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Ne manquez pas les deux derniers chapitres de Darkwatch, où s'affronteront Le Chevalier Noir et l'Empereur !

Clash of the Warriors & La Révolte

"Lors d'une rafle de la Ligue des Ombres, la Lignée décide d'intervenir et de massacrer les hommes de Ra's Al Ghul. Les habitants, excédés par la situation, décident de se révolter, avec le support de l'Empereur et ses troupes. Le G.C.P.D est dépassé et les justiciers n'ont d'autre choix que s'en mêler, Batman en tête."

(Petit aperçu des évènements en vidéo ici)


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 Conversation téléphonique (Crane)

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MessageSujet: Conversation téléphonique (Crane)   Ven 22 Avr - 17:52

Cloîtré dans sa suite modeste du Ritz Gotham, Trueman poursuivait avec enthousiasme son enquête sur les criminels aliénés de Gotham City, malgré son avancement difficile depuis maintenant une semaine. Dans le but de poursuivre celle-ci, il avait effectué dans les jours précédents plusieurs recherches qui se stoppèrent lorsqu'il eut l'impression de revenir constamment aux mêmes informations. Ces recherches lui permirent néanmoins d'établir une liste de contacts dont: James Gordon, commissaire de police, qui n'apprécie pas les questions des journalistes; autres agents de police, dont le prix des informations avait un prix élevé; certains magistrats, sous le sceau du secret ou trop corrompu, hélas; des (anciens) complices, qui craignent des représailles ou qui préfèrent nier leur passé criminel; Batman, téléphone et adresse inconnus; plusieurs victimes, difficiles à joindre, décédées ou demeurant encore sous le choc de l'agression. Observant les faibles résultats, Trueman se passa une main sur le visage et sentit une barbe de quelques jours lui griffer la paume. Dans un dernier espoir, il pointa du doigt le dernier nom de la liste, qui n'était pas encore raturé: Dr. Crane, Asile d'Arkham.

Trueman s'installa face au bureau débordant de nombreux articles découpés dans la presse, parfois regroupés dans des dossiers classés par sujets offrant un large éventail sur la folie destructrice criminelle qui sévissait. Avide d'assouvir sa curiosité malsaine, il pianota le numéro du cabinet du Dr. Crane. Tandis que les tonalités se succédaient, il relut quelques articles en évidence sur le bureau. Trueman avait déjà contacté le psychologue à plusieurs reprises mais sans succès. En se frottant nerveusement le front, il espérait que cette troisième fois serait la bonne.

Par chance, une voix retentit enfin dans le combiné. Dissimulant son enthousiasme derrière une voix calme et posée, le journaliste se présenta.


- Bonsoir Dr. Crane. Mon nom est Trueman, je suis journaliste et à Gotham City depuis peu pour y rédiger un article sur sa criminalité … peu commune, je dirais. N'observant aucune réponse de son interlocuteur, il poursuivit. Dans ce but, j'ai déjà pu m'entretenir avec diverses personnes mais il m'apparaît que vous étiez un intervenant de choix pour l'avancement de mon article. Et en qui il y a tout lieu de croire en ce qui concerne la véracité des paroles. Ajouta t-il par flatterie.

- Si vous n'y voyez aucune objection, serait-ce envisageable de vous poser quelques questions et, mieux encore, d'en obtenir les réponses? Termina t-il avec politesse bien que le ton aidait à comprendre que le journaliste était ouvert à toutes conditions. Tandis que le Dr. Crane élaborait sa réponse, Trueman sortit du dessous d'une pile d'articles – dont les manipulations avaient commencé à abimer le papier – un carnet constellé de notes, de commentaires et d'interrogations multiples.
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MessageSujet: Re: Conversation téléphonique (Crane)   Sam 23 Avr - 16:07

Crane relisait ses notes sur un ancien patient, qui avait réagit positivement à ses traitements et avait mit fin à ses jours à l'aide d'un fusil de chasse. La peur de finir dévoré par des loups avait prit possession de ce pauvre homme, preuve d'une stupidité toute campagnarde quant à la réelle agressivité des loups.
Changer de bureau était une excellente idée et était dans les priorités de Crane au vue des actuelles poursuites de la police et de la Justice, mais faute de finance régulière, les portes se fermaient devant lui. Encore quelques heures et son nouveau composé serait stable, l'argent ne serait alors que le cadet de ses soucis et...
Le téléphone sonna. Peut-être l'un de ces derniers clients? Jonathan saisit le combiné. Et le porta à son oreille.

-Docteur Jonathan Crane à l'appareil , fit-il froidement.

Son interlocuteur s'avéra être tout sauf un potentiel client. Un journaliste qui s'intéressait à la criminalité de Gotham, l'on pouvait dire qu'il avait frappé à la bonne porte vu que la plupart des criminels avaient un jour fait un tour à Arkham et qu'il avait eu le loisir de parcourir leur rapport et observer au travers des caméras de l'asile leur comportement. Ainsi il voulait des réponses. Il n'y avait, il fallait l'admettre personne plus au fait que lui sur la psychologie décalée des criminels et l'influences de la peur masquée sur leur personnalité.
Le docteur rangea calmement le dossier qu'il parcourait et se cala au fond de son siège. Il crayonna alors sur un petit bout de papier qui traînait dessus « Harry Truman »

-Vous ne vous êtes pas mépris monsieur Truman, je serais ravi de vous aider à compléter votre enquête, sans naturellement tromper le secret médical qui couvre mes patients. Mais avant d'entamer notre petite conversation, j'espère avoir un droit de regard sur les propos que vous me ferez tenir dans votre enquête, et de quels sujets désirez-vous parler exactement?, répondit-il avec un ton plus amical.
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MessageSujet: Re: Conversation téléphonique (Crane)   Sam 23 Avr - 19:55

Bien entendu, le secret médical. Un obstacle supplémentaire pour Trueman qui cherchait les détails dissimulés. Toutefois, le psychologue lui faciliterait tout au moins une remise en ordre des différentes informations recueillies jusqu'à présent. Les témoignages étant peu nombreux jusqu'à présent, Trueman déguisait son enthousiasme derrière son ton courtois.

- Bien entendu Dr. Crane, de même que je suis tout disposé à respecter un éventuel souci d'anonymat. Je tiens néanmoins à déjà vous remercier pour votre collaboration.

Ravi de cette collaboration, le journaliste prépara son un dictaphone pour enregistrer la conversation, après quoi, il tira d'un tiroir des feuilles volantes quelque peu griffonné qui consistait en fait aux brouillons de ses projets d'articles que le Gotham Globe s'était déjà engagé à publier. Malgré sa riche expérience, Trueman se sentait l'impression désagréable du manque d'organisation de ses premiers articles face à la nouveauté et l'improbabilité du sujet auquel il s'attaquait avec acharnement.

- Pour être un peu plus précis, je tente dans un premier temps à établir un portrait de la criminalité psychotique de Gotham City mais surtout de ses intervenants.

Observant qu'il avait l'attention de son interlocuteur, Trueman poursuivit ses explications.

- Je travaille en temps normal pour le New-York Times où je suis les nombreuses affaires criminelles mais depuis peu j'ai pris connaissance de la faune criminelle de votre ville et celle-ci a réellement retenu toute mon attention. Effectivement, nous ne possédons pas à New-York une criminalité d'une telle envergure, d'une telle théâtralité. J'ajoute que les éclaircissements d'un professionnel médical apporteraient une valeur particulière au contenu de mon article.

Le journaliste se mit à la recherche de plusieurs feuilles vierges de toutes annotations – ce qui consistait en un exercice difficile -, chose faite, il s'empara de son stylo plume fétiche et écoutait chaque mot du docteur, prêt à prendre note de ce qu'il daignerait laisser filtrer.

- J'ai déjà tenté une approche de votre établissement mais il semblerait que les droits de visite de vos patients les plus dangereux ne soient pas accordés si facilement.

Crane se montra très vite en mesure de répondre aux interrogations du journalistes.

- Mes questions sont nombreuses pour être franc, Dr. Crane … J'en prends donc quelques unes au hasard: observez-vous un trouble récurrent parmi vos patients? ou pourriez-vous définir si ce "phénomène", car il a bien commencé un jour, prend t-il sa source à un moment précis dans l'histoire de la société Gothamienne?
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MessageSujet: Re: Conversation téléphonique (Crane)   Lun 25 Avr - 14:16

Le journaliste était particulièrement flatteur, n'en déplaisait au docteur Crane. Il semblait avoir déjà essayé d'approcher Arkham et n'avait pas du avoir vent de sa scandaleuse radiation au rang de médecin chef de l'asile, il était inutile de l'éclairer sur ce point.

-L'anonymat ne sera pas nécessaire monsieur Truman, reprit-il en taillant un crayon de papier. Je suis médecin et mes avis sur la question n'ont pas besoin d'être couverts puisque motivés par des observations rigoureuses. L'asile d'Arkham, malgré les nombreuses critiques qu'on lui inflige, dispose d'un protocole très strict sur la visite des patients les plus instables, même si le conseil d'administration tend aujourd'hui à les assouplir. Je préfèrerais que cette remarque, hors de votre enquête, ne paraisse pas dans votre chronique si cela ne vous dérange pas, mais elle pourrait s'avérer utile au cas où vous désireriez reprendre vos démarches dans quelques mois.

Ainsi le journaliste voulait peindre le portrait de la criminalité de Gotham et commençait par une question pertinente. Ayant lui-même du travailler avec la police, Jonathan avait eu le loisir de dresser des dossiers assez conséquents sur les criminels afin de récupérer les cas intéressant dans son asile et laisser pourrir les autres au pénitencier.

-Les patients criminels que j'ai traité, rencontré ou simplement observé, ont en effet des symptômes récurrents et des délires phobiques souvent focalisés sur des images brutes mais pleines de sens, que l'on appelle dans le jargon des "archétypes de Jung". Ceux-ci à leur arrivée dans nos services étaient surtout atteint par des visions et des terreurs liées à une chauve-souris. Et la plupart en réalité ont été arrêtés suite à une probable intervention du Batman.

"Je me permet donc de répondre immédiatement à votre question, la criminalité de Gotham a muté le jour où un individu vraisemblablement perturbé a voulu faire muter la guerre contre le crime: le Batman. La pègre qui jadis faisait régner une terreur primitive basée sur des préceptes très simples: pression sur les proche, peur de la mort, croyance en l'omnipotence de leur influence, des éléments qui sont propres à toute criminalité organisée- telle que j'imagine l'on peut rencontrer à New York-, a vu ses armes décroître en puissance lors de l'entrée en action de cet individu. Leur organisation s'est atrophiée mais cette perte a laissé un large vide. Vide que des gangsters n'ont pas pu reprendre face aux efforts du pseudo-justicier de cette ville. L'asile a durant cette période accueillit bon nombre de criminels jadis sains d'esprits plongés dans des délires phobiques assez impressionnants, certains avaient des accès tels qu'ils pouvaient aller jusqu'aux scarifications faciales en hurlant "La Chauve-souris". La peur instillée par l'individu en question était une peur légèrement plus sophistiquée que celle de la pègre et nécessitait une mise en scène et des efforts certains.

"Malgré cela, la criminalité à progresser dans une branche inédite comme vous dites et les rues ont vu arrivée cette nouvelle criminalité avec ses nouvelles règles. Ces règles devenant plus primitives naturellement. La plupart des criminels n'étaient plus motivées par l'argent où l'appât du gain, mais par plaisir. C'était là une première phase. Par la suite, les dégâts de ce nouvel ordre maléfique ont engendré des psychologies plus torturées et mû par des désirs bien plus complexes que la violence ou l'envie de défier l'objet des peurs criminels, le Batman.

"Ainsi, nous avons pu observer que le sociopathe qu'est le "Chevalier Noir de Gotham" comme la presse locale aime l'appeler fut l'élément déclencheur de cette sombre mutation. L'asile d'Arkham a d'ailleurs été maintes fois la proie à des émeutes de la part de ces nouveaux criminels et souvent ceux-ci fuyaient dans le seul but de se venger du Batman voire même transformaient leur but premier pour le mettre en relation avec le Batman. Actuellement, la ville périclite face au bras de fer que ce mène ces deux forces, mais la vraie victoire face à la cette situation serait de désamorcer les conflits psychologiques des protagonistes des deux camps, si tant est qu'il y en ait deux.



[HRP]Une réponse un peu longuette mais qui j'espère laisse de quoi alimenter la conversation[/HRP]
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MessageSujet: Re: Conversation téléphonique (Crane)   Lun 25 Avr - 16:55

Trueman écoutait attentivement les explications précises et maîtrisées du Dr. Crane, animant la main du journaliste qui succédaient les annotations à l'encre noir dans un style d'écriture particulier. Crane ayant terminé, le journaliste reprit la parole calmement.

- Je tenais à me rendre moi-même au sein de l'asile pour y faire tomber certains préjugés personnel mais également populaire que je constate dans la presse. De même que ceci aurait permis une étude "physique" approfondie.

Il conclut premièrement qu'il s'agissait d'un tort d'avoir écarté "Batman" trop précipitamment de ses recherches. Si bien qu'avec un geste agacé il chiffonna nerveusement les esquisses d'articles qu'il avait entamées pour les jeter à terre par dessus son épaule.

- Néanmoins, ce n'est pas le Batman qui motive la naissance de ces criminels? Je suppose qu'on ne devient pas criminel en signe de protestation ou de craintes envers "le" Batman? Il marqua une pause pour reprendre un ton maitrisé. Je veux dire par là, hormis une obsession envers le symbolisme de la chauve-souris, prédateur de la nuit, y aurait-il des pathologies similaires parmi vos patients? Y aurait-ils des points communs qui permettraient d'établir des profils typés ou, au contraire, chaque criminel présente t-il une psychologie unique et en aucun cas comparative?

L'agilité de la main de Trueman à prendre note dénotait la satisfaction et l'intérêt ressentis par les réponses offertes par le Dr. Crane.

- En vérité, mes premières suppositions s'avéraient fausses, puisqu'il me semblait plus intelligible que "le" Batman ait fait son apparition après l'émergence des premiers criminels fous. Donc il y a d'abord ce Batman. Ce qui provoque ainsi, en réaction, le décalage dans la criminalité. Ces dernières remarques furent plutôt pour lui-même afin de replacer ses idées dans son esprit.

- Toutefois, est-ce que "le" Batmans a déjà compté parmi les patients de l'asile d'Arkham?

Tandis que Crane exposait ses réponses, Trueman préparait déjà la suivante dans sa tête sans pour autant interrompre Crane dans ses explications.

- Par ailleurs, sans trahir le secret médical, sauriez-vous dire s'il y a des cas de rédemption? Certains d'entre eux sont-ils parvenus à revenir à une vie normalement équilibré, socialement et civiquement parlant. Ou bien leur cas demeurent-ils irréversibles?
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MessageSujet: Re: Conversation téléphonique (Crane)   Lun 25 Avr - 17:52

Après une courte pause, son interlocuteur reprit ses interrogations, il semblait vouloir approfondir la piste du Batman et tester les analyses que Crane présentait. Crane se servit un verre d'eau et en bu quelques gorgés pendant que son interlocuteur reprenait un temps de réflexion.

-La chiroptophobie, ou la peur des chauves-souris, n'est pas une phobie extrêmement développée dans les grandes villes de l'hémisphère nord, on la rencontre souvent dans des régions où la population n'a pas une grande connaissance de celles-ci et où elles s'avèrent potentiellement dangereuses; mais dans les villes, la peur des chauves-souris tend à disparaître avec l'âge, et les criminels qui ont présenté des terreurs à un niveau rare sont trop nombreux et trop âgés. L'effet incapacitant des phobies éprouvées dénotent plus un traumatisme qu'une persistance de l'enfance. Je me permet également de souligner que les symptômes rencontrés chez ces patients sont connus, que dans ma carrière il m'a souvent été donné de rencontrer de telle réaction...

Particulièrement sur un épouvantail, songea-t-il.

"...et que celle-ci n'ont rien d'un hasard. L'image de la chauve-souris, qu'elle soit onirique ou psychique n'a rien d'effrayant, dans le rêve elle symbolisera un choix tandis que l'image psychique qui est une sorte de bagage historique est relative aux démons qui comme chacun le sait étaient représentés avec des ailes de chauve-souris. Dans les deux cas, la récurrence des symptômes et leur violence ne permet pas la considération de telles réminiscences, couplé à cela la recrudescence de ces cas avec l'arrivée du Batman et vous obtenez une coïncidence trop forte des faits pour douter de son influence.

"Comme je vous l'ai dit plus tôt, les symptômes sont parfaitement connus, l'asile ayant déjà eu des cas aussi violents de terreur. Étant un spécialiste du genre j'ai eu le privilège de les étudier et il est arrivée, que l'on parvienne à focaliser la phobie d'un patient sur une figure primaire et archétypale.

"Malheureusement, il est difficile de considérer des structures psychiques. Certaines théories sont connues et pratiquées, notamment celles qui nous permet de différencier les structures psychotiques des structures névrotiques, mais elles restent au stade le plus bas niveau et les expériences ainsi que l'histoire des patients jouent un grand rôle dans leur construction mentale. Il n'est donc pas permis d'établir des schèmes réguliers et répétitifs sur nos patients, même si certains partagent des réactions ou des symptômes. Cependant, il nous est permit de faire des rapprochement entre les patients, c'est même la base de l'évolution de la psychiatrie, en rapprochant différent cas, l'on peut isoler l'élément déclencheur d'une psychopathologie, même si cette trouvaille peut rester dans un énoncé très basique comme un "traumatisme de l'enfance", les traitements suivants permettant de particulariser nos trouvailles générales.


Le docteur avait l'impression de se retrouver à nouveau face à un jeune interne avide d'apprendre à qui il instillait sa connaissance. Il reprit une nouvelle gorgée d'eau et tâcha de mettre de l'ordre dans la suite de ses idées tandis que son interlocuteur faisait de même. Jusqu'à ce que la question du Batman intervint.

"Le Batman n'a jamais été patient de l'asile malgré ses nombreuses visites dans l'établissement, visites qui d'ailleurs ne s'effectuaient jamais sans que les patients soient particulièrement agités. Malgré cela, il n'en mérite pas moins sa place, au moins pour une thérapie, car cet individu, de part ses actions, dénote un stade particulièrement mûre de trouble de la personnalité antisociale, je vous invite à lire le DSM-IV pour faire vous même le cheminement entre ses actions et leur description du phénomène de sociopathie. Cet individu se moque des règles établies et ne les respect pas, il va d'ailleurs jusqu'à tourmenter les patients jusque dans l'asile, pensant probablement faire mieux que le pire qu'il leur offre. De même cet individu est particulièrement agressif et il se cache derrière un masque ainsi que des idéaux illégaux dans l'espoir de justifier sa conduite. Mais pour en revenir à votre question, il n'a jamais été patient de notre asile, ou tout du moins il n'a pas été identifié en tant que tel s'il l'a été.

"Des cas de rédemption ont été vu chez de petits criminels, comprenez des criminels qui n'ont pas été jusqu'au meurtre ni à l'obsession de la "chauve-souris". Parmi le grand banditisme de Gotham l'on a jamais dénoté d'amélioration, pire que cela à chaque retour dans l'asile de ces derniers, leur délire, nourrit par de nouvelles expériences, c'est amplifié. Les rares espoirs que notre corps médical à pu nourrir se sont effondrés au bout de quelques mois de suivis attentifs. Mais les recherches sur l'esprit et le cerveau sont en plein développement et il n'est pas impossible qu'une solution puisse être trouvée pour ces patients.
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MessageSujet: Re: Conversation téléphonique (Crane)   Lun 25 Avr - 18:37

La nuit tombait discrètement sans que Trueman ne s'en aperçoive. Il continuait énergiquement de noircir les feuilles de son carnet au gré de la conversation avec le Dr. Crane.

- Le choix de la chauve-souris pour Batman n'est donc pas anodin; et est même plausible. Utiliser ceci comme instrument de peur sur ses "victimes". Pour revenir aux criminels, mais vous en concluez donc que tous les criminels aliénés de Gotham City, serait à la base des phobiques? et plus particulièrement des chauves-souris? Ou alors tout du moins qu'ils le deviennent?

Trueman ne put s'empêcher de trouver cette explication simpliste. Une criminalité aussi complexe dépendrait d'un seul et unique phénomène? … Il voulut s'en assurer.

- Dans ce cas, ces mêmes phobies expliqueraient dès lors les homicides volontaires, les vols, les prises d'otages et les crimes sexuels?

Peu après, Crane reconnu qu'il était probable de faire des rapprochements éventuels avec certains patients, Trueman voulut dès lors en savoir plus mais il considéra toutes questions inutiles, il aurait fallu citer des cas précis, des exemples car le journaliste ne se serait pas contenté dans ce cas de termes médicaux. Il arrêta ensuite le Dr. Crane sur un détail.

- Et quelles peuvent-être ces réactions ou ces symptômes partagés?

Trueman remarqua le discours du Dr. Crane faiblement objectif au sujet du Batman. Le journaliste préféra se garder d'une influence quelconque à l'égard de l'individu masqué. Se mentant toutefois à lui-même, il évita dans un premier temps d'établir une quelconque opinion concernant ce dernier. En effet, il lui paraissait certain que cette créature de la nuit restait à la genèse de nombreux patients de l'asile. Il évita de dévier plus encore sur le sujet et revint avec une nouvelle question.

- Il y a tout lieu de s'interroger également sur l'aspect social de la personne. Quel est votre avis concernant les interactions entre leur vie criminelle, plutôt théâtrale, et leur existence quotidienne?

Suite aux renseignements de Crane, il se permit une première conclusion.

- En résumé, l'asile d'Arkham est réduit, malgré lui j'imagine, à un hospice pour criminels déments, quand ils ne sont pas dehors, plutôt que d'établissement de santé mentale …
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MessageSujet: Re: Conversation téléphonique (Crane)   Mar 26 Avr - 22:50

[HRP]Désolé, j'ai fait un peu beaucoup sur celui-là. Bon courage pour la lecture ^^[/HRP]


Crane laissa doucement la nuit envahir son bureau, à dire vrai et même si elle fut souvent sa pire ennemie, il aimait la nuit. Cette froideur qui enveloppait l'air et l'absence de sens en qui se fier était revivifiant. Son interlocuteur commençait à étudier ses propos, il en sortait d'intéressante considération.

-Force est de constater que la fragilité psychique menant au comportement phobique n'est pas une caractéristique statique et qu'elle peut changer d'un individu à un autre, mais qu'elle est souvent présente chez les individus dont la conscience est déjà ébranlée et dont la conception du monde va à l'encontre de son éducation, de ses premières considération morale, aussi, la pire brute peut subir de violente phobie de par un conflit intérieur. 'ont souvent été par dépit et nécessité sociale, appât du gain notamment, voir ces esprits s'effondrer face à l'utilisation de la peur par le Batman ne fut pas un étonnement.

"Cependant, nous ne voyons plus la peur parmi le nouveau banditisme mais la volonté de l'utiliser en retour et/ou de la défier en défiant sa source apparente. Donc, pour répondre à votre question, l'aspect phobique de la psychologie criminelle existe bel et bien pour les petits bandits motivés contre leur gré primaire, mais n'existe pas dans sa nouvelle forme.

"Malgré cela, les patients observés peuvent focaliser leur peur sur un nouvel objet, la chauve-souris n'étant qu'une image forte mais qui tendrait à s'éteindre avec le temps pour laisser place un traumatisme plus complexe à supprimer sous cette forme éthérée. Il a donc fallut quelque fois par exemple transférer la chiroptophobie vers des phobies plus classiques et souvent lié à leur propre expérience, j'entend des araignée lorsque le sujet s'avérait déjà réception au dégoût des arachnides, la pharmacochimie fut d'un grand secours pour ces pauvres hommes.

Il se remplit un nouveau verre et profitant d'une longue gorgée.

"Les comportements agressifs, qui peuvent mener au viol ou au meurtre ne sont pas produit par la peur mais par un mécanisme plus complexe. La plupart des violeurs sont es individus qui fuient leur propre manque, notamment celui de l'amour maternelle et du mauvais déroulement de leur stade anale, mauvais développement qui peut également entraîner des psychologie psychotiques et une réceptivité accrue des phobies. Avec certains de mes collègues nous avons rédigé quelques articles sur l'influence des phobies sur le comportements criminels, mais rien qui puisse justifier des comportements aussi extrême que ceux que vous citez.

Son interlocuteur sembla intéressé par les schèmes récurent dans le comportement criminel. Jonathan se ferait une joie de les lui exposer, enfin l'on s'intéressait à son travail avec la mesure qu'il convenait.

-Permettez-moi de différencier la première criminalité de la seconde qui ne partagent rien en commun, ni dans leur origine ni dans leur réaction.

"Les premiers criminels étaient souvent des individus aux structures psychiques névrotiques, c'est-à-dire stable et qui ne peuvent mener à des psychopathologies graves. Cependant, dans de nombreux cas l'on relevait des processus de refus affectif, des gens probablement refoulé dès leur plus jeune âge et qui éprouvaient dès lors de l'antipathie pour les normes sociales, sans cependant plonger dans la trouble de la personnalité antisociale car ils pouvaient mener des actions conjointes et très réfléchie.

"La seconde génération se caractérise par une majorité de structure psychotique, menant à de graves psychopathologies. Au commencement, ceux-ci se révélèrent sans aucun rapport, certains étaient parfaitement inadapté socialement, d'autres relevaient de la mégalomanie et de la paranoïa, certains souffraient même dédoublement de la personnalité, rien ne pouvait les mettre en commun, cependant au fil des années, les évènements révélèrent leur facilité à s'entendre et leurs délires finissaient par tous converger, que se soit lors de thérapie comme lors de simple conversation entre eux (du temps où leur était laissé ce privilège) sur le Batman. L'on a pu relever des signes avant-coureur chez certains autres patients qui devinrent soit des fervents admirateurs des criminels les plus dangereux soit des rivaux qui tentèrent de les dépasser par structure psychologies fragiles liés bien souvent à l'absence de complexe d'Œdipe correct ou de fragilité sociale, indiquée par des isolements parfois prolongés volontaire de graves périodes de mutismes souvent causées par des traumas remontant à la petite enfance, l'age où d'ailleurs naissent des phobies qui peuvent s'avérer irréversibles. Et c'est la peur sociale qui a mû beaucoup d'entre eux à se retourner vers des individus psychologiquement dérangés mais qui leur laissait une sorte d'espoir: celui d'être normal.

"Veuillez excusez le manque de cohérence dans certains passage de mon exposé, mais il me vient à la suite de mes idées de nouveaux souvenir sur mes anciens patients qui peuvent parfois interférer avec mes premiers propos.

"Pour conclure sur cette question, les schèmes les plus communs de cette deuxième génération sont des problèmes de la petite enfance (complexe d'Œdipe comprit) menant à des structures psychotiques ou socialement inadaptées. Mais je reste persuadé que l'influence des structures menant à des phobies sont pour bien des raisons au comportement criminel.

Il se permit une pause histoire de récupérer un peu de calme après son exposé passionné.

-Les criminels de cette seconde génération n'ont pas à proprement parler de vie à côté de leur activité. Le plus clair de leur temps est consacré à l'élaboration de nouveaux plans ou aux regrets de leurs échecs, ceux-ci ne considèrent aucune autre chose que leur but. C'est là une parfaite illustration des comportements psychopathes, ils n'arrêteront jamais leur activité pour un autre but que l'accomplissement de leur dessein, aussi absurde et insensé qu'il soit. La théâtralité de leur action provient bien souvent d'une envie d'attirer une attention dont ils se sont sentit privé, c'est là l'une des conséquences de leur traumatisme, les autres étant l'entrée dans la criminalité et l'acharnement qu'ils mettent à leur réussite.

Harry Truman conclut alors ses quelques remarques sur l'asile et son rôle. Crane reçu assez mal cette dernière et ce devait de rétablir la vérité à ce sujet.

-L'asile d'Arkham a souvent été le théâtre d'affrontement et le peu de crédit qu'il gagne face à la corruption de Gotham ne l'aide malheureusement pas. Si les patients sont enfermés à Arkham, ils n'en restent, du fait de l'incompétence de la police et du conseil d'administration de l'établissement, pas moins persuadé qu'ils parviendront à s'échapper, dès lors ils considèrent l'asile comme un hotel plus que comme un lieu de guérison. Or, il est impossible de soigner un patient qui n'est pas conscient de la possibilité de sa guérison, d'autant plus dans le domaine de la psychologie. De plus, les restrictions qui sont fait par la justice de la ville sur les moyens médicaux déployés entre ces murs ne permet pas l'utilisation des dernières techniques et dernières découvertes.

Il s'arrêta, conscient d'avoir répondu aux attentes du journaliste, attendant les autres question. Jonathan se retourna vers son horloge, la nuit était bien entamée.
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MessageSujet: Re: Conversation téléphonique (Crane)   Dim 1 Mai - 21:07

En traitant des motivations qui amenaient aux crimes, parfois ignobles, commis par les hors-la-loi aliénés de Gotham City, Trueman retrouvait un terrain qu'il connaissait approximativement de par son expérience dans la criminalité New-Yorkaise. Visiblement, les mobiles s'avéraient, au départ tout au moins, les mêmes mais une deuxième problématique psychologique semblait s'imbriquer ensuite quant à la manière d'exécution de leurs crimes mais aussi leur réactivité suite à l'entrée dans ce monde de la nuit pleins de fantaisies, de théâtralité et de justiciers masqués.

- Pour ne rien vous cacher, ma première hypothèse était qu'il s'agissait d'un phénomène de mode. En effet, pourquoi ces criminels contemporains n'écriraient pas les pages suivantes de l'histoire d'une criminalité américaine fantasque, rappelez-vous l'époque de la ruée vers l'or, où les bandits et criminels se dissimulaient derrière des noms fantaisistes et passaient leur temps à se construire des réputations de caïds, nécessitant par moment de la mise en scène. Et il ne me paraît pas discutable que se sont ces noms et ces réputations qui ont fait leur célébrité qui perdurent encore au XXIe siècle …

Le journaliste effectuait un tri très sélectif des informations recueillies par Crane, en effet, trop de ses informations auraient nécessitées la parution de son article dans la rubrique médecine du Gotham Globe. D'ailleurs, le stylo qu'il tenait dans sa main commençait à lui faire ressentir une chaleur vive.
Afin de n'omettre aucune information potentiellement importante, Trueman se renseigna davantage auprès de Crane sur les articles rédigés par l'élite de la psychologie et de ses dérivés qu'il avait mentionnés plus tôt. Les références prises, Trueman surenchéri activement par de nouvelles questions.


- Pensez-vous qu'il y ait des facteurs déterminants à ce phénomène qui permettrait sa duplication dans d'autres villes américaines? Par ailleurs, question peu inattendue: a-t-on déjà essayé d'éradiquer ce phénomène à Gotham City?

Multipliant les notes sur ce dernier point, Trueman, afin de permettre une concentration sur les données accumulées et une première mise au point, posa une question d'intérêt nul pour son article.

- La multiplication des cas présentent-ils des bénéfices qui permettent des avancées dans le domaine de la psychologie, psychiatrie, etc.?
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MessageSujet: Re: Conversation téléphonique (Crane)   Lun 2 Mai - 21:45

Le journaliste lui fit part de ses premières analyses, justes, s'il n'y avait pas eu le facteur Batman dans la sombre équation; mais il était inutile d'en rajouter après sa démonstration de l'implication du "chevalier noir" et la nécessité de la prise en charge de son cas dans un établissement médical. Enfin vint la question de la propagation du phénomène criminel de Gotham.

-Au vue des derniers faits, il paraît improbable, voire même impossible que la criminalité de Gotham puisse contaminer d'autres villes, pour la simple et bonne raison qu'il leur manque bien des éléments déclencheurs, l'apparition d'un symbole contradictoire de peur et de Justice au sein d'un crime organisé suivant des règles connues et qui allient la peur au crime. L'on peut dire que si une autre ville voit se reproduire dans ses murs le phénomène gothamien, ce ne sera qu'après l'émergence d'un symbole fort qui viendra perturber son organisation, mettant d'un côté les criminel dos au mur, d'un autre les forces de l'ordre face à l'opinion publique qui aime le Justicier alors qu'il agit marginalement et à l'écart des lois - autant de l'esprit que de la société.

"Pour Gotham, la volonté de se débarasser de cette criminalité est aujourd'hui quasi nulle puisqu'elle persiste à s'accrocher à des idoles qu'elle ne comprend pas, mais au commencement, tout aurait pu être arrangé si les forces de l'ordre avaient mieux gérer la situation des justiciers. Il est actuellement difficile à Gotham de faire un pas sans croiser une cape, un masque ou un costume. Cependant, il est fait un réel effort pour la remise sur pied des aliénés mais cet effort reste incomplet.


Crane prit une petite pose et remarqua que sa bouteille était vide. Il termina d'un trait son dernier verre et le repoussa du bout des doigts. Harry Truman changea alors de sujet en s'orientant vers l'intérêt médical de la situation.

-La recrudescence de patients atteints de tels troubles est naturellement bénéfique pour la science et de nombreux neurologues, psychologues et psychiatres de grande renommée ont déjà visité Arkham et prit des notes sur des cas. Les tests et les examens que de nombreux criminels ont eu dans l'asile ont d'ailleurs permit la découverte de mécanismes cérébraux. J'ajouterais à cela le développement d'une branche pharmacologique au sein de l'établissement d'Arkham. On peut malgré l'horreur de la situation affirmer qu'elle a été bénéfique à la science médicale.

Jonathan se releva, histoire d'étirer ses jambes. Le téléphone toujours dans la main il se dirigea vers la fenêtre qui donnait sur la rue où d'anonymes citoyens marchaient nonchalamment, probablement inconscient des raisons de cette situation mais non moins intéressés par elle. De pathétique petits travailleurs sans le moindre talent particulier, sans connaissance, soumit à la volonté de la criminalité, des esprits faibles, dans une ville qui demandait un esprit fort et blindé, un esprit qui se comprenait et comprenait les autres...

-Cependant, je me permet de souligner que ces avancés, aussi significatives soient-elles, ne sont hélas pas d'un grand secours lorsqu'elles s'adressent à des oreilles sourdes et beaucoup de nos confrères n'en tiennent même pas compte.
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