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NEWS :

Ne manquez pas les deux derniers chapitres de Darkwatch, où s'affronteront Le Chevalier Noir et l'Empereur !

Clash of the Warriors & La Révolte

"Lors d'une rafle de la Ligue des Ombres, la Lignée décide d'intervenir et de massacrer les hommes de Ra's Al Ghul. Les habitants, excédés par la situation, décident de se révolter, avec le support de l'Empereur et ses troupes. Le G.C.P.D est dépassé et les justiciers n'ont d'autre choix que s'en mêler, Batman en tête."

(Petit aperçu des évènements en vidéo ici)


CREDITS

©PA Batty Epicode
©Les images utilisées appartiennent à leurs auteurs
©Les bannières ont été crées spécialement pour le forum Gotham City Rpg par Deimos Hellhammer
©Le contexte de ce forum est inspiré du Batverse, arrangé et rédigé par le Staff. Merci de respecter notre travail.




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 Ce que Tempérance a oublié...

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MessageSujet: Ce que Tempérance a oublié...   Dim 18 Sep - 16:01


Chapitre 1 :
Une petite fille choyée/ Le tatouage

Je m'étais réveillée dans les bras de ma mère. Elle accueillit mon réveil avec une douceur et un sourire radieux, il se formait, à chaque fois, un petit creux au coin de sa bouche. J'adorais ce film avec Peter Pan avec cet acteur blond trop mignon et ce fantastique Capitaine Crochet avec ses cheveux noirs et bouclés. Dans ce film, il disait que ce petit creux était un baiser et que Maman devait trouver l'homme à qui appartenait ce baiser. Mon regard se tourna vers Papa qui me fixait avec sa fine moustache. Ses yeux pétillaient de tendresse et je ne pus que réagir avec ma petite langue que j'aimais sortir de ma bouche, les yeux espiègles et malicieux. Maman me faisait une petit tape sur la main, ce n'était pas bien me disait-t-elle. Je me blottissais contre elle tandis qu'elle posait son menton sur ma tête.
-Mon petit zéphyr, il faut qu'on y aille...
Maman m'appelait souvent comme ça, je lui demandais souvent pourquoi et je ne manquais pas de le lui demander à nouveau :
-Parce que tu es douce et quand nous t'avons eu, comme un coup de vent, tu as balayé tous nos soucis et maintenant tu es une brise qui caresse agréablement nos visages...
Elle m'embrassa les cheveux et les caressa. Je me surprenais à ronronner comme Vitani, notre petite chatte siamoise. Elle était couchée au pied du fauteuil et je ne manquais pas de bondir hors des genoux de ma mère pour l'embêter et lui gratter le ventre. Elle était drôle quand elle se couchait sur le dos pour avoir de mes grattouilles. Quand elle en avait assez, elle fila dans l'escalier pour se réfugier dans son panier. Je fis une mine boudeuse, c'était pas du jeu ! Je voulus la rattraper pour continuer de jouer mais la main carrée de Papa m'en empêcha :
-Va mettre ton manteau jeune fille !
-Oui Papa...
Mais Maman sembla ne pas être d'accord, je ne comprenais pas.
-Pas son manteau, n'oublie pas chéri !
Les moustaches de Papa se levèrent, cachant un petit sourire que j'aimais tant et leva les yeux vers le ciel.
-Suis-je bête !
Maman sortit une grande boite du placard et je restais là à la regarder avec des yeux curieux comme une petite souris qui fouinait.
-Ton anniversaire n'est que dans une semaine mais nous aimerions l'offrir maintenant, ce n'est pas ton vrai cadeau chérie mais j'ai tellement hâte que tu le vois !
Je souriais et tendis les bras :
-Chic, c'est quoi ?
Papa dit en riant :
-Ouvre !
Maman posa la boite par terre et je m'assis en tailleur avant de soulever le couvercle, savourant le geste tout en sentant mon petit coeur battre. Puis, après avoir posé le couvercle, mes yeux se posèrent sur un tissu gros et rouge enroulé en boule comme si un énorme chat dormait. Je plongeais mes petites mains dans le tissu cotonneux, les yeux émerveillés par sa douceur. Je me levais tout en le sortant et le regarda sous toutes ses formes. Je me tournais vers le miroir sous les yeux amoureux de mes parents qui se tenaient l'un contre l'autre en m'observant. J'enfilais un peu maladroitement la cape et eût d'un coup très chaud, la cheminée chauffait déjà bien la maison. Mais c'était beau !

La cape descendait au niveau de mes pieds. J'étais petite, mais j'avais que 5 ans et bientôt 6...Enfin plus que quelques dodos et j'en aurais 6. Je savais pas trop ce que cela voulait dire mais je faisais confiance à Papa et Maman. Mes petits bras passaient à travers les côtés de la cape et je rabattais la capuche sur ma tête qui couvrait presque mes yeux. Je riais, je ressemblais au Petit Chaperon Rouge...Le Chaperon Rouge ? Je me tournais et courrais pour serrer les jambes de Maman et de Papa contre moi. Maman me lisait presque tous les soirs l'histoire du Chaperon Rouge et je rêvais la nuit que je faisais du loup un copain et que je jouais à colin maillard avec lui et qu'il serait mon meilleur ami...C'était si bon comme rêve, j'aimais beaucoup dormir car j'étais pressée de retrouver mon monde imaginaire.

Je mis mes petits souliers noirs et sortis dehors, il faisait froid mais moi je ressentais même pas le vent glacé de l'hiver, j'étais le Chaperon Rouge qui n'avait pas peur de marcher dans la neige ! J'habite dans un royaume qui s'appelle Gotam Citi quelque chose comme ça. Mais il est pas beau ce royaume, il était gris et trop animé mais je savais pas pourquoi, je rêvais pas de princesses comme mes autres amies à l'école. Je voulais aller dans ces rues pour découvrir des passages secrets ou voler de toit en toit comme Batman.

Batman ? Oui, vous savez, le grand homme qui est le bébé d'une maman chauve-souris. C'est un homme parce que je crois que le Papa de Batman c'est un homme...Peut-être que Batman a eu les pouvoirs de maman chauve-souris. J'étais fascinée par cet homme parcequ'il volait ! Son ombre était peinte partout et parfois je prenais mes aquarelles et le dessinais. Maman me disait :
-Batman est un gentil Monsieur Tempérance, il nous protège et toi aussi.
Quand elle me disait ça, je souriais de toutes mes dents et je trépignais :
-Dis, je pourrais un jour voler avec lui ? Dis oui, dis oui !!
Maman riait et caressait ma joue.
-Non mon petit Zéphyr, parce que si c'était le cas, ça voudrait dire que le loup avait voulu te manger.
Je secouais la tête.
-Mais non Maman, le loup c'est mon copain ! Et puis pourquoi tu m'appelle petit Zéphyr ?
Elle souriait et j'oubliais Batman.

Je grimpais sur le siège de la voiture tandis que mes parents s'installèrent. Papa tourna le petit miroir au bout de la voiture vers moi et me fit un grand sourire. Aujourd'hui, Maman m'a dit qu'on allait voir Chelsea, une amie de maman. J'allais avoir un dessin juste au-dessus de mes fesses. Un dessin qui s'efface pas comme ceux qu'on trouvaient dans les chewing-gums. C'est moi qui avait voulu, Maman avait dit oui et Papa aussi...Mais que c'était eux qui allaient choisir le dessin et ils m'avaient dit qu'ils voulaient une chauve-souris. J'avais trépigné et dansé de joie. Mais ce que j'avais pas compris c'est que Maman et Papa m'avaient dit ça avec des larmes dans les yeux.
-Papa, pourquoi tu pleure ?
-Pour rien mon coeur, pour rien.
J'avais pas insisté, j'étais allée jouer avec Vitani avec sa souris en peluche.

-Abby ! William ! dit Chelsea, la grande dame blonde en ouvrant sa porte avant de s'abaisser vers moi. Je lui fis un câlin en enroulant mes bras autours de son cou. Sa main se posa sur mon dos.
-Marraine !
-Ma petite Tempérance !
Elle se recula et me fixa.
-Mais en voilà un beau chaperon ma chérie, prête pour le tatouage ?
-Hein ?
-Mais oui, tu sais, le dessin sur ta peau.
-Oh chic !!! Oui !
Maman et Papa sourirent avant de secouer la tête.
-Elle est toujours dans son monde...dit Maman.
-La plupart des gens rêveurs sont des bonnes personnes, elle va devenir une fille bien plus tard !
Papa lui dit :
-As-tu déjà vu un seul membre de la famille Nichols devenir un imbécile délinquant ?
Chelsea n'avait pas répondu et regardait Papa en pouffant de rire.
-On est bien d'accord, dit Papa.
-Allez entrez, j'ai pas beaucoup de temps, j'ai plusieurs rendez-vous aujourd'hui.
Chelsea sourit de façon radieuse tout en clopinant comme les filles de mon école comme si c'était son anniversaire aussi, j'aimais beaucoup ses petites dents et ses tâches de rousseur sur son nez. Elle me prit par la main et je la suivais en trottinant, elle m'enleva mon chaperon mais j'étais pas d'accord.
-Tu le remettras en sortant, regarde, je le pose juste sur le porte manteau, là, tu vois ?
J'acquiesçais en souriant. Papa alla s'asseoir tandis que Maman me dit doucement :
-Enlève ton haut ma chérie.
J'obéis, il faisait bon et je croisais mes jambes en fixant le plafond d'un air rêveur. Je voyais des chauves souris, il y en avait de toutes les couleurs et elles volaient doucement. Elles s'accrochaient sur le plafond et se mirent à faire dodo, c'était mignon. Puis j'observais une affiche avec pleins de dessins, pleins de formes, des ronds, des coeurs, des animaux et des jolis dessins, il y avaient même quelques mots de marqués. Une patte de chat se tenait là et je fus fascinée.
-Maman, Papa, c'est la patte de Vitani, je peux l'avoir dites ?
Papa regarda Maman avec indécision, Maman alla voir ma marraine et lui dit des mots que je ne comprenais pas.
-Oui c'est possible, on peut faire les deux, j'en fais un assez épais, il tiendras pendant sa croissance.
-Parfait Chelsea !

Chelsea prépara des aiguilles et semblait jouer avec des encres de couleur noire, comme moi quand je fais de la peinture. Mais je m'en fichais, je restais à contempler mes chauves souris en poussant des petits rires. Puis je sentis une aiguille me piquer un peu la peau.
-Aïe !
-C'est rien Tempérance, tu va voir, tu va rien sentir...
Et quelques coups d'aiguilles sur la peau et sur l'horloge et mon dessin était prêt. Chelsea me dit qu'il fallait bien attendre qu'il sèche. Elle prit un grand miroir et me le mit juste derrière ma fesse. Je me tournais mais c'était dur de me voir dans le miroir, je me tournais encore, comme un serpent et admirait ce magnifique ta-toutage. Il y avait une belle petit chauve souris comme Batman qui volait près d'une grande patte de chat. Vitani allait être heureuse !! Elle m'enroula d'un bandage et je ressemblais presque à une momie, c'était drôle. Papa me rhabilla et Maman m'aida à enfiler la cape du Petit Chaperon Rouge que je revêtis avec excitation.
-Merci Magicienne !!!
-De rien petite puce !

J'étais tellement heureuse que je fis pleins de bisous à Papa, Maman et à Chelsea que je surnommais "La Magicienne" parce qu'elle dessinait tellement bien et je me disais bien comment elle faisait pour dessiner sur la peau. Je crois qu'elle était amie avec la peau, peut-être parlait-t-elle à la sienne quand elle se sentait seule, c'est mignon je trouve. Les grands discutèrent pendant quelques battements de cils sur l'horloge puis nous rentrâmes à la maison...
Papa et Maman avaient des yeux remplis de larmes, je comprenais pas...
Vitani vint nous faire la fête et elle se tenait assise devant nous, la queue enroulée autours de ces petites pattes couleur chocolat et nous fixait avec ses beaux yeux bleus. Je lui dis en levant un doigt commandeur :
-Non Vitani, j'ai pas le droit de te montrer mon dessin, il doit sécher mais promis je te le montre après !
Je la caressais puis refit un énorme câlin à mes parents qui me firent un câlin plus fort que d'habitude.

Je montais dans ma chambre et me précipita à la fenêtre, la nuit était tombée déjà. La neige virevoltait sur Gotam Citi. C'était beau, les flocons saupoudraient de sucre le Royaume. Puis, je vis un homme avec une cape noire et deux oreilles pointues sur un toit au loin. Je posais mon menton sur mes mains en le regardant avec des yeux doux et soupirais.
-Apprenez moi à voler ! dis-je en chuchotant.
J'avais envie d'aventure, je voulais sortir mais Papa et Maman n'allait pas être d'accord, j'avais l'impression qu'ils avaient besoin de moi.

~~~~~~~

Ce que Tempérance ignorait c'est qu'un jour, Batman l'aiderait à voler !


A suivre...
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MessageSujet: Re: Ce que Tempérance a oublié...   Sam 15 Oct - 23:07

Chapitre 2 : Voyage sans retour

Une journée d'été à Gotham City, il faisait chaud et lourd et je n'avais trouvé que la fraicheur des ruelles pour ne pas trop souffrir du soleil. Mais si seulement il n'y avait que ça ! Je sanglotais, ne pouvant me défaire de cette image, de cette lettre, ces écritures noires et douces. Il ne m'étais arrivée que des malheurs, que des larmes et des nouvelles diaboliques. Je n'étais pas à la maison. J'avais à ce moment là, 9 ans et voilà 2 ans que j'agis pour le mal. J'y avais trouvé refuge, tout était injuste donc je n'avais aucune raison d'être le contraire. Que s'est-t-il passé entre temps ?

Mes parents n'étaient plus...Et j'avais renié mon nom de famille car je ne devais pas m'attacher encore à ce qui avait fait de ma toute jeune vie un véritable paradis. Partis en anniversaire de mariage aux Bahamas, Abby et William Nichols avait décidé de célébrer leur union au soleil. Mon père avait fait la surprise de payer un petit avion privé en ayant fait d'énormes économies même si, toutefois, nous avons vécu dans l'aisance. Ils avaient fait plusieurs escales mais du jour au lendemain, au moment où ils m'avait appelée, ils avaient disparu...Plus de nouvelles pendant des semaines, rien...Je ne vous souhaite absolument pas de sentir ces frissons vous envahir pendant des jours entiers, les mains crispées sur votre jouet ou votre peluche à regarder la fenêtre en espérant les voir dans le ciel. Je ne voulais même plus dormir, je n'avais plus rêvé.

La dernière fois que je les avais entendus, leur voix candide et débordante d'amour me disaient qu'ils allaient franchir le Triangle des Bermudes et moi, comme une imbécile derrière le téléphone je disais : Oh chic, c'est quoi, c'est quoi ? Un prisme arc en ciel dans la mer ? Quelle idiote j'étais ! J'aurais dû les prévenir de ne pas le traverser... Quand j'avais grandis, la police m'avait raconté l'histoire de ce triangle "engloutisseur" et je ne voulais plus en entendre parler.

Qu'étais-je devenue après ça ? Chelsea m'avait gardée, ma mère lui avait demandé de prendre soin de moi pendant leur absence. Chelsea s'était assombrie pendant l'attente interminable de nouvelles aussi petites soient-t-elles. Peu de temps après, la police fût prévenue et des recherches fût faites. La zone des Bermudes étaient bien trop dangereuses et la police avait fait l'hypothèse qu'ils étaient morts et ne pouvaient pas s'aventurer de trop dans ce trou infernal. J'étais en colère, c'était des lâches...J'étais devenue orpheline, on m'avait arraché une vie qui aurait pû être saine et sans travers. J'étais petite... Ma marraine sombra dans l'alcool, elle était la meilleure amie de ma mère. Elle ne voulait pas que je la vois boire, elle se cachait mais parfois je l'épiais et je savais ce qu'elle faisait. Sa tristesse m'avait fendu le coeur. Et un soir, nous avions décidé de rompre le silence. Elle m'avait fait prendre mon bain, j'avais été à présent assez grande pour le faire mais je tenais à ce qu'elle soit là avec moi. Au moment où elle passa sa main sur mon tatouage, elle me demanda :
-Tu sais pourquoi ils voulaient te tatouer une chauve-souris ?
Je secouais la tête à ce moment là, je ne m'étais pas encore posée la question. Mais un secret résidait dans cette fameux chauve souris.
- Tu n'as pas toujours habité là où tu habitais, tu n'étais qu'un bébé encore. Tu vivais à l'autre bout de Gotham et il y avait un petit immeuble qui n'existe plus aujourd'hui. Tes parents n'était pas encore riches mais ils avait tout de même l'habitude de faire une petite fête de temps en temps...On s'amusait bien...Jusqu'au moment où un des invités fît l'erreur de jeter sa cigarette dans la poubelle...Le feu se déclara peu après que nos amis soient partis...L'appartement du rez de chaussé commença à brûler, il faisait nuit...Batman est arrivé et t'as sauvée d'abord, tu étais dans ses bras...Tu n'avais pas peur ! J'avais réussis à sortir ta mère de la maison mais ton père s'est retrouvé coincé. Batman te confia à moi et partit sauver ton père. Les pompiers arrivèrent rapidement tandis que Batman avait disparu. Jamais Abby et William n'avaient eu autant de reconnaissance pour quelqu'un de de t'avoir sauvée...
Dans ma tête, je n'avais qu'une question.
-Qui a fait ça ?
-On fumait tous à cette époque, on n'a jamais su...

Encore un crime perdu dans le vent...Jamais je ne retrouverais le responsable.

Et puis un jour, un soir, je décidais de partir. Retrouver Batman était mon seul rêve. A 7 ans, on n'imagine pas les dangers, on n'appréhende pas le risque et encore moins le danger de mort. Mais je n'en avais rien à faire, je devais m'en aller. Mes parents n'auraient pas voulu que je sombre dans la tristesse et le renfermement. Je n'imaginais pas ça à 7 ans bien sûr mais je pensais déjà à repartir sur de bonnes bases.
Je m'enfuis, la fugue...C'était le seul moyen. Pendant la nuit, je m'étais glissée en ouvrant la porte. Vitani miaula doucement en se frottant à mes jambes. Je versais une larme, elle non plus je ne voulais l'abandonner. Sans que je puisse faire quoique ce soit, elle me suivit. La voix de mon père s'éternisa dans ma tête :
-Tu as toujours eu un don avec les animaux Tempérance...Petite, nous t'avons emmenée au Maroc. Tu t'es retrouvée face à un cobra. Il n'a pas bougé... Nous allions te sauver quand le cobra s'est incliné face à toi. Tu tendais la main vers lui, nullement effrayée. Un medium est passé par là et nous as confié que tu allais être d'une grande sagesse avec les animaux...

Je courus alors dans les rues, Vitani sur mes talons. Je me perdais rapidement, dans les tréfonds des ruelles et des impasses. Une ombre dans le ciel bondissait de toit en toit et je reconnus facilement Batman que je pointais du doigt. Mais d'un coup, je me sentais happée, la bouche entravée d'une main gantée. De la laine miteuse et trouée s'empara de ma tête et un bâillon entrava mes gesticulations. Je n'entendis pas l'agitation qu'il y avait autours de moi, ces voix chuchotées que l'angoisse brouillait. Je me sentais piégée et bientôt, je suffoquais.

Je m'étais réveillée dans une sorte de local dans le rez de chaussé d'un bâtiment qui semblait désaffecté. J'étais assise sur une chaise, même pas ligotée. Mes yeux s'étaient écarquillés, je ne criais même pas. J'avais en face de moi 7 garçons qui devaient avoir facilement 13 ou 14 ans, le plus jeune devait en avoir 10 même pas. Celui-là même s'appelait Ruth. Je me souviens. La bande était composée de deux jumeaux : Harry et Lance, deux garçons bruns, au physique élancé et aux yeux verts. Il y avait Marty, un jeune noir, quelque peu baraqué avec une touffe de cheveux blonds. Stanley, un roux qui devait être le bouc émissaire mais il savait impressionner et remettre à sa place quiconque irait lui chercher la petite bête, il avait de beaux yeux bruns je me souviens. Il n'y avait qu'une fille, Tia. Elle était brune avec des cheveux longs et bouclés, des yeux en amandes gris/verts et elle avait un teint pâle et un physique très élancé, c'était la petite amie de Harry au plus grand malheur de Lance. Quant au chef de la bande, on l'appelait Shad'Boy. Le garçon de l'ombre. Il s'appelait en fait Dimitri. Il venait de Russie, exilé d'une famille pauvre qui habitait à Kazan. Sa famille a émigré aux Etats-Unis. Dimitri n'a jamais aimé les Etats-Unis...L’installation et l'aspiration à une vie normale fût longue et douloureuse. Il était le plus âgé à cette époque, il avait 15 ans. Tous avaient un point commun...Leur intelligence, leur mal être de vivre avec les autres. L'oppression de leurs parents...Pour la plupart, ils étaient orphelins. Dimitri, lui, fuguait de chez lui. Sa famille était devenu un fantôme, une source de disputes mais c'était trop tard. Ses parents n'avaient plus aucune prise sur lui. Pour Tia, sa mère l'a abandonnée, n'a même pas la force de contacter la police pour les affaires de prostitution et de trafic de drogue qu'elle continue avec entrain. Elle n'avait que 14 ans. Dimitri voulait qu'elle cesse la prostitution, seul Harry avait réussit à lui faire entendre raison. Ils tombèrent amoureux...Tout comme Lance qui ne l'avait pas vraiment digéré mais il s'était un peu déchargé sur moi. C'est lui qui s'occupa de moi avec une douceur que je n'oublierais jamais.

Tous avaient monté une sorte de club de délinquance où ils assouvissaient leurs pulsions. Ils voulaient refaire le monde à coup de pied de biche mais ils n'étaient pas si violents. Beaucoup n'avaient pas beaucoup d'éducation, ils voulaient juste se faire remarquer, refaire le monde à leur manière. Ils échappaient à Batman car ils ne faisaient que taguer les murs, voler à l'étalage et cambrioler des voitures ou des appartements. Ils faisaient parfois les dealers et leur discrétion les rendaient invisibles et pour la plupart du temps, ils passaient pour des jeunes normaux sans plus de prétention.

Quant à moi, j'étais toujours sur cette chaise à les regarder avec des yeux ronds. Je n'avais pas peur même si j'avais le coeur qui battait. Dimitri s'était approché de moi.
Et bah ? Qu'est ce que tu fais dans les rues à c't'heure là ? C'est pas bien tu sais !
Stanley ria :
-Je faisais pareil quand j'étais gamin !
-La ferme Stan', dit la voix hypnotique et négligée de Tia qui soupirait.
-Oh ma biche, j'tai fais quoi hein ? T'as pas à m'parler comme ça.
Tia répondit d'un sourire dont elle avait le secret. Stanley sourit de plus belle à son tour et fît un "grr" langoureux. Harry lui asséna un coup violent sur le bras.
-Bas les pattes !
-C'que tu es mauvais joueur Harry !
-Vous allez faire quoi de moi ? Dis-je avec une voix mal assurée et presque chevrotante.
-On est des brutes peut-être mais on laisse pas les mômes dehors quand même, où sont tes parents la gamine ? On va peut-être gagner de la tune !
Je baissais la tête.
-Je ne reverrais jamais plus Papa et Maman.
Redressant la tête, je ne pouvais que fixer tous ces regards qui me jaugeaient entre incompréhension, compassion et effarement. Tia se leva et se plaça derrière moi.
-Tu sais te battre ?
Je la regardais bizarrement :
-J'ai vu qu'des films.
Elle sourit puis fixa Dimitri qui croisait les bras en fronçant les sourcils, visiblement déçus :
-Et on s'en occupe comment ?
-Dis toi que c'est comme un chien qu'on doit surveiller. Tu sais comme Lili, la chienne dont tu t'occupais chaque soir derrière une poubelle en rentrant de l'école...
Je croisais les bras, en me renfrognant et en fronçant les sourcils, le ton autoritaire :
-Je suis pas un chien nan mais oh !

Pendant ce temps, les autres me jugeaient avec un regard dont je ne pus mesurer l'intensité tandis que Lance souriait avec tendresse. Je restais figée sur lui, il me rassurait.
Je me souviens que la radio était allumée, une vieille radio branchée sur un adaptateur déserté par la compagnie d’électricité que Dimitri avait réussit à retaper, son père ayant été électricien en Russie et lui ayant enseigné énormément de choses en voyant que son fils était passionné.

Lift me up de Moby passait à ce moment là.

Plain talking (Plain talking)
Served us so well (served us so well)
Travelled through hell (travelled trough hell)
We know how it felt (we know how it felt)


Lift me up, lift me up
Higher now up now
Lift me up, lift me up
Higher now up now

Tia ria :
-Tu vois ! Elle a du caractère en plus !
Dimitri fît craquer ses doigts et remit sa mitaine de jean avant de s'approcher de moi. Je ne baissais même pas la tête.
-J'te préviens la gamine, ici, c'est pas chez papa et maman. Tu va bosser dur et te battre, tu sera avec ou contre nous !
Je le regardais et hochait la tête sans poser de questions, c'était risqué et inconscient mais je n'avais que ça. Lance vînt à moi et me chuchota avant de poser sa main sur mon épaule :
-C'est quoi ton nom ?
-Tempérance

Puis mon regard se posta vers Ruth, le plus jeune qui était rivé à la fenêtre et qui semblait contempler la lune à travers le verre brisé.
-Il fait quoi ? Demandais-je.
-Il observe la lune, elle est pleine ce soir.
A la radio, la chanson venait de se terminer et l'animateur annonçait l'heure. Il était minuit. Tia roula des yeux et se mit à danser :
-One minute to Midnight de Justice ! C'est d'la bonne zick les gars !
Puis elle s'arrêta et se précipita vers moi.
-Toi, tu es une élue. Maintenant, tu va t'appeler Midnight. Ce sera ton nom, tu sauras en être digne j'en suis sûre !
Et moi, je restais silencieuse à digérer ce qu'il venait de se passer. Je n'étais pas contre. Il ne me restait que ça....Dimitri avait hoché la tête, signe d'accord et d'autorisation. Le temps me fera connaître l'histoire de chacun d'entre-eux, ces mêmes personnages qui allaient constituer ma seule famille.

C'est là que mon aventure commence. C'est là que mon voyage commence. C'est un voyage sans retour.


A suivre
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MessageSujet: Re: Ce que Tempérance a oublié...   Ven 3 Fév - 23:24

Chapitre 3 : La Formation Délinquante et une Vie tranquille.

Une journée d'hiver à Gotham City, une journée et une nuit qui achevait enfin ma formation de criminelle. Déliquante plutôt mais je me plaisais à me dire que j'étais une vraie criminelle à l'image d'une Poison Ivy ou d'une Catwoman même si je doutais de sa véritable criminalité, je l'avais vue fricoter un peu avec Batman. D'ailleurs, en parlant de lui, je commençais à le redouter de plus en plus, j'étais aveuglée par mon instinct de survie. Je ne l'admirais plus autant qu'avant, il était devenu un ennemi qui n'était qu'une épée de Damoclès sur ma tête, sa vue me menaçait de me faire enfermer et de couper court à ma vie qui respirait la souffrance mais qui rayonnait de liberté. Aujourd'hui, j'étais devenue une vraie petite sauvageonne, très habile. Tia était un peu jalouse mais on était devenues de véritables amies. Elle était toujours plus amoureuse que jamais de Harry qui ne cessait de la cajoler quand elle allait mal. Je formais avec eux, un trio incontournable. Lance était devenu mon meilleur ami, je passais souvent mes nuits avec lui et on parlait parfois pendant des heures entières. Je savais qu'il n'était pas amoureux de moi, il voulait juste me protéger car j'étais devenue une véritable amie pour lui et il en avait besoin m'avait-t-il confiée. Il était soulagée de pouvoir extérioriser ce qu'il ressentait envers Tia et ses douleurs. Ils ne pouvait pas confier ça à Stanley, il était idiot et ne comprenait rien. Dimitri en aurait certainement rigolé. Marty était un très bon ami aussi, le meilleur d'ailleurs avec moi. Lance était alors doublement soulagé. Ruth, quant à lui, était réservé, timide et ne se confiait jamais vraiment. Je le laissais tranquille la plupart du temps et comprenait au mieux sa solitude, je ne faisais que me battre avec lui pour m'entraîner et devenir plus forte mais il était visiblement très puissant et je perdais très très souvent, voire toujours. Il n'avait pas forcément de pitié, Lance, Tia et le reste du groupe s'étaient un peu montés contre lui, répugnant sa manière si froide de me clouer au sol.

J'étais un peu la petite protégée et user de peu de fair play envers moi était une sorte de sacrilège. En quelques années, j'étais devenue la mascotte du groupe. Seul Dimitri tenait à conserver son statut de chef et restait neutre, se contentant d'être mon maitre d'école en m'apprenant des bases difficiles. Petite comme j'étais, la coordination de mes gestes étaient délicate mais Dimitri n'avait fait que de me piquer au vif un maximum afin d'accroitre ma haine, je ne pensais plus ni à mon père, ni à ma mère. J'avais goûté à une espéce de drogue qui me rendait puissante chaque jour, chaque matin, malgré la souffrance, j'avais besoin de cette dose d'adrénaline. J'étais comme un petit lionceau qui n'attendait que d'apprendre à chasser et pour moi, le combat était le seul jeu que je pouvais m'offrir. Mon chaperon rouge me tenait chaud, je grandis, il devînt de plus en plus petit mais le velours m'allait toujours à ravir, surtout quand je me battais avec.

Mon régime avait été strict, tous les jours, je devais faire le singe sur les murs. Ma salle de gym, c'était une décharge ou les poubelles des impasses ou encore la facade cachée du bâtiment où j'apprenais les notions de parkours que j'utilisais dans toute la ville quand je devais fuir après un petit vol d'étalage. J'étais souvent usée, fatiguée et souffrante, les courbatures et les douleurs infligées à mon petit corps étaient délicates à gérer et je pleurais très souvent, me faisant insulter par Dimitri qui prenait un malin plaisir à me rendre hargneuse mais je commençais à comprendre que je n'en devenais que plus dure et plus puissante chaque jour. Je me battais amicalement avec Tia qui me prenait aussi dans ses bras quand j'allais mal. Lance me serrait contre lui pendant la nuit et m'embrassait la nuque pour que je puisse avoir chaud et il avait toujours été là pour gérer mes cauchemars.

Le chauffage chauffait très faiblement et nous dormions à côté dans des sacs de couchage sur des matelas récupérés, les coussins aussi. On avait acheté des couvertures dans une association avec l'argent qu'on avait volé à un marchand au marché de Gotham, ma dextérité avait impressionné tout le monde mais ça, c'était presque inné chez moi. J'avais beau avoir été une petite fille modèle chez moi, j'avais bien trompé mon monde car j'étais passée maître dans l'art de piquer quelques petits pots de confiture de châtaignes. Il fallait être discret, mener une diversion à la perfection et piquer dans le vif de manière unique et rapide. Dimitri comprit rapidement mon utilité et me tînt en respect. Visiblement, ça agaçait beaucoup Ruth qui était très doué en combat mais bien mauvais pour voler à l'étalage.

Mais je n'étais pas encore très douée non plus, il me restait à apprendre mais je n'avais même pas 11 années que j'excellais pour mon âge et que ma petitesse était compensée par mon ingéniosité à trouver des objets autours de moi pour les utiliser et porter des coups bien placés. J'avais encore du mal sur la concentration et avait de grandes difficultés à anticiper les gestes de mes adversaires et j'avais souvent tendance à foncer sans réfléchir, en ça j'étais agressive mais ce qui faisait souvent ma force c'était ma débrouillardise et mon instinct de fugue. Tout ceci fût long, douloureux mais j'étais soutenue, j'avais de l'amour qui m'avait longuement manqué. Le soir, nous écoutions la radio en vénérant les exploits de Batman. Oui c'était un ennemi, mais nous aussi nous voulions la justice, celle que nous n'avons pas eu.

On avait nos visions de la justice, on dit souvent que la vérité sort de la bouche des enfants mais nous, nous étions plus supposés à nous taire, à nous terrer dans notre cocon et à vivre comme des chiens errants.

On écoutait souvent de la musique, du rock la plupart du temps. Parfois, on se surprenait à écouter du classique et du jazz et on pleurait parce que nos coeurs s'adoucissaient pour une fois et que la solitude entre enfants se mêlaient à la douleur de ne pas ou plus vivre normalement dans une famille, aller à l'école comme les autres etc...Notre Culture se limitait aux livres que l'on trouvait parfois dans des poubelles, on volaient aussi dans cette fameuse Association pour les sans abris qui vendait aussi des livres. Je lisais assez bien, mais j'avais encore quelques difficultés vu que j'avais forcément arrêté l'école, vous vous en douterez mais Dimitri fût là aussi pour m'apprendre à me perfectionner, et, toute heureuse, je faisais parfois la lecture à tous mes amis qui rigolaient lorsque je faisais une faute. On en prenait d'aventures, la philosophie, très peu pour nous. On avait envie de s'évader surtout. J'aimais beaucoup lire dans les bras de Lance, c'était tellement troublant notre rapprochement...Il n'y avait qu'un amour amical, une épaule douce mais si dure que lorsque l'on y jetait son grappin, il ne vous lâchait pas et était toujours là pour vous maintenir heureux.

Marty m'apprenait même à danser un peu de hip hop, ça m'a vite permit de m'assouplir et ça m'amusait énormément. On rigolait tellement, on avait pas la possibilité de prendre les musiques qu'on voulait puisqu'on avait qu'un malheureux poste de radio et il fallait se mettre en rythme avec les musiques qu'elle diffusait. L'improvisation inspire ! On rigolait tellement, on s'amusait bien. Tia n'était pas friande de danse, cela lui rappelait les jeux dont elle avait joué quand elle recevait des clients pédophiles et où il fallait qu'elle se dandine comme une déesse.

Un soir, notre vie changea...Ma vie changea...
Dans des conditions atroces, dans des conditions que je n'oublierais jamais.
Le froid mordant de Gotham que nous pensions avoir déjoué avait finalement finit par s'emparer de nous.

A suivre.
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MessageSujet: Re: Ce que Tempérance a oublié...   Dim 5 Fév - 2:33

Chapitre 3 : Une enfance détruite... Le Chaperon Rouge

Quel joli titre ! Je souffre à vouloir raconter ceci. Beaucoup dirons que j'ai déjà détruis mon enfance. Je ne le pense pas, j'ai vécu une vie de liberté. Je méritais bien cela non ? Après la mort de mes parents, que pouvais-je espérer ? Une vie où chacun de mes pas vagabonderaient de familles en familles qui m'abandonneraient parce que j'aurais été une fille instable et perdue ? Trop peu pour moi ! Je n'ai pas le tempérament pour ça, je ne l'aurais jamais. Non, j'allais devoir mener une double vie, j'avais déjà commencé à porter un masque pour que l'on ne me reconnaisse pas et la ville commençait déjà à m'appartenir d'une certaine façon, je la connaissais presque par coeur à y déambuler. C'était encore l'hiver à Gotham, presque l'arrivée du printemps, il faisait moins froid mais pas encore assez chaud pour que l'on puisse se passer de chauffage. Une journée éprouvante...Beaucoup d'entraînement, ma bouche haletait d'une buée à chaque respiration accélérée. On s'était levé très tôt pour ça et on était ensuite allé chasser le lapin dans le Robinson Park. Je n'arrivais pas à chasser, je n'arrivais pas à tuer l'animal mais mon instinct assez particulier avec les animaux me permettait de les remarquer facilement. J'ai toujours eu une communion avec la Nature, aimant ses bruits, sa façon d'englober nos êtres. La nuit, quand elle apportait des étoiles, me ravissait et je me perdais souvent à rêvasser, la Nature m'offrait de rares moments où je pouvais envoyer un baiser à mes défunts parents. Je savais qu'ils m'en voulaient de là-haut, qu'ils étaient déçus mais peu importe, ils me manquaient...

On faisait griller le lapin dans une vieille cheminée de l'immeuble avec quelques allumettes et des cartons ramassés. On en avait des tas, c'était vraiment le système D mais ça nous permettait de manger au moins, de se chauffer et de s'occuper. Ensuite, on est allé récupérer des couvertures de survie. Dimitri s'en était occupé en faisant son air de chien battu qui avait réussit à séduire la bénévole de l'Association. Moi, pendant ce temps, je profitais du subterfuge pour voler habilement un livre : les contes de Perrault. On me l'avait déjà lu, mais j'avais besoin de le relire. Par chance, il y avait le Petit Chaperon Rouge. C'était mon conte préféré mais je ne comprenais pas. En m'adossant à un mur, cachée et seule pour le feuilleter, je lisais les dernières pages du conte et m'aperçue avec horreur que le Chaperon Rouge finissait dévorée sur son inconscience. Je restais là, à trembler...Mes parents m'avaient menti, me racontant en mentant qu'elle finissait par vivre en ayant vaincu le Loup !

Je voyais dans ces lignes le reflet de ma propre vie.

L'aprés-midi, coup dur pour nous sur notre moral, notre radio ne marchait plus...Marty était déprimé de ne plus pouvoir danser. Stanley s'était réjoui en sautillant :
-Mais c'est pas grave ! J'ai trouvé une maison, il y a une fenêtre souvent ouverte sur la cuisine et il y a une radio...
L'air de Dimitri s'était un peu obscurci..Lance avait voulu protester :
-C'est quand même pas prudent !
Dimitri leva le doigt :
-On en est capable, surtout Tempérance.
Je levais latête, j'étais perdue dans mes pensées, chagrinée par la véritable fin du Chaperon Rouge et caressait mon propre chaperon avec une certaine crainte. Je n'avais que 10 ans à ceux moment là, cela faisait déjà 3 ans que je vivais avec la bande. En 3 ans, tous les jours ou presque je m'étais entrainée. C'était un apprentissage très rapide mais ô combien lourd. Tous s'étaient tournés vers moi avec un regard étincelant d'espoir. Lance fit une moue pas trop rassurée mais je n'y prêtais pas attention. Tia prit la parole :
-Ok, c'est où Stan' ?
-Mapple Avenue...
-Tu rigole ? Y'a souvent les flics là-bas, s'écria Lance.
-C'est un risque à prendre, moi je vis pas sans musique ! prétexta Marty.
Je me levais et prit mon chaperon.
-Allez, on y va.

Il faisait nuit et vraiment pas chaud mais mon chaperon me chauffait bien les épaules. On s'engouffrait dans les meilleurs raccourcis. Harry et Tia étaient venu m'accompagner ainsi que Dimitri. Stanley nous avait indiqué le chemin, on préférait y aller seuls pour être moins visibles. Il été donc resté avec Lance, Ruth et Marty. Lance semblait avoir peur mais je le rassurais. On arrivait donc à l'avenue Mapple, déserte et faiblement éclairée et on ne tarda pas à voir le fameux petit pavillon dont la fenêtre était bien ouverte. La maison était grande, typée américaine, je me souviens, les briques rouges la rendaient imposante dans la nuit et sous le rebord, il y avait une petite jardinière garnies de roses à épines. Je m'étais concentrée sous le regard protecteur de Dimitri qui couvrait mes arrières. Tia se trouvait derrière moi. J'étais chargée de m'introduire dans la cuisine tandis que je passerai la radio à Tia. Tout se passa à merveille quand j'entendis la fenêtre se fermer derrière moi. Un homme, téléphone à la main, me regardait avec un air fumant de colère. Je tremblais comme jamais, comme une petite souris piégée à son propre jeu. que devais-je faire maintenant ?

La police arriva presque tout de suite. Tia me faisait des signes paniqués et brisa la fenêtre. J'avais toujours la radio en main mais je pus me jeter sauvagement contre l'homme et lui taper le tibia avec. Profitant de sa diversion, j'en profitais pour m'enfuir en sautant. La réception fût douloureuse mais je ne perdis pas haleine. Tia et moi escaladèrent et courut, Dimitri prenait déjà de l'avance. Les officiers étaient déjà en train de courir vite...trop vite et ils nous rattrapaient déjà. On prenait des raccourcis qui nous permettait de les semer mais je ne fus pas assez vigilante...Le noir d'une impasse que Tia et Dimitri avait réussit à contourner me piégea et un agent de police, qu'on pouvait qualifier de persévérant, haletait devant moi. J'étais piégée, il n'y avait que ce mur suintant. Je ne voyais pas ses yeux, le jeu d'ombre qu'offrait un faible lampadaire pas très loin. Je pouvais l'entendre ricaner.
-Bah alors ma petite, que fait-on ? Pourquoi n'es-tu pas tranquillement chez toi ? C'est pas bien ce que tu as fais ! Rends moi cette radio.
J'étais terrifiée, et quelque peu docile d'un coup, je tendis la radio. L'agent s'approcha de moi et me tira contre lui avant de bâillonner ma bouche si fortement que chaque cri était une douleur à prononcer. Violemment, je fus plaquée contre le mur tandis que mon agresseur me bandait les yeux et m'attachais les mains. Je voulus me battre, me défendre, j'étais piégée.

Les caresses, sournoises et fourbes sur des parcelles de mon corps si petit. Elles n'étaient pas aussi douces que celles de mes parents. Je ne comprenais pas ce qu'il m'arrivait...
Les coups furent violents, mes cris étouffés s'égosillaient vainement et tout se passa dans le silence, je n'entendais que les maigres râles et le souffle haletant de mon agresseur derrière moi. Il faisait froid pour moi mais la douleur me donnait chaud et je pleurais de souffrance. Je ne comprenais pas ce qu'il m'arrivait. Le Loup était donc bien tombé sur moi.

Je ne le saurais que plus tard, dans un bout de papier griffonné par des médecins.

Une fois la torture finie, l'homme s'abaissa dans mon oreille :
-Tu ne sais pas qui je suis, viens à nous pour tout rapporter si tu veux mais tu te feras arrêter aussitôt et on t'obligera à retourner chez toi et je le sens que tu ne le veux pas. Alors je te conseille de te taire ma mignonne.
Il me libéra tandis que je m'écroulais de fatigue et de tristesse. Le désespoir me cloua au sol pendant que je voyais l'homme s'éloigner en caressant sa matraque et en sifflotant. Je pris la radio défoncée et me relevais. Quand je rentrais, je ressemblais à un zombie, le sang sur mon pantalon fît blêmir d'effroi Tia et Lance qui se précipitèrent vers moi alors que je luttais pour tenir sur mes jambes.
-BON SANG, IL S'EST PASSE QUOI ? Hurla Dimitri.
Je laissais tomber la nouvelle radio qui s'écrasa au sol sans un mot. Lance m'attira contre lui, horrifié. Tia tremblait.
-Où tu étais Midnight ? On mourrait de...
Quand son regard s'abaissa vers mon pantalon, ses yeux sortirent de ses orbites.
-Qu...Qui t'as fais ça ?
-La police, répondis-je avec crainte.
Dimitri semblait désarmé. Stanley se mordit la lèvre, terriblement honteux de son geste et Marty resta figé d'effroi. Harry haletait et alla poser sa main sur mon épaule mais je ne bougeais pas, j'étais envahie par le douleur et la colère. Ruth s'avança vers moi avec dédain :
-Depuis le début tu nous attire des problèmes ! Ca se trouve ils t'ont suivit et on va se faire pincer ! PAR TA FAUTE !
Ces mots eurent l'effet d'une étincelle sur de la poudre et je me jetais sur lui pour l'étrangler et le taper de toutes mes forces. Surprit, il répliqua avec ardeur mais du haut de mes dix ans, je ne le ménageait pas. On nous sépara vite, Lance attrapa Ruth et lui foutu une gifle monumentale. Ils commencèrent à leur tour à se bagarrer pendant que Tia me retenait tant bien que mal. Ruth était devenu incontrôlable. Il avait toujours été instable mais nous n'avions jamais vraiment su pourquoi. On pensait qu'il se sentait sous estimé, il se faisait des histoires pour se placer en rôle de victime et pouvait être très jaloux. Dimitri avait essayer de le retenir mais Ruth s'en prit à lui aussi et Ruth se fit rapidement battre par Lance et Dimitri. Harry tentait désespérément de retenir son frère, Tia, son petit ami. Moi je me retrouvais dans les bras de Marty qui me cachait presque les yeux et Stanley transpirait à grosses gouttes. Mon désespoir me faisait pleurer intensément.

Alerté, un voisin certainement, appela la police. A nouveau. Et ce fût la fin pour nous. Dans le vacarme, on se mit à tous à courir pour se sauver. Marty voulait m'entrainer le plus vite possible vers la porte de service pour s'enfuir plus rapidement mais je me retournais pour aller prendre mon livre, comme si je devais sauver quelque chose mais ce fût le geste de trop. Ruth me porta un coup d'une extrême violence sur ma tête et je tombais aussitôt, inconsciente, évanouie.
Ils s'enfuirent tous, Ruth dans son côté, les autres dans le leur et avant que Tia ou Lance n'ait pu remarquer mon absence, j'étais déjà embarquée dans un fourgon avec mon pauvre petit livre à la main.

A suivre...
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