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NEWS :

Ne manquez pas les deux derniers chapitres de Darkwatch, où s'affronteront Le Chevalier Noir et l'Empereur !

Clash of the Warriors & La Révolte

"Lors d'une rafle de la Ligue des Ombres, la Lignée décide d'intervenir et de massacrer les hommes de Ra's Al Ghul. Les habitants, excédés par la situation, décident de se révolter, avec le support de l'Empereur et ses troupes. Le G.C.P.D est dépassé et les justiciers n'ont d'autre choix que s'en mêler, Batman en tête."

(Petit aperçu des évènements en vidéo ici)


CREDITS

©PA Batty Epicode
©Les images utilisées appartiennent à leurs auteurs
©Les bannières ont été crées spécialement pour le forum Gotham City Rpg par Deimos Hellhammer
©Le contexte de ce forum est inspiré du Batverse, arrangé et rédigé par le Staff. Merci de respecter notre travail.




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 Une soirée tempérée (Tempérance)

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MessageSujet: Une soirée tempérée (Tempérance)   Mer 13 Avr - 20:49

Salvatore Maroni entra dans l'appartement de cet immeuble abandonné en tenant une valise. Dans le salon, les hommes à qui il avait donné rendez-vous l'attendaient. 6 de ses hommes de mains, Tony son garde du corps personnel et 8 flics corrompus qui n'étaient pas en service. Maroni regarda sa montre: 21 h. Il déposa sa valise en plein sur la petite table autour de laquelle les hommes étaient assis. Ils étaient affalés sur les canapés. Malfrats et flics mélangés. Son garde du corps était derrière le plan cuisine. Il buvait du Bloody Mary dans lequel il trempait des branches de céleri. Tony avait allumé une radio portative qui diffusait cette musique:

http://www.youtube.com/watch?v=eHuqV9hbNN0

Tony avait aussi fait passer des cigarettes à tout le monde. Le salon était envahit de tourbillons de fumée. Maroni ouvrit la valise et commenta son contenus:

"Amphétamines, méthédrine, cocaïne, hallucinogènes et haschich. Vous irez vendre ça dans la rue. Vous serez tranquille, en ce moment avec l'agitation autour d'Arkham City, plus un seul justicier ne rode dans ce quartier. Dans cette malle, il y a de quoi ramasser 30 000 dollars avant la fin de la nuit. Je peux vous assurer que personne ne viendra vous harceler ce soir. Tout le cirque de la chauve-souris est finis."

Les flics applaudirent, les malfrats sifflèrent. Un malfrat obèse fit craquer ses jointures. Un flic se tapa sur les cuisses. Tony agita sa branche de céleri.

Maroni sortit de l'immeuble délabré et rejoignit sa voiture où l'attendait son chauffeur. Un noir de 115 kilos, un boxeur poids lourd: 34 victoires, 6 défaites et 1 match nul dans le Gotham Square Garden.

"On va où patron?"

"J'ai des dettes à me faire payer, va donc dans le taudis de Earl street."

La voiture se dirigea vers le lieux indiqué. Dehors, il commençait à pleuvoir. Les mauvais payeurs avaient investit le sous-sol d'une église. Son chauffeur noir conduisait prudemment. Maroni se curait les ongles avec un cran d'arrêt. Il lui dit:

"Un jour j'ai tué un noir dans l'East-End"

Le chauffeur répondit:

"Un jour j'ai tué un blanc dans Park Row"

Voilà l'église, elle est délabrée, elle est décapée. Jésus avait la tête en moins.

Ils se garèrent, se rendirent devant la porte de la cave et forcèrent la serrure.

"Dites boss, à propos de..."

"Ah non, tu va pas recommencer? Puisque je te dis qu'il n'y a pas un seul justicier de sortie ce soir!"

Ils virent les 4 mauvais payeurs, vautrés dans des sièges de voitures (qu'ils avaient récupérés dans l'épave cramé d'une cadillac) Par terre, il y avait des seringues, des garrots, des sachets et des restes de poudres. Leurs clients de la soirée disposaient aussi d'une stéréo avec plein de disque, uniquement du gospel.

"Les enfants! Vous avez 10 secondes pour me payer vos dettes"

Un mauvais payeur se marra, un mauvais payeur se gratta les parties génitales, un mauvais payeur se marra en se currant le nez, un mauvais payeur bailla.

Maroni s'approcha de la stéréo, il vit un disque, il le mit en route, c'était du chant à pleins poumons. La chorale chrétienne de Crawdaddy en plein extase. Maroni dit:

"Vas-y"

Son chauffeur balança des coups de pieds dans les sièges, le chauffeur colla les mauvais payeurs au sol. Ils se tortillèrent, ils glapirent. Le chauffeur les bourra de coup de pieds, le chauffeur les releva, le chauffeur les laissa retomber, le chauffeur empoigna les sièges de voitures, le chauffeur visa, le chauffeur laissa retomber les sièges sur leurs têtes.

Ils glapirent, ils hurlèrent, ils braillèrent, ils saignèrent

Le chauffeur leur flanqua des clacs, le chauffeur leur fit les poches, le chauffeur balança par terre les saloperies qu'elles contenaient. Un mauvais payeur s'agenouilla devant Maroni et retourna ses poches de lui même. Le mauvais payeur se lança dans une litanie de supplications.

Le chauffeur le souleva, le chauffeur le lâcha, le chauffeur lui donna un coup de pied, le chauffeur se baissa, le chauffeur écouta ses supplications.

La chorale chrétienne de Crawdaddy entamait le crescendo tout en orgasme. Maroni arracha la prise de la stéréo, marre de ce bruit infernal.
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MessageSujet: Re: Une soirée tempérée (Tempérance)   Mer 13 Avr - 23:49

Un homme court dans la nuit, les mains tâchées de sang, le sourire jusqu'aux oreilles. Ses pas frottent contre les pavés suintant sous la fraîcheur de l'air nocturne. Un reflet de lune parcours son corps se mouvant dans le geste de la fuite mais hélas pour l'homme, la police n'était qu'à deux ruelles de lui. Trop imbécile comme il a pu l'être dans sa vie, il se fît attraper tel un vulgaire moucheron en vol, les menottes passées aux mains comme s'il s'était jeté de lui même dans la gueule du loup tout en pestant une légitime rage d'avoir été aussi idiot...Quelques rues plus loin gisait une femme à la chevelure rousse éparpillée sur le sol bloquant un tout petit filet d'eau qui se jetait dans une plaque d’égout. Elle avait sa longue jupe relevée, la bouche bâillonnée, des traces de coups sur la figure. Son bras étalé sur la chaussée témoignait de son impuissance et son dernier geste fût d'appuyer sur une touche de son téléphone. La touche n'était autre qu'un raccourci pour appeler la police, ce seul raccourci qui hantait les nuits de cette femme qui voulait reprendre une vie loin de celle qui la ruait de coups...

Tout revint tel un vortex dimensionnel dans l'oeil de Tempérance qui s'éveilla en hurlant presque, haletante. Son débardeur blanc qui lui servait de pyjama était froissé sous ses ruades nocturnes. Elle posa instinctivement sa main sur sa tête ruisselante de sueurs froides. Il n'était que 19 heures sur son réveil digital. Elle se leva, sa chevelure blonde dégoulinante de jolies boucles folles sur ses épaules nues. Elle se dirigea vers sa salle de bain où elle se contempla, une larme sur sa joue et une rage indescriptible dans le coeur. Elle serra le poing comme tant d'autres fois où elle rêvait de ce genre de récit. Ces récits qu'elle entendait, entremêlés de rires gras et dégoûtants alors qu'elle se recroquevillait dans une cellule pas vraiment insonorisée et qui avait plus l'air d'être une prison qu'un asile. C'était là la ballade des psychopathes, des maris jaloux, des vulgaires parrains déchus sombrant dans la folie où des toxicomanes compulsifs, c'était là le chant des sirènes d'Arkham...
Tout ce qui a pu dégoûter, implicitement et sans le savoir, Tempérance qui vouait désormais la plupart de ses nuits pour œuvrer contre la criminalité des rues...Elle ne se souvient pas qu'elle était une petite criminelle redoutable et pourtant très méconnue grâce à sa discrétion qui frisait l’obscénité, quelque part, elle ne voulait pas s'en souvenir...

Le regard tueur pétillant d'un bleu fatal et mystérieux qui parait son visage lorsque sa volonté de revanche sur l'immoralité prenait le dessus, teinta son vif faciès qui semblait prêt à en découdre. Elle se déshabilla et attacha autours de sa cuisse un cran d'arrêt qu'elle pouvait faire surgir à tout moment grâce à une fente découpée, invisible, sur sa combinaison noire en latex fin. Elle dissimula dans son décolleté un petit calepin ainsi d'un stylo plume en acier qui pouvait servir d'arme. Elle nicha dans une poche, derrière sa hanche une petite dague très pratique aussi. Le tout, caché par son chaperon rouge dont elle rabattît la capuche dans un geste théâtral après avoir enfilé un masque de velours noir assorti à ses gants striés de rouge. Elle s'en alla par la fenêtre et descendit vite dans la rue, les toits n'était pas ce qui l'avantageait le plus, la lune et ses lumières pouvaient être de vraies traîtresses...Ce n'était pas le moment de tomber sur Batman...

Depuis quelques temps, la criminalité de rue n'avait cessé d'être intense au point de fatiguer Tempérance qui ne savait plus où donner de la tête et ne tenait pas forcément en place quand elle écrivait pour Kurt Shamley, le journaliste pour lequel elle tient un emploi d'assistante et de coursière privée, ou quand elle tenait un plateau rempli de brocs de Bière dans la brasserie où elle est serveuse. Grâce au ciel, les siestes pouvaient être très réparatrices et la vitamine C aussi.

Elle se colla contre les parois des ruelles en prenant bien soin de tenir son capuchon et s'engouffra, comme à son habitude et comme un chat dans les plus profondes ruelles sombres de Gotham, là où seul un gentil rat ou un pourri de dealeur pouvait se nicher. En parlant de dealeur, un adversaire n'allait pas tarder à montrer le bout de son nez, surprenant une conversation entre lui et ce que Tempérance croyait être un potentiel acheteur...Elle écouta très attentivement, se plaquant contre le mur, l'oeil dépassant légèrement de sa cachette afin de visualiser un plan d'attaque. Une poubelle se trouvait derrière le dealeur, il y était adossé. A ses pieds, quelques pierres et seul le reflet lumineux d'un lampadaire éclairant la rue voisine sortait très légèrement la ruelle de l'obscurité. Mais pas suffisamment car Midnight pouvait très bien sortir de sa cachette et rester dans la partie sombre en attendant de passer à l'attaque !

-Champignons hallucinogènes, t'vas voir c'est vraiment une pure rigolade avec ça ! J't'en donne 500g pour 630 dollars ! Ca vaut le coup...

L'homme semblait contrarié dans une impatience presque compulsive comme s'il craignait le pire si l'acheteur ne se prêtait pas acquéreur de la drogue en question. Ce dernier hésita puis fini par accepter. Tempérance marmonna :
-Qu'est-ce qu'on ferait pas pour gagner du fric, mettre la santé de quelqu'un sur le tapis et le pire c'est qu'ils aiment ça...quelles mentalités pourries !
Au même moment Poker, le petit bâtard, dont elle s'était liée d'amitié, parut, la queue battante. Tempérance sourit et lui flatta la truffe avant de songer à l'utilité qu'il pouvait avoir... Elle chuchota très discrètement, tout en faisant signe au chien d'aller vers les fauteurs de trouble :
-Va Poker, va, aller !

Le chien alla en jappant et la mine si particulière occupa suffisamment longtemps le dealeur qui fixait le chien, suspicieux mais dédaigneux, pour que Tempérance surgisse dans la lumière, grimpe sur la poubelle et saute derrière l'homme pour le plaquer, ventre contre terre, sur le sol. Elle lui releva les bras et se pencha vers lui pour l'immobiliser. L'acheteur commença à s'enfuir, surpris.
-Poker ! Attaque !
Le croisé doberman enragea sur place, découvrant ses crocs avant de se lancer à la poursuite de l"homme, ses griffes grattant le sol sous la rapidité de sa course. Il attaqua l'homme qui, en le mordant férocement à la jambe, s'écroula, incapable de réagir sous la force du chien. Tempérance hocha la tête avant de se pencher vers le dealeur en question.
-Écoutes moi petit salopard, tu va me dire pour qui tu travailles parce que je suppose que pour être aussi peu doué que toi, on ne gère pas une telle entreprise tu vois ce que je veux dire ?
Mais l"homme continuait à se débattre, Tempérance passa à la vitesse supérieure et sortit son cran d'arrêt alors qu'il allait hurler. Elle plaqua sa main sur sa bouche et mit la lame menaçante du couteau devant ses yeux.
-Hurles et je t'égorge, pigé ? Pour qui tu travailles ????
Elle enleva légèrement sa main de la bouche de l'homme qui se débattit encore légèrement mais pût tout de même répondre.
-Maroni ! Salvatore Maroni !

Tempérance ne pût s'empêcher de grogner comme aurait pu le faire Poker. Ce fumier était encore derrière tout ça. Cette fois-ci, elle allait sévir plus encore et trouver le moyen de démanteler son organisation.
-Et où se trouve-t-il ?
-Je...j'en sais rien...
Elle agrippa les cheveux de l'homme et lui mit le couteau sous la gorge, levant un oeil discret au ciel pour vérifier qu'il n'y ai personne.
-D'accord, d'accord...Il doit se trouver à Earl Street dans les bas-fond d'une putain d'église délabrée...j'avais une dette à lui payer !!
-Comme ça ne m'aurait pas étonnée....Dommage, tu n'avais qu'à choisir tes sources d'argent avec plus de réflexion pauvre con !
Elle lui donna un bon coup de coude au niveau de la nuque de l'homme qui s'évanouit sous le coup. Elle le traina près de son client qui restait sous les furies du chien. Elle lâcha sa proie pour s'y pencher et prit le petit paquet de champignons hallucinogène et le secoua sous son nez tout en pestant dans un rictus mauvais.
-Quant à toi, va te faire soigner mon gars et prends toi une cuite dans un bar au lieu de te bourrer le crâne de ces choses là, prends garde à toi, je rôde et je ne te ferais pas de cadeaux si je vois encore ça dans ta poche ! Et ne t'avise pas d'en parler à la police, tu le regrettera ! Poker, lâches-le !
Le chien s'en alla, l'air fier et heureux après que l'homme prit ses jambes à son cou, l'air encore surpris par ce qu'il venait de se passer. Le dealeur demeurait inconscient, Tempérance se résolue à le traîner dans la lumière de la rue voisine veillant à ne pas être repérée, laissant la drogue dans sa poche ainsi que l'argent. Tôt ou tard, la ronde de police arriverait et le découvrirait, au pire ce serait un passant et le résultat serait le même, que ce soit l'ambulance ou la police...

Tempérance courut dans la rue, longtemps, empruntant des ruelles étroites pour ne pas être trop à découvert. Son endurance était incroyable pour ses dix sept printemps, le sport lui réussissait, c'était certain. Elle arriva donc très vite à Earl Street où la misérable église gisait, sous l’indifférence générale, sous le poids écrasant du noir de la nuit. Les vitraux n'étaient même plus là. Elle y grimpa, en prenant appui sur les pierres de construction et se hissa sur le rebord, deux planches de bois remplaçaient les anciens vitraux mais le temps en avait déjà décroché une. Tempérance se glissa dans la fente tel un chat et arriva sur un balcon qui donnait sur l'église entière qui avait l'air d'un champs de bataille. Elle se tapît dans l'ombre d'une colonne qui se hissait vers une croisée d'ogive gothique, s'y adossa et tourna la tête. Le spectacle ridicule et dégoûtant de ces hommes affalés tels des mécréants sur des sièges de fortunes à renifler des odeurs presque pestilentielles rebutait totalement Tempérance qui prêta une oreille attentive à la situation et essaya de chasser la belle musique de gospel qui envahissait, d'un bruit presque étouffé, l'église... Le fait de voir les "hommes" de Maroni répondre d'une manière aussi désinvolte à leur chef et leur légèreté par rapport à leur situation de dette mettait du baume au coeur à Tempérance qui aimait bien ce côté rebelle même si elle avait une profonde envie de leur faire la peau mais ce ne fût pas elle qui eût ce plaisir.

D'un coup, la situation dégénéra sous l'oeil indifférent de Salvatore Maroni qui attisait de plus belle la haine de Tempérance, et tout se finit entre les poings d'une espèce d'armoire à glace qui frappait ce qui semblait être des endettés malchanceux dans les affaires. Finalement, le petit imbécile qu'avait arrêté Tempérance pouvait s'estimer heureux ! Tempérance laissa la situation se calmer, elle voulait savoir ce dont était capable Maroni et ce qu'il mijotait. Déjà, il continuait, tel le vieux cliché d'un vieux parrain italien, ses affaires de drogues, il fallait trouver des preuves éloquentes pour la police, Tempérance s'attela à bien observer ce qui était susceptible de répondre à ce nécessaire. Il lui avait fait, finalement, la moitié du boulot en tabassant ces moutons de sbires vendeurs de cocaïne mais pour s'attaquer à lui et au beau black, il va falloir être beaucoup plus maligne...

(HJ : Un peu long désolée, je le sais, mais c'est pour bien contextualiser que j'ai écris aussi longuement...)


Dernière édition par Tempérance/Midnight le Jeu 14 Avr - 21:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une soirée tempérée (Tempérance)   Jeu 14 Avr - 20:22

Il y avait un bout de temps que Maroni ne s'était pas présenté en personne pour jouer les tiroirs caisses et les épaves que son chauffeur malmenait lui rappelèrent la drogue. Depuis le début de la soirée il n'était question que de ça: la drogue. Tous les mauvais souvenirs qu'il avait à ce propos ressurgirent dans sa mémoire.

Quand il était jeune, il avait été marié. Son père était le parrain des Maronis (bien avant qu'il se fasse abattre par Holiday le tueur en série qui avait mis Batman en échec pendant un an) Salvatore ne s'était pas remarié après la mort de sa femme Isabella, elle lui avait donné deux fils (qui avaient été assassinés par Double-face), elle était morte lors de l'accouchement du 2éme. Bien avant qu'ils n'aient des enfants, elle avait touché à la drogue. La pire dispute qu'il ait jamais eut.

Elle lui avait avoué:

"Je me fournit chez un de tes dealers Sal, je sniffe des doses quand je m'ennuie à mourir ou quand j'ai peur que tu tombe flingué dans un caniveaux par les ennemis de ton père."

Maroni explosa, il balança des trucs, il mit son cœur à mal, il lança des chaises, il cassa des fenêtres, il balança la télé par dessus le balcon, un seul jet: 90 kilos propulsés dans les airs. La télé fendit l'espace, la télé fit une chute de 14 étages, la télé tomba comme une bombe sur une Ford bleue.

Maroni était en rage, ses veines battaient, son cœur s'emballait, il s'effondra, il se jeta comme une masse sur le canapé. Sa femme lui répondit:

"Je ne suis pas camé, la blanche je la sniffe, je la goûte, je ne me pique jamais, je hais ce que tu fais."

Il tenta de répliquer, il avala de l'air à grands traits, Isabella lui tint les mains, elle parla très lentement:

"Je hais ce que tu fais, je déteste Gotham à présent"

Elle lui promit qu'elle arrêterait. Lui même allait très mal à cette période. Les médecins lui avaient dit: ne fumez plus, il avait arrêté. Les médecins avaient dit: mangez léger, il l'avait fait. Les médecins lui avaient dit: travaillez moins. Il leur avait répondus: Allez vous faire foutre.


"Euh? Boss? ça va?"

Son chauffeur posa la question, il s'inquiétait de le voir plongé dans une longue réflexion sans rien dire. Maroni sortit de sa torpeur. Les mauvais payeurs à terre étaient assommés. La stéréo ne crachait plus de gospel. L'église était toujours aussi délabré. Dieu avait abandonné Gotham il y a très longtemps déjà.

"A quoi vous pensiez?"

Maroni avait un regard sinistre, il lui dit sur un ton monocorde et amer:

"Ma femme, je me demandais à l'époque si elle se piquait avec de la blanche, alors j'ai joué à un jeu avec elle"

Son chauffeur le regarda déconcerté. Il ne s'attendait pas à ce que son employeur évoque le souvenir de sa défunte femme.

"Nous avons joué à un jeu, elle était sur le lit, je l'ai dénudé, je l'ai serré de près. J'ai examiné ses bras, j'ai examiné ses veines, j'ai examiné ses orteils, je l'ai chatouillé des pieds à la tête, j'ai cherché des traces d'aiguilles, il n'y en avait pas. J'ai examiné ses chevilles, je l'ai chatouillé, j'ai suivis le tracé de ses veines. Ma femme m'a touché, ma femme m'a attiré contre elle. Ce jeu m'a fait du bien, ce jeu m'a fait du mal."

Maroni tourna les talons et quitta l'église livide, comme si un fantôme était venus hanter ce lieu consacré. Son chauffeur le suivis, ils rembarquèrent dans leur voiture.

"Attends ne démarre pas tout de suite, tu as bien dérouillé tout le monde?"

"Oui"

"Il n'y avait personne d'autre? Dans l'ombre je veux dire?"

"Personne, pourquoi l'ombre?"

"Je n'aime pas les ombres, lorsque Joker est venus dans mon resto pour buter l'un de mes amis, il s'est enfui comme un voleur. Batman est arrivé peut après pour me faire parler avec brutalité, il a surgit de l'ombre, tu m'entends, les ombres semblaient être avec lui. Lorsqu'Holiday à tué mon père devant moi, il était dissimulé dans l'ombre de notre jardin. Les ombres étaient ses alliées. Je sais que tu crois que je déraille mais y'avait trop d'ombres à mon goût dans cette église, regarde là bien cette église, c'est la civilisation et elle a disparut de Gotham City."

La voiture démarra, elle se rendit 3 rue plus loins. Maroni descendit dans les sous-sols d'un immeuble à l'abandon. Là, il avait aménagé une salle de jeu clandestine. Tout y était: tables de poker, de craps, de baccara et autres. Il y avait même un bar. Il faisait sombre ici, les lumières étaient faibles et on ne distinguait pas tous le monde.

Maroni prit place sur une table à l'écart. Frank Valenti, l'un des hommes de main des Falcones, la plus grande mafia de Gotham et sa principale rivale, s'approcha de lui tout sourire.

"Carmine Falcone t'as envoyé m'espionner?"

"Il me l'a suggéré en sachant que je venais ici"

"Que veux tu que je te révèle?"

Jack Ryder, le célèbre présentateur du Gotham News Network passa près d'eux, Valenti le suivis du regard. Maroni lui sourit, Salvatore lui adressa un signe de la main, Ryder le lui rendit. Valenti lui dit:

"Selon une rumeur, la semaine prochaine, le Joker va faire exploser un orphelinat, alors reste à distance."

Valenit sortit son chéquier.

"Je me sens en veine, tu crois que tu pourrais convertir ce chèque en jeton pour moi?"

"Combien?"

"2000 dollars"

"Inscris mes initiales sur le chèque, dis un mots de ma part au caissier."

Valenti sourit, Valenti rédigea le chèque, Valenti se leva et s'éloigna.

Maroni le suivit des yeux.

Valenti prit ses jetons.

Maroni l'observait comme un prédateur.

Valenti vint s'assoir à une table de Black Jack, Valenti empila ses jetons (rouges, de 100 dollars) 2000 en tout. Le croupier distribua les cartes. Valenti sortit deux figures, le Croupier sortit un 21. Le croupier ramassa les jetons. Valenti se donna une claque sur le front, Valenti remua les lèvres, Maroni l'observait, Valenti avait dit: Oh merde! Valenti regarda autour de lui, Valenti vit Maroni, Valenti agita son chéquier. Maroni fit un signe de la main et hocha la tête.

Valenti se rendit à la caisse. Valenti s'accrocha au comptoir, Valenti rédigea un chèque, Valenti ramassa les jetons. Une serveuse passa par là. Maroni l'arrêta.

"Tu vois cet homme? apporte lui un triple Johnny Walker"

Elle hocha la tête, elle sourit, Maroni lui donna 10 dollars, elle se rendit au bar, elle prépara la consommation, elle traversa la salle de jeux. Elle arriva à la table de jeu et ravitailla Valenti. Le mafieux s'envoya une lampée de scotch. Le mafieux empila ses jetons, des grosses piles. Le croupier lança la roulette, la roulette tourna, la roulette s'immobilisa, le croupier ramassa les jetons avec son râteaux. Valenti se donna une claque sur le front. Oh merde! Maroni fit signe à la serveuse. Maroni lui glissa 10 dollars. Elle hocha la tête. Elle avait compris. Elle avait un petit sourire en coin.

Valenti revint voir Maroni, Valenti vida son verre, Valenti croqua le glaçon:

"Je suis à terre, mais je ne suis pas vaincu, j'ai de la ressource"

"Tu as toujours eut de la ressource Frank"

Valenti s'esclaffa, Valenti vacilla, l'alcool.

La serveuse surgit près d'eux, Valenti rafla son verre. Jack Ryder le célébre présentateur télé passa près d'eux. Valenti le bouscula. Ryder fit un écart. Ryder mima: mon pote t'en tiens une sévère! Valenti but une lampée de scotch. Maroni perçut l'odeur: parfum de malt et grain. 43 degrés. Valenti sortit 2 chèquiers avec des lettres en relief, il les embrassa. Il les lança en l'air, il les dégaina comme des revolvers, il les fit tourner autour de son index et les brandit comme des armes.

Maroni l'observa comme un oiseaux de proie.

Valenti arriva à la caisse, Valenti montra un chéquier. Valenti rédigea un chèque, Valenti l'embrassa, Valenti ramassa ses jetons. 5000 dollars, ça devient sérieux.

Maroni fit signe à ses deux gorilles à l'entrée qui se chargeaient de la sécurité. Valenti est à une table de dés, Valenti empile ses jetons. Le lanceur jette les dés. Valenti se frappe le front, Oh merde! La foule se regroupa autours de Valenti en train d'empiler ses jetons. Ryder était à ses côtés. Le présentateur télé s'inclina sous les applaudissements, le présentateur télé prie. Ryder lance les dés. La foule l'acclame. Ryder fait une génuflexion. Maroni et ses deux gorilles s'approchèrent. Maroni se fraya un chemin dans la cohue. Valenti prenait Ryder dans ses bras. Ryder fit un clin d'oeil à une femme tombé sous son charme. Valenti venait de miser 20 000 dollars. Ryder prend les dés, Ryder les montre à tout le monde. Valenti l'embrassa sur la joue. Ryder lance les dés, le présentateur télé sort un 7. Valenti gagne 40 000 dollars. La foule l'acclame Valenti sert Ryder dans ses bras. Ryder ramasse les dés. Valenti souffle dessus, Valenti bave dessus, Valenti fait une génuflexion.

Ryder lance les dés, Ryder sort un 7, Valenti gagne 80 000 dollars, la foule l'acclame, Valenti sert le présentateur télé dans ses bras. Une femme profite de l'occase, fonce sur Ryder et l'embrasse à pleine bouche. La foule s'esclaffe. Ryder lance les dés, Ryder sort un 9, Ryder perd la main, Ryder hausse les épaules style: la vie n'est qu'une partie de dés. La foule applaudit et se marre. Le croupier ramasse la mise.

Valenti vide son verre, Valenti laisse tomber son verre. La foule se disperse, Ryder s'éloigne, une femme lui colle au train. Valenti trébucha contre une machine à sous. Valenti est ivre. Valenti rejoint la caisee. Maroni fait signe au caissier: coupe lui le crédit. Le caissier dit stop à Valenti, Valenti pleure et flanque un coup de poing au caissier. Les deux gorilles de Maroni le saisirent, ils quittèrent la salle de jeu clandestine. Ils sortirent par derrière, une rue recouverte de détritus. Une pluie violente qui s'abat. Des journaux qui volent. Ils jetèrent Valenti au sol. Maroni dit:

"Assez joué le bouffon. Tu va cracher le morceaux, je sais que ton employeur veux me doubler. Il a passé ces 10 dernières années à tenter de ma plomber (faut dire que j'ai fait pareil pendant la même période). Alors dis moi tout avant que je ne commence vraiment à faire le méchant. Bientôt ça sera Arkham City pour nous, les flics nous protégeront plus. Je sais que Falcone va engager les tarés en costume pour assurer la bonne marche des affaires. Il l'a déjà fait par le passé. Il a engagé Poison Ivy pour séduire Bruce Wayne et l'Épouvantail pour braquer une banque, il n'hésiterais pas à engager Joker pour me buter. Alors dis moi tout, que prévoit-il? Arrête de nous regarder comme ça, ni Batman, ni aucun autre abruti en costume ne viendra te sauver la mise"
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MessageSujet: Re: Une soirée tempérée (Tempérance)   Jeu 14 Avr - 23:49

Tempérance comprenait pourquoi l'homme qu'elle avait mis hors d'état de nuire tout à l'heure ne voulait manquer "le rendez-vous" avec Maroni si bien sûr cela avait été nommé comme tel. Prendre ses jambes à son cou, avec Maroni, revenait à signer un arrêt de mort fatal. On ne fuit pas un célèbre parrain qui ne craint rien ni personne même si la plupart du temps ils préfèrent engager des larbins pour faire le sale boulot...ça les rends moins...sportif disons ceci ! Au moins, au corps à corps ça devait être un jeu d'enfant !

La vision des hommes endettés, cloués sur le sol rendît Tempérance presque indifférente même si elle n'appréciait pas du tout la manière dont Maroni les avait brutalisé, tel un lâche ! Même si Tempérance voulait accomplir la noble tâche de faire le Bien, la non-violence semblait être délicate car non seulement elle y était confrontée mais elle était une vraie pile électrique avec une volonté incroyable de bastonner son mauvais moral et la tête de turc des criminels qui lui servait d'alibi. Engagée politiquement même si elle n'avait pas l'âge de voter et dans la vie tout court, elle avait la possibilité de rôder la nuit comme un ange gardien et de se tenir en forme physiquement. Elle au moins pouvait se vanter d'avoir l'étoffe d'une une vraie criminelle, pure et dure si elle le voulait et non pas l'étoffe d'un fumeur de cigares vouant une haine pour un parti rival, se comportant comme deux meutes de loups ennemies. Et des innocents pâtissaient des jeux puérils de ces hommes glonfés d'orgeuil et ce, Tempérance ne pouvait et ne voulait l'accepter !

Réfugiée dans le coin d'ombre, derrière la colonne où les regards suspicieux du garde du corps ne pouvaient passer, Tempérance demeura perplexe devant l'intense réflexion dans laquelle Maroni fût plongé subitement. Le récit de sa défunte femme dont Midnight ignorait l'histoire la mura dans un léger soupir. Elle vît pour la première fois une facette qui lui plaisait, une facette humaine, une facette qui pouvait faire couler des larmes, une facette imprévisible et traitresse mais indispensable et amie. Elle se prit de compassion pour lui comme elle se prit de compassion pour l'histoire d'amour anéantie de Double-Face pour Grace ou la femme cryogénisée à tout jamais de Mr Freeze...Ces hommes qui pouvaient cacher un coeur d'or mais dont la haine a rongé chaque parcelle de force pour continuer à vivre dans le droit chemin. Quelque part c'était lâche de leur part, Tempérance, elle, avait réussit à s'en sortir...Et jamais elle n'eut l'idée d'impliquer Gotham City entière pour assouvir d'odieux projets même si pendant un temps, un temps dont elle avait presque tout oublié, elle contribuait à la petite criminalité des rues. Aujourd'hui, c'était révolu !

Le garde du corps sortit, les yeux encore rivés vers Tempérance mais il ne pouvait la voir, ce qui la faisait sourire. Sans le savoir, elle le narguait. Maroni et lui sortirent de concert vers la voiture, pendant ce temps Tempérance prit une feuille de son calepin, sortit son stylo plume et écrivit en lettres "bâton" (pour qu'on ne puisse identifier sa véritable écriture) : MARONI

Elle se glissa hors de sa cachette en glissant sur la haute colonne, sauta sur ses pieds en se réceptionnant avec ses doigts sur le sol, releva la tête, les yeux légèrement éclairés par un reflet d'une bougie sommairement allumée. Elle déposa le papier dans la poche d'un des assommés et quitta l'église. Tout en courant pour suivre la voiture, elle dégaina d'un coup son téléphone et appuya sur le clavier, avec une rapidité déconcertante, le numéro de la police. Une femme lui répondit et elle fît de même, d'une voix légèrement modifiée :
-Eglise à Earl Street, dit-t-elle haletante, je crois que c'est pour vous !
Elle raccrocha d'un coup, la police ferait leur travail tout en ne la retrouvant pas avec son numéro masqué, quant à elle, elle avait d'autres chats à fouetter.

La voiture coupa à gauche, Tempérance tourna directement à une rue parallèle pour prendre un raccourci. Par chance, le dépotoir de la rue lui offrait une planche de skate qui semblait abandonnée, elle n'étais pas en bon état mais au moins, elle lui permettrait d'atteindre Maroni plus vite. En effet, après quelques virages tout en suivant la voiture, la tête baissée pour que le rétroviseur de la voiture ne la trahisse pas, Tempérance, qui était accrochée à l'arrière discrète et prudente, fût déposée admirablement à l'endroit prévu.Elle roula la planche de skate sous la voiture et la suivit pour s'y cacher également. De sa cachette, elle voyait les pieds de Maroni descendre ainsi que ceux de son sbire attitré. Les portières claquèrent. Attendant quelques secondes, elle sortît enfin de sa cachette et les suivit en se cachant tantôt derrière des voitures, tantôt derrière des murs.

Le lieu en soit ressemblait à l'Eglise, aussi abandonné que l'on puis l'être !
-Décidément, vous aimez les lieux qui vous ressemblent Maroni ! Se chuchota Tempérance à elle-même.
Connaissant Maroni, il était certain qu'il en côtoie le sous-sol ce qui était évident car c'était bien caché pour une partie de poker clandestine. Si la raison de sa venue ici était pour tâter du jeton, Tempérance se réjouissait déjà car de nombreuses choses pouvaient se dire et une fois de plus elle allait faire revivre le vieux dicton : Les murs ont des oreilles.
Et comme tout bon sous-sol qui se respecte, il existe toujours une grille d'aération aussi petite soit-t-telle, ça suffisait amplement à Tempérance car elle ne pouvait prendre le risque d'enter à l'intérieur du bâtiment, elle pouvait être faite comme un rat et elle ne ferait certainement pas le poids face à plusieurs hommes dont elle pouvait facilement imaginer le gabarit. Elle tourna autours du bâtiment mais elle ne vit rien, elle recommença mais en vain, une poubelle stationnait contre un mur, elle l'a poussa et y découvrit la grille dont il émanait des relents d'alcool et de cigarette. Tempérance s'allongea, elle était entre le mur et la poubelle et prêta une oreille attentive à la situation car le son de la conversation demeurait bien lointain.

Il se trouvait trois hommes importants, Maroni, Valenti et Jack Ryder. Le dernier nom stupéfia Tempérance qui esquissa une mine de dégoût...Lui aussi ! Elle se dit que si jamais elle le trouve au centre de ses aventures, elle n'hésiterait pas à le faire chanter avec ce qu'elle venait de voir et d'entendre. Valenti semblait être un membre du clan des Falcones...Interessant....

Mais la suite plut beaucoup moins à Midnight, la partie sur l'orphelinat était loin de la soulager et d'ailleurs, ce projet effara Tempérance qui ne put s'empêcher de serrer le poing, entrant dans une colère noire. Celle là, elle ne la laisserait pas passer c'était clair et net ! Mais tout vient à point à qui sait attendre et c'est dans cette phrase emplie de sagesse que Tempérance observait la partie, d'un oeil discret et vigilant, se cachant au moindre coup d'oeil en sa direction. Elle observa une tension plus qu’électrique entre Maroni et Valenti. Salvatore semblait, décidément, beaucoup plus malin et n'hésitait pas à saouler dans le premier sens du terme son adversaire, assez bon joueur il fallait l'admettre mais hélas pour lui, la partie s'achevait car Salvatore ne lâchait guère le morceau, il savait que ce Valenti lui cachait quelque chose. Tempérance se porta acquéreur de cette obstination.

Elle nota sur son calepin déjà la nouvelle de l'orphelinat avec le Joker. Elle ne pourrait se charger de cela, mais si elle pouvait prévenir la police, cette dernière pourrait alors prévenir Batman qui serait plus à même de résoudre un tel conflit. Tempérance ne pourrait pas grand chose devant le Joker même si elle le haïssait avec plus de haine encore que Batman lui-même. L'ingénieux procédé ivre de Maroni eut son effet au bout d'une ou deux heures. Cela commençait à dégénérer sérieusement, Tempérance n'intervenait pas ! Elle savait que les comptes se régleraient dehors et ça n'avait pas du tout loupé ! Maroni traînait déjà le corps de Valenti transi d'ivresse, prêt à servir de sac de punching ball si jamais il ne voulait pas coopérer.

Mais cette fois, Tempérance voulut avoir la légitime exclusivité des informations bien avant Maroni, connaître les projets de la mafia ennemie de Maroni pouvait se révéler un atout de choix pour empêcher les querelles de devenir trop encombrantes, d'ailleurs, Tempérance voulait les exterminer tout court !...La pluie commençait à tomber et Midnight ricana très doucement. Un peu d'eau ne ferait pas de mal et les énergies de la pluie seront salvatrices et bénéfiques pour la jolie blonde. Quelques papiers s'envolèrent en tournoyant tandis que le parrain italien débita des mots qui manquaient de faire rire le chaperon rouge qui sortit d'un coup de sa cachette, sereine, un rictus en coin sur ses lèvres rouges. Elle prit bien soin à ce que ses yeux cachés par son masque se rendent plus invisible encore en maintenant sa capuche sur sa tête. Elle ne s'inquiétait pas pour une éventuelle fuite de Valenti, il était trop ivre pour être un potentiel fuyard, en revanche, elle se sentait prête pour l'armoire à glace et Maroni était loin de lui faire peur.
-C'est ce que vous croyez Maroni et pour ce qui est des abrutis costumés, je peux dire la même chose de vous mais l'adjectif "costumé" est bien trop poétique pour vous !
Elle ria légèrement puis ramena ses bras le long du corps, une jambe en retrait, une main posé sur son genou.
-Maintenant vous allez être gentil et me laisser votre bourré de petit copain ok ?
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MessageSujet: Re: Une soirée tempérée (Tempérance)   Ven 15 Avr - 18:34

La voix juvénile et provocante les laissa dans l'incrédulité, ils firent volte-face et hésitèrent à sortir leurs armes. Les deux gros bras de Maroni restèrent sceptique. Qui était cette nouvelle? Une vicieuse maléfique comme Harley Quinn ou une pseudo Catwoman venus faire régner sa loi dans le quartier?. Le premier videur sortit un 45 à canon compensé et pointa son arme vers la nouvelle venus dans un geste mal assuré. Il ne cessait pas de cligner des yeux et son regard fouillait sans cesse la rue. La pluie qui s'abattait de façon sinistre le gênait il distinguait mal leur nouvel adversaire. Le 2éme fouilla dans sa veste avec un air effaré. Il avait oublié son arme. Aussi il sortit un coup de poing américain en laiton qu'il ajusta à son poing dans un geste de défi. Maroni se força à ne pas regarder en arrière, signe qu'il comptait se dérober et fuir à travers la ruelle. Même s'ils étaient à 3 contre un, il savait trop comment finissait les duels contre les justiciers masqués ou les tarés costumés. Valenti pour sa part se mit à ramper vers la dernière arrivante. Il avait fait son choix, plutôt elle que Maroni. Le parrain de la mafia lança sarcastique:

"Décidément, ils se multiplient, les tarés sont le cancer de cette ville. Excuse moi de toute cette hostilité ma grande. Double-Face à tué mes fils, Joker a tué mon meilleur ami et Holiday a flingué mon père. J'en suis au point où je ne cherche même plus à comprendre les gens de ton espèce. Vous autre... Butez là!"

Et il détala aussi vite qu'il le pouvait en courant maladroitement à travers la ruelle. Laissant ses hommes de mains se farcir la garce. Ils n'arriveraient pas à l'abattre, il le pressentait déjà, ils ne feraient que la ralentir. Ensuite elle le prendrait en chasse à travers la jungle urbaine. Il n'avait plus qu'à espérer d'avoir assez de temps pour se dissimuler. Une seule planque possible dans les environs, celle de Tedrow, l'un de ses maquereaux, il dirigeait d'une main de fer une dizaine de prostitués pour lui.

Maroni fonça au milieu des épaves de voitures sans regarder en arrière, il traversa un terrain vague avec des tas de poutres en acier rongé par la rouille. Il aperçut le bungalow de Tedrow. Il ouvrit la porte avec violence, s'engouffra et la referma brutalement. Il regarda par la fenêtre. La garce n'avait pas l'air d'être là, mais il doutait qu'elle ai perdus sa trace. Il se retourna et se rendit compte avec surprise que Tedrow était absent. Il y avait juste une fille dans le bungalow qui l'observait avec des yeux inquiets.

"Êtes-vous de la police?"

"Euh? Non, quel âge as-tu petite?"

"14 ans, pourquoi les hommes vous demandent-ils toujours ça?"

"D'où tu viens?"

"Metropolis, mais si vous m'y renvoyez, c'est simple, je m'enfuirais à nouveau."

"Quoi? Ellis Tedrow? Il est parti où?"

"Ellis m'a dit qu'il y a plein de mecs qui aiment les jeunes comme moi."

Maroni regarda à nouveaux pas la fenêtre pour voir si sa poursuivante fouinait dans les parages. Son inquiétude n'était pas retombé. Il jeta un coup oeil dans le bungalow. Il y avait un lit avec un ours en peluche, des revues de ciné et un uniforme d'écolière mais pas de fringues de prostituée, pas d'attirail pour la drogue.

"Est-ce que Ellis est gentil avec toi?"


"Il m'obligeait pas à faire ça avec d'autres mecs si c'est ce que vous voulez dire"

"Tu veux dire que tu ne le faisais qu'avec lui?"

"Non je veux dire que mon cousin me l'a fait et que y'a cet autre mec qui m'a obligée à le faire avec des mecs, mais Ellis m'a racheté à lui."

"Quoi? Je comprend pas"

"Ellis, tout ce qu'il voulait c'était dormir dans le même lit que moi et jouer aux cartes. C'est si mal que ça?"

"C'est que..."

"Mon cousin était pire! Mon oncle était mille fois pire!"

Maroni se crispa, il regarda par la fenêtre, il avait cru voir quelquechose, il vit une boîte de conserve vide qui roulait au sol poussée par le vent. Il aggripa la fille par la main et sortit avec elle en courant, il la força à la suivre tout en dégainant son 38 à canon court. La fille pleurait. Maroni ne voulait pas rester ici une minute de plus ou attendre le retour du maquereaux. La folle en costume ne devait pas être loin, il lui fallait se dissimuler autre part. Il ne savait pas encore quoi faire de la fille. Probablement la donner aux flics ou à un orphelinat. Maroni était en rage contre Tedrow, ce n'était qu'un tordus. Il avait une tendance pédophile, il s'était achetée cette fille. Mais Tedrow n'avait pas assez d'estomac pour forcer une nymphette de 14 ans à coucher avec lui. Il n'avait pas encore eut le cran de la violer mais ça viendrait si elle restait avec lui et Maroni ne supportait pas ça.

Il dévièrent vers un bloc d'appartement. Des immeubles de 4 étages. Ils étaient trempés par la pluie. Maroni accourut vers le premier hall du plus proche bâtiment. Il brandissait toujours son 38. La fille continuait de pleurer et essayait de se débattre. Dans le couloir toutes les portes étaient fermés sauf une. Maroni se demanda qui pouvait bien laisser son appart grand ouverte. Il entra en trainant la fille avec lui parce qu'il n'avait pas d'autres idées d'endroits pour se dissimuler.

Le salon était remplit de plantes en pôts. La fille s'arrêta de gémir en voyant quelquechose par terre, elle était terrorisé. Maroni vit:

Un tas de cafards morts, intimement mêlés à une flaque de sang figé. Il poussa la porte de la chambre d'un coup de pied. La puanteur dévastatrice de la chair en décomposition manqua de le faire tomber à genoux. Une petite boîte à musique s'enclencha au même moment:

http://www.youtube.com/watch?v=RAFMQaWlMEQ

Une femme nue pendait d'une poutre au plafond, accroché par une jambe, juste au dessus du lit. Sa cage thoracique était ouverte. Le couvre lit était gorgé de sang. Son visage était maquillé en blanc. Ses yeux étaient peint en noir. Sa bouche déformé par deux larges cicatrices sur les joues. La plaie béante dégoulinait de rouge à lèvres. Sue le mur était noté:

Batman? T'as vu un peu ma nouvelle copine?

Joker



Maroni laissa tomber son arme à terre. Son estomac semblait ne plus lui obéir, il avait envie de vomir. La fille toujours aussi terrifié, ramassa l'arme au sol et la pointa sur lui avec rage.

"Les hommes sont tous les mêmes avec les femmes!"

"Ne me tire pas dessus. Celui qui a fait ça n'était pas un homme mais une bête sauvage"


Elle s'approcha avec une froide résolution et posa le canon de l'arme sur son front.
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MessageSujet: Re: Une soirée tempérée (Tempérance)   Sam 16 Avr - 23:58

Un sourire espiègle para le visage de Tempérance crispé dans un sadisme profond. La pluie tombait doucement sur son visage et saupoudrait son chaperon de minuscules tâches brunies par l'eau. Sa combinaison luisait dans le noir de la nuit et les gouttes d'eau qui dégoulinaient sur le latex du vêtement rendaient Midnight étincelante. Enfin allait venir son moment de plaisir, enfin la libération allait venir submerger son coeur évanoui pendant l'espace de quelques instants. Elle analysa d'un coup d'oeil furtif à droite et à gauche, la situation.

La poubelle trônait toujours près de la grille d'aération mais elle ne lui serait d'aucun secour, elle n'était pas assez proche pour qu'elle puisse sauter sur les épaules d'un des hommes. En revanche, des déchets innombrables couvraient la semi impasse dont des cd's vinyles rayés et quelques capsules de bière...Très intéressant ! Une échelle se situait sur le mur à gauche, Tempérance pourrait s'en servir d'appui...Les hommes ne la discernait pas très bien dans la pénombre et la pluie rendait la tâche difficile. Instinctivement, pour avoir vécu dans la rue, Tempérance savait retourner la colère des éléments à son avantage. N'écoutant qu'à moitié ce que dit Maroni, elle fixa les deux hommes qui s'armait déjà, intrigué sous un ordre sévère du parrain italien. L'un possédait un flingue d'un assez gros calibre mais pas assez pour faire peur à Tempérance, l'entraînement à l'esquive des balles à l'aide de pistolet dans sa jeunesse oubliée lui assurait une riposte de choc mais ce qu'elle ignorait c'est que cet homme n'était pas les "gentils" petits malfrat qui tiraient sur elle...Tempérance aurait pu oublier d'être prudente ou presque. Ce qui fît le plus peur à Tempérance c'était le poing américain qui pouvait représenter un poing faible considérable, le combat au corps à corps avec ce genre d'arme n'était pas son atout, c'est pourquoi, elle allait ruser. Elle retira sa capuche qu'elle reposa sur ses épaules dans un geste sensuel, dévoilant de plus belle son visage heureux, ses cheveux blonds dégoulinants dans le rayonnement lunaire et cristallin que la pluie mettait en harmonie avec une grâce incroyable ! A elle de jouer !

-Allons y messieurs et honneur aux filles !
Tempérance remarqua alors que Maroni commençait à prendre la fuite et sa mine enjouée se décomposa en une colère noire. Elle ragea en grognant. Tout alla très vite, elle voulait en finir avec ces deux lascars. Elle avait raison, son adversaire n'était qu'un trouillard de bas étage. Elle shoota dans une boite de conserve rouillée et le choc des rebonds sur le sol permit de distraire assez longtemps l'homme armé du 45 pour que Midnight entame sa course en fonçant droit sur lui en hurlant à l'attention de Maroni :
-Sale LACHE!!!
Elle prit appui sur ses jambes, prit les barreaux de l’échelle entre ses mains et tournoya son corps pour atteindre le visage de l'homme en plein visage, il réussit à tirer un coup de feu mais il ne l'atteignit pas et Tempérance manqua de rager sur place ! Encore un coup à prévenir Batman ça ! Elle atterrit sur ses pieds et envoya valser le pistolet des mains de l'homme qui rampait à terre pour tenter de le rattraper. Le Chaperon Rouge lui asséna un coup vif et direct sur la nuque ce qui le blessa plus encore mais...Pendant ce temps, elle ne pût prévoir que l'autre homme, armé de son poing américain l'avait cognée aussi, entre les deux omoplates et Tempérance émit un gémissement de douleur, tandis qu'il lui tirait les cheveux en arrière, prêt à l'atteindre à nouveau mais la rage et la douleur envahit Tempérance dans un élan d'adrénaline, et, acceptant de souffrir pour se sauver la vie, se retourna, les cheveux encore dans le poing de l'homme et attrapa quelques capsules de bière avant de les lancer au visage de l'homme qui s'ébroua, Tempérance en profita pour lui mettre un bon coup de pied dans le ventre, l'homme, visiblement fort, se releva prêt à courir pour s'enfuir. Elle prit en main un vinyle et le lança sur lui, le mettant à terre, évanoui.

Tempérance, essoufflée, se posa, se massant un peu le dos, une vive douleur la traversait mais elle ne pouvait se permettre de rester ici trop longtemps et de laisser courir Maroni. Batman ne tarderait certainement pas et Tempérance savait qu'il était impossible de lui échapper. Elle se tourna vers Valenti qui ne semblait pas comprendre ce qu'il se passe, il rampait tel un escargot, l'alcool ayant décidé de le clouer au sol. Maugréant, elle se retourna d'un revers de cape et s'approcha de lui, ses talons résonnant légèrement sur les pavés du sol. Elle mit ses mains sur ses hanches.
-Toi, tu va me suivre !
Elle le bâillonna avec un foulard prévu à cet effet et lui attacha ses mains avec sa corde. Elle siffla bruyamment et dans la pénombre, des bruits de griffes surgirent. Poker se tenait devant Tempérance, les babines retroussées, les dents aux aguets.
-Il va falloir que tu m'expliques comment tu peux être aussi rapide, tu dois me suivre petit malin ! Lui sourit-t-elle. Assez joué !
Elle abaissa Valenti, plongé dans un état de semi inconscience et le fit renifler par Poker qui tournait autours de lui. Il ne semblait pas comprendre tandis que Tempérance s'impatienta. Elle tourna Valenti, Maroni l'avait forcément touché quelque part. D'un coup, le chien sentit une odeur anormale, une odeur qui n'était pas celle de Valenti. Cette odeur suffit à mettre le chien en rage. Tempérance lui intima un silence autoritaire tandis qu'elle le chassa d'un doigt pointé violemment vers l'horizon, le chien se mit à courir. Elle souleva très rapidement Valenti qu'elle trouvait plutôt léger et le posa lourdement sur son épaule avant de courir à toute allure. Elle s’essouffla de plus belle, mais elle ne pouvait se permettre plus de retard, elle mit à profit son endurance.

Ils contournèrent plusieurs immeubles et passa sur un terrain vague, Tempérance se griffa le bras avec un fil barbelé et en cria de douleur mais continua sa course avant d’atterrir face à un immeuble, le chien couina légèrement et Tempérance lui intima à nouveau l'ordre de se taire. Elle chuchota :
-Merci Poker, va ! Aller !
Elle roula le corps, à présent "comateux" de Valenti sous une cage d'escalier extérieure, cachée dans l'ombre puis s'engouffra dans l'immeuble, où, à pas de chat, elle gravit les escaliers. Mais si l'immeuble semblait habité, Tempérance n'allait pas tarder à le savoir quand une dame sortit de son appartement et Midnight courut à toute vitesse vers la fenêtre où elle s'y jeta, se rattrapant à la corniche, veillant à ne pas regarder en bas, puis s'activa à aller plus vite en ses gestes, par crainte que Batman la voie car, ainsi haut perchée, elle ne passerait pas inaperçue.
Une fenêtre demeura ouverte, elle y passa et atterrit dans une salle bain aux couleurs vertes. Des seringues y étaient dispersées et une armoire ouverte laissait des boites de médicaments renversées ou vides et des anti-dépresseurs demeuraient dans le lavabo. Le spectacle qu'offrait cette salle de bain était loin de réjouir Tempérance qui esquissa une mine triste mais dégoutée. Un bruit attira son attention, un gémissement, une musique lugubre. La porte était légèrement entrouverte et elle laissa la fenêtre comme tel, ne prenant pas la peine de la refermer au risque de se faire remarquer, le rideau flottant alors dans le vent.

Maroni se tenait droit face à une fille qui ne semblait pas avoir plus de la quinzaine avec un pistolet sur la tempe. Le spectacle stupéfia Tempérance qui exorbita les yeux dans un air d'incompréhension. Une odeur putride s'infiltrait et Tempérance esquissa une grimace de dégoût et ne sût quoi faire. Si elle entrait en trombe, la fille risquait de se tuer. La mine désemparée de cette dernière indiquait bien qu'elle ne semblait pas plaisanter. C'était soit ça passe, soit ça casse. Tempérance poussa légèrement un crissement.
-Ne fais pas ça ! Maroni que fais-t-elle...
Tempérance tourna la tête et fût secouée d'un sursaut de dégoût, de surprise et d'horreur en voyant le cadavre charcuté d'une femme nue et au visage découpé en une tête moqueuse et sanguinolente. La femme qui semblait avoir été belle était presque décomposée, pendue comme un pied de cochon, les côtes saillantes comme un travers de porc. Une véritable boucherie qui fît verser une larme à Tempérance qui chassa l'image horrible de sa tête d'un revers de main. Elle semblait haleter sous la colère de ce spectacle qui la choquait du plus haut point. Elle serra ses poings qu'elle colla sur ses hanches. Le coup était signé Joker.
-Salaud !
Elle se tourna vers Maroni, et pointa son doigt vers lui.
-Je te retourne le compliment aussi pauvre lâche ! Que fais cette fille ici ? Et je veux savoir ce que tu mijote !

Son acharnement pour Maroni se comprenait facilement mais ce qui lui semblait le plus étrange c'est que les vagues bribes de son monologue de tout à l'heure portaient sur le meurtre progressif de sa famille dû à des criminels comme Double-Face ou le Joker mais alors ? Pourquoi ne pas réclamer justice ? Pourquoi ne pas faire confiance aux Justiciers pour ça ? Même si Tempérance aurait du mal à arrêter Double-Face par exemple, elle pouvait très bien comprendre Maroni. Mais hélas, le cerveau gonflé d'orgueil et la rancune au coeur ne pouvait jamais donner quelque chose de réfléchi.
La présence de cette fille l'inquiéta plus encore. Tempérance s'approcha d'elle, doucement, intriguée, comme portée dans l'envie de l'aider. Elle tendit ses mains pour tenter de calmer le jeu.
-Qui que tu sois, je t'en prie, tu peux surmonter ce qu'il se passe, quoiqu'il arrive, j'en sais quelque chose et je serais là pour te parler, mais je t'en supplie...
Tempérance voulait croire en cette inconnue mais elle gardait des yeux Maroni, elle ne le quittait pas d'une semelle.
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MessageSujet: Re: Une soirée tempérée (Tempérance)   Lun 18 Avr - 17:27

La sensation du canon de l'arme sur son front, il connaissait déjà la douleur, il savait ce que cela ferait si elle appuyait sur la détente. la sensation faisait ressurgir de façon confuse les instants crittiques de son passé, ils défilèrent devant ses yeux, il ne voyait plus la fille, il était à l'abandon:

La demeure des Falcone, le parrain marie son neveux. Maroni reste assis à sa table et ne bouge pas, il fixe Selina Kyle en train de danser sensuellement avec Bruce Wayne. Harvey Dent est avec un bloc note, il écrit les n° de plaques d'immatriculations des différents invités. Maroni arrive derrière lui, il le frappe, l'envoie à terre, menace de tuer sa femme. Maroni s'en va, il se retourne, il voit Bruce Wayne et Selina Kyle en train d'aider le procureur à se relever. Cette nuit là, Batman et Catwoman visitent la résidence des Falcones et font du dégât.

Maroni est dans le jardin de son père, il lui offre un cadeaux pour sa fête, la détonation retentit depuis les buissons. Son père tombe et agonise dans ses bras, Holiday s'avance, il dépose un cadeaux au sol et disparait au moment même où Luigi Maroni rend son dernier soupir. Salvatore est comme foudroyé.

Son père n'est pas mort depuis 24 heures que Maroni se rend de lui même dans le bureau de Dent. Il n'y a plus aucuns employés. Tout le monde est rentré chez soit sauf Dent qui travaille tard le soir. Dent est horrifié par Maroni, il a encore le sang de son père sur son costume. Maroni dit: Je vais témoigner. Maroni a vu le vrai visage d'Holiday, Maroni sait qui c'est, le fils de Falcone.

Maroni est enfermé à la prison de Blackgate. Personne ne vient le voir à part elle. Sofia Falcone est derrière les barreaux, elle le regarde avec compassion. Son petit frère à tué son père mais Maroni l'oublie en cet instant, il ve voit plus qu'elle. Maroni s'approche, Sofia l'embrasse à travers les barreaux. Sofia dit: Je n'ai pas oublié. Sofia dit: Si Dent meurt, on est tous sauvé.

Maroni va le faire pour Sofia, il va tuer Dent.

Le jour de son procès, le commissaire Gordon arrive dans sa cellule avec deux enquêteurs de la criminels en civils. Ils le fouillent de la tête au pied avant de l'amener au palais de justice. Gordon n'avait aucune confiance en lui.

Il est dans le boxe des accusés, le grand jury n'ose pas le regarder dans les yeux, c'était encore l'époque où l'on avait plus peur des mafieux que des tarés costumés. Le juge est nerveux, il sait ce que ce procès implique et ne veut pas prononcer le verdict. Le public retient son souffle, le public boit les paroles d'Harvey Dent, le public croit en Harvey Dent. Et lui, le procureur, Harvey Dent, le chevalier blanc de Gotham, il joue les ténor, il joue les héros, il tend un doigt inquisiteur vers lui, il est le seul à ne pas avoir peur de le regarder dans les yeux. Avant l'audience, Vernon le corrompus, le propre adjoint de Dent, lui a confié le tube d'acide. C'est l'un de ces tubes mettaliques dans lequel on met du phénobarbital. Maroni respire la haine. Dent s'approche et l'invective, Dent est à son apogée. Maroni dévisse le tube. Maroni balance l'acide sur son visage. Dent tombe en hurlant, Batman surgit, Batman défaillit, même le cri de Dent fait horreur à Batman.

Le huissier sort son arme, le huissier lui colle une balle dans le torse, une balle dans le bras gauche. Maroni est aux urgences. Il entend les sanglots de la femme de Dent dans le couloir. Son mari a tué un chirurgien, son mari a disparut.

Maroni est en prison. On lui a retiré les balles de son corps mais il a l'impression qu'elles sont toujours là. Son bras guache lui fait mal. Il achète secrétement de la méthédrine à un détenus pour calmer la douleur. Il la boit, il ne se pique pas, les gardiens sont seringuophobe. Il sort de prison, son bras gauche lui fait toujours mal, Maroni devient dépendant à la codéine pour calmer la douleur. Maroni bouge son bras gauche le moins possible. Ses amis se demandent si son bras n'est pas paralysé.

Il lit les journaux, il apprend la nouvelle. Holyday est mort. Sofia Falcone a tué son petit frère. Est-ce que c'est pour lui? Il lit les journaux, il apprend la nouvelle. Sofia est morte, Double-face l'a pendus dans les égouts. Il lit les journaux, il apprend la nouvelle. La femme de Dent à disparut, on retrouve chez elle des affaires de Holiday, elle connaissait le serial-killer.

Double-Face arrive dans son restaurant, Maroni sait qu'il va mourir. Double-Face lance sa pièce, elle retombe du bon côté. Double-Face lance sa pièce deux fois, elle retombe du mauvais côté, Double-Face tue ses deux fils. Maroni reste au milieu des deux cadavres pendant que l'incendie dévaste son restaurant.

Maroni reste seul pendant un mois, Tony Zucco est le seul à lui parler. Tony Zucco est mal à l'aise. Tony Zucco a semé la mort dans un cirque, Zucco a tué deux acrobates, Zucco a tué les Graysons. Zucco se fait trauqer par Robin sans qu'on sache pourquoi. Zucco meurt d'une crise cardiaque. Maroni vient sur la tombe de Sofia. Il regarde la tombe de son père, Double-Face est venus prendre le cadavre.


Maroni rouvrit les yeux. La fille le regardait avec mépris, aversion et amertume. Quelqu'un d'autres vient de surgir, Maroni en oublie presque le cadavre, Maroni reconnait sa voix, c'est elle. Il manquait plus que ça.

-Je te retourne le compliment aussi pauvre lâche ! Que fais cette fille ici ? Et je veux savoir ce que tu mijote !

Maroni sourit, cette voix, ça lui rappelle Dent, ça lui rappelle le procès.

-Qui que tu sois, je t'en prie, tu peux surmonter ce qu'il se passe, quoiqu'il arrive, j'en sais quelque chose et je serais là pour te parler, mais je t'en supplie...

La fille à l'air d'y croire, visiblement elle a envie de jeter son arme et de croire en cette justicière comme les gens de Gotham avaient crut en Harvey Dent. Mais le sourire incompréhensible de Maroni l'empêche de le faire. Elle veut l'effacer de son visage, elle croit qu'il se moque d'elle.

"Tu veux m'infliger le châtiment? C'est trop tard, on m'a déjà tiré dessus, devant plus de 80 personnes. Je connais cette douleur, je sais ce que ça fait trouve autre chose."

Elle désigne du doigt le cadavre qui pend au dessus du lit et ça sans jamais quitter du regard le parrain.

"Tous les hommes dans cette ville sont mauvais, voilà comment ils traitent les femmes, regardez ce qu'ils m'ont fait. Un jour un tordus me fera ça, le même sort. Les femmes ne sont plus que des objets pour vous, incapable d'aimer véritablement, juste de faire souffrir."

"Non j'ai aimé des femmes, pour l'une d'elle j'ai tenté de tuer quelqu'un, mais cette personne a finis pas la tuer, il l'a pendue. C'est pour ça que je n'arrive pas à regarder ce cadavre à côté, cette femme aussi est pendue."

Pendant qu'il parlait, son regard était absent, comme s'il s'adressait en vérité à quelqu'un d'autres. Il ne voulait pas se faire tirer dessus, il ne voulait pas connaître à nouveaux le calvaire des injections de méthédrine. Aussi Maroni frappa brusquement la fille avec un violent croché du droit. En bougeant tous d'eux, ils dévièrent l'arme. La fille tira sur le coup de la surprise et le manqua de peu. La balle lui explosa l'arcade sourcilière avant de finir sa course dans un meuble. Maroni recula contre le mur. Il n'osait pas toucher la plaie de son visage. Si elle lui avait tiré dans le bras gauche, il n'aurait pas tenus. Il fouilla frénétiquement dans sa poche et en sortit un cran d'arrêt. Il fonça vers la fille et planta la lame sous sa gorge. La consternation qui frappait le visage de la jeune fille,lui rappela la femme de Dent. Il se souvint:

Maroni colle une bombe chez les Dent, elle explose, Gilda Dent passe la nuit de Thanksgiving à l'hôpital, son mari est à son chevet. Batman est en rage, il tabasse des Maronis.

Double-Face tue Sofia, Batman est en rage, Batman tabasse Double-Face et même Joker.

Il avait tenté de tuer l'amour de Dent

Double-Face avait tué son amour à lui

Des femmes comme dommages collatéral.


Le mafieux s'écarta en jetant son arme blanche au sol. Il dit:

"Je ne veux plus tuer de femme."

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MessageSujet: Re: Une soirée tempérée (Tempérance)   Mer 20 Avr - 19:07

Tempérance était paniquée au fond d'elle, la tristesse s'empara de son coeur. Cette jeune fille devant elle, si désespérée, si désemparée, cela aurait pu être son reflet dans le miroir il y a 3 ans peut-être...Sortie de la maison de correction avec aucune idée de ce qu'il pouvait se passer ensuite...Et ce salaud de garçon dont elle a oublié le nom qui la fît retourner à la case départ avec comme joyeux cadeaux, une amnésie dévastatrice...Cette sensation de désespoir, de douleur intérieure, Midnight la connaissait que trop à 17 ans à peine. Mais si la douleur l'avait forgée tel un roc, il y avait toujours cette lave bouillonnante et pourtant aussi fragile que du verre qui reposait dans la chambre magmatique de son petit cœur de jeune adolescente. Elle voulait aider cette fille et même si elle savait parfaitement que toutes deux avaient deux histoires différentes, entre jeunes, elle saurait s'y prendre. Elle saurait !

Tempérance resta silencieuse, presque inerte en repensant à ses propres "souvenirs" et à sa volonté de bienfaitrice. Elle se résolut à s'approcher légèrement de Maroni et d'elle. La jeune fille tremblait comme une feuille tandis que le sourire de Maroni après sa remarque sur son odieuse lâcheté laissa échapper un rictus dégoûté sur les lèvres de Tempérances. A travers son masque, il était aisé de voir ses yeux s'illuminer d'une pointe d'exaspération. La tension resta extrême pendant une ou deux minutes. Tout n'était que silence mais l'énergie de la pièce se révélait si lourde que le silence en était assourdissant. C'était à ce lui qui bougerait le premier qui recevrait une balle dans la tête, réellement ou psychologiquement. Tempérance observa le visage de Maroni qui s'était fermé d'avantage, il semblait songer à quelque chose...Midnight fronça les sourcils ne voulant pas exclure l'hypothèse qu'il pourrait comploter pour s'enfuir. Mais si Maroni était lâche, il n'en était pas moins intelligent et ce serait réellement idiot de révéler ses conspirations par le simple fait de fermer les yeux...Puis, il les rouvrit, aussi mystérieusement que lorsqu'il les avait fermé. Tempérance porta alors son regard vers la jeune demoiselle qui avait changé d'expression, qui semblait rongée de rage, de colère et de haine. Autant de synonymes qui traduisaient en elle, un tristesse ineffable. Quant à la remarque de Maroni sur la petite histoire merveilleuse tout droit sortie des contes de fée, Tempérance s'en exaspéra et ne pût s'empêcher de répondre, le ton venimeux :
-On se passera de tes exploits Salvatore !

Pendant une seconde, Tempérance aurait pu croire que la fille allait la suivre...Hélas, ce n'est pas ce qu'il se produisit. La jeune fille pleura et désigna en tremblant le corps pendu de la femme charcutée, le visage emplit de craintes. Elle prétexta un discours emplit de lassitude et de peur contre les hommes. Maroni lui répondit d'une bribe de son passé qui déconcerta Tempérance. Midnight ne pût s'empêcher d'éprouver une furtive compassion pour Maroni, elle songea que cela devait être très dur à supporter et pendant un instant, elle se résolut à éprouver une sincère pitié envers Maroni. Tout ceci, elle l'ignorait.
-Tous les hommes ne sont pas comme ça...
Tempérance pensa très furtivement à Batman puis secoua la tête avant de fixer Maroni en s'approchant plus encore de lui, la démarche presque maternelle mais non pas moins dépossédée de méfiance.
-Salvatore, je suis désolée pour votre femme...Désolée pour ce que vous pouvez ressentir...
Tempérance ne s'abaissait pas ! Elle ne montrait pas de faiblesses, bien au contraire, elle avait l'avantage de se proclamer véritable humaine. Elle avait des sentiments et même si elle éprouvait de la répulsion sans limite envers les criminels, elle ne cessait de garder espoir et de compter sur une partie bonne, aussi infime soit-t-elle, dans leur coeur. Elle savait parfaitement que chez Maroni, cette partie existait.
Mais la poésie s'acheva bien vite. Maroni s'attaqua à la jeune fille avec une vitesse équivalente à celle d'un Tigre. Tempérance se porta rapidement au secours de la demoiselle mais tout se passa trop vite. Une balle de tirée, du sang sur une paupière et tandis que Tempérance allait agripper le bras de Maroni qui avait dégainé un cran-d'arrêt, le parrain italien avait déjà planté la féroce lame du couteau dans la jeune peau de ce qui avait été une enfant en détresse. Tempérance assista à ce choc émotionnel avec stupéfaction et regarda, tremblante, le corps de la jeune fille gisant, dégoulinant dans son sang et s'écroulant sur sol comme si elle avait rejoins la femme qui aurait pû être sa mère.

Des larmes rage s'ajoutèrent au visage choqué de Tempérance qui éprouva une haine ineffable.
-C'est pas vrai...J'hallucine !
Elle agrippa sa chevelure blonde avec une telle force qu'elle aurait pû arracher ses cheveux. Elle fronça les sourcils, les yeux aussi agressifs qu'un chat porteur de la rage. Sans trop réfléchir, même si elle savait que les efforts seraient vains, elle s'écroula près du corps de la jeune fille pour lui prendre le pouls.

Même pas un sursaut...
Rien...

Tempérance se leva en pleurant. Une part d'elle lui dit que cette fille ne craindra désormais plus rien, que la douleur était finie pour elle mais elle aurait pu devenir plus forte ! Une femme pleine de caractère, une fille sachant se défendre, une femme admirable, une fille remise sur le droit chemin. On lui avait volé sa chance, Tempérance ne pouvait l'accepter ! Elle se leva et se jeta sur Maroni et le plaqua contre le mur deux fois de suite et approcha ses lèvres des siennes pour être sûre qu'il entende et perçoive tout le venin qu'elle était capable de produire.
-Sage décision pauvre salopard ! Comment tu as pu lui faire ça ??? Tu croyais vraiment qu'elle allait tirer ? Incapable ! J'étais à deux doigts de l'aider ! Tu devrais t'enterrer vivant pour avoir osé faire ça ! Tu me fais presque pleurer à me raconter l'histoire de ta femme et après tu trouve quand même le moyen de tuer une gamine ? Tu n'est qu'un pauvre con qui mériterait de croupir dans le caniveau sans rien ni personne ! La prochaine fois, attaque-toi à des gens de ta taille ! Sauf qu'il n'y aura pas de prochaine fois ! Je ne te lâcherais pas c'est clair ?

Tempérance nota très vite que l'immeuble était habité et le coup de feu aurait très bien pu alerter quelqu'un, hélas, trop tard pour s'en soucier, une vieille femme accourut et pénétra l'appartement en hurlant presque. La vue de ces deux cadavres la fît trembler. Indifférente à cette peur qui n'était que broutille en cette situation, Tempérance lui ordonna fermement, toujours en tenant Maroni plaqué contre le mur, les doigts autours de son col, à l'en étrangler, il puait le cigare et le sang :
-Madame, appelez la police ! Immédiatement !
La vieille dame trembla et voulut répondre, elle ne fît que bégayer en imitant des gestes incompréhensibles et se rua hors de l'appartement pour exécuter les ordres de Midnight.
Tempérance redirigea son regard vers Maroni, haletante de haine et de larmes.
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MessageSujet: Re: Une soirée tempérée (Tempérance)   Jeu 21 Avr - 0:05

Elle respirait la haine, elle l’agrippait en l’invectivant. Maroni ne l’écoutait même pas, il était livide, il commençait sérieusement à dérailler, la façon dont il s’en était prit à la gamine l’avait secoué comme s’il avait eut un infarctus et les vielles blessures par balles de son bras gauche se réveillèrent.

La douleur explosa dans sa poitrine pendant que Tempérance s’accrochait à lui, il eut le souffle coupé, son bras gauche s’enflamma. Son bras gauche est mort, son poignet gauche se tord, sa main gauche explose.

Dans un dernier réflexe de survie il frappa son assaillante d'un revers de la main et ajouta un uppercut avec son bras valide dans l'estomac de la justicière. Il se dégagea et allait continuer à répliquer lorsque son souffle s'arrêta net. Il avala de l'air en se retenant de ne pas tomber à genoux. Il tituba en direction du lit et s'affala sur le côté, oubliant la présence du cadavre martyrisé par Joker, oubliant le danger que représentait cette fille qui l'avait prit en chasse, oubliant même le corps de celle qu'il avait trainé jusqu'ici, son esprit ne pensait plus qu'à son bras, il ne pensait plus qu'au remède qui l'avait asservis depuis sa sortie de prison. Il fouilla dans sa veste et en sortit une petite trousse. Elle contenait une seringue avec une dose de codéine. Il retira péniblement sa veste, il prit dans sa poche l'élastique en caoutchouc qui faisait office de garrot et le plaça maladroitement sur son bras gauche. Il se piqua, sa main tremblait, il tomba dans le tissus musculaire, il hurla, il recommença, il tomba dans la veine la plus apparente au milieu de son coude. La dose fit son chemin. Il remballa son matériel et remit sa veste avec lassitude puis continuant à ignorer la présence des éléments macabres autours de lui comme s'il était déjà dans l'un des cercles de l'enfer il se dirigea vers la salle de bain juste à côté de la chambre.

Il n'osait pas se regarder dans le miroir. Il attrapa un verre à dent, fouilla dans sa poche portefeuille, attrapa un comprimé de prozac, l'écrasa dans le verre, rajouta de l'eau, mélangea le tout avec le manche d'une brosse à dent qu'il trouva sur le lavabo et avala d'un seul trait. Il s'appuya un instant contre le mur et revint dans la pièce. Il fixa Tempérance et dit:

"T'arrive trop tard, il n'y a plus de justice dans cette ville, depuis que Dent à dégagé, les gens comme moi achètent des jury entier pour se faire innocenter, oui, Gotham est un marché à ciel ouvert, on peut y acheter les flics, les magistrats les journalistes et même les âmes et les consciences. Je vais finir à Arkham City comme tous les autres, il n'y a plus de prison, cette ville est devenus une prison. Je me fiche complétement de laisser mes empruntes partout sur cette scène de crime, le résultat serra le même. Tu as 2 solutions: tu m'arrête maintenant et je passe la soirée au commissariat, je sors demain et je suis condamné à Arkham City. Tu me laisse partir et je vais quand même être condamné à Arkham City, dans tous les cas ça revient au même d'ailleurs je ne cherche même pas à l'éviter, je veux aller à Arkham City. Tu trouve ça trop injuste? Je vais te consoler tout de suite. J'ai passé 8 ans à Blackgate derrière des barreaux à me shooter aux antalgiques. Je vais passer les 10 prochaines années dans Arkham City. Et tu sais pas la meilleur? Ceux qui ont tué les membres de ma famille un par un seront mes voisins."

Il se pencha par terre et récupéra son cran d'arrêt. Il monta sur le lit et détacha le cadavre pendu, il surmonta son dégout et l'enveloppa dans les couvertures. Il souleva ensuite la fille de 14 ans à bout de bras puis sortit dehors, il annonça à tempérance:

"Laisse moi juste au moins faire ça"

Il quitta l'appartement, il quitta l'immeuble, il sortit dehors, la pluie n'avait pas cessé de tomber, une foule affluait autours de plusieurs ambulances et des voitures de flic qui venaient tout juste d'arriver. Le poste de la 3éme avenue n'était pas trop loin de là ce qui expliquait leur rapidité d'intervention. Non, c'était trop rapide, ils étaient là pour autre chose. Klaxon et sirènes, la foule bloquait la rue. Ils s'étaient amené pendant qu'il découvrait le cadavre et affrontait Tempérance, mais ils n'étaient pas venus pour lui. Ils étaient venus pour autre chose. Il demanda l'info au premier passant qu'il croisa. Il se fit répondre:

"Black Mask a fait sauter une église il y a une demi-heure"

Effectivement, un peu plus loin on voyait un bâtiment réduit à 4 murs:

poutres calcinés, poutres détrempées par la pluie cendres noyées d'eau, parquet éventré, bancs disloqués, bois brisé qui avait lacéré la chair des victimes.

Maroni vit les ambulances, il confia le corps qu'il tenait à des infirmiers même si ça ne servait plus à rien. Il vit des voitures de pompier, il vit des voitures des équipes télés. Des flics obèses rappliquaient mollement. Ils atteignirent la cohue qui bloquait le passage. Ils braillèrent. Ils poussèrent des gens. Bousculades, coup de coudes, klaxons, sirènes, cris.

Les flics virent Maroni: gaffe c'est un parrain de la mafia, on le reconnait. Ils affichèrent un sourire méprisant, les civils le regardèrent avec haine. Les souvenirs prirent le pas sur la réalité, ne faisant plus qu'un avec ce qu'il voyait en ce moment même.

Le tribunal, le public le regarde avec haine, dans quelques instants il va lancer de l'acide sur Harvey Dent.

Le tribunal, les flics le regardent avec mépris, dans quelques instants Maroni va se faire tirer dessus, son bras en souffrira à jamais

La tribune électorale, Harvey Dent fait un discours devant la foule: "Nous avons enduré une longue nuit, mais au moment où nos yeux perçoivent les premiers rayons de l'aube ne maudissons pas la justice, elle est bien là" Maroni le regarde avec haine.

Tempérance l'avait regardé avec haine, non elle l'avait regardé comme Harvey Dent: assoiffé de justice, besoin maladif de vaincre ceux qui nourrissent le crime, éclat d'innocence dans un monde pervertit.
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MessageSujet: Re: Une soirée tempérée (Tempérance)   Ven 22 Avr - 1:11

Midnight ressentait une rage insubmersible...Elle aurait été à la place de cette jeune fille, elle aurait certainement voulu avoir une chance de s'en sortir. Cela, Tempérance le savait mieux que personne. Elle ne prêta pas attention à la mine gênée de Maroni qui semblait éprouver une douleur qui semblait très forte mais elle n'en avait cure et cette douleur aussi forte soit-t-elle ne serait que broutille face à ce qu'il mériterait vraiment ! Tenant le rythme pour maintenir Maroni jusqu'à ce que la police intervienne, elle était tellement aveuglée par sa rage traitresse qu'elle sentit violemment, sans l'avoir vu venir, une horrible pression furtive sur son estomac. Il avait osé la cogner et Tempérance ravala un juron sous la douleur avant de s'écrouler à terre en se tenant le ventre. Elle se releva de suite pour ne pas perdre son sang froid et ne pas succomber à la fourberie du coup...Elle fît face, respira un bon coup et n'y pensa plus avant de se relever...Maroni se tenait devant l'encadrement de la salle de bain où elle s'était cachée auparavant, l'air soulagé comme s'il venait de prendre quelconque médicament ce qui était fort plausible. Elle essaya de se maîtriser, elle venait de se rendre compte d'une erreur de débutante : Ne jamais se laisser aveugler par quelque chose, jamais, même si cela vient du plus profond de soi-même.

Un dicton que le tempérament de Tempérance n'avait pas l'air d'apprécier, pourtant, il fallait s'y conformer. Elle ne répondit rien et n'avait pas besoin de le tenir plus que cela, si il tentait de partir, elle saurait l'arrêter.

Le monologue presque dédaigneux de Maroni n'était pas pour l'apaiser et elle commençait à sérieusement perdre patience. Cette histoire d'Arkham City ne lui plaisait absolument pas...Cela signifiait la fin de ses activités, cela signifiait que la ville tombait réellement dans un trou noir emplit de pourritures ignobles...C'était absolument scandaleux que l'on parque des hommes et des femmes comme des animaux auxquels on refusait toutes libertés sous prétexte qu'ils n'étaient que des criminels...Deux raisons à cela : Cela leur permettrait d'exercer leurs désirs odieux sans personne pour les arrêter ou les mettre sur le droit chemin, et ensuite, c'est une décision que Tempérance trouve extrêmement lâche. Les ghettos n'étaient pas la solution...L'Histoire ne nous l'as que trop bien fait comprendre.

Pour Tempérance, tout le monde avait droit à une chance de se remettre sur la bonne route. Elle le savait inconsciemment car elle ignorait totalement qu'elle fût elle-même criminelle, aussi petite soit-t-elle, mais elle aussi avait déjà fait du mal. La perte de mémoire ne lui a servit qu'à se reforger en une personne meilleure et tant-mieux pour elle. Midnight savait aussi que des personnes susceptibles d'être enfermées à Arkham City "sous leur entier consentement" pouvaient retrouver un jour le bon côté de la vie et la justicière en rouge ne pouvait accepter que ces espoirs soient détruits ! Quelque part, elle ne renoncerait jamais à ce pourquoi elle avait voulu s'engager ! Jamais ! Le monde auquel elle rêve toutes les nuits était peut-être à sa portée, ce monde où elle retrouverait ses parents, où elle élucidera le mystère de son tatouage à la hanche, où elle revêtira son chaperon rouge pour faire valoir les couleurs de la Justice parmi des gens qui veulent combattre. Car c'est ce qui manque à Gotham : la volonté !

-Tu t'ennuierais comme pas permis Salvatore et lorsque tu te seras lassé d'obtenir tout ce que tu auras voulu sans même avoir besoin de mettre le couteau sous la gorge de tes gamins de sbires, tu t’agenouilleras devant les frontières en hurlant ton désir de difficultés à ta taille...Mais je peux me tromper, tu es aussi bien flemmard dans ton genre mais bon tu te plairas à assurer tes arrières...C'est marrant, j'aurais pu penser un instant que tu changerais justement d'avis vis à vis de tout ça...Ta femme et tout...Pendant cinq minutes je vais arrêter d'être naïve.

Elle croisa les bras avant de suivre du regard Maroni qui détachait le cadavre de la femme pour l'enrouler avec le corps de la jeune fille. Le geste fît légèrement sourire Tempérance. Un geste honorable, elle devait l'avouer mais la fuite du parrain italien après cela n'était pas pour lui plaire et Tempérance se résolut à le suivre...Cependant, elle lui laissa un peu d'avance tandis qu'elle entendait déjà les sirènes de polices au loin, les lumières des gyrophares commençaient déjà à percer les fenêtres de l'appartement. En effet, elle devait retrouver Valenti sous la cage d'escalier, ficelé. Elle courut et sauta par la fenêtre en utilisant sa dextérité pour atterrir de balcon en balcon. Au bout du troisième, elle commençait à ressentir des douleurs aux chevilles mais elle n'en tînt pas compte et arriva à la cage d'escalier où elle retrouva le corps de Valenti. La police n'était pas loin, tant mieux car une idée s'offrait à elle...

Elle souleva avec mépris le corps encore puant d'alcool de l'homme en état d'ivresse sur son épaule avant de courir aussi vite qu'elle le pouvait puis de le déposer aussi vite que possible devant les pieds d'un policier qui discutait avec un de ses collègues. Midnight repartit aussi vite que l'éclair...
Finalement, elle n'en avait cure de ce que pourrait lui apprendre Valenti sur les complots de la famille Falcone, si Maroni pouvait lui faire avouer avec une simple goute d'alcool, la police aussi et l'avantage c'est que Maroni resterait frustré de ne pouvoir apprendre ce qu'il voulait savoir et donc de répondre à l'attaque imminente des Falcone. Mais une question restait en suspens, Maroni n'avait pas fait irruptions dans l'église par hasard, s'il réclamait son dû avec autant de force et de volonté c'est qu'il manigançait un autre plan pour se refaire.

Elle continua sa course tout en évitant la foule bigarrée de couleurs alliées au teint lugubre de la nuit. Elle ne semblait pas intriguée par l’événement de l'appartement, le coup du Joker, mais semblait préoccupée par autre chose. En effet, des fumées s’élevaient dans le ciel, l'emplacement d'une ancienne église. Cette dernière n'était plus qu'un brasier, un véritable épicentre de chaos. S'élevaient aussi des bribes de conversation sur Black Mask...Pas de doutes, l'église qui avait explosé était celle où avait eu lieu le règlement de compte de tout à l'heure.Tempérance pensa à une mise en garde, le membre de la mafia masqué avait peut-être une dent contre Maroni ou à moins que ça ne soit qu'un allié voulant achever les mauvais payeur tout en mettant en garde la famille Falcone mais la dernière hypothèse semblait farfelue aux yeux de Tempérance.

Elle réussit à intercepter Maroni à un croisement de rue, un raccourci dont elle avait le secret, elle se félicita de connaître autant la ville. Assez proche de lui mais assez loin aussi, elle poussa sa voix :
-Maroni ! Que se passe-t-il avec Black Mask ? Et ne crois pas que je vais te laisser filer aussi facilement !
Elle accéléra puis l'agrippa violemment en arrière en attrapant un pan de sa chemise. Elle commençait à peine à haleter.
-Tu détiens encore des choses que je veux savoir, dit-t-elle, calmement mais les yeux aussi perçants que ceux d'une chouette.

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MessageSujet: Re: Une soirée tempérée (Tempérance)   Ven 22 Avr - 13:42

Maroni pressa le pas à travers les rues. La fille morte occupait son esprit. Son maquereau, Ellis Tedrow l’avait acheté pour lui-même. 14 ans, il était encore en rage. Tedrow n’avait pas eut le cran de la violer, mais il était clair que c’était un dangereux qui avait un goût morbide pour les toutes jeunes filles. Il n’était pas dans son bungalow lorsque Maroni l’avait cherché, mais le parrain avait une petite idée de l’endroit où il pouvait être.

Il s’engagea dans l’angle de Davis Street, il y avait une planque dans laquelle ses hommes résidaient à longueur d’année et Tedrow y allait régulièrement. Il était à peine à 1 mètres de cette planque que la justicière lui causa une nouvelle frayeur en l’agrippant brutalement.

« Black Mask ? Tu veux te le faire ? Laisse tomber, personne n’a jamais réussit à vaincre Sionis à part Batman. »

Elle voulait des infos. Maroni lui aurait volontier donné des infos sur Roman Sionis trop instable et lunatique, mais il y avait un obstacle. Il avait des parts dans le Gotham Casino tout comme lui. S’il lui faisait un mauvais coup, Black Mask ne manquerait pas de lui faire payer une fois qu’ils se retrouveraient enfermés dans Arkham City. Surtout que Sionis était un maître de la torture. Maroni se souvenait de la dernière fois qu’il avait eut affaire au criminel sanguinaire. C’était dans une cave du Gotham Casino, Black Mask avait attaché un tricheur qui s’était fait prendre à une table de poker puis après l’avoir sanglé, il l’avait branché sur un compteur gégène. Il avait relié des câbles sur tous ses doigts. Black Mask actionnait les manettes, Black Mask envoyait la sauce, Maroni regardait ça complètement effaré. Le tricheur absorbait le jus, le tricheur hurlait. Il y avait une fosse pour les eaux usées à côté. Black Mask souleva le tricheur alors qu’il était encore branché, il le balança dans la flotte puis bloqua la manette.

Non Maroni n’avait vraiment pas envie de se le mettre à dos en parlant de lui à une justicière. En revanche il pouvait lui lâcher autre chose, elle cesserait de le traquer pour une proie plus intéressante et pourrait se révéler utile en harcelant l’un de ses adversaires et pas n’importe lequel.

« Tu veux des infos ? Je sais où se planque Double-Face. Il est revenu dans son ancien repaire des égouts. Il a capturé quelques-uns de mes hommes pour les juger à sa façon, ceux qui ont été épargnés par sa pièce sont sortit indemne, ils m’ont raconté. Dent à installé un bureau qui est l’exacte réplique de celui qu’il avait quand il était procureur et il a foutus un portrait de sa femme pour se rappeler le bon vieux temps. Pendant un moment il avait du l’abandonner. Gordon l’avait forcé à se rendre, la première fois que quelqu’un y arrivait avec Double-Face, tu comprends, comme lui et Dent ont été amis autrefois… Harvey s’est donc tapé un procès avec ce procureur là, Janice Porter. Première fois qu’il était l’accusé dans un tribunal. Et c’est là que Poison Ivy et Mr Freeze se ramènent en pleine audience et les emportent tous les deux. Peu après Porter se fait tuer par Double-Face. Il a amené le cadavre chez les Falcones histoire de leur foutre la trouille. Pourtant Porter a toujours été amoureuse de Dent… A croire que Double-Face voulait rompre. C’est bizarre, Porter avait le propre fils ainé de Falcone pour indic et le petit frère, le serial killer Holiday, et bien il connaissait Gilda Dent qui s’est enfuie quelque part, on ne l’a toujours pas retrouvé. Toutes les femmes que Dent a aimé avaient des liens avec les Falcones. Maintenant si tu veux bien me lâcher, j’ai un compte à régler avec un pervers qui a voulut abusé de la gamine que j’ai amené dans l’ambulance, sincèrement, j’avais peur pour ma vie, je ne cherche que le fric, pas la destruction, je ne suis pas comme Joker. »

Maroni s’écarta et se dirigea d’un pas vif vers l'entrée de la planque juste à côté, il entra brusquement et ne referma même pas la porte. Il fut assailli par une odeur de moisi : haricots à la sauce tomate. Maroni cria en direction de Tempérance :

« Je crois que y’a un problème »

Maroni entra dans la cuisine, il sentit une atmosphère étouffante, il y avait de l’eau dans l’évier, rose sombre, des haricots sauce tomate et des mouches sur la moisissure. Des cheveux dans la passoire, des tâches sur le lino, des tâches près du frigo. Maroni l’ouvrit, Maroni sentit l’odeur, Maroni vit : Les jambes sectionnées, les hanches débitées en cube, la tête d’Ellis Tedrow dans le bac à légumes.

Maroni recula épouvanté, il tourna la tête et vit des dizaines et des dizaines de rats, toute une nuée, ils étaient sur la table de la cuisine et les étagères. Il y avait 3 enfants amaigries avec des vêtements déchirés. Dans l’ombre une voix se mit à parler :

« Ce maquereau aimait un peu trop les jeunes filles à peine nubile. Méfie-toi Salvatore, si l’un de tes hommes essaye un jour de toucher à l’un de mes enfants, c’est toi qui va finir dans le bac à légume. »

« Attends Otis, écoute moi je… »

Et l’homme qui avait parlé sortit de l’ombre. Il était vêtu en dératiseur, il portait un masque à gaz noir. Il attrapa une lampe à huile à sa ceinture et la secoua, tous les rats se replièrent et disparurent. L’un des enfants grimpa sur son dos et les deux autres lui donnèrent la main. Le Ratcatcher s’éloigna.

« Otis est-ce que… »

« Je n’ai pas de temps à perdre, j’ai 8 enfants à nourrir, à moins que tu connaisse un orphelinat qui leur éviteras de se retrouver à Arkham City avec moi ? »

Et Maroni songea qu’il allait l’avoir lui aussi pour voisin une fois emmuré dans Arkham City, la ville des fous.
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MessageSujet: Re: Une soirée tempérée (Tempérance)   Ven 22 Avr - 23:48

L'angle de la rue Davis Street...Une rue qui suscitait beaucoup de souvenirs dans la mémoire de Tempérance. C'est là qu'elle avait débuté sa vie de justicière de la nuit pour la toute première fois...Un enfant qui s'était vendu, cet homme qui l'avait aguiché, l'oeil avide, les mains dans le pantalon. C'était une nuit d'hiver où le pauvre gosse tremblait de froid et que la seule chaleur qu'il recevrait c'était....et le gain d'argent potentiel lui permettant de se nourrir mais surtout de nourrir les poches sales d'un maquereau que Tempérance n'avait jamais réussit à trouver...Plusieurs pédophiles ont pu être arrêtés grâce à elle, mais aucun d'entre-eux connaissait l'identité de l'horrible individu. Davis Street, une rue emplit de mystère que Tempérance n'a pu percer à ce jour...Elle avait toujours l'impression que quelque chose de louche se tramait, c'est pourquoi, cette rue restait un des lieux les plus profondément sondés lors de ses rondes de nuit.
-Lieu de malheur, dit-t-elle en chuchotant toujours en tenant le bras de Maroni.

L'idée ensuite de "se faire" Black Mask fît sourire Tempérance avec une certaine sympathie.
-Tu as raison Salvatore, je sais parfaitement que je ne tiendrais pas face à lui mais je suis flattée que tu ai pensé à cette éventualité !
Un éclat d'aventure, mieux que celui que pouvait offrir la lune, brilla dans l'oeil de Tempérance en repensant à Batman en train de vaincre Black Mask. Bien sûr qu'elle avait le désir de s'en prendre à ce genre d'individu, Tempérance savait qu'elle aurait le potentiel tôt ou tard même si ses aptitudes au parcours de rue, à la course de vitesse, à l'endurance, à l'adaptation urbaine et au combat étaient excellents. Mais il fallait se rendre à l'évidence, malgré ses idéaux, elle savait qu'elle n'aurait pas la force de lutter face à des individus qui seraient capables de mettre à profit les plus viles techniques pour la faire fléchir, à cela, elle n'était pas formée. De plus, cela pourrait impliquer Batman et cela, il en était hors de question...

Elle fût néanmoins ravie de voir la coopération dont faisait preuve Maroni mais elle ne manqua pas de déceler une certaine retenue vis à vis de Black Mask. Il protégeait sa peau...Quoi de plus normal ! Même si cette peau n'avait aucune légitimité pour un sauvetage mais cela ne tenait qu'à Tempérance. Hélas, ce n'est pas ce qu'elle espérait...Même si l'info concernant Double Face pouvait s'avérer très utile si jamais ce dernier tentait quoique ce soit, elle pouvait toujours communiquer ses informations à Batman, indirectement...Est-ce qu'il soupçonnerait quelque chose de louche vis à vis de quelqu'un comme Tempérance ? Possible...Mais cela la chagrinait...Double Face faisait parti des rares criminels auxquels elle éprouvait de la sympathie et de la compassion, il incarnait l'homme typique dont le bon côté n'a pas quitté ses entrailles...Pauvre Grace...Où était-t-elle ? Et avant même de vouloir demander ce qu'elle voulait précisément, Tempérance vit Maroni se figer net face à l'encadrement d'une porte entrouverte qui émanait une odeur nauséabonde. Midnight se retînt de vomir sur place.
Le carnage auquel elle assista la remplit de haine une nouvelle fois...Le corps d'un homme gisait, découpé comme le dieu Osiris dans un frigo. Au loin se cachait des enfants...terrifiés par la vue des rats qui s'emparait de la planque, leur poil brillant sous des éclats de furtives lumières électriques.
-Bon sang !

Tempérance s'immisça avec agilité dans la pièce en s'agrippant à l'encadrement de la porte. Elle rabattit son chaperon sur sa chevelure blonde puis observa la situation. Un homme prénommé Otis semblait presque déboussolé voire même en colère. Il semblait proche des enfants, comme un père. Elle comprit que l'homme découpé était non seulement un pédophile mais un des hommes de l'entourage de Maroni. Tempérance serra le poing, une once de satisfaction dans les yeux. Ce type a eu ce qu'il méritait finalement ! Même si elle avait horreur de recourir à la mort.

Un orphelinat...pour accueillir les enfants ? Tempérance connaissait un orphelinat...Un lieu où elle n'avait jamais voulu mette les pieds par crainte de réponses qu'elle ne voulait peut-être pas entendre...Par peur...par peur de la déception même si elle en avait terriblement envie mais il ne fallait pas aller trop vite en besogne, cet orphelinat n'avait peut-être rien avoir avec elle...Mais elle réfléchit à toute allure et repensa à Valenti. Son visage frappa le sien, le moment où il avait parlé à Maroni de la partie sur l'orphelinat...Otis était déjà parti..
Tempérance posa sa main sur l'épaule de Maroni, tremblante...
-Maroni, tu te souviens du plan de Joker ??? Les enfants ne seront pas en sureté ! Il faut que je les confies à la police et que je les prévienne pour qu'ils renforcent la sécurité ! Tu as une idée de l'endroit où Otis pourrait aller ?
Tempérance soupira.
-Si tu m'aides pour cela, je te fous la paix...enfin pour le moment !
Elle sourit, essayant de se montrer quelque peu charmeuse, elle se retint cependant d'ajouter que c'était très important pour elle de sauver ces enfants !

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MessageSujet: Re: Une soirée tempérée (Tempérance)   Dim 24 Avr - 13:36

Salvatore fut frappé par la tête de Tempérance lorsqu'elle retira son capuchon pour laisser apparaître une tête juvénile, elle était encore plus jeune que ce qu'il pensait. Il se demandait bien pourquoi les gens de cet âge étaient attiré par le danger de la rue. Encore une qui voulait imiter Robin.

Elle lui demanda de lui donner un coup de main pour prendre des précautions avant que Joker ne fasse sauter l'orphelinat. Il aurait bien voulut lui répondre qu'il n'en a avait rien à faire et qu'elle ferait mieux d'aller voir là-bas si il y était, mais il se retint. Mieux ne valait pas déclencher encore sa colère, mieux valait lui lâcher des infos pour qu'elle lui fiche la paix à lui et à ses hommes. Une nouvelle perspective lui apparut: pourquoi après tout ne pas servir d'indic pour les justiciers? Tout le monde savait que le Pingouin avait passé un accord avec Batman, il lui servait d'informateur et en échange les policiers ne perquisitionnaient plus sa boîte de nuit de l'Iceberg Lounge où il pouvait se livrer à tout type de contrebande, pourquoi ne pas l'imiter? Peut être que ça serait un moyen de protection efficace une fois que sa famille serait livré à elle même dans Arkham City.

"Otis? Otis Flannagan? Tous le monde sait où il est, il ne se planque de personne, viens voir"

Le parrain abandonna la sinistre cuisine, il traversa le couloir en se demandant s'il arriverait à oublier un jour ce qu'il avait aperçut dans le bac à légumes du frigo. Il s'arrêta sur le trottoir près de l'entrée. En face, la rue entière était envahit par les rats, Le Ratcacher était au milieu de la rue avec ses 3 enfants. D'autres de ses gosses arrivèrent en courant depuis les ruelles, peut être 5 ou 6, ils n'avaient pas plus de 8 ans à vue de nez. Ils étaient tous en haillon et amaigrie. L'un des enfants se démarquait des autres, une petite fille, la plus jeune du lôt, peut être 4 ou 5 ans. Elle s'assit par terre et se mit à faire des coloriages sur des vieux journaux qu'elle avait trouvé au sol. Il avait cessé de pleuvoir. Le Ratcatcher brandit ses deux bras en l'air, tous les rats s'immobilisèrent un peu comme s'ils écoutaient leur prophète, l'enfant toujours accroché sur son dos s'esclaffa. Une plaque d'égout sauta, le sol se fissura, il s'écarta dans un grondement pour faire apparaitre une brèche. Toute la nuée de rats s'engouffra dedans. Les enfants sautèrent à leur tour. Il ne restait plus que Flannagan et la gamine qui continuait ses coloriages. Il la souleva dans ses bras avec délicatesse. La petite fille posa ses mains sur son masque à gaz noir et le retira. Otis était aveugle, on avait arraché les yeux d'Otis autrefois, Otis avait du fil de fer cousu sur ses paupières. La petite fille l'embrassa. Le gosse sur son dos trépigna d'impatience pour qu'ils plongent dans les égouts. Otis disparut en sautant avec ses enfants, le sol se referma comme par magie. La brèche avait disparut même si on voyait les fissures. La rue était vide à présent, il ne restait plus que le mafieux et la justicière.

"Le Ratcatcher est un ancien dératiseur, il a trouvé le moyen sans qu'on comprenne comment de soumettre les rats à sa volonté. Il a cambriolé pas mal de chose pour moi. De tous les criminels de cette ville, il est celui qui détient le record du nombre d'évasion réussit à la prison de Blackgate. Comme il n'a pas de famille, il s'en est fabriqué une en adoptant tous les enfants abandonnés qu'il trouve. J'ai jamais compris pourquoi, pendant toute sa vie il avait accordé plus d'importance à la vie d'un rat que d'un être humain, un peu comme Poison Ivy qui préfère ses plantes aux hommes. Il ne faut jamais aller dans les égouts, Otis y règne en maître. Mais tout ça n'a aucune importance, il va se retrouver à Arkham City comme tous les autres. C'est qu'une question de temps avant que Batman ne vienne le sortir de là à coup de claque pour le mettre avec les autres derrière les murs d'Arkham City. ça doit être pour ça qu'il s'inquiète pour sa progéniture."

On entendis un grondement au loin, des bruits d'explosion. Le ciel noire de la nuit changea en orange. On apercevait des flammes vers les immeubles du centre-ville. Des débris enflammés volèrent au dessus des rues. Maroni regarda en hauteur et complètement stupéfait aperçut Black Mask au sommet d'un immeuble de 4 étages, adjacent à la rue où il se trouvait:

Spoiler:
 

"Et ça y! Il a remit ça, il pouvait pas s'en empêcher, la nuit va être longue."

Maroni se rappela les projets de Roland Daguett, l'industriel véreux qui avait transformé Matt Hagen en Gueule d'Argile. Il avait tenté de détruire certains quartiers pour obtenir des contrats lucratifs de reconstruction. Ses propres saboteurs s'étaient fait prendre par Batman et selon la rumeur, Daguett avait payé un taré costumé pour s'en charger à sa place. Black Mask venait sans doute de toucher le Jackpot.

"Tirons nous d'ici, ça va devenir dangereux, les sbires de Sionis vont commencer à rappliquer ici et..."

A l'autre bout de la rue il y avait un type avec une batte de baseball. Il portait un masque Aztèque de la période Moctezuma sans doute volé dans un musée. Maroni s'enfuit en courant à l'opposé de la rue, il s'arrêta net en apercevant un autre homme avec une planche à clou et un masque chinois de la dynastie Mandchoue, du genre a avoir été dérobée dans une collection privée. Maroni affolé regarda autour de lui. Depuis les ruelles, apparurent d'autres hommes munis d'armes blanches et contondantes. Ils avaient des masques Maya, japonais de l'époque Yamato, Egyptiens de l'époque Fatimides, perses, etc.... Ils avaient tous en commun le fait de porter des trench-coats sombres comme veste et des rangers noirs comme chaussures.

Maroni affolé leur hurla:

"N'essayez même pas, j'ai des parts dans le Gotham Casino, je travaille avec votre maître, si vous me tuez, Black Mask va vous torturer!"


Mais ils n'écoutaient pas, ils continuaient d'affluer vers Maroni et Tempérance, encerclé de tous les côtés, puis il s'arrêtèrent. L'un des hommes qui portait un masque de carnaval vénitien, entra dans la maison qu'avait quitté Maroni, il en ressortit avec la tête d'Ellis Tedrow qu'il jeta dans un sac poubelle qu'il trimballait avec lui. Il dégaina ensuite une machette et s'approcha des deux individus encerclés.

"Ils veulent nos têtes, Black Mask les collectionne"
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MessageSujet: Re: Une soirée tempérée (Tempérance)   Lun 25 Avr - 16:12

Tempérance se montra indifférente au regard de Maroni lorsqu'elle ôta sa capuche. Elle avait l'habitude, son masque ne pouvant pas cacher sa chevelure blonde étincelante, ses lèvres juvéniles et ses traits fins typiques de la jeunesse. Pourtant, habitude rime aussi avec souffrance. A 17 ans, il est tellement facile d'être prise en pitié ou d'être rabaissée par des rires moqueurs, par ses ennemis...Bien qu'elle se venge en les mettant sous les verrous, le fait d'être sous-estimée ainsi est une rengaine digne des pire blagues récurrentes que peuvent subir un enfant dans une cours de récréation. Elle détestait ça !

Midnight ignorait si Maroni avait quelque chose à faire de sauver ces enfants et ceux de l'orphelinat pourtant, une voix intérieure lui dicta que ce n'était pas le cas. Elle sourit légèrement en secouant un peu la tête, elle oublia pendant une seconde à qui elle avait affaire. Tout comme Otis, Otis Flannagan...Et ce qu'elle vît ne tarda pas à rafraichir sa mémoire...L'apparence de cette homme dans la pénombre de la planque et le spectacle qui va suivre...Elle sortit en talonnant Maroni et se figea net, la bouche entrouverte...Le Ratcatcher ! En effet, des dizaines et des dizaines de rats affluaient autours des enfants et de l'homme, ces animaux semblaient prendre l'homme comme un maître. Mais s'il n'y avait que cela, l'homme aux rats leva ses bras dans une sorte d'incantation et, d'une brèche ouverte, tous les rats filèrent ainsi que tout les enfants sauf deux. Tempérance posa son regard sur la petite fille qui dessinait sur une feuille de papier journal, elle fût frappée d'une migraine instantanée qui disparut aussi vite qu'elle était apparue...C'était comme si elle se voyait dans le passé, elle ne voulut y prêter attention.

Elle ignorait la véritable identité du Ratcatcher, elle ne savait pas grand chose sur les grandes figures criminelles de Gotham même si les informations étaient à sa portée, le temps ne lui permettait pas d'approfondir ses connaissances, son boulot pour enrayer la petite criminalité lui prenant déjà une grosse partie de ses nuits. Mais elle avait entendu parler de cette homme sous le nom de "l'attrappeur de rats" et si elle pouvait avoir une certaine répulsion à son statut de criminel, elle eut raison à ce moment là de ne pas juger l'homme qu'il pouvait être. Les enfants semblaient l'aimer, cette petite fille qui embrassait ses yeux cousus de fils de fer toucha le coeur de Tempérance à un point tel que celle-ci frissonna de compassion. Encore un homme esseulé...Tempérance voulait l'aider...
Maroni lui expliqua certaines choses qui ne tardèrent pas à effrayer Tempérance. Arkham City, toujours cette idée de malheur qui ne tarderait pas à briser la vie d'un homme. Car effectivement, Batman se hâterait à lui faire la chasse pour lui ôter les enfants et à l'enfermer comme tout les autres. Il n'était pas difficile de comprendre que ces enfants était comme une famille pour Otis et même si Tempérance aurait voulu qu'il vivent à la lumière et leur jeunesse dans la "normalité", s'ils étaient heureux avec lui...malgré la misère dont ils semblaient être touchés, c'était impardonnable de briser leur union. Tempérance n'était pas riche mais elle était assez aisée, elle n'avait pas de dette, ne se nourrissait pas beaucoup et le loyer de sa chambre de bonne ne lui valait pas grand chose. Payée assez justement par le patron du bar où elle travaille et par les grosses sommes d'argent que lui donne Rush Dewitt, le journaliste dont elle est l'assistante, lui permettent d'entretenir un compte en banque investit et généreux pour son âge...Elle pouvait faire quelque chose...

-Les rats, je comprends, ce sont des animaux doués et faciles à apprivoiser...j'en sais quelque chose ...mais...

Otis allait bientôt disparaitre, Tempérance courut vers lui, son projet de rente d'argent régulière pour l'aider à nourrir ses enfants fermement ancré dans sa conscience.
-OTIS ATTENDEZ !!!
Il disparut....Tempérance soupira en ramenant sa cape derrière son dos avec un geste violent de colère. Elle se promettait de le retrouver, dans les égouts pourquoi pas ! Elle le fera ! Coûte que coûte ! On pouvait trouver une solution pour lui fournir de quoi vivre même après la séparation de la ville. Le fait que la chose demeurait impossible en soit révolta Tempérance qui alla marcher nerveusement vers un mur pour flanquer un coup de poing ravageur sur le mur, une douleur vive enivra son poing mais elle l'ignora, elle avait surmonté bien pire mais pour mieux l'y aider, elle cracha un juron :
-Putain de séparation de....
Elle leva les yeux vers le ciel, les ferma et respira un bon coup avant de se tourner vers Maroni pour le retrouver mais derrière lui se tenaient des hommes habillés de noirs dont les reflets brillaient dans les flaques d'eau de l'insalubre rue. Ils portaient des masques de différentes civilisation, aztèque, japonaise, égyptienne et l'un d'eux portait même un masque Haïtien.
Tempérance garda son sang froid face aux armes qui tapaient nerveusement au creux de leur paume. Elle se retourna, un autre homme de la même "brigade"...Les explosions de tout à l'heure et la vision de Black Mask sur un toit au loin fît retrousser la lèvre de Tempérance dans un rictus de rage, ce fumier était en train de semer la terreur, des hommes et des femmes avaient certainement dû périr. Tout ceci engrangea une colère que Tempérance inhala au plus profond d'elle pour la convertir en force d'auto-défense. Elle toucha furtivement sa cuisse, son cran d'arrêt y était toujours, son stylo plume d'acier aussi, il lui restait un peu de corde, avait toujours le poignard sur sa hanche et avait récupéré le pistolet de la défunte et pauvre suicidaire de tout à l'heure. Elle le maintenait entre l'élastique de son pantalon de latex et le cachait par son chaperon.
-On vous trahit Maroni ? Dit-t-elle avec ironie essayant de prendre l'humour de la situation au passage.

Mais un homme, portant un masque vénitien sortit de la planque, un sac poubelle à la main qu'il balança pour ne pas s'en encombrer avant de dégainer une machette. Tempérance sourit, elle savait comment faire face...
-Et bien Black Mask sera triste d'apprendre que nous ne complèterons pas sa collection, Maroni, restez quoiqu'il arrive derrière moi, si vous avez quelconque arme cachée servez-vous en !
Tandis que l'homme au masque vénitien se jetait sur eux, Tempérance souffla et se jeta sur lui pour entrer en collision avec lui, s'arrêtant net, elle l'aveugla d'un revers de chaperon qui couvrit les seules interstices qui lui permettaient de voir. Ne perdant pas de temps, elle lui flanqua un coup de pied avec une détente vive et experte et brisa le poignet de l'homme qui tenait la machette. Cette dernière tomba à terre après que Midnight brisa les côtes de l'homme par un autre de ses fameux coup de pied "entalonné" puis elle s'abaissa, écarta les jambes pour dérober ses jambes des siennes. Il tomba, sonné, Tempérance récupéra la machette.

Elle revînt vers Maroni et dégaina son pistolet avant de le pointer sur l'un des trois hommes qui leur faisaient face. Ils étaient trois devant, et deux derrières... L'un des trois tenait une planche à clous ce qui pouvait représenter un danger considérable...Tempérance ne tira pas, préférant utiliser cette possibilité en dernier recours. L'homme au masque égyptien avait deux saï en sa possession...Celui là ne serait pas une mince à faire non plus... Il fallait en finir...
Tandis qu'ils se rapprochaient de plus en plus, Tempérance dû abandonner Maroni pour leur foncer à nouveau dessus...
-Maroni, derrière vous ! hurla-t-elle pour qu'il essaye de prendre en charge les deux restants.

Midnight s'attaqua à l'égyptien d'abord, mais il semblait plus vif et il réussit à lui transpercer très légèrement le bras. Tempérance gémit mais ne relâcha pas la pression. Les trois homme l'encerclaient et ne lui laissa qu'un espace de combat restreint, ils allaient la tuer à coup sûr mais c'était à celui qui abattrait le premier coup. Tempérance s'abaissa, mesura sa force avec la machette dans la main et sectionna la jambe de l'homme qui clopina avant de s'écrouler, elle le poussa violemment et voulu sortir du cercle de mort mais l'un lui attrapa la cape tandis qu'un autre gémissait derrière son masque et levait sa dague au-dessus d'elle. Elle répondit d'une équerre qui fit valser l'arme blanche avant de le combattre au corps à corps, elle essayait de contenir les deux hommes qui étaient à deux sur elle, esquivant du mieux qu'elle pouvait en s'abaissant. D'un coup, lasse, elle sauta haut et plaça ses jambes à l'horizontal pour frapper les deux poitrines en même temps des fauteurs de troubles. Ils se reculèrent, surprit...S'occupant de celui qu'elle avait en face d'elle, Tempérance ramena violemment sa tête vers le bas, lui qui était toujours sous la surprise, et lui asséna un bref coup entre les jambes puis l'acheva d'un coup violent à la nuque avec son coude. Elle se retourna, il restait l'égyptien aux saï, derrière son masque ses yeux étaient perçants et on pouvait y lire une rage certaine. Il se jeta sur elle et griffa la poitrine de Tempérance qui l'atteignit profondément, Midnight hurla en se reculant, se plaquant contre le mur. Des larmes coulèrent mais elle tremblait, du sang dégoulina sur le latex qui couvrait son ventre lui faisant alors lâcher son pistolet. Elle se releva chancelante, son adversaire lui agrippa les cheveux et posa la lame fraiche et menaçante sur sa gorge. Elle ferma les yeux et, avec un peu de force, dégaina son cran d'arrêt de sa cuisse et le transperça derrière elle. Avant que ce dernier ne puisse utiliser un semblant de force pour la tuer, elle dévia la lame de son cran d'arrêt même si elle ne pût s'épargner une légère éraflure sous sa gorge puis elle se retourna et dégagea l'homme d'un coup de poing au ventre.

Haletante, les yeux ruisselants, elle se tourna vers Maroni pour lui prêter main forte. Se tenant la poitrine, elle courut vers lui en ayant au préalable récupérer l'arme à feu.
-MARONI ! Hurla-t-elle avant de lui lancer le pistolet qu'elle avait entre ses mains.
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MessageSujet: Re: Une soirée tempérée (Tempérance)   Mar 26 Avr - 0:34

L'arme vola dans sa direction et tomba à terre, Maroni se jeta au sol pour l'attraper, il se releva sur ses genoux et commença à faire feu.

Il vit les flammes jaillirent du canon, les tirs persistaient dans la rétine de ses yeux, il entendit des hurlements, il manqua de s'effondrer, les tirs déchirèrent le torse de ses adversaires, il rechercha son souffle, il vit l'un des masqués qui avait un moignon à la place d'une main, le coeur de Maroni fit une embardée, il se releva en titubant, il enjamba les cadvres, tous morts, non pas tous, certains corps vociféraient des lamentations. Maroni tituba jusqu'à Tempérance.

"On se tire de là, il y en a d'autres qui vont venir, il y en a toujours d'autres avec Sionis."

Il se mit à courir, il tourna à l'intersection, derrière d'autres silhouettes masqués se rapprochaient. Maroni aperçut une boîte de nuit. Il n'avait pas envie d'y rentrer à cause de son propriétaire mais c'était le seul refuge pour échapper à leurs poursuivants. Il était à bout et la jeune fille était mal en point. Maroni tenta sa chance, il s'approcha des videurs du night-club. Ils pointèrent du doigt Tempérance.

"On en veut pas ici, interdit aux costumés"

Maroni sortit une liasse de billet de sa poche et leur tendit.

"Si vous ne la respectez pas, respectez au moins cet argent"

Ils le prirent et s'écartèrent pour les laisser entrer. A l'intérieur, la musique était assourdissante: http://www.youtube.com/watch?v=KDkthDdiiBE

Il y avait foule. Temps mieux, ils pourraient passer inaperçut. Il n'y avait plus qu'attendre que la tempête passe. Dehors ça devait être l'enfer à cause des explosions et des masques qui rodaient.

Maroni s’assit aux bars, ses yeux n’arrêtaient pas de fouiller la salle derrière, son inquiétude n’avait pas retombé. Le barman s’approcha.

« Euh ? Je vais prendre un Whisky mais sec, oubliez les glaçons. »

Le parrain toucha à peine à son verre. Il retira ses mains du comptoir en constatant qu’il n’arrivait pas à réprimer un tremblement. Il regarda Tempérance, le malaise de l’italien n’était toujours pas passé. Il finit par briser le silence :

« Je vois bien dans tes yeux que t’as toujours pas digéré ce qui s’est passé avec la bande de masqués et que tu meurs d’envie d’attraper Black Mask avant de le balancer devant le commissariat pour que Gordon s’en charge. Tu sais, Roman n’a pas toujours été comme ça. C’était un homme d’affaire. Et puis un jour il a eut ce problème avec ce milliardaire là, comment il s’appelle déjà ? Ah oui, Bruce Wayne. On sait pas ce qui s’est passé mais Roman a mis ce foutus masque noir et il ne l’a plus jamais enlevé. Au début, avec son gang il visait juste le pognon comme moi. Puis il s’est mit à torturer les gens même quand c’était pas utile. Son toubib avait une dette envers moi. Il m’a exposé son cas. »


Maroni hésita à poursuivre, puis dans un soupir il lâcha :

« Black Mask n’a plus que 3 ans à vivre peut être moins. La leucémie le dévore de l’intérieur, chaque jour il s’injecte un cocktail de plus de 20 médicaments différents. Il n’est lucide que la moitié du temps. Alors laisse tomber, il en a plus pour longtemps. T’es la seule des justicier à le savoir désormais, ne va pas le répéter à Batman, Nightwing, Robin ou je ne sais qui, ça va exciter tout le monde, laisse faire les choses.»

Le mafieux cessa de regarder Tempérance et reporta son attention sur son verre. Il l’entoura de ses mains en regardant les glaçons fondre puis d’une voix mélancolique lui raconta :

« Gotham n’a pas toujours été l’antichambre de l’enfer. Tout à commencé le jour où un braqueur de banque s’est mis à se déguiser, un costume de carnaval et un masque. Comme les témoins ne pouvaient pas identifier son visage, il ne se faisait jamais arrêter. D’autres voyous l’ont copié. Les flics qui connaissaient la rue savaient qui était ces types, mais comme ils cachaient leurs visages derrière des masques, il n’y avait jamais de preuves, ils ne pouvaient rien faire légalement, alors certains flics se sont mis à se déguiser eux aussi. Ils ont fait comme eux, et ils ont rendus leur propre justice. Les journalistes se sont mis à les appeler super-héros et super-méchant. Un jour, un super-héros différent est arrivé, c’était une chauve-souris, les choses n’ont plus été pareil. Mon père qui était un parrain s’est mis à avoir peur pour la première fois. Puis un jour un criminel costumé s’est ramené à la station d’épuration d’eau pour balancer des produits toxiques dedans. Ce type était différent des autres. Il ne réclamait pas de rançon, il voulait juste tuer des gens. Il s’appelait le Joker. La suite tu la connais déjà. Justiciers masqués et tarés costumés se sont multipliés comme un virus. Je que je cherche juste à te dire c’est qu’avant Batman et Joker, dans ma famille, on ne tuait pas de flics ni de magistrats, on avait trop peur pour ça. J’avais un ami qui était trop ambitieux, il voulait tuer le procureur Johnson Dewey. M’ont père a sentit le danger, il m’a ordonné de lui coller une balle dans la tête avant qu’il ne tente vraiment de le faire et je l’ai fait. J’ai tué mon ami. Mais ces nouveaux venus nous ont tellement poussés au désespoir qu’on a finis par tuer des flics et moi j’ai… »

Il ne le disait pas mais le mot Harvey Dent restait coincé dans sa gorge. Il n’arrivait pas à sortir.

« Enfin je veux dire, j’ai fait ce pour quoi j’avais tué mon ami il y a longtemps. »

Deux silhouettes massives s’arrêtèrent derrière Tempérance et Maroni. Salvatore se retourna en soupirant. C’était deux tueurs en smoking avec nœud papillons. Ils étaient robustes et arboraient des cicatrices sur leur tête. L’un d’eux avait une balafre qui lui traversait toute la figure, un œil de verre dans son orbite.

« Jimmy veut te voir Sal et ta copine aussi »

« Écoutez, je… »

« Tout de suite, Sal, tu sais qu’il ne faut jamais faire attendre Jimmy. »

Ils pointèrent leurs armes sur eux. Les clients faisaient semblant de ne rien voir. Maroni se leva à contrecœur, ils se dirigèrent vers un ascenseur. Escorté par les deux colosses, ils arrivèrent au sous-sol. Ils traversèrent un couloir sinistre en béton. Ils arrivèrent devant la porte, on les força à entrer.

La chambre était vaste, plusieurs portes le long des murs avec de nombreuses étagères remplient d’objets hétéroclites. Un lustre menaçant attaché au plafond. Le mur du fond était une baie vitrée, derrière il y avait un aquarium gigantesque remplit de requins. Des ossements humains flottaient au fond. Au milieu de la pièce, il y avait un lit à baldaquin avec des tissus sombres. Dedans se tenait Jimmy Wayne Sutter, propriétaire de la boîte de nuit. Il n’était qu’un squelette, il ne faisait pas plus de 40 kilos. Son crâne était chauve. Des cicatrices pleines de chancres parsemaient son visage. Sa peau était jaunie. Il y avait des perfusions autours du lit. Dans ses bras il y avait plusieurs aiguilles plantées relié à tout cet appareillage médical. Juste à côté du lit, il y avait un chariot remplit d’antalgiques et d’une dizaine d’antibiotique différents. Différents types de seringues étaient empilés. De toute la pièce émanait une violente odeur de désinfectant industriel. Jimmy parla d’une voix monocorde, presque désincarnée.

« Sal, ça fait une paye, tu es sur mon territoire, aucun Maroni, n’a le droit de venir ici, non seulement tu viole le seuil de mon antre mais en plus tu amène une costumée. Je n’en veux pas. »

« On va dégager Jimmy, promit, on ne comptait pas rester »

Les sbires costauds les encadraient toujours l’arme au poing. Une espèce de majordome entra par l’une des portes et s’approcha du lit du propriétaire de la boîte de nuit.

« Mr nous avons amené l’enfant »

« Oh ! Fort bien ! Un nouvel enfant ! Faites le entrer ! »

Le majordome s’en alla et revint avec un enfant noir de 6 ans en salopette bleue. Jimmy s’adressa à lui :

« Où est-ce que tu habite ? »

« Avec Maman à Park Row »

« Ta maman n’est pas une vrai maman pas vrai ? »

« Ma tutrice, c’est… »

« Et ce n’est pas ta première tutrice, pas vrai ? »

« N…non »

« Tu aime bien chez toi ? »

Le visage de l’enfant s’éclaira :

« Oui, on a un chat minou et… »

« Et tu aime maman ? »

« Oui et Minou aussi »

« Est-ce que tu te sens en sécurité lorsque tu va te coucher ? »

« Je… »

« Tu ne peux plus vivre là bas, tu va devoir t’en aller »

« Mais ! Pourquoi ? »

« Maman a perdu son travail et son droit de tutelle, la police à trouvé un joint de Marijuana chez vous. La semaine prochaine, tu ne pourras plus voir maman ni Minou »

« Mais ? Pourquoi ? »

« Peut-être qu’elle ne veut plus de toi, tu es trop encombrant ou peut être que ta peau est trop noire pour qu’elle t’aime. »

L’enfant examina ses mains brunes et fit non de la tête avant de se mettre à pleurer.

« Tu sais ce qu’il va arriver à ton Minou ? La police va l’attraper et l’amener à la fourrière, là un docteur lui fera une piqûre. On t’a déjà fait une piqûre à l’école ? Une infirmière t’en a fait une avec une aiguille qui brille ? Et bien ils vont en faire une à Minou, il va avoir tellement peur quand il va voir l’aiguille, ils vont la lui enfoncer, il va avoir mal et il va mourir. »

Les yeux de l’enfant étaient noyés de larmes.

« Tu peux épargner la piqûre à Minou en lui donnant toi-même de la mort-aux-rats »

L’enfant se mit à sangloter. Jimmy s’esclaffa, son majordome et les deux gros durs se mirent à rire, un rire forcé pour contenter leur employeur. Maroni regarda la scène horrifié.

« Pauvre dégénéré, tes médicaments ont finis par bouffer ton cerveaux, t’es bon pour Arkham »

« De quoi tu parle pauvre cloporte de rital, il n’y a plus d’asile, seulement Arkham City »

On entendit un grondement sourd dans le sol. Les sbires de Jimmy cessèrent de rire aussi net. L’enfant au milieu de la pièce, crevait d’inquiétude. Le sol se fissura, une brèche apparut puis un océan de rats. Le Ratcatcher surgit au milieu de la pièce :

Spoiler:
 

Pour la 2éme fois de la soirée, il venait de croiser Maroni et Tempérance. Le mafieux hurla à la jeune fille :

« En hauteur vite ! »

Et il se précipita sur l’étagère la plus proche pendant que les deux brutes incrédules regardaient la nué foncer vers eux. Ils ouvrirent le feu sur la vague de rongeur sans succès et su firent happé par ces bêtes. Ils hurlèrent avant que leur cadavre ne se fasse emporter dans la brèche par les rats bien disciplinés de Flannagan. Pendant ce temps Maroni entreprit l’ascension de l’étagère. Il se démena en s’agrippant par ci et en se hissant par là. Il fit tomber au sol toute une série d’objet. Il atteignit le sommet. Il avala de la poussière, il éternua, l’étagère tangua sous son poids. Il se révulsa à la vue des insectes morts. Tout en bas, le majordome se fit dévorer tout cru, son cadavre disparut lui aussi dans les égouts. Et Maroni vit :

Les rats qui contournent l’enfant, les rats qui ne le voient pas, l’enfant est comme protégé par un sort mystérieux. Le Ratcatcher s’approcha de Jimmy Wayne Sutter terrorisé dans son lit.

« Je suis le seigneur des bas-fonds, le maître des rats, le roi des égouts. J’ai parlé à l’abime et elle m’a murmuré la vérité : aucun enfant ne doit mourir. Tu n’enlèveras plus d’enfants Jimmy."

Et Flannagan fouilla dans sa ceinture outils pour en sortir une seringue remplit de mort-aux-rats. Il l’enfonça dans la tête de Jimmy, sur le sommet du crâne, en plein dans la fontanelle. Il se tourna vers ses rats et murmura :

« Si vous regardez dans l’abîme, sachez que l’abîme aussi regarde en vous. »

La nuée de rongeur se précipita dans la brèche et disparut dans les égouts. En un instant, il ne restait plus rien au milieu de la grande chambre à part Otis et l’enfant terrorisé par sa présence. Le Ratcatcher laissa son regard s’attarder sur les requins dans le grand aquarium tout en murmurant à demi-mot :

« Mieux vaut régner en enfer que servir au paradis »

Maroni, constatant que le danger avait disparut, redescendit maladroitement de l’étagère.

« Que fais tu ici Salvatore ? Et elle ? Si jamais j’apprends que vous êtes impliqué dans les enlèvements d’enfants je… »

« Tu va faire quoi Otis ? Arrête de te prendre pour le messie des rats, tu n’étais rien avant, juste un minable dératiseur, un cambrioleur raté, c’est moi qui t’ai protégé à Blackgate quand on y a été enfermé, ne l’oublie pas »


Et Otis tomba à genoux devant l’enfant effrayé. Il retira son masque à gaz, dévoilant son regard vide, cousus par le fer. L’enfant effrayé demanda :

« Pourquoi t’as pas d’œil ? »

« Je les ais arrachés, je n’en avais pas besoin. »

L’enfant s’approcha de lui intrigué

« Là-bas il y a le royaume du roi pourpre, dans les tréfonds vivent les anges, ils sont tombés du ciel, frappé par la foudre, ils sont tombés dans l’abysse des égouts. »

« Et ils y sont toujours ? »

Demanda le petit garçon qui s’excita tout à coup.

« Oui, car mon royaume n’a pas été perverti, je ne l’ai pas conquis, je l’ai bâtît, c’est le plus grand des labyrinthes, nul monstre ni trouve de repos, seul les enfants ont la clé qui ouvre la porte lumineuse. Les rats le parcours de leur puissance, à la fin de toute chose, les enfants hériteront du monde car ils sont les seuls capable de rêver dans Gotham et c’est comme ça que me parlaient les voix. Les nuages ne peuvent obscurcir les égouts. La joie sommeil parmi les enfants en attendant le réveil. Le monde des enfants est celui des collines, des arbres, des ruisseaux et des montagnes, les oiseaux parlent dans le royaume du roi pourpre et seul les enfants sont capable de les entendre. »

« Et je peux aller le voir le royaume ? »

« Non, ta mère t’attend, mais un jour tu parviendras à la porte d’or. Alors le ciel et la terre disparaitront et tu apercevras l’antique marche des rats. A tes yeux apparaitront les colonnes de bronze, de fer et de pierre. Je n’ai jamais eut besoin de mes yeux pour le voir, le royaume est là. »

Et Otis tendit sa main ganté vers l’enfant. Il s’avança vers lui, de ses deux petites mains, il saisit celle d’Otis. Puis sautillant sur la pointe des pieds, il tendit ses deux bras pour attraper son cou. Otis le laissa faire et l’aida à monter dans ses bras. Il se releva avec l’enfant puis regardant Tempérance et Maroni il leur dit :

« Vous savez à quoi on reconnait une civilisation ? A la façon dont une société traite les plus faibles d’entre eux comme les enfants. »

Otis était aveugle, Otis les regardait, Otis parvenait à les voir sans que Maroni ne comprenne pourquoi. Le parrain se tourna vers Tempérance et finis pas lâcher :

« Dis lui pour l’orphelinat et pour Joker, préviens le. Lui seul peut les sauver »
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MessageSujet: Re: Une soirée tempérée (Tempérance)   Mer 27 Avr - 16:49

Haletante, Midnight vînt soutenir légèrement Maroni pour accélérer les choses. Effectivement, les hommes de Roman Sionis ne se feraient pas prier pour venger leurs petits camarades ! Et cela n'avait pas tardé à se produire...Elle força la marche malgré la douleur perçante de sa poitrine, la peau de son décolleté était déjà imbibée de sang coagulé. Tempérance serra les dents, refusant de céder à la douleur. Ils se dirigèrent vers une boite de nuit où l'accueil ne se fît pas du tout charmant et Midnight serra aussi les dents pour se retenir de mettre un coup de poing au vigile, elle se contenta d'un regard noir qui perdura lorsque Maroni lui tendit une liasse de billet...*Corruption, quand tu nous tiens, cette ville est vraiment pourrie* pensa Tempérance mais au moins elle pouvait entrer et rester en sécurité. Elle doutait de sa force avec cette blessure, ce mec au masque égyptien n'y était pas allé de main morte !

Tempérance resta indifférente à la musique et aux danseurs dont la plupart se figèrent à la vue du sang, à la vue de son costume, se contentant d'avancer pour suivre Maroni. Sans perdre de temps sur quoi que ce soit, elle s'installa sur un tabouret du bar et demanda poliment au serveur qu'elle scrutait à travers son masque :
-Un verre de Coca s'il vous plait avec beaucoup de glaçons et un petit verre de rhum aussi
Le barman écarquilla quelque peut les yeux, ne semblant pas lui demander son âge mais il obtempéra tandis que Tempérance commença à siroter son verre de Coca. Elle sortit un mouchoir de sa poche et le trempa dans le rhum avant de l'appliquer sur sa griffure, elle se retînt d'hurler en mordant son chaperon, les yeux picotant de larmes...Puis elle attrapa un glaçon dans le verre et le passa le long de la blessure pour apaiser la douleur, elle le rejeta dans le verre de rhum quelle repoussa au loin avec dégoût. Elle continua à siroter le Coca en écoutant attentivement Maroni.

La leucémie de Black Mask résonna en elle tel un glas. Elle écarquilla les yeux, l'air faussement désolé. Elle resta de marbre, bizarrement, elle n'éprouvait aucune compassion. Les contrats frauduleux de reconstruction dont la conséquence était de tuer des innocents dans d'effroyables explosions étaient à l'origine de cette indifférence. Elle répliqua froidement...
-Trois ans c'est énorme Maroni, en trois ans on peut réduire une ville en poussières ! Il en est capable car il n'a aucune limite ! Sans parler du Joker qui ferait tout pour mettre le grappin sur Gotham, même s'il n'a pas longtemps à vivre, je m'attaquerais à lui dés que j'en aurais l'occasion, pas directement bien sûr mais dés que je pourrais, je le ferais ! Et ne t'en fais pas pour ma langue, je la tiendrais, je ne fréquente pas les autres justiciers et ne leur parle jamais...
S'il savait pourquoi !
L'Histoire si bien contée de Salvatore suscita le plus grand intérêt de Midnight qui n'avait pas eu l'occasion de connaître la ville à son âge d'or, peut-être trop jeune pour cela mais aussi pour la bonne et simple raison que la perte de mémoire avait effacé tout ce qu'elle avait pu retenir de beau dans Gotham City, ces détails futiles du quotidiens et qui s'avèrent finalement d'une importance extrême parfois...Mais en revanche, les propos du passé de Maroni laissa Tempérance glacée :
-N'essaye pas de me faire pleurer Maroni, si j'admets que tu as éprouvé des souffrances et crois-moi j'en suis désolée, être obnubilé par le fric c'est...contre-nature et même si tu n'avais pas envie de tuer, y avoir eu recours te rends coupable !
Elle secoua la tête, la voix remplie d'amertume, levant les yeux vers le ciel.
-Bon sang, ce soir, cette fille, qu'est-ce qu'il t'as pris ?! Bref...Ne revenons pas la dessus !
Avant que Tempérance n'ai pu dire quoique ce soit, deux hommes d'allure assez baraquée, une oreillette à l'oreille, l'expérience de leurs combats fièrement dressée sur leur tête avec leurs cicatrices innombrables arrivèrent et les incita à les rejoindre . Tempérance les fixa avec agressivité d'une teneur aussi forte que leur peu d'amabilité. Tempérance finit par les suivre après avoir mis un quelques dollars sur la table pour payer sa consommation, restant aux côtés de Maroni...

Ils grimpèrent dans un ascenseur, Midnight garda un oeil sur les deux vigiles. L'odeur épaisse d'alcool et de désinfectant ménager piquait presque la blessure du Chaperon Rouge et la froideur des lieux ne lui disait rien qui valait ! Des tonnes de médicaments reposaient sur un chariot tandis qu'un immense aquarium remplis de requin qui semblaient tournoyer avec ennui occupait la place d'un mur en face. Tempérance chuchota :
-Pauvres bêtes...
Puis elle se retourna vers Maroni où elle écouta en silence les dires de ce "Jimmy" qui ne semblait guère apprécier la compagnie des deux individus. Pas étonnant, une justicière masquée et un mécréant de parrain mafieux ! Pas très enchanteur me direz-vous ! A sa répulsion vis-à-vis de Midnight, celle-ci fit une grimace moqueuse, croisant les bras au niveau de son ventre. Puis l'attention se porta sur un enfant terriblement touchant qui semblait paralysé de crainte. Il ressemblait aux enfants qu'un dangereux criminel nommé "Roi des Égouts" avait asservis pour qu'ils volent les passants et lui remettent la fortune amassée...Il était accompagné de deux crocodiles...Heureusement, ce satané "maquereau" avait vite dû renoncer à son titre, Batman étant passé par là pour rétablir l'enfance que ces jeunes méritaient d'avoir.
S'en suit alors une longue discussion entre les deux protagonistes, une discussion qui suscita la rage de Tempérance, la mine crispée de dégoût, elle tenta de s'avancer pour flanquer un coup à Jimmy mais un vigile l'arrêta violemment de son bras et Tempérance dû se résoudre...
-Salaud complètement shooté !

Et comme tout à l'heure, le sol s'ouvrit à nouveau, les rats affluèrent et Otis réapparu, Tempérance se réfugia en hauteur comme le suggéra d'une manière autoritaire Maroni. Elle se cala en haut des étagères, se retenant de vomir à voir les sbires de Jimmy se faire dévorer par les rats, ce dernier périt, une seringue plantée violemment dans la tête. Justice rendue ! La mort se méritait largement, Tempérance eût honte de penser comme ça. Otis s'inquiéta vite de la présence de Tempérance et de Maroni, l'enfant, lui, semblait stupéfait des longs monologues joliment dit et distingués du RatCatcher...Tempérance redescendit les étagères, les rats avaient tous disparu sauf un qui continuait de grignoter un livre, Tempérance le récupéra délicatement dans ses mains, le rat ne semblait pas effrayé...L'amour de Tempérance pour les animaux se faisait sans doute sentir, elle caressa le rongeur qui fermait les yeux d'une manière saccadée sous les caresses. Elle le déposa doucement vers la brèche où il rejoignit ses congénères. La posture de l'enfant face au RatCatcher qui semblait lui inspirer confiance toucha Tempérance qui acquiesça les dires de Maroni.
Doucement, Tempérance prit la parole :
-Monsieur Flannagan, Joker compte faire exploser l'orphelinat de Gotham dans les jours qui viennent, vous pouvez faire quelque chose, j'en suis certaine !

Tempérance s'approcha du RatCatcher, sans aucune crainte, et posa sa main sur son épaule.
-Je ne suis en rien impliquée dans tout ça, je n'ai que 17 ans et je sais ce que c'est une enfance volée ! Je ne vis que de Justice...J'aimerais vous aider pour vos enfants, vous donner une rente d'argent, vous savez, je n'ai pas grand chose mais je peux vous aider et je le dois ! Je n'ai de crainte que pour la séparation de la ville où il me sera, je pense impossible de vous rejoindre pour vous offrir cette rente...Vous pensez que les rats seraient capables de vous la transmettre ?

L'enfance dévisagea Tempérance tandis qu'elle lui souriait avec gentillesse et amour, l'enfant fût rassuré et lui sourit à son tour...
-J'ai projet de parler à la police comme j'ai l'habitude de le faire en ce qui concerne l'orphelinat, il faut que vous gardiez les enfants pour les maintenir en sécurité, je veillerais à vous aider un maximum pour faire tomber les plans du Joker !
Les yeux de Tempérance brillaient d'espoir, elle le voulait plus que tout !
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MessageSujet: Re: Une soirée tempérée (Tempérance)   Mer 27 Avr - 21:55

Le Ratcatcher resta comme immobile en écoutant les paroles de Tempérance. Il laissa passer un instant de silence avant de remettre son masque à gaz.

"Pour me transmettre votre aide, déposez là dans le magasin à l'abandon de Temple Fugate ou bien dans le refuge de Maxie Zeus"

Il se détourna et l'enfant dans ses bras qui serraient toujours son cou avec l'innocence dont eux seul sont capable, lui demanda:

"Pourquoi t'as tous ces rats? Moi j'ai qu'un seul chat, j'en ai pas des centaines"

"Et bien si tu veux tout savoir, un jour, je me trouvais face à la terre, elle ouvrit ses entrailles devant moi, et les égouts enfantèrent d'innombrables rats aux formes parfaites. Du sol, se leva la bête fauve. L'abîme me murmura alors que Gotham n'était qu'une forêt vide et que la vie résidait dans les catacombes, dans l'obscurité du monde. Je fut touché par leur morsures, ils me mordirent tous pour me faire renaître. Les rats firent de moi leur messie. Pour régner sur le royaume pourpre, il me fallait voir véritablement la multitude, je me suis arrachés les yeux pour y parvenir. Et pour la première fois de mon existence, j'ai vu les choses que seuls les enfants peuvent voir: il y a dans les ténèbres des égouts de l'or et de l'azur, c'est là que j'ai bâtit mon royaume et..."

Il s'arrêta brusquement et fut comme prit de panique, il lança à Tempérance et Maroni:

"Fuyez! Ils arrivent! Ils sont déjà là!"


Et avec l'enfant dans les bras, il courut à travers la pièce puis sauta dans la brèche qui se referma brutalement derrière lui, laissant juste des fissures et du carrelage démolit derrière elle.

Ils n'eurent plus qu'à faire marche arrière. Ils sortirent de la salle et retraversèrent le couloir en béton gris jusqu'à l'ascenseur. Maroni expliqua à sa comparse:

"Il n'a pas confiance en toi, ses rats sont tout à fait capable de lui transmettre le fric que tu veux lui donner. Lorsqu'il était à Blackgate avec moi, Flannagan a organisé une foule de trafiques clandestin depuis sa cellule. Il avait dressé tous les rats de la prison pour qu'ils jouent les coursier entre lui et les autres prisonniers à travers les cellules, les rongeurs transportaient tout type de petits objets. Il doit avoir peur que tu te serve de ses rats pour remonter jusqu'à lui c'est pour ça qu'il veut que tu laisse tes dons à d'autres de ses intermédiaires pour qu'ils fassent le courrier."

Ils remontèrent dans l'ascenseur. Au moment où les portes se refermèrent, Maroni fut frappé par un éclair de lucidité et s'exclama:

"Bon sang! Maxie Zeus et Fugate! C'est à eux qu'il t'as conseillé de déposer tout ce que tu veux lui donner. Il a confiance en eux, ce sont ses associés."

Maxie Zeus était un chef d'entreprise devenus fou qui se prenait pour le dieu du tonnerre. Il avait tenté de frapper Gotham avec un engin reconstituant la foudre. Batman l'avait arrêté. Une fois enfermé à l'asile, Maxie avait été torturé aux électrochocs par des gardiens sadiques, il s'appellait lui même le martyr électrique et son obsession pour le courant électrique et les éclairs était devenus de plus en plus morbide avec le temps. Quand à Fugate le Roi du Temps qui se baladait avec 36 montres sur lui et un chapeau melon, il avait tenté de tuer plusieurs fois l'un des anciens maires, sa Némésis. C'était un cambrioleur de génie qui utilisait un appareil qui figeait le temps.

"Les deux tordus qu'il a cité sont des solitaires, comme lui. Ils se sont associés tous les 3. J'aime pas ça, ils doivent préparer quelquechose. C'est comme Batman, avant il était seul, maintenant il traine avec Robin et Batgirl. Mais bon, c'est pas tellement important, Maxie et l'horloge vivante vont se retrouver à Arkham City en moins de deux. Quand à Otis c'est inévitable, il va se retrouver aussi à Arkham, ça prendra plus de temps parce qu'il se planque trop bien dans les égouts, mais Batman finiras par l'y trainer par la force."


La porte de l'ascenseur s'ouvrit et en s'avançant dans la boîte de nuit, ils découvrirent une descente de police de grande envergure: des flics en uniforme anti-émeute en train de garder les issues. Les inspecteurs en civil qui vérifiaient les cartes d'identité des clients, les agents en uniforme qui intimaient aux gens de se tenir tranquille et qui procédaient aux fouilles au corps. En plein milieu de la piste de danse, maintenant vidé de ses occupants, se tenait le commissaire James Gordon qui discutait avec le capitaine du poste de la 16éme avenue, des lieutenants de la brigade criminelle et de la brigade des mœurs ainsi que de plusieurs sergents de police. Le Ratcatcher avait fui précipitamment parce qu'il les avait sentit arriver.

Ils remarquèrent les deux nouveaux venus. Gordon fit un sourire sarcastique et apercevant le mafieux et ironisa:

"On vous trouve toujours dans les endroits les plus charmants Salvatore, vous en avez pas marre de nous faire perdre notre temps?"

Le commissaire fit un signe de tête à l'un des sergents qui claqua des doigts. Deux agents foncèrent sur Maroni à son signal, ils plaquèrent le parrain au sol et fouillèrent ses poches.

"Qu'est-ce que vous foutez?"

"On vous emmène à Arkham City avec les autres tarés de Black Mask qu'on a ramassé dans le quartier ce soir, on est venus ici pour voir si certains ne se planquaient pas dans cette boîte de nuit"

Gordon leva son bras, il exhiba un masque ancien qui provenait de l'empire Ottoman. Il le jeta par terre avec mépris:

"19 masqués ont été incarcéré en moins d'une heure et ça continus. La nuit n'est pas finis"


Puis Gordon montra au lieutenant de la criminelle le journal qu'il tenait dans son autre main:
Spoiler:
 

"On a retrouvé ça dans une planque des clowns du Joker à l'abandon, il annonce qu'il va faire sauter l'orphelinat, allumez le bat-signal et prévenez les justiciers."

Le lieutenant prit le journal sans un mots et se dirigea vers la sortie suivis par 4 ou 5 agents.

Le sergent Bullock lança narquois à Maroni qui était en train de se faire menotter au sol:

Spoiler:
 

"J'étais venus aussi pour coffrer Jimmy et me donner le plaisir de le balancer dans Arkham City avec ma diplomatie légendaire, mais c'est un coup de chance, je tombe aussi sur toi sale rital."

"Tu retarde mon gros, pour Jimmy t'arrive trop tard, quelqu'un s'en est déjà chargé"

"Il suffit, embarquez le dans le fourgon avec les autres"

"Et elle commissaire?"

"Qui ça?"

"La costumé qui se croit au moyen âge avec son drap rouge et qui a le look d'une tarée criminelle"

Gordon ne regarda même pas Tempérance et lança sur un ton autoritaire:

"En 20 ans de métier, je sais reconnaître un fou criminel d'une âme charitable et elle n'a pas le profil de nos clients habituels à qui nous allons offrir un allé direct pour Arkham City."


"Commissaire, sauf votre respect, j'en ai rien à faire que vous fricotiez avec Batman et tous les justiciers, ce sont des tarés qu'il faut enfermer comme les autres!"

Et le sergent Harvey Bullock jeta un regard assassin vers Tempérance.

"Fermez là sergent, cette jeune femme n'était pas dans la boîte de nuit ce soir et n'y a jamais été. Vous ne l'avez pas vu, c'est compris? On a plus important sur les bras. Les super-héros rendront des comptes à la société pour leur justice expéditive le jour où il n'y aura plus de fou dangereux comme Joker dans les rues"

Gordon s'éloigna ensuite suivis par tous les officiers de police. Bullock resta seul à ruminer puis il saisit son talkie-walkie qui se mettait à grésiller. Un message lui annonça que Poison Ivy était parvenus à s'évader du convoie qui devait l'amener dans Arkham City. Bullock lança un flot d'insulte dirigé contre elle dans le talkie-walkie puis il s'éloigna. Les policiers durent calmer des clients qui s'agitaient, ils en avaient marre. L'ambiance devint lourde. Les flics montrèrent les dents. Ils avaient bien laisser la musique pour calmer la foule et éviter la panique mais le résultat était mitigé. La musique continuait de se diffuser dans la boîte de nuit malgré la tension: http://www.youtube.com/watch?v=2KpNzalFKPo

Les agents qui se chargeaient de Maroni, le relevèrent du sol. Il avait les menottes serrés très fort aux poignets, elles lui coupait la circulation. Il savait qu'il allait se retrouver à Arkham City avant la fin de la nuit et qu'il n'en sortirait plus jamais. Il parla à Tempérance, en voyant son calme, ses deux gardiens le laissèrent parler:

"Écoute moi, Harvey Dent avait fait un discours un jour, en prison je l'ai apprit par cœur, ça m'a aidé, il disait:

Quand le flambeau passera en d'autres mains, à des héros plus jeunes, qu'ils se rappellent les morts qui sont tombés dans Gotham. Ceux qui assassinés par les fous criminels sont maintenant enterrés, ils n'éprouvent plus ni haine ni rancœur et nous envoient ce message: Paix, Pitié et Pardon.

Un jour tu croiseras Double-Face, dis lui qu'Harvey Dent avait raison, que Maroni a finis par le croire.Dis lui que je suis sûr que sa femme est toujours là dans Gotham et qu'un jour il la retrouvera."


Les flics empoignèrent Maroni et le trainèrent à travers la boîte de nuit. Le mafieux resta tourné vers Tempérance, le visage de Salvatore n'était que mélancolie et appréhension. Il cria à la jeune fille:

"Dis lui que je regrette, il avait raison"

Une fois dehors, il fut jeté sans ménagement dans l'un des fourgons blindés de la police. Là entravé par les menottes, totalement plongé dans le noir, une seule sensation traversa son être, une seule pensée occupa son esprit:

Il n'y a pas d'issue
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MessageSujet: Re: Une soirée tempérée (Tempérance)   Dim 1 Mai - 12:30

Le Chaperon Rouge de Minuit avait suivit Maroni sans trop se faire prier...Le RatCatcher inspirait quelque chose de bizarre en elle, comme si elle prenait pitié de sa situation. Elle se contenta d'acquiescer et de murmurer un "D'accord" puis de repartir dans le couloir où l'alerte venait déjà d'être sonnée...Avec Maroni près d'elle, elle accéléra la marche de telle sorte qu'elle calcule précisément mais rapidement son plan de fuite...Elle imaginait des hordes de mecs en masques anciens...

Mais Tempérance était bouleversée, terriblement bouleversée par cette homme qui ne lui inspirait que de la compassion...Batman voyageait, survolait les airs, Tempérance au plus profond des ruelles sombres et le RatCatcher trois pieds sous terre...Cette simple échelle signifiait bien des choses et l'affection incroyable que témoignait ces enfants envers lui était absolument unique et touchant. Le RatCatcher n'était pas méchant au fond, elle le savait c'était évident...Cet homme est comme ces gens que l'on rencontre et qui nous marquent à vie...Mais il avait brisé sans le vouloir le coeur de Tempérance, cela lui avait déterrer le fardeau de sa solitude, du fait qu'elle ne connaissait pas sa famille. Elle aurait tout donné pour avoir cet amour non dissimulé qu'éprouvait Otis...

Elle n'écoutait qu'à moitié les propos de Maroni et se retînt de verser une larme, cela se comprenait facilement qu'il ne pouvait pas avoir confiance en elle. Ils n'étaient pas du même monde, ils ne se connaissait pas. Mais la mention de Temple Fugate et de Maxie Zeus fît frémir la demoiselle en rouge :
-Ca me plait moins ça...
Elle va devoir se montrer plus discrète que d'habitude, il ne fallait pas qu'elle s'attarde de trop sur ceci car si on la retrouve dans l'antre de ces deux fous furieux, on la prendra comme complice et cela pourrait mettre fin à sa carrière. Tempérance en frissonna mais pour l'amour du RatCatcher, pour ses enfants, il fallait prendre le risque, elle espérait qu'un jour, il lui en serrait reconnaissant...

Alors qu'il pénétrèrent à nouveau dans la boite de nuit, Tempérance exhorbita les yeux. Des gyrophares transperçaient les fenêtres, les danseurs étaient canalisés derrière des hordes de policiers qui tendait les bras pour les maintenir. Des cliquetis de matraque et de clé se faisait entendre tandis que la musique avait nettement baissé de volume. Le commissaire Gordon se tenait là en compagnie de Renée Montoya qui semblait perplexe, la main posée nerveusement sur son pistolet. Même si elle restait calme, Tempérance connaissait Montoya et sa fougue habituelle. Elle était certes réfléchie mais son envie de s'imposer au sein de ses petits camarades machistes lui intimait bien des choses. Tempérance l'aimait bien mais ne devait pas l'approcher...Hélas, niveau discrétion c'était raté...Gordon l'avait vue...

Tempérance roula des yeux pour envisager une possibilité de fuite mais elle serait impuissante contre une balle perdue sous la surprise et on pourrait la confondre à tord avec une criminelle...Elle se retînt de rire à la remarque de Gordon, décidément, il était toujours aussi drôle mais elle esquissa une grimace exaspérée lorsqu'il leur annonça le plan de Joker. Elle se retint de dire :: "Nooon, vous n'étiez pas au courant ??!". Tempérance croisa les bras et fixa ensuite Maroni qui se faisait arrêter, les menottes décidément bien serrées. Si Tempérance avait voulu les élargir un peu, elle ne les aurait pas enlevée. Et même si Maroni lui avait révélé beaucoup de choses qui contre disaient son jugement hâtif, l'image de la jeune fille brisa net la compassion.

Elle resta silencieuse, en retrait, cachant sa blessure priant pour qu'on la prenne pour une attardée allant à une soirée déguisée...Bullock ne se laissa pas avoir et Midnight esquissa une mine de colère, un rictus grimaçant sous la rage. Elle se retenait de lui mettre un poing dans la figure. Elle l'aidait bon sang !!! Cette affaire de violence urbaine dans le quartier de Robinsville où des jeunes avaient entrepris d'incendier le quartier...C'était elle qui lui avait fournit de manière très discrète le nom et les papiers des criminels et lui avait même suggérer un plan d'attaque pour les attraper à coup sûr ! Il ne s'était jamais douté que ces informations pouvaient provenir d'une âme charitable ? Un justicier en l’occurrence ? Cependant, elle sourit sous la protection de Gordon et esquissa presque une mine gamine comme narguant Bullock de ses propos odieux.

Elle ne prêta pas attention au chamailleries entre les trois individus, Maroni, Gordon et Bullock et leva même les yeux au ciel, toujours la même rengaine. Elle ne se concentra que sur Maroni qui fût relevé sans ménagement, le bras d'un policier lui entravant les sien. Maroni pût tout de même confier à Tempérance des propos qu'elle n'oublierais jamais...
Des propos sur Havey Dent, Double Face...Un des criminels qu'elle respectait le plus. Elle sourit faiblement, les sourcils froncés, comme heureuse de voir Maroni sous un jour plus humain en présentant de véritables excuses. Car n'oublions pas jusque où est allée la guerre entre lui et Harvey...Les conséquences en avait été catastrophique. Tempérance posa sa main sur l'épaule du parrain italien et soupira :
-Je ne sais pas si je le croiserais mais je lui dirais si ça se passera, je te le promets ...
Puis elle resta figée, pendant que les policiers commençaient à partir désengorgeant de plus en plus la salle, redonnant de plus en plus la place aux danseurs, les jeux de lumières revinrent. Tempérance sortît dehors, c'était comme un coup de vent furtif dans l'air...

Elle courut dans les ruelles pour retourner chez elle, croisant Poker qu'elle caressa en s'arrêtant quelques minutes pour reprendre ses esprits et souffler de la soirée. Elle ferma les yeux, le doberman posa sa tête, l'oeil triste sur le genoux de Midnight qui s'était accroupie. Elle fixa le ciel sous les petits couinements du chien...
-Oui, aucune issue...

~FIN~
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MessageSujet: Re: Une soirée tempérée (Tempérance)   Dim 1 Mai - 14:34

The Gotham Globe


Soirée sanglante dans les alentours de Battery Park


La nuit dernière a été marquée par toute une série d'évènements sanglants et confus qui ont accompagné une rafle de grande envergure pour enfermer des criminels dans Arkham City.

La soirée commence par l'explosion de l'église méthodiste du christ rédempteur: 16 morts et 24 blessés. Peu après le quartier est touché par une série d'explosion: le motel fairview, le chantier du Wayne Marina toujours en construction et le bloc entier de Cripton road sont dévastés par les flammes. Il faudra attendre 3 heures pour que les pompiers maitrisent les incendies, nous n'avons pas encore le chiffre exacte des personnes disparues dans le sinistre.

Black Mask a immédiatement été soupçonné lorsque les premiers policiers sont intervenus. On a dénombré plus de 40 arrestations de criminels masqués à la façon du gang de Sionis. 8 d'entre eux ont été sommairement abbatus, probablement par des citoyens en colère qui ont voulut faire justice eux mêmes. Black Mask a échappé à l'intervention mais s'est fait capturer ce matin même assez facilement. Les commandos du SWAT ont investit l'une de ses planques et l'ont retrouvé inconscient, victime d'une overdose. Il sera transféré à Arkham City probablement aujourd'hui pour rejoindre ses sbires qui l'y attendent déjà.

La brigade criminelle a également retrouvé plusieurs cadavres dans la zone de Battery Park: le corps démembré d'Ellis Tedrow, plusieurs fois incarcéré pour proxénétisme. Le corps de Kathy Bates, une jeune fille de 14 ans qui avait récemment fui de chez ses parents installés à Harbor Place. Mais surtout le corps atrocement martyrisé d'Hellen Sifakis, probablement assassiné par le Joker ou l'un des clowns de son gang si l'on s'en tien aux premiers éléments de l'enquête. Bien que les sources ne soient pas confirmé, le célèbre criminel aurait menacé de s'en prendre à l'orphelinat fondé par Thomas et Martha Wayne. La police s'est immédiatement rendus sur les lieux mais n'a pu y accéder. Une nué de rats hostiles s'est mis à empêcher quiconque de rentrer. Ils ne sont repartit que ce matin. La police a investit les lieux et a pu constater que les enfants n'ont eut aucun problème. Ils étaient tous indemne mais leurs témoignages n'a pu expliquer cet étrange événement. Selon les pensionnaires de l'orphelinat, le "Monsieur aux rats" est passé les voirs.

Autre décès inopportun, celui de Jimmy Wayne Sutter, propriétaire d'une boite de nuit qui vivait en ermite depuis 10 ans et qui n'était plus apparut en public depuis très longtemps déjà. Son corps a été retrouvé lorsque les forces de police ont procédé à la fouille des lieux afin de retrouver des criminels aux ordres de Black Mask, soupçonné de s'être caché dans cet endroit.

Bien que débordé par les attentats à la bombe et ces séries de meurtre, la police a pu procéder à une rafle de grande envergure pour capturer les criminels qui n'avaient toujours pas rejoint Arkham City. Matt Hagen alias Gueule d'Argile a bien été capturé mais il s'est évadé lors du trajet en prenant l'apparence du commissaire Gordon et en abusant ses gardiens, les recherches continuent toujours. Le Pingouin a du aussi être amené là-bas par la force. D'autres ont fait moins de problème. Le Chapelier fou s'y est rendus sans soucis et à fait une déclaration à la presse avant de pénétrer dans Arkham. Double-Face à déclarer quand à lui qu'il avait du décider à pile ou face car si lui était prêt à rejoindre la zone criminelle, Harvey Dent lui n'en avait pas du tout envie. Julian Day l'homme calendrier s'y est rendus aussi sans faire d'histoire. Firefly pour sa part était à l'hôpital général où il était soigné pour ses nombreuses blessures qui font suite à son arrestation par Batman. Il a été amené jusqu'à Arkham en ambulance malgré les protestations des médecins. Le Roi du temps est sans doute celui qui a causé le plus de problème. Refusant de se faire emmener de force dans Arkham City, il a prit toute une rame de métro en otage et à menacé de la faire exploser avec une sorte d'horloge coucou remplit de semtex, un puissant explosif d'origine bulgare. L'arrivée imprévue du justicier Anarky à résolue cette situation.

Les criminels costumés n'ont pas été les seuls à être victime de la rafle. Des individus connus pour leur liens avec le crime organisé ont aussi été emmené manu militari dans la zone criminelle. Tony Accardo, Salvatore Maroni et Sam Giancanna ont été respectivement arrêté dans un restaurant, une boîte de nuit et un hôtel avant d'être convoyé jusque là-bas.

Profitant du chaos généré par cette vague d'arrestation, Maxie Zeus s'est empressé d'attaquer la banque cette nuit, l'un de nos reporter était sur place et a pu le photographier. Après son départ, Silence est venus attaquer les lieux avec la même idée puis est repartit aussitôt en voyant les coffres vides.

Fait-divers:

Une jeune femme est recherché:

Le sergent Harvey Bullock a avertit la presse qu'il avait vu une "nouvelle taré costumé" en ville. Elle a moins de 20 ans et s'habille avec une longue veste rouge. Bien qu'aucun ordre d'interpellation ne soit sortie du commissariat, la brigade criminelle souhaite connaître son identité et lui poser des questions.

Incident autours d'Arkham City:

Prometheus vient de tuer "accidentellement" un adolescent qui s'était déguisé en Batman pour plaisanter avec des amis et qui se promenait près de la frontière entre Arkham et Gotham. Rappelons que Prometheus est l'un des agents officiels de la municipalité chargé de la bonne marche de la zone criminel et à reçut pour tâche d'empêcher les entrées par effraction des justiciers dans cette zone.


Gabriel Holly est enfin retrouvé:

L'enfant enlevé il a 3 jours vient d'être retrouvé. Il a été amené devant le commissariat sans qu'on sache par qui. Avant de retrouver sa mère adoptive, l'enfant a pu nous dire: "J'ai vu le monsieur sans yeux et la dame en rouge" Des propos peu pertinents qui ne laissent aucun indice sur ses ravisseurs.


Alexandre Knox, rédacteur en chef du Gotham Globe


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Une soirée tempérée (Tempérance)

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