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Ne manquez pas les deux derniers chapitres de Darkwatch, où s'affronteront Le Chevalier Noir et l'Empereur !

Clash of the Warriors & La Révolte

"Lors d'une rafle de la Ligue des Ombres, la Lignée décide d'intervenir et de massacrer les hommes de Ra's Al Ghul. Les habitants, excédés par la situation, décident de se révolter, avec le support de l'Empereur et ses troupes. Le G.C.P.D est dépassé et les justiciers n'ont d'autre choix que s'en mêler, Batman en tête."

(Petit aperçu des évènements en vidéo ici)


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©Les images utilisées appartiennent à leurs auteurs
©Les bannières ont été crées spécialement pour le forum Gotham City Rpg par Deimos Hellhammer
©Le contexte de ce forum est inspiré du Batverse, arrangé et rédigé par le Staff. Merci de respecter notre travail.




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 Quand on dine avec le diable ... (PV Schreck)

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MessageSujet: Quand on dine avec le diable ... (PV Schreck)   Mer 21 Déc - 21:58

L'intérieur de la somptueuse limousine du docteur Hurt brillait d'une lumière dorée contrastant avec la nuit épaisse du dehors. Les hauts-parleurs du véhicule diffusaient l'ouverture de la IXe symphonie de Beethoven. Absorbé par la musique, un sourire carnassier rompant avec la quiétude apparente de son visage, Simon Hurt battait la mesure par d'amples mouvements de bras.
Beethoven bénissait les âges d'ouverture magistrales, il s'agissait là d'un compositeur fort à propos : l'arrivée du Gant Noir à Gotham, l'ouverture se préparait à merveille ! Nul doute qu'il s'agirait là aussi d'une pièce maîtresse.

La réquisition du comité scientifique auprès du maire par intérim s'était déroulé sans aucune fausse note, une tonalité parfaite. Ce soir, le chef d'orchestre s'apprêtait à diner avec la seconde et dernière figure dirigeante du complexe pénitentiaire. Un homme d'argent, peu scrupuleux, imbu de lui même et narcissique au possible. Un homme dont le profil semblait correspondre parfaitement aux délicieuses personnes composant le public raffiné et rare de la plus exquise association criminelle du monde.
Mais il ne fallait pas aller plus vite que la mesure, au risque de rompre la mélodie et de faire chuter la beauté millénaire du combat du Bien contre le Mal.

La limousine circulait à un rythme régulier, se faufilant dans le labyrinthe baroque des rues et avenues de Gotham City la pernicieuse, puis finalement stoppa sa course devant l'entrée du palace. Le chauffeur descendit pour ouvrir la porte à son maître, Beethoven s'était tut quelque instants plus tôt.
Alors que la portière s'ouvrait, le docteur d'un mouvement précis et maîtrisé remis la mèche que son entrain pour la IXe avait quelque peu bousculé dans l'harmonie de sa coiffure sobre et chic.
Une fois dehors, il réajusta son costume et adressa d'un ton joyeux à son chauffeur :

" Excellente soirée en perspective Milton ! Profitez en ! Je vous appelle dès que j'ai fini. Amusez vous, à mes frais."

Puis d'un pas tout aussi entraîné, il pénétra dans le luxueux établissement en direction du restaurant étoilé.
Le maître d'hôtel le mena à sa table, et l'y installa. Patientant quelques instant, anticipant quelque peu les délices de la rencontre qui allait suivre il attendit que son invité de marque arrive à son tour, annoncé lui aussi par le responsable.
Le diable se leva, ôta ses gants noirs et lui tendit une main chaleureuse.

" Monsieur Schreck, docteur Simon Hurt. Je suis ravi que vous ayez accepté mon invitation ! Nous avons beaucoup à nous dire, mais avant cela, désirez vous un apéritif ? Il serait dommage de commencer directement à parler affaire sans profiter d'un moment de détente."

Avant de se rasseoir à la suite de son invité.
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MessageSujet: Re: Quand on dine avec le diable ... (PV Schreck)   Jeu 22 Déc - 13:20

Les soirées à Gotham commençaient à retrouver un goût de miel. Les rues nouvellement nettoyées, les affiches flamboyantes des théâtres et des cinémas, les magasins dont les devantures cachaient quelque peu l'ombre du mur qui se dressait au loin, l'avenir commençait à balayer l'image d'Arkham, il ne restait plus qu'à la faire admettre et tout serait bouclé. Quelques voitures de police patrouillaient et Shreck se satisfaisait à penser qu'elle n'agirait plus au contraire de son verbe. Sa limousine s'arrêta devant le somptueux Ritz de Gotham, joyaux de la gastronomie de la ville.

L'invitation avait de quoi être intéressante, songea Maximilien. L'hôte en question était le remplaçant de ce détestable Strange. Les psychiatres n'étaient pas sa tasse de thé et Strange avait à l'époque eu des manières peu élégantes envers lui, il avait tenté de lui retirer la responsabilité des forces douanières qu'il payait! Quelle audace. Son chauffeur ouvrit la porte et baissa légèrement le visage, comme à l'accoutumé. Tout ce qu'il voyait de son supérieur en de telle occasion étaient ses guêtres blancs avec ses initiales en brodés en or qui détonnaient avec le tapis rouge et les chaussures noires cirées qu'il portait.

Shreck ne le remercia pas, comme de coutume et s'avança vers l'entrée de l'hôtel dont le hall grouillait de vie, des gens pour la plupart scandaleusement riches aux regards des simples citoyens, honteusement exhibitionnistes aux yeux des journaux démocrates et parfaitement sublime aux yeux des entreprises de luxe qui voyaient ici se discuter la mode et les envies les plus dispendieuses. Lorsque Maximilien entra, des visages se tournèrent vers lui. Un maître d'hôtel en livré particulièrement voyante se dirigea vers lui. Très aimablement il le convia à rejoindre le restaurant. Sur son passage quelques conversations où les mot "polices" et "douanes" avaient été chuchotés se terminèrent promptement. Le docteur Hurt semblait être un homme de goût et de convenance.

A l'entrée de la salle de restauration, on homme lui demanda ses affaires pour les mettre au vestiaire. Il enleva calmement son long manteau gris et lui laissa son écharpe, son chapeau ainsi que sa canne. Un serveur leur laissa le passage tandis qu'ils progressaient entre les tables somptueuses que le lustre en cristal illuminait délicieusement. Les conversations basses et les gazouillis des couvert sur la porcelaine hors de prix étaient la seules musique qui osait composée avec l'orchestre du restaurant. La harpe cessa pour laisser place aux violons lorsqu'enfin on lui présenta le docteur. Maximilien, et cela le troubla, ne trouva rien à reprocher à l'individu du premier coup d'œil. Il était élégant, poli et fit preuve de courtoisie. L'homme d'affaire répondit à sa poignée de main avec plaisir et accepta volontiers un apéritif pour entamer ce repas qu'il espérait aussi intéressant qu'enrichissant.

-Je vous avoue qu'il est agréable de retrouver le charme des restaurants de notre belle ville, commença-t-il tandis qu'un serveur venait leur proposer la carte des apéritifs. Un bourbon pour ma part je vous prie.

L'orchestre entama un nouveau et langoureux morceau. Shreck observa les tables alentours d'un rapide regard.

-L'on pourrait croire que rien n'a changé si l'on se contentait de comparer l'état de ce restaurant avant et après l'établissement d'Arkham City.
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MessageSujet: Re: Quand on dine avec le diable ... (PV Schreck)   Lun 26 Déc - 10:48

Le docteur Hurt commanda donc un bourbon pour son invité et pour lui même. Le maître d'hôtel apporta les apéritifs ainsi que divers amuses-gueules raffiné, les déposa sur la table avant de se retirer sans que les deux clients ne remarquent sa présence. Quelque part, il pouvait être amusant de songer aux similitudes entre les justiciers et les bons serviteurs, leurs présences se doivent d'être effacées.

Le sieur Schreck, rompit le silence en ouvrant sur des généralités polies quoique conservant un rapport lointain avec le sujet qui allait êtreau centre des discussions ce soir.
Buvant une gorgée de cette merveille maltée, le docteur répondit tout aussi généralement à ce début de conversation. Gotham était une belle ville, qui méritait mieux que ce qu'elle avait, il évoqua aussi Arkham City très brièvement, souligna la bonne impression qu'il avait du talent en affaire de son invité etc.

Rien ne servait d'entamer directement les discussions sérieuses, ils auraient tout le temps pour cela. Mais rien ne servait non plus de prendre des détours sinueux et lointains dans la conversations : tous deux étaient des hommes pressés et occupés sachant pertinemment pourquoi ils étaient là. La négociation polotiquo-économique se exigeait néanmoins un respect de ses principaux acteurs.

Une fois l'apéritif terminé, le maître d'hôtel revint présenta les cartes à ses clients, se permit quelques suggestions du chef. Les chefs d'oeuvre de la carte, le ballet des délices, l'apothéose du bon goût.

Le diable commanda en entrée un plateau de fruits de mer : huîtres, homard, queues de langoustes, St Jacques ... accompagnées de deux verrines l'une contenant du caviar, l'autre du saumon.
En plat, il décida de rester dans le classique : tournedos Rossini et son accompagnement de petits légumes.
Le reste attendrait.
Quant au vin, il se fia aux suggestions du sommelier qui comptait parmi les meilleurs du monde.

Attendant que le service commence, il aborda le sujet.

"Et bien, Monsieur Shreck, vous devez savoir que j'ai rencontré Monsieur le Maire Sharp tantôt. Nous avons eu une longue discussion à l'issue de laquelle j'ai été promu à ce poste. Nous serons sans doute amené à travailler de concert, d'où ce petit dîner. Evidemment, je crois connaître un peu les tenants et aboutissants de votre rôle au sein de cette administration sans précédent, mais comme le dit le proverbe "Mieux vaut s'adresser au bon Dieu plutôt qu'à ses saints." Aussi, puis je vous demander qu'elle est la portée réelle de votre rôle ? En quoi consiste-t-il ? Qu'est-il dans les faits, et quels projets avez vous ?"

Le maître d'hôtel apporta les commandes, le sommelier vint à son tour et déboucha une bouteille d'un grand vin blanc.
Le docteur attendit que son hôte commença, pour déguster quelques uns de ses crustacés.

"Bien sûr n'ayez crainte ! Je ne suis pas là pour enquêter sur vous, le titre de psychiatre peut faire peur, mais voyez plutôt l'homme administrateur. Mieux vaut que nous soyons au faîtes de nos intentions pour pouvoir collaborer tous les deux au mieux. Quoiqu'il en soit, vous demeurez mon supérieur."
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MessageSujet: Re: Quand on dine avec le diable ... (PV Schreck)   Mar 27 Déc - 22:55

[HRP]Je me suis fait plaisir sur cette réponse.[/HRP]

Le bourbon était particulièrement fin et miroitai agréablement grâce aux lumières des lustres, mais comme à l'accoutumé, Maximilien ne but que la moitié de son verre. cette habitude, il la devait à la Harvard Business School qu'il avait fréquenté. Lors des soirées étudiantes, les verres vides étaient remplis de nouveau jusqu'à plus soif et la plupart de ses camarades finissaient inéluctablement ivre tandis que lui pouvait vaquer entre les cadavre éthylique et leur soutirer quelques informations sur des placement ou des affaires en cours entre étudiant, non pas que cette méthode le serve encore, mais les habitudes ont la vie dure.

Sharp ne s'amusait pas à engager des gens dépourvus de sens pratique ni de moyens, le docteur Hurt ne faisait pas exception. Il était poli, courtois, flatteur, tout ce qui faisait le quotidien de Shreck, mais il avait quelque chose que bien des arrivistes n'avaient pas: il savait où il allait, d'où il venait et avec quoi il devait composer pour avancer. Sa promotion au département de recherche scientifique d'Arkham City n'était pas étonnante. Le docteur commanda simplement ses plats tandis que Shreck observait toujours la carte en songeant à ce qui lui restait encore à accomplir pour profiter au mieux de sa position.

Le serveur attendait poliment à son côté et lui adressa un sourire lorsqu'il lui jeta son premier et unique regard de la soirée. Shreck se décida pour un menu qui aurait lui aussi permit de payer pendant un mois un salarié, une entrée simple: le Caviar "Impérial de Sologne", blinis et condiments, un plat relativement léger: un Suprême de Poularde de Bresse en vessie avec truffe blanche et s'inclina sur le choix du chef pour le vin blanc qui accompagnerait l'entrée, mais resta relativement intransigeant sur le vin rouge un Romanée-Conti Grand Cru du Domaine de la Romanée Conti année 2003 directement importé de France qui accompagnerait à merveille son plat principal.

Son hôte entra ensuite dans une conversation plus sérieuse. Ce dernier, nouvellement arrivé s'intéressait à ses pouvoirs, au moins celui-ci n'aurait pas la même prétention que Strange à outrepasser les prérogatives de chacun. Ce qui l'étonnait c'est qu'il ne l'avait apparemment pas demander à Sharp, qu'importait. Les serveurs vinrent déposer les entrées et deux sommeliers vinrent, l'un pour le docteur et l'autre pour lui. Il lui présenta l'étiquette qui ne lui donna pas grand chose d'intéressant car Shreck n'était pas passionné par les vins blancs. Il versa délicatement un fond dans son verre tandis qu'il écoutait avec intérêt le docteur qui l'assurait de ses bonnes intentions, de toute manière, même si elles étaient négatives, Shreck ne craignait pas que l'on vienne l'affronter sur son propre terrain.

Il gouta le fond de vin et avala délicatement la gorgée du sommelier. D'un signe de la tête il lui indiqua qu'il pouvait verser. Shreck croisa comme à son habitude ses mains et observa le docteur.

-En réalité, sachez que nous n'avons pas réellement d'aval l'un sur l'autre dans l'organisation actuel d'Arkham City, l'on peut même dire que nous sommes au même niveau hiérarchique, votre prédecesseur avait obtenu ceci de Sharp, et quant bien même il y aurait une notion de hiérarchie entre nos deux services, elle n'aurait aucun intérêt si nous nous engageons dans un travail de collaboration.

Voyant que Hurt avait la politesse d'attendre qu'il commence, Maximilien prit alors un blinis recouvert de caviar, lui étala un morceau de sauce d'accompagnement dessus et mordit légèrement dedans. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas dégusté de plats aussi raffinés, perdu qu'il était entre deux rapports et trois réunions. Cette pause lui faisait le plus grand bien.

-Pour ce qui est de mes pouvoirs, reprit-il après avoir avalé sa gorgée et essuyé sa bouche avec la serviette brodée, ils ne sont en rien des secrets. Pour Arkham City, je suis l'intendant des forces indépendantes rémunérées par mes soins ainsi que celles financées par Shreck's Industries, ou pour être plus direct, je commande les fameux "mercenaires" comme les appellent nos concitoyens.
"Je suis également chargé de l'organisation de l'administration des douanes et de son personnel, entrées, sorties, interpellation et peux réclamer des interventions dans la zone démilitarisée qu'est Arkham City, pouvoir que je partage avec un groupe de militaire envoyé par le gouvernement, cependant, je n'ai pas d'aval sur ses troupes, il n'en a aucune sur les miennes. J'ai une voix au conseil d'administration des douanes, tout comme vous et le responsable de forces militaires ainsi que monsieur Sharp, conseil qui n'a pour le moment jamais été convoqué, le docteur Strange, votre prédécesseur préférant agir seul et en marge des forces armés chargées de faire tenir les douanes.


Shreck fit une courte pause, prenant une gorgée du succulent vin qu'on lui avait servit et termina son premier toast, de toute manière ses pouvoirs n'avaient rien de secret et les décrets de Sharp étaient légalement rendus public.

-Mieux vaut que vous soyez au courant que les récents évènements qui ont mis à mal la police de Gotham m'ont obligé à prendre la charge d'intendant du commissariat central. Je finance donc une deuxième "milice" chargée d'observer les éléments sensibles du Gotham City Police Departement, j'ai un droit de regard sur les enquêtes et activités menées par nos forces de l'ordre et partage une partie des charges de l'actuel commissaire (participation à des briefings, mise en place de commission d'enquête, cloture ou ouverture d'une enquête).

L'entrée se passait calmement et Shreck appréciait de faire la liste de ses nouveaux pouvoir au sein de la ville, pouvoir qu'il allait bientôt mettre à profit, si Hurt pouvait devenir un allié, ses actions n'en n'auraient que plus de force.

-Ainsi je peux saisir directement les criminels, accepter leur transfert et l'effectuer le plus simplement du monde et la ville ne s'en portera que mieux. Concrètement, mes pouvoirs sont ce qu'ils sont sur le papier, mais j'avoue que les quotas impartis pour la défense des douanes empêchent toute action sérieuse dans Arkham City, aussi mes forces se contentent pour le moment de profiter des entraînements militaires fournit par le colonel en faction dans les douanes pour les perfectionner. Le docteur Strange, en son temps avait déjà effectué quelques voyages dans Arkham City, mais c'était bien avant cette escalade de l'armement en son sein et l'accroissement de sa population. Cependant, rien n'est facile lorsque l'on ne peut compter sur personne, il est certains qu'avec un soutient pertinent Arkham City pourrait être transfigurée

Shreck reprit un nouveau blinis, c'était précisément la partie de la question de son hôte la plus délicate, quelles étaient ses réelles intentions. Il allait devoir utiliser une ruse de politicien.

-Ce serait vous insulter que de vous dire que mes intentions sont celles que j'ai déjà affiché: protéger la population de Gotham qui ne mérite pas de voir leur existence empoisonnée par une telle criminalité. Mais vous docteur Hurt? Vous avez eu une simple discussion avec monsieur le Maire et vous voilà propulsé à une haute responsabilité, c'est ce que j'appellerais de la détermination. Détermination qui doit être tournée vers une ambition somme toute aussi honorable que la mienne.

Shreck ne perdait pas grand chose à utiliser le mot "honorable" puisqu'il avait en sa personne un nombre de définitions qui dépassait l'entendement. Il prit une gorgée de vin, attendant.
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MessageSujet: Re: Quand on dine avec le diable ... (PV Schreck)   Ven 30 Déc - 10:42

Maximilien Schreck venait de passer une commande royale. Des plats raffinés, réputés et dont la délicatesse n'avait d'égal que le prix sur la carte. L'espace d'un instant, le docteur Hurt s'amusa à penser si ce Self-made man, typiquement américain avait le palais suffisamment distingué pour goûter toutes les subtilités des saveurs ou bien s'il ne s'agissait là que de "tape-à-l'oeil" désabusé d'un homme qui pouvait tout se payer.
Lui même, dégusta son entrée avec délectation, écoutant attentivement ce que le milliardaire avait à dire.

Les fruits de mers et autres crustacés, bien que délicieux lui demandèrent toute son attention et une minutie chirurgicale pour accéder à la précieuse chair en épargnant les chemises de tâches embarrassantes. Si dans l'intimité d'une cuisine privé, l'on pouvait se laisser aller à déguster avec les doigts, en revanche dans un tel établissement l'étiquette exigeait de tout faire avec les couverts. Mais le docteur Hurt y était habitué, ce ne fût donc pas un problème pour lui.

Alors que le richissime industriel terminait ses déclarations, Hurt aspira le contenu d'une huître assaisonnée de vinaigre à l'échalote. Finissant ce qu'il avait dans la bouche, s'essuyant avec le rince doigt, il tâcha de répondre.
Le sieur Schreck faisait aussi montre d'une politesse sans retenue, mais on devinait pour peu qu'on sache passer outre le protocole, que malgré les réserves qu'il émettait et une modestie apparente, il était bien une des têtes pensantes et dirigeantes du projet et qu'il attendait de voir de quelle trempe était ce psychiatre avant de donner son aval.
Le docteur sourit, joignant ses mains devant un plateau à moitié vide.

" Je suis ravi de vous voir me placer sur un pied d'égalité monsieur Schreck, Mais vous et moi savons qu'en l'état actuel des choses, c'est monsieur le président Franklin qui commande. Vous avez parfaitement fait passé le message monsieur : vous êtes le mécène d'Arkham City, et en tant qu'homme au courant des affaires d'économie, je comprends parfaitement votre position : l'argent que vous distribuez doit servir vos intérêts. C'est pour cela que je vous suis entièrement dans votre proposition de partenariat. Les tâches qui m'ont été attribuée sont telles que je ne pourrais me passer de votre précieuse collaboration et ce serait vous insulter que de prétendre pouvoir me passer de votre générosité. Après tout, je ne suis qu'un modeste psychiatre."


Le diable prit la bouteille de vin, et versa le précieux nectar dans son verre, avant de le porter à son nez. Il en huma les effluves, le fit tournoyer dans le verre pour en observer les milles reflets, contempla sa robe scintillante et goûta. Ce vin était une pure merveille.

" J'entends aussi parfaitement votre champ d'action, qu'il soit à Arkham City ou Gotham puisque vous soulignez votre pouvoir sur le GCPD, mais je persiste à ne pas voir les réels intérêts à financer un tel programme pénitentiaire. Je dois vous l'avouer, les résultats ne sont que très médiocres et j'ai du mal à voir encore les résultats qu'on cherché à atteindre le père du projet -Monsieur Sharp- ainsi que mon prédécesseur, le docteur Strange. Quand je contemple cette partie de la ville depuis la tour Wonder, je n'y vois qu'une vague de violence incessante, perpétuellement renouvelée. Lorsque je consulte certains dossiers et coupures de presse, je me rends compte que la sécurité est beaucoup plus illusoire que concrète. Les douanes ont faillit céder une nuit. Vous les avez retenus avec un grand mal, et surtout avec l'aide de ces gens costumés."

Les viandes n'étaient pas encore servies, que déjà la base de la discussion venait d'être posée. On allait se diriger vers le sérieux, l'enjeu réel de la soirée : le devenir d'Arkham City.
Le docteur Hurt dégusta encore quelques crustacés, puis repoussa le reste du plateau de quelques centimètres. Il en avait suffisamment apprécié les délices.

" Si je comprends bien, vous et l'armée êtes les seuls à disposer de forces armées, Monsieur Sharp ne dispose que de sa voix et du pouvoir de la presse Et de vous à moi, il est très difficile de pouvoir se faire une vision claire de la zone avec ses agissements impulsifs, et par conséquent il devient encore plus difficile d'envisager une méthode. Vous parliez de collaboration tantôt, je reste persuadé que pour mettre en place un travail efficace nous devons déterminer la place de chacun pour pouvoir mettre sur pied un projet viable et applicable."

Le diable voulait lancer à présent son invité sur le sujet délicat que constituait le maire de la ville. Quincy Sharp constituait une gène considérable pour les projets qu'il avait, Maximilien Schreck pouvait s'avérer un précieux allié pour évincer ce personnage bien trop envahissant et à l'incompétence notoire.

" Et je me dois de répondre maintenant à votre petite question bien légitime. En effet, j'ai quelques idées pour redresser cette ville, idées qui sont partagées par certains de mes "amis", hommes et femmes de pouvoir de par le monde. Des investisseurs comme vous, qui attendent de voir comment évolue la situation à Gotham avant de se décider à investir ou non."


[ Je te laisse le soin de débarrasser et de faire envoyer la suite du repas :p]
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MessageSujet: Re: Quand on dine avec le diable ... (PV Schreck)   Mar 3 Jan - 1:02

Le docteur Hurt venait définitivement de passer pour un "simple psychiatre". Il faisait une analyse pertinente de la situation d'Arkham et les papiers l'intéressaient moins que les faits. La conversation venait, tout comme le repas de voir s'achever son entrée, elle était fine, délicate, mettait en appétit, mais préparait l'estomac et les papilles gustatives à un plat de résistance aussi délicieux qu'appétissant. Shreck but une gorgée de vin blanc pour relever la fin de ses blinis, rendus encore plus savoureux par leur conversation.

Deux serveurs se déplacèrent pour débarrasser les assiettes et changer les verres utilisés pour leurs vin tandis que Shreck repassait les différentes phases de la présentation de son interlocuteur. On changea leurs serviettes usagés par de nouvelles tièdes et les bouteilles de vin disparurent de la table. Maximilien appréciait les discussions à cœur ouvert, mais il ne pouvait pas encore la débuter, d'autant plus que Hurt venait de toucher des zones sensibles du dispositif d'Arkham City.

-Je dois rendre hommage à votre clairvoyance et vos interrogations sont toutes justifiées, reprit Shreck lorsque les serveurs en livré furent repartis. Effectivement, Arkham City est actuellement sous-protégée et les récents évènements sont d'autant plus regrettables qu'ils étaient prévisibles. Le gouvernement des Etats-Unis d'Amérique, quoi qu'on en pense, n'a aucune influence à Arkham City, les seules forces en présence sont des forces envoyées sous Secret Défense, ce qui laisse présager que leur but n'est pas simplement de soutenir les troupes que je finance. Le ministère de la Défense ne se soucie pas du sort de Gotham et n'a actuellement ni officieusement ni officiellement dénoncé les manœuvres de Sharp qui sont absolument contraire à notre démocratie.

Un nouveau groupe de serveurs arriva avec les différents plats. Dès que les cloches furent retirées, les divines odeurs vinrent émoustiller les sens du PDG. Les sommeliers revinrent avec les nouvelles bouteilles et les débouchèrent sous les yeux à demi attentif de Shreck. Précautionneusement on lui versa un fond de vin. Le vin blanc laissait Maximilien plutôt indifférent alors qu'il s'intéressait à son homonyme écarlate, un reste de son père qui voyait en la possession d'une bonne cave le reflet d'une vie saine et prospère. Sa robe était magnifique et l'éclairage ambiant lui faisait honneur. Il humecta ses lèvres dans le breuvage. Il était inutile de tergiverser, ce vin était tout bonnement divin. D'un geste de la tête accompagné de la main il autorisa à ce qu'on termine de le servir. Lorsqu'ils furent de nouveau seuls avec leurs plat, Shreck saisit ses couverts.

-Le projet qu'est Arkham City était une promesse vers la résolution de bien des problèmes de criminalité, mais il est en train de se détériorer et la récente émeute n'est qu'un symptôme. Vous vous intéresser aux intérêts de chaque partie, ce qui est pertinent au vue de la situation, eh bien, la principale raison de l'investissement de Shreck's Industries dans ce programme est en partie la même que celle des scientifiques qui ont rejoint le programme d'observation et d'analyse comportementale: expérimenter. Shreck's Industries, vous ne l'ignorez sans doute pas, équipe elle-mêmes les mercenaires, mais pas uniquement avec du matériel éprouvé, disons que le conseil d'administration a jugé utile de pouvoir tester certains prototypes en situation réelle.

Maximilien dispensait quelques petites informations, sans incidence puisque inutilisables en l'état et d'une légalité que les services juridiques de Shreck's se feraient une joie de démontrer si le besoin s'en faisait sentir. Il ponctua alors ses propos en donnant un coup de couteau qui révéla la chair de sa viande.

-Cependant, et vous avez raison de le remarquer, de nombreuses initiatives de monsieur Sharp ont été pour le moins désastreuses et il est terriblement gênant que la mairie devienne un frein à l'opération qu'Arkham City aurait pu représenter. Mais il faut prendre ce personnage avec des réserves. Monsieur Sharp ne dispose en réalité que d'un pouvoir souterrain, pouvoir qui lui permet notamment de faire surgir des scandales lorsque cela lui chante, expliqua-t-il en prenant une bouchée de viande, laissant ainsi le soin au docteur de faire le lien avec les derniers scandales de Gotham. Il n'y a aucune preuve bien sûr, mais lorsque l'on est dans les coulisses du pouvoir on distingue bien vite des cordages des éléments qui servent l'intrigue.

Mais Hurt venait de parler d'"amis" haut placés et intéressés par Gotham, l'homme d'affaire qu'était Maximilien avait pour habitude de dissocier le bluff avec une information apparemment anodine destinée à faire comprendre que des compromis étaient toujours possible. Le businessman s'enfonça dans son siège avec son verre de vin, un sourire satisfait sur le visage et en but une gorgée.

-Monsieur le Maire par Intérim est un individu tout à fait remplaçable, vous l'avez parfaitement saisit, et en temps voulu, nul doute qu'il le sera, ne serait-ce qu'avec un vote démocratique qui signera la fin de son règne de la terreur, reprit-il. Mais le tout est toujours de savoir quand un gêneur est supportable et quand il ne l'est plus. Pour le moment et malgré les difficultés, Sharp représentaient la stabilité et la population l'appréciait, aujourd'hui nous serons sans doute d'accord pour dire qu'il y a des limites qu'il n'avait pas à outrepasser et l'intendance du GCPD est l'une d'entre elle.
"Je vais être honnête avec vous monsieur Hurt, cette intendance est une occasion unique de faire d'Arkham la puissante machine pénitentiaire qu'elle était supposée être. Il est désormais possible d'effectuer un interfaçage efficace entre les administrations des douanes et la police, désormais par exemple, il est très simple de se débarrasser de gêneurs.


Shreck avait quitté les gants blancs du début de conversation, ceux-ci avaient été irrémédiablement salit, mais le vrai intérêt de la conversation reprenait.

-J'imagine que vous n'êtes pas arrivé comme votre prédécesseur les mains dans les poches et je dois vous avouer que pouvoir ainsi rasseoir l'autorité des douanes et rendre l'administration de celles-ci dans son bon droit est une proposition qui est plus qu'intéressante à mes oreilles.
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MessageSujet: Re: Quand on dine avec le diable ... (PV Schreck)   Mar 3 Jan - 12:19

L'on vint desservir les entrées et après quelques minutes de latence, les viandes furent servies par tout un cérémoniel ancestral : le maître d'hôtel annonçant le contenu des assiettes, deux autres serveurs déposant délicatement selon une gestuelle bien précise les plats sur la table.
Pendant que Shreck apportait un soin tout particulier à goûter le vin que l'on s'apprêtait à servir, le docteur Hurt jouissait du spectacle que représentait cette pièce de boeuf lardée, généreuse, juteuse, parfaitement cuite pour laisser intact la chair saignante. La tranche de foie gras poêlée à l'armagnac laissait elle aussi entrevoir l'extase gustative : juste "tourne et retourne" pour donner une consistance et un parfum à ce met, tout en laissant intacte sa texture fondante contrastant avec la viande.

Le diable huma avec délice les parfums qui se dispersait, goûta des yeux ce doux spectacle.
De son côté Shreck semblait aussi impatient de commencer, et s'y attaqua d'ailleurs, pendant que Hurt s'attachait à faire durer un instant de plus le plaisir des yeux et de l'odorat.
Délicatement, mais tout en prêtant une oreille attentive aux paroles de son invité, il saisit sa fourchette et tâta le moelleux du tournedos. Parfait.
Avec une précision chirurgicale il entama le morceau de viande, appliqua un petit bout de foie gras sur la chair et le porta à sa bouche, impatiente.
Après la première bouchée, il eut un mouvement d'apaisement, le plat tenait toutes ses promesses. Le docteur eut un léger mouvement de chef d'orchestre avec ses couverts pour manifester son contentement et prit une nouvelle bouchée.

"Une pure merveille, et votre poularde ?" demanda-t-il pour humaniser la conversation et ne pas uniquement parler affaire. Si jamais une collaboration devait naître entre les deux, et c'était l'objet du rendez-vous, autant en faire une "amitié courtoise" en plus.

Puis, il se concentra à nouveaux sur l'exposé du sieur Shreck, qui perdait en minauderies pour gagner en franchise et vérité. Comme si l'on quittait les voluptés légères d'une entrée pour s'accorder avec le caractère sérieux d'une viande puissante.

Les remarques de l'industriels étaient tout à fait pertinentes, il était donc bien là en tant que patron d'une entreprise de pointe et non pas en tant qu'homme blasé voulant s'essayer à la politique. C'était parfait, il avait des objectifs clair et précis, appuyés par des études de marché et une connaissance encyclopédique des affaires. Rien à voir avec la chimère si douceureuse et dangereuse que représentait le concpet de Pouvoir politique.

Le docteur du freiner quelque peu sa dégustation, se concentra un peu plus sur les petits légumes qu'il délaissait malgré leur saveur indéniable. Il eut été très imploi de terminer son plat, alors que son invité ne pouvait toucher à son propre plat car trop occupé à répondre aux questions posées.
Une fois que Shreck eut terminé son intervention, et put apprécier calmement les joies de sa volaille, le psychiatre s'attacha à lui répondre.

" Il est tout à fait évident que monsieur le Maire joue un jeu dangereux avec le pouvoir. Comme vous le soulignez, il a une définition toute personnelle du concept de politique démocratique. Il a annoncé une loi martiale, alors qu'aucun Maire, aussi puissant soit-il n'est en droit de le faire. Le fait qu'il puisse persister dans cet état, tend à prouver votre point concernant le désengagement du Gouvernement de notre cher Pays, des affaires de Gotham.
Les américains et donc le Gothamites, sont très attachés à la démocratie. Nous avons envahit l'Irak pour la leur apporter ! Et au début, tout nos compatriotes ont acclamés cet acte de noblesse de nos dirigeants : "l'Amérique salvatrice, qui combat le terrorisme pour apporter la paix démocratique et sa justice équitable."
Certains de nos concitoyens ont commencé à se rétracter lorsque nos troupes ont commencé à se faire massacrer.
Car il y a deux choses auxquelles nous, américains, tenons encore plus qu'à cette idéologie politique : la gloire militaire et le concept dont vous êtes l'exemple même : le self-made-manisme, si je puis me permettre ce barbarisme grossier."


Le docteur marqua une courte pause, prit une bouchée de viande, grignotta un morceau de pain français, la fameuse "baguette" et une gorgée de vin. Il était effectivement fort à propos.

" Nous avons forgé notre démocratie par la violence du combat. De part le monde, l'on nous reproche d'être toujours les "cow-boys" du FarWest, on critique notre passion pour les armes à feux, notre puissance militaires et les crédits que le Sénat accorde au département de la défense.
Et c'est bien par nous même que nous avons bâti ce magnifique pays : self made man plus tempérament guerrier. Voilà pourquoi nous chérissons davantage ces valeurs que la démocratie : parce qu'elles étaient là avant et que c'est grâce à elles que nous avons pu nous construire."


Cet détour pouvait sembler fort éloigné de l'objet de la discussion, mais il n'en était rien. Hurt poursuivit, après avoir joint ses deux mains au dessus de son assiette.

"Voyez vous, monsieur Shreck, actuellement Quincy Sharp incarne à lui tout seul ces trois valeurs que nous chérissons tant. C'est pourquoi nous lui faisons volontiers ces quelques concessions sur notre liberté.
Gotham est une ville particulière : très violente, en perdition, sombre et malsaine. Elle est sauvage, comme l'était notre Amérique avant les pères fondateurs. Monsieur l'actuel Maire est le représentant du peuple. Comme Lincoln et Washington l'ont été bien avant lui. Des gens normaux, idéologues et surtout entreprenants.
Lorsqu'on le regarde de près, on voit une personne gauche, hésitante et grossière dans sa façon de penser et ses propos. Mais il a agit. Quitte à flirter avec la loi, il a quand même décider de sortir Gotham de l'impasse dans laquelle elle se trouve. Et pour cela, il a utilisé la violence, la force comme à l'époque.
Quincy Sharp est peut être un homme lambda, pas très brillant, ni séduisant, ni instruit rien ... Mais il s'est levé contre la perdition de Gotham, a prit des mesures expéditives mais néanmoins suffisantes pour l'instant, et il a fait ça tout seul ! Un Self-Made-Man au tempérament Guerrier.
C'est exactement pour cela qu'il est intouchable. N'en déplaise à certains, au fond d'eux, tous les Gothamites sont impressionnés et lui accordent encore une ou deux chances. Car c'est bel et bien la foule qui lui donne ce pouvoir, car il incarne le leader que le peuple américain idéalise. Mr Wayne a parfaitement prouvé cet état de fait, même s'il est l'enfant chéri de Gotham, qu'on lui pardonne toutes ses dérives dan la presse people, il incarne le démocrate lâche et bien pensant que nous n'aimons pas au fond de nous. Tant que Quincy Sharp dispose de la faveur de la foule, qu'il achète en lui livrant quelques ragots croustillants et sensationnels -héritage de notre star-system hollywoodien, interprétation de loin trop poussé de la Res-publica "la chose publique", la "clairvoyance"- alors il conservera son pouvoir. "


Hurt trancha dans son tournedos et le porta à sa bouche. Le temps de laisser à Maximilien le soin de tout intégrer et peser.

" Mais il est évident que son comportement pose problème. Vous pourriez arrêter de le financer, mais il vous accuserait de lâcheté et vous remplacerait. Non, pur nous débarrasser de son influence néfaste, nous ne devons pas chercher à le détruire, mais à limiter ses pouvoirs. Sans nous exposer à la foule, nous devons définir nos pouvoirs, et agir avec fermeté quant à ses petites lubies. Devant le fait accompli, soit il se calmera voyant que nous ne le suivons pas, soit il perdra en crédibilité en annonçant des actions qui ne seront pas suivies d'effets par faute d'un financement. Vous disposez de la force armée, et moi de la direction scientifique, il ne lui reste que la foule. S'il veut garder le pouvoir dont il dispose, il devra se plier à nos exigences sans quoi il ne pourra en aucun cas financer ses actions."

Le diable but une gorgée de ce nectar bordeaux.

" Je vais prêcher pour ma paroisse, mais la situation d'Arkham City m'inquiète. La folie de ses prisonniers, la violence qu'elle entretient, renouvelle et exacerbe interdit tout progrès possible. Je suis un psychiatre, un médecin, j'ai à coeur de comprendre le psychisme des individus et de les guérir. Vous voulez tester votre technologie, vous assurer qu'elle est à la fleur de ce qui se fait, et pour cela nous devons ramener l'ordre à Arkham City. Et cela comprend les détenus mais aussi ces Justiciers si mystérieux, puissants, salvateurs mais qui font aussi parti de l'engrenage de cette course à la violence. Eux aussi font parti du système et nous devons examiner leur cas, pour trouver une solution viable. Je doute que ce Batman et ses amis approuvent Arkham City, peut être seront-ils enclins à nous écouter."


La conversation venait de prendre un tournant décisif : l'introduction des justiciers dans la discussion, mais aussi les mesures à envisager. C'était là le moyen de découvrir jusqu'où Shrck pouvait aller et à quel niveau pouvait il être un allié précieux.


Dernière édition par Simon Hurt le Jeu 12 Jan - 10:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Quand on dine avec le diable ... (PV Schreck)   Sam 7 Jan - 2:40

Les tables alentours vivaient au rythme de leurs futiles conversations dont le principal sujet était leur fortune, la nouvelle mode et qui ils pourraient bien inviter pour leur prochaine soirée; des conversations bien loins de celle que menaient les deux hommes avec autant de plaisir que d'intérêt semblait-il. Une nouvelle bouchée fit naître un feu d'artifice de saveurs dans la bouche de Maximilien qui décida de faire bonne figure, surtout face à un homme avec autant de manière et d'idées aux allures passionnantes.

-Absolument délicieuse, répondit-il aimablement.

La harpiste commença un nouveau morceau langoureux et le balais des serveurs qui venaient changer les serviettes, apporter les plats dans cette salle luxueuse devint un bruit de fond terriblement ennuyeux par rapport à l'exposé captivant, quoique technique que le docteur Hurt venait de lui faire. Il s'était installé à Gotham, mais en connaissance de cause et en établissant un état des lieux plutôt juste, même si Maximilien n'avait pas poussé l'étude "psychologique" de Gotham jusqu'à ce point. Décidément, ce repas révélait bien des surprises. Il se surprit d'ailleurs à rester quelque instant immobile, accroché aux paroles de son interlocuteur avec ses couverts toujours dans ses mains. Hurt fit quelques pauses salvatrices qui permirent à l'homme d'affaire de ne pas se noyer sous ce déluge d'informations.

Hurt avait un point de vue sur ce maudit Sharp que Shreck ne pouvait qu'accepter, il était aimé, mais commençait à tituber et lorsque qu'il commença à parler de l'affronter et de le mettre hors jeu, il gagna une estime supplémentaire dans l'esprit du businessman. "Nous"...Les deux hommes qui dégustaient en ce moment même un repas qui aurait fait pâlir le prolétaire moyen disposaient effectivement du vrai pouvoir politique de cette ville rongée par la haine et la violence. Shreck, à cette seule pensée eut un léger sourire. Il avala une nouvelle bouchée de sa viande, la dernière en réalité afin de calmer le champ des possibles qui s'ouvrait à eux si une alliance efficace et durable était mise en place. cette bouchée le rappela à l'ordre: de la mesure. Shreck s'essuya les lèvres en songeant malgré tout aux avantages à courts, moyen et long termes, comme le financier qu'il était.

Soudain, Hurt changea de sujet. Un auditeur inattentif en aurait été surpris, Maximilien se contenta de suivre la logique de la conversation: le maire pouvait être jugulé, mais il fallait avant tout calmer le jeu et prouver l'efficacité de l'éventuel partenariat qui prendrait en main la gestion de cette ville. D'un côté Arkham serait calmé, Hurt pourrait agir en bon médecin et Shreck pourrait s'assurer d'un terrain d'expérimentation hors de toute juridiction. Puis virent sur la table les justiciers. Un sujet épineux pour pratiquement tous les citoyens; fallait-il aimer ou détester ces individus qui agissaient pour le bien de tous? Il n'avait pas mis longtemps à catégoriser ce genre d'activiste masqué comme des dangers en puissance, autant pour ses affaires que le pouvoir politique de la ville. Des gens en marge de la loi qui se multipliaient à une vitesse exponentielle, qui donnaient des idées de justice absurdes auprès des plus jeunes... Non, définitivement non, ces gens n'avaient rien de héros, encore moins de justiciers.

Le maître d'hôtel vint rompre les pensées de Shreck en proposant d'amener le chariot de fromage. Avec l'accord de Hurt qui venait de terminer son plat, il accepta la proposition de l'employé.

-Il y a bien longtemps que je n'ai eu un repas aussi délicieux et en si bonne compagnie, fit poliment Shreck pour remercier son hôte de lui offrir une telle soirée, loin d'être finie d'ailleurs.

L'on débarrassa avec célérité leur table, on emporta les bouteilles au profit d'une nouvelle plus adapté au goût des formages qui seraient proposer et le bruit étouffé des roues du chariot sur la moquette hors de prix. Le serveur s'inclina respectueusement tandis que ses camarades mettaient de nouveaux plats et changeait une fois encore les serviettes. Il fit une brève présentation des fromage et vanta leur différent mérité, leur affinage particulièrement soignée et leur parfum délicat, tout ce qu'il fallait pour ravir d'avantage les babilles gustatives de Maximilien. Il se permit de prendre trois fromages différents qui se mariaient ensemble et lorsqu'enfin le serveur fut reparti, il préféra répondre à son hôte avant de déguster ses délices laitier.

-Je dois admettre que vous avez un regard sur Gotham des plus justes et même si j'avoue n'avoir moi-même pas effectué une pareille étude je puis affirmer que Sharp reste dans les sondages, hautement apprécié, sondage que je fais mener par une entreprise indépendante de la mairie afin d'éviter toute manipulation billevesée et je vous rejoins sur la nécessité de calmer Arkham, cela ne pourra que renforcer notre crédibilité aux yeux des masses et éviter tout autre débordement de criminels dans les rues. Ensemble, cela va de soi, nous aurons suffisamment d'influence pour peser contre cet homme, mais nous ne devons en aucun cas baisser notre garde, quoi qu'il lui arrive le vieux lion cherche toujours à mordre et même s'il commence à se blesser seul, il reste dangereux.

Shreck découpa une fine tranche de fromage qu'il se permit d'étaler sur une tranche de pain. En temps normal un tel comportement au sein d'un établissement aussi chic était surprenant pour ne pas dire inconsidéré, mais s'il y avait une chose que Maxmilien n'avait de toute sa vie jamais changé c'était de manger son fromage avec du pain, de préférence celui d'un boulanger français. Les propriétaires du Ritz s'en était une fois scandalisé mais avaient rapidement compris que monsieur Shreck représentait un client trop respecté et respectable, aussi cette manie était devenue aux yeux du restaurant une simple "excentricité" de fortuné. Avant de goûter à ce délicieux met, il reprit sur les justiciers.

-Mais vous avez parfaitement raison de souligner qu'il est nécessaire aujourd'hui d'établir un plan d'action contre ces "justiciers", cette bande d'idiots en collants qui cherchent à justifier leur crime par des cabrioles et des actions irréfléchies. Ils sont aussi dangereux que ces criminels car ils n'y a nul doute que certains d'ente eux les attirent. Qu'ils soient contre Arkham City ne serait pas étonnant, désormais leurs ennemis sont en groupe et la police ne peu plus les épauler. Cependant vous m'intriguez, qu'entendez-vous exactement par "nous écouter", avez-vous l'intention de les convaincre de rejoindre notre éventuelle alliance?

Maximilien n'était pas un fervent défenseur des justiciers ni leur pire détracteur, mais il ne supportait pas de risquer de les avoir dans les pattes. Il avala un morceau de pain recouvert de fromage et l'avala avec délectation.

-Mais je serais également fort intéressé de savoir quelle serait la nature et surtout le but des investissements de vos "amis" dans l'affaire qui se profile à l'horizon. Je dois vous admettre que j'aime connaître les intentions des gens avec qui je traite afin d'éviter de mauvaises surprises, surtout vu l'ampleur des opérations qui viendraient à être mises en place.
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MessageSujet: Re: Quand on dine avec le diable ... (PV Schreck)   Jeu 12 Jan - 12:04

Il serait fort intéressant qu'un jour, un de ces intellectuels des sciences humaine -eux qui écrivent sur tout et n'importe quoi comme l'influence de la bèche lors de la culture druidique du gui lors de la pleine lune de janvier- mène une étude comparée sur le déroulement d'un repas d'affaire et l'évolution des discussions.
Les messieurs Shreck et Hurt avaient commencé leur petit entretien par des trivialités d'usage pour se mettre en bouche, puis avaient commençaié avec légèreté d'aborder les enjeux véritables pour leur donner plus de corps et de consitance au moment où ces viandes de caractères étaient menées sur la table. La discussion suivaiet elle les mets, ou le vin ? le moelleux d'un Blanc, pour le caractère d'un grand rouge ? Si c'était le cas, alors ils n'attendraient le sommet de leur discussion qu'avec le digestif qui ne aurait tardé puisque le maître d'hôtel s'attachait à débarsser la table des plats, à passer cet étrange ustensile ayant pour fonction d'aspirer les miettes de pain, avant de mener un charriot abondant de fromages divers et variés.

" Les français ont beaucoup de tares, ils sont plutôt imbus d'eux même portant une fierté d'une noblesse dépassée comme s'ils préféraient s'enfermer dans le souvenir ds temps où ils s partageaient le monde avec l'Angleterre et l'Espagne plutôt que de reconnaître leur perdition actuelle. Mais s'il y a une chose sur laquelle ils règnent sans concession c'est bel et bien les plaisirs de la Table. Les gens critiquant le fait de déguster un escargot ne sont que des barbares ignares, de même que les détracteurs ne ces merveilles lactées ! -dit il en désignant le charriot de fromage- Ces petits chefs d'oeuvre sont bien moins malodorants que la vulgarité de ceux qui les appelent "fromages qui puent." D'ailleurs remarqués le génie intellectuel de la chose : tout comme les philosophies, les élaborations intellectuelles, les plans : fromages et vins qui d'ailleurs se marient parfaitement, sont composés de la même manière : un produit de base et c'est le savoir faire, le soin apporté avec amour à leur traitement avec patience et minutie qui en font de pures merveilles. Il faut savoir laisser murir ce genre de confections, sans quoi ils n'ont aucune saveur, aucune originalité !
Quand on y regarde de près, entre une tome de montagne et un roblechon, il n'y a que le même lait de vache à la base, mais au final différentes saveurs !
Un plan d'action doit se faire de la même manière : lentement, sûrement, sans précipitation."


Etrange métaphore, emballée par l'environnement de délices qui émanaient de ce charriot à merveilles, mais qui pouvait servir de transition heureuse.
Le docteur Hurt s'octroya le droit d'imiter son invité en dégustant les différents fromages et confitures qu'il prit avec, sur une tranche de pain.

" Vous pourriez trouver que mon discours semble bien hypocrite puisque nous nous entretenons de plans d'actions depuis bientôt une heure trente, mais je puis vous assurer que j'ai déjà mûri avec une attention certaine, tout ce que je suis en train de vous faire part monsieur Shreck.
Vous soulevez de très justes interrogations quant aux justiciers, mais je pense que pour ne pas connaître le sort funeste des intrigants qui ont cherché à s'en débarasser nous ne devons pas nous focaliser sur les questions "éthiques". Sont ils des héros ou des criminels ? Peu importe, laissons cela à la presse à scandale, aux éboueurs d'idées qui se gargarisent de populisme, laissons cela à Monsieur Sharp.
Le Batman et ses alliés sont efficaces, il n'y a aucun doute à avoir à ce sujet. Mais ils sont trop au coeur de l'action pour pouvoir prendre du recul. Sans eux, nos policiers seraient bien en peine de pouvoir arrêter tous ces psychopathes Je n'ai pas souvenir d'avoir lu quelque part que les hommes de Gordon avaient déjà eu le mérite de démanteler une des attaques du dénommé Joker, pour ne prendre que le plus connu d'entre eux. Que Batman soit impliqué dans son apparition et ses actes, laissons cela de côté, le fait est qu'aujourd'hui le Joker est bien présent et qu'il commet ses méfaits et que Batman est un des seuls à pouvoir l stopper. Tout comme notre estimé maire, ces justiciers ont besoin d'etre à leur place., et tout comme dans le cas de la mairie et d'Arkham City nos prédécesseurs se sont montré bien trop incompétents pour pouvoir remplacer les justiciers. Qu'ils courent après les criminels est une bonne chose car elle est efficace, en revnahce il nous appartient à nous , hommes qui décidons d'agir, de proposer une prise en charge efficace qui permette de briser ce cercle vicieux de violence perpétuelle."


Le diable but une gorgée de son verre de vin, quelque part il était regrettable de voir que les deux clients ne buvaient pas plus de la moitié de la bouteille, mais aucun d'entre eux ne souhaitait perdre la lucidité nécessaire à leur entretien.

" Je pense que nous devons montrer clairement nos intentions d'action pour Arkham City, sans forcément dévoiler nos intérêts personnels, clairement et distinctement : stopper la violence, réaffirmer sa vocation première : en faire un centre pénitentiaire d'un genre nouveau et prendre en charge les patients souffrant pour dégager les autres de cette folie ambiante. Pour cela, il serait peut être judicieux, après être tombé d'accord bien entendu la confrontation d'idées et un besoin vital, de faire part de nos projets d'action lors d'une conférence de presse ?"


Le maître d'hôtel était parti depuis un petit moment, les assiettes se terminaient sur cette nouvelle proposition qui embrayerait sur un nouveau sujet en même temps que les desserts arriveraient.
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MessageSujet: Re: Quand on dine avec le diable ... (PV Schreck)   Sam 14 Jan - 12:10

Le docteur Hurt était plein de surprises et ses métaphores étaient plutôt amusantes même si au finales très sérieuses et justes. Le couteau reposé et le dernier fromage dégusté, Maximilien s'accorda une petite pause et mûrit les paroles de son interlocuteur. L'efficacité des Justiciers était une excellente couverture pour toute action publique, mais Shreck ne les appréciait pas, rien de lui permettait pour l'heure de s'en protéger. La suite du discours de Hurt renforça certaines de ses idées: les héros servant de poudre aux yeux et de force parallèle aux puissances publiques. Intéressant certes, mais encore potentiellement dangereux. il passa délicatement la serviette sur ses lèvres et la reposa après l'avoir soigneusement pliée.

-Je suis un businessman docteur Hurt, reprit-il, j'ai appris à être patient, à frapper fort et au bon moment pour obtenir ce qui est bon pour mon entreprise et mes projets, sans jamais oublier qu'une bonne opportunité se doit d'être prise à la volée si elle venait à se présenter, comme la collaboration que vous proposez.

Le service reprenait autour des deux hommes dont le passage des fromages venait de signer le début d'un plan d'action. Shreck s'autorisa à faire tournoyer légèrement son vin dans son verre, perdu dans ses pensées. Une conférence de presse serait facile à mettre en place, il avait des contacts réguliers et surtout un service de communication particulièrement efficace, mais qu'y dire? Renforcer la sécurité d'Arkham représentait une formidable épreuve de force qui représentait le défi que Shreck c"était imposé, en détruisant la criminalité il se propulserait aux devants de la scène politique de Gotham, démontrerait l'intérêt de ce programme, quoi que prépare le docteur Hurt, Shreck voulait en être.

-La conférence de presse sera une excellente tribune, mais il faudra tenir à l'écart de celle-ci Sharp, choisir un moment où il ne pourra être à nos côtés. Il est crucial que l'attention et la confiance se reporte sur le duo que nous représenterions, une sorte de puissance à deux qui trancherait avec l'actuelle notoriété dictatoriale de Sharp. Si nous réunissons le conseil d'administration des Douanes et du projet Arkham City, il nous faut cependant sa voix, comme vous l'avez justement remarqué et comme je m'escrime depuis plusieurs mois déjà: Sharp ne doit pas perdre confiance en moi ni en vous désormais.

Un serveur arriva à ce moment précis pour leur tendre les menus des desserts aux deux hommes. Shreck adorait ce délice importé de France une nouvelle fois et se laissa tenter, il prit les crêpes "Belle-Époque" qui avaient le mérite supplémentaires d'être préparées en salle. Hurt quant à lui, se laissa séduire par les profit'rôles, spécialités du Ritz. Ces délicieuses pâtisseries fourrées de glace vanille cuisinée par le chef lui-même, recouvertes de leur nappage encore chaud de chocolat et soigneusement décoré par une crème chantilly des plus exquises avait valu au restaurant une nouvelle étoile, trois ans de cela déjà. Le serveur reparti avec les deux commandes avec son habituel sourire poli, laissant le soin à Shreck de pouvoir reprendre.

-Le lieu devrai être choisit avec soin, je pensais peut-être le faire devant la douane la plus sécurisée, cela renforcera la confiance qu'ils peuvent y apporter. Nous devrons également prévoir non pas une démonstration, mais un déploiement de nos moyens. Il nous faudra par exemple des mercenaires au garde-à-vous, équipement à l'appuis, nous devrons également mettre en corrélation la police avec ces forces nouvelles que nous devrions engager dans le système pénitentiaire.

Le serveur arriva avec le nécessaire pour préparer le dessert de Shreck et le second du chef cuisinier se déplaça pour préparer le plat de son invité. Il vanta les mérites des profit'rôles que son supérieur préparait et que l'on allait apporter à Hurt sitôt que les crêpes seraient prêtes. Il fit une merveilleuse démonstration d'habileté. Il recouvrit la crêpe de mandarine impériale dont l'odeur épanouit l'estomac déjà ravi de Maximilien, il l'arrosa ensuite avec délicatesse une préapration à base d'orange et de Cointreau avant d'un geste théâtral déverser un délicieux Grand Marnier à sa surface et de l'enflammé dans la continuation de son geste. Shreck recula légèrement, comme à son habitude et eu un rictus amusé lorsque le chef passa à la seconde pahse de sa préparation, faisant revenir les crêpes avec leurs odeurs enchanteresses. un dessert représentant à lui seul un sublime spectacle. Avec dextérité le cuisiner installa les trois crêpes sur l'assiettes et la tendit respectueusement au serveur qui la déposa cérémonieusement devant Shreck. La chorégraphie s'acheva avec les salutations du second et l'arrivée des profit'rôles de son hôte.

La musique de la salle changea en même temps que le début de ce dessert. Shreck ne se sentit pas le courage de directement embrayer avec une discussion sur les moyens à employer pour parvenir à leurs fins, il fit donc une petite aparté.

-Vous avez fait un excellent choix avec ces profit'rôles, fit Shreck. J'espère qu'elles sauront vous ravir autant qu'elles m'ont ravis. Permettez-moi de vous proposer une liqueur avec ces desserts.

Alors qu'un serveur arrivait pour s'assurer que tout se déroulait à merveille avec leurs desserts, Shreck commanda deux liqueurs qui se marieraient à merveilles avec leurs plats, laissant soin au chef de choisir pour eux. il pu alors se permettre de reprendre plus sérieusement.

-Je dois vous avouer que les effectifs impartis à mon financement sont très inférieures aux effectifs que j'escomptaient de la part de monsieur Sharp. Il serait de bon ton de voter l'augmentation de ces derniers et de renforcer les systèmes de surveillances, j'imagine que vous avez déjà quelques idées. Toutefois, je m'interroge. Comment comptez-vous établir un système de soin efficace dans cette partie de la ville? Je ne suis pas un expert en maladie psychiatrique, bien loin de là, mais j'aime savoir.

Leur liqueur leur fut servie dans de petits verres en cristal. Shreck, désireux de profiter de ses crêpes avant qu'elles ne refroidissent enfonça sa fourchette dans leur croustillantes parties et porta à sa bouche l'une des meilleures bouchées de tout son repas. Les saveurs d'oranges emplirent sa gorge et la saveur sucrée termina d'achever la joie son palais.*

-Nous devrons jouer en faveur de la confiance des habitants de Gotham. Tout ce que nous faisons doit avoir l'apparence de la bienveillance et vous l'avez déjà souligné, nous ne devons jamais montrer la moindre faille et avoir des intermédiaires pour éviter des débordements lors de la transition. De mon côté j'ai déjà trois responsables qui peuvent tomber en cas de problème avec les douanes. L'affaire Wayne et l'arrivée de l'armée dans les affaires d'Arkham City m'ont obligé à prendre du recul, recul qui a porté ses fruits, je ne suis pas resté inactif pendant cette période même si d'aucun pourraient le penser, et votre arrivée me permettra de rentabiliser plus que je ne le pensais cette période.
"Pour être honnête avec vous, l'arrivée de l'armée m'a fait songer que je n'avais pas déployer les bons moyens. j'envisageait à l'époque les forces de douanes comme des policiers, en vérité ils doivent être comme une armée, nouvelle discipline, nouvelles règles, nouveaux moyens et ces nouveaux moyens je peux leur fournir très rapidement désormais
.


Il fit une courte pose et déposa ses couverts. Il saisit son verre de liqueur et le tendit légèrement.

-Que les justiciers fassent ce qu'ils savent faire pendant que nous nous chargeons de ce qui doit être fait me convient et laisser Sharp s'enfoncer dans son pouvoir décadent également. Je vous ai donné des informations sur mes plans et ce que je pouvais vous apporter et vous docteur? Si vous me donniez plus de détails sur vos projets et vos moyens?
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MessageSujet: Re: Quand on dine avec le diable ... (PV Schreck)   Sam 14 Jan - 15:44

Pourquoi Maximilien Shreck était un des maîtres de la ville ?
Une question que l'on pouvait légitimement se poser lorsqu'on voyait cet homme hautain, qui semblait plus riche qu'intelligent. Pourtant, Shreck appliquait tout ce qu'il fallait de la sagesse antique vantant les merveilles de la Mesure et maîtrisait parfaitement les ficelles de l'art oratoire.
Durant la plus grande partie du dîner il avait adopté une attitude passive, écoutant ou plutôt laissant parler son hôte, l'encourageant à abonder en détails en lui laissant quelques miettes d'informations à grignoter. Il buvait, mais avec une extrême mesure, juste assez pour inciter son interlocuteur à profiter des délices de la boisson tout en se gardant bien de l'effet d'ivresse.
Malheureusement, ou heureusement car il verrait peut être là un homme d'intérêt en lui, le docteur Hurt était lui aussi parfaitement rompu à ce genre de pratiques, et ce fût au moment du dessert que le milliardaire se "réveilla" pour expliquer clairement ses intentions et poser sur table ses propres exigences.

Le diable bût chacune de ses paroles, jusqu'à la dernière goutte. Loin de se laisser endormir par les détours du psychiatre, il réaffirma ce qui était d'une évidence pourtant très claire, mais qui avait le mérite de remettre les choses au clair : Maximilien Shreck était avant tout là pour ses propres intérêts.
Peu importe le Bien Commun, tout ne devait être qu'apparence pour être intégré aux bénéfices de ses entreprises. Il ne cherchait pas la gloire, pas le pouvoir simplement à sortir gagnant de ce pari risqué. Hurt avait donc tout intérêt à garder cela bien en tête et à ne pas considérer son collaborateur comme une vulgaire marionnette aux capacités intellectuelles aussi grossières que celles du maire de la ville. Shreck était quelqu'un de parfaitement éveillés aux manoeuvres politiques et conscient de la portée et des limites de son propre pouvoir.

Quelle douce ironie était-ce, le patron de Gotham aurait fait un membre parfait pour le Gant Noir mais sa lucidité et son sens affûté des affaires interdisait son entrée dans le petit club : bien trop détaché et raisonnable pour ne pas s'avérer un membre de confiance.

Les desserts furent servis, l'odeur sucrée et fruité emplirent la table d'un délicieux parfum. Le sucre crépitait sur le feu, le chocolat gargouillait une mélodie sourde, épaisse et grave en accord avec son caractère exigeant.
Hurt regarda avec avidité ce qui constituait l'apothéose de ce repas.
Avant que de l'entamer il huma avec délectation les effluves qui émanaient, ventilant légèrement l'air en direction de son nez et fermant les yeux. Puis, il se muni de la fourchette à dessert, tâta la résistance ferme et moelleuse à la fois de la profiterole et entama d'un geste appuyé la première merveille ronde.

Un délice.

" J'entends tout ce que vous me dîtes Monsieur Shreck, salut votre interprétation lucide de mes propos et applaudis vos idées nouvelles quant à la situation. Si j'avais voulu ré-entendre mon propre discours, je l'aurai suggéré à quelqu'un d'autre. Votre lucidité est exemplaire, vos idées parfaitement justes. Je vous rejoins sans réserve sur la nécessité de ré-implanter la police de Gotham dans le dispositif d'Arkham City. Mais puis je développer cette idée ?
La zone pénitentiaire dispose de cette mauvaise aura de "fouillis militaire"si vous me permettez l'expression, dont les amateurs de complots se gargarisent. Il nous faut être lucide, même si certains apporuvent cette initiative elle reste quand même trop froide et sévère pour être acclamée.
La police est démocratique, la police est lisible par nos concitoyens à contrario du secret militaire. La police est sous votre intendance mais est aussi rattachée au moins au niveau de l'image à Mr Sharp."


Hurt prit une nouvelle bouchée de son dessert, et se décida à goûter enfin la liqueur. Fort à propos elle aussi.

" Sharp ne posera pas de problème, il jouira de la publicité de celui qui réinvestit la démocratie là où elle n'est pas, même nous faisons tout le travail. Il rongera parfaitement l'os que nous lui jetons, et je suis intimement persuadé qu'il pensera que nous n'avons pas saisit la portée médiatique de ces actions."

Simon continua quelques bouchées supplémentaires.

" Votre idée d'opération militaires séparées de la police est parfaite. Les soldats doivent s'attacher à sécuriser la zone, la police à mener les enquêtes. Pour cela, il sera bon à mon sens de commencer à vider les armes d'Arkham City. Je propose que nous opérions quelques perquisitions chez les grands noms du crime qui y séjournent. je pense notamment à messieurs Cobblepott et Dent. Nos militaires équipé de vos propres armes iront tenir en respect ces criminels pendant que la police perquisitonnera dans leurs locaux. Nous saisirons leurs armes et porteront tout ça officiellement devant l'administration. Le but est d'intégrer une lisibilité de nos actions auprès de nos concitoyens.."

Hurt termina son dessert mais laissa son verre de liqueur à moitié plein. Un dîner comme cela se terminerait probablement par un digestif accompagnant un cigare au prix honteux.

" Mais je dois vous prévenir, mes intérêts ne sont pas politiques. Je suis là avant tout pour ma fonction de psychiatre, et comme vous le savez la situation est telle que je ne peux pas travailler. Je suis obligé de ramener le calme là dedans pour pouvoir mettre mes projets en oeuvre. A terme, le but sera d'ouvrir des structures capables d'accueillir et de fournir une prestation de soin adaptée, mais pour cela il me faut le calme. Mes mandataires que je mentionnais tantôt, m'ont donné quelques moyens dont il me faudra vous tenir au courant en privé. Leur but est de reproduire le système d'Arkham Cty dans différentes villes, Gotham est le projet test. Nous ne sommes pas là pour vous enrichir, mais comme la nécessité des choses m'oblige à me lancer dans l'intrigue politique et que pour cela j'ai besoin de votre soutiens, j'estime qu'il est tout à fait normal et juste que vous y trouviez votre compte. Je vous fournirai quelques documents et rapports sur mon projet, si nous tombons d'accord alors vous aurez la priorité pour les contrats de gros-oeuvres.Il y a de très gros chiffres en jeu monsieur Shreck. Mais j'insiste pour parler de tout ça en privé."
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MessageSujet: Re: Quand on dine avec le diable ... (PV Schreck)   Dim 15 Jan - 23:33

Hurt assomma Shreck dans un flot de remarque qui flattèrent son égo et achevèrent de faire couler du miel dans sa gorge ravie par les saveurs de son dessert. Un nouveau coup de fourchette diminua ses crêpes, et le docteur continua sur l'idée du partage des tâches entre police et mercenariat puis effectua une sorte de pirouette pour se désengager. D'un côté il était représentait une sorte de conglomérat qui voyait Arkham City comme un test et de l'autre comme un simple psychiatre qui avait à cœur son travail. Ce comportement lui rappela désagréablement le docteur Strange qui avait déjà fait des siennes.

Il garda son sourire commercial mais perdit un instant son appétit. Hurt allait s'arrêter à mi-chemin de l'évincement du pouvoir en place. Il reposa sa fourchette alors qu'il restait encore un quart de son dessert. Il passa calmement sa serviette sur ses lèvres une nouvelle fois, mais sans y avoir quoi que ce soit à y nettoyer. Pourquoi un psychiatre dont le seul désire de servir son emploi s'attardait-il sur autant de visibilité et d'apparat? Shreck ne s'était jamais intéressé à la psychiatrie ni à ses dérivées et considérait que son expérience et son instinct de prédateur des marchés financiers étaient des armes plus à même de résoudre ses problèmes que d'identifier chez ses adversaires un quelconque syndrome de schizophrénie ou il ne savait quoi. Or, le docteur Hurt avait des manières de businessman, élément qui allait à son avantage certes, mais son revirement vers sa profession n'était en rien au goût de Shreck, généralement cela signifiait qu'il y avait une zone d'ombre dans l'affaire en cours.

Il eut un bref silence après la fin du discours de Hurt, silence certes révélateur, mais que Maximilien rompit le plus vite que le lui permit la claque psychologique qu'il venait de prendre. Hurt avait bien mené son petit jeu et lui avait extirpé quelques informations. Qu'il veuille parler en privé de la suite des évènements n'était guère étonnant, mais ils avaient intérêts à être convainquant.

-La démilitarisation d'Arkham City, reprit-il pour se raccrocher à un élément du discours qui l'intéressait, me semble être plus que nécessaire, non seulement pour vous permettre d'effectuer au mieux votre travail, mais également pour assurer la sécurité de l'édifice tout entier.

Shreck regarda un moment l'orchestre du restaurant qui entamait l'hymne à la joie de Beethoven. On aurait pu croire qu'il cherchait à les tuer d'un simple regard. Il regagna cependant rapidement son calme et pour la première fois de la soirée, plissa le bord de sa veste. Sharp était lié à la police, mais en aucun cas Shreck ne serait autant vainqueur que le Maire qui sombrait lentement. Hurt avait maintenant terminé son dessert, quant à lui, il préférait ne même plus y songer. Il savait qu'il avait fait le tour de la question sur Sharp, quoi qu'ils entreprennent, il leur mangerait dans le creux de la main. C'était un homme qui était allé trop loin et nul doute qu'il avait bien besoin de soutient en ces heures sombres. Il étiat de bon ton de continuer les politesses, même si la désagréable sensation d'avoir été berné les rendait plus maer qu'en début de conversation.

-Gotham peut se féliciter de votre arrivée à ce poste et de la clairvoyance que vous usez pour juger de la globalité de la situation, je pense que si nous parvenons à appliquer la démilitarisation au cours des prochaines semaines et que les effectifs de polices se préparent pendant ce laps de temps à intégrer la machine d'Arkham, nous pourrons obtenir des résultats satisfaisant dans environ un mois et demi. Les premières perquisitions se feront avec une poignée d'éléments du GCPD triée sur le volet.
"Cependant, la machine doit être légalisée à son plus haut niveau et il faudra insérer le département de la Justice dans les ordres de perquisitions.


Faire entrer le bureau du procureur était un pas difficile, mais finalement nécessaire, il ne pouvait compter sur Hurt pour un soutient solide, il devait miser sur ce qui l'aiderait à tenir à long terme. Il imaginait déjà ses discours, certes il avait accepté une tâche ingrate et dangereusement dictatoriale et extrémiste, mais il avait tout fait pour la faire rentrer dans les rouages de la machine démocratique américaine.

Un serveur passa à côté de leur table, il l'arrêta d'un simple geste de la main et lui demanda de débarrasser leur table, tout en refusant dans un premier temps l'addition. Hurt avait lancé quelques miettes sur ses collaborateurs, leurs projets et leur financement possible, c'était hélas peu et il espérait en savoir un peu plus avant de retourner dans sa demeure et de s'endormir, la tête plein de nouveaux projets et des précautions qu'il devrait mettre en place pour les mener à terme.

-Je suis très intéressé pour discuter en privé des détails liés à cette affaire, pourquoi ne pas profiter d'un brandy accompagné d'un cigare dans un salon privé afin de couronner ce repas? Nous ferons suivre la note.

Il se leva poliment et avec son hôte fut accompagné par un serveur jusque dans un pièce voisine où l'on disposait un plateau avec deux verres et une bouteille de Brandy sur une table basse entre deux fauteuils carmins. Sur le chemin Shreck salua quelques visages familiers, propriétaires, PDG divers et variés, figures montantes du paysage financier. La maître d'hôtel remplit les deux verres et sortit en fermant derrière lui la porte. Shreck prit alors un cigare qu'il avait toujours dans la poche de blazer et en tendit un au docteur Hurt.

-C'est un Cohiba Behike, profitez-en, je ne les sors que pour les grandes occasions, déclara-t-il, avec un peu de chance j'aurais le courage de finir ma boîte avant que l'on ne jette une pelleté de terre sur mon corps.
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MessageSujet: Re: Quand on dine avec le diable ... (PV Schreck)   Lun 23 Jan - 16:54

La plupart des cartes étaient désormais sur table, si les deux avaient été dans une partie de Texas Hold'em ils seraient sur le point de passer à la "Turn". Les desserts étaient terminés, les liqueurs aussi mais à n'en pas douter le riche industriel restait encore sur sa faim. Il fallait être un observateur bien efficace pour déceler les subtis changements dans son attitude, dans la tonalité de sa voix et dans la rétractation de ses pupilles qu'il n'était pas du goût de Maximilien Shreck d'entendre Hurt parler de ses propres intérêts dans l'affaire.
Shreck était-il moins lucide que ce qu'il montrait jusqu'à présent ? Bien sûr qu'il est facile de se donner une image flatteuse et de baisser sa garde, lorsqu'on on appuie des propos qu'un quidam tient à notre sujet et qui consiste à vous mettre sur un piédestal, mais peu de monde est à même d'empêcher cette petite effraction de surprise et de mécontentement lorsque le discours dans un tournant radical rompt cet éloge dont vous étiez le sujet pour faire sonner à vos oreilles si gourmandes en compliments, l'affreux son d'un reproche.

Le diable acquiesça de la tête à tout ce que lui disait son invité, abandonnant son sourire pour un air plus grave. Lorsqu'on a de choses sérieuses à parler, mieux vaut ne pas afficher un langage corporel détendu, là encore il s'agit de communication de bas, appuyée par des recherches en psychologie comportementale.
Les deux hommes de pouvoir quittèrent la salle du restaurant pour gagner un des salons privés, avant de pénétrer dans la pièce, Simon demanda au maître d'hôtel de faire suivre son attaché-case.
La salle était agréablement décoré, et ses murs devaient sans aucun doute avoir entendu un nombre incalculable de secrets d'états. Devant eux, une grande baie vitrée donnée sur un panorama de la ville. Le ciel était noir, parsemé de quelques étoiles, en bas les lumières scintillaient et de la zone où se situait Arkham City, une atmosphère spéciale mêlant lueur rougeâtre et fumée donnait vraiment l'impression d'être face à l'Enfer.

Le Diable poussa deux fauteuils pour faire face à ce paysage tout en discutant. La conversation serait dans tous les sens du terme, une conversation au sommet, puisque de leurs fauteuils, qu'ils soient aux Ritz ou dans leurs bureaux, ils domineraient Gotham.
Puis, après avoir fait le service du Brandy, il alluma son cigare, avec l'allumette après avoir accompli tout le petit rituel d'usage, avant de poursuivre sur un ton on-ne-peut-plus sérieux :

" Quand je parle de psychiatrie, n'entendez pas cela comme si j'étais un vulgaire rat de bibliothèque. Il s'agit là de mon domaine d'affaire, comme l'armement est le vôtre. Notre collaboration veillera à ce que chacune de nos entreprises puissent s'épanouir en même temps que nous développerons Arkham City.
Et pour preuve de mon intéressement dans les affaires voici quelques photos de nos premiers investissements."

De l'attaché-case, il sortit une pochette et de cette dernière un dossier contenant deux photos. Il tendit le tout à Shreck, et commenta en même temps qu'il découvrait les clichés :
Spoiler:
 

" Trois hélicoptères de combat, de type apache, arriveront en fin de semaine par transport maritime à Gotham. Il s'agit là de présents de mes employeurs en guise de présent. Ils sont équipés de l'artillerie de base. Deux autres hélicoptères plus basiques, de simple patrouille seront livrés un peu plus tard. Mais pour couvrir convenablement il nous faudra deux engins de combat supplémentaires et une dizaine en tout d'hélicoptères de surveillance traditionnels. Les aâches devront être équipé d'engins de pacufication non létaux, projetant par exemple des ondes sonores. cela doit nous permettre de remporter la faveur de la foule : même si nous disposons d'armes mortelles pour parer à toute éventualité, nous y aurons recours qu'en cas d'ultime nécessité. Bien évidemment, la modification de ces engins sera confiée à votre entreprise."

Hurt tira une bouffée de son délicieux cigare en la recrachant lentement avant de savourer une gorgée de brandy.

" Surveillance accrue en vue de faire disparaître le sentiment de liberté chez les criminels, photographie et cartographie de la zone et renseignements pour préparer des interventions d'une précision chirurgicale lorsque nécessité sera constatée. Tout cela pour reprendre le plus vite possible, le contrôle de la situation, appuyée par des procédures menées conjointement avec les forces de police lorsque, comme vous l'avez souligné, nous aurons l'aval de la haute autorité."

Il resta silencieux le temps de laisser à son interlocuteur le soin de rebondir sur certains points, de commenter les idées et de mettre les siennes sur table. Fumant son cigare, disparaissant dans un nuage de fumée il réapparut et changea assez brutalement de sujet de conversation.

" Nous mettrons par écrit, tous les termes du contrat scellant ainsi les accords. Cela vaut mieux que les accords oraux. Surtout que vous ne devez pas être sans savoir, que pour évincer Sharp du pouvoir et gagner le plein contrôle d'Arkham, nous devrons composer avec les opposants connu du projet pour nous les mettre dans la poche. Mais pour cela, nous devrons leur donner, en plus de la vitrine que nous allons proposer publiquement, quelque os à ronger. Bruce Wayne devra être incorporé et assimilé au projet. Je sais que ce nom ne vous enchante guère, mais nous devons examiner son cas avec lucidité."

Le docteur Hurt avait consommé la moitié de son cigare, il arrivait enfin au coeur du moment le plus intéressant. Décidément, les métaphores allaient bon train ce soir.
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MessageSujet: Re: Quand on dine avec le diable ... (PV Schreck)   Mar 24 Jan - 13:55

Shreck aimait les plats raffinés mais pas outre mesure, il aimait être élégant quitte à passer pour un bourgeois patenté, il aimait le bon vin mais le cigare avait une place à part, il faisait partie de cette classe d'individus à pratiquer "l'art de fumer". Tandis que Hurt installait les fauteuils, Shreck enleva délicatement la bague dorée et la jeta négligemment sur le plateau et commença à faire tournoyer le module entre ses doigts, palpant sa dureté et l'homogénéité de son remplissage, comme toujours, impeccable.

Hurt commença à, si ce n'était un rattrapage, expliquer ce qu'il entendait par psychiatre, ce que Shreck n'écouta que d'une oreille tandis qu'il sentait son délicieux cigare, à bonne distance de son nez certes, mais qui révélait une dégustation fort à propos. Shreck sortit de sa poche extérieure la petite "guillotine" qu'il employait depuis bientôt vingt an et dont il faisait régulièrement changé ou aiguiser la double-lame. D'un geste sec mais assuré, il trancha la tête et porta les feuilles sectionner à ses lèvres. Le déclic de l'attaché-case fut en synchronisation parfaite avec la première booffée à sec du ciagre, cette première "bouchée" si l'on puis dire, qui offrait sans que le cigare ne soit allumé un avant-goût de ses arômes.

Le Docteur lui tendit alors un dossier avec quelques clichés. Maximilien rangea son coupe-cigare et sorti cette fois-ci une boîte à lunette de sa poche intérieure et en sortit une paire de demi-lune qu'il posa sur son nez. Les photographies étaient celles de deux hélicoptères qu'il connaissait bien puisqu'il sous-traitait une partie de leur construction en accord avec Boeing. Shreck profita des explication intéressantes de son hôte pour dégainer son briquet à gaz. Avec ses années d'expériences, Maximilien avait déjà testé les allumettes, mais l'odeur de souffre gâtait son plaisir, de même que les briquets à essence malodorants. Ce briquet avait appartenu à feu son deuxième associé, un fin amateur de cigare lui aussi, mais qui aviat prit un mauvais tournant dans la vie.

Tout en laissant la flamme hors de portée du cigare mais en faisant tournoyer son module, Shreck comprenait que ce simple psychiatre avait des amis qui comptaient refaire des centres pénitenciers comme Arkham City ailleurs, ce qui n'était pas absurde, il valait mieux avoir un psychiatre pour juger de l'efficacité d'une telle entreprise, mais qui pouvaient égalment se payer des Apaches et des hélicoptères de surveillance. Lorsque le bout de son cigare fut rougeoyant, Shreck tira la première bouffée de son Cohiba Behike et les arômes stimulèrent son intellect. Hurt essayait de noyer de le poisson et la vérité, soit, mais il avait des arguments qui en faisaient un allié temporaire intéressant. Il continua avec une demande plutôt pertinente pour le nombre de force à employer en plus de celles de ses alliés et parla d'équipement non létal.

Il souffla un nuage après avoir entendu que Shreck's Industries allait pouvoir équiper les appareils, une belle facture en vue, mais qu'il annoterait de petites réductions, entre collaborateur il n'était pas question de vampirisme. Maximilien se passa une langue sur les lèvres et reprit sa dégustation du cigare pendant que Hurt faisait une proposition de couverture médiatique, Shreck avait déjà quelques idées des journalistes qu'il fallait séduire et de ceux qui l'étaient déjà, rien ne serait plus simple qu'une petite démonstration de force, la plupart des criminels étant déjà cartographiés par les autorités des douanes. Le Docteur fit une petite pause, il était temps qu'il donne son opinion sur la question.

-Shreck's Industries pourra aisément fournir les derniers appareils de guerre ainsi qu'une poignée d'hélicoptères de surveillances, pour les appareils manquant nous pourrons faire intervenir les forces de police et faire d'une pierre deux coups, commença-t-il en observant la ville à travers les vitres. L'équipement non létal ne devrait pas prendre plus de deux jours à transporter à nos dépôts les plus proches et d'une semaine à installer. L'aval de Sharp ne devrait pas être trop complexe à obtenir, surtout avec les promesses que cette nouvelle opération promet. Cependant et pour assurer au mieux l'avenir d'Arkham il nous faudrait faire d'autres travaux, plus en profondeur dans ce complexe. J'entend par là la destruction de l'insalubrité, des problèmes de nourritures, ce qui passe avant tout par une refonte de la plupart des infrastructures de la ville.
"Ce point est certes relativement éloigné de nos premières discussions, et pourtant, il peut en être l'un des plus importants. La Mairie possède actuellement toutes les parcelles d'Arkham City, mais ne dispose pas des ressources financières pour en assurer le maintient. Si nous voulons voir l'essor de nos opérations, il va falloir proposer un rachat de ces terrains qui nous permettrons non seulement d'assurer l'entretient, mais aussi d'assurer à la ville une rentrée d'argent conséquente. Si vos alliés consentent à soutenir cette opération, elle pourra être un excellent point dans la campagne de restauration d'Arkham City. D'autant plus que toute interventions sur ces terrains sera grandement simplifiée, puisque nous en seront les propriétaires.


Shreck était arrivée au premier tiers de son cigare et laissa retomber son discours pour attendre que le docteur finisse le sien. Il n'y avait plus de sourire sur le visage des deux hommes, rien d'autres que des expressions graves d'individu responsable et conscient qu'ils entraient dans la phase terminale de la préparation de leurs projets. Sitôt ce repas terminé, Gotham allait voir surgir une nouvelle puissance pénitentiaire, adieu petit Sharp tremblant devant les caméras, place aux vrais maître du projet et ceux qui allaient le porter à son paroxysme. Lorsque tout à coup tonna le nom de Wayne. Hurt était quelqu'un de très surprenant dans le fond. Maximilien se contenta de lever un sourcil désabusé.

-Bruce est quelqu'un de très opposé au programme d'Arkham City et nous ne sommes pas en très bon termes en effet; cependant, les affaires ne se font jamais sans compromis et si vous parvenez à le faire rentrer dans ce projet il n'en aura que plus de force et de légitimité, bien que je ne pense pas que Sharp soit lui aussi très enthousiaste à cette idée. Je crains de ne vous accompagner dans les démarches que vous entreprendrez pour convaincre Bruce, je ne pourrais être qu'un frein, mais j'aimerais être tenu aux courants de celles-ci et de leurs résultats.

Faire confiance à un tiers parti pour incorporer un partenaire n'était pas une idée très réjouissante, surtout que malgré ses bonnes idées et ses compétences, Hurt restait un parfait inconnu. Shreck tira un instant sur son cigare.

-Nous mettrons tout ceci sur papier en passant par mon service juridique, un cabinet d'avocat pour vous j'imagine et si Wayne entre dans la danse, son service juridique, il serait dommage que nous voyions ce projet tomber à l'eau à cause d'une irrégularité dans les procédures, ce n'est pas parce que Sharp le fait que nous devons tomber dans ce travers. Quand pensez-vous rencontrer Bruce?

Maximilien regarda son brandy et décida de ne pas y toucher avant la fin de son cigare au moins, inutile de gâcher ses arômes.
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MessageSujet: Re: Quand on dine avec le diable ... (PV Schreck)   Mer 25 Jan - 10:40

Shreck démontra une fois de plus, que malgré l'air distrait qu'il affichait lorsqu'on parlait de psychiatrie, il n'en demeurait pas moins alerte quant à ses propres intérêts.
Il était là, dans son fauteuil, le regard absent balayant la ville dans le vide et pourtant il prit naturellement la suite du récit et avançant son intérêt pour l'immobilier d'Arkham City.
Honnêtement, Hurt ne se souciait pas le moins du monde de ces petites affaires de gros sous. La plupart de son discours n'avait été qu'un mensonge éhonté : il n'avait cure d'enrichir Shreck, il n'était qu'un allié parmi d'autres et surtout un pion avec qui il devait par nécessité composer. Ses réels projets étaient ailleurs, mais il se garda bien de laisser pointer le moindre indice quant à ses réelles intentions.
Aussi, lorsque son tour fut venu de répondre, il afficha une mine à la foi surprise de celui qui n'avait pas prévu l'idée mêlée à celle de l'enthousiasme totalement factice.

" L'investissement immobilier semble effectivement une étape intéressante, qui pourrait nous faciliter amplement la tâche. Je n'y avais pas réellement songé, monsieur Shreck, aussi suis je dans l'incapacité de vous dire maintenant si mes employeurs décideront de rentrer dans la danse. Je vous prie de m'excuser pour cela, mais vous promet de leur présenter l'idée et de vous en apporter la réponse.
Mais quelques questions me viennent à l'esprit, là maintenant. Ne serait-il pas risqué de commencer à investir des sommes importantes, alors que la zone est toujours en proie à la folie et la barbarie ? Comment pourrions nous commencer les travaux alors que les employés risqueraient de se faire massacrer ? Prendre le risque de voir ce que nous venons de bâtir, être détruit par des roquettes ?
Je pense effectivement qu'acheter les terrains est une excellente chose, mais il vous faudra établir une esquisse de projet et de calendrier que je puisse fournir à mes employeurs. Sans cela, je doute qu'ils se décident à investir sur ce terrain instable pour l'heure, avant d'avoir eu des résultats satisfaisant quant à sa pacification. Cependant j'ai bien conscience que le tarif de la parcelle doit être bien plus avantageux maintenant que personne n'oserait envisager la chose, plutôt que lorsqu'Arkham City sera une zone calme et apaisée.
Autre chose, j'ai bien peur que des tractations immédiates ne nuisent à l'image que nous voulons donner. L'intérêt personnel est par trop évident dans l'investissement immobilier, et nous devons je pense attendre que la situation se calme avant de parler publiquement de rachat, même s'il peut en être totalement autrement en coulisses. C'est pour cela que je compte sur vous Monsieur Shreck, pour me fournir toutes les études préliminaires nécessaires au projet."


Le docteur Hurt tira une longue bouffée de son cigare alors qu'il écoutait ce que Shreck avait encore à dire. Le diable était fumeur, depuis longtemps, il avait vécu l'époque où les bonnes gens de la haute fumaient. Cigare, pipe, cigarette, narguilé, opium etc. Mais force lui était de constater que la saveur du tabac chutait en flèche depuis ces dernières décennies. Ce Cohiba Behike comptait parmi les meilleurs disponibles sur le marché actuellement, mais il n'avait en rien la saveur d'antan.
Shreck faisait maintenant part de son aversion respectueuse pour Wayne. Il était évident que l'homme d'affaires parlait à la place de l'individu. Il était manifeste qu'il détestait ce dernier, mais qu'il était totalement conscient de son poids économique et médiatique.

" Quand le moment sera venu, c'est lui qui viendra à nous monsieur Shreck. Nous nous apprêtons à changer radicalement le visage d'Arkham, et celui de Gotham. Comme dit nous allons présenter une patte blanche et la transparence de nos actions aux citoyens. Lorsque tout ceci sera suffisamment installé, alors Bruce Wayne n'aura d'autre choix que de nous rejoindre et d'intégrer une machine déjà opérationnelle et efficace : il ne sera qu'un investisseur secondaire."

Il se laissa encore aller à goûter liqueur et cigare avant de poursuivre.

"Je pense que nous pourrons donner la conférence de presse en fin de semaine prochaine, lorsque les hélicoptères seront prêts.Cela rejoindra votre idée publicitaire de présenter les forces que nous allons investir dans la zone. Un hélicoptère est impressionnant, une dizaine donnera un sentiment de sécurité assez fort, qu'il nous faudra maintenir en réussissant nos opérations. Cela nous laissera le temps de convaincre Sharp et de préparer les derniers détails. Nous allons avoir une semaine chargée cher collaborateur, j'espère que le travail ne vous fait pas peur."


Evidemment, cette dernière réplique était un clin d'oeil à l'ardeur de l'industriel déployait dans les affaires, il était toujours bons de s'encourager de la sorte.
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MessageSujet: Re: Quand on dine avec le diable ... (PV Schreck)   Ven 27 Jan - 14:39

Shreck avait pensé à tort que Hurt était le cerveau de l'organisation qu'il représentait, mais sa réponse aux investissements terriens représentaient ou une habile dérobade ou un vrai retrait vis-à-vis de la partie décisionnelle de ses alliés. Non content de reculer cette offre, il l'a relégua dangereusement au second plan, sous prétexte de la sécurité. Certes, s'il tenait à séduire des investisseurs tels que Bruce, il avait besoin d'être absolument blanc comme neige; cependant Shreck n'était pas du genre à mélanger les actions, s'il fallait proposer un plan de rachat, il était clair qu'il fallait le dissocier de la nouvelle politique à mener au sein d'Arkham.

De toute façon il lui transmettrait un dossier complet dans les prochaines heures, dossier déjà bouclé par les service juridiques de Shreck et sur lequel il faudrait faire peu de modification pour plaire à ses associés s'ils voulaient faire parti de ce projet. Il remit son cigare entre ses lèvres et tira une nouvelle bouchée, plus corsée cette fois-ci. Hurt n'était pas de Gotham et probablement ne chercherait pas à y rester aussi ce projet de financement ne l'intéresserait pas au-delà d'Arkham et pourtant, c'était la pierre angulaire d'un projet plus vaste, allant au-delà d'Arkham City.

-Vous aurez tout ceci avant la fin de la journée, fit tranquillement Shreck. Pour les travaux, ils n'interviendraient pas avant le désarmement d'Arkham City, mais tout investissement terrien dispose d'un temps de latence: déblocage de fonds, établissement des contrats, vente sous contrôle judiciaire, enregistrement au cadastre et je passe certaines étapes insignifiante. Si nous désirons pouvoir agir dans les temps un projet de rachat doit être établit pendant la démilitarisation d'Arkham.

Hurt parla ensuite plus en avant de l'implication de Bruce dans l'affaire. Il serait surprenant de voir ce jeune playboy faire machine arrière, c'était lui donner des qualités qu'il n'avait pas. C'était un garçon obtus qui jouait avec la vie comme un enfant avec une bombe à retardement, sans se soucier des lendemains et toujours prêt à agir comme un adolescent qui n'avait cure des compromis et attaché à une sorte de moralité pathétiquement humaine et hors de propos dans les affaires. S'il voyait arkham City devenir un centre pénitentiaire exemplaire, nul doute qu'il ne broncherait quasiment rien et qu'il n'investirait pas un sous pour les soutenir mais pour faire avancer un démantèlement que le calme que Hurt et lui auront fait revenir justifierait. Bruce en second plan, Maximilien en rêvait, mais ce n'était précisément qu'un rêve et dissocier ceci de la réalité était une qualité maitresse dans les affaires.

-Je préfère ne pas m'avancer sur les réactions que pourrait avoir Bruce face à notre projet à moyen terme aussi vais-je faire confiance au psychiatre que vous êtes et aux conclusions que vous auriez pu tirer sur son comportement.

Une dérobade certes, mais qui laissait le champs libre au docteur, libre à lui de l'accepter, mais Maximiien avait suffisamment observé Wayne dans les affaires pour savoir qu'il était tout sauf impliqué et prêt à faire machine arrière. Enfin son cigare atteint la fin de sa vie. Maximilien l'écrasa en songeant à Bruce dans son cendrier et rebondit sur l'annonce du calendrier de la présentation.

-Je suis également d'accord pour la date de la conférence, fit-il posément en réfléchissant aux coups de fils qu'il aurait à planifier pour donner à l'évènement la médiatisation qu'il méritait.

Il voulu ne pas répondre pas à sa petite plaisanterie sur la quantité de travail. Shreck et cela était peut-être l'une de ses seules qualités aux yeux de bien des gens était travailleur et abattait avec une volonté farouche tout le travail nécessaire pour atteindre ses objectifs, si bien qu'il pouvait sans une once de remord en attendre autant de ses plus proches collaborateurs et des services qui devaient lui remettre de prompts résultats. Mais la tentation fut trop forte.

-Il n'est jamais dur de beaucoup travailler lorsque l'on se sait épaulé, répondit-il simplement.

Il tendit son bras vers son verre de Brandy et y mouilla ses lèvres, c'était un délice qui ponctuait une conversation désormais plus calme et moins amicale qu'elle ne l'était en son commencement.

[HRP]Je pense que nous entrons dans l'ultime étape de notre repas.[/HRP]
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MessageSujet: Re: Quand on dine avec le diable ... (PV Schreck)   Lun 6 Fév - 21:44

La soirée touchait à sa fin, les conversations se tarissaient, des réponses concises et précises, rien à voir avec les longues métaphores et détours du début de soirée.
Le docteur Hurt attrapa son agenda et nota les rendez vous dedans, puis il reprit le dossier et le rangea dans sa sacoche, termina son verre de liqueur et demanda à ce qu'on lui apporte l'addition. Le diable regarda le montant, signa un chèque et déposa un billet de cent en guise de pourboire.

"Parfait, nous nous verrons à la date convenue. En attendant je vous ferai parvenir quelques dossiers et autre paperasse dont vous pourriez avoir besoin. Ce fût un plaisir de discuter affaire avec vous, monsieur Shreck, nous allons faire de grandes choses."

Puis alors que le moment de partir arrivait, il se leva, serra la main à son hôte mais ne put réprimer une dernière question, personnelle:

" Puis je vous demander, en toute sincérité, en tant qu'humain et non pas en tant qu'homme d'affaires, que pensez vous d'Arkham City ? De la violence et des morts que nos actions vont certainement causer. C'est un pari intéressant mais fort risqué non ?"


Tout en parlant, il venait de remettre manteau, et gants, et laissa poindre un début de sourire intéressé pour ne pas paraître lâche mais aussi pour voir quel genre d'homme, ou de parieur était Shreck.

[ désolé pour la longueur du post]
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MessageSujet: Re: Quand on dine avec le diable ... (PV Schreck)   Mar 7 Fév - 15:52

[HRP]Don't Worry[/HRP]

Hurt signa le chèque qui aurait permis la survie d'un village africain durant une bonne année. Le repas touchait à sa fin. Shreck, comme à son habitude laissa derrière lui un verre à moitié entamé. Il se leva en regardant Gotham pendant que Hurt faisait son résumé de l'affaire et termina par une phrase quasi rituelle en de telles occasions. Ils se serrèrent la main.

-Comme toujours, assura-t-il avant que son hôte ne passe sur une question bien plus sérieuse et décalée.

Shreck eut un petit sourire en répondant à la question touchante de son interlocuteur.

-Je devrais être vexé que vous pensiez qu'un homme d'affaire n'est pas un humain, cependant je n'ai jamais dissocié l'un de l'autre dans ma vie. Pour réussir là où les autres échouent, il faut savoir faire des sacrifices. Arkham City est un moyen que ses résultats justifieront amplement et sincèrement, le sort de quelques criminels ne représente pas grands choses par rapport aux bénéfices que Gotham retirera de cette entreprise.

Un serveur vint chercher le plateau sur lequel reposait le cendrier et les verres, il souhaita une excellente soirée aux deux hommes qui se dirigèrent vers le vestiaire pour se rhabiller. Le docteur Hurt, avec sa dernière question avait intrigué Shreck, certes la plupart des propositions étaient les siennes, mais il semblait intéressé par autre chose, cependant il ne parvenait pas à mettre le doigt dessus. de toute façon, tout ceci aidait ses projets personnels, aussi n'avait-il pas grand chose à craindre au niveau financier, mais agir de concert avec quelqu'un impliquait une certaine confiance, confiance qui n'apparaissait qu'à moitié entre eux.

On lui tendit le cintre qui supportait ses affaires, il mit son manteau, déposa son écharpe avec rapidité et saisit son chapeau. On lui donna ensuite sa canne, il donna un beau pourboire au vestiaire qui s'inclina en le remerciant. Lorsqu'il atteignit le perron de l'hotel, un vent frais souleva légèrement son écharpe. Il mit son chapeau avant de se tourner une dernière fois vers Simon.

-Ce fut un plaisir de partager avec ce repas et ce sera un plaisir que de travailler avec vous sur Arkham City. Bonne soirée Docteur Hurt.

Sa voiture personnelle fut avancée, son chauffeur se dépêcha d'aller ouvrir sa porte et elle se referma sur le visage du docteur. Depuis qu'il avait dissocié l'homme d'affaire de l'Homme, Maximilien réfléchissait, il avait vécu et vivait pour le pouvoir, il n'avait pas d'autres but. La route défila en même temps que les réflexions du businessman. Certains vivaient pour le bonheur, d'autres pour le crime, certains luttaient pour survire, avec à chaque fois une moralité variable, des éthiques plus ou moins douteuses et des scrupules, des amitiés, des complots, la maîtrise de son prochaine.

Shreck avait au sens strict du terme une moralité qui se résumait à une pensée machiavélienne: "La fin justifie les moyens", simple, efficace, elle permettait de ne pas juger la vie humaine au-delà des intérêts. L'on pouvait le traiter de monstre de par son manque d'affect vis-à-vis de son prochain, mais qu'importait les sacrifices face aux bénéfices. Il était là où il était parce qu'il avait toujours respecté ses engagements, avait su se débarrasser des poids morts de ses affaires et avançait sans regret. Arkham City ne dérogeait pas à la règle. On jugeait son côté inhumain alors même que pour Shreck il n'entrait absolument pas en jeu. Ce qui comptait c'était que ce qui plaisait à la foule transparaisse et que le reste leur soit caché, la vérité n'était qu'un mot, une valeur qui ne faisait que du tort à ceux qui voulaient avancer dans la société. En cela il ne mentait jamais, la vérité était question de point de vue et il suffisait de bien tourner son prisme pour percevoir le monde de la couleur que l'on désirait.

En vérité, la violence et les morts qu'il y aurait, Shreck s'en moquait, seul les résultats comptaient. Le chemin serait à l'image que l'on en ferait transparaître et ce qui apparaîtrait serait un visage radieux et lumineux, personne ne pourrait regretter les choix et les évènements, ce ne seraient que des incidents tout au plus, des "pertes nécessaires". Du reste, Shreck ne pariait jamais, il calculait et Arkham City, quoi qu'il en advienne serait un bénéfice net...
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Quand on dine avec le diable ... (PV Schreck)

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