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Ne manquez pas les deux derniers chapitres de Darkwatch, où s'affronteront Le Chevalier Noir et l'Empereur !

Clash of the Warriors & La Révolte

"Lors d'une rafle de la Ligue des Ombres, la Lignée décide d'intervenir et de massacrer les hommes de Ra's Al Ghul. Les habitants, excédés par la situation, décident de se révolter, avec le support de l'Empereur et ses troupes. Le G.C.P.D est dépassé et les justiciers n'ont d'autre choix que s'en mêler, Batman en tête."

(Petit aperçu des évènements en vidéo ici)


CREDITS

©PA Batty Epicode
©Les images utilisées appartiennent à leurs auteurs
©Les bannières ont été crées spécialement pour le forum Gotham City Rpg par Deimos Hellhammer
©Le contexte de ce forum est inspiré du Batverse, arrangé et rédigé par le Staff. Merci de respecter notre travail.




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 My empire of dirt [PV : Plague]

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MessageSujet: My empire of dirt [PV : Plague]   Ven 14 Oct - 23:55

Ubu lui avait dit qu'après avoir minutieusement examiné le checkpoint d'où Ra's Al Ghul était revenu dans un si piteux état, il avait trouvé quelque chose de plus important que la vérité dans les récents évènements concernant le Batman. Il dormait debout.
Selon ses lectures du Chi de la bataille, ainsi que l'enquête discrète que les agents avaient conduit, un étrange protagoniste avait joint leur danse macabre d'il y a quelques nuits.
Un rat géant.
Ra's ne savait pas s'il devait rire de son Ubu ou le gifler, mais le serviteur n'en démordait pas : il y avait eu sur le champ de bataille un hybride humain-rongeur qui s'était glissé dans les cloisons du baraquement. Ce qui n'avait évidemment pas inquiété les raraes braves irréductibles d'Arkham City sur leur santé mentale. Après tout, qu'est-ce qu'un rat géant dans une ville connue pour les combats qu'y mènent un homme chauve-souris et un clown ?
Mais Ubu ne mentait pas. Il alla jusqu’à mettre sa vie en jeu, en promettant à son seigneur et maître qu'il traquerait la bête et la lui ramènerait en guise de trophée. Ra's laissa son subordonné faire avec un milliers de questions à poser à cette chimère, si elle existait réellement. Et la plus importante de ses interrogations était de savoir quelle technique avait été utilisée pour produire ce type de phénomène.

Ubu revint quelques jours plus tard, avec des preuves. Des clichés flous d'une forme floue dans un cadre flou. Ra's considéra réellement l'alternative d'enfoncer une lame dans le cœur de ce Ubu et d'en faire venir un autre, car si on pouvait distinguer sur ses photographies une forme qui pouvait évoquer un hybride, ce genre de preuves ridicules méritait qu'il sévisse. Alors Ubu présenta une seconde preuve. Un corps.
Le cadavre d'un assassin, un homme dans la force de l'age, entrainé et affuté, tué par rupture des cervicales après une chute. Il portait sur le corps des marques de griffures qui ne correspondaient à rien de ce à quoi Ra's Al Ghul était habitué, même pour la faune locale de Gotham. L'écartement des griffes entre elles, la manière dont les coups avaient porté, tout cela indiquait que la main qui était en cause n'était pas une main, mais une énorme patte.
Une lueur de défi s'alluma dans les yeux de Ra's Al Ghul. Cela faisait des années, des siècles même qu'il n'avait pas chassé.

Quel gibier plus digne de sa lance qu'un monstre de cet acabit ? Il lui fallait attraper la chose vivante, puis la comprendre, l'étudier.
De toute évidence si la chose avait pu survivre si longtemps c'était soit qu'elle disposait d'un moyen de se déguiser, soit d'un abri. Si elle était intelligente elle aurait les deux. Il fallait que l'abri en question soit caché, mais pas trop. A l'heure ou tout un chacun peut avoir un satellite braqué sur son téléphone portable, et le Démon avait prouvé qu'aucun bunker n'est vraiment inviolable. Donc un endroit caché à la vue de tous. L'hôtel restait le meilleur endroit pour ça de ce côté du monde.
D'après les coups et de vagues repères de taille sur les photo, la créature était d'un volume respectable. A peu près le même poids qu'un être humain, peut être soixante kilos. Une femelle ?
Il avait trop peu d'information, mais Ubu assurait que les clichés qu'il présentait avaient moins d'une heure. Il était possible, en déployant les troupes immédiatement, de balayer une zone assez large dans le Gotham middle-class.
Ainsi fut fait.

Pointer un hôtel comme cachette potentielle était plus un pari qu'une véritable certitude. Quand les trois agents des Ombres grimés en agents fédéraux entrèrent dans le Squared Hotel pour "vérifier les lieux" en agitant un mandat sous le nez du gérant portant le mot magique, aucun obstacle ne se dressa sur leur route. Les américains et le terrorisme, c'est comme un je-t'aime-moi-non-plus extrèmement pervers. Ce mot mène à absolument tout sur ces chères masses idiotes.
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MessageSujet: Re: My empire of dirt [PV : Plague]   Sam 15 Oct - 3:48

Le smog masquait la lune, conférant au ciel une couleur curieuse. On n'y voit pas d'étoiles, juste le feu de l'éclairage urbain, rouge ou verdâtre, selon la direction à laquelle on s'intéresse.

Une fois n'est pas coutume, Plague prenait du temps pour une simple tâche: flairer les odeurs de la ville, écouter ses murmures, regarder ses éclats, ses mouvements. Sur le toit bétonné de ce modeste hôtel, la vue ne porte pas très loin, mais c'est mieux que rien. A plusieurs mètres au-dessus du tumulte nocturne, elle pouvait observer, sans être vue en retour. Durant ces courts instants de félicité, elle se sentit partie intégrante des errances de ces humains.

La créature se pencha pour lécher l'intérieur de sa main. Une entaille. Un simple fragment de verre qui lui avait coupé le cuir, il y a quelques nuits de cela, quand elle avait dû déserter en catastrophe l'hôtel où résidait Xavier.
Il devait rester un petit morceau de verre au fond de la plaie. Poussant avec ses dents, elle tenta de l'atteindre, puis de l'extraire, ce minuscule générateur de douleur.

Qui était-ce, cet homme qui l'avait poussée à fuir ? Elle ne savait pas. Elle regrettait sa mort, bien qu'il ait semblé vouloir la sienne en premier.
Plague s'attendait, après ses démonstrations d'agilité, à ce qu'il se rattrape à quelque chose, lorsqu'elle s'était jetée sur lui pour le faire tomber d'une rambarde. Manque de chance. Dans son réflexe pour garder l'équilibre, c'est elle qu'il a saisie. A plein bras.
Et, bien sûr, son corps a amorti le choc sur le bitume, un étage plus bas. Nul doute qu'il soit mort sur le coup. Maintenant encore, elle se souvient du bruit de ses vertèbres...

Ah, voilà. Elle inspecta du bout d'une griffe le minuscule grain translucide extrait de la blessure, avant de le jeter nonchalamment dans la rue, en contrebas.
Dans ce mouvement, elle remarqua trois silhouettes qui s'introduisaient dans l'hôtel. Elle ne leur prêta qu'une brève attention. Après tout, la clientèle nocturne, les fêtards qui rentrent épuisés de leurs libations, ce ne sont pas des raretés, dans ce coin de la ville. Tant qu'ils ne viennent pas sur le toit, c'est sans importance.

Dans la minute qui suivit, quelque chose, un arôme porté par le vent, lui rappela immédiatement l'homme tué. D'où est-ce que ça venait ? Les sens en alerte, elle se redressa sur ses pattes arrières, examinant chaque parcelle d'ombre que pouvait atteindre son regard.

Tu délires, les morts ne se relèvent pas...

Et pourtant. Son nez ne pouvait la tromper. Une vieille peur agita son échine. Puis, elle entendit l'écho d'un bruit de pas. De plusieurs pas. D'instinct, son museau se pointa vers la porte qui menait au toit. Des gens montaient l'escalier, ça ne faisait aucun doute.

Elle réagit promptement. La créature sauta sur le rebord du toit, et se laissa glisser sur un des balcons étroits. Un bref coup d'oeil du côté de la baie vitrée. Heureusement, il n'y avait personne derrière. Juste l'obscurité.
Tendant l'oreille, elle surveilla la progression des inconnus, sur le toit. Peut-être que ce ne sont que des junkies...? Dans ce cas, elle n'aurait qu'à patienter jusqu'à leur départ.
Mais... il restait cette odeur, aussi persistante qu'une alarme au fond de son cerveau.
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MessageSujet: Re: My empire of dirt [PV : Plague]   Mer 19 Oct - 13:18

- Non, je vous assure, les animaux sont totalement interdits dans l'hôtel !
Le gérant hurlait presque dans le combiné. Apparemment une cliente (la voix de l'autre côté était stridente) assurait entendre des grattements depuis quelques minutes, comme ceux que ferait un très gros chien sur un parquet en bois.
- Écoutez madame, aucun client n'est entré ici avec un berger allemand. En plus, c'est impossible, le seul appartement avec un balcon au dernier étage est inoccupé... Oui, oui d'accord, j'envoie quelqu'un aller voir.
Il raccrocha rageusement.
- D'abord elle se plaint qu'il n'y a pas de room service, ensuite elle me fait chier pour un insecte de rien du tout, et maintenant ça. Si ça ne tenait qu'a moi je la foutrais dehors. Donc, où en étions nous ?
- Je pense que nous avons fini ici. Vous êtes sûr de n'avoir pas enregistrer un client correspondant à la description ?
- Un arabe vous voulez dire ? Naan, je fais pas dans l'islamiste moi, pas après 9/11. Je tiens un business de standing messieurs.
Les ninjas déguisés prirent alors congé.
Une fois dehors ils firent leur rapport grâce aux oreillettes qu'ils portaient. Bruits suspects dans une suite au dernier étage du Squared Hotel, probablement rien mais à ce stade, cela valait la peine d'essayer.

Les agents sur le toit suivirent les directives qu'on leur donna, et s’avancèrent vers ce fameux balcon. Ils étaient trois, correctement entrainés et peu armés. Quand la Ligue planifiait une telle opération en zone urbaine, il fallait le moins possible attirer l'attention. Ces trois hommes armés de lames courtes et de cordes et ralentis par le équipement de surveillance ne poseraient aucun problème à Plague, elle leur échapperait très probablement. Mais si elle faisait la moindre erreur, le monitoring que Ra's et Ubu opéraient sur tous les agents affectés à cette opération les préviendrait sans faute de sa position.
Ubu devant ses écrans voyait et entendait tout mouvement. Ra's Al Ghul, plongé dans un état d'intense médiation suivait le Chi de ses hommes. Et, parmi toutes ces formes d'énergies qui pulsaient dans le noir de son esprit, une forme évanescente attirait particulièrement son attention. Ce pouvait être un gros animal, mais les entrelacs de pouvoirs étaient particulièrement complexes, témoignant d'intelligence. Si cette signature psychique appartenait à un être vivant, et non pas à un Djinn comme Ra's le soupçonnait au départ, ce devait être la chose qu'il cherchait. D'autant plus que les Djinn n’existaient plus que dans les six bouteilles dans lesquelles le Démon avait enfermé les six derniers représentants de cette race d'esprits. Et un Djinn ne fait aucun bruit.
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MessageSujet: Re: My empire of dirt [PV : Plague]   Ven 21 Oct - 14:44

A toute heure, les rues délivrent leurs bruits.
Ceci explique pourquoi Plague, étant concentrée sur la progression des inconnus sur le toit, n'entendit des vociférations de la locataire d'en-dessous que des pépiements indistincts et, disons-le, très inintéressants.
Elle ne sut donc rien du bruit, du grattement de ses griffes qui avait trahi sa présence.

Cependant, la créature s'immobilisa complètement, quand les trois inconnus d'en-haut, après quelques instants de silence, entamèrent de nouveaux mouvements. Pour peu qu'on se fie au léger crissement des pieds, à la manière dont ils devenaient de plus en plus proches, les humains convergeaient vers le rebord de toit en dessous duquel elle se tenait.
Si la géométrie a jamais eu un équivalent auditif, alors Plague devinait une intention triangulaire.

Comment pourraient-ils savoir ? s'interroge la créature, surprise et mal à l'aise.
A présent, elle est sûre qu'ils sont des êtres vivants, et non pas des fantasmagories issues de son esprit anxieux. Peut-être que ça aurait été préférable... les vivants ne sont pas sensés être au courant de son existence.

Peu importe, elle ne doit pas être vue, et quoi qu'elle soit encore loin de se douter de l'ampleur de l'opération la visant, c'est la prudence qui l'avait gardée en vie jusqu'à cette nuit.
Aussi, elle se percha d'un bond sur la rambarde de métal rouillé, fit un balayage visuel des alentours.
Les échappatoires n'étant pas nombreuses, la créature ne fit pas la fine bouche.
Elle se déplia comme un ressort pour sauter vers la gauche, jusqu'à un des balcons de l'étage en-dessous, et se rattrapa aux barreaux de ses mains. L'air s'échappa sèchement de ses poumons quand son ventre heurta le rebord de la plate-forme.
Le bas de son corps pendait dans le vide.

Quelques secondes s'écoulèrent, durant lesquels elle récupéra son souffle.
Puis, alors qu'elle s'apprêtait à se hisser sur ce nouveau promontoire, la porte-fenêtre s'ouvrit. Sans réfléchir, elle relâcha les barreaux pour se rétracter hors de vue, les griffes de ses pattes arrières s'agrippèrent là où elles le purent, sous le balcon, tandis que ses mains assuraient l'équilibre du tout en se tenant au rebord. Enfin, sa queue s'était étendue autant que possible pour s'accrocher, par en-dessous, à l'autre extrémité de la plate-forme.
Plague s'efforça à l'inertie et au silence, tandis que la silhouette d'un jeune adulte se profilait pas loin au-dessus d'elle.
Celui-ci se pencha à la rambarde pour examiner la rue et les environs.

"Euh... il y a quelqu'un ?" demanda-t-il sans beaucoup d'assurance. Inquiet, tout de même.

Plague conserva sa position délicate, attendant que l'humain daigne retourner dans sa chambre. Pourvu qu'il fasse vite... elle ne pourrait pas se maintenir comme ça très longtemps.
Intérieurement, elle ressentait un certain dépit. Sa manœuvre n'avait pas dû être des plus discrètes, pour que cet homme réagisse ainsi.

Il n'y a personne ! Tu n'as rien entendu ! Retourne dormir !
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MessageSujet: Re: My empire of dirt [PV : Plague]   Sam 29 Oct - 15:43

- Euh, il y a quelqu'un ?
Les ninjas avaient presque pénétré à l'intérieur de l’appartement au dernier étage quand le client émergea sur son balcon. Les trois hommes s'immobilisèrent instantanément. Ils n'entendaient plus que leurs propres respirations et la clameur de la ville, en bas. L'homme avait probablement froid, il était uniquement vêtu de son peignoir, et l'air était frais.
L'agent situé le plus en retrait sur le balcon avait le plus de chances de se faire repérer si l'homme en peignoir tournait la tête. Il devait s’approcher de la fenêtre avant que le client n'ait l'idée de faire bouger son crâne dans leur direction.
Mais il se tourna dans l'autre sens pour lancer quelques mots vers l'intérieur de la chambre.
- Il n'y a personne ma chérie...
Une série de grommellements stridents lui répondit.
- Non, écoutes-moi, j'en ai marre de tes lub...
Il avait retourné la tête.
Du mauvais côté.
Et était tombé nez à nez avec trois types habillés comme dans les mauvais films de ninjas, tout en noir avec masque et sabre dans le dos, accroupis sur la rambarde du balcon de l'étage au dessus. Sa femme avait confondu ces illuminés avec un doberman, et on en était là. L'homme éclata de rire. Des ninjas en plein Gotham City. Probablement des abrutis fans de culture japonaise qui se prenaient un peu trop au sérieux.
Un grommellement interrogatif fut émis, de l'autre côté de la porte-fenêtre.
- Tu ne me croira jamais, commença-t-il avant qu'une lame effilée ne transperce son œil.
Les trois agents de la Ligue se lancèrent alors sur son balcon à lui, par dessus son cadavre. L'un d'entre eux réduisait au silence la source des grommellements avant qu'elle ne hurle pendant que les deux autres ramenaient le mari à l'intérieur.
Tout cela au dessus de Plague, sans qu'aucun des laquais de Ra's Al Ghul ne comprenne que leur cible se trouvait juste sous leurs pieds.
Le Démon, quant à lui,était sorti de sa planque et avait suivi le Chi étrange qu'il avait senti. Accroupi à l'angle du toit de l'immeuble qui faisait face à l'hôtel, il observait, espérant revoir la forme sombre qu'il avait aperçu quelques secondes plus tôt. Il ne pouvait être sûr avant d'avoir revu ce qu'il avait cru voir quand il était arrivé sur ce toit, et qu'une forme étrange se lovait brutalement sous un balcon de béton.
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MessageSujet: Re: My empire of dirt [PV : Plague]   Dim 30 Oct - 1:46

La gravité l'attirait désespérément, et la créature luttait pour lui résister. Patience. Il finira bien par se lasser de cette recherche vaine. Après tout, qu'est-ce qui pourrait traîner sur votre balcon, à cette heure-là de la soirée ?
S'il ne laissait pas tomber...

Là-haut, il y eut un bref échange, entre l'homme visiblement las des lubies de l'une, et l'autre qui lui assurait avoir entendu un bruit louche.

Un bref silence.

Un éclat de rire. Une phrase amusée. Conclue par un bruit mat, sinistre.
Le doux chuchotis d'un corps inerte qui s'effondre sur lui-même.

Plague sentit sa fourrure doubler de volume.
N'eut été la précarité de sa position, elle aurait probablement filé sans attendre. Au contraire, ses muscles se crispèrent, son souffle s'arrêta, tandis qu'un choc sourd annonçait la réception des trois inconnus juste au-dessus d'elle. Tapie, elle le resta. Momentanément figée. Attendant que la menace passe.

Maintenant, au moins une chose est évidente; c'est par sa faute si cet homme a été tué. Qui que soient ses mystérieux poursuivants, ils ne tiennent pas plus qu'elle à la présence de témoins. Sauf qu'eux n'ont pas de scrupules.
Et c'est lourd de sens.

L'odeur d'une blessure fraîche, d'une blessure mortelle... Ce n'est plus la pensée qui guide ses gestes, alors. C'est l'instinct de conservation.
Les tueurs entraînaient à l'intérieur leur première victime et faisaient taire la deuxième. Qui se manifesta par un cri. Trop faible. Trop bref.

Plague réagit sans réfléchir. Durant le court intervalle de temps où les humains dissimulaient le premier cadavre, moment privilégié où ils ne pourraient la voir, elle s'agrippa aux barreaux de la rambarde, se hissa sur la rampe, et d'un bond précipité rejoignit le balcon de l'étage supérieur.
Derrière la vitre de cette chambre, de la lumière. Visiblement, l'agent chargé de s'assurer de la présence - ou de l'absence - d'un animal dans cette pièce était arrivé à bon port.
Fait qu'elle ignorait, bien sûr. Et qui acheva de la terrifier.

Aussi, elle ne s'arrêta pas. En catastrophe, elle escalada la paroi jusqu'au rebord du toit, où elle se réfugia avec l'empressement d'un assoiffé pour une oasis.
Retour à la case départ.

Le cœur battant à tout rompre, des frissons nerveux agitant ses membres, elle se tassa sur la surface de béton pour apaiser l'affolement de son esprit. Cherchant à comprendre qui, et comment, et pourquoi.

Elle ne s'accorda que deux secondes, cependant. L'odeur de la mort revint fouetter ses narines, et, n'y tenant plus, elle repartit en trombe. Ventre à terre, flèche noire galopant pour rejoindre l'autre extrémité du toit, où, lui semblait-il, des lignes électriques lui permettraient de mettre rapidement de la distance entre elle et les monstres humains.
Les assassins.
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MessageSujet: Re: My empire of dirt [PV : Plague]   Dim 6 Nov - 18:59

Ra's fut témoin de la bêtise de ses agents.
Non seulement ils s'était laissés voir par des civils, mais en plus leur proie leur échapperait à cause de cette bévue. Le Démon songea que le châtiment ne serait jamais à la hauteur de leurs failles.
Heureusement pour lui, il perçu les mouvements de la créature alors qu'elle grimpait sur le toit. Ra's n'en crut d'abord pas ses yeux.
Quatre pattes articulées en trois endroits sans différence de musculature notable, des mains griffues, un dos souple et puissant, un pelage sombre et dru, une queue nue. Et la gueule, qui mélangeait l'homme et le rongeur, provoquant sur cette face impossible des mimiques. En ce moment une grimace de peur figeait les traits de la créature.
Et cette grimace mettait Ra's Al Ghul mal à l'aise, car elle contredisait tout ce que la nature avait dicté des milliards d'années plus tôt.
Un animal avec des émotions. A quel point cette chose était reliée à l'homme ? Était-elle une simple créature issue d'une tube à essais, comme il en existait des milliers de par le monde, ou était-elle une sorte de chainon manquant entre l'instinct et la parole ? Les deux n'étaient pas incompatibles.

Le Démon s'écarta calmement du bord du toit où il se trouvait. Puis il expira.
- Ubu, envoie des agents sur ma position en continu si je ne te donne aucun contre-ordre dans dix minutes. Je la VOIS !
Trois pas en avant plus tard il était de nouveau au bord du vide, et il sauta. Après une milliseconde à éprouver l'air il lança un piolet auquel était relié un câble. Celui-ci se ficha dans le béton de l'hôtel, et Ra's fut emporté vers le haut après avoir chuté un instant, comme le câble tournait autour de son point d'appui.
Dans un bruit d'étoffe Ra's Al Ghul atterrit à quelques mètres de la créature. Il ne portait qu'un large manteau noir fermé jusqu'à la ceinture, et Plague pouvait voir que ne pendait à son baudrier qu'un couteau de belle taille. A son poignet se trouvait un large bracelet contenant des aiguilles empoisonnées. Il tira trois petits coups sur la corde, et le piolet de détacha de la façade de l'établissement sur lequel les deux créatures se faisaient face.

- Bonsoir ma belle, souffla le Démon. Je ne te veux aucun mal. Comprends-tu au moins un langage humain ?

HRP : désolé pour le retard, j'ai récupéré mon pc, je vais pouvoir jouer normalement désormais. J'imagine qu'en tant qu'agent britannique il est très possible qu'Oliva sache qui est Ra's Al Ghul.
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MessageSujet: Re: My empire of dirt [PV : Plague]   Lun 7 Nov - 3:19

Il y eut une fracture dans la course. Elle se manifesta par un craquement non loin, puis par un déplacement d'air. Plague fit volte-face, dressée sur ses pattes arrières, prête à en découdre avec la silhouette soudain posée sur le béton.
Armée d'un couteau.
Pourtant, à voir la manière dont l'homme avait surgi de nulle part, il y a fatalement plus à craindre. Fatalement.
Tandis qu'elle l'observe , cet homme enfanté par la nuit. Elle recule lentement, ses bras griffus encore brandis. Elle tente de mettre un nom sur un visage qu'elle croit reconnaître.

"Ne te moques pas... humain..." chuinta-t-elle à mi-voix, irritée par ses paroles. Comment un humain pourrait-il la trouver belle ? Pure volonté rhétorique, sans doute. Quant à lui faire du mal... qu'il s'inquiète pour lui-même ! Plague ne redoute pas un humain isolé: sa peau est fragile.

Des années entières à danser avec la fatalité, qui sans être égale à la mort lui ressemblait d'une manière frappante. La fatalité. Être vue par un humain. Et quel humain, réalisa-t-elle dans un éclair de mémoire.

Ramassant tout son corps dans un mouvement de repli, Plague retomba sur ses quatre pattes, s'éloignant en crabe. Une attitude défensive, qui pourrait virer à l'agressivité en un clin d’œil. Sa tête oscillant sur ses épaules, de droite à gauche, puis de gauche à droite, tandis qu'elle garde ses yeux fixés dans ceux de l'humain, dans un balancement hypnotique. Des frémissements parcourent son faciès. Est-ce la peur ? Oui. Non. C'est aussi et surtout la colère, en cet instant.
Parce qu'elle le reconnaît enfin.
Comment aurait-elle pu oublier ?
Un ennemi insaisissable, presque un mythe, une légende, qui, comme toutes les légendes rattachées aux mystères du temps, a un effet de fascination sur la créature aujourd'hui Plague, vouée à une sénilité précoce. Dans le meilleur des cas.
Les dossiers. Des clichés. Quelques rares témoignages ambigus. Un homme tantôt jeune, tantôt vieux.
Un métamorphe temporel. Doublé d'un terroriste dangereux.
Alors il existait vraiment ? Jusqu'à quel point ?
Comme si c'était important. Elle existait bien, elle.

Ainsi le rat trouve-t-il la concrétisation de tout ce qu'il fuit. Un humain qui ne meure pas, c'est un miroir inversé. Ainsi un suicidé quantique s'horrifie de découvrir, par-dessus son épaule, le chat de Schrödinger en train de lui sourire.
Un murmure, une accusation.

"C'est à cause... des ombres... de vous..."

Cette phrase décousue n'eut pas de fin. Sa gorge venait de s'assécher. D'ailleurs, qu'y aurait-il à dire de plus ? Plague n'a jamais cru en la réversibilité génétique. En revanche, Plague a toujours craint cette idée, qu'elle puisse tomber entre des mains aptes à voir ce qu'on lui a fait. Voir ce qu'on lui a fait... et retourner ce savoir à leur avantage.

L'androïde rêve-t-il d'un mouton électrique ?

Peu importe, les outils égarés sont tous condamnés à de longs cauchemars.
Et s'il est vrai que l'homme ne manifeste pour l'instant nulle intention belliqueuse, la créature a de nombreuses raisons de le haïr.
Entre la Ligue des Ombres et les sbires de Griffe Rouge, le champ des spéculations est vaste, quant à qui aurait pu fomenter la disgrâce de la créature.

"Toi... tes tueurs... partez...!"

Oui, car il y a toujours les assassins non loin. Et c'est la seule raison pour laquelle elle ne passera pas tout de suite à l'attaque.
Au contraire. Elle poursuit son lent repli vers sa meilleure échappatoire. Tout en gardant ses sens en éveil. S'il y en a quatre, il peut y en avoir quarante autres encore cachés. Et pas question de se laisser approcher en traître.


Hj: Bon retour, alors !
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MessageSujet: Re: My empire of dirt [PV : Plague]   Mer 9 Nov - 16:51

La créature sembla troublée un instant. Ra's se dressa de toute sa hauteur, inconsciemment pour bien se démarquer de la silhouette animale en affichant toute son humanité. Peu de choses séparaient les deux êtres en définitive, et Ra's semblait vouloir montrer à la bête qu'il était quand même supérieur à elle.
Puis elle parla. Cinq mots définitivement. Pas des grognements, des mots, de l'anglais. Elle n'aimait pas l'insolence de Ra's Al Ghul.
Son museau devint un étrange patchwork d'émotions alors qu'elle commençait à tourner autour de lui, dodelinant de la tête. Cette oscillation mettait le Démon mal à l'aise, métronome de chair et de poils battant la mesure d'une rage et d'un surprise toute humaine quand on l'appliquait empiriquement à cette étrange face.
Son rythme cardiaque s'accélérait, Ra's pouvait le sentir au travers du Chi très particulier que dégageait la créature. Sa respiration se saccadait, elle expirait plus qu'elle inspirait ce qui est une réaction simiesque de préparation à l'effort. Ra's aurait donné cher pour pouvoir voir distinctement les grands yeux noirs de la créatures, vérifier la tension de ses muscles procecilliares, à quel point ses pupilles étaient dilatées, pour savoir si, au dessous de ce pelage couleur de nuit, le sang affluait vers ce qui pouvait être les joues de la créature. Si elle était capable d'empathie.
Ra's Al Ghul était troublé.
Ce n'était certes pas la première fois qu'il était en face d'un métahumain, mais jamais il n'avait été pris à la gorge par le sentiment étrange que provoquait Plague en lui. Il y avait dans cet hybride tant de promesses à obtenir, tant d'autres brisées aussi. D'après la manière dont elle s'exprimait, soit sa gueule n'était pas adaptée aux mouvements fins de la langue que requiert la parole, soit ses capacités cognitives étaient équivalentes à celle d'un enfant. Mais elle était dangereuse. Son Chi irradiait d'agressivité et de rage. Les griffes de la créature et ses puissants muscles n'étaient pas l’œuvre d'un esthète amateur mais d'un maître. Ils étaient fonctionnels, et donc mortels.

- Mes tueurs sont loin. Ils sont trop bêtes pour te faire du mal aussi. Si tu dois avoir peur de quelque chose ici, hybride, c'est de moi.
Ra's s'accroupit, après s'être rendu compte que sa hauteur pouvait mettre mal à l'aise la créature, et tenta de la regarder dans les yeux.
- Mais si tu obéis à mes ordres, je n'aurait pas à sévir. Je suis Ra's Al Ghul, et je veux te comprendre.
Il restait quelques minutes avant que Ubu ne lance les renforts sur la position de son maître, dont il était informé par un émetteur GPS que Ra's portait autour de la cheville.
- Je ne cherche pas à me moquer de toi, je suis de ceux qui trouvent beaux les miracles.
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MessageSujet: Re: My empire of dirt [PV : Plague]   Ven 11 Nov - 3:11

"Miracle...!"

Un spasme agita le ventre de la créature, dont la gueule laissa échapper un éclat de rire. Mais c'était un rire grinçant, désabusé, une porte rouillée qui n'en finit pas de se refermer.
Incroyable ! Comment un homme prétendument immortel peut-il être aussi naïf ?
Un hululement de colère vint vite interrompre ce bruit de cauchemar, toutefois.

Par ce choix de mots, il prouve à la créature que la Ligue des Ombres n'est pas responsable de sa disgrâce. Ou alors elle l'est. Mais dans ce cas, leur maître dissimule bien son savoir... la moquerie en deviendrait si impardonnable, si digne de mépris...
Enfin, il n'en reste pas moins un être dangereux.

Xavier aussi l'a appelée miracle. Une fois.
Et comme lui savait de quoi il retournait, comme on a tout intérêt à ne pas s'attacher aux autres membres du service, il n'a jamais recommencé.

La créature marcha en cercle quelques secondes, indécise. Finalement, elle ralentit son mouvement, choisissant de regarder en face l'homme-démon, qui s'était accroupi. Celui-ci aurait tort d'y voir un signe d'apaisement. Tout ce que Plague voulait, c'était lire et sentir ses réactions, voir s'il était aussi ignorant de son histoire qu'il le laissait entendre. La fureur sous-tendait encore l'étrange voix de la créature, quand elle énonça les faits suivants:

"Un jour... un gouvernement humain... a rassemblé quelques... désespérés. On leur a... f-fait miroiter... un miracle... un produit qui devait... les perfectionner... Les survivants... bien qu'ils f-furent devenus... plus qu'humains... n'ont gardé du miracle... qu'un goût de f-fiel... jamais... jamais plus... ils n'y croiraient..."

L'équivalent féroce d'un sourire défigura brièvement la gueule de la créature, tandis que lui revenait dans un grouillement de souvenirs des chiffres odieux, un diagnostique dramatique.

"Trente hommes... ont vécu... un choc ana...f-phylactique... f-foudroyant... Température élevée au moment... du décès... un chiffre record... de quarante-quatre... virgule six degrés... Celsius..."

Ainsi, à mi-mot, pendant peut-être deux minutes, elle raconta le taux de décès estimé à quatre-vingt-dix pour cent, chiffre qui put être baisser grâce à de promptes procédures médicales de refroidissement.
Elle évoqua l'état délirogène des cobayes qui assistèrent à la mort vingt-deux d'entre eux, entre convulsions, écume et hallucinations.
L'impuissance des responsables, qui s'efforcèrent de réduire les dégâts, mais en vain. De ceux qui survécurent, quatre vivront avec des lésions cérébrales irréversibles. Un est juste devenu fou, il erre à travers les couloirs d'un asile en prétendant à qui mieux mieux être une porte fermée sur le gouffre de l'eschaton. Deux autres s'en sont bien tirés, ils profitent désormais de la vie, malgré une violente rancœur envers la science et les autorités.
Quant aux organisateurs, aucun parmi eux n'avait voulu de tenter la fatalité une seconde fois. L'expérience s'était avérée trop dangereuse pour être utile.

Plague s'était bien gardée de mentionner quel rôle avait été le sien dans cette expérience. Elle n'évoqua pas non plus le dernier survivant, ni la nature du produit ainsi mis à l'épreuve.
A dessein, des éléments passés sous silence.

"Alors tu vois... humain... quand on me dit... miracle... je me demande toujours... quelle malédiction... l'équilibre..."

Plague se tut alors, toujours sur le qui-vive, toujours fixant le Démon. Les réactions de celui-ci, la manière dont il boucherait les vides dont elle avait parsemé son récit, tout déterminerait le comportement de la créature... elle saurait quelle attitude adopter, envers cet humain trop curieux.
Mais en aurait-elle le temps ?
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MessageSujet: Re: My empire of dirt [PV : Plague]   Lun 14 Nov - 18:32

Créée par la main de l'homme.
La créature perdait un peu de son attrait initial alors qu'elle révélait une partie de son mystère. L'allusion a un choc anaphylactique impliquait que le processus de métamorphose s'apparentait à une greffe. Elle avait non seulement été façonnée, mais le processus de sa transformation était ancien, caduque. Si l'expérience à laquelle elle faisait allusion était bien celle qui avait fait d'elle ce qu'elle était aujourd'hui, évidemment, car dans son récit saccadé, issu d'une bouche qui n'en était pas vraiment une, a aucun moment il n'était fait mention d'hybridation.
Uniquement d'aliénation. Avec une forte tendance à évoquer l'apocalypse.

Parmi les différents moyens de modifier la physiologie d'un sujet, Ra's Al Ghul était bien placé pour le savoir, une dose d'hypnose associée à certaines substances pouvaient engendrer d'énormes modifications. Serait-il possible que cette chose soit en fait un être humain persuadé d'être autre chose à tel point que son corps s'adapte à sa psyché ?
La question attendrait.

- Je suis marri d'apprendre un tel massacre, mentit Ra's en découvrant ses dents. La science, quand elle est une fin est un fléau presque aussi grand que son absence quand elle n'est qu'un moyen.
Le Démon, voyant que la créature avait un discours plus aisé que ce que son apparence laissait supposer, avait laissé tomber les phrases courtes. Il parlerait à l'hybride comme à un interlocuteur normal, puisque c'était ce qu'elle faisait de son côté. Elle avait répondu à sa bienveillance un peu forcée par de l'agressivité. Ra's commençait à en avoir marre d'être traité avec condescendance.
- Que crois-tu savoir des malédictions ? De quel droit te permets-tu de me parler sur ce ton ? Mon nom évoque-t-il pour toi la bêtise ? De toute évidence tu sais qui je suis, de près où de loin. Ou alors tu te moques des affaires des... humains. Mais ne t'imagine pas être supérieure à moi parce que tu as souffert. Tu ne sais pas ce qu'est la souffrance, hybride. Tu geins comme une petite fille à qui on a fait des misères ! J'ai vécu plus de fois le tour de cette planète autour du soleil qu'il n'y a de jours dans une année, et je sais tout des malédictions.
Le Démon fit un pas vers Plague, les paumes ouvertes.
- Je sais comment les lancer, comment les faire prendre racine profondément dans l'âme d'un homme, et je suis sur le point d'en lancer une sur l'humanité toute entière !
*Avec ton aide, que tu le veuilles ou non*
- Et surtout je sais comment les défaire.

Les assassins commencèrent à converger vers leur position. Ce dialogue touchait à sa fin.
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MessageSujet: Re: My empire of dirt [PV : Plague]   Dim 20 Nov - 14:44

Malgré ses paroles, il est sans doute plus désolé pour le bâclage scientifique représenté par l'évènement, que par les morts qu'il implique.
Plague grinça des dents.
Dire qu'elle fut prise au dépourvu par ce qu'elle entendit ensuite n'était pas exact. Non. C'était un aller simple vers le chaos mental, vers un effroi glacé qui lui noua le ventre.

Souffrance... Que sait-il de ce qu'elle a vécu ? Plague ne sait pas, ne peut savoir, pas alors qu'il la traite de gamine geignarde, et ainsi s'approche dangereusement d'une réalité qu'elle s'est efforcée de changer.

Une vie de secrets, menée comme une inversion, qui a commencé dans une folie très darwinienne, brisée puis reconstruite ainsi qu'une tour effondrée après une catastrophe. On se jure de s'en remettre à toute solution pour transformer ce mal en bien. Pour quelques temps, on y croit, on croit avoir attrapé son rêve, qui se présente sous forme d'une altération minime du système immunitaire. Saisir les agents pathogènes, les garder en soi, que le sang empoisonné devienne remède.

Tout ça pour... pour ça !

Quel bel amalgame de non-sens, dirait-on avec du recul.
Pour la première fois, un humain - du moins Ra's Al Ghul en a-t-il l'apparence - venait à sa rencontre, d'une manière relativement pacifique, cherchant à la comprendre.
Sauf qu'il tue là où elle voudrait protéger.
Sauf qu'il est vieux, de son propre aveu, vieux, et qu'elle saisit le danger terrible qu'il y aurait à vouloir jouer plus longtemps aux devinettes avec lui.
Il veut nuire à l'humanité... alors qu'elle... elle...

Une cloche sonnait sous son crâne, Plague l'aurait juré. Elle voulut formuler une réponse, une ultime réplique chargée de hargne et d'insulte... seul un borborygme aux accents acérés franchit sa gueule.
Soudain, le monde semble plus rouge. La créature sent la brûlure de l'instinct, le souffle ricanant de la bête, qui ne voit à sa malédiction qu'une seule défaite envisageable: la mort.

Un éclair de compréhension, alors. Pourquoi les assassins, s'il ne vient pas la tuer ?

Plague se détourna pour prendre la fuite, filant vers le rebord du toit avec tout l'élan d'un effroi indicible.
Soudain, alors que la rue lui apparaissait, une demi-silhouette masquée envahit son champ de vision.

Un glapissement de surprise, un sursaut en arrière, et immédiatement la contre-attaque. Mouvement de serpent, jeta sa tête en avant pour mordre l'obstacle.
Puis, sautant par-dessus, elle se précipite dans le vide.

Son cœur rata un battement, face à la chute ainsi annoncée. La créature se contorsionne, agite ses membres, et parvient à se rattraper trois étages plus bas, au rebord d'une fenêtre. Une seconde, elle s'immobilisa, soufflant. Un coup d’œil par-dessus son épaule, et elle se laisse de nouveau tomber.
Une vibration métallique quand les griffes de ses pieds se referment sur la rambarde d'un balcon. Tout de suite, elle fait volte-face pour contempler la rue, se laissa glisser vers l'avant en fléchissant les pattes arrières.
Le bond la propulsa vers de nouveaux toits, bien plus proches du sol que celui de l'hôtel.

Fuir, une bonne fois pour toute.
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MessageSujet: Re: My empire of dirt [PV : Plague]   Dim 25 Déc - 18:54

Un son étrange que la créature éructa fut la seule réponse qu'elle eut à proposer à Ra's. Il y avait dans cette tête de rongeur un conflit entre l'humain et la bête, le Démon pouvait presque voir les deux personae s'y battre.
La bête avait décidé de fuir.
Soit, le Démon allait donc voir si ses capacités égalaient celles de la créature.

Ses hommes arrivèrent alors que la fugue venait de commencer. Chant et contrechant se chevauchant, l'hybride esquiva un assassin qui venait de s'interposer avec fluidité, gratifiant le malheureux d'un coup de dents.
Le rythme de ses pas se modifia et elle s'élança dans le vide.
Le Démon fut à sa hauteur après qu'elle eut sauté, et la vit se rattraper in extremis sur un des balcons, puis se diriger d'un bond formidable vers un autre toit, de l'autre côté d'une rue très fréquentée.
Par dessus les vapeurs d'hydrocarbure et les lumières des phares, le corps de la créature déchirait cette image de lumière artificielle, tache noire fulgurante qu'aucun civilisé ne vit. Car l'homme civilisé ne regarde le ciel qu'au travers d'un écran de télévision.
Le Démon inspira et sauta à sa suite, drapé dans son manteau et regrettant un instant ne pas avoir la cape ridicule de son Détective de gendre.
La gravité fut plus forte que la volonté de l'Algol, et le corps de Ra's décrivit une parabole qui n'était pas assez large pour qu'il atteigne le terrain où Plague venait de se poser. Comme un pied de nez à Newton, un jeu de câbles qu'il avait lancé avec un piton sur un mur adjacent lui permit de remonter en chandelle et d’arriver sur le même toit que Plague dans une trajectoire perpendiculaire à celle de la créature.
Tentant de transformer son élan en assaut, il rata de peu la femme-rat alors qu'il essaya de la faucher, et du se rétablir en roulant.
Le béton crissa sous ses bottes alors qu'il partait en sprint derrière Plague, et sa main partit en arc de cercle, lançant trois petites aiguilles enduites de curare dans le sillage de la créature.
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My empire of dirt [PV : Plague]

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