, plus in-supportables les uns que les autres. En premier lieu Zsasz ne bouge pas, il hurle de douleur. Ces chocs électriques vont le tuer.

Il avance, il se traîne jusqu'à la vitre, tremblotant...Il se lève une première fois en s'appuyant contre la vitre, sur son pied droit. Un choc le fait chuter. Il recommence puis, avec sa tête , il cogne violemment sur la vitre, un coup sur la gauche, et un coup sur la droite. Puis, avec son talon, il brise à nouveau la vitre en bas à droite. A présent, la vitre est brisée à trois endroits différents. Zsasz n'a d'autre choix de se servir de ces prises pour échapper à ce sol mortel.




Evidemment, à peine agrippe t-il ses mains sur ce mur vitrée qu'il se coupe. Ces prises sont tranchantes, et bientôt du sang envahi les deux bras et la jambe droite de Zsasz. Il ne touche plus le sol, il est comme en escalade sur la vitre. Bien sur, il en a vu d'autres, des coupures, mais là...La douleur est trop intense, et le verre s'enfonce de plus en plus dans sa peau. Il a besoin de crier, d'hurler sa douleur et, sans se douter de l'endroit ou se trouve Lulla, il craque :

" LULLAAAAAAAAAAA......LULLAAAAAAAAAAAA"

Il pleure en hurlant ce prénom, même si il sait que cela ne servira probablement à rien. Là ou elle est, elle ne l'entendra probablement pas. De toutes façon il ne va pas crier longtemps. Ses yeux commencent à tourner, il a perdu désormais beaucoup trop de sang. Encore deux minutes, et il lâchera prise et se retrouvera sur le sol, dans l'incapacité de bouger, puis il perdra connaissance...Et il mourra électrocuté.
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MessageSujet: Re: TCOO Acte 2 - Lulla Brogan/Victor Zsasz   Ven 23 Nov - 21:29

    Je plonge à temps à travers le hublot et je glisse, appréhendant la suite des évènements même si ma chute me semble interminable. La voix effrayée de ma mère ne cesse de résonner dans ma tête et je redoute ce qu’ils ont pu lui faire. Ses doigts – pourquoi faire ça ? Pourquoi s’en prendre à elle si c’est moi qu’ils veulent atteindre ? Autant qu’il me torture, mais qu’il ne la touche pas ! Je retombe brusquement dans une petite pièce et je m’étale de tout mon long sur un matelas qui m’attendait là. Je me redresse aussitôt, mes prunelles effarées cherchant un indice sur la prochaine épreuve qui m’attend là. Quant à Victor, j’ignore où il est et s’il va bien, mais vu l’état de sa blessure, je me doute que la situation est plus que désespérée pour lui.
    Je fais un tour sur moi-même, détaillant la pièce dans laquelle je me trouve pour comprendre quel sera le nouveau piège. Ma respiration saccadée est le seul bruit que je perçois à l’intérieur de la pièce étriquée jusqu’à ce que la voix grave se fasse de nouveau entendre. Ce qu’il demande me transit de peur. Mes yeux s’arrondissent, ma mâchoire se décroche, et je secoue vivement la tête – refusant de croire ce que je viens d’entendre. Ils veulent que je choisisse entre la vie sauve de ma mère ou de Victor Zsasz.

    « Non, non, non. » – Commencé-je d’une voix entre colère et panique. « Vous pouvez pas demander ça ! Bande de malades ! »

    Je me recule jusqu’à rencontrer le matelas sur lequel je retombe, l’un de mes poings serré contre ma poitrine. Ils ne peuvent pas faire ça – me demander de choisir même si la réponse me semble évidente. Zsasz est fou, Zsasz est un psychopathe qui a tué bon nombre de personnes et qui a failli me tuer moi aussi. Je sais qu’il doit être jugé, comme je sais que j’aurais appuyé sur la détente si j’avais mon arme en main lorsqu’il m’a agressé. Il serait probablement mort, et je me serais seulement défendue. Mais me demander ça, c’est me rendre complice d’une exécution. Je lâche un cri de fureur, martelant la vitre derrière moi de mes poings avant d’articuler sur un ton méprisant :

    « Qu’est ce qu’vous attendez de moi ? Qu’est ce qu’vous attendez vraiment de moi ? »

    Je tourne encore en rond durant quelques secondes avant de me prendre la tête entre les mains et de glisser, genoux au sol.

    « Ma mère. C’est ma mère que je veux sauver. » – J’ai dit ça dans un murmure résigné. J’essuie une larme de rage qui roule jusqu’à mon menton et je relève la tête, promenant mon regard humide autour de moi.

    Vont-ils réellement le faire ou ceci est un nouveau piège ? Si ça se trouve, ma mère, comme Zsasz, ne survivra pas. Comment faire confiance à des détraqués ? Quel est le but de tout ceci ? Pourquoi me juge-t-il moi et pourquoi est-ce ma mère qui subit les conséquences ? Beaucoup de questions que j’ai envie d’hurler mais qui restent désespérément bloquées dans ma gorge. J’ai envie de chialer mais je parviens à garder mon sang froid malgré la tension palpable.

    « Ma mère. Relâchez-la. Ne lui faites pas de mal. J’vous en prie. » – Devrais-je avoir honte d’avoir choisi ?


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MessageSujet: Re: TCOO Acte 2 - Lulla Brogan/Victor Zsasz   Sam 1 Déc - 22:48

(HJ/ Bonsoir à vous deux.
Ce post est le dernier de ce compte sur ce sujet. D'une part, je m'excuse clairement du délai et du retard que j'ai pu développer ici, étant trop pris par mes occupations professionnelles pour le moment. De l'autre, je vous remercie et vous félicite pour la qualité de vos posts, et j'espère que ces quelques moments ici vous auront plu - en tout cas, je me suis bien amusé ! A bientôt ! /HJ)

Un silence de plomb succède aux paroles, à la décision de Lulla Brogan. Pendant de longues, trop longues secondes, la Cour des Hiboux laisse la jeune femme dans l'ignorance. A-t-elle trop tardé ? A-t-elle pris trop de temps ? Les monstres derrière son enlèvement et ces terribles attaques se sont-ils depuis le début joué d'elle ?

Oui, évidemment.

Sur la vitre derrière l'inspectrice apparaît une image, celle d'une femme au visage recouvert d'un étrange masque blanc aux formes rappelant la face d'un hibou. Elle donne l'impression d'avoir une bonne centaine d'années, et ses ongles rongés par les ans se lèvent lentement pour cibler Lulla elle-même. Une voix plus aiguë, plus chevrotante qu'auparavant se fait entendre dans la petite pièce cauchemardesque.



"Votre mère n'a jamais été en notre possession, très chère. Vous aviez l'occasion de sauver un monstre ou votre génitrice, et vous avez bien logiquement sacrifié l'horrible personnage qui a pourtant protégé celle que vous aimez tant il y a quelques mois déjà.
Comment allez-vous vivre avec cette décision, très chère ? Comment allez-vous faire face à celui qui vous a tant donné, et à qui vous n'avez rien voulu rendre ? La Cour des Hiboux sera ravie de le découvrir... un autre jour."

L'image disparaît, la vitre redevient une simple vitre, et une épaisse fumée s'échappe du plafond de la pièce où la jeune policière est encore enfermée.
Quelques secondes plus tard, malgré sa combativité, Lulla Brogan s'effondre dans un nouveau sommeil troublé et rongé par les cauchemars. La Cour des Hiboux a donné sa décision sur son sort, et elle devra y faire face.

***

A quelques mètres de là, ou plus loin, ou plus bas, Victor Zsasz n'est qu'à quelques instants de succomber. Sans le savoir, son sort a été décidé par quelqu'un d'autre, et elle n'a pas jugé bon d'épargner sa vie - malgré tout ce qu'il a déjà fait pour elle.
Alors qu'il va lâcher, alors que ses forces disparaissent définitivement, l'électricité qui le faisait souffrir naguère disparaît. Il chute lourdement au sol, s'écroulant de tout son long dans la petite pièce monstrueuse préparée pour lui par la Cour des Hiboux. Un nouveau silence inquiétant s'établi, même si le principal intéressé ne peut plus s'en rendre compte.

A nouveau, quelques instants après, une épaisse fumée s'échappe du plafond et accompagne l'inconscience du serial-killer. Mais la Cour des Hiboux n'en a pas encore fini avec lui...

***

Ailleurs.
Dans une ruelle sombre, mais bien normale de Gotham City.

Lulla Brogan et Victor Zsasz rouvrent, ensemble, les yeux. Vêtus comme avant, blessés comme avant, ils sont allongés à quelques mètres l'un de l'autre alors que la lune est haute dans le ciel et que les ténèbres les entourent.

Ils sont vivants : ils ont survécu.
La Cour des Hiboux les a laissés partir, la Cour des Hiboux a été magnanime - mais plus rien ne sera comme avant. Lulla Brogan a eu droit de vie ou de mort sur un monstre qui l'a tant aidé, et elle lui a fait faux bond ; Victor Zsasz a été plus maltraité que jamais, et les cassettes audio présentes dans ses poches lui indiqueront clairement ce qu'il s'est passé, et ce qui a été décidé pour lui.

Plus rien ne sera jamais comme avant. La Cour des Hiboux leur a peut-être fait plus mal encore que si elle les avait torturés - et c'était bien là son objectif.
Détruire, peu à peu, les fondements de Gotham City pour la reprendre. Tout ne fait que commencer.
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MessageSujet: Re: TCOO Acte 2 - Lulla Brogan/Victor Zsasz   Dim 2 Déc - 14:56

Les yeux du psychopathe se ferment doucement, et ses forcent l'abandonnent petit à petit. Il va lacher, il va tomber, il va mourir.

ça y est, il s' évanoui, perd prise, et s'effondre sur le sol. Contre toute attente, l'electricité ne l'achève pas. Elle a totalement disparue. Zsasz est inconscient.


***


Victor se réveille, doucement il ouvre à peine les yeux. Ou est t-il ? Il fait froid, il sent le vent sur sa peau. Il est sortit. On l'a sortit de cet enfer. Mais est-ce vraiment fini ?

Il se traine sur le sol, mais il est faible. Il sent quelque chose dans sa poche qui le gène encore plus. Il y plonge la main et en sort une cassette audio. Il la remet là ou il l'a trouvé. Il a à peine le temps de se demander ce qu'elle contient qu'il aperçoit quelque chose.

A quelque mètres de lui, une silhouette féminine. Il a du mal à l'identifier. Après quelques minutes, il arrive à reconnaitre celle avec qui il s'était retrouvé enfermé. Lulla Brogan. Pourquoi? Il l'ignore.

Puis, il sourit et essaie de parler. Il bégaie et sa voix tremble. Il tousse et crache du sang avant de sortir une phrase compréhensible :

"Lu....Lulla...VOus vous en êtes sortie...C'est....C'est bien"

Puis, avec un léger sourire, il s'évanouit.

Ce n'est qu'une question de minutes avant que son organisme ne l'abandonne. Il souffre d'hémorragies externes. Il a besoin de soins.
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MessageSujet: Re: TCOO Acte 2 - Lulla Brogan/Victor Zsasz   Dim 2 Déc - 18:01

    HJ:
     

    Je suis dans l’attente d’une réponse, d’une réaction, quelque chose. Mon cœur s’impatiente et je commence à me faire pas mal de scénarios dans ma tête. Et si elle était déjà morte ? Et si tout ça n’était qu’une farce ? Et si…
    Un mouvement juste derrière moi. Je me retourne, plantant mes yeux sur l’image qui apparait sous mes yeux. Une très vieille femme masquée me parle – sûrement une des personnes importantes de la Cour des Hiboux. Je lorgne ce reflet, circonspecte, mes larmes séchant d’elles-mêmes sur mes joues tant mon cœur est serré par l’angoisse. Et voilà qu’elle me dit que c’était un mensonge – que ma mère n’a jamais été entre leurs mains. Elle me met face à l’évidence que j’ai voulu sauver ma mère plutôt que l’homme qui l’a protégé il y a quelques mois de ça. Et elle me demande comment je vais pouvoir vivre avec cette décision sur la confiance ? Ah la salope ! Rien voulu rendre ?!

    « Il a tenté de me tuer. » – Que je prononce, le souffle court.

    Je ne sais pas si je dois être soulagée qu’aucun mal n’ait été fait à ma mère. Après tout, on vient de me rouler et de torturer Zsasz gratuitement. Qui fait une chose pareille ? Des détraqués. L’image disparait, alors que la vieille femme sous entend que ça n’est pas terminé et c’est là que je remarque la fumée blanche qui s’échappe du plafond. Je lutte, je tousse et je me serre dans un coin de la pièce – ce qui ne me vaut rien de plus que de ralentir ma dégringolade dans l’inconscience. Ce qui est loin d’être reposant. Je me noie dans un nuancé de terreurs nocturnes, où des fichus hiboux hantent chaque obscur recoin.

    Je me redresse brusquement, secouée par des sueurs froides, le crâne douloureux. Je suis dehors, sur le bitume et je m’assois sur mon séant, jetant un regard effaré autour de moi. Il fait froid et je ne reconnais pas la ruelle dans laquelle je suis. Je remarque aussitôt le corps un peu plus loin – le corps blessé de Zsasz. Ils nous ont relâchés. Et il semble encore en vie. Le murmure du psychopathe étendu un peu plus loin attire mon attention. Je me rapproche rapidement de lui, écorchant mes genoux de fatigue, avant de poser une main sur sa plaie pour arrêter l’hémorragie.

    « Zsasz ?! Regarde-moi. Reste conscient. » – Que je lui souffle en claquant mes doigts devant son visage pour le faire réagir.

    Je parviens finalement à me redresser pour sortir de la ruelle et interpeller quelqu’un. Heureusement, l’un des rares passants daigne appeler les secours et je reviens auprès de Zsasz pour m’assurer qu’il est toujours en vie. Je me sens coupable – d’avoir eu à choisir entre sa vie et celle de ma mère. Il est pourtant en vie, même si il a tenté de me tuer – alors pourquoi est-ce que je m’en veux ?

    Quelques minutes plus tard, une ambulance déboule et les voitures de flic ne tardent pas. C’est pénible pour moi de répondre aux questions. J’ai besoin de me remettre de mes émotions et je décide de suivre Zsasz dans l’ambulance même si je ne suis pas si blessée que ça. Je sais qu’il devra être de nouveau jugé pour ce qu’il a fait.

    Une fois parvenue jusqu’à l’hôpital, après avoir subi les examens et soigné mes blessures superficielles, j’attends d’avoir des nouvelles pour Zsasz. Je n’ai pas encore dit aux flics qu’il avait tenté de m’agresser. Pourquoi ? Je ne sais pas. Ce serait tellement plus simple de le dire. Le feu dans son appartement n’est pas passé inaperçu, en tout cas, et il va falloir l’expliquer. Elle est où sa copine psychopathe d’ailleurs ?! J’apprends finalement que malgré l’état critique, Zsasz est en bonne voie de rétablissement. Je demande à le voir, seule, même si je sais que c’est risqué. Je ne comprends pas ce type… Sûrement parce qu’il est fou.

    Une fois dans sa chambre, je m’assois sur le fauteuil face à son lit et j’attends. Quoi ? Je l’ignore encore. Qu’il se réveille ? Qu’il me donne une raison de le dénoncer. Après tout, il m’a sauvé, puis il a essayé de me tuer, et de me sauver, encore…


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MessageSujet: Re: TCOO Acte 2 - Lulla Brogan/Victor Zsasz   Mar 4 Déc - 14:57

[H.J. : Un grand merci à vous deux ! Super rp ! ]

La suite ici : http://gotham-city.actifforum.com/t4827-les-survivants#67698
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TCOO Acte 2 - Lulla Brogan/Victor Zsasz

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