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Clash of the Warriors & La Révolte

"Lors d'une rafle de la Ligue des Ombres, la Lignée décide d'intervenir et de massacrer les hommes de Ra's Al Ghul. Les habitants, excédés par la situation, décident de se révolter, avec le support de l'Empereur et ses troupes. Le G.C.P.D est dépassé et les justiciers n'ont d'autre choix que s'en mêler, Batman en tête."

(Petit aperçu des évènements en vidéo ici)


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 Une journée comme les autres [pas important]

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MessageSujet: Une journée comme les autres [pas important]   Dim 30 Sep - 19:09

La cuisine était un art en soi malgré les détournements abusifs qu'en faisait le commun des mortels pour concevoir des choses aussi banales que de la nourriture. Le Hamburger était à la cuisine, disait la petite télévision qu'avait installé Drury sur son plan de travail, ce que le graffiti était à la peinture. ça se passait de commentaire. Le pauvre Drury, habitué à voir en cette discipline une action toute simple avait voulu se cultiver sur la question. Un lourd tome de cuisine sentant le neuf entouré cérémonieusement par des ustensiles sales et des récipients badigeonnés par des substances indéfinissables toisait l'apprenti qui s'efforçait de réussir à suivre la recette, la télévision et de touiller ce qui devait être une sauce "trois saveurs exotiques du Mexique" pour accompagner son "suprême de chili cone carne". Avec des noms pareils, ce serait forcément bon. Pour l'observateur peu averti de la chose, l'on aurait dit que Drury s'adonnait au pop art biodégradable, la cuisine était un croisement entre l'atelier d'un peintre peu adroit et Verdun. Mais à la vue du seau plein d'eau et de l'armée d'éponges et de balais qui attendaient dans un coin, l'on pouvait se douter qu'il n'était pas non plus à son tout premier essai en la matière. Il s'était en effet par le passé attaché à faire un soufflé au chocolat avec des pépites de cacao, son four s'en souviens encore et le plus grand criminel de Gotham hésitait à en parler trop fort devant lui. Aucun Moth n'avait pu arracher la moindre révélation de leur chef, on savait qu'il avait été question de brosse à dent et d'une solide réserve de nettoyant pour four couplée à de l'acide sulfurique.

Donc, Drury fouettait joyeusement la crème rougeâtre dont le fumet pouvait à lui seul se vanter de corroder de l'acier, comme témoin des ingrédients utilisés, un cadavre de piment et un sachet d'épices mexicaines traînaient sur le plan de travail. Une goutte roula sur le tour du plat, suivant les mouvement du fouet, grimpa lentement mais sûrement le long des bords grâce à la force centrifuge résultant du magnifique effet de coriolis du débutant et sauta courageusement pour rejoindre un petit tas de farine qui traînait à côté d'un peu d'eau abandonnée en une petite flaque. Il y eu un bruit semblable à celui de l'acide concentrée sur une surface particulièrement succulente et un panache de fumée s'éleva. Trop affairé à écouter les digressions du commentateur sur l'échec de la bisque de homard royale préparée par le grand Thibald Distroniosos en 1977 pour le concours des Fines Fourchette de Besançon (en France apparemment) et à suivre d'un œil peu alerte les quelques indications du livre, le criminel ne vit rien de tout ceci. C'était dommage, la petite couleur zinzolin qui s'était échappée du contact était plutôt réussie.

Les instructions d'un livre de recettes suivaient les exacts défauts des protocoles expérimentaux de chimie générale:

1) Un vocabulaire incompréhensible, que voulait dire "Blanchir les oignons", "faire revenir", où étaient donc parti ses fichus aliments?
2) L'on découvrait au fur et à mesure que la liste du matériel pré-requis était incomplète, si bien qu'il fallait interrompre une manipulation délicate pour rapatrier un bol de secours, le plus dur étant de conserver les deux partis de l'œuf dans chaque main puis d'ouvrir, prendre et ramener avec les dents un bol en céramique.
3) Une première lecture vous aurait appris que l'étape 4 était indispensable à suivre pour assurer un bon déroulement de l'étape 3, voire, de la 2 si la 3 était indispensable à la 2. Mais qui lit les recettes avant de passer à l'action???? N'auraient-ils pas du dire avant d'annoncer "5)Verser la farine" qu'il fallait "6) Prendre garde à ce qu'il y ait déjà de l'eau dans le fond du récipient"
4) Des références à d'autres recettes, qui ne sont disponibles que dans le livret supplémentaire qu'il fallait commander, heureusement qu'on avait inventé internet et des claviers d'ordinateurs résistants aux tâches d'huile et aux infiltrations de sauce piquante.

Bon, toujours est-il que la recette touchait à son terme, un rapide coup d'oeil à la page suivante, appliquant une sublime empreinte digitale rougeoyante sur un bord le confirma. Il était temps. L'émincé de dinde revenait tout doucement, enfin il le supposait, il se contentait surtout de frétiller dans son petit bain brunâtre qui, aux dires du livre et selon la télévision aurait dû être d'un beau jaune or. Glissant précautionneusement une cuiller, Drury arrosa viande et vérifia qu'elle ne se dissolvait pas. Bien! Il inséra avec une délicatesse de moine les quelques morceaux d'oignons coupés en dés, enfin, en parallélépipèdes plus ou moins réguliers qui avaient causé la mort d'une lame, une rayure sur son plan de travail neuf et l'utilisation de trois pansements.

La sauce sembla rendre le regard que son créateur lui portait depuis sa position privilégié sur le saladier. Bon. Sitôt que la viande se serait imbibée de son premier bain, il l'immergerait dans cette substance qui aurait pu faire des bulles sans étonner Drury. Il essaya de sentir le résultat de son acharnement, à l'intérieur de ses cavités nasales des poils se consumèrent.

On sonna à sa porte. Tiens? De la visite? Il était midi passé, mais de peu, qui donc pouvait avoir envie de le déranger en une heure pareille?

Il décrocha le téléphone avec visio pour découvrir le visage de Arnaud de Montargique, le responsable des investissements de sa fortune, il appuya sur le bouton en le saluant de façon distinguée (enfin, c'est ce qu'il cru. Depuis l'interphone du bas, l'on aurait cru un débile mental agitant fébrilement une main avec une voix déformée par un haut-parleur mal réglé. Arnaud eut même un mouvement de recul) puis repartit dans sa cuisine. Il extirpa de son bain ses morceaux de dindes qui s'ils avaient pu l'auraient remercié comme un Dieu bienveillant et aussitôt maudit de les faire baigner dans un autre liquide brûlant rouge cette fois-ci. Il eut un sourire satisfait en voyant qu'il avait terminé son opération avant que l'ascenseur n'ait amené son conseiller.

Arnaud De Montargique était un homme distingué, issu d'une famille de notables toujours acoquinée avec l'argent. C'était un homme noble d'apparence et de stature, toujours propre et tellement poli qu'il aurait pu refléter la Lumière. Garant des bonnes manières, il avait accepté la gestion de la fortune de monsieur Van Cleer de par le caractère du jeune homme. Il n'était pas fou, trop riche pour cela, mais pas excentrique non plus. Arnaud avait rencontré dans sa vie de nombreux excentriques et aucun n'avait atteint son niveau en matière de décalage. Voilà, c'était le terme, Cameron Van Cleer, malgré ses plus sincères efforts pour être agréable et de bonne compagnie était décalé, pas avec sa condition ni la société, non, il était décalé avec l'univers entier. Si on avait analysé au microscope le milliardaire, il aurait permit de découvrir un nouveau jeu d'atomes et de molécules qui assemblés donnaient une sorte d'étrange phénomène de foire touchant et grotesque, une sorte de vie "Van Cleeresque".

Les De Montargique, comme tous les hommes du monde, avaient une stratégie instinctive pour gérer ce genre d'énergumène, primo, se concentrer sur le symbole de l'individu, c'est-à-dire son argent et ensuite occulter, ignorer subtilement tout ce qui sortait de la normalité et que l'on pouvait, parfois faute de mieux, placer dans la catégorie "excentricité pure et dure". Durant ses entretiens avec Van Cleer, Arnaud occultait des quart d'heures entiers, c'était nouveau pour lui. Lors qu'il vit la porte s'ouvrir avec le visage souriant de son hôte, son cerveau mis déjà en marche le processus, voir un homme du "beau monde" enfin, soyons honnête, un "arriviste du beau monde" ouvrir en tablier maculé de nourriture non identifiable, un sourire d'enfant à Noël sur la figure avait de quoi faire sauter tous les canons du genre. Il valait mieux l'occulter. ça commençait bien.

Le milieu de vie du milliardaire était aussi surprenant: pas l'ombre d'un serviteur. Même Wayne avait un majordome alors qu'il était déjà un modèle à ne pas suivre en matière de distinction noble selon les critères des De Montargiques. Rajouter à cela qu'il ne sous-traitait quasiment aucune de ses tâches domestiques, comme faire la cuisine, et vous aviez de quoi faire tomber en dépression un jeune Arnaud. Heureusement, l'âge lui avait forgé un moral d'acier et une ouverture d'esprit que Gotham avait rendue obligatoire, il respirait généralement vingt à trente minutes devant un miroir avant d'aller rencontrer son client. Il fit quelques pas pour rentrer dans le penthouse pendant que le maître de maison fermait la porte.

-Je vois que vous trouvez à vous occuper monsieur Van Cleer.

-Oui, il faut bien se nourrir n'est-ce pas?
répondit vaguement Drury.

Puis s'installa un petit silence entre les deux hommes que rien ne rapprochait. Ils n'avaient que des relations professionnels et si l'un respectait l'étiquette, l'autre l'ignorait totalement, au sens propre du terme, ce qui expliquait leurs rapports particuliers. Killer Moth se souvint qu'il fallait inviter les gens à s'asseoir.

-Je vous en prie, fit-il à l'adresse de son hôte qui fut soulagé de ce poids et s'installa dans le canapé de son client. Vous permettez?

Il pointa du doigt la source de l'odeur épicé qui embaumait l'air. Après quelques manipulation dans le coin cuisine qui semble-t-il nécessitèrent des petits cris étouffés et des petites brûlures sur les mains non encore recouvertes de pansements. Cameron Walker...enfin, Drury Van Cleer...non...euh...oui, voilà, un Drury qui tentait d'avoir la contenance d'un Van Cleer avec une assiette fumante entre les mains revint vers Arnaud et l'invita plutôt à sa table. Repoussant très poliment l'invitation de son client, De Montargique s'assit sur une chaise non loin de Drury qui salivait à l'idée du repas qui l'attendait.

Le conseiller n'avait encore jamais vu une assiette dont la fumée était d'une couleur différente de celle de son contenu, Van Cleer était ou très fort en cuisine ou un débutant qui s'était décidé à descendre la barre du niveau 0. La fourchette se planta dans un morceau de dinde qui flottait dans l'océan de sauce et, à la grande surprise de ce dernier, ne se dissout pas. L'odeur à elle seule aurait pu provoquer une combustion spontanée.

De son côté, Drury expérimenta, comme beaucoup de gens avant lui, le "hurlement du palais". Le palais qui se loge dans la bouche est un organe sensoriel taquin: il aime communiquer ses sensations? En soit, le palais est curieux et aime découvrir de nouvelles terres, mais comme des explorateurs qui s'aperçoivent que la tribu qui les engraisse sont des cannibales, il fait parfois de bien terribles découvertes. Le morceau de dinde ne fut pas son malheur, mais les quelques gouttes de sauce qui en tombèrent furent un déluge de lave en fusion sur ses sensibles composants. Ils se déversèrent comme du sel dans une plaie, du citron dans une blessure, des cascade d'épingles pointues qui se faufileraient sous les ongles, le palais hurla à la mort. Et ce hurlement se répercuta dans le système phonatoire et les yeux commencèrent à se remplir de larmes épaisses et sincères.

Drury ne put rien dire, son palais hurla en silence (considérez que c'est une figure de style pour dire qu'il agonisait en gisant au fond de la gorge), un feu nouveau animait sa bouche et se déversait sans pitié dans son œsophage. L'arrivée dans l'estomac fut semblable à une chute de météores en fusions dans l'acide gastrique qui s'étonna de trouver un aliment plus acide qu'elle. Instinctivement, la main du milliardaire se porta au verre à pied le plus proche et il versa d'un coup sec le contenu dans sa bouche, en en aspergeant un peu partout autour de lui. Arnaud de Montargique ne comprit pas parfaitement la scène, mais il en saisit les principales composantes. Van Cleer, la bouche dégoulinant d'eau, s'était levé d'un seul tenant pour marcher d'un pas accéléré jusque dans sa douche et y faire couler une eau glaciale. Les quelques gouttes de sauce qui étaient tombées sur le tapis du salon commençaient à le ronger gloutonnement, c'était tout du moins l'impression qu'elles donnaient.

Tandis que dans sa douche, râlant d'agonie Killer Moth soignait son palais hurlant, il songea un instant à ce qu'il venait de créer, il était un génie à l'état brut, une nouvelle arme venait de se dessiner dans son esprit malade et encore affamé (quoique préoccupé par un tout autre problème.) Oui...

-Monsieur Van Cleer? demanda très aimablement un Arnaud De Montargique qui apparut dans l'encadrement de la porte de salle de bain.

-Hein? Quoi? Ah oui Arnaud...enfin...hum hum, fit-il en reprenant son air Van Cleer. Monsieur De Montargique, vous désiriez?

-Je viens vous parler de cette affaire de vente de terrains.

-Quelle vente de terrains?

-Celle des quartiers de Gotham.

-Gotham vend des quartiers?

-Enfin, elle les a vendu monsieur Van Cleer.

-Ah bon?

-Vous avez d'ailleurs fait des offres pour ceux-ci.

-...

-Comme vous dites monsieur et l'ouverture des offres se fait à 14H00, je venais m'assurer que vous n'aviez pas oublié.

-Eh bien comme vous pouvez le constater,
tonna impérieusement Cameron en se relevant, je n'ai pas oublié.

Un peu d'eau cascada de ses cheveux mouillés pour se répandre sur son tapis de sol. Cherchant à se donner la contenance qu'aurait pu avoir un milliardaire après s'être aspergé tête, gorge et gosier à grand coup de jet d'eau dans une salle de bain observé par un canard en plastique jaune qui trônait sur une commode blanche laiteuse, il se saisit d'une serviette couleur framboise.

Arnaud De Montargique raya ce souvenir de sa mémoire immédiate, mieux valait prévenir que guérir. Et suivit le milliardaire jusque dans sa chambre. Drury s'essuyait le visage et le haut du crâne à grand renfort de gestes et d'énergie que l'on ne retrouve de coutume que chez les ouvriers en maçonnerie chargé de poncer le bois. Il fallait reconnaître toutefois une certaine efficacité à la technique. Ses cheveux furent secs avant qu'il n'entre dans sa chambre. Là, il se saisit d'un abominable costume noir d'une coupe simple et sobre, le pantalon avait une pince encore visible quoique déjà maltraitée par les repassages approximatifs de son propriétaire, les ourlets avaient été fait par un Moth particulièrement talentueux avec une aiguille et un dé à coudre. Il prit également une cravate aux airs de corde à nœud coulant avec le regard du condamné à mort. Il déglutit et posa ses mains sur une paire de Baskets.

Arnaud De Montargique, sourit pour éviter de pleurer, invita son client à prendre patience et à l'attendre un peu tandis qu'il quittait la pièce. Il revint sur place avec le sac qu'il avait dans les mains en entrant. Il en extirpa une boîte à chaussures illustrée d'une image de chaussures italienne, le genre qui était aussi italienne que le Suprême de Chili Cone Carne de Drury était un aliment. Le visage de Van Cleer chercha à masquer l'horreur du jeune Walker qui eut des flashback de son enfance...des chaussures en cuir...

-eeeeeek! cria-t-il avant de mettre une main sur sa bouche.

-J'ai pensé que pour aller à la Mairie vous pourriez faire une exception monsieur, rajouta-t-il comme une couche supplémentaire de miel sur l'amer déconfiture de son client.

Drury fit alors ce que tout hôte respectueux fait face à un invité qui ramène sa grande spécialité immangeable comme gage de gentillesse: il eut un sourire qui lui lui-même se demandait ce qu'il faisait là et tandis les mains en gémissant des remerciements aussi sincère que du toc.

-C'est trop gentil, articula-t-il pour ravaler les sanglots de haine.

Puis son hôte sortit un outil de torture, une sorte d'objet immonde créé pour la plaisir de constater que la souffrance de ses pieds serait préparée par sa propre main, cette atrocité que l'on dénommait un chausse-pied. Drury s'habilla en gardant un oeil sur la boîte à chaussure comme si elle risquait soudainement de le mordre, Arnaud, lui était reparti dans la salle à manger et restait à bonne distance de la mixture que son hôte avait laissé sur la table, au cas où elle aurait la bonne idée d'exploser sans prévenir. Puis, assit sur son lit, les mains fermement posées sur ses genoux, le plus grand criminel de tous les temps respirait profondément. L'heure de la vérité avait finalement sonnée.

Au dehors, le Soleil brillait et la ville insouciante bourdonnait de ses myriades de vies innocentes et coupables qui se côtoyaient en un festival de personnalités. Et pour un instant, un instant seulement, le monde sembla s'arrêter de tourner, la respiration bruyante, le cœur battant les accords majeurs, Drury se concentra sur sa nouvelle tâche: mettre des chaussures de ville. L'horloge diminua sa cadence, les clignotements du radio-réveil s'estompèrent, les froissements du lits devinrent cacophoniques. Saisissant la boîte avec précaution, il enleva doucement le couvercle, l'air s'engouffra à l'intérieur et une odeur de cuir neuf agressa ses sens. Vivant ce que vécurent les archéologues qui ouvrirent le tombeau de Toutankhamon, il découvrit deux objets cirés brillant enveloppés dans du papier de brique, fin et qui bruissait à chaque mouvement d'air. Sa respiration faisait bouger ces fines feuilles, comme si les chaussures respiraient elles-mêmes. Il s'attendait presque à les entendre parler. Il approcha tout doucement une main.

-Tout va bien? hurla inquiet Arnaud depuis la salle à manger pour s'assurer que les trente minute de silence continue n'était pas la preuve du décès ou du coma de son client qui venait de faire un bond prodigieux sur son matelas en criant de surprise.

La boîte bondit également dans la foulée et déversa son contenu sur le tapis. Le cœur encore sous le coup de l'émotion, Cameron Van Cleer vit arriver son employé.

-Monsieur Van Cleer?

-Rien, j'ai cru que c'était les chaussures qui...
commença-t-il avant de se ressaisir face au visage incrédule. Rien. Tout va bien.

Une nouvelle fois le processus subtile d'effacement mémoriel eut lieu, Arnaud pinça ses lèvres et s'en repartit dans la salle de vie. De nouveau seul, Drury observa les deux chaussures d'un air méfiant et les défia une petite minute avant de se saisir du chausse-pied comme d'une épée. Le duel s'engagea alors. Une première estocade retourna le premier soulier, d'un geste rapide, il posa la main sur le bout pointu, enfonça son pied comme si le morceau de cuir allait s'enfuit et enfourna dans la volée l'ustensile. Première victoire, en faveur des chaussures qui avaient encore leur morceau de papier fourré à l'usine pour maintenir leur forme. Rageur, Killer Moth extirpa les deux morceaux froissés comme s'il enlevait des entrailles suintantes. Deuxième assaut, cette fois-ci couronné de succès.

Les pieds parfaitement broyés dans le cuir qui n'était pas encore fait, il marcha en essayant à chaque pas de nouvelles positions pour ses pieds afin d'adoucir leur douleur, rien n'y fit.

-Bien, félicita De Montargique en se levant d'un bond, occultant au passage la démarche grossière. Eh bien, il ne nous reste plus qu'à rejoindre la Mairie à présent.

Drury se tint coi mais son repas maintenant parfaitement refroidit répondit de façon très volontaire "bloup".
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Une journée comme les autres [pas important]

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