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Ne manquez pas les deux derniers chapitres de Darkwatch, où s'affronteront Le Chevalier Noir et l'Empereur !

Clash of the Warriors & La Révolte

"Lors d'une rafle de la Ligue des Ombres, la Lignée décide d'intervenir et de massacrer les hommes de Ra's Al Ghul. Les habitants, excédés par la situation, décident de se révolter, avec le support de l'Empereur et ses troupes. Le G.C.P.D est dépassé et les justiciers n'ont d'autre choix que s'en mêler, Batman en tête."

(Petit aperçu des évènements en vidéo ici)


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©Le contexte de ce forum est inspiré du Batverse, arrangé et rédigé par le Staff. Merci de respecter notre travail.




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 Two-Face : Year One.

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MessageSujet: Two-Face : Year One.   Mar 7 Fév - 19:41

TITRE : Le commencement.



Ritz Gotham

21h07 - Mardi 4 Janvier.


============================

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C'était une soirée des plus douces, malgré la neige qui était tombée en abondance la veille. Harvey Dent vêtu d'un lourd manteau, arpentait les différentes rues de la ville d'un pas lent, admirant la beauté des paysages blancs, qui lui était offert. Les rues étaient désertes, seuls quelques enfants allaient braver la morsure du froid, pour s'empresser de faire des batailles de boules de neige. Cette scène des plus joviales, donna un léger sourire à l'homme de loi.

Continuant son ascension dans l'épaisse poudreuse, Harvey jeta un coup d’œil à sa montre. Comme à son habitude, il était en retard. Il devait s'empresser d'activer le pas, espérant que son absence en début de soirée, ne se fasse guère remarquer. Il avança à grandes pompes, traversant les quartiers, les uns après les autres.

Au bout de quelques minutes d'effort, L’Apollon fit face à un bâtiment des plus somptueux, où l'architecture laissait rêveur. Le Ritz Gotham, lui faisait face, dévoilant son charme hors du commun. Dent se dépêcha de rejoindre le hall d'entrée.

" Bonsoir Mademoiselle. Je me prénomme Harvey Dent, je suis convié à la petite sauterie organisé par Monsieur le Maire. " Dit-il sur un ton charmeur.

" Une minute s'il vous plait Monsieur Dent. Le temps de vérifier notre liste d'invité. " Répondit, cette dernière, tout en consultant son ordinateur. " En effet, vous êtes bien sur notre liste Monsieur Dent. La soirée se situe dans notre hall d'accueil. C'est sur votre gauche. Passez une bonne soirée Monsieur. "

" Pareillement Mademoiselle. " Répondit poliment Harvey.

Ce dernier déposa son épais manteau au vestiaire, et s'empressa de partir rejoindre ses confrères tout comme ses amis. A sa grande satisfaction, personne ne semblait avoir remarquer son retard. Tout ce petit monde présent, écoutait avec une certain intérêt le discours du Maire Hill.

" ... nous ne pouvons tolérer cette montée de violence. Les rues de notre belle cité, appartienne aux Gothamites et non à la racaille actuelle. Combien de perte, le GCPD, devra t-il encore subir ? Je vous le demande, brave peuple de Gotham. Le crime organisé n'a pas sa place parmi nous. A nous de leur faire savoir. C'est pourquoi mesdames et messieurs, je vous invite à lever notre verre pour porter un toast aux exploits de nos policiers tout comme à notre bon vieux commissaire Loeb. Merci de votre attention. "

Le Maire leva son verre, suivit de l'assemblée, avant qu'une pluie d'applaudissement ne se fasse ressentir. Une fois tout ceci terminée, les gens commencèrent à parler entres-eux, tout en dégustant les mets qui leurs étaient proposés. Harvey alla vers le buffet et prit un petit canapé, qu'il savourait avec un certain plaisir. Il marchait à travers l'immense salle, serrant comme il se devait une bonne poignée de main, puis entama la conversation avec le commissaire Loeb en question.

" Bien le bonsoir Commissaire. "

" Ah monsieur Dent. Ravi de vous voir en cette charmante soirée. Comment allez vous ? "

" Ma foi, plutôt bien. Et vous comment allez ? Vous avez réussi à vous dégagez l'espace d'une ou deux heures, à ce que je vois ! "
Répondit Dent, sur le ton de l'humour.

Sa phrase fit mouche et amusa son interlocuteur. Ce dernier dévora son amuse-bouche et continua la conversation.

" En effet. Les temps sont durs en ce moment, mais que voulez-vous, il faut bien penser à la sûreté de nos concitoyens. A moi de vous posez une question Monsieur Dent. Comptez-vous, exécuter une nouvelle campagne pour le poste de Procureur Général ? "

" Euh ... "
s'empressa de répondre Harvey tout en se passant une main dans les cheveux - visiblement mal à l'aise face à la question. " Je ne pense pas. Bien des gens sont faits pour ce genre de poste. "

" Certes, mais pensez-y tout de même. Nous avons besoin d'homme qui ont votre charisme, et votre ténacité. Nous ne pouvons laisser ce poste à quelqu'un de facilement corruptible. Je pense que vous pouvez me comprendre sur ce point là. "

" Bien entendu. Je vous promets de prendre en considération vos arguments dans mes futurs choix, concernant ce poste. Merci en tout cas pour votre confiance. Cela fait plaisir, surtout dans une ville comme la notre. "


Un serveur passant par là, fut réquisitionnée et donna deux coupes de champagne aux hommes en pleine discussion. Le commissaire descendit son verre à une vitesse phénoménale avant de reprendre la parole.

" Vous croyez pas, si bien dire mon cher. La mafia est entrain de grignoter cette ville petit à petit. Les gens ont peurs et n'osent rien faire, craignant de subir des représailles. Rappelez-vous le double homicide contre la famille Wayne. "

" Je m'en souviens en effet. Mais si les gens ne sortent pas de leurs mutismes, cette ville court à sa perte ! "

" Essayez de leur faire comprendre ceci ... Les citations du Maire sont bien belles, mais très loin de la réalité hélas ! "


La discussion s'avérait être des plus intéressantes aux yeux de Harvey, faisant remonter ses ambitions professionnelles. La tentation de se représentait comme candidat au poste de Procureur était des plus denses, mais il devait prendre le temps de réfléchir. Il ne devait pas prendre cette décision à la légère, et il en avait bien conscience.




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Bats

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MessageSujet: Re: Two-Face : Year One.   Mer 8 Fév - 21:59

La foule, jusque-là calme et apathique après un discours classique du maire, se mit soudain à remuer. Les murmures s'amplifièrent, jusqu'à devenir des éclats de voix, et même des cris pour certains membres du sexe féminin qui étaient près de la porte. Tous les invités se tournèrent alors vers l'entrée, vers cette double porte qui était régulièrement traversée par des visiteurs de dernière minute, comme Harvey Dent quelques minutes auparavant. Cependant, si ceux-ci avaient été alors totalement anonymes et n'avaient déclenché aucun enthousiasme, ce n'était guère le cas pour le nouvel arrivant.

Au bout de quelques secondes, l'origine d'un tel affolement fit son apparition devant tout le monde : un jeune homme, entre 22 et 24 ans, souriait à tous ceux sur qui il posait son regard d'une grande beauté. Grand, fort, puissant, il avait réussi à enfermer sa musculature dans un costume trois pièces bleu marin et blanc. D'une grande classe, d'un prix exorbitant également, le vêtement mettait parfaitement en valeur ses atouts.
Cependant, si le jeune inconnu était physiquement impressionnant, son visage demeurait fermé et dur : aucun sourire, aucune expression joyeuse. Le paradoxe était troublant, tout comme sa volonté de ne pas épiloguer face à ses admirateurs. Il fendit la foule sans un mot, sans une salutation, se dirigeant directement vers des officiels qui semblaient plongés dans des problèmes administratifs et financiers.

D'un coup, l'attention retomba par l'absence d'un sujet d'intérêt et volontaire. La foule retourna aux murmures, aux coupes de champagne et aux petits-fours. Le maire salua rapidement le jeune inconnu, tandis que le commissaire Loeb, lui, se rapprochait étonnamment de Carmine Falcone, présent en retrait dans la salle. Assis, entouré de ses "amis" patibulaires et de son conseiller spécifique, le Romain semblait présider la soirée et observer chacun avec une expression neutre, qui cachait un grand sens de l'attention et du détail.

Quelques minutes plus tard, alors que Harvey avait dû subir la conversation d'une femme de notable, plus concernée par la cause animale en Mongolie que par l'état de Gotham City ; heureusement, elle avait été appelée par une amie pour lui présenter un ponte proche de Max Shreck, qui semblait prêt à investir dans sa nouvelle fondation.
Cependant, Dent sentit une présence à côté lui, avant même de poser les yeux dessus. Une voix grave, mais murmurée, vint alors à ses oreilles en se tournant.

"Monsieur Dent."

C'était le jeune inconnu qui avait provoqué tant d'attention, quelques instants plus tôt. Il offrait sa main droite tendue à Harvey, et esquissait même un petit sourire.

"Veuillez m'excuser de vous déranger, mais je tenais à vous rencontrer et à échanger quelques mots avec vous. Je me présente : Bruce Wayne. Je suis rentré il y a peu d'un long voyage, j'espérais que la ville m'avait oublié mais... je me suis trompé."

Bruce était rentré quelques jours plus tôt. Il était revenu avec la volonté de protéger, de sauver la ville après ses années d'entraînement et de luttes autour du monde. Cependant, absent depuis si longtemps, il avait besoin d'informations, de renseignements - de sources. Et d'alliés éventuels.
Après une rapide analyse des acteurs du domaine criminel et judiciaire, il avait décidé de laisser sa chance à Harvey Dent. A lui de prouver qu'il n'avait pas eu tort de se déplacer.

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MessageSujet: Re: Two-Face : Year One.   Jeu 9 Fév - 15:28

La conversation entre Loeb et Dent, fut des plus longues, et des plus intéressantes sur certains points. Le commissaire au premier abord semblait être une personne droite, juste mais dissimulait habilement bien son côté sombre et corruptible.

" Je dois hélas, vous abandonner Monsieur Dent. Je dois m'entretenir avec un autre convive. Passez une excellente soirée. " Conclu Loeb après plusieurs minutes de discussion.

" Pareillement " Répondit poliment Harvey.

Ce dernier regarda partir son convive en direction de Carmine Falcone dit " Le Romain ". Officiellement un homme d'affaire, trouvant richesse dans la vente de pâtes venu tout droit d'Italie. Officieusement, Parrain d'une des familles mafieuses qui sévissaient Gotham.

Tout en dégustant un énième amuse-bouche, Harvey put voir le commissaire embrasser le Parrain. Il y avait fort à parier que ces deux hommes là, s'entretenaient pour discuter de leurs prochaines magouilles, ou autres pots de vins. Personne ne semblait choquer par cette scène des plus étranges.

Cette ville était encore plus pourri qu'une pomme attaqué par une armée d'asticot. Et personne ne semblait vouloir arranger réellement la situation. C'était navrant.

La soirée continua, emmenant son lot de conversation plus où moins sérieuse et sur différents thèmes. Certaines étaient intéressantes et d'autres non.

Harvey faisait à présent face, à une femme de notable, pour qui la misère de Gotham semblait être le cadet de ses soucis. Elle entama un long récit sur la cause animale, au grand désarroi de son interlocuteur. Cette dernière préférait apparemment se soucier du monde extérieur que de sa propre ville. Alors qu'il perdait peu à peu patience, un miracle se produisit. Une autre richarde appela son amie, lui faisant signe de venir. Cette dernière laissa tomber Harvey et se dépêcha de rejoindre son amie.

L’Apollon laissa échapper un long soupir de soulagement. Soudainement, il sentit la présence d'une autre personne, juste derrière lui.

"Monsieur Dent." Dit une voix grave.

" Lui-même. " Répondit Harvey, tout en se retournant pour faire face à son interlocuteur.

"Veuillez m'excuser de vous déranger, mais je tenais à vous rencontrer et à échanger quelques mots avec vous. Je me présente : Bruce Wayne. Je suis rentré il y a peu d'un long voyage, j'espérais que la ville m'avait oublié mais... je me suis trompé."

" Aaaaah, Monsieur Wayne ! Enchanté de faire votre connaissance. "

Répondit poliment Dent tout en serrant la main de l'homme qu'on surnommait le Prince de Gotham.

" Vous ne me dérangez nullement bien au contraire, vous me sauvez la vie. " Dit-il, en affichant à son tour un léger sourire. " En effet, votre retour dans notre glorieuse cité, n'est pas passé inaperçu. J'ai l'impression que vous allez voler la vedette à notre Maire. "

Dit-il, sur le ton de la rigolade.

" Il est vrai que l'absence d'un homme tel que vous, fit bizarre à cette ville, au début. Elle est d'autant plus curieuse à présent, que vous êtes de retour. "

Harvey fit signe à un serveur de venir à sa rencontre, pour retirer deux flutes à champagnes du plateau d'argent et en offrit une au Play-boy milliardaire.

" Me permettez vous, de vous poser une question Monsieur Wayne ? Que pensez-vous de notre ville ? "

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Bats

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MessageSujet: Re: Two-Face : Year One.   Jeu 9 Fév - 21:40

"Je ne désire voler la vedette à personne, monsieur Dent. Mon voeu le plus cher est d'être un simple citoyen de Gotham City, avec la liberté de me déplacer où je le veux sans être agressé par des journalistes... sans compter les curieux qui veulent tout connaître de mes réactions à la mort de mes parents."

La voix de Bruce était calme, très douce, presque mélodieuse. Son regard demeurait fixé sur la silhouette athlétique de Harvey devant lui, mais son visage continuait de n'exprimer aucune émotion. Il avait apprécié le ton et les paroles de son interlocuteur, visiblement peu à l'aise dans une telle soirée et désireux d'aller à l'essentiel ; c'était un bon début.

"Hélas, je crains qu'il y ait des espoirs et des rêves qui ne sont pas compatibles avec la réalité - ou les magazines people."

Un petit sourire, un petit rire pour glisser la plaisanterie et les mettre le plus à l'aise. Légèrement décalés dans la salle, seuls, ils étaient évidemment observés par la majorité des personnes présentes mais le milliardaire faisait comme si de rien n'était.
Calme, il réfléchit quelques instants à la question du procureur. Celui-ci voulait clairement le tester et le connaître, ou au moins découvrir quelles étaient les pensées de l'homme qui faisait l'actualité dans Gotham City. Un test, visiblement, mais peut-être aussi une piste pour d'éventuelles autres relations. Lui qui cherchait un allié, ou au moins un informateur fiable, pouvait être intéressé si Dent avait réellement posé sa question avec une idée derrière la tête.

"La ville... Gotham City. Je ne la connais pas, monsieur Dent. J'ai passé les dix dernières années de ma vie à voyager entre écoles privées, universités, stations de ski, plages et loisirs. Je ne suis revenu que depuis trop peu, et je n'ai guère d'avis véritable. Je redécouvre à peine le Manoir, les Entreprises Wayne, des hommes qui sont censés m'avoir vu grandir alors qu'ils ne sont que des vagues souvenirs dans mon esprit. Je ne connais pas Gotham City, monsieur Dent. Je sais ce qu'en disent les journaux : crimes, pauvreté, chômage... corruption..."

Son regard s'était évidemment posé sur le commissaire Loeb en prononçant ce dernier mot. Immédiatement, Wayne se tourna vers Dent, autant pour voir sa réaction que pour feindre un geste malencontreux, maladroit et incontrôlé - ce qui n'était bien sûr pas le cas.

"Cependant... je pense que rien n'est éternel, et que rien n'est bloqué à jamais. Tout peut changer - tous peuvent changer."

Il fit un léger sourire au procureur, attendant maintenant sa réaction, épiant chacun de ses gestes et chacune de ses paroles pour les analyser.

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MessageSujet: Re: Two-Face : Year One.   Ven 10 Fév - 18:59

Silencieux, le play-boy milliardaire, semblait réfléchir aux derniers propos de L'Apollon.

"La ville... Gotham City. Je ne la connais pas, monsieur Dent. J'ai passé les dix dernières années de ma vie à voyager entre écoles privées, universités, stations de ski, plages et loisirs. Je ne suis revenu que depuis trop peu, et je n'ai guère d'avis véritable. Je redécouvre à peine le Manoir, les Entreprises Wayne, des hommes qui sont censés m'avoir vu grandir alors qu'ils ne sont que des vagues souvenirs dans mon esprit. Je ne connais pas Gotham City, monsieur Dent. Je sais ce qu'en disent les journaux : crimes, pauvreté, chômage... corruption..."

Conclut-il, en jetant un regard à l'encontre du Commissaire Loeb, toujours en pleine conversation avec Le Romain. La réaction de Wayne fit sourire Harvey.

"Cependant... je pense que rien n'est éternel, et que rien n'est bloqué à jamais. Tout peut changer - tous peuvent changer."

Dent bougea la tête, en signe de confirmation via les derniers mots de son interlocuteur.

" Voici une analyse des plus intéressantes, de la situation monsieur Wayne. Des mots qui sonnent justes, et qui s'avère être vrai. Notre glorieuse cité a perdu de sa superbe au fil des années laissant ainsi place au crime organisé qui à visiblement bien plus de pouvoir que notre bon vieux maire par les temps qui courent. Et encore nous ne parlerons pas de la corruption qui sévit de partout comme vous l'avez si bien dit. Gotham court à sa perte et bien des gens ont l'air de s'en moquer éperdument. "

Harvey marqua un temps d'arrêt, observant Bruce Wayne, qui semblait être intéressé par ses propos. Il était ravi au plus profond de lui, que quelqu'un comprenne son désarroi face à la situation actuelle.

" Mais vous avez raison sur un point monsieur Wayne. Les choses ne sont pas éternelles, tout peut changer. "

Cette fois-ci, ce fut Harvey qui posa son regard sur le Commissaire Loeb. Il avait toujours autant de mal à digérer le fait, que cet homme soit toujours au même poste, malgré les maintes enquêtes faites sur sa personne.

" Il est grand temps que les choses changent, si vous voulez mon avis et le plus vite sera le mieux. Nous ne pouvons plus laisser nos concitoyens vivre dans la misère. Ils ont également le droit, à avoir une dignité. Qui sommes nous pour juger nos semblables ? Je vous le demande bien ! "

Ses mots pouvaient paraitre durs mais ils étaient sincères. Cela le rendait malade de savoir que des gens vivaient encore dans la rue, à notre époque. Cela lui faisait mal au cœur de savoir que des gamins dormaient dans des taudis, le ventre criant famine. Ne voulant pas faire fuir Bruce Wayne, Harvey enchaina sur un autre sujet, bien plus calme.

" Sinon monsieur Wayne, comptez-vous rester définitivement en ville ? "

Il fixa son interlocuteur, tout en affichant son plus beau sourire.
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MessageSujet: Re: Two-Face : Year One.   Sam 11 Fév - 19:00

Cela faisait seulement deux semaines que son stage avait commencé, et déjà Rachel se retrouvait propulsée dans un dîner mondain. Son stage au palais se passait plutôt bien, discrète et efficace, s'attirant la sympathie bienveillante des employé et des juristes, malgré sa discrétion. Elle était sortie major de sa promotion, ce qui lui avait permis d'anticiper son entrée à l'université par une première expérience professionnelle. Elle se revoyait les mains tremblantes en train de bégayer des remerciements aux félicitations du doyen.

Et si elle aimait être au bureau, se sentir utile et active, elle détestait être ici, au milieu de tout le gratin mondain. Elle ne connaissait personne, ne savait pas quoi dire ni comment se comporter. Elle restait près de son tuteur, l'air un peu gauche. Déjà il lui avait fallu trouver une tenue, et elle avait opté pour une robe noire toute simple, des ballerines plates. Ses longs cheveux bouclés étaient attachés en une lourde natte d'où s'échappaient quelques mèches rebelles. Ses lunettes retombaient de temps en temps et elle était obligée de les remonter sur son nez. Les graines de la belle jeune femme qu'elle allait devenir, mais réduits pour l'instant à l'état d'ébauche, de potentiel.

Ce fut à ce moment que sa tutrice, l'assistante du procureur, Mrs. Wellington, lui fit signe de la suivre pour une nouvelle tournée de serrage de mains. Elle regardait à peine les visages et peinait à mémoriser tous les noms qui défilaient. Elle se pencha vers elle en lui murmurant

"Allez, viens saluer M.Dent, après tu pourras rentrer chez toi d'accord?

Elles chaloupèrent entre les couples et les groupes de personnages, les serveurs aux plateaux pleins de petits fours et de flutes de champagne, et au détour d'un groupe,elle les vit. Un bel homme blond, à peine plus vieux qu'elle, et LUI. Elle ne savait même pas qu'il était de retour à Gotham. Elle sentit son coeur s'arrêter, et ses jambes se mettre à devenir molles comme du coton. ELle s'arrêta une seconde, attrapa une flute de champagne sur un plateau, et la vida d'un trait. Elle la reposa maladroitement et suivit sa tutrice vers les deux plus beaux hommes de la soirée.

Elle interrompit leur discussion, et se tourna vers Rachel pour lui faire signe de s'approcher.

Monsieur Dent, monsieur Wayne, j'aimerai vous présenter Miss Rachel Dawes, actuellement en stage chez nous. Elle nous a été chaudement recommandée par le doyen Jenkins, qui a occupé le poste que vous briguez, monsieur Dent, avant d'intégrer l'université. Vous serez certainement amené à travailler avec elle.

Elle tourna la tête et sembla saluer quelqu'un rapidement. Puis elle reporta son regard sur sa jeune protégée.

Messieurs, veuillez m'excuser un instant. Je la laisse à vos bons soins.

Elle s'éloigna rapidement pour aller discuter avec un vieux monsieur en costume. Il allait falloir qu'elle parle, qu'elle tente de dire quelque chose d'intéressant, de drôle... quelque chose qui pourrait prouver à Bruce qu'elle avait grandi, et qu'elle était celle qu'il lui fallait. Tellement d'années qu'elle ne l'avait pas vu, et qu'il était beau comme jamais.. Grand, athlétique, l'air détendu et tellement beau. Jamais il ne lui accorderait si ce n'est l'ombre d'un regard. Elle inspira profondément et murmura un léger.

Bonsoir monsieur Dent... Bruce, ça fait longtemps...

Elle jeta un regard inquiet à sa tutrice, espérant qu'elle reviendrait bientôt la sauver. Si elle avait su, elle ne se serait pas habillée de la sorte, elle aurait mis une robe plus féminine, des talons... Heureusement qu'elle avait mis du rouge à lèvres, sinon elle n'aurait vraiment ressemblé à rien.
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Bats

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MessageSujet: Re: Two-Face : Year One.   Dim 12 Fév - 21:53

Bruce s'était livré en avançant un discours clair mais pas aussi direct que ses pensées, et s'était attendu à une réaction de son interlocuteur ; il ne fut pas déçu. Harvey Dent semblait avoir des idées bien arrêtées sur l'état général de la ville, et les solutions qu'il faudrait lui appliquer. C'était assez choquant vu l'état d'esprit actuel des élites, c'était courageux mais c'était agréable. Il se permit un petit sourire pour débuter sa réponse.

"J'ai voyagé pour me former et mûrir, monsieur Dent. Après la disparition de mes parents, je ne pouvais plus accepter de vivre dans la ville qui me les avait enlevés... j'ai exprimé le désir de m'éloigner, pour me construire loin de cette perte et surtout loin de la pression de la société. Même si je n'ai guère de souvenir très précis de cette période, mon majordome m'a affirmé que beaucoup de pseudos amis ou connaissances de ma famille voulait s'afficher avec moi ou tenter d'obtenir mes faveurs - et je ne voulais pas grandir dans une telle ambiance."

Ce n'était pas entièrement vrai : son départ avait surtout été motivé par sa volonté de se former à la mission qui était la sienne depuis la Nuit. Le choc avait été trop dur, la perte trop terrible et le sort trop injuste pour qu'il l'accepte. Simple enfant, il avait formulé un serment qu'Alfred avait considéré alors comme une chimère - mais qui ne l'avait jamais été. Avec les années, sa volonté s'était renforcée, était devenue aussi solide que l'acier et il avait parcouru le monde autant pour fuir la ville que pour s'entraîner et forger son corps et son esprit pour la mise en pratique de sa vocation.
Le crime ne pouvait continuer à faire autant de mal dans Gotham City : quelqu'un devait l'arrêter, quelqu'un devait se lever pour mettre un terme à cette horreur. Et ce serait lui.

"Je vais rester, monsieur Dent. J'ai trouvé ailleurs ce dont j'ai besoin pour vivre ici, et je ne veux plus échapper à mes responsabilités. Je suis milliardaire, mais surtout l'héritier de Martha et Thomas Wayne - ils comptent sur moi pour devenir un homme capable de suivre leurs voies et leurs volontés. Je vais rester et essayer de faire la différence - mais pas tout le temps. A quoi servent l'argent et la popularité s'ils ne vous permettent pas de vous amuser avec des mannequins et d'accéder aux plaisirs de cette Terre ? Mon tour du monde m'a permis de m'amuser, et j'ai bien l'intention de profiter encore ici."

Wayne fit un sourire de complaisance à Dent : il n'était pas encore à l'aise avec son aspect playboy. Il l'avait construit avec Alfred lors de ses voyages, mais il allait maintenant devoir l'assumer à chaque instant, tout en menant son "autre vie". Il voulait encore rajouter quelques éléments pour fausser les cartes à son sujet, mais une... surprise l'empêcha de suivre son plan.

"Miss Rachel Dawes... ?"

Ses yeux se posèrent alors sur la frêle silhouette devant lui, une jeune femme timide, élégante mais sans plus. Encore très sérieuse, très étudiante, mais... jolie. Et connue, bien évidemment.

"Rachel."

Sa voix était plus douce qu'avant. Ses yeux avaient perdu leur contrôle et étaient troublés. C'était bien elle, la petite-fille qu'il avait connu étant jeune et qu'il n'avait pas vu depuis la mort de ses parents - et elle avait grandi.
Il ne s'était jamais attendu à la voir ici, même s'il avait suivi son parcours de loin. C'était dérangeant, il n'avait pas anticipé cette rencontre et se sentait perdu - et il détestait cela.

"Je suis surpris de te découvrir ici, mais j'en suis aussi heureux. Tu as... grandi."

Bruce esquissa un sourire : il ne pouvait rien lui offrir de plus pour l'instant.

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MessageSujet: Re: Two-Face : Year One.   Lun 13 Fév - 16:17

Bruce Wayne se permit un léger sourire, et répondit.

"J'ai voyagé pour me former et mûrir, monsieur Dent. Après la disparition de mes parents, je ne pouvais plus accepter de vivre dans la ville qui me les avait enlevés... j'ai exprimé le désir de m'éloigner, pour me construire loin de cette perte et surtout loin de la pression de la société. Même si je n'ai guère de souvenir très précis de cette période, mon majordome m'a affirmé que beaucoup de pseudos amis ou connaissances de ma famille voulait s'afficher avec moi ou tenter d'obtenir mes faveurs - et je ne voulais pas grandir dans une telle ambiance."

Harvey écouta avec attention le discours de son interlocuteur. Ce dernier avait du avoir une enfance des plus difficiles, et bons nombres de gens avaient tentés de tirer des bénéfices de son malheur. Les gens n'avaient-ils donc aucun scrupule ?

"Je vais rester, monsieur Dent. J'ai trouvé ailleurs ce dont j'ai besoin pour vivre ici, et je ne veux plus échapper à mes responsabilités. Je suis milliardaire, mais surtout l'héritier de Martha et Thomas Wayne - ils comptent sur moi pour devenir un homme capable de suivre leurs voies et leurs volontés. Je vais rester et essayer de faire la différence - mais pas tout le temps. A quoi servent l'argent et la popularité s'ils ne vous permettent pas de vous amuser avec des mannequins et d'accéder aux plaisirs de cette Terre ? Mon tour du monde m'a permis de m'amuser, et j'ai bien l'intention de profiter encore ici."

Harvey fut quelque peu étonné, par les derniers propos du Prince de Gotham. Ce dernier semblait être moins philanthrope que ses regrettés parents. Peu-être du à son jeune âge, tout simplement.

Les deux hommes furent coupés dans leur discussion, par l'arrivée de Madame Wellington, suivi de près, par une ravissante jeune demoiselle, encore inconnu de Harvey. Cette dernière était agréable à regarder, et devait faire tourner la tête, à bons nombres de personnes présentes dans la salle.

Monsieur Dent, monsieur Wayne, j'aimerai vous présenter Miss Rachel Dawes, actuellement en stage chez nous. Elle nous a été chaudement recommandée par le doyen Jenkins, qui a occupé le poste que vous briguez, monsieur Dent, avant d'intégrer l'université. Vous serez certainement amené à travailler avec elle.

" Ravi de vous revoir Miss Wellington. Comment allez-vous ? Mademoiselle Dawes, enchanté de faire votre connaissance. "

"Miss Rachel Dawes... ?" Demanda Wayne sur un ton, visiblement surpris, ce qui eut pour effet d'attiser la curiosité de L'Apollon.

Messieurs, veuillez m'excuser un instant. Je la laisse à vos bons soins. s'empressa de répondre Miss Wellington, avant de partir rejoindre un autre convive qui l'attendait non loin de là.

La jeune stagiaire semblait être, aussi mal à l'aise que Wayne et Dent. Elle réussit cependant à prendre son courage à deux mains, et entama la conversation.

Bonsoir monsieur Dent... Bruce, ça fait longtemps...

"Je suis surpris de te découvrir ici, mais j'en suis aussi heureux. Tu as... grandi."

Harvey fut agréablement surpris de voir, que ces deux jeunes gens, se connaissaient. Il assista aux retrouvailles, avec un léger sourire au coin des lèvres. C'était touchant, et plaisant à voir.

" Je vois, que vous vous connaissez déjà ! " Dit-il sur un ton jovial avant de reprendre de plus belle. " Veuillez cependant m'excuser, je dois me retirer l'espace de quelques instants. Je ne serai pas long. "

Sans rien dire de plus, l'homme de loi, partit en direction des toilettes, saluant aux passages certains convives, prenant ainsi de leurs nouvelles. Il avait horreur de ce genre de soirée mais cette dernière s'avérait être des plus sympathiques. Les minutes passèrent et il fit le chemin à sens inverse pour rejoindre ses interlocuteurs.

" Me revoilà. Ai-je loupé quelque chose d'intéressant ? "

Dit-il tout en tendant des nouvelles coupes de champagnes.



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[ Désolé pour la longueur du post, mais je préfère vous laissez à vos retrouvailles, d'où mon départ par la case W.C. Faites vous plaisir et si il le faut, je rééditerai mon post. ]
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MessageSujet: Re: Two-Face : Year One.   Mar 14 Fév - 15:45

Elle sentit une boule dans son ventre à peine eût-elle entendu le son de sa voix. Tout ce qu'elle avait essayé d'effacer, de faire taire depuis des années lui revenait en pleine face avec la vitesse et la puissance d'un boomerang. Et elle détestait ça. Se sentir si faible, si vulnérable, ne pas être capable de lutter contre ce qu'elle ressentait, lutter pour ne pas rester engluée dans le passé, elle qui aimait avoir le contrôle de tout ce qui se passait dans sa vie.
Elle se souvint de la dernière fois où leurs chemins s'étaient croisés, le jour du procès des parents de Bruce. Elle avait vu son regard blessé, et son mutisme qui cachait une rage contenue. Il semblait tellement différent à présent, là, vêtu d'un costume sur mesure hors de prix, à l'aise comme un poisson dans l'eau. Après tout, c'était pour ça qu'il avait été programmé et élevé, en dernier rejeton d'une longue lignée d'industriels richissimes, et il portait haut les couleurs de l'écurie Wayne. Elle se força à tourner la tête pour voir où en était sa tutrice, histoire de ne pas rester en admiration béate devant lui. Rien qu'un maigre sourire la fit chavirer, comme un mendiant qui se contente des maigres restes qu'on veut bien lui accorder.Il était heureux de la voir... heureux! L'espace d'une seconde elle eut l'impression que ses pieds ne touchaient pas le sol. Elle s'était imaginée la scène une bonne dizaine de fois, lorsqu'il la découvrirait en tant que jeune femme, et qu'il comprendrait ce devant quoi il était passé des années sans s'en apercevoir. Un rêve de toute petite fille, Cendrillon qui devient princesse, un conte de fées à la Sabrina.

Mais les mots qu'il prononça la ramenèrent à la réalité mieux qu'une gifle violente. Elle avait "grandi". Elle se mordit les lèvres pour cacher sa déception... ses rêves et ses espoirs venaient de se briser comme un verre en cristal qui explose sur le sol en une myriade de morceaux étincelants mais coupants. Toutes ses illusions de petite fille venaient de disparaître lorsqu'elle comprit qu'il ne la voyait pas comme elle l'aurait souhaité, ne voyant en elle qu'une rencontre sympathique, souvenir d'un bon vieux temps où il n'y avait ni peine ni souffrance. D'un temps où ses parents étaient encore vivants et où ils jouaient tous les deux une fois qu'il rentrait de son école privée hors de prix. Comme remanger le gateau que faisait sa grand mère, on se rasseoir dans son vieux fauteuil préféré. Une association d'idée agréable, rien de plus. "Tu as grandi" ... il venait clairement de lui signifier qu'il ne la voyait pas comme une femme, à la rigueur comme une étudiante, mais pas comme quelqu'un avec qui il pourrait se passer quelque chose... Et ça faisait mal. Espérer tant d'années pour tomber de si haut. Elle aurait voulu partir, disparaître sous sa couette et chialer un bon coup, mais elle ne pouvait pas, elle était bloquée ici, et prétexter un mal quelconque serait suspect. Maintenant qu'elle était là, autant qu'elle en profite. Elle inspira profondément, détendit ses doigts sur sa flute de champagne et se tourna vers le deuxième convive, auquel elle accorda un sourire un peu plus chaleureux.

Je suis ravie monsieur Dent! J'ai beaucoup entendu parler de vous, et j'ai été très impressionnée par votre travail sur l'affaire Worthington contre AxisLab.

Ils discutèrent quelques instants avant qu'Harvey ne s'excuse et disparaisse dans la foule. Elle se retrouva seule face à Bruce, et entama la discussion. Maintenant qu'elle n'avait plus rien à perdre...Elle sourit légèrement en buvant une nouvelle gorgée de champagne, et lança, un peu narquoise.

Je ne pensais pas que ce serait l'adjectif que tu utiliserai, enfin... Les années loin de Gotham ont l'air de t'avoir réussi... plutôt bien même. Alors tu comptes reprendre les rênes de Wayne Entreprises?

Harvey reparut quelques instants plus tard, et lorsqu'il lui demanda ce qu'il avait raté, elle lui répondit sans mentir.

Bruce et moi avons simplement parlé du bon vieux temps...

Maintenant, peut-être que ce bon vieux temps était définitivement terminé, et qu'il était temps d'aller de l'avant et d'arrêter de vivre dans le passé.
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Bats

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MessageSujet: Re: Two-Face : Year One.   Mer 15 Fév - 18:49

"Les Entreprises Wayne sont toujours demeurés en ma possession, Rachel."

Sa voix était douce, calme. Alors que Harvey Dent les avait quitté pour quelques secondes, le regard de Bruce demeurait fixé sur la frêle jeune femme devant lui - sans expression. Intérieurement, il était troublé de la découvrir ici, même s'il aurait dû se douter qu'une étudiante aussi brillante qu'elle serait indubitablement menée à le croiser dans une telle soirée ; cependant, il refusait de montrer extérieurement ses émotions, une règle apprise durant ses voyages et qu'il tenait désormais comme principe cardinal. Même si cela lui coûtait à ce moment-là.

"Si j'ai délaissé Gotham City pendant plusieurs années, je suis resté le propriétaire de la firme familiale, que je vais maintenant mener dans les faits. Avec l'aide de certains anciens conseillers, je vais pouvoir faire des Entreprises Wayne le conglomérat qu'il faut à la ville et à ses habitants. Mes voyages m'ont permis de comprendre combien l'argent pouvait changer le monde et les hommes, mais surtout ce qu'il pouvait faire pour aider."

Wayne brûlait de lui révéler ses véritables idées, ses véritables motivations mais il s'y refusait. En apprenant auprès des plus grands maîtres, il avait compris combien la discrétion et la réputation étaient importantes pour survivre et conserver l'honneur de sa famille. Pour terrifier les criminels, il devrait forger une identité, une légende que ses ennemis ne pourraient appréhender, ne pourraient identifier ; il devait donner le change dans son rôle de Bruce, en faisant semblant d'être ce qu'il méprisait, pour que jamais ses adversaires ne le soupçonnent.
Pour vaincre, il devait adopter l'attitude de Don Diego de la Vega et se trouver son propre Zorro. Il devenait devenir un mythe, une créature et couper tout lien avec elle - et cela impliquerait de lourds sacrifices, hélas.

"Enfin, je n'ai pas appris que ça, bien sûr... mes voyages m'ont aussi permis de mieux connaître les princesses européennes et les backstages des défilés de mode. Et toi alors ? Que deviens-tu ?"

Un grand sourire arrogant et supérieur pour accompagner la provocation et la blessure qu'il infligeait malheureusement à Rachel. Il n'appréciait guère d'agir ainsi, mais elle qui avait passé tant d'années à ses côtés devait être une des premières à ne pas se douter de son lien avec sa future nouvelle identité. Pour vaincre, il devait renaître et tout perdre... ce serait dur mais indispensable. Ses parents méritaient un tel sacrifice.

Cependant, Bruce fut tiré de ses réflexions par l'ouverture brutale d'une porte, au fond du couloir qu'il avait emprunté quelques instants plus tôt. Fronçant les yeux, il vit rapidement apparaître deux hommes munis d'armes à feu, hurlant à tous de se coucher, de se taire et de livrer leurs possessions. De tels vols étaient réguliers à Gotham City, même dans des lieux aussi huppés, et généralement les locaux se laissaient faire, blasés et fatigués.
Wayne savait qu'il pouvait les stopper en quelques secondes et mettre fin à cette mascarade. Ils étaient lourds, gras, lents et tenaient très mal leurs armes : son entraînement était amplement suffisant pour s'en débarrasser. Néanmoins... sa mission requérait des sacrifices. Sa vie. Rachel. Et son honneur.

Sans rien dire, il se précipita au sol et plaça les mains derrière son crâne, feignant des tremblements et une angoisse impressionnants. Bruce Wayne passerait bientôt pour un playboy d'opérette et lâche, et quelqu'un d'autre commencerait alors à rendre leur monnaie à ceux qui osaient terroriser Gotham City - mais pas ce soir, malheureusement.

(HJ/ A titre indicatif, Bruce vient de rentrer et n'est pas encore Batman : il n'a pas encore fait sa visite dans l'East End, n'a pas été blessé et n'a pas découvert la chauve-souris qui lui donnera l'idée du symbole. Wink /HJ)

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MessageSujet: Re: Two-Face : Year One.   Jeu 16 Fév - 0:59

Bruce et moi avons simplement parlé du bon vieux temps...

" Pas si vieux que cela ! " S'empressa de répondre L’Apollon sur un ton des plus charmeurs.

Il affichait à présent son plus beau sourire, et contemplait sans aucune lassitude la ravissante femme qui lui faisait face. Elle était d'une beauté inouïe, et avait une excellente conversation. Deux atouts qui faisait mouche aux yeux de Harvey. Sa robe noire, lui allait à ravie, et son léger maquillage faisait son petit effet.

Alors que Dent était dans ses pensées, une porte s'ouvrit brusquement, faisant redescendre notre homme sur terre. Ce dernier tourna la tête en direction du bruit et eut la malheureuse surprise de voir deux hommes cagoulés surgir dans la salle. Armes aux poings, ils hurlèrent de toutes leurs forces faisant, comprendre aux " richards " -comme ils disaient- , qu'ils étaient venus alléger leurs porte-feuilles. Le Golden Boy tourna une énième fois la tête en direction de Rachel Dawes et Bruce Wayne. Il fut surpris de voir que le milliardaire était au sol, tremblant comme une feuille morte.

Un des deux braqueurs arriva, au niveau de notre trio.

" Allez messieurs, à votre bon cœur ! Whahahaha ... Elle est bien bonne celle là !!! "

Harvey contempla le malfrat, tout en serrant ses poings. Sans était trop pour lui !

" Je vous prierai de bien vouloir partir messieurs, avant de subir des représailles. "

Le voleur, d'abord surpris par la réaction de son interlocuteur, éclata de rire.

" Hey Earl ! On a un comique ici ! "

Sans rien dire de plus, le malfaiteur donna un coup de crosse sévère sur la tempe de Dent, qui tomba lourdement au sol, non loin de Wayne.

" Tu vas fermer ta putain de gueule le héros ! " Dit son agresseur, tout en pointant son arme sur l'adjoint du procureur.

" Arrête tes conneries Randy ! Vide les poches à ce tocard et on se casse !!! "

Du sang ruisselait le long du visage de Harvey. Sa tête lui paraissait lourde ... tellement lourde !

La ville avait-elle donc atteint son point de non-retour ? Allait-elle sombrer dans la violence la plus totale ? Harvey craignait le pire pour Gotham. Elle sombrait un petit peu plus, chaque jour. Sans Capitaine à la barre du navire, le naufrage n'allait pas tarder. Les temps étaient durs mais L'Apollon refusait de baisser les bras.

Jamais, il n'aurait penser subir une telle situation ce soir .... Oh non, jamais !



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[ HRP : Tu as oublié de dire que tu vas frapper Sélina Kyle aussi Batou Razz ! ]
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MessageSujet: Re: Two-Face : Year One.   Jeu 16 Fév - 12:59

Elle ne put cacher sa déception suite aux propos de Bruce. Au final il était.... comme tous les autres! Pourtant elle avait senti depuis qu'ils étaient amis, qu'il était si... différent? Et là, il ne valait pas mieux que les autres, au final. Un gosse de riche qui allait mener grand train sans rien faire de sa vie à part cumuler les conquêtes, s'acheter des jouets hors de prix et apposer sa royale signature au bas de contrats dont il ne comprendrait sans doute pas le moindre mot... Mais autre chose en elle lui mit la puce à l'oreille... ses années de voyage n'auraient pas pu le changer à ce point, le transformer... Comme si il disait exactement ce qu'on attendait qu'il dise, qu'il se comporte exactement comme tout Gotham souhaiterait qu'il le fasse...

Elle fut interrompue dans ses réflexions lorsqu'elle se rendit compte que le séduisant nouvel invité ne la quittait pas des yeux. Elle baissa les yeux, ses pomettes s'empourprèrent de confusion. Toute à ses études et ses occupations, elle n'avait pas l'habitude de tels égards, ou tout du moins d'être l'objet de convoitise. Elle but précipitemment une gorgée de champagne, et manqua de lâcher sa flûte lorsque des cris commencèrent à résonner dans la salle de réception. Un braquage. Ces idiots avaient vu juste, se trouvaient dans la salle tout le gratin de Gotham, et ses plus grosses fortunes.
Elle regarda les deux guignols s'approcher, sous les cris apeurés de la foule. A sa grande surprise, elle vit Wayne se jeter au sol. Elle ne posa qu'une seconde son regard sur lui, ses dernières hésitations s'envolant au profit d'une déception tenace. Il était vraiment comme ça... Elle vit Harvey tenter de s'interposer, mais ne recueillir qu'un violent de coup de crosse pour tout laurier. Elle s'accroupit auprès de lui, et commença à tamponner la blessure avec une serviette en tissu. C'est alors qu'un des deux lascars s'approcha d'elle.

Donne tout ce que t'as!

Elle sursauta, et sentit son coeur s'emballer, mais elle tint bon. Elle se redressa, leva les yeux vers lui, et dit avec calme, étant toujours la tête à claques qu'elle avait toujours été.

- C'est que du toc.
-Oh, ta bague là, ça à l'air du vrai, hein Earl!
-Oh oui! Allez balance!

Elle ôta sa bague en tremblant, puis d'un geste rapide la glissa dans sa bouche, et avala une gorgée de champagne pour faire passer le tout en grimaçant.

Vous la voulez? Venez la chercher!

Elle les contempla alors avec un air de triomphe, les mains posées sur les hanches et le menton fièrement relevé.

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Bats

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MessageSujet: Re: Two-Face : Year One.   Ven 17 Fév - 10:47

Bruce continuait à trembler sur le sol en tentant de contrôler sa colère et ses pulsions. Que Harvey soit blessé était une chose, mais que Rachel soit menacée... il n'arrivait pas à l'accepter. Alors qu'il avait réagi de façon molle à sa présence, il se rendait maintenant compte qu'il se sentait toujours proche d'elle. La violence qui risquait de s'abattre sur elle, mais surtout les compliments de Dent et sa façon de les apprécier ne lui plaisaient absolument pas - et il ne comprenait guère pourquoi.
La jeune femme était essentiellement une amie, un souvenir d'enfance. Le procureur était un homme d'apparence sympathique et courageux : elle ne pourrait rêver meilleur parti dans la ville. Pourtant, paradoxalement, alors qu'il ne l'avait plus vu depuis des années, il sentait qu'il ne voulait pas que leur relation s'accentue ; c'était très troublant.

Cependant, il fut sortie de ses réflexions par la réaction de Randy, le plus violent des deux braqueurs. En fixant Rachel, volontairement provocatrice, il se laissa déborder par sa colère et la gifla d'une façon terrible. Le choc fut impressionnant, le bruit terrifiant et la jeune femme se retrouva immédiatement au sol, la joue déjà rougie, la lèvre fendue et du sang coulant de sa bouche.
Randy avait donné toute sa rage dans ce coup, porté avec sa main recouverte d'une chevalière. En voyant l'état de sa victime, il se laissa aller à un petit rire en menaçant à nouveau les personnes présentes avec son arme.

"Encore des héros ? Y a pas de héros à Gotham, bande de blaireaux. Maintenant filez-nous tout sinon vous aurez tous le même traitement, bande de sales richards de merde ! Pis toi, t'as vraiment mérité une sale leçon..."

Alors que Earl passait près des invités qui n'avaient pas encore été dépouillés, Randy s'approcha de Rachel, un sourire lubrique sur le visage. Avec sa main libre, il s'empara de sa robe pour l'attirer vers lui et pour déchirer le tissu - nul besoin de signifier plus en avant ses désirs à ce moment précis.
Cependant, Randy se retrouva soudainement sur le sol, victime d'un mouvement apparemment brusque et nerveux de... Bruce Wayne. Celui-ci, allongé depuis le début, sembla subir une crampe et dut se dégager par de grands gestes, et sa jambe en vint alors à faire trébucher le malfrat. Surpris, Randy lâcha son arme qui vint glisser loin de lui pour se stopper à quelques centimètres de... Harvey Dent.

Earl allait se rendre compte de l'événement dans quelques instants, et Bruce Wayne semblait terrifié par ce qu'il venait de se passer, murmurant des "mon dieu" à chaque seconde. S'il fallait que quelqu'un fasse quelque chose, il ou elle devrait se dépêcher !

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MessageSujet: Re: Two-Face : Year One.   Ven 17 Fév - 22:00

Randy observait avec un certain intérêt son arme, qui enchainait une valse des plus disgracieuses, le long du sol. Cette dernière stoppa sa folle course non loin de l'Apollon, dans un bruit sourd. Sans chercher à comprendre le pourquoi-du-comment, Harvey se rua sur l'arme et mit en joue son adversaire, qui arrêta net son ascension pour récupérer son bien.

Earl quant-à lui, tourna légèrement la tête et eut la mauvaise surprise de voir son frère en grande difficulté suite au boucan orchestré, quelques instants plus tôt. La colère grondait au fond de ses entrailles, mais malgré tout, il préféra prendre la fuite, s'échappant avec le butin, mais s'était mal connaitre l'homme qui lui faisait face.

Une détonation se fit ressentir, juste une seule ... suivi dans la foulée de cri de douleur. Dent venait de faire " feu "; logeant la balle dans le genou du pauvre malheureux. Ce dernier, se tordait de douleur, criant sans aucun répit des noms d'oiseaux. Le triste braquage venait de prendre fin, grâce à l'intervention audacieuse de l'homme de loi sous les yeux médusés de la foule.


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Quelques minutes plus tard.

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La police de Gotham, venait d'intervenir suite à l'appel d'un des convives de la soirée. Les deux braqueurs furent vite retirés de la salle et le lieutenant O'Hara présenta ses plus plates excuses aux hautes autorités, témoins de cette attaque. Profitant du retour à la normale, Harvey se rua sur Rachel, pour prendre de ses nouvelles.

" Vous allez bien, Miss Dawes ? "

Le sang continuait à perler le long du visage, du Golden Boy qui résistait tant bien que mal, à la douleur qui était des plus denses. Sa vue se troublait lentement et sa tête lui paraissait tellement lourde ... tellement lourde !

Harvey regardait d'un air évasif, ses concitoyens qui semblaient être apeurés par tant de violence. Voyez t-il enfin, les réelles difficultés qu'éprouvaient cette ville ? Dans d'autres circonstances, cette situation aurait pu amuser Dent, mais pas ce soir ... pas maintenant !


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[ HRP : Désolé, mais jamais vraiment inspiré pour décrire des attaques, mais en espérant que cela vous plaise tout de même Razz ]
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MessageSujet: Re: Two-Face : Year One.   Dim 19 Fév - 17:26

Rachel avait toujours été d'un caractère fonceur et déterminé, un peu tête brûlée, mais toujours caché derrière son masque de timidité et de réserve. Sauf que là elle venait de comprendre que son petit coup d'éclat était allé trop loin. En l'espace d'une seconde elle sentit la violence du coup, qui la fit basculer en arrière, et la dureté du sol lorsque son corps heurta le carrelage. Elle mit quelques instants à comprendre ce qui venait de lui arriver, sonnée par la violence du choc. Puis sa vision se stabilisa et elle sentit quelque chose d'épais et de visqueux sur son menton. Du sang. La vache, il y était allé fort! Bon,elle ne l'avait pas volé.

Sauf que les choses tournèrent au vinaigre quand les malfrats commencèrent à avoir d'autres plans pour elle. Sa gorge devint sèche et elle se mit à se débattre, tentant de repousser tout contact avec ce sale type. Elle luttait, et jetait des regards désespérés autour d'elle, mais tout le monde restait immobile, comme terrifié, la contemplant d'un air grave mais sans lever le petit doigt. Quels bande de lâches! Le contact des mains de son agresseur lui donnait la nausée. Pas ça, pas maintenant! Pas sa première fois! Heureusement il eut à peine le temps de l'attirer contre lui que d'un coup elle se sentit libre, pouvait respirer normalement. Elle entendit un choc et releva la tête. Bruce, à côté d'elle, était toujours en train de jouer son play boy poule mouillée. Puis elle entendit un coup de feu, accompagné d'un gémissement de douleur. Elle découvrit alors Harvey, l'arme fumante en main.

Wow. Un vrai chevalier des temps modernes. Une seconde plus tard, son chevalier s'agenouilla auprès d'elle et s'inquiéta de son état. Tout était fini, enfin... Sa respiration se fit de plus en plus rapide et hachée, et des larmes se mirent à rouler le long de ses joues, et ses épaules être secouées de sanglots. Elle alla se blottir contre Harvey,qui lui offrir une étreinte protectrice et bienfaisante après ces quelques minutes de cauchemar.

M...merci monsieur Dent...
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Bats

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MessageSujet: Re: Two-Face : Year One.   Mar 28 Fév - 10:34

(HJ/ Très beaux posts, j'apprécie. Wink /HJ)

Bruce accueillit avec surprise mais plaisir la réaction de Harvey face à la menace des deux criminels et surtout de celui qui s'approchait dangereusement de Rachel. Si le nouvel homme de loi de Gotham City n'avait pas agi, il aurait lui-même grillé sa couverture en laissant abattre sur l'inconscient tout le poids de ses talents et de ses apprentissages guerriers. Même s'il avait besoin de se forger une identité de play-boy lâche et mondain, il ne pouvait laisser une jeune femme subir un tel traitement - surtout Rachel.

En se relevant, lentement et gauchement, il prenait conscience qu'elle était plus importante qu'il ne l'aurait cru et assumé. S'ils ne s'étaient pas vus depuis des années, la redécouverte de son amie d'enfance faisait remonter des souvenirs et des émotions difficiles à contenir ; à nouveau, l'absence de ses parents devenait un poids insupportable. S'il ne voulait pas montrer ses sentiments devant autrui, à fortiori la bonne société de Gotham City, il sentait que Rachel serait certainement un détonateur pour diverses émotions violentes.
Que devait-il faire alors ? Les accepter, les assumer ou les enfouir au fond de lui-même et éviter au maximum la jeune femme ?

Choix cornélien. Surtout qu'il apprécierait, sincèrement, de retrouver un peu plus Rachel, qui lui avait manqué plus qu'il ne le croyait.
Cependant, la jeune femme répondit d'elle-même à son interrogation en découvrant un héros bien officiel et bien public en la personne de Harvey Dent, la future victime des gros titres de demain.

Wayne esquissa un sourire en les voyant enlacés, usés et terrifiés par ce qu'il venait de se produire ; il comprenait, mais devait feindre sa réaction. Son entraînement, son expérience lui avaient fait vivre des moments bien plus durs, bien plus violents et bien plus dangereux. Et il était venu ici pour que personne d'autre n'ait à subir de tels instants.

"Mon dieu... quelle horreur... on a failli nous tuer... et toi, Rachel... quelle horreur... mais quelle horreur..."

La main sur le front, les yeux exorbités, la respiration difficile, les bras tremblants, le milliardaire faisait tout pour apparaître comme une victime terrifiée. Tanguant devant Rachel et Harvey, semblant sur le point de s'écrouler à chaque instant, il s'avança vers un officier de police, qui venait prendre les dépositions. Il commença alors à lui passer un savon impressionnant, arguant des conditions de sécurité lamentables et du manque de professionnalisme des agents de Gotham City. Cela dura au moins cinq longues minutes, où les regards des survivants fixaient le play-boy avec une moue mi-surprise, mi-consternée. Apparemment, leurs espoirs de découvrir un digne fils de Martha et Thomas Wayne, les citoyens les plus respectables et courageux de la ville, commençaient à s'évaporer.

Une fois la crise passée et jouée, Bruce se retourna vers le couple de juristes et se rapprocha, toujours tremblant et "pris" par l'émotion. Il esquissa un mince sourire en faisant semblant de reprendre sa respiration, tandis que sa voix était bien moins assurée qu'avant.

"Seigneur... vous allez bien... ? Il vous faut des soins, à tous les deux... l'ambulance... n'est pas là, bien sûr... des incapables, tous. Venez, je vous emmène dans ma limousine... mon chauffeur nous fera aller vite... c'est une urgence, après tout... et le code de la route... peut bien s'y adapter..."

Il fit un pas vers la sortie, espérant qu'ils marcheraient dans son jeu et le laisseraient partir seul. Même s'il n'appréciait guère l'idée, il faisait tout pour rapprocher Rachel et Harvey, ce qui lui seraient profitables à tous deux pour leurs carrières. Cependant, inconsciemment, Wayne espérait qu'ils ne se rapprocheraient pas trop - sans réellement savoir pourquoi.

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MessageSujet: Re: Two-Face : Year One.   Mar 28 Fév - 19:16

Harvey continuait à réconforter Rachel, tant bien que mal. Cette dernière avait connue une soirée des plus mouvementées et il y avait fort à parier que ce souvenir mettrait un certain temps, avant de s'estomper. Dieu seul sait, ce qui se serait passer, si il ni avait pas eu de retournement de situation.

L'Apollon détournait à présent la tête, en direction du Prince de Gotham qui se situait non-loin de lui. Ce dernier se relevait dans une démarche plutôt lente et quelque peu maladroite. Visiblement, il ne s'attendait pas à subir une situation de ce genre, et surtout pas dans un endroit aussi luxueux que le Ritz de Gotham.

Bienvenu à Gotham City, Wayne .... Bienvenu !

Tels étaient les pensées qui venaient en tête de l'homme de loi à l'encontre du Playboy milliardaire. Hélas, il fut vite ramené à la réalité des lieux par le Maire en personne.

" Félicitation monsieur Dent. Grâce à vous, la racaille a pu être stopper à temps. Ne connaitrons-nous donc jamais, un seul moment de répit dans cette ville ? "

" Merci monsieur le Maire. Tout le monde aurait fait la même chose ! " s'empressa de répondre Dent.

" Pas si sur que cela monsieur Dent, pas si sur ! " répondit le Maire, tout en observant le fils de Martha et Thomas Wayne qui semblait passer un savon aux forces de l'ordre.

Harvey observait à son tour sa nouvelle connaissance, ne préférant pas répondre aux derniers propos du Maire. Il ne manquait pas de toupet. Où était-il donc passé durant l'attaque ? Le Maire se retourna une nouvelle fois en direction du Golden Boy.

" Monsieur Dent, serait-il possible de dîner ensemble demain midi ? Je tiens tout de même à remercier notre sauveur et c'est le moindre que je puisse faire. Nous disons midi, devant la mairie ? "

" Euh ... Oui d'accord, monsieur. Demain douze heure, je prend note ! " Dit-il, tout en serrant la main de son interlocuteur.

Le Maire prit congé, et dans la foulée Bruce revint vers eux.

"Seigneur... vous allez bien... ? Il vous faut des soins, à tous les deux... l'ambulance... n'est pas là, bien sûr... des incapables, tous. Venez, je vous emmène dans ma limousine... mon chauffeur nous fera aller vite... c'est une urgence, après tout... et le code de la route... peut bien s'y adapter..."

L'empressement de Wayne à bien faire, fit sourire Harvey. Décidément, c'était un drôle de personnage mais pas si différent des autres, en fin de compte.

" Oui, tout à l'air en place monsieur Wayne. Vous allez bien Rachel ? " Dit-il tout en accordant un énième sourire à cette dernière. " Je ... je ne voudrai pas vous embêtez, pour une si petite plaie monsieur Wayne. Et je m'en voudrai si votre chauffeur venait à perdre son permis, par ma faute ! "

Sans rien dire de plus, il aida la jeune femme à se relever.



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MessageSujet: Re: Two-Face : Year One.   Sam 3 Mar - 21:06

Les évènements qui venaient d'arriver l'avaient profondément secouée, c'était un fait, mais d'avoir eu quelqu'un pour la sauver, pour empêcher que le pire n'arrive, l'avait soulagée. Et les bras protecteurs de Dent avaient apaisé ses sanglots et ses tremblements. Le pire était derrière elle, tout était fini à présent... Comme quoi, il pouvait encore y avoir du bien dans cette ville, pour peu qu'on ait le courage de se lever contre les injustices et les criminels. Hélas, ceux qui avaient le courage de le faire étaient peu nombreux, et leur nombre diminuait jour après jour, trop effrayés ou tout simplement morts...

Elle recula légèrement la tête de la poitrine de son sauveur pour écouter Bruce, dont elle avait entendu les éclats de voix. On aurait dit une diva d'opéra, qui s'indignait d'avoir eu son champagne trop tiède alors qu'elle avait ordonné qu'il soit frappé. Il semblait être totalement déboussollé par ces récents évènements. Voire même trop. QUelque chose au fond d'elle sentait qu'il y avait quelque chose, que tout ceci n'était pas normal. Trop exagéré... trop surjoué. Elle avait connu Bruce Wayne drôle et gai quand ils étaient enfants, elle l'avait connu apeuré lorsqu'il était tombé dans le puits, elle l'avait vu brisé et meurtri après le meurtre de ses parents. Mais il n'avait jamais été lâche. Il avait toujours affronté la réalité en face. Et elle se doutait que quelques années de débauche à l'étranger ne l'auraient pas tant transformé. Elle se doutait bien qu'il n'avait pas mené une vie de moine, et que sa fortune, sa renommée, conjuguées à sa beauté, ne pouvaient laisser aucune femme normalement constituée indifférente. Mais il n'aurait pas pu devenir...ça. Quelque chose lui disait que ce n'était pas lui, le vrai lui, le Bruce qu'elle avait connu. Il jouait un rôle... il se donnait en spectacle... Oui, mais pourquoi? Pourquoi se donner cette image si ridicule et si éloignée de lui? Qu'avait-il à cacher pour donner bluffer de la sorte?

Elle fut tirée de ses réflexions par la voix d'Harvey qui la ramena à la réalité en lui demandant si tout allait bien. Elle ne put se retenir de sourire, et ses pommettes de s'enflammer en entendant son chevalier servant s'enquérir de son état. Grâce à lui, tout s'était bien terminé, heureusement. Elle n'était que peu habituée aux contacts avec le sexe opposé, mais c'était agréable d'être ainsi le centre de l'attention, de voir un si bel homme et si charismatique, s'inquiéter de son état. Elle se releva doucement, puis grimpa dans la limousine, aidée par la figure montante de la justice à Gotham.
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MessageSujet: Re: Two-Face : Year One.   Dim 4 Mar - 19:00

Harvey tendait une de ses mains, pour aider la pauvre Rachel à se relever. Cette dernière semblait aller légèrement mieux, mais il faudrait du temps pour que le traumatisme ne soit qu'un vulgaire souvenir. Le Golden Boy, porta ensuite son attention sur le playboy milliardaire.

" Si cela ne vous dérange pas, je préfèrerai sortir par une porte dérobée. Je n'ai aucune envie de partager cette triste expérience avec des journalistes en manque de scoop ! "

Ses deux interlocuteurs approuvèrent d'un signe de la tête.

Ils profitèrent de la légère confusion, pour quitter les lieux dans l'indifférence totale. Ils traversèrent bon nombre de couloir, avant de se retrouver à l'extérieur du bâtiment, dans une petite ruelle. L'Apollon homme courtois et honnête prêta son manteau à Miss Dawes, afin qu'elle ne prenne pas froid.

" N'oubliez pas de me le rendre Miss Dawes. " Dit-il sur le ton de l'humour, histoire de détendre l'atmosphère.

Au bout de quelques minutes d'attentes, la limousine de Wayne fit son apparition. Le propriétaire du véhicule entra en premier. Rachel lui emboita le pas avec l'aide de Harvey.

Soudainement ce dernier attendit un bruit de masse. Il détourna la tête et eut la mauvaise surprise de voir une horde de journaliste se ruant sur lui.

" Partez !!! Je m'occupe d'eux. A très bientôt ! "

Il referma dans la foulée la portière et frappa trois léger coup sur la voiture, afin de faire comprendre à Alfred Pennyworth qu'il fallait partir.

La somptueuse voiture partie, sous les flashs incessants des photographes. Les scribouillards entourèrent l'homme de loi, qui fut submergé par les questions.

" Etait-ce la bagnole de Wayne ? "

" Aviez vous envie de tuer ces deux malfrats ? "

" A t-il eu des viols ? "

" Qui à eu le plus peur ? "

" Pensez vous à devenir maire ? "


Tant de question, aussi débile les unes que les autres. Apparament satisfaire sa perversité était le sport national, en cette période sombre. Harvey resta muet, observant sans relâche l'automobile de Wayne disparaitre.

Ses pensées étaient ailleurs, elles étaient pour ... Rachel !



The End.




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[ Merci à vous pour ce Rp qui fut des plus plaisants. ]
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