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Ne manquez pas les deux derniers chapitres de Darkwatch, où s'affronteront Le Chevalier Noir et l'Empereur !

Clash of the Warriors & La Révolte

"Lors d'une rafle de la Ligue des Ombres, la Lignée décide d'intervenir et de massacrer les hommes de Ra's Al Ghul. Les habitants, excédés par la situation, décident de se révolter, avec le support de l'Empereur et ses troupes. Le G.C.P.D est dépassé et les justiciers n'ont d'autre choix que s'en mêler, Batman en tête."

(Petit aperçu des évènements en vidéo ici)


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 Déception et humiliation (Vittorio Cuneo)

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Snake

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MessageSujet: Déception et humiliation (Vittorio Cuneo)   Dim 1 Mai - 22:47

"BORDEL DE MERDE !!!!"

Le juron guttural sortant du fond de la gorge de Waylon Jones se fit entendre dans tout l'Hôtel de Ville, en même temps qu'un bruit de fracas faisant référence à une armoire contenant de nombreuses archives officielles de la Mairie.
Il était dix heures du matin. Et cela faisait déjà deux heures que la manifestation quotidienne d'une partie des citoyens de Gotham City avait commencé sur la place de l'hôtel de ville. Si le nombre de manifestants était faible comparé au nombre de citoyens de Gotham City, pour la simple raison que beaucoup devaient travailler plutôt que manifester devant un colosse à la peau de crocodile, ce jour là ce nombre avait grandement augmenté. Quelle était donc la raison d'un tel soulèvement, d'un tel mouvement de masse de la part des citoyens qui jusque là avaient été relativement peu à bouger ? Et bien, c'était simple.
La veille, Waylon Jones avait perdu.
Et il n'avait pas seulement perdu un combat. Il avait perdu le peu de confiance qu'on avait en lui. Il avait perdu l'emprise de terreur qu'il exerçait sur ses sujets et sur les citoyens. Batman, puisque c'était bel et bien lui qui avait vaincu Waylon, avait montré à Gotham City que leur maire n'était pas aussi invincible qu'il disait l'être. Il leur avait montré qu'il pouvait chuter. Et, par dessus tout, il leur avait montré à quel point Waylon était un être bestial, violent, égoïste et intolérant, et plus seulement une pauvre victime du rejet de la société.
Mais pire encore que le combat et que ses sous-fifres, Waylon avait perdu confiance en lui. Depuis son adolescence, il s'était toujours considéré comme le plus fort. Sa puissance représentait sa seule fierté. Et même après ses défaites à Gotham City, il avait continué de penser qu'il était le plus fort. Le combat contre Bane n'avait pas été achevé à cause d'un accident (et, même s'il aurait perdu face à cet adversaire plus dopé que n'importe quel coureur cycliste, il était persuadé du contraire). Et lors de ses défaites contre les justiciers, ils se mettaient toujours à plusieurs contre lui en utilisant des gadgets et de la ruse.
Mais pour ce combat là... Pas de gadgets, pas d'alliés de Batman, pas d'artifices. C'était un combat régulier, celui qu'il avait toujours voulu, celui avec lequel il avait pensé pouvoir se faire un nom à son arrivée à Gotham City. La chance de sa vie de prouver à tous qu'il était le meilleur. Et il avait perdu ?! Après toutes ces années de croissance et d'épreuves, durant lesquelles ses muscles et sa peau s'étaient développés naturellement jusqu'à atteindre un niveau surhumain, il avait pu perdre face à un simple humain ?! Comment pouvait-on seulement l'imaginer ?


"Perdre contre ce misérable VAUX-RIEN !!!!"

Son poing avait accompagné son dernier mot en frappant son bureau sur le côté gauche, qui s'était effondré de ce fait. Puis, il s'assit sur son fauteuil de maire, les bras posés sur ses genoux, la tête baissée, l'air complétement abattu.
Il avait toujours cru être le meilleur, le plus fort. Il avait toujours cru être invincible en combat singulier. Quelle désillusion...


"Comment c'est arrivé, Vitto ?!"

Vittorio Cuneo. Son fidèle bras-droit depuis la prise d'otages à Blackgate. Lui ne l'avait pas lâché. Pas encore. Tout comme Maroni. Mais maintenant que Waylon était au bord du gouffre, sans doute que la famille Maroni allait l'abandonner comme un vulgaire chien sans intérêt. En attendant, Vittorio restait son bras-droit, et il se tenait là, dans son bureau, convoqué par le maire. Waylon releva son visage dépité vers lui.

"Où j'ai merdé, bordel ?!"

Dehors, la foule criait. On réclamait la démission de Jones. On le traitait de monstre. De tueur. De batteur d'enfants. D'homophobe. De profiteur.
On demandait remboursement. On demandait justice. Comme si cela ne suffisait pas, il y avait l'association des défenseurs des homosexuels qui s'était alliée aux manifestants après que Croc ait utilisé l'insulte la plus abjecte pour les désigner en s'adressant à Batman.
Même les policiers manifestaient, au lieu de retenir la foule.

Que pouvait-il faire ? La ville entière s'était liguée contre lui. Il avait trahi les fous et les mafieux en pensant pouvoir gérer le crime une fois son mandat terminé. Il avait trahi les citoyens de Gotham City. Il n'y avait plus que Maroni de son côté. Waylon n'avait pas trahi Maroni, parce que ce dernier avait financé sa campagne, parce que ce dernier continuer de le payer grassement en échange de bons services de la mairie. Il n'y avait plus que Vittorio. Lui trouverait quoi faire. Il avait eu l'idée de réunir les criminels pour passer un pacte avec eux, ce qui avait conduit directement à Arkham City. Il saurait quoi faire.

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MessageSujet: Re: Déception et humiliation (Vittorio Cuneo)   Mar 3 Mai - 11:51

Cela faisait déjà près de dix minutes que Vittorio était entré dans le bureau du maire et durant cette poignée de minutes, Croc ne parvenait toujours pas à contenir sa rage. Le mobilier du bureau qui sert plus à décorer qu’à être utiliser par son actuel propriétaire subit les foudres du gigantesque maire. Vittorio ne parait pas inquiet outre mesure par le comportement bestial de son second employeur et ne décolla pas son regard d’un article de presse même quand une armoire remplie d’archives servit à canaliser la colère de Croc. Ce dernier hurlait avec une force suffisante pour se faire entendre dans tout la mairie sachant qu’une foule en colère protestant dans la rue et plus nombreux que d’habitude provoquait un bruit de fond aisément perceptible malgré l’épaisseur des murs du bâtiment.

Le personnel de la mairie avait, à la demande de Vittorio, acheté plusieurs quotidiens de Gotham qui à présent s’entassait en une petite pile de journaux sur le lourd bureau du maire. Le plus important d’entre eux c’est-à-dire le Gotham Globe, qu’il tenait plié en deux dans sa main gauche, affichait un titre exprimant clairement les événements de la nuit précédente.

Le maire au tapis
Killer Croc ressurgi
t

Un combat régulier avait eu lieu entre Batman et le maire Waylon Jones. Leur duel aussi bien verbal que physique avait été retransmis par un grand nombre de chaînes télévisées et par quelques radios locales, des centaines de milliers de personnes avaient vu le titanesque affrontement entre le bien et le mal bien que l’attribution de ces rôles soient sujets à controverses : le "gentil" criminel repenti Waylon Jones qui représenta le porte flambeau d’une mairie antihéros qui font leur propre justice contre le "méchant" Chevalier Noir dit Batman devenu hors-la-loi pour avoir été la source de l’apparition des tarés d’Arkham. Une rixe que chaque citoyen de Gotham attendait avec impatience surtout dû à la surmédiatisation de l’entrainement intensif du maire. Cette nuit là, Vittorio était occupé à gérer la sécurité du restaurant de Salvatore Maroni mais écouta la voix surexcitée du speaker à la radio qui commenta chaque parole, chaque geste symbolique et chaque attaque avec une ferveur quasi religieuse. Une erreur ou plutôt une monumentale catastrophe se produisit lorsque le maire perdit le contrôle de lui-même en lançant des obscénités digne de son ancien alter-égo : Killer Croc. Devant tout Gotham, Waylon Jones montra sa véritable nature bestiale et indubitablement provoqua un soulèvement collectif.

"Perdre contre ce misérable VAUX-RIEN !!!!"

L’homme de main de Maroni porta son mug, remplie d’un café extrêmement corsé et contenant quatre sucres, à ses lèvres en lisant les critiques du journal à l’encontre du maire. Depuis quelques mois et en raison de son double emploie, Vittorio travaille presque sans interruption. Son premier travail, celui de garde du corps de Salvatore Maroni dit "Le Boss", consiste à se charger de la sécurité de ce parrain de la mafia et de ses biens immobiliers, donner des baffes à un mauvais payeur, liquider quelqu’un, se débarrasser d’un cadavre, faire oui de la tête quand Maroni dit quelque chose et faire semblant de sourire quand ce dernier fait une blague. Quant au second, celui de conseiller municipal, nécessite qu’il donne son avis "impartial" d’une situation, dire ce que Maroni désire, trouver des solutions lorsque le cerveau reptilien du maire fait chou blanc et panser les dégâts de ce dernier lors d’une brève apparition devant les caméras débarquant à la mairie. Sur ce dernier point, Vittorio se débrouillait plus qu’honorablement. Peut-être est-ce dû à son humanité physique qui dénote complètement de celle de Waylon Jones ou par ses commentaires encourageants bien qu’énoncer sans convictions. Il ment bien, talent que doit avoir tout criminel qui se respecte. Désormais même une brève allocution télévisée devant la prestigieuse mairie ne suffira pas à calmer les foules en colère. Croc a involontairement mais formidablement bien montré qu’il est effectivement un monstre et en cela les insurgés ne se privent pas de le scander.

"Comment c'est arrivé, Vitto ?!"


Le mafioso leva ses yeux mi-clos marqués par de profondes cernes sur son second patron. La fatigue est constamment présente que seules de nombreuses tasses de café et quelques médicaments arrivaient à le faire tenir debout et avec un semblant d’activité cérébrale. Dire qu’il avait promis à son père mourant qu’il ne toucherait à aucune drogue ! Bon…ce ne sont que des drogues mineures après tout, il finira par retrouver son indépendance à ces substances dès que Croc retournera croupir dans les eaux stagnantes des égouts. Il regarda Croc d’un air las, ce dernier semblait s’être calmé après avoir imprimé son poing dans le bois du bureau. Comment être physiquement et mentalement en pleine forme avec deux personnes, Maroni et Croc, qui se comportent comme des enfants de six ans trop gâtés. Vittorio est en réalité une nounou qui ne peut dire non aux caprices de ces enfants cruels et qui doit réparés chacune de leurs bêtises sans protester.

« Et bien…je suppose qu’il s’agit d’une suite d’événements sans importances qui ont provoqués cette…finalité. »

Le mot défaite aurait certainement remit Croc en colère. Par chance le maire, un Godzilla en costume cravate, sembla ravagé par le désespoir. Pour un adule sur le point de s’écrouler à terre par manque de sommeil, c’est moralement plus facile à supporter. Croc montra une facette très rare de sa personnalité, celle d’un homme près à fondre en larmes. Sa prestation théâtrale sur son enfance lors des élections n’est en rien comparable à ce que Vittorio voir devant lui. Avant il n’avait rien à perdre alors que maintenant que tout le monde le considère comme un être humain, ce n’est plus le cas, qu’il s’est forgé une réputation et carrière honorable, savoir qu’il va perdre tout ce qu’il a désiré de posséder doit être une épreuve trop dure à supporter. Il y a fort probablement de lointains souvenirs d’enfance qui remonte à la surface alors qu’il aurait préféré ne plus penser. Son cerveau somnolent transforma sa compassion envers lui en de l’indifférence.

"Où j'ai merdé, bordel ?!"

Après quelques secondes où l’information remonta dans son cerveau, Vittorio Cuneo le mafioso sous caféine tenta de trouver une explication à cette question existentielle.

« Nous avons tous un point faible physique et moral. Si le combat d’hier n’a pas été en votre faveur c’est parce que Batman a touché une corde sensible. C’est la seule explication. Normalement vous auriez dû gagner mais vu que vous étiez bouleversé par ses propos…vous étiez déconcentré. Tout simplement. »

Une bouteille en verre se brisa contre le bâtiment accompagné par un bref regain de fureur dans les cris de la foule. Fatigué, Vittorio se laissa tomber sur l’une des chaises pour invités devant le bureau.

« Hum…il doit être encore possible de rassurer les citoyens en présentant vos excuses pour ce que vous avez dit. Si vous argumentez sur le fait que l’émotion vous forcez à dire des choses que vous ne pensiez pas, je crois que cela devrait apaiser Gotham. Un peu. »

Un manifestant dehors, équipé d’un mégaphone, hurla :

« Dégage loser !! On veut plus de toi ! »

« Par contre j’ignore comment…redonner de la confiance aux citoyens après l'issu du combat... »
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Snake

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MessageSujet: Re: Déception et humiliation (Vittorio Cuneo)   Ven 6 Mai - 23:52

« Nous avons tous un point faible physique et moral. Si le combat d’hier n’a pas été en votre faveur c’est parce que Batman a touché une corde sensible. C’est la seule explication. Normalement vous auriez dû gagner mais vu que vous étiez bouleversé par ses propos…vous étiez déconcentré. Tout simplement. »

Vittorio avait raison. Croc était beaucoup plus fort que Batman, et s'il avait perdu, c'était parce que les paroles du soi-disant justicier avaient été bien plus blessantes que ses attaques physiques. Waylon avait pensé amener Batman à sauter dans la gueule du loup, mais il s'était trompé. C'était en réalité lui qui avait foulé le sol de Batman, le combat s'était déroulé chez Batman, dans sa ville, qu'il connaissait par coeur, dont il connaissait les citoyens. Et il savait manipuler les foules et faire des entrées réussies en éblouissant tout le monde. Cela n'avait pas été difficile pour lui de mettre en sa faveur l'opinion du public. Waylon, quant à lui, n'avait jamais été à l'aise devant une foule, à cause de son complexe d'apparence. Sa misanthropie alliée à sa paranoïa et son état psychologique instable faisaient qu'il pouvait rentrer dans une rage folle en croyant que tout le monde se moquait de lui, même lorsque c'était à peine le cas. Il avait d'ailleurs failli succomber à la folie à cause des paroles de Batman, et il n'en aurait pas fallu beaucoup plus pour que Killer Croc, enragé, se mette à s'attaquer aux innocents citoyens qui regardaient le combat. Heureusement, Batman s'était arrêté à temps, et le mandat de Waylon Jones lui avait permis de le calmer durant plusieurs mois très important. On l'avait considéré comme un homme, il avait obtenu la gloire, la richesse et des femmes, et c'était tout ce qu'il avait demandé. Cela lui avait permis de rester calme, de rester humain et de ne pas rechuter. Les quelques pulsions de violence qu'il avait eues en tant que Maire, il les avait défoulées en s'attaquant à des criminels durant les grandes opérations orchestrées par le commissaire Gordon.

Mais maintenant qu'il était arrivé pratiquement au sommet, maintenant qu'il se faisait appeler King Croc, tout perdre était une épreuve bien trop difficile à surmonter. Il avait perdu contre Batman, et tout le monde l'avait vu. Plus jamais on ne le prendrait au sérieux. Il ne pourrait plus jamais se sentir comme l'être le plus puissant de Gotham, tant qu'il n'aurait pas vaincu Batman. Ou alors, peut-être devait-il l'affronter dans un autre domaine que le combat singulier ? Sûrement pas à Questions pour un Champion, en tout cas. Non, s'il y avait bien un domaine où Croc était le meilleur, hormis le bras de fer, c'était bien le combat au corps-à-corps. Batman aurait perdu s'il ne l'avait pas blessé verbalement. La prochaine fois, Batman aura du ruban adhésif sur la bouche, et Waylon vaincrait. Il en était persuadé.

Le bruit de fracas d'une bouteille contre la façade de l'Hôtel de Ville arrache Waylon de ses pensées. Ce dernier se leva brusquement et marcha vers la fenêtre d'un pas déterminé pour fixer la foule qui l'attendait en bas.


"Des insectes..." marmonna Waylon pour lui-même.

« Hum…il doit être encore possible de rassurer les citoyens en présentant vos excuses pour ce que vous avez dit. Si vous argumentez sur le fait que l’émotion vous forcez à dire des choses que vous ne pensiez pas, je crois que cela devrait apaiser Gotham. Un peu. "

S'excuser ?

"M'excuser ?! Jamais ! "

Et puis quoi encore ? Il ne supportait déjà pas la défaite face à Batman, il n'allait pas en plus se rabaisser à ça. Après tout, il était...

"Je suis King Croc, nom de dieu ! J'vais pas m'excuser devant une bande de misérables insectes !"

Il frappa le dessous de son poing contre la vitre avec une force modérée. La fenêtre se fissura à l'impact du coup. C'est alors qu'il entendit un type au mégaphone :

« Dégage loser !! On veut plus de toi ! »

Vittorio ajouta aussitôt :

« Par contre j’ignore comment…redonner de la confiance aux citoyens après l'issu du combat... »

Waylon continuait de tourner le dos à son conseiller, fixant la foule par la fenêtre désormais fissurée.

"Ben j'vais t'en donner du combat, moi, tu vas voir... C'est à eux d's'excuser ! Ils doivent m'implorer à genoux, ces êtres faibles et pitoyables ! Ils vivent parce que j'ai décidé d'pas les tuer ! Mais j'peux les forcer à m'supplier, ces minables ! Et enfin, quand ils s'ront à genoux d'vant moi avec les larmes aux yeux, me demandant de leur laisser leur putain de vie sauve, ils sauront qui j'suis ! Ils sauront que c'est King Croc qui contrôle tout Gotham, et Batman ne peut rien y faire !!!"

Il donna un coup de poing dans la fenêtre, terminant d'éclater celle-ci en des milliers de morceaux de verre, pour accompagner sa phrase.
C'est alors que l'un de ses sbires entra à l'improviste dans son bureau.


"Monsieur le Maire... Je... Je dois v-vous avertir que... Mademoiselle Alicia... Elle est... Elle... Elle m'a dit de vous dire que... que... qu'elle vous qu-quittait, m-monsieur..."

Waylon se tourna lentement vers son homme, le fixant de son regard pénétrant qui vous glaçait le sang. Il s'agissait d'une escort-girl qui sortait avec Jones depuis quelques semaines déjà, principalement intéressée par son argent et son pouvoir.

"Et bien qu'elle se barre, la garce ! Et qu'elle dise adieu à tout l'fric que j'lui donne ! J'ai jamais eu b'soin d'cette pute, t'façon ! Croc a b'soin d'personne ! "

Trop énervé pour se soucier d'une femme. De toutes façons, c'était juste un sex toy qu'il s'efforçait de ne pas dévorer, pour lui. Il se retourna alors de nouveau devant la foule, la balayant du regard, puis tapa son poing contre sa main gauche.

"Bon, Vitto... Ils sont combien ? 500 ? 1000 ? 10 000 ? J'peux tous me les faire ! J'vais les écraser un par un et ils verront qui ils doivent respecter !"

Il tourna une fois de plus le dos à la fenêtre, et chercha du regard un meuble. Avec trois étagères renversées et la pièce sans dessus-dessous, il n'y avait que le Jacuzzi qu'il avait fait aménager dans son bureau qui était encore intacte. Il se dirigea vers l'un des meubles qu'il avait déjà saccagé, et souleva ce qu'il en restait au dessus de sa tête. Il retourna alors près de la fenêtre, et balança le meuble en plein dans la foule.

"Prenez-ça bande de larves !"
s'exclama t-il principalement pour lui-même car pas assez fort pour que la foule puisse l'entendre.

Il se rapprocha alors de la fenêtre de nouveau, et posa son pied sur le rebord tout en passant sa tête de façon à ce que tout le monde puisse le voir.

"On va voir si vous êtes aussi courageux en face de moi, sales vermines ! J'vais descendre et j'vais v'nir vous botter l'cul, tas d'cons ! Je suis King Croc !!! Et personne ne s'oppose à moi ! PERSONNE !!!!! " avait-il hurlé de sa voix rauque à l'attention des manifestants.

Cette fois-ci, plus d'excuses. Plus aucun regret. Il fallait aller de l'avant. S'il ne pouvait plus contenir la foule par le mensonge et la terreur, il la ferait par la force. Il fallait leur remettre les idées en place à ces esclaves de Batman. Si Batman pensait qu'il allait respecter sa part du contrat et déclarer à la télévision qu'il le laisserait tranquille, il pouvait se fourrer le doigt dans l'oeil bien profondément. Et si les gens pensaient qu'il allait démissionner, ils pouvaient carrément changer de ville. C'était sa ville. Il en était le roi. Et il ne laisserait personne lui prendre sa place ou l'éjecter.

Il s'éloigna de la fenêtre après cette menace. Bien que les gens s'étaient écartés en voyant le meuble tombait, la foule était tellement dense qu'au moins deux personnes avaient dû se faire écraser et en étaient sûrement mortes. Peu importe. Personne ne pouvait l'arrêter. Il était King Croc. Et cette ville, ce n'était plus Gotham City, ça n'allait pas devenir Arkham City, c'était juste simplement Croc City, pour toujours, et à jamais !


"Allez, viens, Vitto ! On va leur donner une bonne leçon à ces abrutis !"

Oui, Croc comptait réellement affronter tous les manifestants à mains nues... Ils avaient beau être plusieurs milliers, il avait beau avoir perdu la veille contre un seul homme, plus rien ne l'effrayait plus que perdre sa place actuelle. Il se dirigea d'un pas déterminé vers l'ascenseur en passant à côté de son conseiller.

"J'peux tous me les faire mais j'vais t'en laisser quelques uns pour qu'tu t'amuses !"

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Dernière édition par Killer Croc le Sam 14 Mai - 13:20, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Déception et humiliation (Vittorio Cuneo)   Ven 13 Mai - 14:05

"Ben j'vais t'en donner du combat, moi, tu vas voir... C'est à eux d's'excuser ! Ils doivent m'implorer à genoux, ces êtres faibles et pitoyables ! Ils vivent parce que j'ai décidé d'pas les tuer ! Mais j'peux les forcer à m'supplier, ces minables ! Et enfin, quand ils s'ront à genoux d'vant moi avec les larmes aux yeux, me demandant de leur laisser leur putain de vie sauve, ils sauront qui j'suis ! Ils sauront que c'est King Croc qui contrôle tout Gotham, et Batman ne peut rien y faire !!!"

Vittorio eut l’impression d’avoir mal entendu et se secoua doucement la tête pour se réveiller. Il vit le gigantesque maire écailleux fixer par la fenêtre la foule en colère, son regard remplie d’amertume et de rage dégageait encore plus d’hostilité en voyant les citoyens manifester rendant sa défaite encore plus amère. Un employé de la mairie, visiblement celui ayant tiré la plus courte paille, entra avec regret dans le bureau accueillant les deux colosses. Le pauvre homme tremblait de peur devant le monstre vert en costume cravate et se tassait sur lui-même pour se faire le plus petit, le plus insignifiant possible comme si son seul et dernier espoir était de disparaître. Il annonça en bégayant la rupture unilatérale de la compagne de Croc. Alors que Croc le foudroya du regard, celui de l’employé chercha un quelconque réconfort auprès du mafioso-conseiller. Par chance seul des injures émanèrent du maire.

Vittorio vida le reste de son mug et regarda le fond du récipient en se demandant s’il avait eu sa dose. Alors qu’il jaugeait la décision de s’en resservir une autre, Croc eut une idée, pas une bonne idée mais une idée quand même.

"Bon, Vitto... Ils sont combien ? 500 ? 1000 ? 10 000 ? J'peux tous me les faire ! J'vais les écraser un par un et ils verront qui ils doivent respecter !"

« Qu…quoi ? »

Non…il ne compte quand même pas tous les attaquer ? L’inquiétude grandit en Vittorio et déposa journal et mug vide sur le bureau brisé. Il observa sans rien dire les déplacements lourds de Croc dans la pièce qui s’empara d’un meuble cassé qu’il projeta avec fureur dehors. C’est à cet instant que le conseiller du maire d’origine italienne sentit la fin du mandat arriver au galop. Toutes ces longues journées à donner des conseils au saurien, lui dire de se calmer et réparer ses quelques écarts de langages et de comportements en faisant quelques commentaires à la presse massé devant l’illustre monument municipal. Cuneo sentit un puissant étau se refermer autour de lui en sachant que tous ces efforts sont sur le point de partir en fumée à cause du tempérament explosif de son second employeur. Il refusa intérieurement de voir ce capital auquel il a tellement investit se finir ainsi et refusa même d’y croire. Il vit Croc s’époumoner à hurler sa rage à face du monde. Contrairement à Croc qui finit par bâillonner la raison pour laisser libre cours à ses émotions bestiales en raison du cumul trop important d’échecs, Vittorio se laissa submerger par les émotions qu’on chaque homme qui voit ses efforts réduits à néant.

"Allez, viens, Vitto ! On va leur donner une bonne leçon à ces abrutis !"

Croc passa devant lui d’un air résolu alors que l’américano-italien secoua négativement la tête en se disant qu’il est en train de faire un mauvais rêve et murmura pour lui-même un quasi inaudible :

« Non non non non non … »

"J'peux tous me les faire mais j'vais t'en laisser quelques uns pour qu'tu t'amuses !"

« NON ! » éclata t-il en s’avançant à grand pas de l’énorme paquet de nerfs

En étant derrière lui, il posa sa large main sur l’épaule noueuse de l’autoproclamé King Croc.

« C’est…une très mauvaise idée. Ce que vous voulez faire c’est instaurer une dictature mais les dictatures qui marchent avaient l’appui de l’armée, de la police et même parfois du peuple ! Ici vous n’avez personne ! Vous allez jeter les citoyens de Gotham dans les bras de Batman en agissant ainsi. »

Vittorio se mit face à lui en conservant sa main posé sur son épaule et le regard avec un regard compassionnel voire implorant.

« Laisser moi me charger de ça, d’accord ? Je vais contacter des amis. On va tenter de remettre de l’ordre en remettant la police entre vos mains. Mes contacts se déguiseront en casseur et attaqueront la police. Ils seront forcés de disperser la foule. »

Il quitta le regard pénétrant de Croc tout en gardant sa main sur lui pour composer un numéro sur son portable.

« Bon…tout va bien aller. Reposez-vous en attendant. Vous n’êtes pas en état de faire quoi que ce soit qui… »

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MessageSujet: Re: Déception et humiliation (Vittorio Cuneo)   Lun 16 Mai - 1:26

Waylon s'arrêta lorsque la main du géant se posa sur son épaule dans un geste qui se voulait probablement amical et rassurant. Les yeux à pupilles ovales du saurien fixèrent cette main posée sur son épaule, après qu'il se soit tourné de moitié vers Vittorio. Il l'avait touché, et Waylon détestait qu'un homme le touche, quelque soit l'endroit. Les mafieux italiens avaient souvent de nombreux contacts physiques, ils se prenaient dans les bras pour se saluer lorsqu'ils étaient proches par exemple. Mais Waylon, il ne supportait pas ça. Probablement parce qu'il n'était pas habitué à avoir ce genre de contacts, qu'il avait toujours été habitué à être seul et à ne recevoir aucune preuve d'affection.


« C’est…une très mauvaise idée. Ce que vous voulez faire c’est instaurer une dictature mais les dictatures qui marchent avaient l’appui de l’armée, de la police et même parfois du peuple ! Ici vous n’avez personne ! Vous allez jeter les citoyens de Gotham dans les bras de Batman en agissant ainsi. Laisser moi me charger de ça, d’accord ? Je vais contacter des amis. On va tenter de remettre de l’ordre en remettant la police entre vos mains. Mes contacts se déguiseront en casseur et attaqueront la police. Ils seront forcés de disperser la foule.»


Le maire haussa un sourcil, le regardant d'un air suspicieux. La police ? Il n'avait pas besoin de la police ! Il était plus fort que la police ! King Croc n'avait besoin de personne ! Après tout, il s'était toujours débrouillé seul depuis son enfance. Vitto, Vitto, Vitto... Il avait toujours eu de bons conseils. Il parvenait bien à faire que Waylon rattrape ses gaffes. Il défendait bien les faveurs de Maroni également, sans que le maire ne s'en rende vraiment compte. Il considérait Vittorio comme son bras-droit, et même plus, comme un ami, tout comme Maroni. Ils l'avaient respecté, et cela avait été suffisamment rare dans la vie de Waylon pour qu'il y accorde une grande importance. Mais là, il semblait au maire que son bras-droit avait perdu les pédales ! Alors qu'en réalité, il était le seul qui avait toute sa raison ici.
Cependant, la proposition de Vittorio le poussa à réfléchir. C'était vrai qu'ils étaient beaucoup, dehors. Même si ce n'était que des fourmis, une armée de fourmis pouvaient faire des dégâts sur des adversaires bien plus colossaux par la supériorité numérique. Cependant, la dernière phrase de l'italien mit le maire hors de lui.


« Bon…tout va bien aller. Reposez-vous en attendant. Vous n’êtes pas en état de faire quoi que ce soit qui… »

Le revers de la main du colosse aux écailles percuta violemment la main tenant le portable de Cuneo, ce qui le força à lâcher ce dernier brusquement. Le portable se fracassa sur le sol à cause de la violence du geste, et Croc s'exclama d'un ton énervé :

"Me reposer ?! Alors qu'on m'insulte dehors ?! Sûrement pas !!! Je me suis remis du combat contre Batman !"

C'était la fierté qui parlait à sa place. Il ne pouvait pas laisser ces misérables vaux-rien l'insulter, l'offenser, sans rien faire. C'était son problème. Il ne pouvait pas non plus laisser son bras-droit tout gérer à sa place. Il devait régler ses problèmes seul.
Il repoussa la main de Vittorio posée sur son épaule, d'un geste du bras brusque, ça faisait un moment que ça le démangeait. C'est alors qu'un coup de téléphone sonna, il s'agissait du téléphone posé sur son bureau. Il se dirigea lentement vers ce dernier et décrocha violemment.


"Allo !!!"
s'exclama t-il, agacé.

"Heu... Monsieur le maire... Les manifestants demandent à vous voir... Nous avons exceptionnellement fermé les portes de la Mairie mais... Ils menacent de forcer l'entrée si vous ne descendez pas..."

Il s'agissait d'une secrétaire située au rez-de-chaussée, elle regardait la foule amassée derrière les grandes portes du bâtiment à l'architecture gothique.

"Combien sont-ils ???"

"Heu.... Selon nos informations... Ils seraient environ 300 000, monsieur."

Waylon soupira longuement. Trois-cent mille personnes entassées sur tout le Gotham Plaza et les rues alentours, prêtes à forcer l'entrée de la Mairie, ça faisait beaucoup quand même. Trois-cent milles patates à distribuer les unes après les autres, ça n'était pas rien, ça demandait de l'énergie et du temps. Son idée d'aller combattre la foule à mains nues n'était peut-être pas des plus brillantes finalement. Il regarda Cuneo dans les yeux quelques secondes.

"..... Ils sont en colère après ce que vous avez fait, monsieur le Maire... Que doit-on faire ?"

"Ne les laisse pas rentrer. "

"Mais... S'ils forcent l'entrée ? "

"Retiens-les !"

"C...Comment ?"

Waylon raccrocha le téléphone. La secrétaire avait peur pour sa propre vie : si les manifestants ne voyaient pas leur maire après ce qu'il avait fait, s'ils étaient obligés de forcer le passage pour le dénicher, ils dévasteraient tout. Une foule d'humains en colère pouvait orchestrer les pires choses. Il pouvait y avoir des morts. Mais ça, Waylon s'en fichait bien.
Il replongea son regard dans celui de Vittorio. Et après un silence, il affirma calmement :


"J'appelle Maroni."

Il composa le numéro du parrain de la pègre et porta le téléphone à son oreille. Il fallait lui demander d'intervenir. Maroni enverrait ses hommes, armés de fusils d'assaut, et ils tireraient sur la foule. Vittorio s'était trompé. Waylon n'avait pas la police de son côté, mais il avait encore Maroni. Et sa petite armée personnelle suffirait à se débarrasser de la foule de gêneurs qui nuisaient à son règne.

"Allo, Maroni ?.... C'est Croc. Ramène tes hommes à la mairie illico, y a tout un tas d'emmerdeur d'vant chez moi, faut qu'tu m'en débarrasses !" s'exclama t-il.


[HRP : j'ai déjà tout arrangé avec Maroni en Mp, normalement il devrait passer juste le temps du coup de fil, peut-être t'en a t-il déjà parlé ?]

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MessageSujet: Re: Déception et humiliation (Vittorio Cuneo)   Lun 16 Mai - 14:16


C'était une vrai nouba. Carmelo Figlia expliqua qu'il faisaient la fête parce qu'ils venaient "d'acheter Quincy Sharp" un politicien en vue qui ne manquerait pas de se présenter à la cour suprême l'année prochaine ou bien à la tête du puissant syndicat des teamsters, voir même pour succéder à Waylon Jones à la fin de son mandat municipal. Francesco Russotti s'esclaffa et le fit taire. Frank Cerrito faisait griller un cochon en broche sur la terrasse du palace du centre ville où ils se trouvaient.

Des régiments de larbins et de calls-girls. Des délégué de la convention du parti républicain pour la nouvelle élection sénatoriale. 3 bars et un buffet long d'1 kilomètre. Salvatore Maroni circulait. L'appartement était plus grand qu'un stade de baseball. En passant d'une pièce à l'autre, il s'était perdus 2 fois. Il serra la main à un malfrat qui s'était fait coincer pour escroquerie par le sergent Harvey Bullock. Un essaim de prostitué passa devant lui. Carmelo Figlia, parrain du district sud de Gotham passa près de lui, une femme à son bras. Frank Cerrito parrain venus de Metropolis passa près de lui en tapotant sa montre. Maroni saisit au vol "bureau" et "5 minutes".

Maroni circulait, un remue-ménage se produisit. Des flammes jaillies d'un grill mirent le feu à des rideaux. Un larbin noya le début d'incendie à l'aide d'une bouteille d'eau de Seltz et récolta des applaudissement enthousiastes. Une call-girl amena Maroni au bureau. Carmello, Francesco et Frank y étaient déjà installés. Les murs étaient couverts de panneaux en contreplaqué. Une frise photographique montrait Carmello jouant au golf avec le pape Benoît XVI. Oui les ritals sont catholiques et pas protestant, et ça même aux USA. La call-girl éclipsa. Maroni s'assit. Carmello demanda:

"Le croco a bien reçut le pognon?"

"Oui et il a aussi insulter Batman à cause de la raclée qu'il s'est prise"

Francesco s'esclaffa.

"Sur ce point, il a absolument raison."

Frank Cerrito dit:

"Je me méfie, Jones a une position trop laxiste sur le chaos social"

Carmello ajouta:

"Tu l'as trouvé où ce maire Maroni? J'avais déjà entendus parler d'un Waylon Jones. Il était issu du mouvement ouvrier et payson du Minnesota. ça serait pas lui des fois?"

Francesco but une gorgée de Galliano:

"Roland Daguett, raconte nous ses dernières et ses meilleures"

"Il veut s'acheter le casino d'Arkham City, je lui ai dis que c'était pas possible, le Pingouin, Black Mask, Great White Shark, le Ventriloque et moi-même avons des parts. Aucun ne voudra les vendres, déjà qu'on a violé les lois antitrust en investissant la dedans, surtout que désormais le casino est en plein Arkham City."


Cirreto prit une gorgée d'un cognac hors d'âge:

"Ces enfoirés du département de la justice..."

Francesco avala un peu de Galliano:

"Oui mais Killer Croc ne fera sans doute rien d'ici la fin de son mandat et je dois dire que notre Quincy Sharp ne laissera pas ce genre de chose nous entraver"

Carmello dégusta son anisette:

"Il n'a pas tenus longtemps, il risque de se faire descendre par pas mal de monde"

Maroni hocha la tête.

"On a eut ce qu'on voulait de lui, la question c'est comment assurer sa sortie en douceur?"

Cerrito passa au Drambuie:

"Les registres de la caisse de retraite du syndicat des camionneurs, maintenant que Croc a viré les procureurs qui nous harcelaient la dessus, on peu recommencer à blanchir notre pognon. Que se passe-t-il de se côté là?"

"Je veux corrompre une banque ou un organisme de prêt, afin qu'il puisse réaliser un bénéfice marginal et servir aussi de couverture au blanchiment. La seule banque qui ne soit pas surveillé par Gordon c'est celle très officieuse du Pingouin dans Arkham City. Depuis l'Iceberg Lounge, il fait beaucoup dans l'usure, les prêt, la bourse et toutes les conneries financières impossibles et imaginables."

Carmello secoua la tête

"Je n'aime pas traiter des affaires avec le gros volatile"

Francesco secoua la tête

"Il nous a trahit trop facilement par le passé"

Cirretto secoua la tête

"Il a entubé tout le monde dans cette ville de toute façon"

Carmello prit une gorgée d'anisette

"C'est comme Croc, un monstre, il est pas fiable"

Ciretto attrapa une branche de céleri et la trempa dans sa boisson avant de la croquer

Le téléphone portable de Maroni sonna. Ille prit et le posa sur le bureau avant d'enclencher le haut parleur, lui et les autres parrains attendaient un coup de fil important de la part d'un proc corrompus, mais ce n'était pas lui qui appelait, avec surprise ils entendirent:

"Allo, Maroni ?.... C'est Croc. Ramène tes hommes à la mairie illico, y a tout un tas d'emmerdeur d'vant chez moi, faut qu'tu m'en débarrasses !"

Carmello s'étrangla, Francesco s'étrangla, Ciretto s'étrangla. Maroni soupira. Des regards s'échangèrent dans les 4 directions, ils parlèrent tout haut, Croc pu entendre toutes les conversations:

"Il nous donne des ordres maintenant? Ce sous-hommes? Cette bête immonde?"

"Il est pas foutus de se débarrasser tout seul de ses ennemis? Il sert à rien en fait, on aurait du élire Batman comme maire, après tout il l'a défoncé en combat"

"Dernière fois qu'on aide une attraction de cirque à devenir maire"

"Désolé Mr Jones, on a financé votre campagne politique, on a truqué quelques salles de votes pour faire pencher la balance, on a graissé la patte a pas mal de monde pour fermer les yeux, une fois maire, vous nous avez rendus service, en échange on vous a largué pas mal de pognon tous les mois. Mais si vous n'êtes pas foutus de vous maintenir au pouvoir, on ne peut rien faire. Les affaires sont les affaires, je suis désolé Mr Jones. Et puis merde, pourquoi je t'appelle Mr Jones moi? C'est vrai je t'ai toujours vouvoyé et appelé Monsieur. Je suis le seul à le faire dans cette foutus ville. Personne ne te respecte, même Baby-Doll elle t'appelle par ton prénom, mais pourquoi j'ai perdus mon temps avec tout ça? T'as perdus contre Batman, 2 fois! contre Nightwing et même contre ce type avec une batte de Baseball, t'as juste été capable de défoncer ce mec avec sa matraque et encore, c'est parce qu'il s'est suicidé! Tu sais quoi Croc? Tu sert à rien! Retourne dans les égouts!"

Maroni raccrocha. Carmello esquiva une révérence, Francesco applaudit et Ciretto agita sa branche de céleri.

"Et merde, Vitto est peut être avec lui en ce moment, il risque de s'en prendre plein la tronche parce que l'autre va avoir besoin de passer ses nerfs sur le premier rital venus. Bon voilà la suite de l'affaire:

1) Croc massacre la foule qui le harcèle, il gagne mais se retrouve taxé de crime contre l'humanité, il fuit de la mairie et se planque dans les égouts pour éviter que Batman ne vienne le chercher pour un round 3

2) Croc se fait défoncer par la foule, il se fait capturer et se fait incarcérer dans Arkham City. Là il se planque dans les égouts parce que toutes les habitations sont prises et qu'il ne reste plus rien pour lui.

3) Croc se barre comme un voleur par une fenêtre de la mairie pour éviter la foule, il se planque dans les égouts pour échapper à la fureur populaire.

Dans tous les cas ça revient au même"





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MessageSujet: Re: Déception et humiliation (Vittorio Cuneo)   Lun 16 Mai - 23:40

Waylon entendit plusieurs personnes parler, Maroni n'était pas seul. A la première phrase qu'il entendit, il pensa être en train de délirer, d'avoir entendu quelque chose qu'il avait imaginé à cause de toute la pression qu'il avait sur ses épaules. Puis une autre phrase vexante se fit entendre de la voix d'un type qu'il ne connaissait pas. Waylon eut le regard vide l'espace d'un instant, et resta bouche-bée. Lorsqu'enfin la voix de Maroni se fit entendre, les pensées de Waylon se chamboulèrent et il avait l'impression de chuter dans les abysses de plus en plus rapidement.

"Désolé Mr Jones, on a financé votre campagne politique, on a truqué quelques salles de votes pour faire pencher la balance, on a graissé la patte a pas mal de monde pour fermer les yeux, une fois maire, vous nous avez rendus service, en échange on vous a largué pas mal de pognon tous les mois. Mais si vous n'êtes pas foutus de vous maintenir au pouvoir, on ne peut rien faire. Les affaires sont les affaires, je suis désolé Mr Jones. Et puis merde, pourquoi je t'appelle Mr Jones moi? C'est vrai je t'ai toujours vouvoyé et appelé Monsieur. Je suis le seul à le faire dans cette foutus ville. Personne ne te respecte, même Baby-Doll elle t'appelle par ton prénom, mais pourquoi j'ai perdus mon temps avec tout ça? T'as perdus contre Batman, 2 fois! contre Nightwing et même contre ce type avec une batte de Baseball, t'as juste été capable de défoncer ce mec avec sa matraque et encore, c'est parce qu'il s'est suicidé! Tu sais quoi Croc? Tu sert à rien! Retourne dans les égouts!"

Le début commençait bien, poli, compréhensif, Jones écouta calmement. Puis lorsqu'il commença à lui manquer de respect en le tutoyant et en l'appelant Croc, il fronça des sourcils et sentit une fureur et une haine montaient petit à petit en lui. Au fur et à mesure que Maroni débitait des insanités vexantes, la main de Croc qui tenait le téléphone se mit à trembler sous la fureur, puis tout son bras. Lorsqu'il eut fini, Croc explosa :

"ME MANQUE PAS D'RESPECT SALE FILS DE P*** !!!!!"
hurla t-il dans le téléphone à l'encontre de celui qui l'avait trahis.

"Qui t'es pour m'parler comme ça, hein ?! Qui t'es ?! Un p'tit mafioso de m**** qui s'croit important ?! Moi, JE suis KING CROC !!! Tu m'dois le respect !!! C'est moi qui ai placé tes hommes à la Mairie !!! J'ai tout fait pour toi, Maroni !!! Va t'faire foutre sale rital de m****!!!"

Il avait crié tellement fort dans sa fureur qu'il n'avait même pas remarqué la tonalité de coupure. Il avait dit tout cela après que Maroni avait raccroché, sans même qu'il ne s'en rende compte. Lui aussi l'avait trahis, comme tous les autres. Et insulté, en plus de ça. Après tout ce qu'il avait fait pour lui.

"J'lui ai sauvé la vie !!! J'ai fait tout c'qu'il voulait !!! Et voilà comment il m'remercie !!!"
s'exclama t-il furieusement en raccrochant violemment le téléphone contre le bureau, le pliant par la même occasion.

"BORDEL !!!!" hurla t-il en frappant une fois de plus le bureau, qui s'effondra en deux morceaux.

Au même moment,un groupe de cinq fonctionnaires entrèrent dans le bureau. Ils n'étaient pas du tout rassuré, mais au vue de la situation, il était temps de parler au maire de tous les problèmes et doutes qui avaient été émis autour de lui depuis son mandat. Apparemment, chacun d'entre eux avait trop peur pour entrer seul et parler de tout cela, alors ils y étaient allé tous en même temps pour se donner du courage. Depuis le début de son mandat, ils n'avaient jamais eu le courage d'aller parler en face au maire, à propos de tout ce qui n'allait pas. Ils n'avaient jamais eu le courage de lui reprocher quoique ce soit. Mais avec sa défaite contre Batman et la manifestation dehors, c'était leur chance de parler et de se faire entendre par le maire.


"Monsieur le maire... Étant donné la situation actuelle... Nous avons à parler de certaines affaires qui nous semblent assez... intrigantes. Depuis votre élection, vous avez renvoyé certains représentants de notre comité pour diverses raisons que nous trouvons assez peu valables, et les avez remplacé par des personnes d'origine italienne dont nous soupçonnons certaines d'avoir un lien avec la mafia... De plus, tous les sondages depuis votre élection indiquent que 80% des citoyens disent ne pas avoir voté pour vous, et des rumeurs de trucages de votes circulent... De plus... notre expert comptable a également noté que -"

"LA FERME !!!!"

King Croc attrapa ce qu'il restait du téléphone et l'envoya de toutes ces forces en direction de l'homme qui avait parlé. Ce dernier se prit l'objet en pleine tête, recula de quelques pas, quittant le bureau, puis tomba en arrière, inconscient et le nez cassé. Les autres fonctionnaires quittèrent également le bureau pour se précipiter vers leur collègue allongé, en refermant la porte derrière eux. Ce n'était pas le moment de déranger le roi.

Il se leva et fixa Vittorio, qui était également bras droit de Maroni. Il s'approcha de lui et l'agrippa par le haut des bras dans un geste brusque mais pourtant sans aucune mauvaise intention. Il le fixa dans les yeux, il était énervé, mais il avait besoin de trouver du réconfort dans la dernière personne qui était de son côté. Il respirait fort, furieux d'avoir été trahis de la sorte par celui qu'il considérait comme un ami, son souffle long qui résonnait dans sa gorge comme un râle de bête féroce était monstrueux. Il n'en revenait pas. Après tout ce qu'il avait fait pour Maroni, se faire lâcher et insulter de la sorte. Il regarda Vittorio d'un air assez menaçant, et lui dit, pour se rassurer lui-même :


"Vitto... N'oublie pas...Toi... Tu es mon super bras droit !... Hein ?!"

Il fallait qu'il réponde par l'affirmative. Même si Vittorio travaillait pour Maroni et était italien, Waylon devait le garder de son côté. Il n'avait plus que lui. La dernière personne sur qui il pouvait compter. Vittorio Cuneo, conseiller municipal, et peut-être futur bras droit de King Croc. Le seul être humain désormais qu'il pouvait considérer comme... un ami.

"Tu es le bras droit de King Croc ! Ensemble, nous régnerons sur Gotham !"

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MessageSujet: Re: Déception et humiliation (Vittorio Cuneo)   Jeu 19 Mai - 17:20

Croc prit très mal la suggestion de Vittorio et repoussa brutalement la main de son conseiller. Le mafieux recula à distance respectable pour laisser le maire s’exprimer sans pour autant risquer de devenir un dommage collatéral. Par chance un appel téléphonique donna un nouveau répit aux meubles saccagés. Il semblait très nerveux et contrarié et encore davantage en raccrochant. Finalement Croc utilisa sa matière grise pour trouver une autre option que foncer dans le tas. La raison triompha contre la bestialité du maire. Croc regarda Vittorio avec insistance et, reprenant en partie l’idée de ce dernier, appela "Le Boss" Maroni.

"J'appelle Maroni."

« Très bonne idée. »

"Allo, Maroni ?.... C'est Croc. Ramène tes hommes à la mairie illico, y a tout un tas d'emmerdeur d'vant chez moi, faut qu'tu m'en débarrasses !"

Croc qui se nomme avec son nom de criminel alors que Maroni sait pertinemment quel est son véritable nom ? Hum…révélateur. Vittorio s’attendit à tout sauf à ce qui se passa devant ses yeux. Etant donné qu’il n’a pas le combiné téléphonique en main, Vittorio ne put entendre un seul mot de l’interlocuteur de Croc. Le maire se retrouva bouche bée au bout d’un moment. Vitto supposa que les effectifs que Maroni allait envoyer pour le sortir du pétrin devaient être titanesque et que même Croc ne put rester stoïque en entendant de telles promesses. Néanmoins l’affreux visage reptilien se contracta sous l’effet de la colère, Croc trembla de plus en plus fort alors qu’une voix inaudible pour Vitto était en train de hurler chez Maroni et pour terminer Croc explosa, tout simplement. Ses poumons furent activement solliciter pour cracher autant d’infamies avec autant de puissance. Vittorio eut même un horrible frisson lui parcourant l’échine tellement le maire parut menaçant. Il raccrocha violemment et acheva le pauvre bureau d’un violent coup de poing.

"J'lui ai sauvé la vie !!! J'ai fait tout c'qu'il voulait !!! Et voilà comment il m'remercie !!!"

Le message bien qu’indirect fut bien capté : Maroni le laisse tomber et donc Vittorio n’a plus à bosser pour lui. Il se sentit…soulagé. Soulagé de savoir qu’il n’a plus qu’un seul travail, de savoir qu’il va pouvoir passer de plus longues nuits de sommeil et qu’il n’aura plus à subir les colères intempestives du maire en place. Il poussa un soupir discret qui, même s’il avait été bruyant, fut camouflé par l’arrivée d’employés de mairie blêmes. Ils émirent l’hypothèse du favoritisme pour la mafia de Maroni et eurent pour réponses une injure et le téléphone au visage.

Alors que Vittorio songea à s’éclipser discrètement tout en scrutant le porte-manteau supportant son Borsalino et son large manteau, Croc se rua sur lui et lui empoigna les bras. Etrangement Vittorio ressentit la même sensation que doit avoir un gnou s’abreuvant paisiblement dans une mare lorsque la mâchoire reptilienne d’un crocodile se referme sur lui. Il se sentit néanmoins très chanceux d’avoir reçu cette balle dans la tête qui empêche ses nerfs de signaler la douleur et qui a totalement détruit son odorat. La pression, faible pour Croc, exercé sur ses bras et le souffle rauque que le maire envoyait en fixant Vittorio ne fut pas un supplice pour le mafieux. Toutefois son ouïe restait encore disponible et le grondement bestial et guttural qu’il entendit n’a rien de rassurant et le regard qui lui adressa, mi-implorant mi-agressif, le rassurait encore moins.

"Vitto... N'oublie pas...Toi... Tu es mon super bras droit !... Hein ?!"

Ne sachant pas quoi répondre sur l’instant, il se contenta de dire : « Euh… »

"Tu es le bras droit de King Croc ! Ensemble, nous régnerons sur Gotham !"

C’est à ce moment là que Vittorio réalisa un exploit. Que dis-je ? Un record ! Il dû trouver une solution en un laps de temps très court. Facile me direz-vous ? Alors essayez de faire la même chose dans les mêmes conditions que lui : a dormi très peu et cela depuis très longtemps, n’a pas eu sa dose de café journalière pour tenir le choc, sa vie est menacée par l’être cannibale le plus dangereux des environs, il n’a aucune chance de fuir et pour couronner le tout la solution se base sur une finalité totalement impossible à obtenir.

« Je n’ai pas encore été viré, monsieur le maire. Je suis donc toujours votre bras droit. » répondit-il en souriant pour rassurer le monstre

Il n’avait de toute façon pas le droit de répondre négativement : ses bras lui auraient dit adieu et/ou sa gorge aussi. Son plan pour sortir de là en un seul morceau allait pouvoir commencer. Il s’éclaircit la gorge et rajouta :

« Je pense même avoir la solution pour la manifestation. Elle est très simple puisque c’est vous qui l’aviez donné : taper dans le tas. Au départ je la trouvais très mauvaise mais vu la situation elle est réalisable. Nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes et il faut employer les grands moyens. La clef de la réussite est de provoquer la panique. Dès que les manifestants vont commencer à fuir, le reste suivra. Comme des moutons, le sauve qui peut général. Donc très simple : on sort, vous rentrez dans le tas et vous assommez les manifestants. »

Il fit les cents pas dans le bureau et s’expliqua :

« Vous êtes le plus fort à Gotham bien qu’ils clament haut et fort que c’est Batman qui l’est. Or il a gagné par la ruse et non pas par la force. De plus aucune balle ne peut vous atteindre alors que risquez-vous contre des personnes qui auront au pire…des pancartes ?! Pendant que vous les mettrez K.O. les uns après les autres et de façon rapide, ils vont finir par se rendre compte qu’ils ne peuvent rien contre vous et réflexe de survie oblige : ils voudront sauver leur peau. Et plus il y en a qui fuiront, plus vite la foule se dispersera. La peur. Voilà la solution ! J’aurais préféré ne pas en arriver là mais puisqu’ils ne comprennent pas la diplomatie…tant pis pour eux. Quant à moi je serais juste derrière vous pour couvrir vos arrières et empêcher quiconque de vous prendre en traitre et, qui sait, si Batman arrive il voudra vous prendre par surprise. Je serais là pour vous prévenir. S’il vient : pas de quartier, mettez le en pièces ! Les gens auront encore moins envie de protester. »

Il jeta sa veste sur une chaise intacte, desserra son nœud de cravate et redressa ses manches de chemise. Il fit craquer les jointures de ses doigts en disant :

« Je suis près à vous suivre pour que vous leur montrez qui est le roi à Gotham. »

Bien entendu ce n'était qu'un énorme mensonge avec pour unique but de le laisser tomber au milieu de la foule en colère. A ce moment là Croc sera tellement occupé qu'il se rendra compte de sa solitude quand Vitto sera de retour chez Maroni.
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MessageSujet: Re: Déception et humiliation (Vittorio Cuneo)   Dim 22 Mai - 4:49

Un long silence avait suivi la question du maire Waylon Jones, qui fixait son conseiller municipal droit dans les yeux. Le suspense était insoutenable. Waylon devait savoir si oui ou non il pouvait compter sur lui. Et, après un moment de réflexion interminable, il eut sa réponse :

« Je n’ai pas encore été viré, monsieur le maire. Je suis donc toujours votre bras droit. »

Waylon fut rassuré. Il n'était pas encore seul, il avait encore un ami. Parfait, il n'en demandait pas plus. Se sentir seul et rejeté était un sentiment horrible, un sentiment qu'il avait toujours connu malheureusement. Mais avec un ami de la taille de Cuneo à ses côtés, il pouvait faire tout ce qu'il voulait. Vittorio était le seul à avoir la carrure suffisante pour mériter d'être le second de King Croc. A eux deux, ils contrôleraient Gotham, personne ne pourrait s'opposer à eux. Vittorio était un type fort, un type qui le respectait et donc qui méritait d'être respecté. Croc était comme ça, il était égoïste mais savait se montrer reconnaissant avec ses amis. Il le relâcha aussitôt, satisfait de pouvoir encore compter sur lui. Son plus fidèle conseiller lui avoua alors qu'il savait comment se sortir de cette situation et qu'ils pourraient reprendre le contrôle de la ville, en exécutant l'idée qu'avait eu Croc un peu plus tôt : taper tout le monde. S'il y avait un moyen de tenir les gens à l'écart, de les tenir en laisse, c'était bien la terreur. Cette terreur avec laquelle il régnait depuis le début de son mandat avait été décrédibilisée après sa défaite face à Batman. Il fallait donc employer la force pour faire renaître cette terreur chez les citoyens de Gotham, il fallait leur montrer ce qu'il en coutait de s'opposer au King Croc.
Waylon serra son poing et fit un petit mouvement du bras exprimant la victoire.

"Ton plan est parfait, Vittorio ! On va massacrer toute cette vermine !"

Aussitôt, il sortit du bureau en poussant la porte si violemment qu'elle sortit de ses gonds et tomba. Lorsque les fonctionnaires venus plus tôt dans son bureau pour l'accuser de corruption et de trucage des voix le virent sortir, tous prirent une expression apeurée et se bousculèrent pour laisser passer leur roi autoproclamé. Ils montèrent dans l'ascenseur et Croc appuya de sa griffe sur la touche RDC, l'ascenseur ferma ses portes et ils commencèrent à descendre.

"T'as fais le bon choix ! Avec moi t'auras beaucoup plus que si t'étais resté avec Maroni ! D'ailleurs on ira lui régler son compte une fois l'travail terminé !" s'exclama t-il fièrement.

L'ascenseur arriva au rez-de-chaussée et ils en sortirent. Waylon se dirigea vers la porte d'entrée derrière laquelle se tenait une masse compacte de manifestants. La secrétaire devait probablement se cacher quelque part. Les gardes du corps de Waylon étaient devant la porte, à l'intérieur de la Mairie, prêt à intervenir si la foule forçait le passage. L'un d'eux se tourna vers le maire.


"Ah enfin ! Vous allez leur donner un discours pour les calmer ? On se demandait si vous alliez venir, on ne pourra jamais les retenir !"

Waylon ne répondit pas et se dirigea d'un pas décidé vers la double porte de la Mairie. Brusquement et violemment, il poussa les deux grandes portes avec ses deux mains, si fort qu'elles furent projetés en dehors de leur encadrement et firent tomber une dizaine de manifestants collés aux portes. Un long silence s'ensuivit, et Waylon Jones fit deux pas pour sortir de l'imposant bâtiment.

"VOUS VOULIEZ ME VOIR ?!!! ME VOILA !!!!"
hurla t-il furieusement.

Les gens se regardèrent les uns après les autres, silencieusement. Puis après de longues secondes, un jeune garçon s'éleva au dessus des autres, porté par une ou deux autres personnes, et s'écria :


"LYNCHAGE AU MONSTRE !!!!"

Puis aussitôt il lança une tomate dans la direction de King Croc, tomate qui vint s'écraser en plein sur son costard tout neuf. Ce devait être un pari fait avec l'un de ses potes pour avoir le courage de faire ça... Cependant, la foule ne perdit pas de temps à suivre la tendance. Certains avaient apporté exprès des tomates et des oeufs au cas où il ferait un discours, et les lancèrent en direction de Waylon qui s'en prit plein la tête. D'autres lançaient tout ce qu'ils pouvaient trouver : chaussure, stylos, sacs... N'importe quoi faisait l'affaire pour humilier le monstre qu'ils détestaient. Waylon mit ses bras devant son visage pour le protéger instinctivement, et, tout en poussant des râles, recula de quelques pas pour rentrer à l'intérieur du bâtiment. Des centaines d'objets venaient s'écraser ou rebondir sur son corps, salissant son costume, salissant ses écailles, salissant sa fierté. Une fois de plus il se faisait humilier par la foule. Tout ceci lui rappelait un souvenir, un souvenir très douloureux.

==============================================================================================================================

Waylon était assis tout au fond de la salle de classe. Il n'avait aucun voisin de classe, la maîtresse l'avait mis là car tous les enfants affirmaient ne pas vouloir être à côté car il leur faisait peur.

"Ah non ! Vous avez encore caché les craies ! Alors, qui les a pris ?"

La maîtresse attendit, personne ne se dénonça.

"Bon, je vais en chercher, mais la prochaine fois que ça arrive j'appele le directeur ! Restez sages !"

Elle quitta la salle de classe pour aller chercher une boîte de craies.
Aussitôt, tous les élèves s'activèrent. Un garçon se posta à l'entrée pour faire le guet. Les autres se tournèrent vers Waylon qui n'avait rien demandé à personne.

"LYNCHAGE AU MONSTRE !!!" s'exclama l'un des élèves.

Aussitôt, tous balancèrent divers objets sur le petit Waylon. Des craies essentiellement, mais aussi des stylos, des boulettes de papiers, des sacs parfois. Waylon protégea son visage comme il le put avec ses bras, mais finit par tomber de sa chaise en arrière. Les garçons s'approchèrent alors de lui et lui donnèrent des coups de pied pendant qu'il était à terre, en riant. L'enfer dura quelques minutes, jusqu'à ce que le guet leur dise que la maîtresse revenait. Le garçon qui avait crié l'appel au lynchage regarda Waylon dans les yeux et affirma :

"Et n'oublie pas... Si tu caftes, t'es mort à la récré."

Ils reprirent tous leurs places en essayant de faire un peu de ménage rapidement. Waylon se redressa douloureusement et releva sa chaise, mais un pied s'était cassé. Malgré la douleur, malgré l'humiliation et les larmes aux yeux, il s'efforça de ne pas pleurer. Il ne devait pas leur montrer sa faiblesse. Il le ferait quand il serait seul. Waylon n'avait que huit ans, et pas encore connaissance de ses capacités surhumaines. Il n'avait aucune confiance en lui. Lorsque la maîtresse entra, il leva la main.

"Madame... Je peux avoir une autre chaise s'il vous plait ?"

"Waylon ! Tu as encore cassé ta chaise ! Je suis sûre que tu t'es encore balancé pendant mon absence !"

"Non je-"

"Oui je confirme madame !" s'exclama l'un des enfants qui l'avait tapé.

"Il a profité exprès que vous soyez pas là pour se balancer ! Il nous l'a dit !"

"Il faut que tu cesses de me mentir Waylon ! C'est la cinquième chaise que tu casses, la prochaine fois on le dira à tes parents !"

Il n'en avait pas. Juste une tante alcoolique qui ne s'occupait pas de lui. Il baissa la tête, se contentant d'acquiescer d'un signe de tête.

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Waylon était rentré à l'intérieur du bâtiment , où il ne pouvait plus recevoir les projectiles. Il avait encore la tête baissée, cachée par ses bras. Il resta immobile quelques secondes, comme s'il était absent. Puis, après plusieurs secondes, il bougea de nouveau. Il arracha violemment le haut de son costard pour se mettre torse nu, et jeta les deux morceaux de la veste, un dans chaque main, sur les côtés. Il fulminait de rage, son regard était flamboyant, ses crocs serrés, tandis que du jaune d'œuf coulait sur son crâne vert. Puis une fois de plus, sa colère explosa :

"J'VAIS TOUS VOUS BUTEEEEEEER !!!!!"

Il se mit alors à charger la foule comme un buffle, l'épaule droite et le bras droit en avant prêt à recevoir les premiers manifestants comme il le fallait. Ils étaient trois-cent mille. Il était tout seul. Mais il n'avait pas peur. Il était King Croc, et ils n'étaient que des minables.
Le premier choc fut violent... Pour la victime. Elle se percuta contre celui qui se trouvait derrière lui, qui se percuta à son tour contre celui qui était derrière lui... et ainsi de suite, Croc, comme une foreuse, étant en train de percer un gros trou au sein de la masse compacte des manifestants, sur une trentaine de mètres ou enfin, le frein des manifestants fut suffisant pour l'arrêter. Il venait de mettre une cinquantaine de types à terre en les bousculant comme des dominos. Les gens formèrent un cercle dans un périmètre de deux mètres autour de lui, gardant leur distance, n'osant pas l'approcher. Les personnes mises à terre se relevèrent péniblement, certaines étaient déjà KO. Waylon les regardait les uns après les autres. Ils étaient trois-cent mille. Il était seul. Et pourtant, ils hésitaient. Car malgré leur surnombre, ils ne pouvaient pas l'attaquer à plus de dix à la fois (il n'y avait pas assez de place autour de lui), et que dix ce n'était pas suffisant, et que personne n'avait envie de se prendre un coup de Killer Croc. Personne ne tenait à mourir.

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MessageSujet: Re: Déception et humiliation (Vittorio Cuneo)   Lun 23 Mai - 22:38

"Ton plan est parfait, Vittorio ! On va massacrer toute cette vermine !"

Croc fit un petit mouvement du bras triomphale, rien d’étonnant étant donné que l’idée proposée est de tout dégommer. Pour un paquet de muscles c’est le must. Vittorio imagina mal voir Croc faire le même geste avec une telle vigueur si son idée était que la foule se disperserait s’il gagne aux échecs contre l’un d’eux. Il a mordu à l’hameçon très facilement…des fois Vittorio s’étonne tout seul. Faut avouer qu’être menacé de mort, ça aide !

*C’est ça ! Lève le poing, fais un grand sourire encourageant et sois d’accord avec tout ce qu’il va dire. De toute façon on s’en fout.* pensa Vittorio en faisant semblant d’être très heureux d’aller se jeter dans une horde de citoyens furieux

Les meubles du bureau purent souffler en voyant Croc s’en aller. Toutefois il sortit en arrachant la porte aussi simplement que si ses gonds étaient en pate à modeler. Il n’y a pas photo : Vitto n’est rien face à Croc. Si le grand américano-italien aurait voulu faire pareil il doit prendre son élan puis donner un méchant coup d’épaule ou plus rapide en envoyant un terrible coup de pied contre elle. Les employés se réfugièrent derrière leur bureau ou firent semblant de travailler. Vittorio fit mentalement ses adieux à cet endroit, dernière fois qu’il met le pied ici en ayant un pouvoir décisionnaire sur ces grattes papiers. Au pire s’il veut à nouveau avoir leur obéissance il peut toujours braquer une arme sur eux mais ce n’est pas très judicieux et surtout pas du tout utile. Le duo de géants entra dans l’ascenseur, prêts à affronter leur destin c’est-à-dire un tiers de million de gens vociférant. L’ascenseur est bien large ce qui permit à ces deux individus ayant une grande carrure d’avoir de l’espace pour bouger par contre la hauteur du plafond posa problème puisque Vittorio est contraint de pencher sa tête sur le côté. Quant à Croc n’en parlons pas.

"T'as fais le bon choix ! Avec moi t'auras beaucoup plus que si t'étais resté avec Maroni ! D'ailleurs on ira lui régler son compte une fois l'travail terminé !"

« Ce sera rapide ! » plaisanta Vittorio

A vrai dire il avait une crampe d’estomac rien qu’à l’idée de trahir Maroni. Il a prêté serment et son honneur est en jeu de même que sa vie s’il lui vient à l’esprit de le trahir. De toute façon il considère Maroni et le reste de sa famille comme sa propre famille. Trahir Croc ? Facile. C’est un monstre qui n’a plus aucun crédit aux yeux de Maroni. Son boss à parlé. Point final. Vittorio à fait son boulot et l’a fait correctement, il peut en être fier. Maintenant Croc appartient au passé et aux égouts. Pas de sentiments en affaire. L’ascenseur finit par s’ouvrir, les deux hommes (le grand rital et l’énorme monstre) marchèrent d’un pas décidé vers l’entrée où des gardes de la sécurité postés attendaient avec inquiétude qu’un cataclysme survint. Justement Croc débarqua pour ça. Il défonça facilement, comme la dernière fois, les portes d’entrées en poussant indirectement les manifestants massés derrière.

"VOUS VOULIEZ ME VOIR ?!!! ME VOILA !!!!"

Vittorio se posta prudemment derrière Croc et regarda par-dessus l’épaule de ce dernier pour voir la réaction de la foule. Grand silence. Une mouche se serait fait remarquer là-dedans. Alors quoi ? Vous beuglez et quand Croc débarque c’est comme si c’était une manifestation de muets. Où est votre courage ? Pénurie de couilles dans l’assistance ? Un petit garçon rompit ce silence gêné en motivant la foule. Et d’un coup ce fut l’averse de légumes, œufs, objets usuels qui leur tombèrent dessus. Par chance l’italien ne reçut qu’un stylo au visage et un journal chiffonné en boule. Gloire à Croc qui sert de barricade aux déchets ! Le pauvre. Vitto s’écarta pour laisser Croc reculer et se plaça derrière le mur près de feu l’ancienne porte d’entrée. Il croisa les bras et regarda le maire fulminer silencieusement de rage. La grenade est dégoupillée. Vittorio regarda les gardes en se disant qu’ils feraient mieux d’abandonner les lieux. Tout est perdu. La machine, Croc lui-même, est lancée. Plus rien ne peut empêcher l’apocalypse sur pattes.

*3…2…1…*

"J'VAIS TOUS VOUS BUTEEEEEEER !!!!!"

Tel un joueur de football américain, Croc perça le mur compact des civils en tendant son bras droit pour faire un maximum de dommages. Il ne manque plus que la tenue adéquate, un ballon sous l’aisselle gauche et un speaker surcaféiné pour que cela ait l’air d’un match sportif. Rien ne l’arrêta. Vittorio se mit dans l’ex encadrement de porte et regarda avec un sourire de satisfaction la fin du mandat de Croc. Il posa ses mains sur son bassin et au même instant qu’il songe faire demi-tour pour prendre la porte de service où les manifestants seraient moins nombreux, il se fit pousser brutalement à l’extérieur. L’un des gardes ayant compris que tout est perdu décida que le conseiller devait payer avec Croc pour leurs crimes. Ils poussèrent des meubles dans l’encadrement de porte pour bloquer l’accès à la mairie. Vittorio se retourna vers le mur de meubles en jurant :

« Oh les encu… ! »

Il ne termina pas son obscénité car un manifestant explosa sa pancarte de bois dans le dos du géant. Visiblement être le bras droit de Croc est une mauvaise chose. Néanmoins l’italien ne ressentit pas la moindre douleur et récompensa l’agresseur par une mandale dans sa mâchoire. Alors qu’au loin Croc avait un petit No Man’s Land autour de lui, les manifestants n’eurent pas peur de se jeter sur le conseiller. Il dû repousser à coups de poings les quelques manifestants voulant se farcir l’italien. Tout se serait bien passé s’il n’y avait que cela mais les moins courageux lui lancèrent des projectiles. Une tomate trop mure lui éclaboussa le visage, il se retrouva aveuglé ce qui permit aux attaquants de le matraquer de coups. Au hasard il jeta sa main dans l’inconnu et, par chance, saisit le cou de l’un d’eux qu’il souleva et en plaçant sa victime invisible devant lui, il lui offrit un coup de boule très violent. Le front de Vitto eut du jus de tomate et du sang lui coulant sur le reste visage. En retrouvant la vue il frappa son visage de toutes ses forces un autre individu mais sentit un craquement dans sa main. Un os de brisé.

« ‘chier ! » jura t-il

Il agrippa l’homme au nez éclaté par les habits et le souleva au dessus de lui. Exercice assez compliqué quant sa victime offre une certaine résistance. Vittorio poussa un cri de rage pour se donner des forces et le balança contre ce mur de colériques. Dure vie que celle d’employé de mairie.
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MessageSujet: Re: Déception et humiliation (Vittorio Cuneo)   Mer 1 Juin - 1:15

Waylon regardait les gens situés autour de lui les uns après les autres, faisant un balayage de son regard, les yeux dans les yeux. Ils n'osaient pas l'approcher, ils n'osaient pas s'attaquer au monstre furieux qu'il était devenu, et c'était tout à fait compréhensible. La première raison, c'était que les manifestants étaient en majorité composés de citoyens honnêtes, ayant une famille, pour la plupart un emploi, et qu'ils manifestaient contre un régime politique qu'ils ne supportaient plus. Beaucoup d'entre eux n'étaient pas habitués à se battre, ils étaient ce que l'on pouvait qualifier de personnes normales. La deuxième raison, c'est que Croc avait une apparence encore plus dissuasive que les deux mètres passés de Vittorio. Ses griffes tranchantes, sa mâchoire sur-dimensionnée, ses crocs effrayants, sans parler de ses écailles très résistantes, sa musculature extrêmement développée et le fait qu'il faisait quatre têtes de plus que la taille moyenne d'un homme. Les quelques secondes qui s'écoulaient semblaient interminables, les gens se demandaient s'ils devaient l'attaquer, ou bien fuir, la deuxième solution s'avérant compliquée en vue de la densité de la foule. Waylon, quant à lui, recherchait sa première victime. Il ne pourrait pas tous les avoir. Comme s'il s'agissait d'un troupeau de gazelles fuyant le danger, il n'allait pouvoir attraper que certains d'entre eux. Des boucs-émissaires qui subiraient la fureur de King Croc et payeraient pour tous les autres, pour montrer l'exemple. Après cela, ils seront trop effrayés pour se rebeller, et Gotham sera à lui. Mais il n'eut pas le temps de réfléchir qu'il entendit un cri de rage juste derrière lui. Grâce à ses réflexes surhumains, il se retourna pour voir qu'un homme fonçait vers lui dans le but de le frapper. Son cri avait sans doute était fait pour lui donner du courage, mais cela avait été une grosse erreur de prévenir Croc de l'attaque. Le colosse aux capacités reptiliennes attrapa l'homme au visage dans sa main droite, et claque violemment sa tête contre le sol, y créant un petit cratère par la même occasion, dans lequel du sang s'écoula du crâne ouvert de l'homme. Trop lent. Trop faible. Trop humain.

Aussitôt, ce fut la panique. Un cadavre, et tout partait en vrille. Ça criait, ça piaillait, ça faisait la gazelle effrayée par l'attaque du prédateur. Ça voulait fuir, mais ça ne pouvait pas. Ça bousculait, ça créait un mouvement de masse, mais c'était condamné. Lorsque le troupeau était trop dense et que seuls les proies aux premières loges avaient conscience du danger et voulaient fuir, le reste ne suivait pas. Ils se faisaient obstacles les uns les autres, se bousculant, piétinant ceux qui perdaient l'équilibre et tombaient au milieu des jambes de tous, mais la fuite pour ceux situés au cœur de la foule était presque impossible. Dans la cohue général, certains, la plupart étant des hommes, trouvèrent le courage de se battre. Ils se jetèrent sur leur maire les uns après les autres, parfois armés d'une batte, d'une barre de fer ou d'un poignard, parfois à mains nues, et tous se firent éjecter les uns après les autres, projetés plusieurs mètres plus loin par les coups de poing de la bête, retombant sur d'autres personnes qui tombaient à la renverse à leur tour comme des dominos. Puis l'un d'entre eux plongea sa main dans sa veste, et en sortit une arme à feu. Il la pointa vers Croc, visant son dos, et tira... La balle percuta la carapace d'écailles du colosse, puis retomba au sol en l'égratignant à peine. Waylon se tourna vers lui et plongea dessus pour le plaquer au sol. Aussitôt, les plus courageux profitèrent du fait qu'il était au sol pour se jeter sur lui. Une dizaine d'hommes étaient collés à lui, le ruant de coups et l'étouffant, lui agrippant chaque membre tout en se positionnant au dessus de lui pour le retenir et l'empêcher de se relever. La petite masse d'hommes sur Croc était si compacte qu'on ne pouvait même plus voir une seule petite écaille, il était totalement engloutie par cette masse. Voilà, il était pris au piège, tenu paralysé par une dizaine d'hommes qui le plaquaient au sol. La bête avait été capturée. Ils tenaient enfin leur maire, il ne pourrait plus leur faire de mal et il était à leur merci.

Et là, il se releva brusquement en criant et en écartant les bras, tandis que tous les hommes qui s'étaient rués sur lui furent projetés tout autour de la bête colossale. Et là, l'instinct animal repris le dessus. Cela faisait trop longtemps qu'il n'avait pas chassé. Il s'était retenu, il s'était forcé à vivre comme un humain pendant des mois. Il s'était défoulé en tapant sur des criminels plutôt que sur des innocents, et en assouvissant ses bas instincts animaliers, mais ça n'était plus suffisant. Ils l'avaient humilié, ils voulaient sa démission, voire sa mort. Ils ne le considéraient plus comme un être humain. Et ça n'avait peut-être même jamais été le cas. A partir de là, Croc n'avait plus besoin de faire semblant. Ils le traitaient de monstre ? Alors il allait leur donner raison. Plus moyen de revenir en arrière. Ils devaient tous payer pour l'avoir humilié et pour oser se rebeller contre le King Croc. Leur punition serait la mort. Hommes, femmes, jeunes, vieux, aucune différence. Ça n'était qu'un troupeau de proies, et il était un crocodile au milieu d'un troupeau de zèbres traversant un fleuve avec difficultés. Sans même qu'il ne prenne véritablement conscience de ses actes, ou de leur inhumanité, son bras transperça le ventre d'une femme pour ressortir de l'autre côté, ensanglanté. Puis ses griffes fissurèrent le crâne d'un homme situé à côté. Ses crocs se plantèrent dans l'épaule d'une troisième victime, arrachant son bras en quelques secondes. Ses griffes tranchèrent la chair, ses crocs mordirent les os, du sang n'arrêtait pas de gicler tout autour de Waylon et de ses victimes. Cela n'avait rien d'un combat, et cela n'avait rien d'une manifestation, c'était juste un massacre sauvage et bestial d'une population faible face à un animal plus fort. La sélection naturelle, la victoire du fort sur les faibles, la loi du plus fort. Ils criaient, pleuraient, se bousculaient, courraient, mourraient. C'était la panique intégrale, un cauchemar ensanglanté pour tous. Au départ, il y avait un mort, puis deux, trois... Et finalement dix, vingt, trente, cinquante. C'était si facile. Une attaque bien placée suffisait, les blessés les plus graves succombaient à leurs blessures. C'était d'autant plus facile qu'ils étaient tous entassés là, des milliers, des dizaines de milliers, qui fuyaient comme des lâches, des faibles, des insectes qui ne méritaient même pas d'être considérés comme des êtres humains, à moins que ça soit lui qui méritait d'être considéré comme plus que ça.

Et puis, après quelques minutes, de la fumée s'éleva un peu partout dans la foule. La police avait enfin lancé le gaz lacrymogène pour éparpiller la foule. Les yeux du reptile commencèrent à piquer et il fut pris d'un mal de gorge. Il ne pouvait plus respirer, il fallait sortir de là. Il marcha à l'aveuglette en faisant des mouvements amples des bras comme pour dissiper la fumée, toussant, crachant ses poumons, pleurant des larmes de crocodile à cause du gaz qui lui piquait les yeux. Et, finalement, il parvint à s'éloigner un peu vers une partie où la concentration du gaz était moins importante, et où il pouvait voir à plus de deux mètres devant lui. Mais ce qu'il vit ne le ravit pas. Une centaine de policiers portant des protections (casques, boucliers) et armés de matraques étaient alignés devant lui en cinq rangées, aussi ordonnés que des légionnaires romains. Puis lorsque l'assaut fut donné, ils foncèrent tous en direction de Killer Croc avec pour ordre de l'arrêter. Le colosse n'eut d'autre idée que faire de même. Il courut vers les policiers en grognant comme un monstre, et poussa en même temps les deux premiers policiers des deux rangées parallèles situées en face de lui, les faisant reculer de force et bousculer ceux qui se trouvaient derrière eux. Pendant ce temps, les autres le contournaient puis commençaient à lui donner des coups de matraques un peu partout. Ignorant les coups, Croc envoya son poing droit en direction du visage d'un des policiers qui positionna son bouclier devant son visage pour se protéger. Le poing traversa le bouclier et heurta la tête du flic qui bascula en arrière malgré le casque qui le protégeait, lâchant de ce fait son bouclier qui restait encastré dans le bras de Croc. Ce dernier se délivra du bouclier non sans se prendre de nombreux coups de matraques qui l'affaiblirent petit à petit, puis, portant le boucler à deux mains, il l'utilisa à l'horizontale pour frapper avec le bord du bouclier. Son coup était si puissant que le bord du bouclier agit comme une épée et arracha la tête de l'un des policiers au niveau de la nuque qui n'était pas protégée. La tête roula sur le sol et le corps sans tête tomba en arrière dans une giclée de sang. Le monstre sanguinaire laissa alors tomber son bouclier pour repousser d'autres policiers à coups de poings et de bras.

"Vous pensez pouvoir m'arrêter ?! Bande de minables ! Je suis Croc ! Rien au monde ne peut m'arrêter !"

Une fois de plus, une matraque s'abattit sur lui, mais cette fois-ci il l'attrapa avant qu'elle ne l'atteigne. Il l'arracha des mains de son propriétaire, et la plia aussi facilement qu'un vulgaire cylindre en carton comme ceux autour duquel on mettait du papier essuie-tout. Il jeta l'arme au pied du flic avec nonchalance, avant de donner un gros coup dans le torse du type, ce qui le fit voler plusieurs mètres en arrière. Autour de lui, il y avait déjà une dizaine de flics allongés par terre, mais ils n'abandonnaient pas. Croc attrapa le corps d'un autre qui venait vers lui avec aisance, par le col, et le projeta sur deux autres types qui venaient par derrière. L'important, c'était de les tenir à distance pour pas être submergé. Il recula un peu de quelques pas pour éviter de se faire encercler de nouveau, et remarqua alors un panneau de signalisation planté à côté de lui. Il l'agrippa à deux mains et l'arracha du sol en grognant, puis l'arracha ensuite le panneau en lui-même pour ne garder que la barre métallique, et envoya ce panneau comme un frisbee en plein dans la tête d'un policier qui en perdit son casque. Tenant la barre de métal à deux mains, il la pointant en direction des policiers. Maintenant, il pourrait les tenir à distance aisément. Il s'approcha alors des policiers, prépara son bâton métallique en arrière, et l'abattit de toutes ses forces en direction d'un flic pour le frapper au niveau du bras, le forçant à lâcher son arme. Trois flics arrivèrent sur le côté, il balaya leurs jambes avec son bâton métallique pour les faire tomber tous les trois à la renverse. Puis il donna un coup de bâton d'avant en arrière en direction d'un autre flic comme pour l'embrocher. Le bâton passa au travers du bouclier pour frapper le flic au niveau de la gorge. Croc avait donc un bouclier au bout de son bâton désormais, il fit tourner ce dernier autour de lui dans des mouvements amples pour tenir les flics à l'écart.

C'est alors qu'on entendit le bruit d'un hélicoptère voler au dessus de leur tête à basse altitude. Puis la voix de Gordon se fit entendre dans un mégaphone, il était sur la place de l'hôtel de ville.


"Croc ! Tu es cerné, on te laisse une chance de te rendre !"

En effet, tout autour de l'hôtel de ville, alors que la foule s'était dispersée, il y avait de nombreux flics cachés derrière leurs voitures et visant Croc avec leurs flingues.

"Me rendre ?! Bande d'abrutis, JE SUIS LE MAIRE !!!! Vous d'vez m'obéir tas d'cons !!! "

"Plus maintenant, Waylon."

Là, c'était la voix de Quincy Sharp qui provenait d'un mégaphone de l'hélicoptère. Croc leva la tête.

"Sharp, sale traitre !!! "

"Te souviens-tu des papiers officiels que je t'ai fait signer il y a trois semaines ? Tu n'as pas pris le temps de les lire, mais il était stipulé qu'en cas d'imprévu, si tu n'étais plus apte à appliquer tes fonctions en tant que maire au vue de tes antécédents, je serais désigné comme maire remplaçant jusqu'aux prochaines élections. C'est une décision du comité, il ne nous manquait plus que ton accord. Ton intouchabilité prend fin aujourd'hui, Croc. Toi et Vittorio Cuneo êtes en état d'arrestation pour crimes envers l'humanité."

Les policiers qui avaient voulu arrêter Killer Croc par l'emploi de matraques commençaient à reculer, s'éloignant de lui sans qu'il ne le remarque. Il venait de se faire trahir par tout le monde, et pire que tout, il avait signé lui-même sa propre chute sans le savoir. On l'avait manipulé. Les poings serrés, les sourcils froncés, fixant Sharp qui était à l'intérieur de l'hélicoptère au dessus de lui, il s'exclama avec fureur :

"Tu vas m'le payer !!!"

Aussitôt, il courut en direction de l'hélicoptère, et Sharp donna l'ordre :

"Feu à volonté !"

Les policiers se mirent alors à tirer en direction du reptile qui continuait de courir. Un type situé dans l'hélicoptère utilisa carrément une mitraillette pour essayer de l'arrêter. Croc bondit vers un fourgon du GCPD et prit appuie dessus pour sauter en direction de l'hélicoptère. Les balles fusaient, mais il les ignorait. Seule comptait sa fureur. Sharp devait mourir pour cette trahison. Tout comme Gordon et Maroni. Il parvient à s'accrocher au pied de l'hélicoptère. Paniqué, Sharp recula et ordonna au soldat qui était avec lui :

"Qu'attendez-vous ?! Tuez ce monstre, enfin !"

Le soldat se positionna au bord de l'hélico, se pencha en avant et visa la tête de l'homme crocodile avec son fusil d'assaut.

"Cette fois-ci, j'te raterai pas, sale monstre !"

Mais il avait perdu trop de temps en parlottes, Croc lui attrapa le bras et le fit passer par dessus bord, avant de monter lui-même dans l'hélicoptère.

"Tu vas payer cette trahison Sharp ! J'vais te tuer et r'prendre le contrôle de ma ville !"

"Monsieur, accrochez-vous !"
s'exclama le pilote.

Aussitôt, l'hélicoptère pencha sur le côté, celui où était Croc qui perdit l'équilibre et tomba en arrière, tandis que Sharp se cramponna de toutes ses forces. Croc retomba sur le dos cinq mètres plus bas, et ne bougea plus. Le commissaire Gordon soupira de soulagement, le pilote allait sûrement monter en grade pour avoir sauvé la vie du maire par intérim. Mais il ne fallait pas perdre une minute.

"Dépêchez-vous de l'attacher ! Ce monstre ne doit plus pouvoir bouger un seul de ses membres, et mettez-lui la muselière ! Quant à vous, retrouvez la trace de Cunéo, il doit pas être allé loin !"

Des flics s'approchèrent de Croc avec des chaînes très lourdes pour eux, mais lorsqu'ils se penchèrent vers lui, il en attrapa un et l'envoya sur un autre avant de se relever lentement. Il tituba lentement tandis que les trois autres flics restaient paralysés d'effroi devant le monstre. Il en avait trop fait. Son combat d'hier, le massacre dans la foule, les coups de matraque, les coups de feu, la chute. Il avait mal partout, il avait atteint sa limite, il ne pouvait plus continuer à se battre. Il n'avait plus qu'une seule solution : fuir. Se replier pour pouvoir mieux se venger plus tard. Il bouscula l'un des flics qui avait eu la lourde tâche de l'attacher, et s'éloigna en courant de façon un peu désordonnée et déséquilibrée, fatigué et affaiblis.

"Ne le laissez pas s'échapper !!!"
s'exclama Gordon.

Il sortit son arme, visa les jambes du colosse, et tira... Aucun effet. Les policiers le poursuivirent, Croc traversa une rue précipitamment et là, une voiture le renversa. Il fut projeté quelques mètres plus loin tandis que le capot avait plié sous son poids et que le pare-brise avait éclaté en milles morceaux. Croc resta quelques secondes immobiles sur la route après le choc, tandis que le chauffeur sortit de sa voiture et s'enfuit, paniqué. Les policiers bloquèrent la circulation et arrivèrent en force autour de lui tandis qu'il commençait à se relever. Ils tentèrent une fois de plus de maîtriser la bête, mais il se débattit avec violence et fureur, les envoya balader avant de reprendre sa course encore plus affaiblis qu'avant. Il s'engagea dans une ruelle qu'il traversa rapidement, toujours poursuivi par une armée de flics à pieds. Une voiture de police apparut au bout de la ruelle, lui bloquant le passage. Derrière lui, les policiers qui le poursuivaient. Devant, des policiers qui l'attendaient pour le bloquer. Une impasse. Il regarda autour de lui, et remarqua des escaliers métalliques collés à un mur et qui donnaient sur une sortie de secours d'un bâtiment. Il grimpa les escaliers en quatrième vitesse, agrippa le haut des marches métalliques avec ses deux mains, et les arracha au balcon sur lequel il se trouvait dans un effort colossal, pour faire tomber les escaliers au sol et les empêchaient de le suivre. Il essuya une nouvelle rafale de coups de feu avant de pénétrer dans le bâtiment. Il courut, traversa le couloir, bousculant tous ceux qu'il croisait et qui poussaient un cri en le voyant. Il défonça la porte d'un logement, au hasard, entra dans l'appartement, des enfants qui jouaient à la console le regardèrent passé les yeux écarquillés, il était couvert de sang et presque pas du sien. Il éclata une fenêtre en morceaux, elle donnait sur une route. Il n'était qu'au premier étage. Il vit un camion arriver, il sauta de la fenêtre au bon moment pour arriver sur le toit du camion. Son poids causa un creux dans la remarque du camion. Il s'allongea sur celle-ci et souffla un peu, le temps de s'éloigner de la place. Lorsque le camion s'arrêta au premier feu rouge, il sauta hors de la remorque et se précipita dans une ruelle adjacente pour aller vers une plaque d'égouts et retourner d'où il provenait. Dans les entrailles de la terre.

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Dernière édition par Killer Croc le Mar 14 Juin - 0:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Déception et humiliation (Vittorio Cuneo)   Jeu 9 Juin - 22:02

Au départ tout se déroula pour le mieux du monde en supposant que le fait d’être seul face à une foule en colère est normal. Il avait l’avantage sur eux et ce, en de très nombreux points tels que l’expérience du combat à mains nus, la totale inexistence de messages de douleurs en raison de la perforation d’une balle dans son crâne il y a quelques années, sa grande taille et qu’il parvient à réguler ses assaillants en une seule ligne de front. Il accorda une brève et silencieuse prière à l’architecte ayant conçu l’hôtel de ville pour les marches avec rambardes sur les côtés à l’entrée de cette mairie. Avec cela il n’y a presque aucun risque d’avoir des adversaires arrivant par derrière. Autre avantage : la présence et l’entrée en scène de Croc ayant plongé l’assemblée en léthargie, les civils sont inquiets, ils attendent qu’un miracle se produise sans qu’ils ne soient concernés par lui. Vittorio observa furtivement Croc qui pétrifiait d’un simple regard la foule, un No Man’s Land l’entourait dans lequel personne ne s’y risqua de peur d’attirer l’attention de l’autoproclamé King Croc. De son côté, Vittorio en position de défense attendait patiemment la réelle ouverture des hostilités. Ca va faire mal même pour quelqu’un comme lui qui serait incapable de pousser un léger "Aïe" parce qu’on lui a coupé une jambe.

Dans toute sa carrière de garde du corps habitué à soulever les malotrus par la peau du dos et a pratiqué le sport du "Balance-le dans la rue", qui soit-dit en passant est un sport génial n’ayant aucune règle et qui a le mérite de se pratiquer à n’importe quel étage supérieur d’un bâtiment, jamais Vittorio Cuneo ne s’est opposé à autant de monde. Il a, au pire et en combat rapproché, affronté seul une douzaine de malfrats armés d’armes contendantes et tranchantes. Désormais c’est une centaine de civils sans expérience mais désireux de châtier les coupables. Il est vrai, avouons-le, que la majorité des personnes présentes non aucune envie de se battre et qu’à la moindre goutte de sang versée ils vont détaler comme des lapins. Vittorio en était conscient en tendant ce piège à Croc mais même en retirant la majorité des pleutres il reste un grand nombre de candidats prêts à se battre. Ils sont, pour la plupart, agglutinés près du mafioso américano-italien. C’est quand même mieux de tabasser un être qui est encore humain plutôt que d’être courageux (et suicidaire) en se dressant devant Croc !

Et d’un coup, tout s’agita, la foule prit vie. Un type poussa un cri de dément en se jetant sur Croc et perdit lamentablement la vie. Première goutte de sang versée, la foule s’enfuit. Seuls les plus vaillants restèrent en tâchant de ne pas se faire piétiner par la horde de civils écrasant tout sur son passage. Des individus patibulaires chargèrent le colosse en costume cravate qui leur renvoya la politesse dans la figure, l’un d’eux brandit un bâton et l’abaissa vers Vittorio mais le géant attrapa son poignet juste avant le choc, le saisit à la gorge avec l’autre main, le souleva et l’envoya valser plus loin. Pour l’instant tout va bien. Tout se passe pour le mieux. Il est toujours debout, il se fait tabasser comme un ourson en peluche que se disputerai deux enfants turbulents en bas âge mais il n’a pas mal.

Un type ayant la même physionomie qu’une armoire à glace frappa Vittorio verticalement avec une clef anglaise. Par chance le criminel para le violent coup en dressant son bras devant lui mais là où la chance ne joua pas c’est lorsqu’il entendit l’horrible craquement de son radius droit.

« HAAAAA !! »

Bien que n’ayant pas du tout mal, Vittorio poussa un cri mélangeant effroi, stupeur et qui voulait aussi étouffer dans l’œuf le juron souhaitant s’extraire de sa gorge. Son bras droit tomba mollement le long de son corps et hypnotisé par cela, Vittorio ne fit pas attention au reste des agresseurs. Le grand baraqué lâcha son arme d’acier et lui envoya un coup de poing dans le ventre. Vittorio se plia en deux, le souffle coupé et resta prostré ainsi suffisamment longtemps pour que le coup final soit porté sur sa nuque. Tout s’obscurcit.


Il se réveilla la bouche pâteuse, son corps ne répondant pas à l’appel et lever son visage embrassant le bitume froid fut plus dur que prévu. Il était allongé au sol et à défaut de pouvoir dire où il a mal, il comprit qu’on l’avait passé à tabac. Il n’est qu’un corps parmi tant d’autres au milieu de la place. Autour de lui se trouve ses victimes, un peu plus loin celles de Croc qui ont eu moins de chances que les siennes et un peu partout les civils ayant eu la mauvaise idée de trébucher au milieu d’une horde de piétons fuyant et piétinant tout sur leur chemin. De la fumée s’élevait à l’endroit où l’italien avait vu Croc pour la dernière fois. Tout autour de la place les lumières tournoyantes rouges et bleus de la police. Il soupira de soulagement. Au moins ils n’ont pas prit la peine de gazer ce géant aussi amorphe que peut l’être une brique. Mieux ils l’ont confondu avec le reste des victimes ce qui lui laissent une chance de sortir de là incognito.

Avec un effort presque inhumain il parvint à tendre son bras valide devant lui et tirer de toutes ses forces pour trainer sa grande et lourde carcasse. Les hurlements bestiaux de Croc, les ordres aboyés par les commandos de police et les bruits du violent combat opposant les deux camps motiva le corps de Vittorio à lui donner les pleins pouvoirs. La lutte de son cerveau pilotant son corps refusant de bouger fut gagné par le conducteur en persuadant sa monture que si elle ne bouge pas, ils sont tous les deux dans la merde. Il rampa avec toute la grâce que peu avoir une larve de plus de deux mètres de long. Ses jambes commencèrent à l’aider à le pousser et son bras cassé fit un gros sacrifice en acceptant de l’aider en s’appuyant sur le coude. Un petit homme étendu au sol émit un grognement plaintif quand le géant rampa dessus. Par bonheur il décela une bouche d’égout caché partiellement par une victime de l’ex-rouleau compresseur composé d’humains fuyant. Il poussa sans ménagement le type qui gémit de douleur puis retira la plaque. Il s’approcha du bord et observa le fond. Il se pencha dangereusement dans le trou en se disant que de descendre tête la première est une très mauvaise idée. Cependant l’idée de faire un demi-tour complet connaissant son état physique lamentable n’est pas mieux. Le dilemme cessa en même temps que les armes des policiers crépitèrent et que l’instinct de survie de Vittorio, quelle idiote celle-là, le poussa à détendre ses jambes ce qui indubitablement le fit tomber dans les égouts. Tout s’obscurcit, une nouvelle fois.


Il se réveille. Visiblement il n’est pas resté longtemps dans les vapes puisque les claquements retentissant des armes continuent de parvenir à ses oreilles. Il est au bas de l’échelle, le dos au sol et le visage juste en dessous de l’ouverture de la place. Les eaux boueuses verdâtres et malodorantes, sauf pour lui qui n’a plus d’odorat (merci la balle dans le crâne !), l’entourent à moitié de son profil. On dirait qu’il fait la planche à la piscine sauf qu’il n’est pas à la piscine et que son dos touche le fond. Fuir, foutre le camp, filer à l’anglaise, tous ces termes lui vinrent à l’esprit et involontairement son bras valide se tendit au dessus de lui pour saisir l’une des barres d’acier de l’échelle. Le bras ayant connu de longues marches dans les chantiers à soulever des sacs de sable de cinquante kilos hissa lentement la partie supérieure de Vittorio pour qu’il soit en position assise, le dos contre l’échelle. Jambes ? Répondez Jambes. Ici Cerveau, nous avons perdu le contact. Si vous m’entendez, il faut que vous vous redressez et que vous revenez à la base.

Doucement et difficilement mais avec le soutien inconditionnel de l’échelle, il se releva et commença à marcher dans les égouts. Il a une jambe qui racle le sol, le sang de son nez cassé s’est coagulé, une lèvre fendu, un œil gonflé et se tient l’avant bras cassé comme un nourrisson. Parfois il dû s’appuyer contre un mur et reprendre des forces. Pas question de s’asseoir en ces lieux et avec son état, il pourrait ne pas avoir ou l’envie de se relever. Durant ces courts moments de repos, il pensait à des choses agréables pour lui remonter le moral et se donner du courage.

« Un grand bol de soupe…non…deux grands bol de soupe, un plâtre pour le bras,…une bonne douche et un lit…bien chaud. Ah…ne pas oublier de trouver le nom…de ce stronzo qui m’a pété le bras… » marmonna t-il pour lui-même

Il se traina près d’un quart d’heure jusqu’à une nouvelle échelle, leva les yeux sur la plaque le séparant d’un lieu plus agréable et maudit la gravité pour le contraindre de grimper à cette échelle. Lentement, très lentement il monta sur l’échelle en soufflant comme un rhinocéros en colère. Arrivé à la surface il se trouva dans une longue mais étroite ruelle sombre et marcha une vingtaine de mètre jusqu’à ce que la fatigue ne devienne insupportable. Il s’adossa à un mur et se laissa glisser contre jusqu’à ce que son postérieur n’entre en contact avec une caisse de bois. Un peu de repos, reprendre des forces. Quelle journée ! Horrible. Il a touché le fond là. Que peut-il lui arriver de pire ?
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MessageSujet: Re: Déception et humiliation (Vittorio Cuneo)   Mar 14 Juin - 2:29

Ce qui pouvait lui arriver de pire, c'était de se retrouver en face à face avec l'homme qu'il avait choisit d'abandonner lâchement après l'avoir conseillé durant des semaines lorsque ce même homme était au sommet de sa gloire. C'était de se retrouver face à un monstre d'une telle puissance qu'il était capable d'arracher la tête d'un humain d'un simple mouvement de bras, et particulièrement à cet instant précis où le dit monstre était énervé, agacé et enragé après avoir été humilié, trahi et rejeté. Et bien évidemment, c'était cette situation pire que tout qui arriva pour le pauvre Vittorio Cuneo en piteux état.

Croc était donc parvenu à s'enfuir dans les égouts après une poursuite effrénée avec les forces de l'ordre. Épuisé, essoufflé, à bout de force, il n'avait pas été plus loin que le bas de l'échelle située sous la plaque d'égouts pour pouvoir s'adosser à une paroi et se reposer. Mais malheureusement pour lui, il avait commis une erreur en laissant un indice. Les policiers avaient fouillé tout le secteur, recherché dans un périmètre autour de l'endroit où il avait été vu pour la dernière fois. Et, ils avaient finis par trouver une bouche d'égout ouverte, la plaque ayant été enlevée et posée maladroitement sur le sol à côté. Il n'en avait pas fallu beaucoup plus aux policiers pour comprendre que Waylon Jones avait repris ses mauvaises habitudes, et était retourné dans son ancien repaire, un repaire envahi par tous les rejets corporels et les déchets des humains, un lieu où se mélangeait toute la crasse des gens qui vivaient au dessus. Une troupe du SWAT encercla la bouche d'égout localisée, puis l'un d'eux y envoya un fumigène avant que tous ne se précipitent à l'intérieur du trou. Équipés d'une vision thermique, ils n'eurent aucun mal à localiser Croc qui essayait de s'échapper en titubant depuis qu'il avait entendu l'explosion du fumigène. Ils le visèrent avec des fusils à fléchettes et tirèrent dans sa direction. Croc accéléra, se prit une fléchette dans la cuisse et perdit l'équilibre. Il bascula en avant, roula sur le côté et tomba dans une petite rivière souterraine. Ça ne pouvait pas mieux tomber, au final, il avait retrouvé son élément. Il retira la fléchette qui avait été plantée dans son épiderme extrêmement dur, c'était une fléchette avec un sédatif très puissant. Ayant vu que leurs balles ne lui faisaient rien ou presque, ils avaient décidé de changer leurs méthodes. Il se laissa porter par le courant tandis que les membres du SWAT coururent après lui, et finalement il tomba dans une cascade d'une hauteur de dix mètres avant de plonger dans un bassin un peu plus profond. Les policiers arrivèrent jusqu'au bout du tunnel, à la cascade, et regardèrent en bas pour constater que Killer Croc avait une fois de plus disparut.

Croc nagea un peu sous l'eau durant quelques minutes, faiblement, afin de s'éloigner des policiers, puis remonta à la surface plus loin lorsqu'il ressentit le besoin de reprendre son souffle. Il se hissa avec difficultés en dehors de l'eau, se releva doucement et marcha lentement et en titubant, jusqu'à un large tuyau cylindrique qui s'enfonçait dans un mur. Il s'engouffra dans le tuyau pour s'y cacher et se reposa un peu. Sa tête tournait, ses paupières étaient lourdes, il était extrêmement fatigué et n'avait plus la force de se battre. Sa respiration se faisait forte, il ferma les yeux et se reposa encore quelques minutes, jusqu'à ce que les voix et les pas d'une troupe d'élite ne le réveille.


*Ils me lâcheront jamais !*
pensa t-il, agacé.

Alors qu'il les entendait se rapprocher , il sortit du tuyau par l'autre côté après avoir rampé. Il marcha de façon désordonnée quelques minutes alors qu'il entendait toujours l'unité du SWAT, puis se retrouva à proximité d'une valve. Il prit alors la valve dans ses deux mains et la tourna le plus possible afin d'augmenter le débit de l'eau dans les tuyaux et tunnels proches. Quelques minutes plus tard, alors qu'ils ne s'y attendaient pas, un fort courant d'eau se fit entendre puis emporta les membres du SWAT jusque dans les profondeurs des égouts, ça les occuperait un moment. Mais lorsque Croc, quelques minutes plus tard, faillit croiser une autre unité, il comprit qu'il valait mieux pour lui quitter les égouts. Tandis qu'il marchait en quête d'une échelle et en évitant un maximum les policiers, il passa dans un tunnel où il put ressentir l'odeur de Vittorio. Pour l'avoir approché et côtoyé pendant des semaines, il connaissait bien l'odeur de l'italien. Il était passé par les égouts lui aussi ? Alors c'est qu'il était sûrement à sa recherche. Durant la cohue générale à la manifestation, il avait semblé à Waylon de voir Vitto en train de se battre contre des manifestants, c'était la preuve qu'il ne l'avait toujours pas abandonné. Il pouvait encore compter sur lui, si bien que Cuneo était parti lui-même à la recherche de l'ancien maire dans les égouts. Waylon avait bien l'intention de reprendre ce qui lui appartenait, pour cela il allait devoir descendre Sharp et faire pression sur le conseil municipal, et Vittorio allait l'y aider et lui dire quoi faire. Il devait le retrouver impérativement, il avait la bonne solution dans toutes les situations. Il se mit donc en quête de retrouver son bon vieux conseiller en suivant son odeur à la trace. Après plusieurs minutes, l'odeur de Cuneo le conduisit à une échelle qui remontait à la surface. Il l'emprunta et se retrouva dans une longue ruelle. Il se frotta un instant les yeux, ressentant de plus en plus l'effet de la fatigue et de l'épuisement, avant de marcher lentement dans la ruelle en poursuivant la trace de l'odeur. Et c'est ainsi que, vingt mètres plus loin, il retrouva son super bras droit adossé à un mur et assis sur une caisse en bois.


"Hey Vitto !" s'exclama t-il pour le réveiller.

Il était sacrément amoché, il avait dû bien morfler, encore plus que Croc lui-même.


"La vache, t'es dans un sale état, mais content d'voir qu'ils t'ont pas attrapé !"

Totalement à bout de forces lui aussi, il s'assit sur le sol, à côté de Vittorio, s'adossant à son tour contre le mur.

"Où est-ce que t'étais passé bon sang?! J'y voyais plus rien dans c'te bordel, j'massacrais tout l'monde et soudain j'me suis r'trouvé tout seul comme d'habitude ! J'ai cru qu'tu m'avais abandonné comme l'autre tarlouze de Maroni ! Mais bon, maint'nant qu'on s'est r'trouvé, on va pouvoir reprendre les choses en main. T'as entendu c'qu'a dit ce sale traitre de Sharp ?! Il a pris ma place car ils ont jugé que j'étais plus apte à les diriger, les bougres ! Mais j'ai bien l'intention d'reprendre c'qui m'appartient. King Croc ne laisse personne prendre sa place ! D'abord, on bute Sharp... Après, on rend visite au conseil municipal. On les menace, ou on les bute, et j'deviens à nouveau maire !"

Il eut un petit sourire de fierté suite à sa dernière phrase et à son idée qui lui semblait brillante, puis il ferma les yeux, s'apprêtant à dormir.
Mais quelques secondes plus tard à peine, un hélicoptère les survola et les éclaira avec un projecteur. Il faisait jour, mais la ruelle était étroite et sombre, et la lumière forçait Croc à se frotter les paupières et ouvrir les yeux, avant de lever la tête vers l'hélico.


"Noooon !" s'exclama t-il en faisant un signe de négation avec la tête.

"C'est pas vrai !"
ragea t-il en serrant son poing droit.

L'hélicoptère ne tarda pas pour avertir toutes les unités qui se dirigeaient vers eux rapidement. Croc se leva et se tourna vers son bras droit.


"Amène toi Vitto ! Faut qu'on s'barre d'ici et en vitesse !"

Il tourna la tête vers un coin de la rue, une voiture de police venait de bifurquer et fonçait dans leur direction, gyrophare et sirène allumés. Le reptile regarda précipitamment autour de lui, il souleva une benne à ordures non loin de là avec difficultés compte tenu de son état, et la balança en direction de la voiture... pas assez loin. Il avait voulu faire tomber la benne sur le pare-brise pour briser la vitre et gêner le conducteur, mais il n'avait pas visé assez loin et la benne avait atterrit juste devant la voiture qui l'avait percutée de plein fouet, s'encastrant dedans avant de déraper sur le côté et de foncer dans un mur. Juste après, une autre voiture de police apparut mais de l'autre côté de la rue, et fonça également sur eux, suivit par deux autres voitures. Énervé, Croc se mit au milieu de la route, leva ses poings en l'air et s'exclama :

"Vous voulez m'arrêter ?! Il faudra m'passer sur le corps pour ça !!!"

Mais la première voiture de police n'avait nullement l'intention de ralentir. Au contraire, le conducteur accéléra dans le but de renverser Jones. Ce dernier bondit en avant horizontalement vers la voiture, les bras en avant. Ses bras éclatèrent la vitre au moment où son corps lourd s'abattit contre le capot de la voiture, et ses mains attrapèrent les têtes des deux policiers à l'avant du véhicule, qu'il cogna l'une contre l'autre pour les assommer. La voiture dérapa également alors que Croc s'accrocha au volant pour ne pas être éjecté, faisant tourner la voiture dans tous les sens. La voiture qui suivit rentra dans celle-ci, n'ayant pu ralentir, et Croc fut finalement projeté à quelques mètres plus loin, roulant sur le sol. Il se mit à quatre pattes et se secoua la tête pour retrouver ses idées, puis se tourna vers Cuneo.

"Hey Vitto ! Pique leur une caisse et tire nous de là !" ordonna t-il alors qu'il se relevait péniblement.

La voiture qui s'était prise la benne à ordures et celle sur laquelle Croc avait sauté étaient en mauvais état mais pouvaient encore rouler. La troisième voiture était celle qui avait percuté la deuxième et l'avant était totalement détruit, les policiers à l'intérieur étaient probablement un peu sonnés. Il restait toutefois une quatrième voiture qui continuait de se rapprocher d'eux à vive allure, et des renforts n'allaient sans doute pas tarder. Waylon comptait sur son bras-droit pour qu'il prenne une voiture et vienne le récupérer, il pourrait se jeter à l'intérieur de la voiture quand elle passerait à côté de lui et ils entameraient ensuite une course poursuite avec les flics. Mais est-ce que Vittorio était en état de conduire ?

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MessageSujet: Re: Déception et humiliation (Vittorio Cuneo)   Jeu 16 Juin - 16:03

Vittorio était assis, le dos sur une vieille caisse en bois à moitié gorgée d’eau de pluie mais au moins elle lui permet de se reposer quelques instants. Qui auraient pu croire un tel déferlement de rage sur sa personne ? Il n’était, après tout, qu’un simple conseiller presque au même titre que les employés de mairie. Presque c’est sur, son poste est bien plus enviable et important. Vittorio était, ironiquement parlant dans les deux sens du terme, dans l’ombre de Croc. Les manifestants en avaient après Croc, sa défaite et sa politique. Vitto n’était qu’un simple engrenage furtivement relié au mécanisme bien huilé de la mafia de Maroni. Il soupira. C’est une attitude parfaitement normale. Quand le tsar Nicolas II de Russie et le roi Louis XVI de France ont vu leur domaine se faire envahir par une foule en colère, ils n’ont pas été les seuls à en souffrir. Leurs gardes massacrés, leur famille maltraité et pire pour tous les civils y travaillant. Ces derniers ont souffert uniquement parce qu’ils avaient un lien avec le pouvoir en place. Vitto était le conseiller de Croc, inutile de chercher plus loin. Si un poteau arborait une affiche électorale du saurien alors il se serait fait pendre publiquement par des poteaux mécontents.

Le grand mafieux laissa sa nuque contre le mur et ses yeux clos pour savourer cet instant de repos. Il se sentit mieux. Il entendit de petits bruits, ouvrit à moitié un œil pour s’apercevoir qu’il ne s’agissait que d’un gros rat reniflant nerveusement un sac poubelle éventré tout en fixant de ses petits yeux rouge l’humain. Le géant referma sa paupière et profita encore un peu plus de ces paisibles minutes de calme, de sérénité en se disant "Bon…encore une minute et j’y vais." pour finalement penser la même chose à la fin du délai imparti. Quand on vient de survivre à un enfer et qu’on trouve un moment de calme il est difficile de se décider de l’abandonner. Mais au fond de lui il sait que plus il attend et plus l’enfer qu’il a semé va finir par lui tomber sur le coin de la gueule. C’est comme si la raison martèle à coups de pieds et de poings une porte de motel et que les muscles y résidant sortent leurs petits bras fatigués et meurtrit par la fenêtre en lui faisant des gestes obscènes.

De nouveaux bruits se firent entendre dans la ruelle. Fort probablement le rat mais vu l’intensité des bruits il se demanda s’il ne s’agissait pas de toute sa famille dansant la rumba parce qu’il vient de trouver un trognon de pomme pour le diner. Il sursauta lorsqu’une puissante voix bestiale le sortit de sa torpeur.

"Hey Vitto !"

Qu’a-t-il fait au bon Dieu pour mériter pareil châtiment ? La face verte de la désolation le fixant, le cataclysme écailleux de Gotham, le fléau saurien de sa journée ayant semé la désolation devant la mairie, un désastre presque humain, le reptile de l’infortune…Killer Croc.

"La vache, t'es dans un sale état, mais content d'voir qu'ils t'ont pas attrapé !"

Vittorio le regarda bouche bée, complètement hagard, ne sachant pas quoi répondre tellement la déception est grande. L’enfer a finalement retrouvé sa trace et lui a envoyé un monstre pour le martyriser. La créature s’adossa elle aussi au mur mais se retrouva assise sur les pavés de la ruelle et eurent la tête au même niveau en grande partie dû à l’aide de la caisse de bois agrandissant le garde du corps de Maroni.

"Où est-ce que t'étais passé bon sang?! J'y voyais plus rien dans c'te bordel, j'massacrais tout l'monde et soudain j'me suis r'trouvé tout seul comme d'habitude ! J'ai cru qu'tu m'avais abandonné comme l'autre tarlouze de Maroni ! Mais bon, maint'nant qu'on s'est r'trouvé, on va pouvoir reprendre les choses en main. T'as entendu c'qu'a dit ce sale traitre de Sharp ?! Il a pris ma place car ils ont jugé que j'étais plus apte à les diriger, les bougres ! Mais j'ai bien l'intention d'reprendre c'qui m'appartient. King Croc ne laisse personne prendre sa place ! D'abord, on bute Sharp... Après, on rend visite au conseil municipal. On les menace, ou on les bute, et j'deviens à nouveau maire !"

Il marmonna des explications presque imperceptible durant la première moitié du discours de Croc, fit non de la tête concernant la question sur Sharp, fit du mieux qu’il put pour avoir l’air bouleversé sur les "méfaits" de Sharp et hocha vigoureusement de la tête pour avouer que le plan foireux de Croc est un Stradivarius tellement c’est bien. Fuir. Il doit fuir mais tant que ce boulet bipède est là il doit faire semblant d’être avec lui. Il scruta le visage du criminel à la maladie de peau et vit avec intérêt qu’il referma ses paupières. Profiter qu’il dorme pour prendre la fuite ? Idée nulle car Croc possède une ouïe fine. Un hélicoptère survola la ruelle et les repéra ce qui suscita un écœurement partagé par les deux fugitifs mais d’un point de vue différent puisque Vittorio maudit Croc d’être près de lui. Après tout l’hélicoptère ne se serait peut être pas rendue compte qu’il s’agissait de Vittorio s’il était seul mais avec un humanoïde reléguant les Misters Univers au rang de poids plume tout en ayant une peau écailleuse et colorée il n’a presque aucune chance de passer inaperçu. Croc s’était levé comme un seul homme, c’est une remarque très "pertinente" il faut l’avouer mais vu sa taille on peut se poser des questions, et l’interpella.

"Amène toi Vitto ! Faut qu'on s'barre d'ici et en vitesse !"

Toujours assis quand il l’appela, Vittorio s’imaginait mal lui faire le coup du héro le suppliant de le laisser là pour qu’il retienne seul les vagues ennemis car en plus de faire barrage il va ralentir son coéquipier et encore plus de lui dire la vérité…le mafieux tient à la vie. Une voiture entra dans la ruelle alors que Vitto se relevait péniblement, le bras droit cassé soutenu par le gauche. Une benne à ordure servit à bloquer l’accès du véhicule qui le percuta violemment. Trois autres voitures arrivèrent par l’autre issue et vu leur vitesse Vitto s’inquiéta au point de s’abriter près de la benne tandis que Croc s’élança sur la voiture de tête, réduisit au silence ses occupants et fit un vol plané quand la voiture la précédant l’emboutit violemment.

"Hey Vitto ! Pique leur une caisse et tire nous de là !"

Trop tard pour faire machine arrière, les policiers ne le louperont pas tout comme Croc s’il se débine alors autant rester avec Croc le temps que la situation s’apaise. L’ennemi sanguinaire de mon ennemi policier est mon ami. Voyant l’état de tous les véhicules présents il décida de s’emparer de celle arrivant au galop. Il laissa son bras droit tranquille, prit son revolver avec la main gauche qu’il ne s’est jamais servit pour tirer et se prit pour cible la voiture. Les deux premières balles pénétrèrent le pare brise sans causer de victimes, la troisième érafla le toit, la quatrième perfora la jugulaire du conducteur et la dernière tirée fit un trou dans la banquète arrière. Par une chance inouïe le chauffeur avait appuyé sur la pédale de frein envoyant une arme et en se faisant tué il garda son pied dessus ce qui immobilisa son véhicule sans autre dommage que ceux réalisé par Vitto. Menaçant le second policier de son revolver, Vittorio cria :

« Mains en l’air ! Sors de la voiture ! Grouille !! »

Faire vite, c’est le principal. Le policier sortit prudemment en conservant ses mains bien en vue, il tremblait légèrement. Des armes et des munitions. Il leur en faut pour optimiser leurs chances de fuite.

« Ton arme ! Jette-la dans la voiture ! »

Du bout des doigts, le policier balança son arme de service à l’intérieur et regarda terrifié les deux malfrats. Un assassin en vie est un assassin qui ne laisse pas de témoins. Bien qu’étant un tireur sans grand talent, étant fatigué et utilisant la mauvaise main, Vittorio arriva à loger deux balles dans le torse du policier désarmé. La courte distance les séparant l’aidant à accomplir son acte gratuit. Tandis qu’il eut un mal de chien à ouvrir la portière, virer le cadavre du pilote et s’asseyant sur une place maculé de sang en utilisant qu’une seule main il cria à Croc :

« Dans le coffre ! Il y a un fusil ! Prends-le et monte ! »

N’ayant qu’un bras et ses jambes pour conduire il remercia le véhicule de posséder une boite automatique ce qui le dispense d’avoir en permanence une main sur le boitier de vitesse. Main gauche sur le volant et pieds sur les pédales, parfait. Il recula en trombe le véhicule, percuta une voiture de police en sortant de la ruelle et redémarra sans s’arrêter pour prendre la rue. Deux voitures le prient en chasse, il appuya sur le champignon mais elles restèrent collées aux basques.

« Retiens-les ! » clama t-il à son compagnon de fortune

Il bifurqua souvent dans les rues de ce quartier labyrinthique et dû rester totalement concentré sur la conduite. Il entendit néanmoins le son d’une voiture abandonnant de force la poursuite sous forme d’accident de la route. Plus qu’une se dit-il. Arrivé sur une route plus importante et filant en ligne droite, il posa sa main blessé sur le volant pour que son engin garde la même direction et s’emparant, avec difficulté du pistolet à 6 coups de l’ex-copilote jeté sur le siège avant droit. De son pouce il arma l’arme en tirant le chien, passa sa tête par la vitre et tira la balle sur la voiture les poursuivant en insultant leur mère dans sa langue natale. D’habitude il reste calme et courtois mais vu sa journée il se permit cet écart de langage. Il rentra sa tête dans l’habitacle, regarda la route, réarma le pistolet et recommença à tirer de cette façon jusque l’arme soit vide. Plus de munitions et impossible de recharger dans ces conditions. De plus il ne songea pas une seule seconde à demander à Croc de recharge pour lui. Autant demander à un ours de concevoir un œuf de Fabergé. Un barrage policier composé de barrière, de voitures de police et d’un fourgon de SWAT bloqua la seule route. Pour corser le tout : trois autres voitures s’ajoutèrent à leur poursuite. Coincer pour coincer il força le passage. Il tourna légèrement le volant et rentra dans une barrière qui vola en éclat. Il s’engagea dans le trottoir, seul accès à ce mur policier. Des armes crépitèrent, la voiture s’en prit plein la carlingue, l’exigüité du passage entre l’une des voitures et le mur arracha les rétroviseurs mais ils passèrent de justesse. Une balle fit éclatée la roue arrière droite d’où les gerbes d’étincelles de la jante frottant le bitume du sol. Au moins ils avaient semés la majeure partie des poursuivants, hélas un hélicoptère les prit en chasse en décrétant au mégaphone :

« Coupez le moteur ! Vous êtes en état d’arrestation ! »
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MessageSujet: Re: Déception et humiliation (Vittorio Cuneo)   Ven 17 Juin - 16:43

Pendant que Vittorio s'exécutait, Waylon se relevait lentement, doucement et surtout douloureusement. Il n'en pouvait plus de tous ces chocs et il ressentait l'effet de la fléchette à sédatif, un profond sommeil auquel il était difficile de résister. Il se frotta les yeux et secoua la tête pour reprendre ses esprits, se massa un peu la nuque, et regarda devant lui. Sa vue était un peu flou, alors qu'il tituba jusqu'à la voiture volée par l'italien.

«...coffre....fusil....prends-le !"

Il lui était difficile de comprendre ce que disait Vittorio, sa voix semblait distante et les sons réduits malgré son ouïe développée, probablement dû à la fatigue et aux chocs qui lui avaient administré un sérieux mal de tête. Il contourna la voiture en s'y maintenant avec sa main droite, ouvrit le coffre et prit le fusil dans sa main. L'arme à feu semblait drôlement petite dans les mains de Croc, on avait l'impression qu'il s'agissait d'un jouet. Il referma le coffre et monta sur les sièges arrières avec difficulté compte tenu de sa taille. Il n'aurait probablement pas eu assez de place dans le siège avant, déjà que là il était obligé de pencher la tête en avant et pouvait à peine bouger. Vittorio démarra et sortit de la ruelle mais très vite deux voitures de police les suivirent.

"Retiens-les !"

Du fait de sa fatigue et de son état, il ne se rendit pas vraiment compte du fait qu'il lui donnait des ordres et le tutoyait, et heureusement sinon il l'aurait sans doute mal pris. Il tenta de passer le fusil, son bras droit et sa tête par la fenêtre de la portière gauche mais n'y parvint pas compte tenu de sa taille qui le faisait se sentir très à l'étroit. Finalement, il arracha la portière et la laissa s'envoler sur la route. Finalement, une voiture de police dérapa pour éviter la portière errante, mais elle fut contrainte de rouler dessus pour finalement avoir un accident qui la fit faire un tonneau. Il n'en restait donc plus qu'une, Croc passa la moitié de son corps par l'ouverture, légèrement tourné pour regarder en arrière et viser avec son fusil. Son doigt rentra avec difficulté devant la gâchette, il pressa sur cette dernière à plusieurs reprises mais les coups de feu partirent un peu n'importe où. Cela faisait trop longtemps qu'il n'avait pas utilisé d'armes à feu et son corps avait évolué depuis la dernière fois, il avait grandit. Il comprit alors qu'il lui serait à jamais impossible d'utiliser de telles armes, mais ça n'était pas trop gênant, il en avait d'autres bien plus impressionnantes et tout autant meurtrières. Finalement, il rentra dans la voiture, évitant de justesse de percuter une voiture qui venait dans le sens opposé. Vittorio tira à plusieurs reprises sans parvenir à faire stopper la voiture à leurs trousses, et finalement ils foncèrent en direction d'un barrage policier. La voiture essuya une rafale de balles tandis que Vittorio força le barrage en passant à une extrémité. Les voitures de police à leurs poursuites furent bloquées par le barrage de leurs collègues, ce qui leur laissa un peu de temps pour filer, cependant un hélicoptère les prit en chasse.

"Ils nous lâcheront pas ! Tu connais pas un endroit pour s'cacher ? Un pote pour nous aider ?!"

L'hélicoptère leur tira dessus, à ce rythme la voiture, avec un pneu crevé, n'irait pas beaucoup plus loin.

"Bordel, comment on arrête un putain d'hélico ?!" se demanda t-il en râlant.

Il réfléchit l'espace d'un instant très bref (il ne fallait pas en abuser), pour finalement trouver la réponse :


*En fonçant d'dans !*

Il regarda autour de lui et vit un parking de centre commercial juste à côté, qui se faisait sur plusieurs étages, avec un plafond.

"Hey Vitto ! Fonce dans c'parking et monte tout en haut ! Faut qu'j'puisse bondir sur l'hélico, tu vas foncer vers la barrière pour faire plonger la caisse dans l'vide quand on s'ra assez haut !"

Vittorio aurait tout intérêt à s'éjecter de la voiture après avoir pris suffisamment d'accélération, avant qu'elle ne plonge dans le vide et ne s'encastre dans l'immeuble d'en face, sans quoi il risquait d'y laisser sa vie.
A peine avait-il dit son plan qu'il passa par la portière qu'il avait arrachée pour grimper sur le toit de la voiture (le faisant légèrement s'abaisser sous son poids), et s'accrocha aux bords du toit pour ne pas valser.
Si Croc parvenait à grimper sur l'hélicoptère et à menacer le pilote pour les faire s'enfuir, alors ils seraient tirés d'affaire, pensait-il.


"J'viendrai t'chercher quand j'aurai l'contrôle de l'hélico !"


[HRP : Te sens pas obligé de faire une grande réponse rp car je sais qu'il n'y a pas beaucoup à dire de ton côté si tu acceptes le plan de Croc, j'ai arrêté mon poste ici pour te laisser le choix entre accepter le plan de Croc ou en trouver un autre]

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MessageSujet: Re: Déception et humiliation (Vittorio Cuneo)   Lun 20 Juin - 15:22

L’hélico les poursuivit sans relâche et en cela empêcha au duo de criminels de pouvoir se cacher tout en rameutant tous les policiers du secteur. La voiture volée trop endommagée et ayant un pneu crevé obligea Vittorio de se concentrer exclusivement à la conduite. Le petit dingue de la gâchette de Vitto vivant en tout bandit devra attendre. Tourner avec une roue morte fut un véritable calvaire, bien plus que de supporter la mauvaise humeur de Croc. Quoique…

"Ils nous lâcheront pas ! Tu connais pas un endroit pour s'cacher ? Un pote pour nous aider ?!"

« Euh…oui. Il y a deux ou trois personnes de confiance dans le coin qui me doivent des services. »

En fait il y en a des tas de personnes qui l’aideraient sans mentionner la mafia de Maroni mais il n’a nullement envie de venir en aide à ce sac à main monstrueux. Il l’aide à fuir mais ensuite c’est chacun pour soi. De plus il y a beaucoup de personnes qui peuvent l’aider qui ont une dent contre Croc. Autant dire qu’avoir Croc comme compagnie est encore plus difficile à digérer. L’hélicoptère décida de passer aux choses sérieuses en mitraillant leur véhicule.

"Bordel, comment on arrête un putain d'hélico ?!"

« Je n’en sais rien ! »

Il n’a pas pour habitude de dégommer un hélico et encore moins en étant blessé et armé d’une simple arme de poing.

"Hey Vitto ! Fonce dans c'parking et monte tout en haut ! Faut qu'j'puisse bondir sur l'hélico, tu vas foncer vers la barrière pour faire plonger la caisse dans l'vide quand on s'ra assez haut !"

Pause. Temps mort. J’ai surement quelque chose de coincer dans l’oreille car j’ai cru entendre la suggestion la plus stupide au monde. Foncer sur l’hélico ? Nous ne sommes pas dans un film hollywoodien ! N’ayant pas d’autres idées, étant trop occupé à conduire ce cabas à roulette grand format et ne souhaitant pas que Croc lui arrache la tête comme un Predator en lui ayant dit qu’il lui décerne l’Oscar de la stupidité il répondit :

« Ca marche. Très bon plan. »

Croc grimpa sur le toit de la voiture ce qui provoqua une idée cruelle dans l’esprit de Vitto de faire un dérapage pour que Croc soit expulser de là et s’enfuir mais comme le saurien est surement en train de s’accrocher à pleines griffes inutile de se risquer à un tel plan. N’empêche, ils iraient plus vite sans ce subhumain pesant un âne obèse mort.

"J'viendrai t'chercher quand j'aurai l'contrôle de l'hélico !"

Trop sympa. Rester avec lui est un réel bonheur tout comme mettre sa main dans un bocal de scorpion. Quelle joie de savoir qu’il n’a pas oublié le mafioso. Vittorio entra dans le parking et grimpa les plusieurs étages avec difficulté à cause de l’état de la voiture. Ils arrivèrent au dernier étage, Vitto mit la gomme et quelques secondes avant que la voiture défonce le muret il sauta hors du véhicule. Son corps meurtrit roula de force par terre mais même balloté il entendit le fracas du choc. Croc peut réussir, si la chance daigne lui venir en aide pour la première fois de sa vie, et qu’ils s’enfuient ensemble. Seul point positif : plus de policiers. Si la chance vient en aide à Vittorio alors Croc s’écrasera plusieurs étages plus bas. Seul point positif : plus de Croc. Un mal pour un autre. Perdant et gagnant dans les deux cas. Si Croc échoue le mafieux pourra soit faire un baroud d’honneur et tuer un maximum de policiers avant de succomber à ses blessures soit se rendre et finir en taule. Fuir ? Laissez-moi du temps pour la réflexion.
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MessageSujet: Re: Déception et humiliation (Vittorio Cuneo)   Lun 20 Juin - 17:15

[HRP : J'adore ce sujet xD]

Vittorio s'exécuta, il entra dans le parking et monta les différents étages les uns après les autres, tandis que la voiture percutait les rebords pratiquement à chaque virage à cause du pneu crevé qui les rendait très difficile à prendre. L'hélicoptère avertit les policiers en voiture que les fugitifs allaient dans le parking et se retrouveraient bloquer, ils partirent donc à leur trousse. Arrivé au dernier étage, la voiture se mit face à la bordure, dans une longue ligne droite. Le coeur de Croc battait de plus en plus fort, l'adrénaline, le stress de chuter dans le vide et d'en finir une bonne fois pour toutes... Non ! Il était Killer Croc ! Il pouvait tout faire !
Vittorio appuya sur le champignon, la voiture fonça à toute allure dans la ligne droite, vers la bordure, Croc se cramponna au toit de toutes ses forces, il faillit même l'arracher, et Vittorio s'éjecta en dehors de la voiture, faisant des rouler-boulets sur le sol. Ça devait faire mal, ça, mais pas autant que si jamais Croc échouait. Atteignant la vitesse des 88 miles à l'heure, on s'apprêtait presque à voir des flammes surgirent des roues et la voiture disparaître, mais il n'en fut rien, elle ne fit que défoncer la bordure de protection avant de continuer sa course dans le vide, affublé de la redoutable force de gravité. A ce moment là, tout se passa au ralentit pour Killer Croc. Il se redressa sur le toit de la voiture, levant la tête vers l'hélicoptère. Il pouvait le faire. Il fallait juste sauter au bon moment. Ni trop tôt, ni trop tard. Il appuya sur ses jambes de toutes ses forces pour se plonger vers le haut, si fort que le creux situé sur le toit de la voiture se renforça. La voiture commença à perdre de l'altitude tandis que Croc montait, de plus en plus haut, comme poussé par des ailes.


*Je suis Killer Croc !!! Je peux le faire !!!*

L'hélicoptère se rapprochait de plus en plus, petit à petit. Il voyait les pieds de l'hélicoptère, il pouvait les attraper. Soudain, une balle de gros calibre passa à côté de lui, toujours semblant être au ralentit. Puis une deuxième, une autre, et encore une autre. Un mec sur l'hélicoptère lui tirait avec ce qui semblait être une sulfateuse. Il se prit une balle à la jambe, mais il ne devait pas flancher. Il devait réussir. Il brandit ses deux bras vers le ciel, vers les pieds de l'hélicoptère, il y était presque... Presque... Maintenant !




Il referma ses poings pour attraper les pieds de l'hélico et être hors de danger, lorsqu'une balle lui transperça le bras gauche... Loupé. Trop tard. Ses mains frôlèrent les pieds de l'hélicoptère, passant à peine quelques centimètres en dessous, et bien vite Croc ressentit la force du Poids, l'effet de la gravité sur sa lourde masse de muscles.



"Oh #&%@# !!!"
jura t-il en grognant.

Il avait échoué... Impossible !!! Il s'était sur-estimé, il était trop épuisé, trop mal en point et il s'était fait tirer dessus. Cela avait marché quelques dizaines de minutes plus tôt contre l'hélicoptère de Quincy Sharp, mais il n'était plus capable de faire de telles prouesses à présent. Soudainement, tout s'accéléra, il se sentit tomber, mais grâce à l'élan, il ne tomba pas droit. Alors que la voiture venait de s'encastrer dans un immeuble de bureaux situé en face, quelques étages en dessous, Croc se diriger à toute allure vers ce même immeuble. Il se vit, dans le reflet des fenêtres du gratte-ciel, se rapprocher de celles-ci, vite, trop vite.


"GRAAAAAAAAAAAAH !!!!!!!!" grogna t-il comme un monstre comme pour se donner du courage.

Il replia ses bras devant son visage et se recroquevilla pour s'apprêter à recevoir les dégâts, puis il passa au travers de la vitre, l'éclatant en mille morceaux, avant de rouler plusieurs fois sur le sol. Il y eut des cris de panique, les gens qui travaillaient là sortirent de la pièce en hurlant et en courant. Croc resta à terre quelques secondes, alors que l'hélicoptère perdit de l'altitude afin de se mettre en état stationnaire juste devant lui. Le colosse reptilien parvint à se hisser sur quatre pattes, couvert de sang. Des bouts de verre s'étaient plantés dans sa peau écailleuse, et il s'était pris deux balles de la sulfateuse de gros calibre. Sa vision était floue, il regarda vers la vitre brisée et vit l'hélicoptère. Le type à la sulfateuse le visa.


"Cette fois-ci je l'aurai !"

"Arrête... Il y a des civils dans cet immeuble, tu risques de les blesser."

Waylon trouva une fois de plus la force de se hisser debout, en s'aidant d'un bureau situé à côté de lui pour s'appuyer dessus. Il regarda une fois de plus l'hélicoptère, sa vision floue redevint peu à peu normal.

"L'hélico... J'peux encore le faire..."

Il se mit à courir en titubant vers l'hélicoptère, dans l'espoir de sauter une fois de plus vers celui-ci. Cette fois-ci il était à sa hauteur, et pas si loin.

"VOUS NE M'AUREZ PAAAAAS !!!!"
grogna t-il en fonçant sur eux.

Soudain, une explosion retentit, deux étages plus bas. Il s'agissait de la voiture qui s'était encastrée dans l'immeuble et qui, trop abîmée, avait finit par exploser. Ceci affaiblit considérablement les fondations et le sol sur lequel se trouvait Croc s'effondra sous ses pieds, sous son poids, le faisant tomber au moment où il s'apprêtait à bondir sur l'hélicoptère.


"AAAAARGH !!!"

Il retomba un étage plus bas, et causa à nouveau l'effondrement du sol à cause de son poids et du choc, le faisant tomber au même étage que la voiture qui avait explosé. Il y avait du feu et des débris partout, une véritable apocalypse. Croc gisait à terre, cette fois-ci il n'en pouvait plus. Il rampa un peu pour se cacher derrière de gros débris, puis s'allongea sur le sol avant de rester inerte.

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MessageSujet: Re: Déception et humiliation (Vittorio Cuneo)   Jeu 23 Juin - 17:46

A plat ventre, Vittorio ne pensa qu’à se relever et à prendre la poudre d’escampette et malgré ces pensées embrumant son esprit couvrant les sirènes de police il entendit le vacarme de la tentative d’attaque sol-air du colosse reptilien. En s’appuyant sur la paume de sa main gauche, il se releva à moitié et vit, à travers le trou occupant l’ancien morceau de muret, l’hélicoptère les ayant prit en chasse. Killer Croc se trouvait dans l’immeuble d’en face d’après le trou s’y trouvant et deux étages plus bas on put voir la voiture de police encastrée dans la façade du bâtiment. De la position où l’américano-italien était allongé, l’hélicoptère n’aurait eu aucun mal à le repérer mais ses occupants n’eurent d’yeux que pour l’ex-maire.

« That’s all Folks ! » murmura Vitto en souriant avec peine

L’hélico et Croc sont trop occupés. C’est une bonne chose. S’ils peuvent s’entretuer mutuellement ce serait le paradis mais il ne faut pas trop rêver. Vitto se mit à quatre pattes…euh…trois pattes. Les genoux au sol et l’avant bras gauche aussi en laissant trainer l’autre bras car malheureusement cassé. Il rampa vers une voiture pour y prendre appui pour ensuite se relever jusqu’à ce que des ordres criés et des bruits de pas retentirent dans le parking. Damned ! Fait comme un rat. Il se traina plus rapidement pour se dissimuler derrière une voiture.

« HAUT LES MAINS !! » cria un policier en braquant son arme en arrivant sur place

Personne. Seulement un trou et un hélico faisant du surplace. Un policier plus ancien posa sa main sur celles du premier arrivant.

« Tu vois bien qu’il n’y a personne, petit. Baisse-moi ça. Tu vas blesser quelqu’un. »

« D’accord, sergent. »

Les deux policiers s’approchèrent prudemment du rebord tandis que Vitto rampa lentement mais silencieusement d’une voiture garée à une autre.

« On a eu de la chance, gamin. »

« Quoi ?! Mais on les a ratés ! »

[color=blue]« C’est bien ce que je disais. T’es une tête brulée, petit, et dans cette ville on ne survit pas en fonçant dans le tas avec sa plaque de flic dans une main, un flingue dans l’autre et ses roubignoles dans les poches. »

« Mais, sergent, on est des policiers. C’est notre boulot de coffrer ces bandits. »

« Crois-moi sur parole : Quelque soit les criminels qu’on te demande de poursuivre. Prends ton temps. Laisse-le se barrer. Ca fait près de trente ans que je fais ça et je suis l’un des plus anciens du poste. Si ce n’est qu’un voleur de pommes, tu peux le choper mais le reste tu ferais mieux d’oublier. »

« Mais on a faillit capturer Croc, chef ! Killer Croc ! On aurait fait notre travail tout en devenant des héros ! »

« Petit. Seuls ceux qui chopent Croc sans sortir les pieds devant sont de vrais héros. Je préfère mon cholestérol et ma montre plaqué or pour la retraite plutôt que servir de ptit déj à Croc. Si on te donne le choix de passer toute la carrière de surveiller un carrefour fréquenté la nuit et sous la pluie et rencontrer Croc, tu embrasserais les pieds du commissaire pour avoir choisit le premier choix. C’est un monstre et tout ce… »

Une explosion survint ainsi qu’un puissant cri bestial qui fit frémir les policiers et Vittorio. Ce dernier rampa plus rapidement en laissant les deux agents de police rester bouche bée devant le spectacle se déroulant sous leurs yeux. Le jeune releva son arme en s’exclamant :

« Je vois Croc ! Je peux l’avoir d’ici ! »

« Non ! Arrête ! Il va nous repérer ! »

« Mais il est à plus de vingt mètres de nous, sergent ! »

« Justement ! On est trop près ! »

Un chat se prélassant sur une roue de voiture poussa un feulement terrifié en voyant un mafioso italien passant près de lui. Les deux policiers se retournèrent et virent le bandit. Le gros sous-officier attrapa son jeune collègue par le col et l’entraina derrière une voiture.

« Merde ! On est encerclé ! »

« Il est seul, chef ! »

« Mais il est peut-être armé ! »

Le jeune passa sa tête au dessus de la voiture.

« Non et il est mal en point. »

« T’en es sûr ? »

« Oui, sergent. »

« Bon… J’appelle des renforts. »

Ils appelèrent par radio des renforts pour maitriser un dangereux suspect dans le parking. Lorsqu’ils furent une vingtaine sur les lieux avec leurs gilets par balles et arme au poing, ils lancèrent l’assaut pour arrêter un homme écroulé à terre, sans arme, le bras cassé et s’étant évanoui.
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MessageSujet: Re: Déception et humiliation (Vittorio Cuneo)   Sam 25 Juin - 3:40

"Ils vont v'nir... Ces fils de pute vont m'traquer jusqu'à la mort..."

Il était coincé. Au sixième étage d'un immeuble de bureaux, caché de la fenêtre derrière des débris pour ne pas se faire voir par l'hélicoptère. Tout autour de lui n'était que ruines enflammées. Le plafond s'effondrait, il faisait très chaud, il y avait des morts et des blessés, victimes de l'explosion et de l'effondrement, un peu partout. Croc n'entendait plus rien. Croc ne sentait plus rien, à part de la douleur. Aucune issue. Les fenêtres ? Plus la force de courir jusque là, plus la résistance ni l'endurance de se relever d'une chute de six étages. Sans parler de l'hélicoptère qui tirerait dessus pour l'abattre. L'ascenseur ? Hors-service. Les escaliers ? C'est par là qu'ils allaient arriver, tous. Combien seraient-ils ? Il n'en avait aucune idée, mais probablement trop nombreux. Ils n'allaient lui laisser aucune chance de s'échapper. Ils viendraient en masse, ils ne le sous-estimeraient plus.

"Putain... Putain de merde..."

Alors, que devait-il faire ? Rester là, à attendre qu'on vienne l'achever sans rien faire ? Ne pas réagir, abandonner et se laisser descendre en opposant autant de résistance qu'une loque le ferait ?
Non ! Pas moyen. Il ne se rendrait jamais. Il n'abandonnerait jamais. Il était Killer Croc ! Et il se battrait jusqu'à la fin !
Alors que de nombreuses personnes sortaient de l'immeuble, dehors, plusieurs troupes du SWAT entrèrent dans le rez-de-chaussée, armés jusqu'aux dents.
Croc sortit de la pièce dans laquelle il se trouvait en se traînant sur le sol. Les murs étaient démolis, laissant de larges ouvertures entre les différentes pièces. Il se retrouva dans un couloir avec des escaliers tout au bout.


"Ces connards... Ils peuvent v'nir que des escaliers..."

Les troupes du SWAT étaient en train de monter les escaliers, ils venaient d'atteindre le premier étage. Le criminel regarda rapidement autour de lui. Il se releva péniblement, lentement, et marcha en traînant une jambe et en s'appuyant contre ce qui restait d'un mur, pour se rapprocher des escaliers. Le SWAT arriva au deuxième étage. Croc attrapa à deux mains un bureau en feu, s'affalant à moitié dessus. Il le tira de toutes ses forces pour le placer devant les escaliers, puis le poussa à l'intérieur. Les policiers atteignirent le troisième étage. Le reptile attrapa des écrans et des tours de PC, ainsi que des chaises roulantes de bureau, et les balança vers les escaliers. Ça ne serait jamais assez pour bloquer le passage. Ils arrivèrent au quatrième étage. Le saurien fugitif attrapa une étagère en fer sur laquelle plusieurs papiers brûlaient, il la souleva de toutes ses forces quelques secondes, et la balança dans les escaliers avant de retomber sur les fesses suite à l'effort qu'il avait dû faire. Le SWAT était déjà au cinquième étage. Croc prit un autre bureau et parvint tant bien que mal à le hisser au dessus de l'autre. Il put alors voir le SWAT derrière les meubles par les petites ouvertures qu'il y avait à l'intérieur du barrage improvisé.

"Vous... ne passerez... pas !!!" s'exclama Waylon Jones à leur intention.

Il se dirigea alors vers les escaliers qui montaient. S'il accédait au toit, il pourrait se laisser tomber sur l'hélicoptère... Les hélices le découperaient en lambeaux ? RIEN NE PEUT ARRÊTER KILLER CROC ! Et ce n'était pas comme s'il avait le choix... Au pire essayer de sauter sur un immeuble voisin, et son immeuble voisin, et ce jusqu'à se retrouver à l'océan où il pourrait se laisser porter par les vagues... Mais il n'en avait pas la force. Il se rua dans les escaliers, bien que "se ruer" est un bien grand mot quand on traîne une jambe et qu'on s'accoude contre le mur car on n'a plus la force de se tenir debout. Aux premières marches, il tomba à quatre pattes, et tenta d'en grimper quelques unes rapidement en se trainant ainsi, avant de se remettre debout précipitamment à l'angle . Il monta d'autres escaliers pour se retrouver au sixième étage. Parfait... Il ignorait si l'immeuble était haut, ne s'en rappelant plus vraiment, mais il ne désespérait pas. Il entendit une petite explosion en dessous de lui. Le SWAT avait libéré le passage en faisant sauter les obstacles. Waylon accéléra un peu malgré son état, tomba à plusieurs occasions mais de toutes façons il se déplaçait peut-être plus rapidement sur ses quatre pattes. Arrivé au septième étage et commençant à monter les marches vers le huitième, il entendit des bruits de pas rapides provenant d'au-dessus, et eut le malheur de voir un bout d'uniforme du SWAT dans l'angle des escaliers.


"Les enfoirés !"

D'autres troupes étaient passées par le toit pour le coincer. Il redescendit aussitôt, manqua une marche et tomba en roulant dans les escaliers, au moins il allait plus vite. De nouveau au septième étage, il tenta de prendre les escaliers pour descendre au sixième mais le SWAT était en train de monter...
Bon... Réfléchir... Réfléchir... Trop dur. Foncer !
Les fenêtres ! Dernière porte de secours, enfin là il s'agissait plus de fenêtres de secours. Waylon Jones se retourna et tituba rapidement en direction des fenêtres, perdant l'équilibre mais se rattrapant sur divers meubles qui tombèrent lorsqu'il prenait appuie dessus. Allez, il n'était plus qu'à quelques mètres des fenêtres. Il n'aurait qu'à sauter, et ensuite... Qui vivra verra. Mais avant cela, il fallait éviter les trous du sol qui s'effondrait, et c'était pas facile. Allez, plus qu'un petit effort, un tout petit, et il serait enfin tiré d'affaire... Enfin, pas tant que ça mais sa situation se sera arrangée un peu. Au moins, une fois au sol, il pourrait ramper jusqu'à une bouche d'égout proche. Et là il pourrait se laisser couler dans l'eau quelques minutes le temps qu'on le croit disparut. Ca y est. Il allait être sauvé et libre, enfin !
Mais c'était sans compter sur les dix hommes du SWAT qui descendaient l'immeuble en rappel et passèrent par les fenêtres pour atterrir juste devant lui et le viser. Bouche-bée et désespéré, Croc se retourna. Plusieurs dizaines membres d'élite s'étaient mis en position en braquant leurs armes vers lui. Pris au piège. Plus aucune issue. Croc serra les poings, regardant tout autour de lui, désespéré.


"Plus un geste, Croc !!! A plat ventre !"

Les poings serrés, sa rage intérieure s'extériorisa et il s'exclama :

"Très bien... TRES BIEN !!!!..... Vous voulez m'buter ?!... BUTEZ-MOI !!!!"

Et il brandit ses bras de chaque côté de son corps tel Jésus prêt à recevoir le châtiment divin éternel, au moment où tous lui tirèrent dessus avec des fléchettes sédatives. Mais la chance fut encore du côté de Killer Croc lorsque le sol fragilisé sous ses pieds s'effondra au moment même de la fausse exécution, permettant au saurien d'éviter les fléchettes qui se plantèrent dans la peau des membres du SWAT du côté opposé. La moitié d'entre eux tombèrent au sol, endormit, tandis que les autres furent épargnés, et une fois de plus Waylon se retrouva deux étages plus bas... Sans avoir eu la chance d'amortir la chute par le sol d'un étage de transition, cette fois-ci.
Une légère impression de déjà vue, mais cette fois-ci, le saurien ne pouvait plus se relever. Dommage ! Car s'il en avait la force, il aurait pu courir jusqu'aux escaliers et descendre vers le rez-de-chaussée en profitant du fait que tous les membres du SWAT étaient deux étages au dessus de lui. Oui... Mais hélas, non. Il resta allongé sur le sol, totalement inconscient.


Lorsqu'il se réveilla, il était totalement dans le noir. Il tenta de bouger et entendit des bruits métalliques : ses poignets et ses chevilles étaient solidement attachés par des chaînes extrêmement résistantes et reliées à ce qui semblait être un mur, en tout cas une paroi métallique froide. Il remarqua également qu'il portait une sorte de muselière créée spécialement pour lui : apparemment ils avaient compris à quel point sa mâchoire était dangereuse. Il s'était fait avoir, et il n'avait plus aucun espoir de s'échapper. Avec ses évasions successives, ils avaient appris à ne plus le sous-estimer. Ils y avaient mis les moyens pour avoir des chaînes suffisamment solides.
Soudain, une porte s'ouvrit devant lui, et Croc comprit alors qu'il n'était pas dans une cellule assis contre un mur, mais qu'il se trouvait dans un fourgon blindé de la police. Et ce qu'il vit illumina son regard et le ravit au plus haut point, et soudain il retrouva tous ses espoirs de s'échapper de là !


"Vitto !"
s'exclama t-il par dessous sa muselière.

On fit entrer le géant italien qui avait les mains menottées derrière son dos, et on le força à entrer à l'intérieur du fourgon. Les deux colosses prenant déjà énormément de place, seul un policier pouvait rentrer avec eux pour les surveiller, armé d'un fusil à pompes.


"Ces deux là tu nous les surveilles bien ! Surtout garde tes distances. On emmène le grand rital à Blackgate d'abord, puis on dépose Croc à Arkham."

"Ouais ouais, t'inquiète."

"Dire que ces deux là vont être libérés d'ici quelques jours à cause d'Arkham City... Si ça ne tenait qu'à moi, ce serait la peine de mort pour les deux !"

Il referma la porte du fourgon après que le policier soit entré pour surveiller Vittorio et Croc. Son regard et son arme étaient surtout brandies en direction de Cuneo, car il n'avait que les mains attachées dans son dos, contrairement à Croc qui ne pouvait pas trop lui faire de mal vu sa situation. Ce dernier fixait Vittorio également, tentant de croiser son regard si jamais ce dernier tournait le visage vers lui. A deux, contre un seul flic, même attachés, même s'il était armé d'un fusil à pompes, ils avaient toutes leurs chances de se sortir de là. Malgré leurs états pitoyables, ils n'étaient pas nés de la dernière pluie. Croc ne pouvait pas faire grand chose, c'était à Vittorio d'agir. Mais vu comme le garde le surveillait, ça serait difficile pour lui de bouger le petit doigt sans se prendre des plombs dans le corps.
Après que le fourgon ait roulé durant quelques minutes, Croc fixa intensément le garde.


"Hé pauvre type, tu sais combien d'ordures comme toi j'me suis fait au p'tit déj ?"

Le garde tourna la tête vers Croc. Il se leva, et pointa son fusil vers le reptile, n'accordant plus d'attention à Vittorio.

"Ta gueule le monstre, ou j't'arrose."

Il exerça un mouvement de va-et-viens sur la pompe, pour le menacer. Croc sourit.

"Ouais ben vas-y, j'me sens un peu sec justement. Les crocodiles, ça aime l'eau, tu sais !"

Allez, Vitto, c'est le moment, vas-y !

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Dernière édition par Killer Croc le Sam 2 Juil - 4:23, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Déception et humiliation (Vittorio Cuneo)   Lun 27 Juin - 22:57

Vitto se fit réveiller sans ménagement par un policier peut désireux de trainer ce grand malabar blessé. On le menotta les mains dans le dos et le conduisit en dehors du parking où un fourgon de police l’attendait. Blackgate va à nouveau accueillir le grand italien, à croire qu’ils ne peuvent s’empêcher de se voir. La condamnation à huit ans et demi de prison après le procès de Maroni dans lequel ce dernier à sceller le destin d’Harvey Dent, le bref internement dans l’établissement carcéral après le braquage raté du casino avec le Joker où Blackgate a été prise d’assaut par Lock-Up et bientôt il sera enfermé là-bas en attendant son jugement pour qu’il y reste plus longtemps. Très longtemps même. Il a abattu deux agents de police pour leur prendre leur véhicule. Deux condamnations à perpétuité dans le meilleur des cas. D’anciens dossiers à son sujet vont finir par ressortir pour enfoncer encore plus le clou. Même Maroni et ses amis hauts placés ne parviendront pas à empêcher le procès ou amoindrir sa condamnation. Il ne sera qu’un vieil homme de plus de deux mètres de haut qui s’occupera de la distribution des livres auquel on accordera sa liberté pour raison de santé, il refusera de sortir tellement il aura peur du monde extérieur. Une balle dans la tête ici et maintenant sera une douce sentence plutôt que ce futur enfer. En attendant ce funeste destin on le fit entrer dans le fourgon où une désagréable surprise assombrit encore plus son moral.

"Vitto !"

Quelle plaie. Il va finir par croire que même mort il sera enterré avec ce monstrueux saurien. Même avoir un ténia en soi semble être attrayant. Il resta silencieux quelques instants et les yeux braqués sur Croc, ne trouvant pas d’injures de stupeur assez puissant pour exprimer oralement ce qu’il ressent. Une brusque bousculade acheva sa paralysie momentanée et il entra à bord du fourgon suivit de près par un policier en tenue de combat lourde. Malgré le grand espace du fourgon, il n’y avait pas assez de place pour d’autres gardes. Ce détail germa comme une plante ayant survécu à un hiver nucléaire. Il y a un espoir. Faible mais pouvant réussir. Un seul garde qui faisant face à un Vitto menotté, blessé, épuisé et écœuré d’être avec Croc ne devrait pas être un grand obstacle pour avoir la liberté. Il baissa la tête et observa ses pieds tandis que le garde scrutait la moindre menace que pourrait émettre Vittorio. Il est, entre Croc et lui, le plus dangereux des deux criminels dans ce camion blindé. Killer Croc ne ferait qu’une bouchée, dans les deux sens du terme, du géant italien mais il est solidement bâillonné. Chaînes, muselière, menottes,…tout est bon pour retenir l’ex-maire prisonnier et doux comme un agneau. Oui, imaginer plusieurs centaines de kilos de muscles recouvert d’une épaisse couche d’écailles avec griffes tranchantes, crocs digne des grands reptiles du Crétacé et d’un caractère de cochon ayant la rage en un doux agneau voire en bouc pouilleux est extrêmement difficile. Le monstrueux agneau rugit :

"Hé pauvre type, tu sais combien d'ordures comme toi j'me suis fait au p'tit déj ?"


Visiblement pas assez. Le flic se leva, oublia le colosse italien et menaça Croc pour lui montrer qu’il en a un plus gros que lui. Quoi ? Un plus gros argument que Croc : son arme. Vous pensiez à quoi ? Après cette épouvantable journée…non, j’exagère puisque le café était bon. Après cette épouvantable mais pas tant que ça journée, Vittorio se demanda si la remarque désobligeante de Croc était une habile ruse de sa part pour lui offrir une opportunité de s’attaquer au garde ou tout simplement parce que ce sont les hormones qui parlent et que faire chier un policier c’est un bon moyen de se calmer les nerfs.

"Ta gueule le monstre, ou j't'arrose."

Ka-clac fit l’arme en plaçant une cartouche dans le canon.

"Ouais ben vas-y, j'me sens un peu sec justement. Les crocodiles, ça aime l'eau, tu sais !"

Si Croc s’en tire il va pouvoir se faire embaucher comme écrivain chez Carambar. Alors que le policier se demandait si faire un trou dans la tête de son ancien dirigeant politique est une bavure et dans le cas où la réponse est positive quelle serait la meilleure explication à donner à son supérieur pour expliquer la raison ayant repeint l’intérieur du fourgon en rouge à poix vert, Vitto en profita pour lui balancer un violent coup de pied dans l’articulation du genoux pour le faire chuter. Le policier tomba pendant que Vittorio se leva de sa place pour ruer de coups de pieds l’homme à terre. Il le frappa de toutes ses dernières forces. L’énergie du désespoir ? Mais non voyons ! C’est pour les chochottes ça ! Son énergie vient du fait qu’il n’a pas envie de finir ses jours auprès de Croc. Si on lui aurait proposé de défoncer un mur avec sa tête pour ne plus être avec Waylon Jones alors il s’élancerait tête baissé en poussant un vibrant : "Avanti !!! ". Finalement le policier finit par perdre connaissance sans avoir eu l’occasion de tirer un seul coup de feu.

« Ne tourne jamais le dos à plus grand que toi ! » cracha t-il en lui donnant un dernier coup de pied au ventre

Il retourna le flic sur le dos et repéra la clef de ses menottes. Une erreur policière fatale de rester avec les criminels durant un transport en sachant que ce sont ses menottes et donc qu’il a la clef pour l’ouvrir. Pour Croc c’est différent. Un policier se balade rarement avec des menottes pour T-Rex. Croc n’est qu’une bête enragée. Mimant le geste du petit coin en s’accroupissant, Vitto utilisa sa seule main valide, la gauche, pour attraper à l’aveuglette la clef. Il mit plusieurs minutes pour s’en emparer et se débarrasser de ses menottes.

« Je n’ai pas la clef de tes entraves. Dommage pour toi, sale monstre. Ne bouge pas, j’ai un plan pour sortir de là. »

Il retira une partie de ses vêtements et ceux du policier pour intervertir leur tenue. Par chance le policier est un homme grand mais pas autant que Vitto mais le mafioso ne va pas faire le difficile dans une telle situation. Son uniforme incluait aussi le casque, le gilet pare balles et le fusil à pompe du flic. En ayant retiré sa chemise il remarqua que son avant bras droit avait viré au rouge-violacée. S’occuper de sa fracture, mission prioritaire dès qu’il sera à l’abri. Ce bras cassé l’handicapa dans cette opération mais il finit par lancer la seconde phase de son plan. Il prit une grenade fumigène, dégoupilla avec ses dents, jeta la grenade au sol et récupéra le fusil. Le gaz prit de l’ampleur, il s’approcha de la portière, se retourna pour voir Croc et dit :

« Je n’ai pas précisé que sortir de là t’incluait dans le plan, Croc. Je sauve ma peau. Démerde-toi pour te sortir d’ici. Chacun pour soi. Et pour ta gouverne, je ne t’ai jamais aimé. Je n’ai fait que suivre les ordres de Maroni. Donc reste loin de moi : Tu me pompe l’air. »

Il sentit que le fourgon s’arrêta. Surement un feu rouge. Il ouvrit l’une des portières du fourgon et sortit en même temps que l’épaisse fumée. Habillé comme un flic et à moitié caché dans le nuage de fumigène, les policiers escortant le fourgon n’y virent que du feu. Il toussa en se dissimulant le visage.

« Teuheu !! Les prisonniers… !! Teuh…Y m’ont sauté dessus !! La grenade…teuheu !! Croc !! Il est furieux ! Méfiez-vous de lui et de ce qu’il dit !! »

Alors que les policiers s’occupèrent du fumigène et d’un Killer Croc furieux, Vitto s’éclipsa discrètement dans une ruelle adjacente. Lorsque les policiers se rendirent comte de la supercherie il se trouva déjà chez un ami deux rues plus loin.
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Snake

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MessageSujet: Re: Déception et humiliation (Vittorio Cuneo)   Ven 1 Juil - 4:51

A peine avait-il lancé sa provocation, que Vittorio se rua sur le policier pour le massacrer et le battre jusqu'à ce qu'il soit KO. Bien joué, Vittorio ! Ils allaient pouvoir se sortir de là, à présent. Son bras-droit parvint à récupérer les clés de ses menottes et se détacha après quelques minutes difficiles pour lui.

"Bien joué ! Sors-moi de là, maintenant !" s'exclama t-il.

« Je n’ai pas la clef de tes entraves. Ne bouge pas, j’ai un plan pour sortir de là. »

Parfait. Vittorio avait toujours un plan. Peu importe la situation, peu importe l'état de Waylon Jones, il trouvait toujours une solution à chaque problème. C'était d'ailleurs ce qui faisait de lui un bon conseiller auprès de Jones. Il avait une certaine faculté d'analyse qui permettait toujours au maire de se sortir des situations les plus désastreuses, et il pouvait toujours le rassurer. Plus qu'un conseiller municipal ou qu'un bras-droit, Waylon le considérait comme un ami sur qui il pouvait compter en cas de pépins. Il avait confiance en lui, et il le respectait, parce qu'en plus d'être bon conseiller, Vittorio était costaud, et la force était quelque chose que Waylon respectait par dessus tout.

"Hey Vitto ! Retire mon masque !"

Il parlait de l'espèce de muselière créée spécialement pour lui. Elle n'était retenue que par des sangles et des boucles, pas besoin de clé, il pouvait la retirer. Cependant, son conseiller ne répondit pas, trop occupé à intervertir ses vêtements avec ceux du policier assommé. Pendant ce temps, Croc regarda ses chaînes aux mains et aux pieds. Puis il releva la tête vers son ami qui venait de finir de se changer avec difficulté.

"Et si tu m'aidais à tirer sur ces foutus chaînes ?... A nous deux on pourra p'tet les arracher à c'truc !" s'exclama t-il en tirant un peu son bras droit en avant pour tendre la chaîne et tenter de la faire céder, en vain.

Vittorio continuait de l'ignorer, il avait l'air d'avoir une foi inébranlable en son plan. Ca devait être un super plan pour ignorer à ce point les idées de l'ancien maire.

"Ou alors j'peux p'tet les mâchouiller... Allez, retire mon masque !" s'exclama t-il une fois de plus.

"Vitto !"

Il le fixa et le vit sortir une grenade que portait sur lui le policier. Qu'est-ce qu'il pouvait bien fabriquer ? Croc commençait à perdre patience. Vittorio lâcha la grenade qui laissa échapper une fumée grise qui se répandait petit à petit autour d'eux.

"Bordel mais qu'est-ce que tu fous ?! Aide moi à retirer ce putain de masque, Vitto !!!"

Waylon ne comprenait plus rien. Ce n'était pourtant pas compliqué pour lui qui avait les mains libres, de retirer de vulgaires sangles à boucles pour retirer sa muselière. Avait-il peut qu'il le morde, ou quoi ? Et pourquoi il avait balancé un fumigène alors qu'ils étaient seuls et que personne ne pouvait les voir ?

"Je n’ai pas précisé que sortir de là t’incluait dans le plan, Croc."


Hein ? Une blague ? On n'était pas le premier avril pourtant. Waylon haussa un sourcil d'incompréhension et laissa échapper :

"Quoi... ?"

Abasourdit par la réplique de son ami Vittorio, il ne comprenait plus rien.

"Je sauve ma peau. Démerde-toi pour te sortir d’ici. Chacun pour soi."

Rahlala, ce Vittorio avait toujours le mot pour rire.
Mais ce n'était pas du tout le moment, nom d'un crocodile !!!


"Putain, Vitto ! C'est pas l'moment de déconner alors grouille-toi d'me sortir de là !!!"
commença t-il à s'énerver.

"Et pour ta gouverne, je ne t’ai jamais aimé. Je n’ai fait que suivre les ordres de Maroni. Donc reste loin de moi : Tu me pompe l’air."

Malgré ce qui le retenait au visage, Waylon resta bouche-bée et laissa écouler un moment de silence sans réagir. On eut l'impression qu'il buguait à ce moment là, ne bougeant plus, ne réagissant plus, regardant Vittorio à travers la fumée, ouvrir la porte avant de sortir du fourgon au moment où celui-ci s'arrêta. La fumée lui monta au nez et commença à lui piquer les yeux, ce qui lui permit de revenir à lui. Attendez... Rembobinons un peu, là, parce que Waylon n'a pas l'air d'avoir compris la "révélation finale".
bzzzzzip ! Voilà, c'est bon !


"Et pour ta gouverne, je ne t’ai jamais aimé. Je n’ai fait que suivre les ordres de Maroni. Donc reste loin de moi : Tu me pompe l’air."

*jamais aimé... suivre les ordres de Maroni... reste loin de moi... tu me pompes l'air...*

Ces bouts de phrase résonnèrent à plusieurs reprises dans la tête de Croc.

*Non !*

Pas lui.

"Vitto !!!"

Il s'élança en avant, mais les chaînes le retinrent.
C'était impossible. Ça ne pouvait pas être possible. Pas lui. Pas Vittorio.


"VITTO !!!! REVIENS ME LIBÉRER !!!"
hurla t-il enragé alors que la fumée le prit à la gorge et le força à tousser.

Il tenta de tirer sur ses chaînes à plusieurs reprises, élançant ses bras les uns après les autres dans l'espoir de les arracher au fourgon.
Les paroles rassurantes de Vittorio lui revinrent en tête.

"Ca va aller, Monsieur Jones."

"Ne vous en faites pas monsieur Jones, j'ai un plan."

"Vous devriez faire comme ceci monsieur Jones."

"Monsieur Jones."

"Monsieur Jones ?"

"Écoutez-moi monsieur Jones."

"Je pense qu'il faudrait faire comme ça."

"J'ai un plan monsieur Jones."


"GRYAAAAAAAAAAAAAAH !!!!!"
hurla t-il de rage, un cri qui pouvait s'entendre très facilement en dehors du fourgon mais également à plusieurs centaines de mètres à la ronde.

Des policiers entrèrent en trombe à l'intérieur du fourgon suite à l'annonce du traitre déguisé en policier.

"APRÈS TOUT LE TEMPS PASSE ENSEMBLE !!!!!!!"

Vittorio Cunéo. Son conseiller. Son bras-droit. Son ami. Un traitre. Aux ordres de cette ordure de Maroni. Combien de fois lui avait-il mentit ? Ils s'étaient échappés ensemble ! Il s'était servit de lui ! Il avait attendu le moment le plus propice pour le lâcher en étant sûr que Croc serait incapable de réagir. Waylon s'était trompé à son sujet. Il n'était pas fort. Il était lâche, menteur, hypocrite. Il n'avait plus aucun respect à avoir pour lui. Ce n'était qu'un misérable être humain faible et insignifiant, comme tous les autres.

"VITTORIO CUNEO !!!!!!!!!!!!!! JE TE TUERAIIIIIIII !!!!!!!!!!!!!!!"

La menace résonna dans tous les quartiers situés aux alentours de fourgon. Même le géant italien avait dû entendre. Il tirait sur les chaînes de toutes ses forces, totalement hors de lui. Il frappait violemment le fourgon avec ses bras et ses coudes, chaque coup causant un creux dans le métal.


"Merde ! Il avait raison ! Il est totalement enragé !"

Un type s'agenouilla pour vérifier l'identité du corps allongé après avoir entendu les paroles furieuses de Croc.

"Merde !!! On s'est fait avoir ! Le deuxième s'est échappé en tenue de flics !"

Ils se mirent alors à chercher tout autour, laissant seul Croc dans son fourgon avec ses chaînes, oubliant de le calmer par sédatif. Vittorio n'avait pas pu aller bien loin après tout, selon eux, et il était forcément dans les alentours.

"Fouillez la zone ! Trouvez le !"

Pendant ce temps, Croc continuait de se débattre furieusement, l'intérieur du fourgon était couvert de creux dus aux chocs, les chaînes s'affaiblissaient, et surtout ce qui le maintenait au fourgon. Le conducteur du fourgon put voir de son côté la paroi du fourgon s'enfoncer, formant une bosse de son côté, ce qui ne le rassura pas du tout. Il passa sa tête par la fenêtre.

"Heu... Les gars ?... Les gars ! Vous devriez calmer Croc, là..."

"Le deuxième s'est échappé ! Il faut vite le retrouver !"

"Ben oui mais heu..."

Trop tard. La rage du colosse reptilien avait décuplé sa force. Un nouveau coup de coude à l'endroit où la chaîne était accrochée à la paroi, et l'attache était suffisamment affaiblie. Il tira dessus violemment, puissamment, une fois de plus, une fois de trop.

"GNNNNNAAAAAAAAH !!!!"

Hurlant de rage et de souffrance dû à l'effort physique pour tirer sur la chaîne de toutes ses forces, il finit par détacher celle de son bras droit au prix d'un effort colossal et d'une douleur infernale au poignet qui saignait à cause du fait que la chaîne avait tiré sur le "bracelet" métallique autour de son poignet. Il souffla, respira fort et ardemment, avant d'agripper la chaîne de son bras gauche avec sa main droite pour la tirer avec deux fois plus de forces. Elle fut ainsi plus facile à arracher à la paroi, même si cela lui demandait encore un effort colossal. Il agrippa son masque à deux mains, planta ses griffes qui transpercèrent le masque et touchèrent même ses écailles, et l'arracha violemment et furieusement, se griffant le visage par la même occasion. Tout le monde l'avait lâché, trahi. Il était tout seul à présent. Il avait accordé sa confiance à Vittorio. Il l'avait considéré comme un ami. Il lui aurait sauvé la vie si celle-ci avait été en danger ! Mais il s'était trompé. Il s'était fait manipuler une fois de plus. Une fois de trop. Jamais plus ça ne recommencerait. S'accroupissant, il mâchouilla puis écarta avec ses deux mains une chaîne à son pied, fit de même avec la deuxième, puis se releva finalement, essoufflé à cause de l'effort physique considérable mais surtout de la rage qui bouillonnait en lui.

"Des patrouilles vont fouiller le secteur, on va déjà ramener Croc !"

Un policier s'amena à l'arrière du fourgon, armé d'un fusil à fléchettes sédatives pour calmer Croc. Mais lorsqu'il regarda à l'intérieur du fourgon, il se retrouva pétrifié et se mit à trembler sans rien pouvoir faire.

"Me...me.... MERDE !!!!"

La bête furieuse bondit sur lui pour le mettre à terre, soit il fut assommé par le choc, soit il s'évanouit de peur, quoiqu'il en soit il ne se relevait pas. Killer Croc ne perdit pas une minute de plus et courut comme il le put le plus loin possible pour sortir de là, alimenté encore et toujours par sa rage et sa haine, sa volonté de tuer l'une des rares personnes qu'il avait appréciée et respectée, qu'il avait considéré comme un ami en qui il pouvait avoir confiance.

"Putain !!! Il s'échappe !!!" s'exclama un autre flic en voyant Croc filer comme le vent dans une autre rue adjacente.

Ils se mirent à courir après lui, mais lorsqu'ils arrivèrent dans la rue, ils ne virent qu'une bouche d'égout ouverte en plein milieu.

Waylon passa son après-midi à sortir et à rentrer à nouveau dans les égouts, fuyant et se cachant des flics pendant des heures, et ce jusqu'au soir, tout en se jurant de tuer Vittorio, et Maroni, et Sharp, et Gordon, et Batman.
Il connaissait leurs odeurs, à tous...


*Je vous retrouverai... Et je vous étriperai !!!*

Un maire était partit, avait disparut.
Mais un monstre avait refait surface. Un tueur sanguinaire et sans pitié, aux atouts physiques monstrueux et que rien ne pouvait arrêter dans sa colère. Un monstre qui hantait les égouts de la ville, le monstrueux reptile de Gotham City, Killer Croc !!!



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