Jour 5
Présence de l'équipe "DeadLight" à Gotham City
En attente d'ordres officiels
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-Colonel?.....Vous m'entendez?
Le soldat fixait celui qui, par une grande baie vitrée, observait la grande Gotham. Vivante, intense, et pourtant, si pourrie de l'intérieure. Chaque pensée le ramenait à la même conclusion. Chaque analyse, aussi pertinente soit-elle, se voulait au final déprimante.
Pourtant, des gens aimaient cette ville, car il la connaissaient aussi bien que leus parents, et leur grand parents. Pour beaucoup, Gotham était le berceau de leur vie, le lieu qui les avait vu naitre.....et comme beaucoup le savent, la terre natale est chère au coeur de tous.
Sans se retourner, le mystérieux observateur, qui avait été appelé "Colonel", prit la parole, très calmement.
-Oui, je vous entends....Dites moi, soldat....Saviez vous quels étaient les véritables secteurs majeurs de Gotham City....avant tout cela?
-Je l'ignore, mon Colonel.
- La transformation et le Crime....Avant, c'était la vieille fête foraine et le cinéma....Je vous conseille d'étudier son histoire. Cela pourra être enrichissant.
Un léger silence emplit la salle. Le soldat ne réagissait pas, toujours au garde à vous. Bien sur, l'observateur ne daigna toujours pas lui accorder un regard, toujours aussi absorbé par ce qu'il voyait à travers le vitre: Une population vivante, mouvante, heureuse dans l'ignorance et l'aveuglement, une populace parfaitement ancrée dans un simili impression de sécurité.
Foutaises éhontés, car la vérité, c'est que cette ville n'avait plus rien de sécurité. Elle n'était plus qu'une simple pétaudière au bord de l'explosion, sans parler de cette aberration qu'était "Arkham City"......Connerie.....pure connerie hypocrite, car jamais cela n'avait été une solution.
L'observateur avait pris soin d'éplucher les dossiers de la ville, les moindres détails, les moindres faits, et avait même eu accès à certains papiers signés de la main de Mr Quincy Sharp, un homme juste bon à être jeté en pâture à toute la lie qu'il avait soit-disant emprisonné de l'autre coté, en pensant que les laisser vadrouiller à leur guise arrangerait les problèmes de Gotham.
-Dites moi, soldat.....Etes vous adepte de la théorie du Chaos?
-Oui, mon Colonel....Cette théorie mathématique qui dit que rien n'est prévisible.
-Exactement, soldat.....Pensez vous qu'elle s'applique à cette ville?
-Je l'ignore, mon Colonel.
-Je vous comprends, soldat. Quand je regarde cette ville, je vois une multitude de possibilités quant à son futur. Mais à mes yeux, je ne pense pas que cette ville puisse être sauvée. Un jour ou l'autre, quelque chose la balayera définitivement.
Un autre silence s'installa, interrompu par un léger soupir de la part de l'observateur. Un bruit de pas suivi d'un autre confirma le mouvement de celui, qui, l'instant d'avant, débattait de l'impossible survie de Gotham City. Effectuant alors un demi-tour sur lui-même, l’observateur daigna alors accorder un regard à l'homme qui lui parlait il y'a un instant. Un leger brouhaha pouvait être entendu, à qui savait tendre l'oreille. L'homme en uniforme, qu'on appelait à la fois Colonel, et l'Observateur, dévoila enfin ses traits au soldat, sortant de la zone d'ombre d'où il observait la rivière de la vie qui animait Gotham.
-Combien sont ils, soldat?
-Une bonne centaine, mon colonel.
-Dans ce cas, ne les faisons pas attendre.
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5 minutes plus tard.
L'estrade était installée et la salle gardée par quelques hommes en uniformes. Depuis 5 jours, la plupart des journalistes souhaitaient tirer au clair le pourquoi du comment de la présence d'une véritable présence militaire à Gotham City. Beaucoup avaient devinés que cela devait avoir un rapport étroit avec Arkham City, et force d'avouer que c'était vrai.
Les gens affluaient de toute part pour venir à Gotham: Famille en quete d'espoir, criminels à la recherche d'un peu de gloriole, d'argent à flamber et de putes à fourrer, homme d'affaires véreux. Beaucoup rejoignait en fait, la seule véritable activité majeure de la ville: Le Crime organisé....Car croyez le, à Gotham City, une action était toujours mûrement réfléchie, peu importe par qui elle avait été imaginée....Au final, chaque habitant apportait sa propre pierre à l'édifice, comme allait le faire le Colonel Marcus Silberman ce soir...et dans les jours à venir.
Lorsque le Colonel et quelques un de ses hommes entrèrent dans la salle, le silence remplaça les brouhaha habituels des grattes papiers et des quelques curieux présents, qui avaient entendu parler de ce petit meeting.
Il était d'ordre impératif de soigner l'entrée à Gotham, et de calmer les quelques esprits échauffés, voire, exaspérée par la présence de soldats.
Gotham n'avait elle pas assez de gardiens, de flics et de porte-flingues, sans parler des tarés en capes, pour finalement se coltiner une bande de felés de la gachette?
La réponse était simple: Il n'y aurait jamais assez, mais toute aide se devait d'être acceptée, peu importe ce que les autres en penserait.
Une fois placé sur l'estrade, micro allumé, Silberman commença alors à s'adresser au public, calmement et sereinement......comme tout bon petit soldat qui se respecte.
"Bonsoir Messieurs Dames.
Avant toute chose, des présentations me semblent nécessaire. Je suis le Colonel Marcus Silberman, du 32eme Régiment d'infanterie mobile, et je vois, à vos regards interrogatifs, que vous vous demandez le pourquoi du comment de notre présence à Gotham City.
Comme vous pouvez vous en doutez, Gotham City est une ville qui a connue des situations périlleuses, pour ne pas dire "désespérées" et pourtant, elle a toujours su se relever, notamment grâce à des hommes et femmes de bonne volonté.
Pourtant, aujourd'hui, les choses ont changées, et le crime, la corruption et la peur, sont bien plus présents, au point de vous faire accepter une aberration comme Arkham City, une solution pour vous proposer un sentiment de fausse sécurité. Inutile de revenir sur le grand responsable, car je ne suis pas là pour vous parler de lui, mais des actions et et évènements qu'engendrera Arkham City, et le pourquoi de notre présence ici.
Silberman marqua une légère pause, tandis que certaines voix se firent entendre. Bien sur, rien qui ne puisse véritablement secouer le discours du Colonel, qui, après avoir tranquillement raclé sa gorge et reprit sa respiration, continua la suite de son discours.
"Ce qui nous amène, moi et mes hommes, ce sont la loi et l'ordre. Bien sur, certains ici présent diront que le GCPD est là pour cela, sans toutefois mentionner le soutien de Justiciers comme le Batman. Un apport honorable, mais insuffisant, surtout au vu de la situation à laquelle la population de Gotham, mais également tout le continent Américain, doit faire face. Autrefois, Gotham City était une ville empli d'habitants fiers, honorables, qui n'auraient pas acceptés une aberration comme Arkham City.....Mais aujourd'hui, le mal est fait...Et chaque jour, la population criminelle de cette faction grossit à vue d'oeil, nous menaçant toujours plus intensément. Le Gouvernement Américain à donc voté une notion, il y'a deux semaines, autorisant l'Armée Américaine à s'impliquer personnellement dans ce qui pourrait être l'une des faits les plus marquant de l'histoire de cette ville. Aujourd'hui, Gotham City n'est plus que l'avant poste d'une prison, un monde qui n'a pas été uniquement crée par Quincy Sharp et son conseil, mais également un monde crée par des prisonniers, dont la plupart sont fous à lier, mêlés à des habitants qui n'ont pas demandé ce qui arrive aujourd'hui. Voici l'héritage que certains adultes laisseront à leur enfant: Une ville prison, une ville sans espoir, où la mort et la peur regneront en maitresse. Bien sur, beaucoup d'entre vous ici, dont moi, gardent espoir qu'un jour, Mr Sharp revise son jugement, que certaines personnes influentes lui fassent entendre raison.....mais en attendant, nous devons vivre avec le risque d'Arkham City....Mais cela ne doit pas dire "Devoir vivre sans aucune garantie de sécurité"
Une nouvelle pause, durant laquelle Silberman en profita pour jeter un coup d'oeil à l'ensemble de la salle, tout en reprenant son souffle. Le Veteran semblait fatigué, épuisé à la fois moralement et physiquement. Ainsi était la vie des militaires. Jamais de repos, le devoir d'abord......Semper fidelis, soldat.
"J'attends vos questions."