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NEWS :

Ne manquez pas les deux derniers chapitres de Darkwatch, où s'affronteront Le Chevalier Noir et l'Empereur !

Clash of the Warriors & La Révolte

"Lors d'une rafle de la Ligue des Ombres, la Lignée décide d'intervenir et de massacrer les hommes de Ra's Al Ghul. Les habitants, excédés par la situation, décident de se révolter, avec le support de l'Empereur et ses troupes. Le G.C.P.D est dépassé et les justiciers n'ont d'autre choix que s'en mêler, Batman en tête."

(Petit aperçu des évènements en vidéo ici)


CREDITS

©PA Batty Epicode
©Les images utilisées appartiennent à leurs auteurs
©Les bannières ont été crées spécialement pour le forum Gotham City Rpg par Deimos Hellhammer
©Le contexte de ce forum est inspiré du Batverse, arrangé et rédigé par le Staff. Merci de respecter notre travail.




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 Des nems, des triades et... Des mites ?

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MessageSujet: Des nems, des triades et... Des mites ?   Mar 21 Aoû - 18:37

Des nems, des triades et... Des mites ?
網絡設備製造商,黑社會...蟎蟲嗎?


« Je me demande ce qui pourrait motiver quelqu’un pour faire ce boulot de merde... » Marmonna tout bas le jeune Fei Long.

Coincé entre deux lave-vaisselles, Fei Long était chargé d’acheminer la vaisselle utilisée dans ces deux machines, de les sortir et de les sécher. Une des dernières soirées plonge que le jeune Chinois allait passer car fort heureusement pour lui, il avait trouvé bien lucratif ailleurs. Il était quand même reconnaissant de ce travail que lui avait proposé le directeur du restaurant, pistonné par la réputation de son oncle. Il ne se plaignait jamais et été toujours disponible.

C’était un samedi soir comme tous les précédents que le petit Dragon avait passé ici. La forte odeur de poisson cuis et de sauce chinoise remplissait l’air même ici jusqu’à la cuisine. Une salle bondée de monde et surtout une salle VIP, à l’abri des autres clients, avec une forte concentration de personnage éminent de la Triade. Ils venaient festoyer habituellement dans ce lieu fermé dont seuls quelques serveurs de confiance pouvaient venir servir les princes du crime. Fei Long se réjouissait de ne pas profiter de ce privilège. Porter un masque d’amabilité devant ces odieux personnages qui marchaient sur les autres pour assoir leurs respects et leurs argents sale, sans façon.

De toute façon, Fei Long été immunisé contre la pègre Asiatique. Les oncles de Fei Long, présent depuis pratiquement l’établissement de ce quartier à Gotham, bénéficie d’une grande notoriété parmi la communauté Chinoise de Gotham. Par conséquent, par respect pour son vieil oncle, aucune mafia Chinoise ne s’approchera de Fei Long et lui demandera quoi que ce soit. Un genre de statu quo basé sur un réel respect entre les deux familles. Le respect et l’honneur sont des valeurs, en Asie, aussi importante que la vie. Il n’est pas rare de voir des Japonais se suicider par Harakiri, déshonorés. Donc, aucun souci pour Fei Long de ce côté-là et ce n’était pas rien car Dieu sait que la Triade était présente dans les rues.

- Lái ba, zhè shì nǐ de xiūxí, háizi ! (=Allez, c’est ta pause, gamin !) annonça un homme très typé asiatique et bien plus âgées que Lee Sui Long.
- Xièxiè nǐ, wǒ huì hǎohǎo kōngqì, (=merci, je vais prendre l’air) répondit Fei Long en inclinant légèrement la tête devant son remplaçant.

Il rendit son tablier et emprunta le chemin de l’arrière du restaurant pour prendre un peu de fraîcheur, quittant ces fourneaux et ces lave-vaisselles brûlant. Arrivé dans la ruelle sombre et déserte derrière le « Dragon Impérial », Fei Long comme à son habitude escalada sur la poubelle en face de lui et grimpa à l’échelle qui mena à un balcon d’un appartement inhabité.
De cette façon, il n’était jamais dérangé par les prostitués en face, ni par les gens qui lui demandaient un autographes. Il s’asseyait sur le bord du muret du balcon, gigotant ses jambes dans le vide et se via l’esprit en prenant de grand bol d’air frais.

Quand allait-il avoir l’opportunité de commencer sa carrière au cinéma dans ce pays si xénophobe ? Le chemin promettait d’être long et sinueux. Sa tête, trop asiatique, ne convenait pas pour des rôles décents. On ne lui proposait uniquement les rôles de « petit Chinois très porté sur l’autodérision ».

Un mouvement bref extirpa Fei Long de sa pseudo-méditation. Au bout de la rue, c’était un cul-de-sac et il lui sembla bien avoir vu quelque chose bouger. Il fixa quelques secondes le bout de la rue plongé dans la pénombre avant de voir un chat de gouttière débarquer en miaulant.

Il s’esclaffa à voix basse avant de plonger son regard intense dans les étoiles où il promettait d’en décrocher une...

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MessageSujet: Re: Des nems, des triades et... Des mites ?   Sam 25 Aoû - 21:39

[HRP]Me voici me voilà!

Voici la suite de : L'éveil de la Mite

[/HRP]


Tous ceux qui s'intéressaient au gang de Killer Moth...ou plutôt si quelqu'un s'était intéressé au gang de Killer Moth, il aurait immédiatement extirpé de chacun de ses membres (son chef compris) une principale caractéristique: la motivation, car il en fallait pour oser sortir, même de nuit, dans la Moth-Mobile et sillonner le ciel clair et paisible de la ville de Gotham avec cet engin issu d'un esprit malade. De la fenêtre passager du véhicule, le maître des Mites, le seigneur du Mal, l'enfant de la Nuit de Gotham, le terrible et craint Killer Moth observait la ville, SA ville. Ses bras croisés sur son torse soigneusement enveloppé dans sa tunique violette sur laquelle reposait fièrement son symbole, le symbole qui effacerait les terreurs de Crane, les mauvaises blagues du Joker, les tortures du Black Mask et rayonnerait tel un phare de perdition pour faire sombrer dans la plus grande détresse tous les citoyens de cette ville, il ricanait doucement.

- Gotham, dors paisiblement et profite des bras de Morphée car demain déjà tes rues seront moins sûres! Oui, demain tu sauras que Killer Moth est de retour! Hin hin hin!

Une bonne phrase issue des clichés les plus refoulés par l'industrie Hollywoodienne faisait toujours du plus bel effet dans ce groupe hétéroclite uni par la bêtise et l'ignorance. Ses hommes de mains ponctuèrent son rire par les leurs, comme il le fallait en de pareille occasion, la vie du groupe aurait permis d'animer une série télé sans que l'on fasse appel à un script ou un réalisateur, ils faisaient ces deux postes à tour de rôle sans même s'en douter, c'était presque touchant. Le quartier chinois défilaient sous leur véhicule qui aurait provoqués le suicide de la moindre rétine qui aurait oser le défier du regard, le regarder donnait la même sensation visuelle que de fixer les ténèbres après avoir été aveuglé par une lumière vive, une tâche de couleur informe dont on aimerait d'un battement de paupière se débarrasser.

-Regardez Boss! Le restau! fit un homme en collant son visage masqué contre une vitre, pareil à un enfant qui voyait un Mac Donald après une semaine intensive de mastication de légumes et de fruits.

-Oui messieurs, reprit le chef avec la fierté d'un officier supérieur qui présente le fleuron de son arsenal, observez ce lieu répugnant de débauche gastronomique qui...qui s'éloigne? Mais qu'est-ce que tu fais scolopendre! hurlait-il au conducteur.

-Le GPS il dit qu'il faut tourner à gauche, répondit-il naïvement.

-Crétin finit, tu l'as programmé pour une voiture! s'énerva-t-il encore en arrachant le petit objet électronique et en le jetant par la fenêtre laissée fermée.

L'objet fit un timide "Spoc" et tomba sous le siège du maître des souffrances. Un silence de mort régna dans le véhicule, personne n'osa faire de commentaire. On eut dit l'émotion qui régnait dans un véhicule après qu'une mère passablement énervée ait, devant ses enfants, hurlé et insulté tous les fondements de l'univers et plus spécialement la sordide destinée qui lui avait fait mettre à bas de tels monstres, c'était un silence lourd de reproches que les plus sincères excuses ne pourraient jamais traverser et qui pouvait s'enflammer au moindre "Calmez-vous boss".

-Je...je vais atterrir sur le toit du bâtiment voisin, articula peureusement le conducteur après quelques secondes de lourd et long silence.

-Oui! reprit le chef de nouveau animé par la flamme de la victoire en pointant du doigt le toit plat du bâtiment, nous allons accomplir l'"Envol de la Mite"!

-Ouais! reprirent en cœur ses acolytes soulagés par la dissipation de l'ambiance maussade.

Il fallait avouer que l'enthousiasme de chacun des Moths était plus puissant que n'importe quel acier. Tandis que les hommes de mains et les mercenaires s'intéressaient à l'argent exclusivement, eux étaient motivés par la passion, cette étrange étincelle qui peut du jour au lendemain transformer un honnête homme qui vit une routine monotone en monstre d'éloquence et de joie lorsque venait le temps de ranger des timbres ou de nettoyer des carnets de pièces anciennes et de billets froissés. Leur passion, qui n'était pas celle des défaites, que s'abstiennent les mauvaises langues, était celle du crime, mais pas de n'importe quel crime, celui qui paie en gloire et en publicité, ce crime tape-à-l'œil et extraverti qui lance à la face du monde un violent mais assumé : "Regarde-moi et tremble!", l'"Envol de la Mite" était exactement dans cette lignée, pas d'argent à la clef, mais une sérieuse publicité.

Le véhicule entreprit de se poser et le hangar de Ling et Lyan Import se retrouva bien rapidement affublé d'une mite géante que seul un drogué notoire pouvait considérer comme colorée de façon naturelle. En descendirent le puissant et invincible Killer Moth suivit de cinq hommes passablement coincés dans des costumes majoritairement violet frappés de la mite verte de leur supérieur. Ils avaient tout l'équipement qu'il leur fallait pour cette opération, fusils en bandoulière, arme de poing à la ceinture, couteau dans la poche et une absence totale d'amour propre. Deux d'entre eux portaient des enceintes, un autre une machine étrange avec des tuyaux, les deux derniers enfin étaient subtilement encombrés avec un container avec marqué dessus en rouge vif: "Poison Secret". Leur chef quant à lui était fier comme un coq, dans son costume qui pouvait faire pâlir le coloris pourtant délirant de son véhicule.

Il posa, comme un héros, ses mains sur ses hanches et sa cape claqua quelques instant au vent, il ricanait comme à son habitude, conscient que son infaillible plan serait couronné d'un succès qui ferait rapidement oublier l'érection des pyramides d'Égypte. Une bourrasque plus puissante que les autres se prit violemment dans la pièce de tissu rouge-orangée et la gonfla avec un certains style il fallait l'admettre. La courbe qu'exécuta le criminel fut remarquable de par sa parfaite insulte aux lois de la physique. Il voulut hurler, mais l'attache du vêtement lui comprima la gorge, ce qui donna un merveilleux "Misèrglableuuuuuuu" que le vent couvrit à moitié. Lorsque ses hommes de main se retournèrent, leur chef, lui, avait rejoint le sol quelque mètre plus bas, il avait durant sa chute embrasser un mur dont il avait pu analyser le revêtement avant de se prendre dans un fil à linge et d'atterrir avec l'élégance d'un moustique qui avait trouvé drôle de se faire un shoot de citronnelle sur un amas de détritus. La soirée commençait petitement.

Un chat qui passait par là fut prit d'un vif intérêt pour l'étrange spectacle. Il s'était assis pour admirer cette chose étrange qui fulminait tout seul sans pouvoir articuler un mot et qui sentait pour le coup un peu le poisson. Sa queue fouettait l'air avec la nonchalance que nourrissait le cynisme de cette créature et il pencha légèrement la tête lorsque l'étrange chose s'extirpa de son fast-food nocturne. Le casque vert se tourna vers l'insupportable félin qui semblait à moitié amusé et lui jeta un emballage de couches culottes dessus, provoquant sa fuite en direction du restaurant, il réprima un juron bien malgré lui puisque sa jambe avait traversé un sac poubelle contenant probablement des restes d'un dîner copieux.

-Eurk, fut le seul son qui put s'échapper de sa gorge.

Ses hommes le rejoignirent dans sa déconfiture, mais en descendant grâce aux échelles que contenait la Moth-Mobile. Ils ne posèrent aucune question à leur chef, comprenant que tout ce qu'il faisait était pour le bien du gang et du plan, il avait en tête, selon eux, le moindre détail, le moindre élément qui pouvait faire que tout fonctionnait, ou tout échouait. Sa manœuvre, pensait certain, était là pour vérifier qu'il n'y avait aucun adversaire, tout ennemi aurait repéré son bruit et le gang aurait pu s'adapter en fonction, c'était à la fois habile et calculé, subtile et digne d'un chef. Il fallait bien se rendre compte que s'il existait des forces que rien ne pouvait arrêter, il existait naturellement des forces que rien ne pouvait démarrer, les capacités cognitives des Moths faisaient partie de cette dernière catégorie.

Drury, lui était prit dans une autre tourmente.

Bien tout se passe bien, enfin...oui, bien, c'est moins bien que très bien mais...c'est déjà bien... bon bref, c'est la rue mène au restaurant? Il déplia un plan qu'il sortit de sa poche, éparpillant autour de lui une fine odeur de crème fouettée abandonnée un peu trop longtemps au Soleil, l'odeur des ordures ménagers avait la fâcheuse tendance à imprégner très rapidement n'importe quelle surface, une autre constante d'un univers particulièrement maléfique envers les maladroits. Tout devrait bien se passer, on arrive là, on dépose les enceintes et la machine à fumée, mes hommes se préparent et on entre dans le restaurant...

-Chacun à bien appris son texte? demanda-t-il en regardant soupçonneusement chacun d'entre eux, chose relativement inutile puisqu'aucune de ses expression ne transparaissait de l'autre côté de son casque.

-Ouais, répondirent-ils tout bas en cœur avec des sourires béats qui déformaient leurs cagoules violettes.

Excellent, ce serait tout bonnement merveilleux.

-Alors, en avant, c'est par là, déclara-t-il en montrant le bout de la rue qui menait à une petite porte piteuse et des fenêtres haut-perchées.

Le groupe progressa avec la grâce d'un orchestre symphonique, le choc du matériel, le bruit des pas et leur vitesse était, semble-t-il, spécialement prévus pour ne pas passer discrètement. L'écho de leur bruit leur revenait par à coup, mais aucun ne s'inquiéta outre mesure, le plan des méchants n'était jamais interrompu au beau milieu de ses préparatifs, impossible, c'était un non-sens qui aurait autrement tué l'industrie du film.

La rue débouchait dans une petite cour où les hommes installèrent leur équipement, l'appareil à fumée fut installé près de la porte, les enceintes à bonne distance, on alluma leur petite batterie (confectionnée spécialement par Drury), un homme prépara un MP3 qu'il brancha dessus. Le cœur de Killer Moth battait normalement, quiconque aurait stressé un minimum, mais il n'en fit rien, l'inconscience (souvent due à un excès de motivation) provoquait ce genre de réaction. Ses hommes hochèrent de la tête, l'un d'entre eux récupéra le pistolet à filin de leur chef, il aurait une demi-seconde pour atteindre la porte qui donnait sur la salle, les serveurs devaient logiquement se préparer à rejoindre leur client, c'était leur heure, le chef leur fit un rapide coup de tête, l'opération "Envol de la Mite" passait à la phase 4-67 ou 4-89 il ne savait plus exactement.

Killer Moth donna un violent coup de pied à la porte en fer pour l'ouvrir contre la logique qui aurait voulu qu'il suive la petite pancarte qui disait "Tirer". Le coup fut intéressant du point de vue de l'analyse du retour de force, car l'enthousiasme avait provoqué une violente décharge de puissance de la part du Maître du Crime. L'on aurait pu s'attendre à un cri, mais certains stades de la souffrance ont le pouvoir d'étreindre tout l'appareil phonatoire de leur victime, Drury subissait l'un de ceux-ci. Il recula en claudiquant sur une jambe avec l'impression que son genoux droit avait cherché à rencontrer son bassin et sa cheville lui hurlait des insultes en des langues oubliées qui auraient fait rougir de honte le plus grand champion de parjures. Ses hommes ne firent rien pendant ce temps sauf un qui jugea important de poser une main sur la poignée pour rapidement rattraper l'action de son chef qui venait de tomber sous le coup de la douleur.

Drury lui fit signe de la main de se lancer tandis qu'il massait sa cheville, toujours à terre. La porte s'ouvrit à la volée, le Moth hurla un très impétueux "Personne ne bouge" avant de tirer un filin collant sur la porte qui donnait sur la salle, il ne restait plus aux membres du personnel que l'issue contrôlée par les hommes de la mite pour s'enfuir. Le responsable du MP3 lança une musique qui redorait le blason de la ringardise, les hommes la mite se mirent alors à chanter, enfin, on le suppose puisqu'il n'existe pas de terme plus adapté.

"
Mais qui voilà?
commença l'un d'eux en entrant derrière son camarade.

C'est lui! fit un autre avec un effet de voix à faire vomir un ténor.
Lui, lui, lui, reprirent les autres en s'écartant lentement de l'entrée pour se répartir dans les cuisines.
Le seul!
L'unique!

Il fait trembler Gotham,
Peut faire pourrir votre âme!
Qu'importe votre âge,
Ses crimes sont les plus vils outrages!

C'est lui!
Lui, lui, lui!
Le seul!
L'unique!

Inique et sans reproches,
Tous les gains c'est lui qui les empoche!
Il a réinventé le jackpot!
Préparez votre Bergamote!

voici, voici, voici!
KIlleeeeeeeeeer MOoooooooth!
"


Actionnant sa machinerie à fumée, Killer Moth provoqua l'expulsion d'un panache de fumée à l'entrée de la porte et apparut en boitillant avec son rire nasillard qui se voulait particulièrement charismatique, démonstration magistrale que toute la bonne volonté du monde ne suffit pas à avoir du talent.

-Restez où vous êtes! Nous prenons le contrôle de vos cuisines hin hin hin hin!

Le silence qui suivit la cacophonie ignoble fut délicieusement accueillit, il était presque symphonique...
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MessageSujet: Re: Des nems, des triades et... Des mites ?   Lun 27 Aoû - 1:11

Fei Long avait un peu de mal à croire au spectacle auquel il assistait. Assis aux premières loges sur son perchoir, une troupe de personnages atypique déambulait dans la petite ruelle jouxtant le Dragon Impérial. Fei Long ne savait pas trop dans un premier coup d'œil s’ils représentaient une réelle menace. Ils avaient des vêtements et apparences un peu singulières, même ici dans Chinatown. Ils faisaient un boucan de tous les diables. Ce qui amena à penser qu’ils étaient inoffensifs sinon ils auraient accordé plus d’intérêt à passer discrètement. Un matériel un peu hors de propos pour menait une véritable attaque... Et puis quand bien même, quel intérêt d’attaquer un restaurant ?

Un peu dépassé par les évènements, Fei Long descendit du balcon, bien décidé à savoir ceux qu’ils voulaient exactement. Ils venaient de rentrer dans le restaurant phare de Chinatown quand le Dragon aperçut un nuage de fumée qui se forma à l’intérieur. Un homme, dont il était aisé de deviner que c’était le chef grâce à sa tenu plus excentrique que les autres, dégaina une arme étrange. Au bout du canon, jaillissait une étrange substance gluante et collante qui se figea sur la porte. Quant à Fei Long, il poussa la porte de derrière, fit quelques pas dans le restaurant et entendu ce qui s’apparentait à une chanson :*

- Mais qui voilà?
C'est lui! Lui, lui, lui, Le seul!
L'unique!

Il fait trembler Gotham,
Peut faire pourrir votre âme!
Qu'importe votre âge,
Ses crimes sont les plus vils outrages!

C'est lui!
Lui, lui, lui!
Le seul!
L'unique!

Inique et sans reproches,
Tous les gains c'est lui qui les empoche!
Il a réinventé le jackpot!
Préparez votre Bergamote!

voici, voici, voici!
KIlleeeeeeeeeer MOoooooooth!

"

A cette première écoute, Fei Long, comme la plupart des gens présents, pensaient que c’était une troupe d’artiste qui se produisait à l’improviste ici-même en quête d’une nouvelle clientèle pour leurs futurs spectacles. La suite était un peu moins mélodieuse et sur un ton plus diabolique.

-Restez où vous êtes! Nous prenons le contrôle de vos cuisines hin hin hin hin!

« C’est une blague ? » pansa immédiatement Fei Long, désemparé par l’extrême bêtise des malheureux.

Les clients et le personnel venaient de se figer sur place, fixant d’un air surpris mêlée d’incompréhension, les opportunistes colorés. Le Dragon se dirigea dans le couloir qui faisait le lien entre la cuisine et la salle privée de la Triade. Il pouvait apercevoir leurs ombres dansaient à travers le rideau chinois. Difficile de savoir si cette mite tueuse était vraiment dangereuse, mais dans le doute, Fei Long restait dans les cuisines, loin des assaillants et écoutait attentivement le silence qu’ils venaient d’imposer.
L’agitation dans la salle privée fut immédiate. Les ombres des plus grands caïds de la pègre de l’est se levèrent et dégainèrent leurs pistolets dissimulés dans leurs vestes de costard impeccable. Ils sortirent donc tous en file indienne, Fei Long reconnut le « Ba tūn lǔ rì », autrement dit le « Bâton Rouge », un membre éminent de la Triade chargé de faire respecter la loi interne et grand spécialiste des arts martiaux. Fei Long ne s’était jamais confronté à lui dans un combat, mais il en était curieux.
Ils coururent tous à la rencontre de ceux qui venaient « prendre le contrôle » de leur précieux restaurant. Fei Long arpenta discrètement les couloirs des cuisines et tenta un rapide coup d’œil en direction de la salle. Quelques clients du restaurant, qui étaient des sbires de la Triades, avait dégainé aussi une arme et la pointait en direction des pauvres fou.

« Si maintenant les criminels de cette ville se flinguent entre eux, c’est pas plus mal » pensa le petit Dragon, accroupit derrière un plan de travail de la grande cuisine du restaurant.
Une petite armée de Triades avaient encerclés les mites et braquaient leurs armes sur eux, attendant les ordres du Bâton Rouge.

CLAP ! CLAP ! CLAP !

Les applaudissements venaient d’un seul homme, en retrait de la petite armée Chinoise. Il avançait d’un pas non pressé et se fit une place au milieu de ses hommes se rendant visible aux yeux des opportunistes en collants vert et orange.

- « Celui qui sait vaincre, n’entreprend pas la guerre », dit il avec un fort accent Chinois et la voix grave et puissante. Alors pourquoi venez-vous dans notre restaurant provoquer notre courroux ?

L’homme était physiquement très impressionnant et il détenait un charisme de meneur d’homme indiscutable. Grand, assez âgé, la barbe typiquement chinoise, symbole d’une éducation stricte directement issu du confucianisme. Il avait les mains derrières le dos et arborait la situation avec un calme froid et exemplaire à l’inverse de ses hommes qui avaient la détente que leurs démangeaient.

- Sachez, mes amis, que la juridiction de Gotham n’a pas court ici et que seule ma parole fait office de justice.
« Pour bien faire, mille jours ne sont pas suffisants ; pour faire mal, un jour suffit amplement. » Et je vous informe que vous avez mal choisis votre jour.


C’était un homme fort sage et patient mais comme la plupart des membres hauts placés de la Triade, il était sans aucune pitié et d’une barbarie sanguinaire. La torture figuré sur tous leur cv en tête de liste dans les rubriques « qualités ».

La fumée se dissipait peu à peu, laissant progressivement apparaître l’ensemble de l’escouade. Ils étaient d’un tel ridicule que Fei Long était prêt à parier que certains Triades qui les tenaient en joue étaient à deux doigts de péter de rire. Le charisme du Bâton Rouge maintenez sans problème la discipline dans les rangs et refreiner ce genre de pulsion.

Fei Long hésitait à composer le numéro du G.C.P.D sur portable. Des innocents pouvaient être blessés, mais est ce que la présence de la police allait vraiment changer quelque chose ? Surtout qu’il s’agissait d’une querelle entre criminels... Enfin, il y avait d’un côté, assurément des criminels, mais de l’autre on ne savait pas trop.
Restait à savoir combien de temps ils restaient à vivre aux mites opportunistes ?

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MessageSujet: Re: Des nems, des triades et... Des mites ?   Lun 27 Aoû - 22:47

[HRP]En fait j'attaquais les cuisines, et c'étaient les cuisines qui étaient isolées et non la salle, mais pas de problème, je m'adapte.[/HRP]

La première chose qui surgit à l'esprit de Drury tel un diable de sa boîte fut:

Mais...mais pourquoi y'a pas de cuisinière? Où sont les cuistots et les éviers et tout les machins ? Et pourquoi....tout le monde est armé?

Heureusement pour lui, son masque cachait les expressions interrogatives de son visage. Alors qu'il pensait atteindre les cuisines, il avait atteint directement le salon de restauration, maudit soit les plans du quartier chinois! Mais il ne se laissa pas démonter! Si Drury Walker avait été une girouette, nul doute qu'il eut été proclamé la girouette la plus mauvaise de sa catégorie, car qu'importe le sens du vent et des évènements, il ne déviait pas d'un pouce, la stabilité et la ligne droite étaient des valeurs sûres, un contre-temps s'opposait à lui, mais le plan perdurait.

Il retint le applaudissements sans noter la touche moqueuse et survola les petites phrases moralisatrices de la caricature taoïste qui lui faisait face. Comment ce sous-produit pouvait-il simplement espérer s'opposer à la marche triomphante du Moth-gang? Drury eut l'impression de regarder une estampe issue d'un autre temps, l'individu n'était pas beau, loin de là et il n'avait aucune classe, il était conventionnel, voire même conventionné, un chef de triade comme il s'attendait à en voir, au moins une chose qu'il s'était attendu à voir. La menace finale glissa sur le criminel comme de l'huile et ne l'atteignit pas mais il se sentit le devoir de lui répondre avec le style et l'élégance qui caractérisait Killer Moth. On ne devait jamais laisser le mot de la fin à son adversaire!

-Ah HA! commença-t-il avec force, persuadé que l'éloquence suivait les lois de la physique, à savoir qu'une bonne première poussée permettait grâce à l'inertie de faire le reste du travail. Étrangement, cela fonctionnait bien pour lui. Que neni mandarin mal fagoté, ravale donc tes prophéties de biscuits chinois et subit le courroux de Killer Moth, celui qui ne tolère pas la réplique! Je suis la sauce aigre douce qui vient vous assaisonner! hin hin hin! Et je ne connais pas la pitié, tremblez face à la toute puissance de la MITE!

Sur ses belles paroles et tandis que ses hommes de mains se rabattaient autour de lui, Drury appuya sur une poche de ceinture, enclenchant son jet-pack. Il y eut un bruit de chaudière mal vidangée que suivit une brouillard noirâtre et le maître du mal aurait donné l'impression de disparaître si son hurlement n'avait pas indiqué sa "progression" dans l'espace du restaurant.

-J'en ai maaaaaaaaaaaaaaaaaarre, cria-t-il tandis que son appareil le projetait dos contre le plafond stylisé.

Son crâne percuta quelques lampions qui tombèrent dans le plus grand désordre tandis qu'il cherchait à retrouver son équilibre. D'une simple poussée il s'écarta du plafond. Tout se passait, pour lui tout du moins, très vite. Sitôt qu'une poutre en bois laquée passait devant ses yeux une table apparaissait directement dans son angle de vue. Il défonça avec la grâce d'un obus l'une d'elle, mais son jet-pack, qu'il fallait bien plus qu'un cri et un broyage de mobilier pour arrêter continuait de cracher son feu salvateur, enflammant une nappe recouverte de poulet mariné à l'huile au passage.

-Gniiii...balbutia Killer Moth tandis qu'il faisait des cercles sur le sol en essayant d'atteindre son bouton d'arrêt, mais il ne parvint qu'à enrouler une partie de la nappe enflammée à son pied et eut le mauvais goût de tenter de se redresser...

Un magnifique "Haaaaaaaaaaaaaa!" perça les tympans de ses Moths alors qu'il observait leur chef. Du point de vu des mafieux la vision devait probablement se résumer à un costume criard (au sens propre) avec une torche enflammée derrière, un gros feu d'artifice vendu en solde n'aurait pas fait meilleur effet. Désespéré, le chef se raccrocha à son dernier espoir: la chaîne de l'imposant lustre qui surplombait la salle. Encore sous l'effet du tournis, sentant tanguer dangereusement le contenu de son système digestif, Killer Moth ne parvint pas à articuler un nouveau cri. Le monde devenait une grande fresque colorée (essentiellement rouge et noir avec des teintes or par-ci par-là) qui voulait sa mort. La nappe se détacha de son pied alors qu'il tournoyait autour du lustre, fermement accroché d'une main à sa chaîne, l'autre main claquait pathétiquement le long de sa tenue, espérant secrètement qu'elle atteigne un bouton qui pourrait le sauver de l'effet centrifuge.

Un petit "clic" le laissa espérer. Dehors, le Moth-Mobile se ralluma dans la quiétude du soir...

A l'intérieur cependant le drap enflammé terminait sa chute alors que l'on entendait le bruit atroce du jet-pack et les cris désordonnés des Moths qui suppliaient leur chef de s'accrocher, l'étoffe cramoisie vint se déposer paisiblement sur d'autres tables, elles aussi recouvertes de nappes blanches.

Le lustre quant à lui était un beau lustre certes, très esthétique, mais aussi chinois que Drury Walker était un criminel. Certes tous ses composants étaient plus ou moins marqués "Made In China", mais il avait été dessiné en Amérique, monté dans une usine de Gotham City et le designer avait fait tout son possible pour y mettre les bonnes formes, tout y suintait le stéréotype du genre chinois. Le lustre donc était tranquille et vivait sa vie de lustre peinard, du moins jusqu'à cette soirée. Il était pesant, grand, composé de lattes en bois et en acier, soutenant de nombreuses ampoules, il avait éclairé bon nombre de repas et vu défiler sous ses décorations "chinoises" bon nombre d'additions et de pourboires, mais il avait en ce moment précis une sorte d'insecte plus grand que nature qui l'asticotait. Faire des choses énormes et contre-nature était un droit inaliénable du peuple américain et ce qui dérangeait le lustre, ce n'était pas tant sa taille démesurée que le fait qu'il s'était fermement accroché à sa chaîne et l'emportait dans sa folle danse avec lui. Le meuble commença à gigoter comme s'il voulait se débarrasser de cette pustule colorée, mais rien n'y fit. L'accroche du plafond commença elle aussi à se plaindre. L'immense structure plus imposante que pesante fit alors ce que fait toute chose lorsqu'elle arrive à un stade d'énervement optimale: elle abat un geste rageur. N'ayant rien d'autre que lui-même, le lustre décida de s'abattre!

Sur un toit, non loin du restaurant, l'injection d'essence de la Moth-Mobile s'enclenchait...

Il y eut un bruit métallique suivi d'une longue plainte du plafond. Une magnifique lézarde débutant de l'attache fatiguée et harassée par le traitement du maître des mites se propagea sur la surface lisse. La chaîne abandonna le lustre à sa terrible détermination et la structure vint s'écraser avec perte et fracas. Les Moths plongèrent en arrière pour éviter les éclats. L'explosion de la structure fut à la fois belle et dangereuse. Morceaux de bois et résidus de verres valsèrent ensemble une courte mais intense danse de la mort avant de s'allonger pour une dernière nuit de sommeil sur les différents éléments du mobilier. Dans les airs, Killer Moth poursuivait son voyage introspectif jusqu'à un mur, jet-pack en premier. Le coup fut suffisant pour assommer l'équipement et laisser choir le criminel jusqu'au sol, non loin de ses hommes de mains, il rebondit légèrement tel un pantin inanimé.

Se ruant vers leur supérieur, les Moths renversèrent une table recouverte d'assiettes en porcelaine pour se protéger des représailles, la nappe enflammée que Killer Moth avait abandonné pendant son vol démontrait l'aspect contagieux du feu dans un décor laqué et décoré de toiles blanches magnifiques. Se relevant grâce au support de deux de ses subordonnés, le criminel voyait le monde défiler comme s'il était assis dans un manège pour enfant conduit par le Joker qui voulait atteindre un nouveau record de vitesse et ne parvint pas à retenir une phrase qui resterait dans les annales.

-Ki...kiki....kikikiller...Momoth, le....super.....crim....Criminaliticien....qui bah...Ki...qui...ki....kaka....kakass' la bar....aque... hin....hin...hin...

Il tenta de rire, mais rire dans son état revenait à tenter de fixer son attention sur une émotion précise alors que son dos, ses jambes et ses bras lui annonçaient sans ménagement qu'il était temps de retrouver son duvet et Morphée ou, pour être plus précis un lit d'hôpital de préférence à proximité du service de la morgue, c'était au dessus de ses forces. Une flamme vint alors lécher un mur non loin d'eux. Toujours sonné il reprit en regardant les flammes:

-Oh? ça sent...le roussis...non?

-Qu'est-ce qu'on fait boss?
demanda paniqué un Moth à côté de lui en sortant son arme à feu.

-Comme d'hab', hurla Drury Walker euphorique encore abruti par les différents chocs qui avaient sculpté au fur et à mesure son casque, on survit les mecs!

Les balles commencèrent à fuser et dehors le starter de la Moth Mobile fit "clic".
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MessageSujet: Re: Des nems, des triades et... Des mites ?   Mer 29 Aoû - 15:34

Spoiler:
 


PAN ! PAN ! PAN ! PAN ! PAN ! PAN ! PAN ! PAN ! PAN ! PAN !

Les balles fusaient dans toute la direction dans un orchestre chaotique. Les Triades ne tardèrent pas à trouer la table d’innombrables fois derrière laquelle était planqué la moth-team. Fei Long connaissait assez bien la triade pour dire qu’ils étaient véritablement insultés par ces imposteurs en collant. Ce « Killer-Moth » venait de saccager le beau lustre exporté de Chine et toute la décoration fait main par d’honnêtes artisans Chinois. Pire, celui-ci l’avait carrément insulté le Bâton Rouge, le maître de la discipline dans les rangs des triades.
Les clients innocents du restaurant hurlaient et paniquaient, pris au piège d’un théâtre qu’ils n’avaient pas choisis.

- Tíngzhǐ ! Tíngzhǐ ! hurla bâton rouge à l’adresse de ses sbires.

Les coups de feu s’estompèrent et la fumée provoquaient par les armes à feu s’élevèrent dans les airs laissant apparaître la ridicule petite table qui protégeait les opportunistes. S’ensuivit par ce qui s’apparentait à des insultes en mandarin à l’encontre de ses sbires qui venait de saccager son restaurant.

- Je ne tiens pas à encore plus massacrer mon restaurant ! dit-il les poings serrés en osant à peine admirer les catastrophes autour de lui. Mesdames et messieurs, je vous prie de quitter mon établissement pour ce soir.

Les pauvres gens venu se délecter des mets de l’Asie s’empressèrent de prendre le chemin de la sortie en passant au milieu du carnage. Les antagonistes à présent seul, Bâton rouge avait l’œil droit qui tremblait sous la colère.

- Sur le champ de bataille de nos ancêtres, chaque clan avaient l’habitude de nommer un des leurs pour un combat singulier à la loyal. Ce qui évité un bain de sang et épargnez d’innombrables vies. Voici mon offre : présentez nous un de vos hommes et nous vous présenterons un des notre. Le gagnant explique les termes de son contrat au perdant. D’ailleurs j’aimerais bien savoir ce que vous êtes venus chercher dans mon restaurant ?

Le calme qu’essayait de dégager le leader peinait à dissimuler une rage implacable qui menaçait de tout réduire en cendre. L’affront de cette bande de rigolo méritait un supplice exemplaire aux yeux de l’honorable Bâton Rouge.

Fei Long pouvait sans mal s’enfuir du restaurant. Il lui suffisait de ramper dans les cuisines, accéder aux couloirs et de sortir par la porte de derrière qu’il avait empreinté tantôt pour prendre sa pause. Seulement, la curiosité d’un tel affrontement des plus insolites l’emportait largement. D’autant plus que de là où il était, il ne risquait pas grand-chose. Suffisamment loin et suffisamment à l’abri sous le plan de travail des cuisiniers Chinois.

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MessageSujet: Re: Des nems, des triades et... Des mites ?   Dim 2 Sep - 15:49

Spoiler:
 


L'univers était une affaire de perspective, pour un honnête homme, tout est compliqué, l'enchevêtrement des limitations sociales avec le regard des autres étaient des pesants arbitres de l'existence avec lesquels il fallait composer, parfois non sans mal. Si l'on ne considère pas l'horreur de l'autre, l'impératif de plaire, l'impératif d'être dans un moule où tout le monde se sent reflété dans son prochain, même vaguement, alors il est difficile de comprendre ce qui pousse les gens à être ce qu'ils sont plutôt qu'un autre. Killer Moth était plus réel que Drury Walker car il était le fruit d'une volonté farouche et débridée, il était le triste reflet d'un homme pathétique qui avait brisé son propre moule pour renaître, être un criminel raté demandait probablement ce sacrifice ultime, celui de vouloir être à contre-pied total avec l'Humanité. Alors que l'on parlait de réussite, de carrière, d'arrivisme et d'opportunisme, que l'on sapait l'Histoire pour penser à l'avenir et à une version romantique de nos racines, lui fonctionnait à l'envers, un rebelle parmi les rebelles, il était raté, nullissime dans sa détermination, vain dans ses efforts, il pensait en termes désuets, et ne pouvait pas prononcer de jurons trop durs car une part de Drudy Walker et son éducation était ancré à son cerveau comme un bigorneau à la coque d'un navire. En cette soirée il avait voulu arriver dans les cuisines du restaurant de la Triade pour tous les empoisonner, pas aussi violemment qu'il l'aurait désiré mais c'était sans importance puisqu'il c'était planté de porte... Oh oui, personne ne le saurait, mais tout de même, c'était aussi minable que l'arrestation de Al Capone par le Fisc, c'était les détails dont l'Histoire aimait se repaître pour faire finir une légende, aussi naissante soit-elle.

Derrière sa table et tandis que les balles fusaient, éjectant des morceaux de bois autour de lui comme une pluie de pétales de cerisier japonais au printemps, Killer Moth ne comprenait pas. Le Joker ne préparait rien, c'était des blagues toutes pourries qu'il activait quant ça lui chantait, il avait deux grains de bon sens et arrivait à faire la une, quant à lui, lui qui préparait, planifiait, il avait des plans, des plans! Des codes secrets! Il avait un équipement extraordinaire! Mais pourquoi? pourquoi cette porte et pas une autre? Pourquoi lui il n'y arrivait pas? Il prenait un problème et pouvait le formaliser, il pouvait en faire un magnifique rubik's cube, bon, de sa vie il n'avait jamais réussit à en finir un mais le fait était là: malgré toute ses préparations, le destin semblait toujours vouloir se rire de lui, ça changerait aujourd'hui!

La Moth-Mobile, elle, commençait tranquillement son chek-up. Niveau du liquide de refroidissement...OK

Puis les tirs cessèrent, voilà qui n'était pas commun. Une voix s'éleva, celle du chinois de tout à l'heure, il invitait les innocents à sortir, nul n'était innocent, déclara le magnétophone mental de Drury, ça simplifiait pas mal les choses au moment de juger ses propres actes. Puis la voix s'adressa vers lui en tergiversant avec un certains style. Il avait l'impression d'entendre une sorte de film de kung-fu mal doublé, dont la traduction avait été écrite par un type qui n'avait de toute sa vie lu sur la chine que les menus des restaurants asiatiques. Il proposait un marché...hum... était-ce un piège? Probablement, mais les asiatiques étaient réputés pour leur sens de l'honneur, d'un autre côté, ses Moths semblaient peu enthousiaste vis-à-vis du deal, ils lui faisaient des signes négatifs de la tête. C'était pourtant l'occasion pour lui de renverser la vapeur, de devenir un chef de gang digne de ce nom, en tant que savateur expert, il ne craignait pas des types qui ne pouvaient pas se servir d'une fourchette. Mais il était encore un peu étourdit et se perdait dans ses propres questions, Fallait-il qu'il y aille, ne le fallait-il pas? devait-il utiliser une fourchette? Le mal de crâne qui lui montait était le résultat d'un nombre hallucinants de messages d'alertes que ses membres maltraités faisaient remonter le long de sa colonne vertébrale.

Niveau du liquide de frein...OK

L'un de ses hommes de mains cru alors malin de détacher la bouteille d'eau qu'il avait sur lui, une précaution que l'on ne voyait jamais chez les autres gangs. Chez les autres criminels, si un subalterne a soif, il se tait, pas dans le Moth-Gang; tant est si bien que leurs opérations avaient déjà tourné au pique-nique mal organisé où l'on réclame de l'eau, une gourde, des chips parce que l'on a un petit creux, voire, si besoin d'une paille pour éviter de mouiller les masques, aussi Killer Moth avaient-ils mis dans leur liste d'équipement des petites bouteilles d'eau et le coffre de la Moth-Mobile avait une glacière et des paquets de chips saveur poulet*. Mais repartons sur la bouteille d'eau du Moth. Il l'ouvrit délicatement et cru malin de faire couler le liquide pour "aider son chef dans le besoin", le liquide s'infiltra par une fente créé par les divers coups reçu par le casque de leur chef et ruissela sur le visage de Drury. Il se débattit un peu au contact froid du liquide et se souvint que l'aération de son casque se faisait sur les côtés et non sur pas le bas si bien que le menton était maintenant immergé dans un peu d'eau fraîche bon marché, il frappa sur l'épaule de son homme de main pour qu'il cesse ses bêtises.

-Gniii, mais arrête misérable!

A chacun de ses mouvements de tête, son masque émettait un petit clapotis.

-ça va chef? demanda doucement un autre à coté.

-Je me sens comme un poisson dans l'eau hin hin higloup... commença-t-il alors qu'il bu la tasse, son autre homme de main venait de remettre un peu d'eau, mais je t'ai dit d'arrê...gl... pauvrl'audoiillgloup.

-Désolé boss, je pensais que vous étiez encore un peu dans les vapes à cause de la blague...

-Sinistre Crétingl....

Il pencha un peu la tête pour évacuer le trop plein d'eau, mais se rendit compte que ses aérations latérales étaient trop étroites pour être efficaces. Il fallait qu'il réponde au défi de son adversaire, se soulevant alors d'une seule pulsion, le casque encore dégoulinant d'un peu d'eau, il pointa un doigt vers son adversaire, enfin la forme qui apparaissait au travers du début de condensation.

-Je ne crains pas les défis, vil manant, je ne crains pas les phrases doit disant philosophique qui cachent derrière leur masque de....de...buée... l'absence de courage, quel chef aurait un jour pu proposer à la mort l'un de ses hommes au nom de sa propre force? Quelle force est plus forte que la plus forte des forces...qui...vient...de...la force elle-même? Oui ha hagl..." Il venait de bouger un peu trop la tête "tu crois me faire peur? Vas-y propose ton champion puisque tu es trop couard pour affronter le grand, le puisant, l'invincible! Killer Moth! La mite maîtresse du mal, l'inaltérable destin qui annonce ta fin mandarin! Prépare-toi àgl...retourner dans ta pagode!

Avec une telle réplique, son adversaire oublierait forcément la question qui cherchait à lui extirper sa raison d'être ici, parmi eux. Mais si l'individu était insistant, Drury aurait à creuser dans son imagination fertile pour y extraire une explication plausible, vouloir se faire un nom, vouloir les tuer n'était pas une réponse qui lui permettrait d'accroître ses chances de survies, mettre cela sur le compte d'un autre criminel non plus. Oui, il savait ce qu'il répondrait, que...eh bien...que dans le fond il voulait tous leur donner une abominable diarrhée, tout le monde rierait un bon coup et on repartirait, dans l'esprit embrumé de paillettes et de cinéma du criminel, on pouvait presque s'étonner de ne pas voir brouter une licorne complètement fêlée au milieu d'arc-en-ciel. Bon pour l'instant il allait devoir tabasser un adversaire dont il ne savait rien, mais ses quelques années de savates le sauveraient.

-Alors? J'attends, termina-t-il pour se donner de la contenance tandis que sa visibilité s'embrumait.

Niveau du liquide lave-glace...CRITIQUE



*Il y avait eu un long débat pour la saveurs à acheter, les plus téméraires voulaient une saveur chèvre, d'autre encore auraient préférés la saveur bolognaise, Drury, lui, voulait des chips nature parce qu'un vrai chef a des goûts fins et sobres, au final on se décida pour la saveur qui mettait tout le monde d'accord: les chips goût poulet, tout le monde était ainsi frustré et lorsque venait le temps de manger des chips, chacun se regardait avec des yeux accusateurs qui disaient sans un mot que c'était de leur faute s'ils mangeaient une telle daube, on était comme ça dans le Moth-Gang mais ça ne les empêchait jamais d'en prendre un deuxième sachet.
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MessageSujet: Re: Des nems, des triades et... Des mites ?   Jeu 13 Sep - 21:29

[HRP] Je met la conclusion du sujet du restaurant puisque si j'ai bien compris Fei ne viendrait plus pour RP[/HRP]

Tout semblait bien parti pour Drury, si l'on oubliait le fait qu'il s'était trompé de porte, que son jet-pack avait voulu sa mort, qu'il avait échappé de peu à la chute d'un lustre qui pesait le poids - mais pas la bêtise restons sérieux - d'au moins 10,9 Killer Moth et qu'il allait, le masque remplie d'un peu d'eau combattre un asiatique rompu à des arts martiaux qu'il ne pouvait à peine imaginer, tout allait pour le mieux. La plupart de ses hommes restaient peu emballés à l'idée de voir leur chef, passablement usé par ses première mais habiles manœuvres, combattre. Ce savateur d'exception cependant était fier, sûr de lui et avait oublié la première règle de tout sport de combat, sous-estime toi et pas l'autre.

Je vais l'écraser comme une punaise...non, pas une punaise, ça tend à laisser une mauvaise odeur sous la chaussures, une...une...ben...un...un cloporte hin hin hin....Allez qu'il y vienne!

Mais le choix adverse était pour le moins contrariant, pas décevant non, c'était même plutôt flatteur de voir s'avancer une sorte de brute qui pouvait casser des barreaux de chaises rien qu'en les regardant avec suffisamment d'intensité, mais le problème c'est qu'il regardait avec une très très grande intensité une sorte de clown carnavalesque qui, malgré toute l'énergie qu'il pouvait déployer à gesticuler s'avérait être juste lui. Drury déglutit doucement, l'eau clapota et une petite minute qui cherchait à passer entre les deux hommes le fit très discrètement et très lentement comme un passant qui verrait de part et d'autre de la rue qu'il devait traverser deux camps de balourds armés de chaînes. Théoriquement il fallait l'admettre, d'un côté il y avait des balourds avec des chaînes mais de l'autre de jeunes gringalets qui s'étaient essentiellement entraînés face un miroir.

Vérification de la symétrie des phares...OK

Si le chef adverse n'avait pas été insulté par Killer Moth, il aurait sûrement jeté une phrase du genre "Nulle grande leçon ne s'apprend sans souffrance" et intérieurement Drury se serait dit qu'il était un amateur de grande leçon. Faire taire le criminel relevait du miracle et assez de muscles pour lui briser la colonne vertébrale d'un revers de la main n'était pas à proprement parlé un miracle.

-ah AH! Tu te caches derrière les muscles, commença-t-il en pointant un doigt victorieux qui tremblait plus qu'il ne l'aurait admis face à la grande brute, mais sache que mon génial intell...

Son génial intellect, trop occupé à terminer sa phrase n'eut pas le temps de parer et la mite prit son envol. Du point de vue de l'observateur, un lancé était rapide et se résumait à un corps mobile au sein d'un décor fixe, pour celui qui vit le mouvement, tout est autre, le décor bouge lentement et vous restez immobile, contemplatif des lois de la Nature pendant que les battements de votre cœur restent la seule musique à laquelle vous avez droit. L'eau de son casque s'écoula joyeusement et nettoya allègrement l'intérieur de son casque, il reçut une goutte ou deux dans l'oeil et une nouvelle fois se réceptionna sur une table dont les pieds rongés par quelques balles perdues décida de rendre son tablier et s'écroula avec une grâce toute particulière.

Moins souffrant que outré, la crème du crime était vexé!

On a osé coupé ma réplique! Comment a-t-il osé ah le...hum...le..méchant?

Il repensa soudainement à un détail, pas le genre que l'on oublie facilement, il l'avait pourtant sur le bout de la langue, il y avait quelque chose qui mettait son sens du danger en alerte, le gros bras qui voulait le tuer? les armes de ses adversaires? le jet pack endommagé qui était encore accroché dans son dos? Un morceau de plâtre qui tomba du plafond le lui rappela : ah oui, il y a un début d'incendie. Et alors qu'il remettait le doigt sur l'élément qui ne répondait à aucune loi humaine et qui avait un potentiel de destruction non négligeable, il fut happé par le dos par la brute épaisse, ses jambes firent un majestueux marathon dans l'air tandis qu'il cherchait des mains quelque chose sur lequel s'arrimer, un hurlement de ninja retentit lui indiquant son prochain décollage.

Les flammes commençaient à entamer le milieu fissuré du plafond, un mur entier était désormais propriété exclusive de l'incendie, une fumée noirâtre commençait à cacher les poutres. Killer Moth retomba sur le dos et entendit le bruit du court-circuit qui menaçait. Les fins équipements de son jet pack avaient déjà bien résisté aux différents assaut de la vie, mais tout semblait perdu pour eux désormais. Par réflexe (essentiellement conditionné par l'expérience), le criminel détacha ses sangles et roula sur le côté lorsque le sol commença à trembler sous les pas de son ennemi. Autour de lui, les mafieux commençaient à s'inquiéter, les chefs de triades se rapprochaient lentement des sortie tandis que les Moths restaient accrochés à leur table comme des moules à leur rocher.

Allumage du système auxiliaire anti-pollution.

Il était temps de prendre le taureau par les cornes! s'encouragea intérieurement Drury. D'un bond peu gracieux il se rétablit, manqua de perdre l'équilibre et percuta un porte flingue des triades. Prenant appuie sur lui il chargea désespérément la brute épaisse qui lui faisait face. Sa course désarticulée laissait songeur, un solide bras vint à la rencontre de son estomac et le projeta sur une autre table, laissant la question du nombre de tables encore intactes dans un coin du cerveau de Killer Moth. Une composition florale, plutôt ratée constatera plus tard le criminel dont les talents en matière de plantes se limitait à tondre la pelouse (et encore, toujours en faisant des blessés), s'éprit d'une envie folle de liberté et profita de la réception du criminel pour prendre son envol et se répandre sur l'équipement dorsal abandonné de la Mite maîtresse du mal, consommant du même coup ses dernières sécurités électrique. Un petit arc bleu jaillit joyeusement et les deux petits réacteurs se rallumèrent tels deux amis furieux d'avoir été trop longtemps privés de leur droit inaliénable au commun mais très prisé "pétage de câble". L'appareil maintenant libre de toute entrave s'élança comme une fusée sur le sol, renversant quelques infortunés mercenaires chinois.

La panique partage une chose avec le feu: tant qu'il y a du combustible, elle se propage. Alors qu'une poutre rongée par le feu se détacha du plafond, renversant de nouvelles tables, les hommes à l'intérieur du bâtiment paniquèrent, sauf l'adversaire de Killer Moth, qui, ayant mis son honneur en jeu, se devait de finir le combat (et son adversaire dans la foulée.) La brute se rapprocha au milieu du bruit des flammes et des cris de paniques. N'écoutant que son seul esprit de survie, constatant que la chaleur condensait l'eau que contenait son casque, réduisant encore son champ de visibilité, il utilisa ses mains comme détecteur d'arme et eut juste le temps d'attraper un plateau d'argent abandonné par un serveur avant que son adversaire ne lève le genoux pour lui briser le dos. Quelques subordonnées restaient pour retenir les flammes tandis que les Moths, maintenant debout peinaient à voir quelque chose aux travers de l'épais rideau de flamme et de fumée. Autour d'eux le Jet-Pack continuait sa folle danse, assommant parfois une innocente victime armée.

Démarrage.

Utilisant son arme de fortune, Killer Moth asséna une série rapide de petits coups dans la jambe porteuse de son adversaire. Le plateau se tordait au fur et à mesure et il du bientôt chercher une autre arme tandis que le Goliath reprenait son équilibre en dandinant, il y avait maintenant une pointe de rage dans le regard du combattant. Le monde se troublait pour Killer au fur et à mesure que l'eau se transformait en vapeur, la chaleur devenait insupportable et les flammes atteignirent la toile collante qui scellait la porte des cuisines, la toile, répondant à sa destinée, s'embrassa de plus belle et violemment. Une poutre fragilisée fut transpercée de part en part par l'appareil fou du criminel qui volait dans la canopée noire de fumée. Saisissant une paire de baguette chinoise, Drury en brisa une sur le torse de son ennemi qui lui saisit le cou et le renversa comme une étoile sur le côté. La cape du criminel voleta un instant, le monde tournoya et dans le fond cacophonique des hurlements de détresse et d'appels en chinois, Drury se maudissait de n'avoir jamais fait de latin. Nul ne sera jamais pourquoi le criminel songea à cela en un pareil instant surtout qu'il avait fait quelques quatre ans de latin.

Son épaule droite lui annonça qu'il avait rejoint le sol et tandis qu'il se roulait sur le dos, le jet-pack passa devant son casque embué. Il se releva difficilement, luttant contre l'envie de mettre les bras au devant pour apercevoir par le toucher le monde que son casque lui cachait désormais. Son équipement fit une pirouette devant les Moths qui hurlaient au désespoir et traversa la porte des cuisines où restaient encore quelques cuisiniers qui revenaient de leur pause et qui n'avaient pas encore conscience qu'un incident dévorait une partie de la salle de restauration. Il termina sa course dans un bac d'huile en renversant à grand renfort de vague jaunâtre qui s'enflammèrent immédiatement. Une gerbe de flamme roussit le plafond et l'appareil explosa, éjectant ça et là quelques restes de crevettes et rouleaux de printemps.

Alors que tout semblait perdu, il entendit le rire satisfait de son adversaire qui venait d'arracher un pied de table, finit les bonnes manières et les arts martiaux, dans l'enfer qui se déchaînait autour d'eux seule restait l'envie de survivre. Le morceau de bois s'écrasa à côté de la tête de la mite. Killer Moth l'esquiva maladroitement en sautant sur un côté, il chercha un instant dans sa ceinture de quoi se sauver et lâcha dans la plus grande panique une bombe fumigène afin d'avoir la possibilité de s'enfuir, oubliant les ingrédients qu'il avait utilisé pour ce dernier. La plupart étant volatiles et de surcroît inflammables, ce qui devait donner un magnifique panache de fumée grisâtre (teinté de vert pour la classe) se mua en un déluge de flamme supplémentaire qui brula le visage de son opposant, lui offrant plus que le répit qu'il espérait. Privé de toute visibilité, affolé par les flammes qu'il avait lui-même généré, le cerveau de Drury fit ce que tout cerveau faisait en de tels instants, il se mit à pleurer, envoyant l'ordre à tous les muscles de bouger en espérant accomplir quelque chose, les Moths trouvèrent leur chefs, paniqué en train de courir en cercle, sautant par dessus le cadavre de son adversaire. S'ils n'avaient pas été assourdis par le bruit des flammes, ils auraient probablement entendu un tout petit couinement qui faisait "Mon dieu je sais plus quoi faire je vais mourir!"

Dehors, la Moth mobile s'élevait dans les airs et rejoignait le devant du restaurant.

Drury fut récupéré par deux Moths qui lui glissèrent des bras sous les siens et le soulevèrent du sol. Il sentit s'éloigner le brasier qui dévorait totalement l'édifice, ses oreilles percevant des cris en chinois autour de lui. Il était 13H43 et il n'avait pas encore déjeuné. Autour du groupe coloré, une foule de mafieux passablement en colère attendaient, leurs chefs étaient loin mais leur ordre avaient été clairs: pas de pitié! Au dessus d'eux se stabilisa la Moth-Mobile, les sous-fifres observèrent fascinés leur chef qui venait coup sur coup de vaincre un terrible ennemi et de les sauver d'une mort certaine avec une habilité qui lui était propre. Reprenant des forces en se sentant sauvé, il entraperçut l'échelle qui pendait mollement sur le flanc de son véhicule. Il était enfin temps...de faire un discours.

-Ainsi, hurla-t-il, vous avez osé tenir tête au Grand, au Géniallissime Killer Moth! Eh bien observez messieurs le fruit de votre impertinence, j'ai brûlé votre lieu de réunion et je foulerais encore au pied les fondations de votre soi-disant organisation. Je suis la Terreur dans le coeur de l'Epouvantail, la Dernière blague du Joker, je suis l'être que Gueule d'Argile est incapable de reproduire, je suis l'ennemi que Batman redoute et craint! Je suis un symbole, je suis la Mite et le jour comme la nuit m'appartiennent! Bien, continua-t-il en sortant la télécommande de sa Moth-Mobile, je serais en sécurité avec mes fidèles et nous vous regarderons observer la décrépitude de vos vies insignifiantes depuis notre Moth-Mobile! Et dès que j'aurais appuyé sur ce petit bouton...

Niveau d'essence passé en :critique....retour à la base..., répliqua la Moth-mobile à l'action de son doigt sur le fameux "petit bouton".

-Je...je...

Les nouvelles peu réjouissantes avaient la capacité de déstabiliser les plus grands stratèges, Napoléon avait eu Trafalgar, Moscou, Waterloo, Drury avait eut le coup de la panne et comme tout moment un temps soit peu historique, il fallait une belle parole pour relever le tout.

-Sacrebleu, fit-il tandis que son véhicule repartait vers la Moth-Cave.

Les mafieux sourirent comme des damnés à la vue du petit groupe pitoyable, dans le bâtiment une explosion retentit, les flammes avaient goûté aux réserves de gaz. Profitant de ce court répit le groupe se mit à courir dans China Town, poursuivi par des chinois en colère et armés qui n'hésitèrent pas à faire feu. Suivant d'un œil inattentif le véhicule qui sillonnait le ciel en quête de la station essence prophétique, Killer Moth appuyait comme un damné sur sa télécommande. Le coffre fit un mouvement indistinct, une sorte de bruit de ressort trop longtemps compressé se fit entendre et une masse bleue se rapprocha du sol, l'objet non identifié venait la galerie commerciale de Shreck's Industries si l'on en croyait le logo qui grossissait de minute en minute et s'avéra être, une simple glacière, elle était suivit d'une dizaine de petit objets mous qui s'écrasèrent après elle au sol: des paquets de chips goût poulet qui probablement ne manqueront à personne.

La glacière s'écrasa pesamment et déversa sur la chaussée tout son contenu, un mafieux s'empêtra dans son cadavre de plastique, un autre glissa sur les bouteilles d'eau glacée et un autre se prit un chat qui avait choisit de partir en courant de sa ruelle alors qu'un pain de glace projeté à toute allure le visait. Des coups de feu retentirent, les chinois, ignorant encore quelle sinistre malice le pauvre crétin qu'il poursuivait pouvait avoir imaginé sous couvert d'inoffensif paquet de chips préféraient éviter tout problème. Une petite pluie de miettes saveur volaille s'abattit sur la route, même le plus dingue des créateurs de phrases pour biscuit chinois n'aurait pu faire une telle prophétie.

Finalement, les limites du quartier chinois se rapprochèrent du groupe de bras cassés qui courraient comme des dératés. Alors qu'ils prenaient une nouvelle ruelle, leurs poursuivants abandonnèrent, au-delà des limites de China Town, l'honneur des triades n'était pas en odeur de sainteté. La gorge brûlante, les poumons en feu, la tête qui tanguait comme un navire en pleine tempête alors que ses côtes se rigidifiaient pour l'empêcher de respirer, Drury tenta de parler. Il fallut au groupe cinq bonnes minutes pour retrouver un rythme respiratoire convenable.

-Qu'est....qu'est-ce qu'on fait boss? demanda l'un d'eux.

-J'ai soif, répliqua un autre.

-J'ai mal au pied, commenta un autre pensant que c'était la foire aux plaintes.

-On va..va...ben... déclara Killer Moth en déglutissant, on va...retourner...à la...à la...Moth-cave...

-Comment? demanda un autre.

-Metro! Articula Drury qui manqua d'inspiration.

A suivre!
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