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Ne manquez pas les deux derniers chapitres de Darkwatch, où s'affronteront Le Chevalier Noir et l'Empereur !

Clash of the Warriors & La Révolte

"Lors d'une rafle de la Ligue des Ombres, la Lignée décide d'intervenir et de massacrer les hommes de Ra's Al Ghul. Les habitants, excédés par la situation, décident de se révolter, avec le support de l'Empereur et ses troupes. Le G.C.P.D est dépassé et les justiciers n'ont d'autre choix que s'en mêler, Batman en tête."

(Petit aperçu des évènements en vidéo ici)


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©Le contexte de ce forum est inspiré du Batverse, arrangé et rédigé par le Staff. Merci de respecter notre travail.




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 Independance Day [Gotham City Party]

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Bats

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MessageSujet: Independance Day [Gotham City Party]   Lun 4 Juil - 16:22

4 Juillet.
Fête nationale américaine.

Le 4 juillet 1776, la Déclaration d'Indépendance des Etats-Unis d'Amérique fut signée et lança un des pays les plus hétéroclites et les plus impressionnants de tous les temps. Depuis, les Américains commémorent ce moment fondateur dans leur jeune Histoire, se réunissant chaque année pour se rappeler leur passé, chose qui leur échappe par moment les autres mois.
A Gotham City, cette fête prenait un éclat particulier depuis les événements récents et la division de la ville en deux. Quincy Sharp, depuis peu maire par intérim, avait décidé de braver les dangers et d'apparaître à la foule pour quelques paroles bien senties, suffisantes pour appeler à l'union municipale et faire, encore, augmenter ses points de popularité auprès des gothamites. Il se délectait de leur amour, même si celui-ci ne provenait que de la peur que les habitants éprouvaient et de la relative sécurité qu'ils trouvaient dans les méthodes musclées et extrêmes de Quincy. Il savait cependant s'en contenter.

Vers dix-sept heures, entouré d'une escorte impressionnante et surarmée, Sharp sortit de l'Hôtel de Ville pour se poster sur l'estrade installée pour lui sur les marches. Devant lui s'étendait une foule immense de gothamites : parents, enfants, vieillards, jeunes, journalistes, tous s'étaient rendus auprès de Quincy pour entendre la "bonne parole". Tous attendaient de lui un nouvel éclair de génie, censé les protéger à jamais des menaces qui hantaient leur cité depuis trop longtemps. Ils lui vouaient une confiance aveugle - et il adorait cela.
Même Arkham City était reliée à lui grâce aux caméras et à des relais dans la ville-prison, installés à la hâte et en pleine sécurité par les milices de Shreck ou d'autres, le maire par intérim ne savait pas toujours qui étaient ceux qui répondaient à ses ordres. En tout cas, il lui obéissait, et c'était tout ce qui comptait pour lui.

"Hum, mes chers concitoyens, je vous découvre aujourd'hui, en cette date anniversaire de notre indépendance, de notre lutte centenaire pour la liberté et la paix. Il y a plus de 300 ans, nos ancêtres ont repoussé l'occupant anglais loin de leurs terres, osant aller là où personne n'était allé auparavant, osant faire ce que personne n'avait réussi auparavant. Aujourd'hui, si nous nous tournons vers la fête et la bonne chaire, nous ne pouvons oublier que nous, citoyens de Gotham City, devons faire face aux mêmes épreuves. Nous aussi, nous devons combattre l'occupant. Nous aussi, nous devons faire ce que personne avant nous n'a osé accomplir. Et nous devons tenir, comme nos ancêtres ont tenu pour forger ce pays, ce symbole mondial et immortel de la démocratie. Nous devons tenir, et nous tiendrons, nous serons le flambeau dans la nuit, la lumière à même de vaincre les ténèbres représentées dans cette partie de la ville que l'on nomme piteusement Arkham City ! Nous devons tenir, nous tiendrons ! Ce pays est votre pays, et vous le tiendrez !"

Une gerbe d'illuminations et de feux d'artifice apparut derrière lui, en partance de l'Hôtel de Ville, alors que la musique s'élevait, révélant le chant patriotique This Land Is Your Land, particulièrement bien choisir par le service de communication de Sharp.



Alors que Quincy ne s'empêchait de sourire, quelques cris et toute l'attention se fixèrent sur une figure sous le feu d'artifice, à côté du bâtiment de l'Hôtel de Ville, dans la ruelle le jouxtant. Seul, dans des habits apparemment normaux, il s'arrêta et l'impossible se produisit : sous les yeux atterrés des badauds et de la foule, la forme bien connue de la chauve-souris se dessina dans les airs, juste derrière l'homme, comme par magie, créant un spectacle saisissant et terrifiant.



Quelques secondes plus tard, l'être disparut, mystérieusement aussi, et les hurlements et l'attention se tournèrent alors sur le feu d'artifice qui se finissait. Sauf qu'une énorme explosion de lumière frappa l'Hôtel de Ville, si forte que chacun se crut en plein jour, et chacun put alors voir que les drapeaus habituels ne flottaient plus et qu'un seul tissu voletait dans les airs.



My Land Is Your Land s'arrêta brusquement au début du dernier couplet, juste après "This Land".
La silhouette sombre, imposante et terrifiante de Batman apparut alors au-dessus de l'Hôtel de Ville. Rarement, il n'avait paru aussi puissant et impressionnant. Sa voix, poussée par son micro mais surnaturelle pour les personnes présentes, frappant chacun au plus profond de son être. Quincy en fut terrorisé.

"This City Is My City."

Sans que les gardes, l'escorte et la police purent ou voulurent réagir, le Chevalier Noir disparut dans l'obscurité ; il avait fait ce qu'il avait à faire. Il voulait envoyer un message clair à Sharp et à la population, et avait ainsi sollicité les hologrammes de Lucius Fox et l'ingéniosité du vieil homme pour quelques "trucs". Beaucoup se souviendraient de cette fête. Beaucoup comprendraient sa signification. Et ce serait déjà un petit pas pour les sauver.

(HJ/ Pour ceux voulant poster une réaction unique à la fête nationale américaine, cela se passe ici : vous pouvez vous localiser ailleurs mais il faudra le spécifier dans votre post /HJ)

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MessageSujet: Re: Independance Day [Gotham City Party]   Lun 4 Juil - 21:10

4 juillet, réception à l'hôtel de ville, 22h15 .

Jean-Paul Valley était au bar, la mairie offrait un pot à ses concitoyens et le justicier en civil qu'il était, comptait bien en profiter. Accoudé au comptoir, il était en pourparlers avec une barmaid ravissante.
Cela faisait un moment qu'il ne s'était pas offert du bon temps, courir la gueuse, picoler comme un polonais et oublier l'espace d'une nuit qu'il était l'Ange Exterminateur.

Autour de lui, la crème de Gotham, les huiles se rassemblaient, échangeaient quelques mots, se gavaient de petit four dans un spectacle scandaleusement écoeurant. Toutes ces bonnes gens se gavant comme des oies à la veille des fêtes d'années, avec leurs rires snobillards, leurs discours dont le raffinement égalait celui de Killer Croc se repaissant de viande saignante.

Oui, Jean-Paul Valley avait l'alcool mauvais, et Jean-Paul avait trop bu ce soir.

" Votre beauté n'a d'égale que celle des astres brillants dans le ciel que votre père à ravit pour les placer dans vos yeux.
- Monsieur Valley, il en faudra un peu plus que tout ce discours flatteur pour me mettre dans votre lit. Je suis entraînée à l'art de séduction et rompu à ceux de l'esquive.
- Allons, allons mon p'tit, tu peux m'appeler Tonton Jipé...
- je ne pense pas que cela serait très à propos... vous êtes ivre, monsieur.
- AH BEN CA VOUS VA BIEN A VOUS LES AMERICAINES, VOUS VOUS PAVANEZ COMME CA, COMME SI DE RIEN ETAIT ET VOUS ET VOUS ET VOUS .... (la bave dégoulinait de ses lèvres, comme un pitbull, la colère le faisant presque bégayer.)
- Calmez vous, monsieur ! C'est le quatre juillet, le jour de l'indépendance, nous célébrons la victoire de vrais héros ...
- MAIS JE SUIS UN HEROS, JE SUIS MÊME UN PUTAIN DE HEROS !!!!!!!!"

Jean Paul, froissé et échauffé descendit cul-sec on verre de scotch et monta sur le bar, et hurla à qui voulait l'entendre :

- MOI, JEAN-PAUL VALLEY ! SUIS UN VRAI HEROOOOOOOOOOS ! JE SUIS FRANCAIS MESSIEURS DAMES ! FRANCAIS VOUS ENTENDEZ! "


Et emporté par la foule, qui danse cria un

" LAFAYEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEETTE"


Avant de trébucher et de s'assommer sur le rebord, cuvant son vin éloigné de la foule par le service de sécurité.
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MessageSujet: Re: Independance Day [Gotham City Party]   Mar 5 Juil - 12:09

Le 4 Juillet .... Sarah n'était pas de service en ce jour, il fallait dire aussi qu'elle venait tout juste de rejoindre sa nouvelle affectation. La jeune femme avait put observer le bal des agents des services de la Mairie, afin de préparer la célébration de cette évènement primordial dans l'histoire de son Pays. Sarah se doutait que cela faisait plusieurs jours que les services de la mairie s'était mise à l’œuvre, mais comme dans toutes les grandes villes, il y avait énormément de chose à faire. Sarah ne savait pas encore où elle serait pour écouter le message du maire de Gotham City, il lui restait encore quelques heures pour faire son choix. La jeune inspectrice regretta un instant de ne pas se trouver à New-York à cet instant, elle n'aurait pas eu le besoin de réfléchir, elle se serait rendu dans un premier temps au Murphy's pour fêter cette date, puis elle se serait rendu au Cattyshack histoire d'y finir la soirée et qui sait trouver quelqu'un avec qui finir la nuit.
Mais elle ne connaissait aucun bar ou club ici, à Gotham. Sarah avait pris sa décision, elle allait partir à la recherche d'un Bar à flic et assisterait à allocution du Maire de ce dernier. Trouver un Bar à Flic, ne devait pas poser trop de problème, il lui suffirait de se rendre au Commissariat et demander à de ses collègues, où trouver l'abreuvoir qu'elle cherchait. Sarah opta pour un jeans, une chemise blanche des plus classique et enfila un blouson en cuir qui avait connu des jours meilleurs. Ce blouson était suffisamment large pour qu'elle puisse porter son deux pistolets sans qu'il soient visibles, elle n'oublia pas son cran d’arrêt qu'elle rangea dans l'étui de ceinture prévu à cet effet. Une fois apprêtée, Sarah quitta sa chambre et prit un taxi pour l'immeuble du Département de la Police de Gotham. Là bas, elle trouva l'information qu'elle désirait, ainsi qu'une invitation à boire, Sarah accepta l'invitation et nota l'adresse. La jeune femme arriva à la fameuse adresse, une heure avant que le Maire ne fasse son allocution, ce qui lui permit de faire connaissance avec le barman et les quelques habitués déjà présent.

Lorsque le Maire apparut sur l'écran de la télévision qui se trouvait derrière le bar, Sarah avait déjà but quelques bières. Le patron avait payé sa tournée en apprenant que la jeune femme venait d'être affecté à la police de Gotham, puis elle paya la sienne, avant que certains de ses nouveaux collègues n'arrivent et payent la leur. Sarah devait reconnaitre que le Maire de Gotham avait mis le paquet pour cette célébration, elle trouva son discours convenu mais bon tous les hommes politiques n'étaient pas des gens inspirés par les mots. Malgré cette opinion, Sarah devait reconnaitre malgré tout que ce message faisait son effet. Puis il se passa quelque chose, qui noircit le regard de la jeune femme, une silhouette venait d'apparaitre, même si elle n’avait jamais vu Batman, elle reconnut son symbole. Mais ce qui énerva vraiment la jeune femme fut son audace, lorsqu'il avait remplacé par son drapeau ceux de la ville et puis il y avait eu ces mots.

- " Mais pour qui se prend t il, connerie de Justicier, cette ville n'appartient qu'à ses habitants et non à un homme déguisé ..."

Sarah avait dit ces mots d'une voie froide et noire, il fallait reconnaitre que l'alcool n'aidait pas la jeune femme à garder son calme. Malgré le fait que la jeune femme n'avait pas prononcé ces mots de manière audible pour tous, l'un des policiers à ses côtés lui lança un regard de biais et crut devoir prendre la défense du héros de cette ville.

- " Il est le symbole que la loi et la justice existe à Gotham et que tous ceux qui veulent plonger cette ville dans le chaos auront à faire avec lui."

Sarah ne se sentait d'humeur à s'expliquer, de plus elle devait remercier le policier de ne pas lui avoir lancé au visage, qu'elle ne connaissait rien sur cette ville et qu'elle devrait attendre avant de juger qui que ce soit. Sarah regarda le policier, ce dernier n'était pas un bleu, il avait de la bouteille et devait en avoir vu de toute sorte au service de cette ville. Sarah prit sa chope et la leva, puis d'une voie forte.

- " Je lève mon verre pour tout ceux qui défendent les citoyens de Gotham et aux héros de cette ville. "

Un grand nombre de chope de bière se levèrent, puis Sarah visa la sienne d'une traite avant de se diriger vers les toilettes. Les mots qu'avaient prononcés la jeune femme, ne s'adressait nullement au Maire, ni à celui qui représentait aux yeux de certains le protecteur de la ville, ils étaient destinés aux membres de la Police de la Ville et rien qu'à eux.
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MessageSujet: Re: Independance Day [Gotham City Party]   Mer 6 Juil - 18:17

Jim dégustait un homard. Le feu d'artifice pétardait au loin, les cris de la foule se faisaient entendre dans les rues, mais il s'en foutait, il dégustait son homard. Il s'était installé en terrasse dans un petit restaurant gastronomique non loin de l'Hôtel de ville et regardait les gens qui se promenaient, profitant de la fête nationale. Lui, il avait pris sa journée. Il revenait de la réception à l'Hôtel de ville où il avait fait acte de présence le temps de serrer la main aux officiels et était reparti. Il ne voyait pas l'intérêt de passer son 4 juillet avec des gens qu'il n'appréciait pas et à se faire suer. Barbara n'avait pas voulu se joindre à lui, mais il avait quand même décidé de se payer le restaurant et de déguster un homard.

Il remit un peu de sauce au beurre blanc avant de reprendre une bouchée. Il avait faim, étrangement. Pourtant, la nouvelle qu'il avait appris aurait pu couper l'appétit à plus d'un. En effet, il avait profité de son jour de congé pour prendre rendez-vous à l'Hôpital central passer ces foutus examens que lui réclamaient les toubibs. Le dr. Newman avait pris un air grave en lui annonçant la nouvelle :

"C'est un cancer du pancréas. Il n'est pas très avancé mais suffisamment pour nous empêcher d'opérer."

A la question fatidique de Jim concernant le temps qui lui restait, le doc n'avait pas été très convaincant.

"Comment savoir ? Un mois, six mois. Avec le traitement adéquat vous pourrez encore vivre trente voir quarante ans. On ne peut rien affirmer pour le moment. Mais il va falloir que vous ralentissiez votre rythme pour combattre la maladie.

Il en a de bonnes. Comme si quelqu'un allait faire le boulot à ma place. Je laisserai pas tomber cette ville tant que personne d'autre voudra la sortir de ce merdier.

Il était sorti de l'hôpital en se disant qu'il allait devoir serrer des mains sales et ça l'avait écœuré. Tant de criminels arrêtés, de balles évitées ou affrontées et c'était une saloperie de cancer qui devrait l'emporter. Jim n'y croyait pas vraiment. Il affrontait la mort presque toutes les semaines et son espérance de vie était toujours incertaine. Ne sachant pas combien de jours de congé il aurait encore avant le crépuscule final il décida qu'il avait envie d'un homard.

La fête battait son plein, il y avait visiblement de l'agitation. Peut-être même qu'un criminel était en train d'accomplir un forfait horrible. Mais Jim s'en foutait. Il était en congé et dégustait un homard. Dieu que c'était bon !
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MessageSujet: Re: Independance Day [Gotham City Party]   Sam 9 Juil - 17:07

Maximilien était aux anges, tandis que Gotham s'enfonçait dans l'oubli des fêtes, il profitait d'un délicieux repas avec son fils dans le restaurant le Gratte-ciel.

-Heureux que tu aies pu te libéré pour l'occasion, lui fit Chip en découpant une entrée qui était aussi petite que son prix exorbitant laissait prévoir.

-ça fait du bien de se détendre un peu, admit-il en buvant une gorgée de son champagne. J'imagine que le Maire doit faire un discours mémorable.

-Nous aurions pu y aller papa, je suis sûr que la population aurait aimé t'y voir, continua-t-il en prenant une bouchée de son plat.

-Allez écouter les mêmes discours chaque année agrémenté par l'actualité est la dernière chose qui me ferait plaisir un jour d'indépendance Chip. Sharp doit probablement haranguer que Gotham va mal mais que tout est sous contrôle et que tout le monde fait de son mieux, sans forcément dire dans quel but. Là dessus, applaudissement, vivats, acclamations, roulement de tambour et on baisse le rideau.

Un serveur passa près de leur table et constata du néant qui peuplait leur verre. Il leur demanda s'ils désiraient un peu de champagne avant leur plat, mais ils optèrent pour déboucher immédiatement la bouteille de Château Neuf du Pape qui saurait mieux agrémenter leur plat de résistance. Autour d'eux, des connaissances faisaient gazouiller leur fourchette et les cliquetis légers des bagues hors de prix sur les verres en cristal accompagnait l'orchestre classique qui jouait un air fin et léger.

Maximilien soupira d'aise, la vie était parfois faite de tout petit rien. Il bougea légèrement les pieds pour profiter du moelleux de la tapisserie qui ornait la pièce entière. Les lustres reflétaient la lumière du jour sans quelle ne devienne aveuglante et diffusaient ça et là quelques rayons arc-en-ciel.

On déboucha délicatement la bouteille devant eux et le serveur se permit d'en verser un fond dans le verre de Shreck qui n'avait pas encore entamé son entrée. Le magnat dégusta l'échantillon et le jugea délicieusement propre à être servit.

-Crois-tu que tout se passera bien ? demanda finalement son fils en prenant son verre.

-Je crois surtout que nous n'avons rien à perdre à tenter, répondit calmement Maximilien en découpant un petit morceau de fois gras. Si tout se passe mal, ce ne sont pas les portes de secours qui manquent.

Il étala d'un geste habitué le pâté hors de prix sur le toast encore tiède. Il porta à sa bouche ce médaillon qui aurait permit à une famille de Gotham de payer leur facture mensuel d'électricité et le savoura.

-Et si tout se passe bien? s'enquit-il.

-Alors tout se passera bien, ergota le père en s'essuyant la bouche avec une serviette chaude. Note ceci, ton père n'est pas né de la dernière pluie et j'ai bâtit un Empire en sachant à quel moment une affaire devait être lâchée et à quelle moment il fallait donner un coup de collet. Aujourd'hui, Gotham est désespérée, Sharp est un politicien qui ne connaît rien à l'économie, quant aux criminels, ils sont pour la plupart trop occupé à se focaliser sur leurs rivaux pour tenter de traverser les douanes.

Il égaya ses propose d'une gorgée de succulent nectar.

-Vois-tu, les politicien font de mauvais businessmen, mais les businessmen font d'excellent politicien. Pourquoi? C'est une question de moyen. Alors que le politicien ne possède que son bagou, il doit s'entourer d'industriels et de bons payeurs. Son rôle se contente de mobiliser trois neurones, un pour savoir avec qui il doit être ami, un autre pour savoir lire des statistiques, et enfin un troisième pour reproduire ce que ses conseillers lui disent de faire.

-Tu es dur avec la politique.

-Peut-être, mais ça ma toujours permit d'avoir le conseil municipal avec moi.


Un serveur vint enlever leurs assiettes, un autre changea leurs serviettes et un dernier enfin leur apporta leur plat de résistance sur un chariot. Lorsque la cloche se retira, un fumet digne des rêves les plus fous des deux hommes caressa leur narine et déploya leur appétit déjà titillé par une entrée délicieuse.

-Sharp n'est pas aussi bête que tu le crois.

-Je n'ai jamais dis qu'il était bête, je dirais juste qu'il a découvert le pouvoir à la puissance dix par rapport à ce qu'il avait et qu'il finira comme un enfant de dix ans qui décide de s'attaquer avec une fourchette à une prise électrique après avoir remarqué qu'en léchant un pile sa picotait et qu'il aimait ça.


Chip préféra attaquer son plat plutôt que l'image de son père. Son couteau plongea avec une facilité déconcertante dans sa viande qui luisait dans sa sauce au parfum enivrant.

Maximilien porta à sa bouche le morceau qu'il venait lui-même de découper et mordit. Un concerto de saveur vint amuser ses papilles qui déployèrent tous leurs moyens pour le ravir.

-Mais dis-moi, pourquoi fais-tu tout ça?

-Parce que j'aime le pouvoir Chip et que tout moyen qui me permettrait de t'offrir un avenir plus brillant est bon à prendre. J'avoue que je trouve tout ça assez drôle, je crois maîtriser les pièces puis tout d'un coup elles se rebellent, elles vont là où on ne s'en doute pas. C'est le jeu je dirais, mais à partir du moment où on est assez prudent, on ne risque pas grand chose.

A ce moment précis le téléphone de Chip et celui de Maximilien vibrèrent en cœur. Comme si ce fut écrit dans leur gènes, les deux le tirèrent de leur poche ne s'excusant. Tandis que Chip dégaina le sien avec aisance et décrocha avec rapidité, Maximilien l'ouvrit et maudit alors l'inventeur des technologies tactiles. Il sortit ses lunettes, les posa précautionneusement et observa le téléphone comme le faisait un grand-père avec une notice lorsque venait le temps de monter une table en kit. Il appuya sur une touche avec précaution. Celle-ci l'emmena dans un dédale d'imagette soit-disant pratique et le reste de l'écran clignotait stipulant "Appel reçu, appuyez pour décrocher". Il donna une petite tape méthodique et une petit voix sortir du combiné.

Les serveurs voulurent leur demander de quitter la salle pour prendre leur appel, mais le chef du personnel les empêcha de commettre une telle erreur. Les deux raccrochèrent au même moment.

-C'était la secrétaire de Mickael, fit Chip sous le choc.

-C'était Mickael, répondit son père et rangeant son portable. C'était à propos du discours de Sharp j'imagine?

-Oui, l'intervention de Batman surtout.

-Oui,
fit joyeusement Shreck, voilà qui va aider nos affaires. Garçon! débouchez votre meilleure bouteille.
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MessageSujet: Re: Independance Day [Gotham City Party]   Ven 15 Juil - 18:37

Les lunettes de soleil posées sur le nez, un polo à manches courtes au col ouvert et les cheveux ébouriffés, Harry ressemblait à un jeune vacancier. Il avait fait exprès de se laisser pousser une barbe de trois jours pour renforcer cette image légère. A son arrivée, il aurait dû prendre rendez-vous avec le maire, Gordon et un paquet d'officiels. Mais sa venue avait été annoncée pour deux semaines plus tard. Il en profitait donc pour prendre la température. Cette ville était un terrain inconnue. Et malgré ce qu'il avait lu de Gotham, il préférait se méfier des limites que pouvait poser à son champ d'action une ville aussi grande. L’Irak, l'Afghanistan, il s'agissait de terres dévastées par la guerre où les lobbies des droits de l'homme n'avaient pas cours, où nul tribunal ne pouvait restreindre l'action des hommes possédant la volonté de faire bouger les choses. Ce que certains appelaient des zones de non-droit, Harry les voyait comme les terres de tous les possibles.

Au milieu de la foule, il attendait le discours du maire. Celui-ci arriva, entouré de gardes du corps. L'image était surréaliste et Harry comprit que cette ville ne tournait pas rond. Tout ceci ne respirait pas la tranquillité. Le discours commença :

"Hum, mes chers concitoyens, je vous découvre aujourd'hui, en cette date anniversaire de notre indépendance, de notre lutte centenaire pour la liberté et la paix. Il y a plus de 300 ans, nos ancêtres ont repoussé l'occupant anglais loin de leurs terres, osant aller là où personne n'était allé auparavant, osant faire ce que personne n'avait réussi auparavant. Aujourd'hui, si nous nous tournons vers la fête et la bonne chaire, nous ne pouvons oublier que nous, citoyens de Gotham City, devons faire face aux mêmes épreuves. Nous aussi, nous devons combattre l'occupant. Nous aussi, nous devons faire ce que personne avant nous n'a osé accomplir. Et nous devons tenir, comme nos ancêtres ont tenu pour forger ce pays, ce symbole mondial et immortel de la démocratie. Nous devons tenir, et nous tiendrons, nous serons le flambeau dans la nuit, la lumière à même de vaincre les ténèbres représentées dans cette partie de la ville que l'on nomme piteusement Arkham City ! Nous devons tenir, nous tiendrons ! Ce pays est votre pays, et vous le tiendrez !"


Il était fou ! Ce discours était celui d'un illuminé et il n'était rien de plus réconfortant pour Stampeck que de se dire que la ville était peut-être entre les mains d'un fou furieux. Puis le feu d'artifice et la musique commencèrent. Tout ce spectacle était d'un banal. Harry ne put s'empêcher d'avoir un pincement au cœur. Le patriotisme était une chose importante pour lui. Cela avait toujours été ainsi depuis son enfance, depuis que son père l'emmenait le 4 juillet, rares instants partagés avec un homme trop distant.

Un violent tumulte dans la foule l'arracha à sa nostalgie. Une forme venait d'apparaitre dans une ruelle sombre. Une forme de chauve-souris derrière un être étrange. Une superbe prouesse d'effets spéciaux qui scotcha Harry sur place. Un spectacle dans le spectacle, contre le spectacle. Cette guerre me semble terrible ! Un étrange sourire se dessina sur son visage. L'apparition s'évanouit dans la nature pour laisser place à une autre encore plus impressionnante.

Enfin ! Il voyait le visage de sa proie, de celui qui devait lui ouvrir les portes qu'il n'arrivait pas encore à ouvrir. Il n'était pas chasseur et pourtant... Pourtant il comprit tout à coup la fascination de ces hommes qui voulaient ramener le trophée du fauve qu'ils avaient occis. Il était majestueux, effrayent, surhumain. Stampeck était bluffé. Cet homme avait réussi à ne plus en être un. Ce qui les surplombait tous parlait d'une voix démoniaque venue d'ailleurs. Il était un symbole d'horreur et d'admiration en même temps, évoquant à la fois l'espoir et le désespoir. Face à une telle incarnation de la violence, il n'y avait nulle loi. Et en un instant, il avait ridiculisé un maire et une troupe d'hommes armés jusqu'aux dents. En retournant dans l'ombre, la chauve-souris géante laissa Sharp tétanisé, une foule encore sous l'emprise d'u charme qu'il avait lancé et une certitude dans l'esprit de l'agent Harry Stampeck :

Gotham était la ville de tous les possibles !

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