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NEWS :

Ne manquez pas les deux derniers chapitres de Darkwatch, où s'affronteront Le Chevalier Noir et l'Empereur !

Clash of the Warriors & La Révolte

"Lors d'une rafle de la Ligue des Ombres, la Lignée décide d'intervenir et de massacrer les hommes de Ra's Al Ghul. Les habitants, excédés par la situation, décident de se révolter, avec le support de l'Empereur et ses troupes. Le G.C.P.D est dépassé et les justiciers n'ont d'autre choix que s'en mêler, Batman en tête."

(Petit aperçu des évènements en vidéo ici)


CREDITS

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©Les images utilisées appartiennent à leurs auteurs
©Les bannières ont été crées spécialement pour le forum Gotham City Rpg par Deimos Hellhammer
©Le contexte de ce forum est inspiré du Batverse, arrangé et rédigé par le Staff. Merci de respecter notre travail.




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 L'humain monstrueux et le monstre humain.

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Snake

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MessageSujet: L'humain monstrueux et le monstre humain.   Dim 6 Nov - 22:52

"Max Shreck !!! Où est-il ?!"

Il devait être environ vingt-deux heures, lorsque Killer Croc était sorti d'une bouche d'égouts de la ruelle sombre et mal éclairée dans laquelle il se trouvait actuellement. Malheureusement pour la famille Watson, cette ruelle était la seule qui permettait d'aller du cinéma à leur appartement, et, des années plus tôt, il n'aurait jamais osé passer par là à cette heure-ci. Mais Gotham avait changé. Il y avait d'abord eu Batman, puis de nombreux autres héros costumés. Les rues avaient été plus sûres. Malgré tout, un nouveau type de criminels était né en même temps que ces justiciers, et les vastes lieux publics dans lesquels, autrefois, il n'y aurait presque jamais eu de crimes, étaient devenus aussi infréquentables que ces ruelles sombres, à cause de ces terroristes fous dont le seul objectif était de défier Batman. Mais, quelques mois plus tôt, la plupart des criminels avaient été enfermés dans Arkham City. Les rues de Gotham étaient plus sûres. Et les Watson pouvaient, enfin, aller au cinéma le soir sans craindre de se faire agresser. Et même si, le matin même, les douanes avaient été attaquées, on avait dit aux informations qu'aucun criminel n'avait pu s'échapper. Ils n'avaient donc rien à craindre, ou tout du moins, c'était ce qu'ils pensaient.

Mais maintenant que la poigne de la bête écailleuse s'était refermée sur la gorge de monsieur Watson, plaqué dos au mur et soulevé à trente centimètres du sol, sous le regard implorant de madame Watson à genoux et en pleurs, et de leur fils recroquevillé dans les bras de sa mère, sans doute qu'ils devaient penser différemment.


"Je... je... n'en sais rien... C...Chez lui... ?"

"Où c'est ça ?!" grogna le reptile une fois de plus.

"Je... je sais p-pas du tout..."

"Pitié !!! Ne faites pas de mal à mon mari je vous en prie !"

"Fais taire ta grognasse de femme !"

Waylon jeta l'homme sur le côté, près de sa femme. Puis il se tourna vers cette dernière, s'en approchant petit à petit.

"Je déteste les criardes dans ton genre. Vous, les gens normaux, vous croyez être biens, vous croyez être comme il faut et faire c'qui est bien. Mais vous chialez et criez au moindre petit problème ! Vous fuyez comme des rats et partez avertir la police car vous êtes incapables de régler vos problèmes vous-même ! Bande de minables... Vous êtes complètement inutiles..."

Il leva ses griffes, s'apprêtant à défigurer madame Watson.

"Non !!! Attendez !!!" s'exclama le père de famille avant d'avaler difficilement sa salive.

"Je... Sh... Shreck Industries !... Il... C'est là qu'il travaille !... Vous devriez aller là-bas !..."

Le colosse interrompit son geste et se tourna vers l'homme.

"Hgnnnn.... Shreck Industries... Dis-moi où c'est !"

"De..Dans cette direction... Continuez tout droit... Suivez l'allée principale !"

"Bien... J'ai plus besoin de vous maintenant... Donc..."

Il serra son poing droit tout en lançant un regard menaçant à l'homme.

"Aaah...aah.... !"

"Merci."

Il lança un rapide regard à leur enfant tout en se retournant vers la direction donnée, puis s'éloigna en marchant lentement, tandis que derrière lui, le miraculé s'effondra à genoux avant de prendre sa famille dans ses bras.

*Ces cloportes peuvent dire des trucs utiles quand on les force à parler... Avant, je les aurais tué sans raison, avant qu'ils puissent parler. Mais j'ai appris. La force ne permet pas d'avoir tout ce qu'on veut. Il faut aussi du calme, de la patience. C'était quand même dur de pas les bouffer. J'ai faim. Mais je dois garder la place pour cet enfoiré de Shreck ! *

Une demi-heure plus tard, devant la porte de Shreck's Industries.

*Fermé... Sûrement pas là. Je reviendrai demain. En attendant... J'dois chercher des affaires pour pas qu'on me repère... Comme je faisais, il y a longtemps.*

Dans la nuit, un magasin de vêtement fut braqué. La grille de sécurité a été arrachée, la vitre brisée, seuls un chapeau et un long manteau ont été volé. Aucun autre article manquant, la caisse n'a même pas été touchée, et il n'y a qu'aux rayons des chapeaux et des manteaux qu'il y a eu de la casse et des vêtements tombés par terre. Bien que l'alarme ait été activée, le voleur était parti avant que la police n'arrive sur les lieux. Le motif du délit échappe totalement aux enquêteurs. Aucun indice : pas de poil ou de cheveux, pas d'empreinte digitale. Il n'y en a pas sur les écailles.

Le lendemain matin, à dix heures, Jones rentra dans le Hall principal de Shreck's Industries, vêtu d'un long manteau à haut col qui cachait son corps, ses bras et sa nuque, et d'un chapeau qui cachait le haut de sa tête qu'il baissait pour éviter qu'on le dévisage. Alors que trois vigiles le regardèrent avec un air suspect, il se dirigea à l'accueil du bâtiment. La femme de l'accueil qui était occupée avec des dossiers, commença à parler d'un air un peu froid comme si son métier ne l'enchantait pas vraiment, tout en relevant la tête lentement.


"Vous désir-. Oh. Mon. Dieu." fit-elle, dévisageant le monstre une fois la tête relevée.

Mais avant même qu'elle n'ait pu appuyer sur l'interrupteur actionnant l'alarme, la main de Croc passa au travers de la vitre d'une rapidité invraisemblable pour la saisir à la gorge.


"Fais rien de stupide, sale garce !" s'exclama t-il.

Aussitôt, les vigiles se précipitèrent vers lui. Le premier tenta de l'immobiliser par la gauche, mais le colosse l'envoya valser par son bras libre. Le mouvement fit tomber son chapeau, et tous purent alors le reconnaître. Aussitôt, ce fut la panique, les gens présents dans le hall se mirent à crier et à courir pour s'abriter tandis que les deux autres vigiles dégainèrent leurs armes et firent feu sur la bête, trouant son beau manteau tout neuf, et... rien d'autre. Surpris, ils se regardèrent l'un l'autre, l'air incompréhensif.


"Pfff... Vous pensez pouvoir m'avoir avec ces jouets ?!" s'exclama t-il.

Il tira l'agent d'accueil vers lui, la faisant passer par dessus le guichet, la vitre ayant déjà été brisée par son poing, puis il s'en servit comme d'un bouclier humain en faisant face aux vigiles.


"Bougez-plus, ou je l'étripe !"
menaça t-il.

Il en désigna un d'un signe de tête.


"Toi, là, approche-toi."

Le vigile, surpris, se désigna lui-même du doigt, prononçant un "moi ?" à peine inaudible, tout en lançant des regards apeurés à son partenaire. Il s'avança vers Croc mais resta à plus de deux mètres de lui.

"Plus près !" ordonna le reptile.

Il s'approcha encore, avec hésitation, et lorsqu'enfin il fut assez près, il se prit un puissant coup de poing qui l'assomma aussitôt. Les yeux de Waylon se rivèrent alors sur le dernier vigile.


"A toi !"

L'homme fit le signe non avec sa tête.

"Tu veux pas ? Bon... Tant pis !"

Sans lâcher son otage, Croc s'abaissa un peu pour saisir le vigile assommé par la cheville, et le fit voler en direction du dernier comme s'il s'agissait d'une simple serviette de table. Le dernier vigile tomba sous le poids du corps de son collègue et se cogna la tête contre le sol, ce qui le fit perdre connaissance. Waylon relâcha ensuite la femme, et lui dit :

"Où est Shreck ?!"

"Heu... v..v...vous avez...p..pris..rendez-vous...peut..peut...peut-être... ?"

Quelle merveilleuse conscience professionnelle. A croire qu'elle avait encore plus peur de son patron, que du célèbre meurtrier Killer Croc.

"Amène-le moi !!!! " ragea l'homme reptile.

"T..t....très bien !"

Elle retourna derrière son guichet, et appuya sur le bouton de l'interphone pour appeler Maximilien Shreck.

"M..m...m... monsieur Shreck... Qu..qu..quelqu'un...v..v...v..veut v..vous p...p...p...parler..."

La pauvre était sur le point de s'évanouir. Lorsque l'on est pris en sandwich par deux monstres, vers lequel vaut-il mieux se diriger ?

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MessageSujet: Re: L'humain monstrueux et le monstre humain.   Mer 9 Nov - 15:40

Le calme était le crédo de l'existence de Max Shreck. Les maîtres chanteurs n'avaient jamais réussit à le faire trembler, les financiers menaçant l'amusaient, il riait de la duplicité des hommes corrompus qui pouvaient l'entourer. Au fond de lui, il avait toujours su que le plus doué n'était pas le plus menaçant ni celui qui devait afficher sa force, mais celui qui immuablement se relevait toujours. L'endurance était la clef de la réussite de son empire. Ses associés étaient venus, puis parti, mais Shreck était toujours là.

Il termina sa tasse de café avant de se replonger dans la paperasse. Il signa quelques papiers après les avoir attentivement lu, ouvrit des dossiers puis les referma en voyant que ce n'était pas ceux qu'ils avaient fait demander. D'habitude, ce dernier utilisait son interphone, pas aujourd'hui. Il se leva, fit une pile avec les dossiers qui ne le satisfaisaient pas et marcha rapidement jusqu'à sa porte. Il l'ouvrit calmement et laissa tomber la pile de document sur le bureau de son assistante. Cette dernière gardait les yeux baissés alors qu'il la fixait froidement.

-Je vous avais demandé les dossiers de la fusion-acquisition de juillet, pas ceux de l'audit, se contenta-t-il de dire. A la prochaine erreur de ce genre, je vous vire.

Puis il se retourna avant de claquer sa porte. Maximilien Shreck en cette matinée était énervé. Le responsable des douanes n'avait pas réussit à juguler la révolte et certains détenus étaient sortis, on ne savait pas encore exactement lesquels mais il ne savait qu'une seule chose: un c'était déjà trop. Il se laissa tomber sans son fauteuil et fit crisser ses gants. Il se frotta la tempe droite comme pour essayer de ce concentrer alors qu'une migraine montait. Il soupira lamentablement.

Il attendit un temps les dossiers puis se décida à finalement recourir à son rituel interphone.

-Apportez-moi immédiatement les dossiers de la fusion-acquisition, fit avec une voix semblable à un claquement de fouet.

Quelques minutes après, son assistante rentra et déposa le dossier en s'excusant. Il ne lui adressa pas même un regard et se plongea dans les méandres de l'affaire pour essayer de reposer ses esprits. Elle sortit s'en qu'il ne s'en rende compte. A peine une minute après, elle frappa de nouveau à la porte. Maximilien serra les poings, chose qui ne lui était jamais arrivée et les desserra à cette seule pensée. Toute cette histoire était en train de le bouleverser. Il l'invita à entrer. Elle était plus pâle qu'à son habitude et se tordait nerveusement les mains. Il enleva ses lunettes de lecture et attendit un instant que ses lèvres tremblotantes se coordonnent pour former des mots. Elle n'avait jamais su interrompre sur supérieur, encore moins pour une telle chose.

-Si c'est pour me montrer à quel point vous manquez de personnalité, commença Shreck alors qu'il commençait à perdre patience, alors vous vous donnez du mal pour rien, je l'avais déjà noté.

Cela ne l'encouragea pas à se sentir à l'aise.

-On..., débuta-t-elle en prenant une grande inspiration...vous demande à...à l'accueil.

-Pardon?

-Quelqu'un désire vous voir à l'accueil,
déclara-t-elle à la vitesse du vent.

Maximilien cru qu'il était tombé dans une autre dimension, quelqu'un avait l'audace de demander au Président Directeur Général de Shreck's Industries de venir le voir directement à l'accueil, même Daggett avait eu plus de tact, c'était dire.

-Voulez-vous qu'on le fasse venir ici? proposa aimablement la jeune femme.

Un individu qui ne voulait même pas se fouler à monter ne méritait pas de fouler le sol de ce bureau. Shreck se leva, il fallait donner une bonne leçon à cet individu car insulter ainsi Maximilien Shreck avait un coût.

-Non, je descend séance tenante, dites à la sécurité de me rejoindre au Hall pour expulser cet olibrius.

Il vérifia son nœud papillon, resserra ses gants et tira sur son blazer, il était prêt pour ce qui allait être le pire moment d'une vie. Il enfonça un peu le cigare qu'il avait dans sa poche et sortit décidé de son bureau. Il devait se défouler sur quelqu'un, le faire sur son assistante avait ces limites, notamment que ça n'avait pas le même effet que les 999 premières fois. Une victime fraîche lui ferait le plus grand bien, surtout avec une telle impertinence. Il entra dans l'ascenseur sûr de lui et réfléchissait déjà à ce qu'il allait pouvoir lancer et l'ordre dans lequel il allait le dire.

Les étages défilaient lentement et à chaque changement il trouvait de nouveaux arguments en faveur de sa colère, Arkham, cette assistante empotée, cet impertinent, cet ascenseur trop lent, cette musique atroce, ces guêtres qui se salissaient trop vite en cette saison... Il fulminait lorsqu'il arrivait au rez-de-chaussée.

Lorsque la porte coulissa, Shreck vécu pour la première fois de sa vie et à juste titre un ascenseur émotionnel, passant de la colère la plus totale à la stupéfaction désagréable proche de la peur et de l'instinct de survie hurlant à la mort. C'était à peu près comme de se faire propulser dans l'océan arctique après avoir mangé un Chili Con Carne cuisiné par un grand chef schizophrène qui considérait que la viande était meilleure si les épices pouvait commencer à la ronger. Shreck était effectivement passé du rouge au blanc et pour la première fois de sa vie, il ne sut quoi dire...
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MessageSujet: Re: L'humain monstrueux et le monstre humain.   Mar 15 Nov - 23:50

Pendant que l'on était parti chercher M. Shreck dans son bureau, Croc avait pris le rez-de-chaussée en otage. Tous les individus présents étaient agenouillés au sol, terrorisés et tremblant.

"Ecoutez-moi tous ! Si l'un d'vous appelle les flics, je vous égorge tous, les uns après les autres ! Fermez vos gueules, bougez pas et vous aurez une chance de rester en vie, bande de bouffons !" s'exclama t-il pour mettre les choses au clair.

Il faisait les cent pas en attendant le PDG de Shreck's Industries, passant entre les otages qui n'osaient pas bouger le petit doigt. Il regardait l'horloge toutes les trente secondes, s'impatientant.


"Qu'est-ce qu'il fout !!! S'il s'est pas pointé dans une minute, je bute l'un d'entre vous !!!"

Et les secondes passèrent, très lentement aussi bien pour les employés pris en otage que pour le monstre qui attendait sa vengeance depuis longtemps. Après seulement une minute qui lui sembla interminable, il ragea de nouveau et décida de mettre sa menace à exécution. Il prit un otage au hasard, celui se trouvant le plus près de lui.

"Toi ! Tu s'ras le premier !"

"Non... Pitié..."

"Ptet que si j'bute tous ses employés, ce salopard se décidera à v'nir !'

Il le souleva par l'épaule avec sa main gauche, s'apprêtant à lui transpercer le torse avec son autre main, lorsque l'on entendit la petite sonnette caractéristique d'un ascenseur arrivant à l'étage. Il lâcha aussitôt l'otage, se tournant vers les portes de l'ascenseur qui s'ouvraient. Une profonde satisfaction s'empara de lui lorsqu'il vit apparaître Maximilien Shreck, l'homme qui l'avait défié et avait voulu l'exécuter. Il se délecta de voir le visage du président devenir blême et de voir son expression d'étonnement. Sa surprise devait être très grande.

"On s'retrouve enfin, Shreck !"
s'exclama t-il, en se dirigeant lentement vers lui.

"La dernière fois que j'étais face à toi, j'étais enchaîné et y avait dix de tes hommes armés devant moi, prêts à m'abattre comme un agneau ! J'ai pas oublié, sale vermine ! Tu vas payer pour c'que tu m'as fais, Shreck !"

Il avait pressé le pas au fur et à mesure qu'il parlait, puis finit par courir en direction du millionnaire tout en grognant comme un animal. Shreck, toujours immobile dans l'ascenseur, n'avait que quelques petites secondes pour réagir et faire quelque chose pour 'espérer s'en sortir... Car Killer Croc n'était pas décidé à négocier ce jour là.

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MessageSujet: Re: L'humain monstrueux et le monstre humain.   Jeu 24 Nov - 15:55

Maximilien n'enregistra pas réellement le discours de son adversaire, trop étonné de le voir ainsi dans sa propre entreprise: des têtes allaient tomber, si ce n'était la sienne pour avoir laissé une telle chose arrivée. Soudain, alors que Maximilien cherchait le nom des responsables pour tenter de fuir cette oppressante réalité, le monstre chargea. Être un homme d'affaire nécessitait plusieurs choses: une morale variable avec des principes modulables et surtout, un instinct de survie aiguisé aux marchés boursiers, autant dire des réflexes inutiles dans la situation présente.

Shreck bondit donc simplement en dehors de l'ascenseur, au plus loin (qu'il le put) de la trajectoire de Croc. Il manqua de finir le visage contre le sol froid du hall si le bureau de l'accueil n'aviat pas été là pour qu'il se rattrape maladroitement. Dans de tels instants, le corps, qui devrait être au summum de sa forme et de sa réactivité devient, sous l'impulsion de l'adrénaline une sorte de machine désarticulée composée en grande partie de ressorts et de guimauve, la vie de bureau n'aidant pas non plus.

Le regard, par contre, trouve rapidement des opportunités, la porte des escaliers qui se profilait non loin en était une. Le PDG de Shreck's Industries accourut vers cette salvatrice pièce de fer peinte en bleu acier et qui donnait sur la froideur des issues de secours et leurs marches recouvertes de peinture ignifugée. Il ne prit pas le temps de se retourner, la clef était précisément de garder son courage de cette manière. Il tira violemment sur la poignée, elle suivit son mouvement et un claquement retentit. Tout sembla se passer à une lenteur presque pathétique à l'esprit du businessman, mais en réalité, les évènements se précipitaient extrêmement vite.

Sans même réfléchir, il gravit les marches quatre à quatre vers les étages sans se rendre compte de la stupidité de cette décision, le cerveau avait laissé le contrôlé à une forme plus primitive de pensée, une pensée qui disait "fuit"! Conscient malgré tout de ses limites physiques, Shreck poussa la première porte qu'il vit et tomba au milieu d'un Open-Space remplit d'employés étonnés de voir leur employeur essoufflé tomber après avoir poussé une porte. Il continua de courir à moitié courber le temps de retrouver un équilibre plus acceptable, regarda à droite et à gauche les issus ou les armes qu'il avait à sa disposition. Un secrétaire vint à sa rencontre.

-Vous allez bien monsieur?

Le regard de Shreck était devenu un regard libéré des contraintes de son grade, il était inquiet, angoissé, presques apeuré.

-Contentez-vous de faire votre travail! lui lança-t-il en bon supérieur qui ne devait pas perdre la face, mais la menace était toujours là.

Il traversa en courant l'Open Space sous les regards ahuris et trouva sur un mur, un simple bouton protégé par une petite vitre en plexiglas. avec des mains tremblantes il se saisit du petit marteau et brisa le tout. L'alarme incendie retentit alors. Ses employés n'attendirent pas la réaction de leur chef pour commencer à sortir. Max chercha ça et là un lieu pour se cacher et finit par s'enfermer dans le bureau d'un cadre qui bordait la pièce. Il s'assit derrière un bureau, à même le sol, espérant que les pompiers et la police arrivent vite. Les douanes étaient donc tombées. Ces maudits criminels, il aurait fallut descendre avec l'armée dans Arkham City pour s'en débarrasser. Il maudit intérieurement le jour où il avait laissé s'enfuir vivant Croc, mais c'était un atout qui lui aurait été très utile. Cette secte aurait du être aussi éliminée! Seul, Jones n'était pas une lumière, c'était ce "Grand prêtre" qui l'avait manipulé, à coup sûr!

Il s'épousseta instinctivement les épaules. sa chemise s'imbibait de sueur et c'était désagréable au possible. La sonnerie d'alarme lui tapait sur le système, mais elle lui assurait une certaine protection, maigre face à des muscles capable de soulever une voiture certes, mais une protection tout de même. Shreck sortit son cigare de la poche de son blazer et le regarda. S'il s'en sortait, il lui ferait un sort, au pire il donnerait peut-être des coliques à ce monstre. il le rangea, légèrement résigné. Un Shreck n'abandonnait jamais, tout du moins, il avait décidé que cette maxime était applicable à toute sa vie. Il avait toujours affronté avec panache les moindres situations qui s'imposaient à lui, mais aujourd'hui, de belles paroles ne serviraient à rien, ou simplement à laisser à l'estomac de son ennemi le temps de se faire une petite place. cependant, il hésitait à arrêter sa montre, signe indéniable de l'aspect critique de son état d'esprit...
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MessageSujet: Re: L'humain monstrueux et le monstre humain.   Lun 28 Nov - 22:23

Les pas rapides du reptile faisaient trembler le sol au fur et à mesure qu'il se rapprochait du PDG. Les bras écartés, il était prêt à le saisir dans ses énormes bras et le dévorer d'un seul coup de mâchoire à la nuque comme le prédateur qu'il était. Mais, bien qu'il n'était qu'un pathétique humain totalement terrorisé, il eut le réflexe primitif qu'a toute proie en situation de danger imminent : fuir. Tandis qu'il bondit en dehors de l'ascenseur, passant non loin des bras menaçants de Croc, ce dernier, prit dans son élan, ne sut s'arrêter à temps, et ses griffes ne purent que trancher la paroi du fond de l'ascenseur, y taillant trois traits diagonaux et parallèles s'incrustant dans le métal.
Finalement confiné dans l'ascenseur, il se retourna assez lentement pour voir l'homme d'affaire se relever misérablement après s'être rattrapé à un bureau. Tandis qu'il fit un pas vers l'extérieur de l'ascenseur, les portes de ce dernier commencèrent à se fermer automatiquement suite à son appel à un autre étage. Le colosse agrippa le bord de l'une des deux portes coulissantes avant qu'elles ne se referment, la froissant comme du carton avant de la repousser bien plus rapidement que ce que le système de sécurité d'ouverture automatique des portes pouvait permettre. Il finit par sortir de l'ascenseur, et vit très rapidement la silhouette de Shreck s'évader par la porte des escaliers.

Mécontent, il poussa un râle et marcha d'un pas lourd et décidé vers les escaliers empruntés par son ennemi. Contrairement à lui, il ne se pressait pas. Il se sentait un peu comme le lièvre face à une tortue dans la célèbre fable, alors il prenait son temps, absolument certain de le retrouver de toutes façons. Il poussa violemment la porte menant aux escaliers, qui sortit de ses gonds et tomba sous la pression, puis commença à monter les marches une à une. Lorsqu'il arriva à une dizaine de marches de la première porte, une alarme retentit. Le reptile humanoïde s'interrompit un instant, regardant bêtement au plafond puis autour de lui, se demandant s'il y avait le feu pendant quelques secondes, avant d'émettre finalement l'hypothèse que c'était peut-être Shreck lui-même qui avait enclenché l'alarme pour prévenir du danger que LUI représentait. Tandis qu'il se mit de nouveau à monter les marches, une foule d'employés sortit par la porte située un peu plus haut, s'apprêtant à descendre les marches avec précipitation. Mais lorsqu'ils virent que le passage était bloqué par l'horrible monstre cannibale, leur plan d'évacuation organisé en cas d'incendie céda totalement face à la panique, certains reculèrent, d'autres se retournèrent pour rentrer de nouveau dans l'Open-Space tandis que d'autres montèrent les escaliers à défaut de pouvoir les descendre. Ils se bousculaient dans tous les sens et criaient. La foule. C'était exactement ce que Waylon détestait. Le bruit, les cris de panique et les gestes précipités avaient tendance à lui faire monter sa rage bestiale, il ne les supportait tout simplement pas.


"La ferme !!!" s'exclama t-il vulgairement tout en continuant de monter les quelques marches qui l'espaçaient des bousculades.

Puisque visiblement il y avait embouteillage à la porte d'entrée, entre ceux qui voulaient rentrer de nouveau dans l'Open-Space, ceux qui voulaient monter les marches et ceux qui restaient bloqués dans la pièce tout en voulant sortir sans savoir qu'il y avait Croc de l'autre côté, il n'y avait pas trente-six solutions : il allait falloir foncer dans le tas. De sa main immense, Killer Croc bouscula ceux qui se trouvaient devant lui avec une telle force qu'il en fit tomber une dizaine comme des dominos avec une aisance terrifiante. Lorsqu'enfin, les gens situés à l'intérieur de la pièce purent le voir, ils fuirent dans la direction opposée ou partirent se cacher, libérant ainsi le passage. Croc écrasa de ses pieds lourds les quelques employés qui s'étaient ramassés à la figure, écrasant leurs os fragiles sous son énorme poids, pour enfin entrer à l'intérieur de cette pièce tant convoitée.


"Inutile de te cacher, Shreck !!! Je te trouverai !!!" menaça t-il de sa puissante voix.

Il renifla à plusieurs reprises... Mais, manque de bol, il ne connaissait pas suffisamment l'odeur de Maximilien Shreck pour pouvoir suivre cette trace. En effet, il ne l'avait pas côtoyé assez longtemps pour véritablement s'imprégner de son odeur. Et puis, il y avait eu tellement de personnes ici que les odeurs se mélangeaient, c'était un véritable labyrinthe olfactif et il était impossible de s'y retrouver. Tant pis... Il allait falloir y aller "à l'ancienne" : avec ses yeux.

Il s'avança un peu dans la pièce, souleva un bureau pour voir s'il n'y avait personne derrière et le balança à l'autre bout de la pièce. Il y avait de nombreux bureaux du même genre, et parfois des personnes se cachaient derrière. Il pouvait être n'importe laquelle de ces personnes. Il pouvait aussi très bien avoir profité de la cohue pour s'enfuir mais Waylon ne l'avait pas vu parmi ceux qui avaient monté les escaliers. Il y avait plusieurs portes autour de la pièce, des bureaux privés ainsi que des toilettes. Finalement, il y avait trop de possibilités. Croc entendit néanmoins les tremblements et gémissements d'un employé qui s'était réfugié sous son bureau, recroquevillé. Il l'agrippa par le col, lui arrachant au passage un cri fusionnant terreur et stupeur, et le souleva de façon à ce que son visage soit juste en face de ses canines extrêmement tranchantes.


"Où est-il ?!?! Où est allé Shreck ?!"
grogna t-il au petit homme apeuré.

Une tâche grasse et humide apparut le long de son pantalon, tandis qu'il pleurait, suait et continuait de gémir, balbutiant des mots incompréhensibles
.

"OU EST-IL ?!?!?!"
retenta le cannibale avec plus de rage.

La seule réponse de l'homme fut de s'évanouir. Étonné, Croc jugea son inutilité et l'envoya valser au travers de la fenêtre de l'étage auquel ils se situaient. Pas de pitié pour les faibles.

"Je vous tuerai jusqu'au dernier tant que j'aurai pas mis la main sur ce salaud de Shreck !!!" s'exclama t-il à l'encontre de ceux qui étaient restés cachés dans l'Open-Space, trop apeurés pour oser bouger.

L'un d'entre eux, toutefois, finit par céder, il se leva et se mit à courir le plus vite qu'il le put vers la direction opposée à celle où se tenait le monstre, tout en criant comme pour se donner du courage, ou pour simplement évacuer sa terreur. Killer Croc bondit en trois grandes enjambées successives pour le rattraper en quelques secondes, et d'un geste vif mais brutal, il transperça le ventre du fuyard avec son bras droit, avant de le jeter contre le sol comme un déchet.


"Si l'un d'vous essaye d'fuir comme un lâche, je le buterai aussitôt !"

A l'inverse de Shreck, Waylon n'était pas un très bon négociateur... Mais il avait quelques points communs avec le PDG : il n'était pas du tout compréhensif, et n'avait aucune pitié.
Après ses menaces, plus personne n'osa bouger, mais personne non plus n'osa prendre la parole pour divulguer l'endroit où leur directeur s'était réfugié. Il attrapa donc le premier venu par le sommet du crâne et le souleva.


"Tu sais où il est ?" demanda t-il en parlant assez lentement, toujours avec une certaine agressivité dans le ton.

L'homme leva timidement et fébrilement son bras pour désigner un bureau cloîtré, du bout de son index. Les yeux du reptile suivirent la direction, avant de revenir sur la victime qu'il tenait.


"Bien... Si tu me l'avais dis plus tôt... T'aurais pas eu à souffrir, bouffon !"

Il plaqua violemment la tête du type contre le sol en se penchant en avant, attrapa sa jambe avec son autre main et l'arracha d'un mouvement ample et atrocement bestial, au niveau de la cuisse, lui arrachant également un cri de douleur terrible. Il le laissa là, se désintéressant totalement de lui, pour marcher dans la direction donnée, après avoir lâché le membre arraché à côté de son propriétaire.

"Si tu m'as menti, je finirai l'travail..."
affirma t-il à l'encontre de sa précédente victime tout en marchant vers le bureau d'un cadre.

Une fois de plus, il défonça la porte avant d'entrer à l'intérieur. Il renifla de nouveau, à la fois pour vérifier qu'il y avait une odeur proche de ses souvenirs de celle de Shreck, que pour l'assimiler d'avantage. Il marcha lentement vers le bureau, l'attrapa par les côtés à deux mains et le souleva brusquement au dessus de la tête.


"Je vais te tuer !"

Oui, son vocabulaire était assez limité.

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MessageSujet: Re: L'humain monstrueux et le monstre humain.   Sam 10 Déc - 11:26

[HRP]Encore un post répondu avec autant de retard et je me retrouverais à la SNCF...[/HRP]

Lorsque le bureau se souleva, Shreck sentit ses cheveux se soulever légèrement. La peur était lentement redescendue, l'homme d'affaire se retourna donc avec une certaine nonchalance et l'entente de "Je vais te tuer" le remis dans une situation familière, combien d'individus lui avaient déjà dit cela... En quelque sorte, la menace rendait Waylon plutôt proche des autres dangers qu'il avait affronté. S'il avait pris le temps de parler c'était qu'il restait un espoir, une petite faille dans laquelle le businessman pouvait frapper.
Shreck se leva finalement, comme un homme devant l'échafaud, le visage cendreux, les cheveux légèrement décoiffés. Il fixa son adversaire et se décida malgré tout à dire quelques petites choses.

-Je comprend que vous vous sentiez lésé Wylon, cependant, de tout vos adversaires, avouez que je suis le seul à être honnête envers vous. Vous n'aimez pas que l'on vous force la main et moi non plus à dire vrai, mais songez au plus important: Vous pouvez actuellement me demandez ce que vous voulez.


Lorsque le client devenait menaçant, il fallait toujours lui rappeler qu'on lui était indispensable et surtout que l'on faisait une offre exceptionnelle et un geste fabuleux pour lui.

-Je constate en tout cas que vos fidèles serviteurs sont plutôt loin de cet établissement non? Ont-ils finalement montré leurs vrais visages? Je vais bientôt recevoir une promotion monsieur Jones, je serais bientôt supérieur au commissaire de cette ville. SI je meurs, on choisira quelqu'un d'autre qui vous pourchassera et vous jettera à nouveau dans Arkham City pour que finalement vous finissiez votre vie avec l'armée sur le dos. Maintenant imaginez que je vous protège alors que je suis à ce poste, pas de poursuite, pas de harcèlement policier, imaginez un peu...la liberté sur un plateau d'argent. Mais pour cela Waylon, il faudra ma laisser en vie.


Plus qu'un clou à enfoncer, maintenant qu'il était loin de son adepte pensant, Shreck allait en profiter un maximum.

-Naturellement, vous pouvez succomber à vos pulsions qui vous ont conduite à être détesté et des criminels et de la population, alors vous recommencerez la même chose et inlassablement vous vous efforcerez encore et toujours d'échapper à une police toujours plus haineuse envers vous, n'oubliez pas que je suis un citoyen aimé et respecté et que ma mort entraînera des licenciements. Vous avez la chance de pouvoir faire table rase de votre passé. Vous voulez une vie d'honnête citoyen? Pas de problème, une amnistie mettrait un terme à vos poursuites, ensuite quelques temps de travaux généraux, un emploi honorable, une bonne campagne de publicité sur votre repentir dans Arkham City, la preuve que tout retour est possible. N'oubliez pas Waylon que je représente beaucoup pour cette ville et qu'un allié puissant et entier vaut mieux que d'innombrables ennemis.

Il eut envie de lancer un "mais c'est une offre limitée dans le temps", mais le réprima.
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MessageSujet: Re: L'humain monstrueux et le monstre humain.   Mar 13 Déc - 22:41

Waylon envoya le bureau se fracasser contre le mur sur le côté, peu après que Shreck ait commencé à parler. Lorsque ce dernier eut fini, il l'attrapa à la gorge et le souleva.

"Une vie honnête ?! Une vie normale ?! Te fous pas de moi, Shreck !"
s'exclama t-il.

"J'ai jamais eu une vie normale ! J'ai essayé d'être honnête ! D'être comme les autres ! Mais vous, les gens normaux, les humains minables et faibles, vous avez jamais voulu m'accepter ! Vous m'avez jamais laissé vivre normalement, comme vous ! Alors me fais pas croire que tu peux changer ça, Shreck ! Tu peux rien changer du tout ! Vous m'avez toujours rejeté !"

Après ses dix-huit années de prison, il avait essayé de vivre honnêtement en tant qu'animation de fête foraine. Une bête de foire. Mais ça l'avait lassé, et on l'avait roulé. Il avait alors décidé de ne plus essayer de vivre honnêtement.
Pourtant, un an plus tôt, il avait miraculeusement accédé au titre de Maire, grâce à ses collègues d'Arkham et son ancien ami Maroni. Il s'était repenti, et une fois de plus avait essayé l'honnêteté. Il pensait que les gens l'avaient enfin accepté pour ce qu'il était, un humain difforme souffrant d'une grave anomalie d'ordre génétique, et non pas un monstre à rejeter. Mais il s'était trompé encore une fois, car une fois de plus on l'avait humilié et rejeté. Désormais, c'était trop tard. Il n'y avait plus de rédemption possible. Il était Killer Croc, et il en était fier.


"Je suis à Arkham City ! La police ne me cherche pas dans cette zone, je peux faire ce que je veux ! Et j'ai besoin de personne pour ça ! C'est pour ça que j'ai abandonné tous les autres qui me suivaient ! Tu vas payer pour avoir essayé d'me descendre..."

On entendit au loin les sirènes de police, ils allaient bientôt arriver sur les lieux et encercler la zone. Peu importe, Croc comptait retourner à Arkham City une fois le travail achevé. Mais il devait aussi s'occuper de Sharp. Il fallait qu'il en finisse rapidement avec le PDG pour pouvoir quitter la zone avant que les flics ne le trouvent.
Il serra la gorge de Shreck quelques secondes, pour l'étrangler. Mais il se mit à réfléchir quelques secondes. Oui, oui, ça lui arrivait.
Tuer un humain, c'était trop facile. Ça ne représentait que peu d'intérêt. Shreck ne devait pas simplement mourir comme n'importe quel repas que le reptile aurait englouti. Il devait souffrir, payer pour ce qu'il avait fait à Waylon.


"Gnhrrr... Je vais pas te tuer maintenant... Je vais te laisser croupir au beau milieu d'Arkham City... Au milieu de tous ces tarés qui vont vouloir ta peau... Ceux contre qui tu protèges la ville... Tu vas voir ce que c'est que de vivre en étant différent des autres !"

Il se retourna brusquement et lâcha Shreck en l'envoyant contre le sol vers l'entrée de la pièce dévastée. Direction les égouts avant que la police n'arrive sur les lieux. Entrer dans Arkham City avec Shreck en otage serait beaucoup plus compliqué qu'en sortir durant l'attentat des douanes.

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MessageSujet: Re: L'humain monstrueux et le monstre humain.   Lun 19 Déc - 12:16

Hum...Le bougre s'avéra ne pas être loti d'attentions aussi profondes que Maximilien ne l'aurait espéré. Il se maudit intérieurement lorsque le monstre le saisit à la gorge. Son haleine avait des relent de fer et laissait un goût acre dans les sinus, comme si l'on avait respiré à plein poumon du sang vaporisé comme un parfum bon marché. Un long métrage de sa vie commença. Il revit les leçons de son père au moment même où les doigt reptiliens commencèrent à lui enserrer plus fort la gorge. Lorsqu'il fut projeté, son souffle s'arrêta quelques instants. Le plafond fit des pirouettes et les lumières semblèrent vaciller. Elle regagnèrent en intensité lorsque son dos percuta le sol et que sa cage thoracique se stoppa.

Il se souleva légèrement sur ses coudes pour affronter la silhouette de son regard maintenant libéré de la peur d'une mort prochaine ou d'une torture qui la transformerait en délivrance. Le coup avait eu pour avantage de le désinhiber pour quelques instants. Il se releva péniblement, une douleur lancinait son flanc droit. Max pointa un doigt légèrement tremblant dans la direction de son adversaire. Ses idées étaient légèrement brouillées par toute cette action et son cœur palpitait encore de stress. Sa mémoire se brouilla légèrement.

-Je suis navré, fit-il le plus simplement du monde, mais je n'accepterais pas de vous suivre là-bas. En tant que représentant de Shreck's Industries et de son actionnariat, en tant que responsable de la milice de Gotham et nouvel intendant de sa police, je ne puis me résoudre à abandonner ainsi mes responsabilités.

Sa vue se brouilla légèrement.

-Shreck's Industries vous remercie de l'attention que vous portez à la qualité de ses services, mais tout accord entre nos deux partis semble irrémédiablement impossible. Veuillez agréer nos salutation les plus distinguées.

L'attraction de la Terre devint d'un seul coup plus forte et Shreck manqua de s'évanouir. Il se tint la tête d'une main et se retint à l'encadrement défoncé du box, avec un vague souvenir de ce qu'il venait de baragouiner. Le brouillard ambiant se dissipait et le hurlement de son instinct de survie devint très, très net. Il finit par tendre une main protectrice face à son adversaire.

-Il y a toujours moyen de s'entendre, articula-t-il tandis qu'un marteau-pilon commençait son œuvre dans les recoins de sa voûte crânienne. Imaginez les moyens dont vous disposeriez avec moi plutôt que d'essayer de vous venger...Combien de fois la vengeance a-t-elle payé? Hein? Trouvez-moi un seul exemple de réussite faite sans compromis. Si vous m'envoyez à Arkham City, ce n'est pas la police qui viendra vous trouvez, je peux vous l'assurer. Vous pensez sans doute que ma disparition laissera Sharp indifférent, avec le pouvoir qu'il vient de me transmettre? C'est bien mal le connaître.

Il bluffait, sachant pertinemment que Sharp le laisserait crever plutôt que de se compromettre. Il baissa d'un ton, histoire de rester un minimum discret sur la suite de son discours. Ses employés se massaient de l'autre côté de la pièce, histoire de ne rien avoir à faire avec les deux individus. L'alarme continuait inlassablement à hurler.

-Mais n'allons pas si vite en besogne, si vous voulez quoi que se soit, je peux vous l'offrir, des armes pour être tranquille avec votre gang dans Arkham City? Des informations sur vos concurrents, j'ai des tonnes de dossiers qui pourraient vous offrir de quoi vivre paisiblement à Arkham. Vous ne voulez pas d'argent, soit, demandez-moi autre chose, des rafles seront bientôt faites dans Arkham, mentit-il, je pourrais vous offrir la garantie de ne jamais être inquiété... Vous avez plus à gagner à faire de moi votre allié, maintenant que vous m'avez montré que vous pouvez me briser quant vous le voulez que de me tuer.

Le marchandage était une valeur sûr pensait Shreck, sa dernière carte contre son adversaire qui disposait d'un avantage pour le moins...monstrueux.
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MessageSujet: Re: L'humain monstrueux et le monstre humain.   Ven 30 Déc - 18:11

[HRP Il n'est pas dit que la police se tourne les pouces ces temps-ci ^^]


Dès que leur patron avait disparu dans les escaliers poursuivi par le monstre reptilien visiblement enragé, les employés présents dans le hall se hâtèrent de fuir dans les secondes qui suivirent. Abandonnant sans aucun scrupule l'homme d'affaire à la créature, certains vigiles eurent tout de même la sagesse d'esprit de contacter le Commissariat central du GCPD grâce à leur radio.

Le SWAT était au aguets depuis l'attaque des Douanes. Plusieurs super-criminels en avait profité pour s'échapper notamment le tristement célèbre Killer Croc. Fuir d'Arkham lui avait été trop facile, et tant qu'il restait dans les égouts il était impossible pour les services de police de lui mettre la main dessus. Mais aujourd'hui il était sortis de son trou avec la ferme intention de se débarrasser de Shreck selon les informations données par les vigiles. L'individu en question n'avait pas bonne réputation depuis que le Maire avait annoncé la mise sous tutelle du GCPD par l'entreprise privé. Cependant, Hennely devait faire son possible pour arrêter le monstre et ''tenter'' de sauver leur futur Intendant.
Toute l'équipe permanente au Commissariat Centrale ainsi que l'équipement adéquat fut alors mobilisé.


Hennely sortis de la camionnette blindée. Les officiers du secteurs avaient déjà mis en place le périmètre de sécurité tandis que les habitants grouillaient comme à leur habitude derrière les barrières. Ils effectuait aussi un comptage et normalement la majorité des employés avait déjà quitté l'immeuble, soit alerté par la présence de Croc, soit par l'alarme incendie. Celle-ci s'étant déclenchée peu de temps après la confrontation entre Shreck et Killer Croc d'après les employés. Aucune source d'incendie n'ayant été aperçu, les pompiers étaient donc exceptionnellement convié d'attendre les ordres du GCPD pour agir.

Killer Croc était vraisemblablement toujours dans le building ainsi que Shreck, en espérant qu'il soit toujours en vie. Malheureusement pour lui, la capture de monstre de niveau 5, dont faisait partis le Crocodile, nécessitait un protocole particulier où la protection de vie humaine était certes une priorité mais révisée et sans aucune faveurs pour les ''civiles''.

Équipé d'armes électriques et de leur lance-grenade ''Glue'', une quarantaines d'hommes, membre du SWAT et officier de police, se postaient autour des différentes sorties du bâtiment. Ils installaient un grillage électrique et des barrières renforcées. Pour le moment il fallait empêcher toute fuite de la cible le temps que les appelés arrivent en renfort pour qu'un véritable plan d'attaque puisse être organisé. Avec Killer Croc, le SWAT savait qu'il ne fallait prendre aucuns risques.

Pour le moment il fallait espérer que le monstre ''s'entretienne'' longtemps avec le chef d'entreprise et ne se rende pas compte que le SWAT prépare lentement mais sûrement un piège autour du building.
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MessageSujet: Re: L'humain monstrueux et le monstre humain.   Dim 29 Jan - 23:40

[HRP : Veuillez m'excuser de ce retard inadmissible. ]

Shreck tenta de l'embobiner de nouveau avec de belles paroles si bien formulées que Croc était incapable de suivre plus de la moitié de son discours. En effet, le reptilien avait quelques difficultés d'attention lorsqu'on lui parlait durant longtemps en employant des mots compliqués, son cerveau finissait irrémédiablement par lâcher au bout de quelques secondes... Il n'était pas un homme d'affaire, et il n'était pas venu pour négocier. Alors que le président de Shreck's Industries essayait de calmer le monstre et de le convaincre de ne pas le tuer, il ne fit au final que de l'énerver d'avantage. Il insinua qu'il avait besoin de Shreck, et l'idée même de demander l'aide à ce tocard de politicien était insupportable pour lui.

"Ne crois pas que j'ai besoin de toi, Shreck !!!" s'exclama t-il furieusement en brisant un bureau en deux d'un seul coup de poing.

"Garde ton pognon, tes infos secrètes et tout l'reste !!! J'ai besoin de rien ni de personne ! Je suis Killer Croc ! J'ai écrasé Batman ! J'ai défoncé des centaines de poulets ! Je ne crains personne ! Arkham City est une jungle, et elle est faite pour des êtres comme moi !!!! Je me fous de c'que tu peux m'apporter, ordure, me rabaisse pas à ton niveau ! Jamais j'aurais besoin d'une fiotte de politicard comme toi ! Jamais !!!"

Il s'approcha de nouveau de Shreck pour l'attraper par le col et le soulever une fois de plus.

"Tu veux savoir c'que j'vais gagner à te voir crever comme un chien ?! Rien du tout ! Juste la satisfaction d'm'être vengé d'un connard qui a voulu m'buter et m'a forcé à bosser pour lui ! Je bute qui j'veux quand j'veux et je reçois d'ordres de PERSONNE !!! J'écrase le crâne de ceux qui essaient !"

Il le lâcha, puis lui donna soudainement un coup de griffes sur la joue droite, qui lui laissa trois égratignures rectilignes et parallèles.

"T'as beau être planqué au sommet d'ta tour, tu vaux rien face à moi ! Je pourrais t'arracher la colonne vertébrale en quelques secondes ! Mais ça serait trop rapide. Je vais d'abord t'écraser les jambes et te regarder ramper dans Arkham City comme une larve ! J'attendrai que tu t'fasses tabasser par des gars et j't'achèverai de mes propres mains ! J'arracherai ton cœur pendant que tu s'ras encore en vie et je le dévorerai ! Compte pas sur ton fric pour m'en empêcher ! On se fout pas de la gueule de Croc !"

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MessageSujet: Re: L'humain monstrueux et le monstre humain.   Lun 30 Jan - 12:29

[HRP]Pas de soucis, nous nous sommes mis d'accord pour faire ce RP malgré nos disponibilités parfois aléatoires Wink [/HRP]

Maximilien savait reconnaître quand une situation était fichue et celle-là l'était bien comme il le fallait, Croc ne connaissait que le hurlement s'il fallait en croire le flot d'insulte qu'il venait de gronder et vomir sur le businessman. Le coeur de Shreck eut de lourde et violente palpitation lorsqu'il fut de nouveau soulevé, puis déstabilisé en retombant avant de recevoir un violent coup de griffe sur la joue. Le déplacement d'air le décoiffa et sa sueur devint de glace. Le picotement devint un feu de douleur et il mit une main à sa joue qui saignait à présent. Pendant quelques instants il n'eut plus que le bruit sourd de son cœur aux oreilles.

Shreck se rattrapa maladroitement dans sa demi-chute contre une paroie endommagée par l'entrée de Croc qui s'affaissa sous son poids. Totalement déséquilibré, il tomba sur les carré de moquettes grisâtres recouvertes de poussière et de débris. Elles se tâchèrent de sang. Il se retourna avec difficulté pour faire face à l'immonde créature qui se levait devant lui, toujours persuadé malgré tout qu'il lui survivrait. Les négociations avaient échoué et Killer Croc resterait à jamais esclave de sa piètre condition. Il aurait pu tout avoir, mais avait tout refusé, grand bien lui en fasse, mais Shreck avait trop donné, trop traviallé pour être finalement vaincu par une espèce de monstre préhistorique qui laissait libre cours à ses pulsions et dont le plus grand effort fut de naître.

Cela faisait bien longtemps que Maximilien n'avait plus ressentit de la colère à un tel point, de la colère face à l'imbécilité humaine qui s'accrochait désespérément à sa petite condition et incapable de prévoir à plus de 24 heures son existence. Croc était comme ses ex-associés avec des connaissances en moins, il était comme feu son épouse et ses parents, il était voué à rester en bas de la pyramide à pleurer sur lui-même espérant atteindre un sommet qui chaque jour s'éloignait. Killer Croc pouvait bien se vanter d'être le plus fort, mais plus on si on avait besoin de trop souvent le répéter, c'est que le message était remit en question. La brûlure de sa joue le rappela à la réalité et le monstre qui lui faisait face s'attendait certainement à de vaines supplications. Lui ferait-il ce plaisir? Il avait les douanes, le pouvoir sur ces criminels et pas un seul instant il n'en avait usé correctement, comme il s'en voulait à présent, il pensait pouvoir gérer Arkham City comme un échiquier, mais ces criminels n'avaient rien de logique et d'évident...

Le pouvoir était la base et le but de l'existence de Shreck et il n'allait pas lui échapper aujourd'hui, pas pour une raison aussi futile. Il avait commis des "appointements commerciaux" et des affaires tangentes tellement plus dangereuses et coûteuses qu'il serait ridicule de mourir ainsi. Non, Maximilien ne s'inclinerait pas aujourd'hui et ne laisserait pas un saurien le réduire à néant. Malgré les douleurs lancinantes et la brûlure, malgré le sang qui coulait et son teint blafard, il se releva, mais le spectacle était d'une lenteur pathétique.

Il soupira pour évacuer les douleurs qui le lançaient dans le dos et regarda son adversaire. Il valait mieux pour lui que Shreck ne s'en sorte pas car il ferait de sa vie et de celle de tous ceux qui étaient de l'autre côté du mur un enfer sur Terre. Certains songerait immédiatement à une vengeance, lui résonnerait en terme de prix, de rentabilité et de taux d'intérêt. Rien ne pourrait le faire tomber de son piédestal, il le jura en cet instant. Il ne pouvait cependant pas rester silencieux.

-Monsieur Waylon Jones, vous méritez votre place au sein d'Arkham City, commença-t-il en reculant tout doucement. Vous êtes un criminel qui ne connait pas le mot "repentir", votre place à la Mairie a été la plus grande plaisanterie qui n'a jamais fait autant rire la politique et franchement, votre vie mériterait d'être effacée des mémoires... Je crois que l'on peut dire en cette heure que je vous hais autant que vous me haïssez et que je prendrais plaisir à vous humilier lorsque cette affaire sera terminée.

Il tenta de partir en courant, mais sa jambe droite lui fit un mal abominable. Avec une grimace qui tira les traits de son visage vieillissant, il commença à partir avec une sorte de danse rapide plutôt distinguée vers la porte coupe feu la plus proche... Elle se rapprochait de lui, mais il savait que si Waylon Jones se rapprochait trop il devrait plonger sur le côté, vers le bureaux et trouver la maigre protection des palissades en plastique de l'open-space encore debout...
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MessageSujet: Re: L'humain monstrueux et le monstre humain.   Jeu 9 Fév - 18:18

[HRP : Je ne sais pas quoi dire pour le moment à part "je me prépare", étant donné que vous êtes toujours à l'intérieur.]


Hennely vérifiait chaque troupes placées. Les protections, dans le cadre du protocole 5, étaient longues à mettre en place mais devraient leur permettre de réussir un beau coup de filet pour remettre le GCPD sur les rails après la catastrophe des Douanes.

Le barbelé était inutile, tout comme les barrières renforcées et les barrages de balles. Le seul moyen était du créer une boucle électrique autour du bâtiment, une boucle infranchissable, même pour un monstre comme Killer Croc. Cependant, tout cela prenait du temps ; il fallait placer les câbles et les barrières et se raccorder au réseau, mais aujourd'hui ils semblaient en avoir suffisamment.

On reproche souvent au GCPD d'être trop lent par rapport aux justiciers qui sortent des bolides endiablés de sous leur cape. C'était un fait.
Le GCPD ne pouvait rivaliser avec les moyens que possédaient ces étranges individus fiancés par on ne sait qui, mais seul un beau vieux choc électrique pouvait tenir la bête en arrière et ce serait aussi l'occasion d'utiliser leur grenade "glue" à nouveau.

La rencontre tragique avec le Diable-bleu leur avait prouvée l'efficacité de ce matériel récemment obtenu. Killer Croc sera le prochain à se rendre compte qu'on ne peut plus sous-estimer le GCPD comme avant. Hennely avait bien l'intention de se venger sur celui-ci de la mort de Morrow. Particulièrement énervé de pas avoir pu châtier le monstre comme l'avait fait cet Azrael, aujourd'hui le SWAT s'occupera de Croc avec autant de dureté.

Il attendait...
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MessageSujet: Re: L'humain monstrueux et le monstre humain.   Lun 12 Mar - 22:11

Shreck faisait vraiment peine à voir. Il eut énormément de mal à se relever. C'était un être faible et pitoyable, comme tous les autres. Waylon jubilait de le voir dans cet état. Ce type qui s'était cru meilleur que lui, qui avait envoyé tous ses hommes pour le capturer et qui avait voulu se servir de lui en le menaçant. Mais malgré tout l'argent qu'il possédait, il n'était qu'un humain. Il ne valait rien face à une race supérieure. A l'unique représentant de cette race. Ses billets lui apportaient un certain pouvoir, c'était certain. Waylon avait lui-même pu goûter au pouvoir de l'argent. Sur le long terme, c'était un pouvoir très dangereux. Mais Croc venait d'en prouver ses limites. Lorsque l'argent n'avait pas suffit à établir des protections suffisantes, lorsque l'argent n'avait pas retenu le véritable pouvoir de l'autre côté du mur, alors le danger était imminent. D'une certaine façon, voir Shreck dans cet état si pitoyable pouvait presque suffire, comme vengeance. Croc avait eu ce qu'il voulait, après tout. Il avait prouvé à quelqu'un qui s'était cru meilleur que lui qu'il n'était en réalité qu'un moins que rien face à lui. Il avait prouvé qu'on ne se fiche pas de Killer Croc et qu'il n'était pas un pantin que l'on manipule comme on le souhaite pour s'approprier sa force. Il l'avait remis à sa place et c'était tout ce qui comptait. Il contemplait Shreck avec un énorme sourire de satisfaction.

-Monsieur Waylon Jones, vous méritez votre place au sein d'Arkham City. Vous êtes un criminel qui ne connait pas le mot "repentir", votre place à la Mairie a été la plus grande plaisanterie qui n'a jamais fait autant rire la politique et franchement, votre vie mériterait d'être effacée des mémoires... Je crois que l'on peut dire en cette heure que je vous hais autant que vous me haïssez et que je prendrais plaisir à vous humilier lorsque cette affaire sera terminée.

Le sourire de Croc s'effaça, pour accueillir une expression menaçante et mécontente. Shreck tourna alors les talons puis tenta de s'enfuir en boitant, continuant à espérer qu'il échapperait à la mort.

"Quand ça sera terminé, ta tête gisera* à mes pieds ! Je vais te déchirer les entrailles !"

Il fonça alors en direction de Shreck et transperça son dos avec sa main droite, faisant ressortir son cœur chaud et saignant qu'il avait agrippé au passage.
Ou plutôt, c'est ce qu'il crut, mais malheureusement pour lui, Maximilien s'était jeté sur le côté en l'entendant arriver, et le cœur qu'il tenait dans sa main n'était que celui d'un de ses employés qui était resté caché là, accroupi, mais qui s'était relevé en voyant arriver Croc, paniquant... Il n'aurait pas dû.
Le monstre retira violemment son bras du corps fragile de l'être pour lequel il avait encore moins de considération que pour son pantalon sale et troué. Le corps s'écroula au sol, répandant une flaque de sang.
Ses yeux jaunes s'abaissèrent alors vers le malheureux homme d'affaire qui tentait de se réfugier près des bureaux, derrière les palissades en plastique, rampant comme un misérable ver de terre. Croc pivota lentement sa tête de gauche à droite et de droite à gauche, d'un air consterné. Sa victoire était certaine, et bien trop simple.

"Tu crois m'échapper encore longtemps ? Pas la peine d'essayer de te cacher, Shreck... T'es fini !"

Il marcha en direction de Shreck qui était à environ un mètre de lui, et se pencha en avant pour attraper sa cheville avec sa main droite et l'empêcher d'aller plus loin.

"Tu fuis comme un lâche ! Accepte ta mort comme un homme !"

Après ce que Shreck lui avait dit, Croc avait décidé de changer ses plans. Il avait renoncé à l'emmener à Arkham City. Il voulait en finir maintenant. Mais le GCPD allait-il laisser le président de Shreck's Industries mourir sans rien faire ?

[HRP : gisera* = conjugaison inexistante du verbe "gésir"]

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MessageSujet: Re: L'humain monstrueux et le monstre humain.   Sam 17 Mar - 11:00

Les cicatrices de sa joue le brûlaient et le contact qu'elles eurent avec l'affreuse moquette picota affreusement. Le businessman entendit un bruit de chair arraché et se retourna pour découvrir l'abominable spectacle. Le sang gicla, la chair se perfora et les cris d'agonie se noyèrent dans un flot écarlate. L'odeur vint relever l'horrible spectacle et manqua de faire régurgiter un repas à 86 dollars et 26 cents, trois cafés de première qualité et un croissant d'une boulangerie hors de prix. Shreck commença à prendre appui sur un bureau pour se relever et fut interrompu dans son geste par un autre de Croc, il sentit le contact désagréable de la peau écailleuse avec sa cheville et tourna la tête pour voir les lèvres de son adversaire se mouvoir et proférer leur ultime menace.

La fin était proche et la situation sentait le sapin - et accessoirement, l'odeur ferreuse caractéristique du sang. Soudain, surgissant dans le silence général qui suivit les grognements du reptile, un groupe de gardien du bâtiment entrèrent, arme au poing. Aucun homme du groupe n'était sûr de lui, ils tremblaient de façon perceptible, mais intérieurement, Maximilien eut un petit soulagement. Une voix légèrement chevrotante retentit dans l'élan de surprise générale.

-Plus un geste, ou nous faisons feu!

Un autre tenta de poursuivre les fous efforts de ses camarades pour se donner de la prestance.

-Le bâtiment est encerclé, vous n'avez aucune chance de vous en sortir, lâchez monsieur Shreck....et ....et...rendez-vous?

La chute manquait de consistance mais l'essentiel des erreurs du débutant était là, finit la surprise du Swat et de la police, finit la crédibilité, finit toute tentative de calmer la bête. Merci agences d'intérim'! L'un d'entre eux, au bord de la crise de nerf fit feu sur le reptile.

Si son adversaire lâchait un jour sa cheville, Shreck avait déjà prévu son itinéraire touristique dans les méandres de son immeuble: il se faufilerait tant bien que mal au travers du dédale de bureaux et de parois en plastique couchées, il ouvrirait à la volée la porte qui donnait sur les escaliers, descendrait en se tenant sa joue ensanglantée et en titubant les marches recouvertes de moquette, il pousserait la troisième porte qui donnait sur son hall, traînerait sa jambe souffrante, sa respiration lui brûlerait probablement la gorge et les rougeurs qu'il avait sur son flanc bleuiraient avec leur crescendo douloureux. La porte s'approcherait, la porte serait son salut, il ne sait pas ce qu'il verrait de l'autre côté, des voitures de police et des lumières bleues? Des badauds et des armes braqués sur lui? Il ne savait pas, mais c'était sur, s'il restait à cet étage, il mourrait...

S'il ne le lâchait pas eh bien ma foi, il ne restait qu'à prier pour un miracle, il n'était plus question de vain palabres, il avait succombé au piège du désespoir et avait un peu trop tôt lancé ses quatre vérités au reptile qui avait l'avantage certains de la situation.
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Snake

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MessageSujet: Re: L'humain monstrueux et le monstre humain.   Mer 11 Avr - 20:03

Cinq gardiens firent irruption dans l'Open Space, et deux d'entre eux demandèrent au redoutable Killer Croc de lâcher leur employeur en le menaçant de faire feu. L'un d'eux lui apprit que la police était déjà là.

*Quoi ?! Les poulets sont déjà là ?! Mais je n'ai pas entendu leurs sirènes !* rugit-il intérieurement.

A peine eut-il le temps de dire ou de faire quoique ce soit, qu'un bruyant coup de feu retentit, suivi aussitôt par le reste de l'orchestre pour créer cette symphonie de la guerre encore plus bruyante et insupportable qu'un feu d'artifices. Une pluie de balles qui s’abattit contre les solides plaques écailleuses qui brillaient d'un vert luisant. Quelques secondes plus tard, et on n'entendait plus que des cliquetis caractéristiques des chargeurs vides. Un effort futile puisque le colosse était toujours debout, et avait à peine quelques égratignures. La seule utilité de cet assaut était que le monstre avait finalement lâcher sa proie, pour perdre son temps avec d'autres toutes aussi croustillantes.
Aussitôt, il bondit sur le premier, le prenant par les épaules tout en le plaquant au sol. Les autres reculèrent, de peur et de surprise. L'un d'entre eux prit une chaise de bureau, et l'abattit violemment sur la carapace de la bête. La chaise éclata en morceaux et le monstre se redressa aussitôt. Son poing droit se logea rapidement dans le ventre de celui qui venait de l'attaquer, le faisant voler à plusieurs dizaines de mètres jusqu'à ce qu'il percute un mur tout en le fissurant. Deux autres, tout aussi courageux, tentèrent leur chance en agrippant chacun un bras du reptile. Ils pensaient avoir plus de chances en attaquant ensemble et des deux côtés. Et ils avaient raison.
Toutefois, cela ne suffit pas à immobiliser la bête sauvage. Alors qu'ils s'accrochaient tous deux à ses bras en essayant de le retenir de toutes leurs forces, il écarta les bras avec vivacité, ce qui eut pour effet de projeter les deux hommes de part et d'autre des bureaux. Le dernier regardait Killer Croc d'un air effrayé, il tenait fébrilement sa matraque, tremblant de tout son corps. Le reptile se tourna lentement vers lui et le fixa dans les yeux pendant une seconde, lui lançant un regard menaçant. L'agent de sécurité lâcha sa matraque et prit les jambes à son cou, comprenant qu'il n'avait aucune chance et préférant laisser la police faire son travail.

Lorsqu'il se retourna enfin vers l'endroit où il avait laissé Shreck, il s'aperçut avec stupeur qu'il avait disparu.

"Bordel !" ragea t-il.

Il renifla à plusieurs reprises. Le fait d'avoir passé plusieurs minutes en sa compagnie lui avait permis de mieux s'imprégner de son odeur. Malheureusement, l'odeur du sang, celui d'autres victimes, était encore trop présente pour qu'il puisse se fier à cette piste. Voyant l'agent de sécurité fuir en passant par la porte donnant par les escaliers, il fonça pour le suivre. Shreck n'était de toutes façons plus dans l'Open Space, sinon son odeur aurait été plus forte et il aurait pu la distinguer malgré les odeurs de sang qui régnaient.
Il fit voler la porte d'un mouvement brusque de la main, et descendit les marches quatre à quatre. L'agent de sécurité qui fuyait était juste devant lui et allait le ralentir dans sa descente. Croc l'agrippa par le col et le fit valser derrière lui pour libérer le chemin. Puis il bondit pour descendre les dix dernières marches afin de ne pas perdre de temps. Il put alors voir le président de Shreck's Industries tituber dans le hall d'entrée en direction de la porte.

"SHREEEECK !!!" hurla t-il, enragé de voir sa proie fuir ainsi.

Il fonça le plus vite possible vers son ennemi juré, chacun de ses pas engendrant un bruit terrible qui faisait presque vibrer le sol. Alors que Maximilien Shreck commença à ouvrir la porte fenêtrée lui permettant de sortir, de façon précipitée malgré son état, le saurien bondit dans sa direction, et passa son bras dans le dos de son ennemi tout en tombant vers l'avant. La porte fenêtrée explosa en mille morceaux lorsque les deux monstres la traversèrent brutalement, puis ils tombèrent tous les deux sur le sol, juste devant l'immeuble et face à une dizaine de voitures de police. Croc se releva aussitôt et fit relever Shreck en l'attrapant par le dos de son costard. Il passa sa main gauche autour de la gorge de Shreck et le plaqua contre lui, comme s'il voulait en faire un bouclier humain face à la police. Cela n'eut pas l'effet escompté compte tenu de la différence de carrure entre les deux, et il y avait des dizaines d'ouverture sur le corps de Croc où un tireur d'élite pouvait viser. Seulement, contrairement à n'importe quel être humain, il ne craignait pas les balles.
Il ne valait mieux pas pour l'homme d'affaire que la police tente d'abattre le monstre, car il était sur les nerfs, et il ne lui faudrait pas grand chose pour que ses griffes tranchantes déchirent l'artère de son otage.

"Emmenez-moi à Arkham City !!! Sinon j'le bute !!!" cracha t-il avec toute son agressivité habituelle.

Plutôt surprenant, de la part d'un preneur d'otages, de demander à ce qu'on l'amène au seul endroit où il pouvait être "enfermé".

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