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NEWS :

Ne manquez pas les deux derniers chapitres de Darkwatch, où s'affronteront Le Chevalier Noir et l'Empereur !

Clash of the Warriors & La Révolte

"Lors d'une rafle de la Ligue des Ombres, la Lignée décide d'intervenir et de massacrer les hommes de Ra's Al Ghul. Les habitants, excédés par la situation, décident de se révolter, avec le support de l'Empereur et ses troupes. Le G.C.P.D est dépassé et les justiciers n'ont d'autre choix que s'en mêler, Batman en tête."

(Petit aperçu des évènements en vidéo ici)


CREDITS

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©Les images utilisées appartiennent à leurs auteurs
©Les bannières ont été crées spécialement pour le forum Gotham City Rpg par Deimos Hellhammer
©Le contexte de ce forum est inspiré du Batverse, arrangé et rédigé par le Staff. Merci de respecter notre travail.




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 Au pied du saule pleureur...

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MessageSujet: Au pied du saule pleureur...   Ven 29 Juil - 13:32

    ...Par une nuit nuageuse, les lourds grillages du Robinson Park grincent au passage d’une silhouette. La faible lumière des réverbères lutte contre les reflets des néons et halogènes de gratte-ciels. Nonchalante à ses pas et tout de noir vêtue, une silhouette féminine déambule. La pâleur d’un masque à peine révélée ne peut que rappeler la froideur des plus beaux marbres…

    ...Devant elle, l’immensité tentaculaire du métro aérien s’offrait à sa vue. Cet immense circuit de métal peinait à dissimuler la tour Wayne, qui perçait la nuit à son sommet. Les hautes silhouettes des buildings se dressaient en périphérie, surplombant un bain de lumière de la cité de Gotham. La haute grille fer forgé marquant l'entrée du parc se trouvait au bout d'une allée gravillonnée, assez large pour être un boulevard. Terminée par un ponton surplombant le réservoir central, l’allée permettait aussi d'accéder directement aux jardins botaniques au fond. De hauts arbres bordaient le chemin, comme autant de sentinelles rassurantes et de présences immuables. Le reste de la parcelle de terrain, délimité par des hautes haies, se trouvait recouvert d'une pelouse étonnamment verte et entretenue…

    ...Se perdant de temps à autre dans l’obscurité du ciel, la silhouette marque quelques arrêts. De longs soupirs d'expiration s'enfuirent entre ses lèvres ; suivis d’un pied traînant dans le gravier en s’enfonçant à peine. Les bras en camisole autour de sa poitrine, elle continue sa promenade par un petit sentier de vieilles pierres dans la pelouse, amenant à l'arrière des jardins : ici on trouvait une variété d'essences de plantes étonnamment riche. Une sorte de lit de fleurs en bordure, à côté d'un abri de jardin en pierre sombre ; des arbustes soigneusement taillés de part et d'autre ; un saule pleureur pluriséculaire caressait le sol de ses longues branches ondulant doucement dans le vent…

    ...La nuit était douce et chargée en humidité ; sans doute avait-il du pleuvoir en fin d'après-midi, et l'air chargé d'embruns rapportait les fragrances nauséabondes des égouts… Une odeur étouffant une autre, elle n'arrive plus à apprecier cette perle rare dans l'enfer urbain. Le meurtrier industriel semble mettre à bas sa victime par des effluves polluées embaumant la nuit. Cette étrange nostalgie hante la jeune femme : Gotham était son berceau, les poubelles son couffin... La cité a son charme noir et c'est aussi pour cela qu'elle l'aime. Un dernier et léger haussement d'épaules pour achever sa pensée, la silhouette observe les environs avec attention...

    ... Sereine et après quelques pas, la silhouette s'arrête au cœur du parc tout en laissant courir ses yeux sur cette étendue "sauvage". Une lueur bleutée traverse les orifices de son masque blanc. Quelques mèches brunes retombent pour voiler clarté révélatrice. Son regard se fixe alors sur une présence occultée par la végétation… L’ombre d’un oiseau (de nuit) sans doute, assoupi sur l’une des branches basses du vieux saule...
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MessageSujet: Re: Au pied du saule pleureur...   Ven 29 Juil - 19:25

Quelle belle et sombre soirée cette nuit apportait à de mauvaises choses. Les ténèbres protégeaient les hommes de main du Chapelier Fou ce soir. Que se passait il mes bons amis ? Et bien, sachant que le Robinson Park fut un des meilleurs endroits pour Tetch pour séduire ses victimes blondinettes, ce soir, il avait ordonné par téléphone qu'on lui donne un convoi de jeunes proies.
Grâce à quelques pots de vins bien placés, et grâce aux lenteurs administratives. Tetch se préparait à une macabre "Tea Party" ce soir la. Les hommes du Chapelier, portant tous des chapeaux dont la carte "6/10" permettant au Chapelier de les contrôler, avaient donné rendez vous à de jeunes filles stupides (blondes bien sur) dans ce même parc. Tetch le savait, les jeunes filles étaient des idiotes.

Tetch était encore du côté d'Arkham City, il se remettait des blessures infligées par le Chevalier Noir, et par la cruelle désillusion infligée par Azrael et Catwoman. Il portait encore les blessures de cette soirée la.
Pourquoi tant d'acharnement a vouloir rendre la vie des justiciers insupportables ? Tetch était l'exemple même de la folie romantique et pédophile. Il ne pouvait s'empêcher de sourire quand il imaginait déjà son thé se transformer en orgie sanglante. L'innocence même de ces petites filles, ces sales petites putes, devait être a jamais préservée et Tetch était la pour ça. C'était un monstre oui, un monstre brisé cependant. Si Batman n'avait jamais interféré cette nuit la, jamais il n'aurait été connu. Tout cela n'était que l'amertume et la tristesse qui rendaient Tetch dans ce état.


Les hommes du Chapelier avaient rassemblés deux camions, de jeunes filles, droguées, dormaient dans des cages, lorsqu'elles se réveilleraient, elles seraient au pays des merveilles, avec le Chapelier Fou, le Loir et le Lièvre de Mars, et après, après tout deviendrait le Pays des Cauchemars. Arkham City les attendait. Bien entendu, les justiciers étaient toujours la, et Tetch le savait, il pariait cependant sur l'effet de surprise et de distraction. En effet, les héros s'intéressent plus à ce qui se passe dans la ville des fous qu'ils en négligent la bonne partie. Quelle bonne nouvelle.

Tetch souriait mentalement, il attendait dans Arkham City, ses hommes sont dans le Robinson Park et il patiente, savourant son thé, il patiente tout en buvant.
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MessageSujet: Re: Au pied du saule pleureur...   Sam 30 Juil - 1:30

    ...Il est envisageable que la présence d’un animal ait attiré son attention. Il est autrement plus probable qu’une telle présence dans le noir soit le fruit de son imagination…

    ...La jeune femme eut un léger frisson, et profita de cette réaction épidermique pour se blottir. Nouée dans le croisement de ses bras, elle plisse les yeux. Son regard espion s’illumine comme le phare tournant d’un bateau ; Perdu au loin dans l’obscurité des fleuves… Son regard océan évoque sous la clarté lunaire, la réflexion du miroir. Le visage travesti du fantôme et la faible lueur ambiante lui donnent cet air surnaturel… Celui qui fit parfois tant naitre d’effroi chez les représentants de la normalité.

    ...Lorsque le no man’s land du Robinson Parc ne fut plus ce qu’il était, une lueur de déception éclipse la rigueur de sa prudence dans son œil. Peut être s’attendait elle à conjuguer sa contemplation nocturne avec le silence, à marier la cacophonie urbaine avec le chant noctambule d’un corbeau…
    Le tremblement reflexe à la fraicheur devint rapidement un symptôme de crainte. Etouffant une réaction sonore au fond de sa gorge, la jeune femme contint toute rupture de calme dans une brutale apnée...

    ...Le souffle coupé se renoue lentement en synchronisation d’un changement complet d’attitude. Décroisant les bras, les jambes assouplies, elle exécute un pas de danse dans l’ombre la plus totale d’un buisson. Elle avait prit l’aspect du prédateur, en chasse… En observation. Si il y avait de l’agitation, du désordre dans la forme : Elle voulait en connaitre le fond.

    ...Il y a peut être un fil pour la veuve noire… Un fil pour tisser une captivante toile.
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MessageSujet: Re: Au pied du saule pleureur...   Sam 30 Juil - 18:14

Une des jeunes filles droguées par les membres du gang du Chapelier Fou essaya tant bien que mal de sortir de l'emprise de la captivité, elle courut en hurlant deux trois mots, et s'effondra comme une souche dans l'herbe.
Tweedle Dee et Tweedle Dum commandaient cette opération, il y'avait parmi tout ce petit monde, la Reine de Cœur, le Morse et la Charpentière, Le Lion et la Licorne et le Dodo. Ceux la avaient réussis, par une malversation autre a sortir des filets d'Arkham City sous caution respective de leurs familles, mais bien entendu, Tetch payait bien. Il fallait savoir aussi, que ceux la n'avaient hélas, pas leur place dans Arkham City, et qu'ils étaient sûrement bien mieux dans la Gotham City, a traquer tels des prédateurs de jeunes filles naïves pour leur patron.

Tetch appelait désormais Tweedle Dee au téléphone.

- "Mon cher Dee, comment vont les opérations ?"

Dee - "Tout se passe comme sur des roulettes monsieur Tetch, les gamines sont empaquetés, et seront transmises via des conteneurs de ravitaillement qui transiteront par les douanes et amorcées dans votre secteur. Les gamines seront la pour le thé, monsieur."

- "Excellente nouvelle. Pas de rongeurs intempestifs ? Ni de nuisances ?"

Dee - "Rien de rien monsieur Tetch, les justiciers sont tous absents, et votre Tea Party pourra se dérouler sans problèmes."

Il reposa le téléphone sur le rebord du camion, et continua a charger les jeunes femmes dans le camion. Mais un soucis intervint, La Charpentière attrapa un clochard repoussant, un vieux barbu qui avait observé la scène, bouteille d'alcool à la main, et tremblant comme une feuille. Le pauvre homme ne méritait surement pas de voir un spectacle aussi odieux, mais la Charpentière l'interrogea brièvement, l'homme pensait a ne rien dire, pour seule réponse, la jeune fille sortit sa perceuse et perça le crane du vieil homme qui s'effondra dans un râle monstrueux. Elle essuya son foret et d'un sourire guilleret, retourna aux occupations du Chapelier.

Le Plan se mettait en place, pas de justiciers, pas d'intransigeants.
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MessageSujet: Re: Au pied du saule pleureur...   Lun 1 Aoû - 10:57

    ...Était-ce l’heure du thé ou l’heure pour le ‘spectre’ d’hanter le cimetière ?

    ...Le jeu de cartes Carrollien venait d’être battu et distribué sous ses yeux. L’as de pique manquant, se glissait dans la manche pour forcer la chance… Au poker, elle était la carte qui faisait la différence quelque soit la combinaison. La question pour elle était : Était-elle utile ?

    ...Un sans-abri se fait tuer, des filles se font kidnappées… La partie était commencée. Pour elle, chaque fil est coupé un jour ou l’autre. Le plus important est bien souvent ce qu’on tisse et si une réalisation achevée mérite son point de croix ou son point final. Blasée par la violence, elle réagit par un simple haussement de sourcils. La perceuse était une idée folle, mais astucieuse de silence… Les esprits calculateurs, les plus géniaux ou les plus fous, mettent trop souvent de côté la morale. Egoïstes ou sacrificiels pour un plus grand idéal, cela reste du : Blanc bonnet ou bonnet blanc. C’est comme ça… C’est la nature humaine.

    ...Réajustant sa paire de gants, elle venait d’avoir sa dose d’adrénaline. Une excitation du danger et la palpitation de l’aventure, elle adorait ça. Comme le lapin blanc aime courir pour rattraper le temps, comme Alice l’enfant rebelle aime être curieuse… Elle se faisait Mary Ann, celle qui n’est pas blonde : La brunette. Celle que l’on croit être mais qui n’est pas.

    ...Les ténèbres du buisson dessinent l’entrée des ombres des arbres. La pointe des pieds sur le gazon, le dos vouté, elle s’avance rapidement pour s’approcher de sa cible. Lorsqu’elle en sent le moment, lorsqu’aucun regard ne peut la percevoir, elle fonce…

    Une course animale dans le parc pour prendre la fougue suffisante à une prouesse. Un flip et une cabriole, elle se glisse entre les barreaux de l’imposante grille. Il ne fallait pas être bien épais pour se contorsionner ainsi… Il fallait être fabuleusement souple pour sortir ainsi du parc. Mais le résultat était là ; Le temps d’un battement de cils avait suffi pour lancer la furie à réussir ses performances.
    D’un saut à la détente féline, elle s’agrippe à un réverbère. Les deux mains sur le tronc de métal, elle profite de l’élan pour tourner autour et s’élancer dans les airs. La pirouette était digne des circassiens ou autres artistes du déplacement urbain. D’un appui à un autre et d’une étonnante légèreté, la silhouette semble toujours pouvoir atteindre des distances ’logiquement’ inaccessibles. Le corps jouant avec les horizontales et verticales avec une facilité déconcertante, des appuis perfectionnistes optimisant les élans, elle se retrouve vite au sommet d’un mur à priori infranchissable…

    ...L’effort demandait sans doute une certaine maîtrise et une évidente confiance en soi. De tout évidence, c’est dans cette technique qu’elle se sentait le plus à l’aise. La vitesse d’exécution permettait d’être furtif… La nuit intensifiait la discrétion d’une telle gymnastique, mais en parallèle compliquait la visibilité des obstacles. Ces obstacles de gravier, de métal ou de taules pliables avaient la fâcheuse aptitude de faire du bruit et ainsi, anéantir toute furtivité.
    Le savoir-faire peut permettre d’anticiper certains imprévus, mais pas tous… L’ombre en mouvement, intensivement concentrée, en était consciente.

    ...L’immobilité était nécessaire, tout comme la rapidité des mouvements. Elle se devait d’être une gargouille, fondue dans l’obscurité et le décor … Et prendre un envol le temps d’un clignement d’œil. Perchée sur son mur, elle profite de la lumière du réverbère pour se garantir l’aveuglement d’une observation attentive ; Le temps que la pupille s’adapte, était sa limite de pétrification. Une seconde, et l’ombre sur la pointe des pieds circule sur la paroi du mur pour atteindre, la lisière des toits. Lorsqu’elle trouve la planque idéal d’espionnage, elle s’y campe…

    ...Elle attendra que l’équipée nocturne et malfaisante est finie son ouvrage. Les yeux sur les uns et les autres, sur le camion, elle visualise déjà le fil. Ce petit fil qui amènera le véhicule et sa misère au pays des merveilles… Vers l’objectif final : Le lieu où toutes ces proies allaient sans doute connaitre pire. Le fil avait son potentiel tragique… Intéressant.

    ...Elle se prépare à bouger en fonction de l’allure du véhicule.
    Si elle peut le suivre via les toits, elle essayera d’être plus rapide que lui pour devancer son itinéraire…
    …Si elle ne peut pas le suivre, faute d’une allure trop soutenue ou d’un terrain trop compliqué pour une filature acrobatique, elle profitera du moindre ralentissement pour atterrir le plus délicatement possible sur le toit du camion.
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MessageSujet: Re: Au pied du saule pleureur...   Lun 1 Aoû - 19:43

Les membres de l'équipe du Pays des Merveilles refermèrent doucement le camion. La Charpentière et le Morse cachèrent le corps du clochard dans un buisson non loin d'ici. Dee et Dum donnèrent les consignes au Gang du Pays des Merveilles : Se séparer, et attendre les nouvelles du Mad Hatter. Alors que tout le monde s'en allait, les jumeaux, eux, montèrent dans le camion, et d'un clic de clé, ils se dirigèrent, phares allumés vers les docks de Gotham. L'idée autre de Tetch était de faire passer les marchandises par la mer, a un moment ou les heures creuses de la police permettaient de mieux se faufiler dans la ville. Et puis, passer par les douanes aurait été contraignant. Il fallait privilégier les voies maritimes, même si elles étaient très bien gardées.
Le camion prit un nombre considérable de petites rues, afin d'éviter le plus possible les ralentissements et d'éveiller les soupçons. Les jumeaux étaient de parfaits abrutis, c'était certain. C'était la chose a ne pas faire, trop repérable et trop étrange.
C'est cependant sans peine que le camion parvint à sa destination. Un petit dock du port Adams ou une vedette de la police volée attendait les deux jumeaux. Deux policiers furent suffisamment "payés" par les bons soins de Tetch pour qu'ils laissent le bateau une petite heure.

Ils descendirent du véhicule et commencèrent a décharger le camion. Les deux flics sirotaient leurs cafés respectifs. Mais l'un d'eux avait l'air mal a l'aise, notamment lorsqu'il vit passer les cages ou les jeunes filles dormaient paisiblement, ignorant tout de leur sort funeste.


Larry - "Heu Bob, c'est qui le mec qui nous a payé ?"

Bob - "Moins t'en sauras, mieux ça vaudra, on fait de l'argent comme on peut. Pas vrai les jumeaux ?"

Les deux jumeaux acquiescèrent et d'un coup, ils abattirent les deux flics de leurs Beretta. Dee félicita son cousin pour avoir si brillamment tiré et vice-versa.


Dee - "Voila le dernier acompte, j'espère qu'ils en profiteront."

Dum - "Comme tu es drôle, cousin Deever."

Et les deux gros tas continuèrent a descendre la marchandise, bientôt ils appareilleraient ...
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MessageSujet: Re: Au pied du saule pleureur...   Mer 3 Aoû - 20:07

    ...L’araignée suspendue à son toit, observe la scène. Elle avait eu la chance que le camion ne prenne aucun grand boulevard. Une accélération en ligne droite aurait compromis fortement sa filature. Reprenant son souffle, elle se reconcentre aussitôt dans son espionnage. L’ombre passe brièvement sa mains dans sa cuisse ; Du bout des doigts, elle sort son Pod de communication. La caméra est en route, en vision de nuit, elle filme ce qu’il se passe. Profitant de l’outil technologique pour zoomer ce qu’elle aperçoit incorrectement.

    ...Elle fronce les sourcils en apercevant ces forces de l’ordre. L’ordre était de trop dans l’appellation ; L’ordre demandait un honneur et un excès de force moral. Trop souvent à contre-courant durant toute sa vie elle voyait l’honneur, la morale, l’ordre véritablement noirs. Aussi noirs que le déséquilibre fanatique à tuer son prochain pour le plaisir ou le profit personnel. Probablement que des flics corrompues cumulaient les deux noirceurs dans son esprit. Et eux n’ont pas l’excuse de la folie…

    ...Lorsqu’ils se font abattre par les jumeaux, elle ne peut s’empêcher d’évacuer l’air de ses poumons sous son masque. La bouche entrouverte, elle reste dans la perplexité la plus totale : Devait elle se réjouir de voir les deux pourris tomber, ou devait elle s’indigner des deux garnements coupables de les avoir pousser ?

    ...La récréation… Elle n’avait pas connu ces jeux d’école. Enfin si… Pour elle, ce n’était pas une récréation mais un nid de vipères. Personne ne tombait mais tout le monde se mordait. Le mensonge, la kleptomanie, la traitrise, la paranoïa, l’individualiste forcené poussant à la solitude… Elle avait une autre vision des conflits opposant deux camps : Policiers, gangsters, héros, vilains ; Ce n’était que Blanc bonnet et Bonnet blanc. Ils sont semblables et à l’image des jumeaux, ils finiront forcément par s’entretuer juste pour le plaisir du conflit.

    ...Un éclair dans son cerveau, elle cogite. La réflexion devenait reflexe ; Elle décroche le Pod des yeux, et observe la scène en direct. Concentrée et déterminée, elle pianote sans regarder l’appareil.


Date/heure, Port Adams… Crime en progression.
Preuve vidéo pièce-jointe.
[VIDEO]

Criminels armés en action, viennent d’abattre douaniers et voler leur bateau : Transport de cargaisons, filles kidnappées dans cages.

* Information aux tisseurs de l’ombre :
- Trésor à ne pas enterrer.
- Donner l’information à toutes le douanes et commissariat.
- Navire passage douane Arkham Asylum 30% ou Blackgate Isle 70%
- Urgence Interception Gendemers requise.
[ENVOI MESSAGE]

    ...L’espionne savait que Baron Samedi avait plus d’une poupée vaudou dans ses placards. Les espions existaient aussi dans les communications, dans l’informatique : Ces hackers prêt à relayer une information pour quelques billets ou quelques autres coups de main rendus. Elle savait aussi que, comme tout faussaire, il avait deux trois grigris au nom de policiers : Policiers à l’écoute d’indices, d’informations, en quête de promotion… Policiers à corruption contrôlée sous risque de finir comme la poupée, une aiguille dans le bras à chaque faux pas. Il fera ce qu’il voudra de l’information, de toute façon.

    ...Le message envoyé, elle sait que la preuve allait mettre le feu aux poudres en un rien de temps. Le bateau allait être attendu aux douanes ou intercepté en mer. La fusillade devenait probable. Tout comme il était probable que les pirates jettent leur trésor à la mer. Peu importe le scénario, il serait certainement tragique… Elle mettait, à sa manière, une aiguille dans la poupée du grand responsable de cette opération. Son masochisme venait de flatter son sadisme, et derrière la blancheur de son masque, elle ne peut qu'esquisser un sourire de plaisir.

    ...Une étincelle dans la paranoïa… La paranoïa était une belle source de discorde. Elle engendrait la méfiance. Elle avait la force de casser des équipes, d’engendrer les colères, les crises et les disputes. La paranoïa est une bombe d’autodestruction fort sympathique. Ca peut accélérer ou ralentir le fil tragique : Mais la question est… Dans quel sens va-t-il s’entortiller ?
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