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Clash of the Warriors & La Révolte

"Lors d'une rafle de la Ligue des Ombres, la Lignée décide d'intervenir et de massacrer les hommes de Ra's Al Ghul. Les habitants, excédés par la situation, décident de se révolter, avec le support de l'Empereur et ses troupes. Le G.C.P.D est dépassé et les justiciers n'ont d'autre choix que s'en mêler, Batman en tête."

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 Renaissance et Vengeance (Post Unique)

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MessageSujet: Renaissance et Vengeance (Post Unique)   Jeu 25 Aoû - 13:03

De la fenêtre ouverte de son nouveau bureau, Crane observait la vie nocturne d'Arkham City. Ville en proie à la démence la plus totale, entourée d'un halo lumineux de projecteurs et de pas cadencés de militaires et de mercenaires, elle se noyait lentement dans les affres de l'agonie. L'asile, du haut de son perchoir naturel, surplombait la moitié pourrie de Gotham et s'affichait comme un phare au sein de cet océan de perdition. Des gangs se créaient, des alliances, des pactes et des trahisons, à croire qu'une nouvelle nation s'élevait de ce côté du mur, loin du regard des autorités, et pourtant...

Un infirmier entra sans frapper, le visage cendreux. Il était à l'image du personnel de l'asile, conscient que sans l'établissement il irait courir dans les rues pour survivre, qu'il devrait peut-être même aller jusqu'à tuer, il préférait rester, même si les conditions de travail n'étaient pas les meilleures. Crane avait une poigne de fer derrière ses allures de rat de bibliothèque et s'il ne disposait pas de muscle ou d'une force exceptionnelle, il distribuait des punitions à sa manière. Sa seule présence pouvait calmer ou faire entrer un patient dans une crise de terreur aigüe et il semblait ne rien faire pour qu'il en soit autrement. Ses hommes dormaient tous avec des boules Quiès ou des somnifères Mais ce soir, il n'était pas question de tester un nouveau composé, ni d'empêcher des patients de dormir, mais de constater de l'efficacité de ses traitements.

-Les ambulances sont prêtes docteur. Les armes ont été distribuées au personnel qui nous accompagne.

L'ambulancier posa un regard sur le mannequin qui trônait à droite de la pièce, devant une toile poussiéreuse d'un peintre qui avait essayé de reproduire ce qui s'approchait le plus d'un cauchemar chromatique. Chaque regard posé sur les courbes déchirées et les ombres ternies par le temps semblait aspirer l'individu vers ses plus grandes peurs. C'était un ancien patient du docteur qui avait voulu se libérer par la peinture et qui semblait au contraire avoir amplifié ses cauchemars avec. Le docteur avait insisté pour que ses créations restent dans sa cellule. Il avait lentement noyé le patient dans sa démence jusqu'au jour où ils l'avaient retrouvé mort, la tempe droite transpercée par un pinceau qu'il avait taillé sur le bord métallique de son lit. Sur la toile d'ailleurs, les gens attentifs pouvaient encore voir une tâche rougeâtre sur le coin droit. Crane avait insisté pour que l'on réinstalle cette toile dans son bureau.

Le mannequin portait un costume étrangement taillé. Le docteur avait choisi les patients les plus déments et les plus rongés par leur terreur pour qu'ils servent de couturiers. Après quelques séances, il avait en effet compris que le masque faisant fuir le regard des patients, ils se rabattaient sur des éléments plus rassurants, une cravate, une veste leur rappelant des schèmes sociaux, une main à peine déformé par leur crise. Il fallait passer à une étape supérieure. Batman l'avait compris et sa tenue, en plus de ses équipements servait un but plus spectaculaire, elle marquait les esprits si bien qu'un infirmier qui mettait son manteau avec trop d'entrain et d'élan pouvait faire sursauter un patient de peur. L'image de la cape, le bruissement de la matière étaient des tortures pour ceux qui en avaient été traumatisés. Lui aussi désormais devait offrir de la théâtralité à sa propre tenue, fini le masque de jute de ses débuts, le costume trois pièce marron qui l'avait toujours accompagné, il devait se fondre en l'Épouvantail, devenir l'archétype des peurs de ses victimes, de ses patients. Il était temps qu'il embrasse pleinement sa condition.

Son nouveau masque, toujours équipé d'un système de masque à gaz, toujours taillé dans la jute, avait désormais un sourire plus étiré et déchiré, des yeux cerclés de noir qui feraient ressortir l'azur des siens, doté d'une corde légère qui lui servirait à le resserrer à sa gorge, comme une corde de pendaison sans le nœud idoine. Sa veste serait remplacée par une combinaison marron faite en patchwork avec des morceaux de paille aux bras. Son pantalon serait plus adapté à la course même s'il conserverait ses chaussures de ville cirées surplombée par des guêtres décorées de paille. Il observa minutieusement les gants en formes de serres que lui avaient confectionné les patients, il avait pu y adapter un système de projection de gaz qui remontait de ses manches, se ramifiait dans son dos pour puiser dans de petit flacons métalliques disposés autour de sa ceinture.

L'infirmier lui tendit l'arme qu'il avait acheté contre un Beretta 92 : un pistolet à fléchette. Crane lui prit des mains, c'était une arme assez légère pour lui permettre de l'utiliser sans crainte. Il se rapprocha de son bureau et ouvrit le boitier métallique qui y était. Il inséra une dizaine de fléchettes dans le chargeur et la posa délicatement. Son horloge sonna 22 heures. Il prit son nouveau costume et s'en alla dans sa salle d'étude pendant que l'infirmier patientait. Quelques minutes plus tard, il revint en s'époussetant les épaules. Son homme recula à la vue du masque désormais mû par une forme humaine. Il eut un frisson glacial et sa sueur se transforma en un flot d'épingles métalliques. Crane saisit le large chapeau qui était resté sur le mannequin et le posa délicatement sur sa tête. Il prit enfin son arme et se tourna vers l'infirmier.

-Il est désormais temps d'aller moissonner, fit-il.

La sensation de ce costume était étrange, il était protégé du reste du monde et tandis que Jonathan Crane était parti se reposer dans sa salle d'étude, au milieu des livres qui avaient fait toute sa vie, l'Épouvantail allait en quête de vengeance. Il avançait aux côtés d'un infirmier peu rassuré dans les couloirs exigus de l'asile et les surveillants se poussaient sur son passage. Les quelques patients qui revenaient de leur dernière sortie se cripaient de terreur ou poussaient des cris en se cachant le visage. Ce soir, l'Épouvantail était né, celui qui ferait trembler Gotham, mais pour l'heure, seule le docteur Thompkins comptait.
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Renaissance et Vengeance (Post Unique)

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